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dimanche 1 décembre 2019

Réforme des retraites : le gouvernement passe à l'offensive contre les régimes spéciaux

Darmanin passe à l'attaque des régimes spéciaux après  le sondage Odoxa révélant que les Français ne les visent pas spécifiquement le 5 décembre

A quatre jours de la grève reconductible qui s'annonce très significative du ras-le-bol des Français, l'exécutif s'attaque aux droits "acquis"



Le ministre de l'Action et des Comptes publics a défendu la réforme des retraites menée par le gouvernement et touchant le public comme le privé et les régimes spéciaux, pour que Macron puisse laisser un nom dans l'Histoire. Mais qui a gardé en mémoire le nom de celui qui présida au passage au nouveau franc, Antoine Pinay, lequel, comme ministre des Affaires étrangères, permit l'indépendance du Maroc et ouvrit la voie à l'autonomie de la Tunisie ? 
Pour ses bons et loyaux services, Darmanin est assuré d'une confortable retraite de "préfet hors-cadre" ?... Macron a déjà nommé "hors cadre" un serviteur qui n'a jamais été "préfet" : ainsi son ex-chef de cabinet, François-Xavier Lauch, est désormais "préfet" sans préfecture, mais "en charge d'une mission de service public", fonction dont personne ne sait en quoi elle consiste. Or, un "préfet hors cadre" au bas de la hiérarchie, c'est la garantie d'un revenu mensuel de 6.000 euros. Mais ça peut être 12.000 euros net par mois à vie. Et vu la durée des retraites, calculez la valeur du cadeau, aux frais de nos enfants.
"L'Etat verse chaque année 8 milliards d'euros, sur nos impôts", fait-il valoir le démagogue, pour rééquilibrer les régimes spéciaux (militaires ou pompiers). Emmanuel Macron veut en effet créer un régime universel de retraite qui remplacera les 42 régimes existants, mais ce que la rouerie de Darmanin ne dit pas, c'est que la réforme pourrait mettre à contribution les régimes autonomes de retraite des professions libérales (avocats, médecins, mais aussi kinés ou infirmiers, pharmaciens, etc...) et pilotes de lignes, qui sont largement excédentaires et qu'une partie de ces 8 milliards pourraient être ponctionnée sur par ces régimes-là. Le candidat Macron avait promis un grand système "universel" par fusion des régimes particuliers, afin de les intégrer au régime universel.  
"Ils [les régimes spéciaux] ont eu sans doute leur intérêt dans le passé mais ils ne se justifient plus", a estimé le ministre de Bercy, dans un entretien au Journal du dimanche publié ce 1er décembre. 
Et de pointer deux exemples qu'il n'a pas choisis au hasard : "Prenez la RATP : 49.000 salariés cotisent pour 42.000 retraités ; l'Etat doit donc verser 750 millions d'euros par an pour équilibrer le système.
Pour la SNCF, c'est plus de 3 milliards d'euros".

VOIR et ENTENDRE le document à charge de LCI 
(groupe TF1, propriété du groupe Bouygues) qui assure que les Français bénéficient d'une retraite plus longue que la plupart des pays de l'OCDE, avec un niveau de vie plus favorable...

Si les Français se sont construit une retraite dorée, ça ne peut durer !

Le ministre assure que 
la disparition des régimes spéciaux permettra de "financer les mesures d'égalité sociale que prévoit notre réforme", au moins pour un temps : le nivellement par le bas, n'est-ce pas reculer pour mieux sauter dans le vide ? Selon le projet gouvernemental, les différents régimes de retraite (du privé, des fonctionnaires, spéciaux...), au nombre de 42, doivent se fondre dans un système universel à points et une retraite calculée sur l'ensemble de la carrière - et non plus sur les dernières années (plus favorables, en fin de vie professionnelle) - donc pénalisant le plus grand nombre.

Avec la réforme Macron des retraites, le gouvernement prévoit notamment de "porter le minimum retraite à 1.000 euros par mois, pour tous ceux qui ont une carrière complète et corriger l'illégalité qui fait que les retraites des femmes sont inférieurs de 40 % en moyenne à celle des hommes. 
Sauf que le calcul de la valeur du point est tributaire de la situation économique et de la volonté du président, donc sa stabilité non garantie (et encore moins sa revalorisation, en cas de conjoncture favorable !). 

"On emprunte pour payer les pensions de retraite", assène Gérald Darmanin. 
Et d'accuser : "Ceux qui ne veulent rien changer mentent aux Français. Au mieux, ils vont faire payer à nos enfants leur manque de courage, au pire, ils préparent la baisse des pensions ou des augmentations d'impôts pour payer ces dettes", a dénoncé le ministre.
Ce même ministre approuve les dépenses de Macron à l'Elysée et la hausse de son budget en 2020
Restauration de l'Elysée : salle des fêtes de l'Elysée ou mosquée ?
"La crise des Gilets Jaunes, une sorte de cri lancé par la France d’en bas, aurait pu conduire à un peu de modération", a tancé la sénatrice LR Christine Lavarde



"La réforme par points garantit pour les retraités d'aujourd'hui et de demain une pension qui ne baissera pas", assure Gérald Darmanin. 
Alors que ce système par point créé la suspicion comme la baisse de la valeur du point certaines années pour assurer l'équilibre du système, Darmanin se veut rassurant: "baisser le point, ce serait baisser les pensions. Nous ne le ferons pas et nous apporterons des garanties dans ce sens". Mais que vaut la parole du ministre sans faits concrets et garanties précises ? 
"Le premier ministre a dit que sa porte était ouverte" Et après lui, le déluge... 
"Si l'objectif de la grève est de nous faire renoncer à la réforme, ce sera difficile de trouver un compromis", avertit-il. En revanche, "s'il s'agit de préciser certains points [à la marge], d'intégrer des revendications légitimes ou de mettre en place des calendriers de transition adaptés, le premier ministre a dit que sa porte est ouverte", rappelle Gérald Darmanin, soulignant que "toutes les réformes des retraites ont suscité de fortes contestations"
Il prévoit donc "des difficultés dans les jours et les semaines qui viennent", mais il appelle à "des manifestations dans le plus grand calme" et à ce que "tous les syndicats et tous les partis condamnent toute forme de violence".

Interrogé sur la relance d'un service minimum dans les transports, le ministre se dit "attaché au droit de grève". "Cela dit, je ne voudrais pas non plus d'une prise en otage des usagers pendant plusieurs semaines qui empêcherait de produire, de créer, de vivre". "Je ne vois pas l'utilité de lancer des provocations, comme le font quelques sénateurs, à la veille d'un grand mouvement social", polémique le ministre. 
Le ministre de l'Action et des Comptes publics assurera-t-il le suivi de la réforme ?
Darmanin a fait savoir qu'il sera candidat à Tourcoing, dans le Nord. Mais, là encore, c'est le flou qui domine: il n'a pas précisé s'il sera tête de liste... Il le fera savoir le 14 février prochain.

dimanche 24 novembre 2019

Grèves du 5 décembre: Bruno Retailleau (LR) demande un "service minimum garanti"

Faut-il organiser un service minimum des transports en commun ?

La loi "sur le dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres" ne prévoit pas de réquisition de personnel.



La grève du 5 décembre s'annonce très suivie, singulièrement dans les transports en commun. Les trois principaux syndicats de la SNCF (CGT, Unsa et SUD-Rail) ont en effet lancé un appel à une grève reconductible à partir du 5 décembre contre la réforme des retraites. Les trois syndicats représentatifs de la RATP (Unsa, CGT et CFE-CGC), suivis par trois autres, appellent aussi à une grève reconductible. 
Quant à la CFDT, syndicat réformiste, elle défend globalement la réforme, mais il est hors de question pour la centrale d'"allonger la durée de vie active" des travailleurs et sa fédération de cheminots, quant à elle, est contre la réforme. Laurent Berger soutient l'idée d'un système universel par points - comme depuis dix ans -, mais à ses conditions. Et la première d'entre elle est donc le refus de reculer l'âge légal de départ à la retraite ou créer un âge-pivot.

Face au risque de blocage des transports publics, Valérie Pécresse, la présidente de la région Ile-de-France, a indiqué mardi 19 novembre qu'elle a demandé à la SNCF et à la RATP d'assurer le transport des voyageurs aux heures de pointe. "J'ai dit à la SNCF et à la RATP d'assurer le service minimum aux heures de pointe", a-t-elle fait savoir sur Franceinfo. Dans le cas contraire, "il faudra rembourser les voyageurs", a-t-elle exigé, rappelant que "la continuité des services publics doit être assurée dans la République française"

En 2018, Pécresse avait exprimé son soutien au gouvernement Philippe dans son projet de réforme de la SNCF. En septembre 2019, la présidente de Région et, à ce titre, présidente du syndicat des transports d'Ile-de-France (IDF-Mobilités) avait déjà réclamé une telle mesure. Dans un communiqué commun avec le député de l'Essonne Robin Reda, membre du groupuscule qu'elle a formé et le sénateur LR des Hauts-de-Seine Roger Karoutchi, qui ont rejoint son mouvement (Soyons libres), elle demande "l'inscription en urgence de leur proposition de loi, déposée en mai 2018" qui institue "un service garanti dans les transports aux heures de pointe en cas de grève".

Actuellement, la loi "sur le dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres", à la différence du service minimum en vigueur dans le secteur hospitalier, ne prévoit pas de réquisition de personnel, vécue par les syndicats comme une atteinte au droit de grève, d'où l'impossibilité de garantir un quelconque service minimum en cas de taux très élevé de grévistes.

D'ici au 5 décembre, le groupe LR va déposer au Sénat une proposition de loi créant "le droit aux transports publics garanti"



"Nous devons instaurer un service minimum garanti", avant la date de la grève interprofessionnelle contre la réforme des retraitesassure Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat, qui demande qu'"en cas de grève, l'entreprise (puisse) se tourner d'abord vers les non-grévistes". Et "en cas de mouvement massif", "comme c'est déjà le cas pour les personnels hospitaliers ou les pompiers par exemple", l'élu recommande "la réquisition de personnels grévistes".
 
"Le principe de continuité des services publics a une valeur constitutionnelle et il n'est clairement pas respecté aujourd'hui dans les transports", souligne Bruno Retailleau, qui souhaite "instaurer une obligation" pour ces entreprises "de garantir un tiers du trafic quotidien aux heures de pointes, c'est-à-dire le matin et le soir".
"Il y a une nouvelle donne que nous devons prendre en compte, (celle) des transports publics (qui) n'ont plus le même poids qu'hier. Ce sont désormais des millions de Français qui les utilisent au quotidien", explique l'élu. "Et il y a un enjeu écologique, aussi", ajoute le sénateur.

Interrogé sur la loi instaurée il y a 12 ans (2007) sous la présidence de Nicolas Sarkozy, qui oblige le personnel gréviste à informer sa direction 48 heures à l'avance, Bruno Retailleau juge que "c'est un progrès, mais cela n'a rien d'un service minimum garanti".

mercredi 26 juin 2019

En colère, les sapeurs-pompiers sont en grève

Ils demandent plus de moyens face à une augmentation de leurs interventions et de l'insécurité

Les sapeurs-pompiers ont débuté leur grève ce mercredi 

Sept syndicats de pompiers ont déposé un préavis de grève à partir du 26 juin jusqu'au 31 août prochain.

"Le service public de secours est malade. On veut alerter les Français", a déclaré André Goretti, président de l'organisation FA/SPP-PATS, premier syndicat chez les 40.000 pompiers professionnels, affilié à la fédération autonome de la fonction publique territoriale, au nom des six autres (Fédération CGT Services Publics, Avenir-Secours, FO-SIS, SPASDIS-CFTC, CFDT Interco et UNSA-SDIS de France) ont déposé un préavis de grève à partir de demain jusqu'au 31 août prochain pour demander plus de moyens face à une augmentation de leurs interventions. 

Mercredi dernier, ces sept syndicats, qui représentent plus de 85 % des sapeurs-pompiers professionnels, ont adressé un courrier  au ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, dans lequel ils dénoncent "un déni de dialogue social" et "les politiques et projets néfastes du gouvernement".
"Considérant comme un déni de dialogue social l'absence de réponse de votre part, comme de la part de l'Association des départements de France et de l'Association des maires de France, à nos demandes formulées par courrier, et dans le cadre de nos rencontres stériles, et ce, depuis le 14 mars 2019, nos organisations syndicales représentatives ont décidé unanimement de déposer une série de préavis de grève", écrivent les syndicats dans le courrier adressé à Christophe Castaner.

Cinq revendications

Le retrait du projet de loi de transformation de la fonction publique
le maintien et le développement des libertés syndicales et démocratiques
la revalorisation significative de la prime de feu à hauteur des autres métiers à risques à 28 % minimum ; 
la garantie de la pérennité de la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales (CNRACL) 
et l'institution d'un dispositif de portabilité des droits pour les agents de la catégorie active et une meilleure prise en compte des préoccupations relatives aux questions de protection de la santé et de la sécurité pour les agents des Services départementaux d'incendie et de secours (temps de travail, dispositions adaptées face aux agressions subies par les sapeurs-pompiers, cancers liés à la toxicité des fumées, etc.) ; 
le recrutement massif d'emplois statutaires afin de répondre aux besoins des Sdis, Service départemental d’incendie et de secours.

"Il faut nous donner les moyens de réaliser nos missions, a expliqué André Goretti. Il y a un profond malaise au sein de la profession : nous devons répondre à une sur-sollicitation avec de moins en moins d'effectifs et de moyens, poursuit le responsable. Nous assumons de plus en plus de missions qui ne relèvent pas de nos compétences, à cause des manquements des services de l'état."

Cette grève intervient alors qu'ont eu lieu des agressions contre les pompiers.
Les pompiers sont en outre confrontés "à de plus en plus de violences verbales et parfois physiques", dénonce le responsable syndical. 

Création d’un groupe de travail ?
Pour Olivier Richefou, président de la Conférence nationale des services d’incendie et de secours, "le dialogue doit se poursuivre, " et les syndicats ont indiqué à Christophe Castaner que "pendant la durée du préavis, ils demeurent ouverts à toutes négociations favorables"
Le président du Conseil départemental de la Mayenne, qui avait déjà proposé aux syndicats la création d’un groupe de travail, envisage de reformuler cette proposition, demain mercredi. "Nous pourrons ainsi définir un calendrier et une méthode […] et conduire une réflexion plus large sur l’augmentation constante des missions de secours d’urgence aux personnes", a-t-il déclaré.

Pendant la grève, les pompiers restent soumis à une obligation de service minimum et assureront évidemment le secours des Français.

jeudi 19 juin 2014

En pleine grève, des agents SNCF circulent en taxi

Scandale des notes de taxi des agents SNCF en grève

Comme un doute sur les terribles conditions de travail des agents SNCF 
Epaves de la CGT et DUD-rail
Des "jaunes" de la CFDT et de l'UNSA sont-ils en cause?
En 2013, c'est en voiture de location que des agents de la société nationale se faisait acheminer vers leur gare de départ ou ramener à l’hôtel après une journée de travail, révèle le Canard Enchaîné, citant un syndicaliste, au 9ème jour de grève des cheminots qui se veut historique contre le projet de réforme ferroviaire, " continuant de perturber le quotidien des usagers", selon les termes du Parisien, ce matin.
La SNCF aurait dépensé de 20 à 25 millions d'euros en frais de taxi

A l’heure où les tarifs TGV et grandes lignes s’envolent, le bien-fondé des revendications et des perturbations s'en trouve entaché dans l’opinion publique. 

Le mouvement actuel aurait déjà coûté 153 millions d'euros, selon Guillaume Pépy. "Cela fait 15 trains franciliens, soit un tiers de notre résultat de l'année dernière. C'est énorme" explique le président de la SNCF au Parisien. 

Tous les moyens auront été bons pour le gouvernement anti-social de Manuel Valls de discréditer la grève en cours

Hollande fait installer un ..."service minimum"
au service des candidats au bac !
Avec le président socialiste Hollande, Valls s'est fermé à la discussion. Tout en assurant que la porte du dialogue restait ouverte, si les syndicats demandaient à  rencontrer le premier ministre, ils ont assuré qu'ils ne reculeraient pas sur ce projet. En effet, le président de l'entreprise, Guillaume Pepy, "a fermé la porte" aux grévistes, selonle premier syndicat à la SNCF, le 16 juin.

Le  ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, a fait pression sur les grévistes auprès des usagers en envoyant les media (dont BFMTV) recueillir les témoignages de ceux qui ne comprenaient soudainement plus que des agents de l'Etat puissent revendiquer. 
La manipulation de l'opinion a pourtant été incohérente: d'une part, l'exécutif répandait l'idée  par sondage commercial interposé (Le Parisien et Harris interactive) que "trois Français sur quatre sont opposés à la grève des cheminots" ("la grande majorité des Français (76 %) condamne le mouvement des cheminots", matraquait Le Parisien, avec un commentaire sans appel de Jean-Daniel Lévy (ci-contre), directeur d’Harris Interactive: c'est 'un rejet inédit'...), mais, de l'autre, on apprenait que, le 16 juin, "30% n'en connaissent pas les raisons" du tout...

Le ministre de l'Education, Benoît Hamon qui se situe à l'aile gauche du PS, s'est livré à du chantage sur les risques encourus par les candidats au baccalauréat, sans états d'âmes.

Guillaume Pépy estime qu’il "est temps de se remettre au travail". 
Selon Le Parisien qui ne cite que les chiffres de la direction, les grévistes, qui répondent depuis le 10 juin à l'appel de CGT-Cheminots et Sud-Rail, représentaient mercredi environ 11,8% des cheminots.
Le trafic SNCF connaît pour sa part une "nette amélioration" "notamment sur Transilien, TGV et Intercités". Davantage de trains devraient circuler jeudi. La liste des "trains garantis" est publiée sur sncf.com. Les usagers peuvent aussi se renseigner par téléphone en composant le numéro Vert 0.805.200.440. Un numéro spécifique a aussi été mis en place pour les étudiants qui passent actuellement des examens. Pour connaître l'état du trafic en temps réel, les voyageurs peuvent consulter le site abcdtrains.com

Le mouvement balance entre essoufflement et radicalisation

Les cheminots ont toutefois annoncé la reconduction de la grève pour 24 heures, appelant à une grande manifestation interprofessionnelle jeudi au départ de la gare Montparnasse.
Déjà mercredi, des grévistes ont manifesté à travers Paris, du ministère de l'Economie jusqu'à la rue de Solférino, en passant par la gare Saint-Lazare et le métro parisien:


Dans son reportage, le service public de France Télévisions met en relief au montage que "quelques grévistes ont pu tester le mécontentement des usagers, qui ne se sont pas retenus de leur dire ce qu'ils pensaient de leur mouvement." (sic)
Pourtant, comme l'ont montré les actions de ces derniers jours (occupations de voies ou de locaux, opération péage gratuit près de Bayonne...), le nombre de grévistes diminue, mais la détermination de ceux qui restent augmente.

L'amendement Chassaigne a été adopté avec l'aval du gouvernement.
Mercredi, dès les premières heures du débat, a été voté le premier article du projet de loi, le plus important, qui prévoit de regrouper dans une holding publique la SNCF et Réseau ferré de France (RFF), qui gère le réseau. De plus, le gouvernement Valls a laissé la bride sur le cou des députés qui ont adopté l'amendement permettant que l'ensemble des cheminots, quelque soit leur lieu de travail, puisse avoir un seul employeur avec le même contrat de travail, avec le même bulletin de paie.

Mais, si la grève doit se tasser un peu, suite à la reculade hier du faux dur Valls, c’est une autre polémique qui commence à enfler. Outre les 25 millions de taxis, la seule indemnisation des abonnés coûtera 45 millions d’euros.

mercredi 25 janvier 2012

Les députés assurent la liberté de circulation aux Français

Confisqué par les syndicats, le droit de circuler est rendu aux Français

Les députés de la majorité votent la liberté de circulation

Les députés français ont adopté une proposition de loi UMP -contestée par la gauche- dont l'objet est de libérer les usagers pris en otages dans les aéroports en encadrant le droit de grève dans les transports aériens.

Une grève des agents de sûreté avait gravement perturbé l'activité des aéroports à compter du 20 décembre dernier, alors que le gouvernement avait inscrit ce texte à l'ordre du jour des travaux de l'Assemblée.
Cette proposition de protection des Français était soutenue par Nicolas Sarkozy pour éviter "la prise en otage" des passagers par les grévistes. "Nous, nous prenons nos responsabilités et c'est par des actes que nous montrons que nous prenons en compte les attentes des usagers", a déclaré le ministre du Travail Xavier Bertrand.

Les Français refusent d'être instrumentalisés par les syndicats
"Les Français, face aux problèmes qu'ils peuvent rencontrer, attendent des réponses et le gouvernement apporte donc tout son soutien à cette proposition de loi indispensable."

Le texte n'instaure encore pas le service minimum dans l'aérien
Il prévoit la mise en place d'un dialogue social préventif à l'exercice du droit de grève et l'obligation pour chaque salarié de signer une déclaration individuelle et confidentielle de participation à une grève 48 heures à l'avance.
En fait, il ne fait qu'étendre au transport aérien un dispositif mis en place en 2007 dans les transports terrestres, à la SNCF et à la RATP, et prévoit que les passagers devront disposer d'informations fiables sur leur vol 24 heures à l'avance.


La gauche oppose le droit de grève au droit des usagers

Les dispositions du texte sont dramatisées par les syndicats des personnels des transports aériens - pilotes, hôtesses et stewards, notoirement défavorisés - et par l'opposition de gauche qui estime, comme Roland Muzeau, président du groupe Front de gauche (communistes et Mélenchon) de l'Assemblée, qu'il s'agit "d'une nouvelle attaque contre le droit de grève". Ce démocrate-là n'est visiblement pas le représentant de tous les citoyens de sa circonscription...
Lien PaSiDupes : "Des syndicats de nantis appellent au blocage des aéroports "

Une accusation rejetée par l'auteur de la proposition de loi
"L'objet de ce texte n'est en rien de mettre obstacle à l'exercice du droit de grève", affirme Eric Diard dans son rapport.
"Il n'est pas non plus de créer un 'service minimum' du transport aérien", ajoute le député UMP, mais "d'éviter la paralysie du transport aérien" grâce à la conclusion d'accords qui préviendraient les conflits, comme en Allemagne, par exemple.

L'opposition compte s'opposer aux usagers
Le Sénat, où la gauche est majoritaire, devrait voter contre cette proposition de loi examinée dans le courant du mois de février.
Le texte a été voté sans surprise par l'Assemblée, le groupe UMP, qui dispose de la majorité absolue au Palais-Bourbon, et celui du Nouveau centre (NC) y sont en effet favorables.

De plus, la Constitution prévoit que c'est la Chambre basse représentant le peuple et non les notables, qui a le dernier mot lors d'un différend avec la Chambre haute.

Le gouvernement devrait recourir à la procédure dite "accélérée", qui limite le nombre de lectures entre les deux assemblées, afin que le texte soit adopté pendant les congés scolaires de février, et avant le début du mois de mars, date de la suspension des travaux du Parlement pour cause de campagnes électorales.
Et avant les vacances de Pâques, puisque les syndicats vertueux avaient lancé leur dernier mouvement en date précisément avant celles de Noël 2011. Par bienveillance respectueuse de leurs concitoyens...

lundi 26 décembre 2011

Aéroports: les agents de sûreté signent un accord de sortie de grève

Les prises d'otages syndicales nuisent aux travailleurs


Certains bossent pour partir en vacances; d'autres attendent les fêtes de Noël
pour faire grêve



Onze jours pour signer

Quatre syndicats d'agents de sûreté aéroportuaire ont signé lundi un accord de sortie de crise après onze jours de grève (depuis le 16 décembre), a-t-on appris de sources syndicales.
La ministre de l’Ecologie, du développement durable, des transports et du logement, Nathalie Kosciusko-Morizet, a assuré qu'il n'était "pas question de laisser les Français pris en otage par ce conflit à l'occasion des vacances de Noël". "Si la situation ne s'améliore pas, nous aurons recours à une solution appropriée" à cette prise "otages" en pleine trêve des confiseurs.
Le mouvement, qui réclame de meilleures conditions de travail et une augmentation de salaire mensuel de 200 euros brut, a d’ores et déjà obtenu la promesse d’une prime annuelle de 500 euros.


La base est consultée après coup

Les fédérations FO, CFTC, CFDT et UNSA du secteur ont accepté les propositions négociées, la promesse d’une prime annuelle de 500 euros afin de sortir du conflit, ont indiqué des responsables syndicaux.
"Nous avons pris nos responsabilités, nous avons signé cet accord, suite à la demande de très nombreux salariés qui souhaitaient sortir du conflit", a déclaré Erik Biro, secrétaire général de l'Unsa-FMPS.
"Nous leur demandons maintenant de reprendre le travail. Grâce à cet accord nous avons fortement limité la casse, même s'il n'a pas atteint les objectifs par rapport à nos revendications initiales", a-t-il poursuivi.

"La grève a pris une tournure très difficile ces quatre derniers jours. Nous avions atteint une forme d'enlisement. Il fallait en sortir très vite. Beaucoup de salariés étaient très fatigués et à bout de nerfs", a-t-il gémi, sans considération aucune pour les files d'attente et les retards imposés à leurs concitoyens.

M. Biro a aussi déploré "l'atteinte à la grève" faite par le gouvernement en remplacement des grévistes par des forces de l'ordre, ce qui était "inédit" et pose des problèmes juridiques.
"Les négociations étaient bloquées, le patronat a rouvert une fenêtre de négociations, et après consultation de notre base, nous constatons que les propositions sont mieux que rien", a expliqué de son côté Thierry Fressart, de la fédération services CFDT.

Des négociations s'ouvriront au premier semestre 2012 pour fixer les modalités de l'augmentation de la prime proposée par le patronat, a-t-il précisé.


Les extrémistes refusent tout dialogue social

La CGT et SUD Prévention et Sécurité s'alignent, mais en faisant mine de consulter ses militants
De son côté, la CGT, non signataire, a fait savoir qu'elle allait "consulter ses bases".
Ils n'ont pas encore annoncé qu'ils ne seraient pas présents lors des négociations sur la prime...

Les politiques de la gauche extrême ont fait le déplacement

Au septième jour de leurs blocages, les agents de sûreté grévistes ont reçu jeudi le soutien de Marie-George Buffet (PCF, à droite sur la photo) et des trotskistes Olivier Besancenot (NPA) et la névrosée Nathalie Arthaud (Lutte Ouvrière, LO, à gauche).

"Je ne suis candidat à rien, je suis venu les soutenir", a expliqué l'ancien candidat à la présidentielle, Olivier Besancenot du Nouveau Parti anticapitaliste. "Le droit de grève est en danger, j'espère que toute la gauche le comprend", a-t-il ajouté, en allusion à François Hollande, le représentant de la "gauche molle".

VOIR et ENTENDRE Jean-Luc Mélenchon ( Front de gauche) à Roissy.

Les syndicats révolutionnaires montrent leurs muscles mous
Ils considèrent que l'encadrement du droit de grève et la substitution de forces de l'ordre aux grévistes signe l'extinction de ce droit, mais les usagers voient avec satisfaction la fin de l'anarchie dans les services de transports.

Leur mauvaise foi les amène à des vérités partielles
: si la législation actuelle prévoit déjà que les salariés des entreprises privées ayant une mission de service public doivent déposer un préavis de grève au moins cinq jours avant le début prévu des débrayages, ce qui a été fait dans le cas présent, ils ne disent pas qu'ils n'avaient pas jusqu'ici l'obligation de se déclarer ou non grévistes pour permettre aux autorités de s'organiser au service des usagers. Une proposition de loi sera déposée en sorte d'établir l'égalité entre grévistes des services de transports et d'assurer un service minimum dans le secteur aéroportuaire.

Se fondant sur la loi du 21 août 2007 relative au service minimum dans les transports terrestres, le gouvernement va soutenir le 24 janvier 2012 une proposition de loi UMP visant à l’instauration d’un système similaire pour tous (dépôt de préavis de grève auprès de la direction et déclaration d'intention individuelle) dans les transports aériens.
Le ministre en charge des Transports, Thierry Mariani, a fait valoir que "ce texte permettrait d'organiser le trafic aérien, d'informer en avance les passagers et ainsi d'éviter les engorgements (...), en conciliant de façon équilibrée, le principe constitutionnel du droit de grève, l'objectif de valeur constitutionnelle de sauvegarde de l'ordre public ainsi que le principe de la continuité du service dans les aéroports".


Aux bloqueurs nostalgiques des prises d'otages, le juge des référés du tribunal administratif de Montreuil a répondu en fondant "sa décision sur le fait que le remplacement d'agents grévistes par des fonctionnaires de l'Etat, dont les missions sont d'assurer la sécurité des biens et des personnes, ne constitue pas une atteinte au droit de grève dans la mesure où aucune réquisition [de personnels grévistes] n'est demandée".

mercredi 21 décembre 2011

La gauche lance ses attaques sur les aéroports entravés par quelques-uns de ses activistes

Le gouvernement soutient les efforts de dialogue des sociétés privées

Aéroports : la grève prend une tournure politique

Le gouvernement a nommé deux médiateurs lundi pour aider au dialogue et mettre fin à la grève des agents de sureté dans les aéroports de Lyon et Roissy avant Noël.
Alors que des agents de sûreté grévistes perturbent depuis vendredi les aéroports les plus actifs en cette période de fêtes, au sixième jour du conflit, tous les vols ont pu décoller des aéroports de Lyon et de Paris-Roissy, mais avec des retards. Celui de Nice qui devait rejoindre le mouvement travaille normalement.

Le PS a cherché à politiser le débat en incitant le gouvernement à intervenir, tout en publiant son soutien aux grévistes.

" Il ne s’agit pas de réquisitionner des policiers. Si c’est une mission qu’on leur donne, ce n'est pas une réquisition, d’autant que c’est normal de faire appel aux forces de l’ordre qui d’ailleurs sont permanence dans les aéroports. On leur demande seulement d'élargir leur mission de sécurité ", a expliqué la ministre.

France Info, pour sa part, relaie l'intox syndicale
Les journalistes du service public affirment froidement que l'Etat ne fait pas ce qu'il faut. Or, avec bac +5 pour certains, ils savent vraisemblablement qu'Aéroports de Paris est une société anonyme depuis le 22 juillet 2005. Ils s'appliquent néanmoins à diffuser l'intox syndicale, sans aucun commentaire critique, mais continuent en revanche d'impliquer le gouvernement.

La majorité ne reste pas les "bras ballants"

Le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a annoncé que les députés allaient examiner une proposition de loi instaurant le service minimum dans les services aéroportuaires
.
Pour l'heure, le ministère de l'Intérieur a indiqué, mardi, que les forces de l'ordre se substitueront aux agents grévistes "si besoin".

Nathalie Kosciusko-Morizet,la ministre de l’Ecologie et des Transports, a précisé que le gouvernement étudie " plusieurs solutions " pour tenter de mettre un terme au conflit. Notamment celle visant à "encadrer les choses de telle sorte que les salariés soient obligés de se déclarer grévistes à l'avance comme dans les transports terrestres", a-t-elle détaillé sur LCI, mardi matin. Pour l'heure, Claude Guéant a "donné des instructions très claires" à la police et à la gendarmerie pour qu'elles se substituent, "si besoin", aux agents de sûreté grévistes, a annoncé la place Beauvau. "L'objectif est qu'aucun passager ne soit bloqué et que la sécurité des vols soit par ailleurs parfaitement assurée", a expliqué le porte-parole du ministère.

Trois syndicats ont fait échouer les négociations mardi après-midi


Côté syndicats
, Benamar Belkouche, délégué CFDT chez ICTS France à Roissy, estime que "les patrons ne sont prêts à aucun effort". "On leur a demandé de faire des contre-propositions, ce qu'ils ont encore refusé", a-t-il affirmé au cinquième jour de grève. Les agents de sûreté qui ont choisi la période des fêtes familiales de Noël et du Nouvel An pour lancer leur mouvement, réclament notamment une hausse de salaire de 200 euros. "Nous reconduisons le mouvement mercredi et je pense que la grève va se durcir et s'amplifier", a ajouté le syndicaliste.

Côté sociétés, le Syndicat des Entreprises de Sûreté Aérienne et Aéroportuaire (SESA) a fait valoir par communiqué que la hausse de salaire demandée est "incompatible avec les résultats des entreprises du secteur dont les marges sont voisines de zéro".

Le communiqué du SESA souligne qu' "en revanche, les représentants des entreprises ont tous renouvelé leur proposition de négocier" sur les conditions de travail, précisant qu'une nouvelle réunion était prévue à Roissy mercredi à 10h. A Lyon, où la négociation a aussi échoué mardi, "tout le personnel est prêt à repartir" en grève, a menacé Edouard Nunez (UNSA-Brink's).

Clivage droite-gauche

Du service public dans les aéroports ? "Chiche !" dit Buffet

La députée PCF, Marie-George Buffet a considéré que le gouvernement, qui veut soumettre les agents de contrôle de la sûreté aéroportuaire aux contraintes liées aux missions de service public, n'a qu'à négocier pour leur donner le droit et le statut de fonctionnaires.


Ne pas confondre grève et "chantage
"

Le mouvement syndical actuel relance débat sur un service garanti, dans les transports aériens, semblable à celui de la SNCF et de la RATP.
Lundi, des députés de La Droite populaire ont jugé "scandaleux" le mouvement entamé par les agents de sureté, estimant que les emplois de ces derniers n'étaient "pas menacés" et les stigmatisant la grève comme moyen de " chantage" et "prise d'otage" au moment délicat des grands flux migratoires de fin d'année.

Thierry Mariani, ministre chargé des Transports, a demandé "l'examen rapide" de la proposition de loi UMP visant à aligner le droit de grève dans le transport aérien sur les autres. Le texte, déposé par le député Eric Diard, vise à rendre obligatoire la déclaration individuelle d'intention de faire grève 48 heures à l'avance dans les entreprises ou établissements qui concourent directement au transport aérien de passagers. Rien de plus qu'à la SNCF ou à la RATP.

Pour satisfaire le PS qui réclame des mesures, la proposition d'encadrement du droit de grève sera examinée à l'Assemblée nationale le 24 janvier, a annoncé mardi le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer.

Martine Brochen-Aubry a immédiatement accusé la droite de n'évoquer le service minimum qu'en temps de crise ! Les perturbations poussent en effet à fixer sans délai les procédures de protection des usagers. "Ce n'est pas au moment où les Français vont partir en vacances - et on peut comprendre leur exaspération [sic ! Ce sont aussi des électeurs...] - qu'il faut s'inquiéter du fait que les salariés de ces entreprises privées de sécurité soient dans la précarité [un bien grand mot] et de mauvaises conditions de travail", a-t-elle maugréé mardi au micro de RTL, bien qu'elles aient été celles de la PAF (Police de l'Air et des Frontières), sans que l'amère des primaires n'ait alors versé le moindre pleur.

Nathalie Kosciusko-Morizet a déclaré: " Ce qui me choque, et c'est la raison pour laquelle avec Thierry Mariani, on soutient beaucoup la proposition de loi du député UMP Eric Diard, c'est qu'on ne puisse pas, dans ces situations, anticiper " .
" Ça ressemble fortement, malheureusement," à une prise en otages des passagers, a dénoncé la sénatrice UMP, Chantal Jouanno." La proposition (d'encadrer le droit de grève dans l'aérien) qui est faite est une très bonne chose ". "Au moins franchissons ce premier pas, il n'y a qu'en France qu'on voit ça", a conclu l'ancienne ministre des Sports.

Le coût du blocage des transports
" Dans les circonstances économiques difficiles que nous traversons, une minorité d’employés, agents de sécurité des aéroports, dont les emplois ne sont nullement menacés, profite des vacances de Noël pour exploiter leur situation stratégique au détriment des travailleurs qui veulent voyager, prendre un repos légitime ou aller visiter leur famille", estiment-ils dans un communiqué.

Pour ces onze députés, "en confondant la grève avec le chantage et la prise d'otage, ils affaiblissent l'activité aéroportuaire et fragilisent l'ensemble des emplois" tout en ternissant "l'image de notre pays à l'étranger".


Dupont-Aignan veut un service minimum "renforcé"
" On ne peut pas accepter d'être pris en otage en permanence. Il n'y a pas assez de concurrence dans beaucoup de secteurs privés.", a déclaré le candidat à l'élection présidentielle et président du mouvement Debout la République, Nicolas Dupont-Aignan sur Radio classique.

Le Front de gauche s'en tient au refus du dialogue
La députée PCF, Marie-George Buffet a considéré que le gouvernement, qui veut soumettre les agents de contrôle de la sûreté aéroportuaire aux contraintes liées aux missions de service public, n'a qu'à négocier pour leur donner le droit et le statut de fonctionnaires. "Valérie Pécresse veut du service public dans la sécurité des aéroports: chiche !", l'a défiée, non sans cynisme, l'élue de Seine-Saint-Denis dans un communiqué. Elle juge que la porte-parole du gouvernement "fait dans la surenchère", en estimant que ces salariés "devraient être astreints aux contraintes liées aux missions de service public".


Eva Joly se distingue de ses rivaux PS et PCF
L'altermondialiste n'aime pas que son accent soit raillé, mais se réfère à l'exemple allemand du dialogue social. Une fois de plus, c'est l'Allemagne qui, selon elle, montre la voie. La candidate d'Europe-Ecologie les Verts à l'élection présidentielle de 2012 préconise la négociation avant de recourir à la grève.
" Il y a une chose plus urgente à faire en France : instaurer l'obligation de négocier avant d'utiliser l'arme constitutionnelle qui est la grève", a insisté Eva Joly sur I-Télé, en référence au service minimum. Cela "existe en Allemagne et en Scandinavie et cela donne de bons résultats ", a observé notre bi-nationale.

La candidate dénonce le refus des syndicats du dialogue social
"Il y a un côté absurde de commencer un conflit par la grève et négocier après".
" En France, il n'y a pas la culture de la négociation préalable. On peut l'instaurer par la loi", a-t-elle dit, comprenant "parfaitement la colère des voyageurs qui voient leurs vacances compromises".


mardi 20 décembre 2011

Les syndicats font le vide dans nos aéroports et stations de ski

Le service public d'information prend parti pour les syndicats radicaux


Des voyageurs échoués
à l'aéroport de Lyon, le 19 décembre 2011:
les cochons de payeurs de la redevance fulminent



Le SNJ-CGT pèse: double-jeu fautif des media partisans

Les agents de sûreté grévistes, qui contrôlent les passagers avant l'embarquement, exigent des négociations
au niveau de la branche pour une revalorisation des salaires et de meilleures conditions de travail, tout en refusant le dialogue auquel le SESA (Syndicat des entreprises aéroportuaires, patronat) les a appelés, lundi 12 décembre, il y a maintenant plus d'une semaine.
Le parti-pris catastrophiste de la presse fait peu cas des usagers et des touristes, ainsi que du marasme dans lequel est plongée l'industrie du tourisme.

Le 19/12/2011, France 2 dramatise et accuse:
" La grève s'étend dans les aéroports, le gouvernement hausse le ton ", lit-on, sur Internet.
Mais le lien renvoie à francetvinfo.fr qui rectifie le tir et se met à jour à 10h59 le 20/12/2011, titrant: " Vers un retour à la normale dans les aéroports ?"
Le SNJ obtient néanmoins de conclure l'article sur une citation de la déléguée CGT de la société privée Brink's: "Si on cède, on continuera à nous traiter comme du bétail", commente assène Christine Hamiani." Aujourd'hui, des salariés sont en grève depuis plusieurs jours et sont prêts à se battre jusqu'au bout parce qu'ils en ont ras le bol. Si on cède aujourd'hui, on restera dans la même spirale, on n'obtiendra rien et on continuera à nous traiter comme si nous étions du bétail ", selon la syndicaliste, complaisamment relayée par le service public.
Faut-il rappeler que les Français, qui sont les usagers du service public, paient la redevance audiovisuelle, une taxe prélevée auprès des auditeurs et téléspectateurs, pour financer les antennes publiques de radiodiffusion et de télévision du pays ?

Changement de ton dans la presse
Après avoir alarmé les usagers, les journalistes militants de "FTVi avec A*P" adopte le profil bas, mais refusent leur responsabilité dans l'inquiétude des passagers:
" Les vacanciers craignaient le pire, mais pour l'instant, tout ou presque se passe bien "!

La mobilisation stagne: reculade des journalistes...
" Partie de Roissy et de Toulouse, la mobilisation des agents de sûreté aéroportuaire pour des revendications salariales devait s'étendre mardi 20 décembre. Les aérodromes de Nice, de Mulhouse et de Rennes devaient en effet rejoindre la grève interentreprises, selon la CGT et la CFDT ", se défaussent leurs relais à 80% syndiqués au SNJ.

Amertume des agitateurs
" En milieu de matinée, la situation était normale ou presque dans la majorité des sites. L'aéroport de Bâle-Mulhouse a fait état d'un trafic habituel. Même constat à Rennes et à Nice, troisième aéroport français", qui devaient se joindre au mouvement, selon la presse de la veille. Pourtant, "à priori, nous n'attendons pas trop de perturbations ", a indiqué la direction.

Le préavis reste posé au niveau national




Aéroport de Lyon-Saint-Exupéry,
le lundi 19 décembre 2011


Les perturbateurs ne désarment pas
Malveillants preneurs d'otages "citoyens" au départ des vacances de Noël, les syndicats ne communiquent plus et les journalistes redonnent la parole à la direction.
" L'ensemble des vols" prévus mardi devraient aussi être assurés à l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry, jusqu'ici le plus touché par cette grève ", a annoncé la direction lundi soir. Le même jour déjà, 90 % des vols, soit 133 sur 150, ont été assurés avec un retard maximum d'une heure. A l'aéroport d'Orly, la situation est également normale", a révélé Aéroports de Paris, à défaut de la presse.

Les media engagés dans le mouvement passent aux aveux
" Seul aéroport vraiment perturbé, Roissy, avec des temps d'attente importants aux terminaux 2E et 2F et une manifestation dans la matinée. " Tant que le SESA n'aura pas ouvert de négociations et ne nous recevra pas pour vraiment négocier sur nos revendications, on ne lâchera pas l'affaire ", prétend Mohamed El Ammari, délégué syndical CFDT de la société privée ICTS à Roissy. Il justifie son rejet du dialogue proposé le 12 décembre. Selon celui qui exige des négociations, exiger des syndicats qu'ils lèvent leur préavis de grève pour négocier, " c'est du chantage. On campe sur nos positions et on garde notre préavis au niveau national."

Quelques rappels omis par les media
=> Le SESA avait proposé aux syndicats une réunion de négociations lundi 12, conditionnée à la reprise du travail. Elle fut annulée, suite au refus des syndicats inter-entreprises de lever leurs préavis de grève.
=> De plus, les agents de cette branche aéroportuaire ne sont toujours pas soumis à l'obligation légale de faire connaître leurs intentions 48h avant le début d'une grève, un "privilège" quasiment unique qui entrave Aéroport de Paris (ADP), par exemple à Roissy.


Nathalie Kosciusko-Morizet pour un service minimum

Pour tenter de mettre fin à ce mouvement qui frappe des entreprises privées, le gouvernement a nommé lundi soir deux médiateurs. " Nous réévaluerons la situation mardi à la mi-journée. Si elle ne s'améliore pas, nous aurons recours à une solution appropriée ", a prévenu la ministre de l'Ecologie et des Transports, Nathalie Kosciusko-Morizet.

Invitée sur le plateau d'i-Télé mardi matin, NKM a refusé le terme d'"ultimatum" employé par les syndicalistes radicaux. Elle s'est également prononcée, comme Thierry Mariani, le ministre chargé des Transports, en faveur d'une loi sur un service minimum dans le secteur aérien.

Les socialistes soutiennent les grévistes du privé
Le Parti socialiste récupère ouvertement la grève menée par la CFDT et la CGT
, accusant ce mardi matin le gouvernement d'être responsable du mouvement social qui perturbe les aéroports. Selon eux, la grève s'explique avant tout par "un manque de dialogue social," même s'il faut être deux...
Martine Aubry et Pierre Moscovici s'en sont pris au gouvernement. Selon les socialistes en campagne, le mouvement n'aurait "même pas dû avoir lieu", si le gouvernement avait été ouvert au dialogue, à la place deS sociétés Brinks ou ICTS, mises en péril par la grève.
L'amère de Lille a une nouvelle fois manifesté sa mauvaise foi
" Le service mimimum, la droite en parle toujours en plein moment de crise. Ce n'est pas au moment où les Français vont partir en vacances - et on peut comprendre leur exaspération - qu'il faut s'inquiéter du fait que les salariés de ces entreprises privées de sécurité soient dans la précarité et de mauvaises conditions de travail " a déclaré le premier secrétaire du PS, mardi matin sur RTL. " C'est avant qu'il faut se mettre autour d'une table pour mettre en place le dialogue social " a poursuivi la démagogue, en parfaite ignorance du sujet et de l'invitation du SESA. "
Au nom du candidat socialiste Hollande, son directeur de campagne, Pierre Moscovici (PS), a aussitôt déclaré que l'initiative du gouvernement est inappropriée...
Le député PS du Doubs a admis que "cette grève n'aurait pas dû avoir lieu". Le faux-cul la "regrette" même et pense "aux gens qui veulent prendre leurs vacances, rejoindre leur famille et sont bloqués". Au lieu de s'adresser à la CFDT, il considère que " le gouvernement, plutôt qu'avoir toujours la même réponse - un problème, une loi, en plus à quelques encablures de la présidentielle - devrait avoir la culture du dialogue et aider les entreprises qui dépendent de lui en partie (sic) à avoir cette culture ".

VOIR et ENTENDRE ses accusations sur ... France Info:

Grève dans les aéroports : Pierre Moscovici... par FranceInfo


D'ici mardi soir, les deux médiateurs ont pour mission de mettre fin à la grève des agents de sûreté
qui perturbe depuis vendredi le trafic aérien. Et cela, malgré les interventions socialistes hostiles aux usagers.