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jeudi 18 février 2016

Grève SNCF: préavis de prise d'otages ce weekend

Concitoyens et touristes étrangers pris au piège de la CGT, Sud Rail et de la... CFDT

Plusieurs syndicats de cheminots ont choisi de déposer ce préavis de grève pour le weekend de chassé-croisé des vacances d'hiver.


Pendant six jours, les usagers de la SNCF subiront d'importantes perturbations en Rhône-Alpes, de ce jeudi 18 jusqu'au 23 février, à la suite du dépôt d'un préavis de grève de plusieurs syndicats, qui dénoncent les conditions de travail des cheminots et des suppressions de postes. Or, samedi, la journée est classée noire sur les routes de la région dans le sens des départs et rouge dans le sens des retours, a indiqué Bison futé mercredi.

La CGT, la CFDT et Sud Rail 
de Rhône-Alpes ont déposé "plusieurs préavis de grève couvrant la période du 18 février, dès 18 heures, au 22 février, à 23h59", ont indiqué les syndicats dans un communiqué, précisant que la mobilisation, qui débutera à l'aube d'un nouveau chassé-croisé des vacances d'hiver, frappera principalement la Savoie, la Haute-Savoie, l'Isère et l'Ain.

Pourquoi les syndicats ne prennent-ils pas Guillaume Pepy en otage ?

La CGT, premier syndicat, Sud Rail et la CFDT, syndicat de dialogue, dénoncent la suppression de "plus de 100 postes" en 2016.

La SNCF prévoit de supprimer 1.400 postes net en 2016, soit 1% de ses effectifs, en ne remplaçant pas tous les départs à la retraite, a annoncé un porte-parole du groupe, lundi 14 décembre 2015.
Présenté en comité central d’entreprise (CCE) le mardi 15 décembre 2015, le projet de budget pour 2016 du nouveau groupe public ferroviaire français, inscrit un effectif budgétaire moyen de 148.057 postes, soit 1.400 de moins qu’en 2015, selon une expertise réalisée pour le CCE par le cabinet Secafi.

Ces syndicats pointent "l'accélération de l'éclatement de l'entreprise"
consécutif à la "multitude de réorganisations et de restructurations" engagées. Des bouleversements structurels qui occasionnent des "impacts lourds" pour les cheminots et les usagers, pointent-ils. "Pour nous, le plus catastrophique, c'est que cela se ressent sur le service rendu aux usagers", assure Antoine Fatiga, délégué CGT, grossièrement manipulateur, du Secteur Fédéral des Cheminots de la Région SNCF de Chambéry.

Les effets de la grève vont "se ressentir sur le service rendu aux usagers"...
Prévoyant une "mobilisation importante", le responsable syndical déplore "l'absence de volonté" de négociation de la SNCF. "Elle a réagi aux préavis en annonçant simplement aux voyageurs que le trafic allait être perturbé. On aurait préféré qu'elle négocie", ajoute le maître-chanteur.
De son côté, la SNCF s'inscrit en faux, affirmant que les discussions se poursuivent et que si le trafic des TER "nécessitera quelques adaptations", le trafic TGV "sera normal". "Nous allons faire notre possible pour que cette grève soit indolore pour nos clients", a-t-elle promis.

Au niveau national, le vendredi et le samedi sont classés orange dans le sens des départs pour ce week-end de chassé-croisé des trois zones
Week-end de départs pour les personnes concernées par la zone C, de derniers retours pour ceux de la zone B, et de retours partiels pour ceux de la zone A, ce week-end est considéré comme "le plus chargé des vacances d'hiver 2016".

Ségolène Royal était ministre des Transports, d'avril 2014 à février 2016 
Surbookée ?

L’an dernier, le projet de budget 2015 avait inscrit 1.100 suppressions de poste (-0,7%). Autant avaient été enregistrées en 2014.
Gare au 'burn-out'...
A-t-elle inscrit à son agenda de se montrer sur place aux caméras, afin de réconforter  les voyageurs de sa présence chaleureuse, Thermos de café (ou thé) et chocolat chaud pour les enfants, en bandoulière, escortée de son valet secrétaire d'Etat, le transparent Alain Vidalies ?

mardi 20 décembre 2011

Les syndicats font le vide dans nos aéroports et stations de ski

Le service public d'information prend parti pour les syndicats radicaux


Des voyageurs échoués
à l'aéroport de Lyon, le 19 décembre 2011:
les cochons de payeurs de la redevance fulminent



Le SNJ-CGT pèse: double-jeu fautif des media partisans

Les agents de sûreté grévistes, qui contrôlent les passagers avant l'embarquement, exigent des négociations
au niveau de la branche pour une revalorisation des salaires et de meilleures conditions de travail, tout en refusant le dialogue auquel le SESA (Syndicat des entreprises aéroportuaires, patronat) les a appelés, lundi 12 décembre, il y a maintenant plus d'une semaine.
Le parti-pris catastrophiste de la presse fait peu cas des usagers et des touristes, ainsi que du marasme dans lequel est plongée l'industrie du tourisme.

Le 19/12/2011, France 2 dramatise et accuse:
" La grève s'étend dans les aéroports, le gouvernement hausse le ton ", lit-on, sur Internet.
Mais le lien renvoie à francetvinfo.fr qui rectifie le tir et se met à jour à 10h59 le 20/12/2011, titrant: " Vers un retour à la normale dans les aéroports ?"
Le SNJ obtient néanmoins de conclure l'article sur une citation de la déléguée CGT de la société privée Brink's: "Si on cède, on continuera à nous traiter comme du bétail", commente assène Christine Hamiani." Aujourd'hui, des salariés sont en grève depuis plusieurs jours et sont prêts à se battre jusqu'au bout parce qu'ils en ont ras le bol. Si on cède aujourd'hui, on restera dans la même spirale, on n'obtiendra rien et on continuera à nous traiter comme si nous étions du bétail ", selon la syndicaliste, complaisamment relayée par le service public.
Faut-il rappeler que les Français, qui sont les usagers du service public, paient la redevance audiovisuelle, une taxe prélevée auprès des auditeurs et téléspectateurs, pour financer les antennes publiques de radiodiffusion et de télévision du pays ?

Changement de ton dans la presse
Après avoir alarmé les usagers, les journalistes militants de "FTVi avec A*P" adopte le profil bas, mais refusent leur responsabilité dans l'inquiétude des passagers:
" Les vacanciers craignaient le pire, mais pour l'instant, tout ou presque se passe bien "!

La mobilisation stagne: reculade des journalistes...
" Partie de Roissy et de Toulouse, la mobilisation des agents de sûreté aéroportuaire pour des revendications salariales devait s'étendre mardi 20 décembre. Les aérodromes de Nice, de Mulhouse et de Rennes devaient en effet rejoindre la grève interentreprises, selon la CGT et la CFDT ", se défaussent leurs relais à 80% syndiqués au SNJ.

Amertume des agitateurs
" En milieu de matinée, la situation était normale ou presque dans la majorité des sites. L'aéroport de Bâle-Mulhouse a fait état d'un trafic habituel. Même constat à Rennes et à Nice, troisième aéroport français", qui devaient se joindre au mouvement, selon la presse de la veille. Pourtant, "à priori, nous n'attendons pas trop de perturbations ", a indiqué la direction.

Le préavis reste posé au niveau national




Aéroport de Lyon-Saint-Exupéry,
le lundi 19 décembre 2011


Les perturbateurs ne désarment pas
Malveillants preneurs d'otages "citoyens" au départ des vacances de Noël, les syndicats ne communiquent plus et les journalistes redonnent la parole à la direction.
" L'ensemble des vols" prévus mardi devraient aussi être assurés à l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry, jusqu'ici le plus touché par cette grève ", a annoncé la direction lundi soir. Le même jour déjà, 90 % des vols, soit 133 sur 150, ont été assurés avec un retard maximum d'une heure. A l'aéroport d'Orly, la situation est également normale", a révélé Aéroports de Paris, à défaut de la presse.

Les media engagés dans le mouvement passent aux aveux
" Seul aéroport vraiment perturbé, Roissy, avec des temps d'attente importants aux terminaux 2E et 2F et une manifestation dans la matinée. " Tant que le SESA n'aura pas ouvert de négociations et ne nous recevra pas pour vraiment négocier sur nos revendications, on ne lâchera pas l'affaire ", prétend Mohamed El Ammari, délégué syndical CFDT de la société privée ICTS à Roissy. Il justifie son rejet du dialogue proposé le 12 décembre. Selon celui qui exige des négociations, exiger des syndicats qu'ils lèvent leur préavis de grève pour négocier, " c'est du chantage. On campe sur nos positions et on garde notre préavis au niveau national."

Quelques rappels omis par les media
=> Le SESA avait proposé aux syndicats une réunion de négociations lundi 12, conditionnée à la reprise du travail. Elle fut annulée, suite au refus des syndicats inter-entreprises de lever leurs préavis de grève.
=> De plus, les agents de cette branche aéroportuaire ne sont toujours pas soumis à l'obligation légale de faire connaître leurs intentions 48h avant le début d'une grève, un "privilège" quasiment unique qui entrave Aéroport de Paris (ADP), par exemple à Roissy.


Nathalie Kosciusko-Morizet pour un service minimum

Pour tenter de mettre fin à ce mouvement qui frappe des entreprises privées, le gouvernement a nommé lundi soir deux médiateurs. " Nous réévaluerons la situation mardi à la mi-journée. Si elle ne s'améliore pas, nous aurons recours à une solution appropriée ", a prévenu la ministre de l'Ecologie et des Transports, Nathalie Kosciusko-Morizet.

Invitée sur le plateau d'i-Télé mardi matin, NKM a refusé le terme d'"ultimatum" employé par les syndicalistes radicaux. Elle s'est également prononcée, comme Thierry Mariani, le ministre chargé des Transports, en faveur d'une loi sur un service minimum dans le secteur aérien.

Les socialistes soutiennent les grévistes du privé
Le Parti socialiste récupère ouvertement la grève menée par la CFDT et la CGT
, accusant ce mardi matin le gouvernement d'être responsable du mouvement social qui perturbe les aéroports. Selon eux, la grève s'explique avant tout par "un manque de dialogue social," même s'il faut être deux...
Martine Aubry et Pierre Moscovici s'en sont pris au gouvernement. Selon les socialistes en campagne, le mouvement n'aurait "même pas dû avoir lieu", si le gouvernement avait été ouvert au dialogue, à la place deS sociétés Brinks ou ICTS, mises en péril par la grève.
L'amère de Lille a une nouvelle fois manifesté sa mauvaise foi
" Le service mimimum, la droite en parle toujours en plein moment de crise. Ce n'est pas au moment où les Français vont partir en vacances - et on peut comprendre leur exaspération - qu'il faut s'inquiéter du fait que les salariés de ces entreprises privées de sécurité soient dans la précarité et de mauvaises conditions de travail " a déclaré le premier secrétaire du PS, mardi matin sur RTL. " C'est avant qu'il faut se mettre autour d'une table pour mettre en place le dialogue social " a poursuivi la démagogue, en parfaite ignorance du sujet et de l'invitation du SESA. "
Au nom du candidat socialiste Hollande, son directeur de campagne, Pierre Moscovici (PS), a aussitôt déclaré que l'initiative du gouvernement est inappropriée...
Le député PS du Doubs a admis que "cette grève n'aurait pas dû avoir lieu". Le faux-cul la "regrette" même et pense "aux gens qui veulent prendre leurs vacances, rejoindre leur famille et sont bloqués". Au lieu de s'adresser à la CFDT, il considère que " le gouvernement, plutôt qu'avoir toujours la même réponse - un problème, une loi, en plus à quelques encablures de la présidentielle - devrait avoir la culture du dialogue et aider les entreprises qui dépendent de lui en partie (sic) à avoir cette culture ".

VOIR et ENTENDRE ses accusations sur ... France Info:

Grève dans les aéroports : Pierre Moscovici... par FranceInfo


D'ici mardi soir, les deux médiateurs ont pour mission de mettre fin à la grève des agents de sûreté
qui perturbe depuis vendredi le trafic aérien. Et cela, malgré les interventions socialistes hostiles aux usagers.

lundi 19 décembre 2011

Les agents de sûreté des aéroports ne sont pas indispensables

Trafic normal au quatrième jour de grève



Passagers en souffrance
à Lyon Saint-Exupéry
le 17 décembre 2011



Rares annulations, mais des retards à prévoir dans de nombreux aéroports

Prise d'otage corporatiste
Les agents de sûreté des aéroports poursuivent leur mouvement de grève nationale entamé vendredi matin. Ils demandent des négociations sur les salaires et les conditions de travail.
La réunion de négociation prévue aujourd'hui a été annulée.

Chargés du contrôle des bagages et des passagers avant l'embarquement, les agents aéroportuaires qui ont cessé le travail contraignent les usagers de plusieurs aéroports à se présenter très en avance, mais où ils n'enregistrent pas les annulations ou les retards de vols que la presse partisane annonce.

•La situation est normale à Orly.

Lyon-Saint-Exupéry, quatrième aéroport du pays, est le plus affecté. Ce lundi au moins 70% des vols devaient décoller, "avec des retards et des attentes", a prévenu la direction.

•A Roissy, " il faut s'attendre à des délais d'attente aux heures de pointe sur certains points de sûreté " ce lundi, selon Aéroports de Paris (ADP).

•A Toulouse-Blagnac, sur plusieurs dizaines prévus, seuls 11 vols sont retardés et seulement d'une vingtaine de minutes environ, d'après la direction. Mais la direction craint cependant des retards plus importants dans l'après-midi, notamment en ce qui concerne les avions faisant la navette avec Paris.


Les grévistes ont dénoncé le recrutement d'agents extérieurs recrutés pour "briser la grève" et qui, selon eux, n'ont pas la formation requise, constituant un "manquement à la sécurité", ce que dément un porte-parole de la DGAC (direction générale de l'aviation civile).
Dialogue de sourds

Les plus radicaux tentent d'imposer leurs conditions
Ils bloquent l'ouverture de négociations sur les salaires et menacent aussi d'étendre leur mouvement à d'autres villes, dont Nice, troisième aéroport du pays, a-t-on appris aujourd'hui auprès des maîtres-chanteurs syndicaux. Outre Nice, Mulhouse pourrait rejoindre le mouvement de grève nationale inter-entreprises mardi dès 00H01, ont mis en garde la CGT et la CFDT, sans certitude."Tant que le SESA (syndicat patronal) n'aura pas ouvert de négociations et ne nous reçoit pas pour vraiment négocier sur nos revendications, on ne lâchera pas l'affaire ", s'est entêté Mohamed El Ammari, délégué syndical CFDT chez ICTS à Roissy. Exiger des syndicats qu'ils lèvent leur préavis de grève pour négocier, "c'est du chantage ", a-t-il estimé. " On campe sur nos positions et on garde notre préavis au niveau national. "
Lundi, les agents aéroportuaires poursuivaient leur grève,
perturbant le trafic de grands aéroports comme Lyon, Roissy et Toulouse. Aucune issue au conflit ne se dessinait après l'annulation de la réunion de négociation prévue cet après-midi.
Demain, des agents de sûreté aéroportuaire vont poursuivre le mouvement de grève.

Ils réclament des négociations sur les salaires et les conditions de travail
Ils se plaignent de gagner en rapport de leur niveau de formation.
VOIR et ENTENDRE ce reportage en date du 17 décembre à Roissy:

Mais il faut rappeler, n'en déplaise au syndicaliste anti-républicain de SUD mis en vedette par l'agence de presse française, que le syndicat des entreprises de sécurité aéroportuaire (SESA) avait proposé aux syndicats CGT et CFDT une réunion de négociation lundi, conditionnée à la reprise du travail, avant de l'annuler faute de levée du préavis de grève par l'inter-syndicale.

Revalorisation de salaires et meilleures conditions de travail exigées

Les agents de sûreté en grève sont chargés du contrôle des bagages et des passagers avant l'embarquement. Ils exigent des négociations au niveau de la branche pour une revalorisation des salaires et de meilleures conditions de travail.


Ils ne sont pourtant pas tenus de se déclarer grévistes

Face au mécontentement lié aux perturbations engendrées durant ce week end de départs en vacances, le gouvernement a pour sa part relancé l'idée d'un encadrement du droit de grève dans les transports aériens. Il s'agirait notamment d'aligner les grévistes des aéroports sur les autres secteurs et de les soumettre à la déclaration de leurs intentions 48 heures à l'avance pour permettre ainsi aux entreprises d'informer les passagers sur l'état prévisible du trafic 24 heures avant la grève.

" L'ensemble des vols" prévus mardi devrait être assuré à l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry, le plus touché en France, a annoncé de son côté la direction ce lundi soir. Dans la journée, au quatrième jour de grève, "90% des vols, soit 133 sur 150, ont été opérés avec un retard maximum de 1h et une moyenne sur la journée de 15 minutes ", a-t-on précisé de même source.

Quel sera demain le coût de ce mouvement au 5e jour, pour les aéroports régionaux et l'industrie du tourisme ?


mercredi 7 octobre 2009

Gag d’agence de presse: pour le "travail décent", une mobilisation "en mode mineur"

Les flops, dans la presse, ne sont jamais pour les syndicats !
Un peu seuls et perplexes, les gars ?

L’illustre Yves Clarisse de l’agence R****** n'a pas le compte-rendu décent !

A-t-il en revanche l’oreille juste, ce journaliste qui met la vie politique en musique ? Des bémols et le triangle pour l’action réformiste du gouvernement, mais des dièses et les cymbales pour les grèves, et des bécarres et les violons -en « mode mineur »- pour les couacs syndicaux…

Tous les prétextes sont bons pour se montrer

L'appel à manifester s'inscrit cette fois dans le cadre de la Journée mondiale pour le travail décent organisée par la Confédération syndicale internationale (CSI). Pub ! Le CSI, ça existe et les décharges syndicales sont justifiées…
A cette occasion, la CSI appelle «les syndicats dans le monde à mettre en avant l’exigence pour tous les travailleurs du droit à un «travail décent», c'est-à-dire à un emploi respectant les normes de l’OIT (Organisation Internationale du Travail) et à une protection sociale collective.

Et se distinguer
Bien qu’elle réunisse dans ses locaux
une conférence internationale centrée sur l’action syndicale face à la crise économique, la confédération FO a refusé de noyer le message de cette journée de la CSI dans des «revendications …franco-françaises». Pour lui, «si l'on doit mobiliser les salariés, et il faut mobiliser les salariés, on ne fait pas de l'agit-prop, on ne fait pas prendre des vessies pour des lanternes».

Reprise de contact avec les media complaisants
Dans l’indifférence des travailleurs, mais aussi des chômeurs et des retraités qui n’ont pas décidé de randonner aujourd’hui malgré le climat favorable…

Cette journée, voulue par la CGT et dont les modalités d'action sont décidées au niveau local par les centrales syndicales, réunit la CGT, la CFDT, la CFE-CGC, la FSU, l'UNSA, la CFTC et Solidaires. FO n'a pas souhaité s'associer au mouvement.

  • R****** omet de rapporter la prédiction de Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO : "Je ne pense pas qu'il va y avoir une grande mobilisation". Au secrétaire général de la CGT qui a regretté la défection de FO déclarant : "Je pense que cela contribue à cultiver un attentisme ou un fatalisme", a-t-il dit sur France 2, Jean-Claude Mailly a rétorqué que cette journée d'actions était de "l'agitation". Un échange qui a échappé à Yves Clarisse
  • "Les modalités de mobilisation seront plus modestes" que lors des précédentes journées d'action, a admis Gérard Aschieri, bavard secrétaire général de la FSU qui est dans tous les coups foireux.
    "Evidemment, il y a une traduction française de la notion de 'travail décent', autour de la défense des salaires, de l'emploi, des retraites et de la protection sociale", a-t-il estimé...
  • Pour Maryse Dumas, numéro deux de la CGT, cette journée internationale axée sur la défense d'intérêts "sectoriels" est l'occasion de "donner une nouvelle visibilité à nos exigences en matière d'emploi, de salaires et de retraite (...) en écho à ce qui se passe ailleurs dans le monde." Vous avez dit visibilité ? Qui est l'illuminée qui parle de visibilité ?
    "Le potentiel de mobilisation reste intact en France", s'est-elle rassurée. "Ce qui change, ce sont les voies par lesquelles nous pouvons réussir des mobilisations importantes. Les salariés sont plus demandeurs en cette rentrée de mobilisations sectorielles avec des revendications précises et concrètes."

    Le pire, selon Bernard Thibault, est arrivé

    "Le pire serait qu'il ne se passe rien. Le sens de cette journée décidée par la quasi-unanimité des syndicats de notre pays (...), c'est de reprendre l'offensive", a déclaré Bernard Thibault, appelant les salariés à trouver "les formes dans lesquelles ils sont disposés à intervenir".

    Or, selon un sondage BVA pour La Tribune et BFM, 70% des Français trouveraient "justifiée" ( ?) la mobilisation de mercredi, tout en étant en revanche partagés sur son utilité ! 46% d'entre eux jugent en effet que les mouvements de ce genre "ne servent à rien", contre 49% qui estiment qu'il s'agit du "meilleur moyen de se faire entendre".

    A côté de la plaque, le PS "apporte tout son soutien [mais qu’est-ce que ça représente au juste ?] à cette journée de mobilisation et appelle le gouvernement à prendre en considération les revendications exprimées par les salariés, en commençant par revoir les choix budgétaires du projet de loi de finances pour 2010".

    Les salariés à prendre en considération étaient rares
    La police et les organisateurs sont pour une fois tombés d’accord pour ne pas se livrer à un travail indécent de comptage des manifestants…
    Peu de chiffres : de 400 personnes selon la police à 500 selon les syndicats se sont ainsi rassemblées à Bordeaux et les manifestants étaient 1.300 selon la police, mais près de trois fois plus (3.500), selon les syndicats, à Lyon. Dans les cas les plus favorables...

    Mais il est vrai que la saison des grèves et des manifestations ne fait que commencer.

    Une nouvelle journée d'actions "sur les enjeux industriels" est d'ores et déjà programmée le 22 octobre.
  • Deux syndicats, la CGT et la CFDT, vont par ailleurs déposer un préavis de grèves à la SNCF pour le 20 octobre.

    Pour l'heure, R****** admet que, pourtant internationale et à l'appel de sept syndicats, la mobilisation a été clairsemée en ce mercredi de journée d'action pour le droit au travail décent. Yves Clarisse est un artiste: musicien hier, il est peintre aujourdhui, passant du « mode mineur » à la «demi-teinte »…
  • vendredi 22 mai 2009

    Les pilotes de lignes SNPL, bloqueurs comme les autres

    Déjà aux taquets pour juillet-août !

    Du zèle dans la précocité du préavis

    Le syndicat national de pilotes de ligne (SNPL) est fébrile : deux mois à l'avance, la semaine dernière, à la mi-mai, il a déposé un préavis de grève, pour tous les week-ends entre le 10 juillet et le 3 août, afin de conserver une représentation syndicale propre, selon "La Tribune" de vendredi.

    Ce préavis donne envie de négocier !

    Encore un syndicat qui revendique des négociations, mais les place sous la menace.
    Pourquoi en effet cibler les week-ends de juillet et août les plus actifs, plutôt que ceux de juin, si ce n’est pour faire mal ? Nuire aux usagers français et étrangers est certainement ‘citoyen’, mais ‘nuire’ à l’économie en général et pas seulement à l’industrie du tourisme, c’est responsable, singulièrement en période de crise...

    Sans doute ce syndicat n’a-t-il rien à faire de la compétitivité de son entreprise et de la sauvegarde des emplois.
    A titre indicatif et pour mémoire, ex-Président du syndicat SNPL fut Jean-Charles Corbet PDG d’Air Lib (Lire PaSiDupes). À la tête du puissant Syndicat national des pilotes de ligne, il est à l'origine de nombreuses grèves chez Air France. En 2001, il a dirigé un temps la compagnie Air Lib, entreprise antérieurement née de la fusion d'AOM avec Air Liberté. Mais, accusé d’enrichissement personnel, ses détournements de fonds et ses agissements douteux ont mené à sa condamnation judiciaire (2007) à un an et demi de prison ferme et 3 millions d'euros de dommages et intérêts. Il a été reconnu coupable de n'avoir consacré qu'une partie des 150 millions d'euros versés par Swissair au redressement d'Air Lib. Le SNPL ne peut donc ignorer la faillite d’Air Lib et le licenciement de 3 200 licenciements.
    Le SNPL est membre de l’ALPA (Air Line Pilots Association International) une organisation de négociation élue représentant. L'ALPA a été formée en 1931, elle est membre de AFL-CIO (membre de membre de la Confédération syndicale internationale) et de la Fédération internationale des ouvriers du transport. Il est affilié à l’ I.F.A.L.P.A (International Federation of Air Line Pilots' Associations), apolitique et ...sans but lucratif.

    La représentativité syndicale en cause

    Le SNPL, majoritaire dans les compagnies aériennes françaises, en particulier Air France, conteste la réforme de la représentativité syndicale d'août 2008, qui prévoit que seul un syndicat ayant obtenu plus de 10% des voix parmi l'ensemble de ses salariés peut négocier un accord, et 30% pour les signer. "Des niveaux hors de portée des syndicats de pilotes non rattachés à des organisations confédérales", selon "La Tribune".
    Le SNPL n’est donc pas partisan du renforcement des syndicats généralistes. Il est en revanche favorable aux corporatismes et à la dispersion du pouvoir syndical.

    Si "la loi prévoit une spécificité pour les cadres", le gouvernement ne l'a pas encore transposée dans la loi. Les pilotes ont donc décidé de brandir la menace de la grève pour obtenir un vote du Parlement leur garantissant un collège spécifique.

    Une prise d’otage par un syndicat corporatiste et conservateur.
    La caste des pilotes de ligne ne représente qu'une faible partie de l'ensemble des personnels des compagnies comme Air France et craint donc de perdre de son influence et les moyens de défendre ses privilèges.

    Des procédés plus douteux encore

    Le gouvernement et la direction d'Air France soutiennent pourtant la demande, depuis plus d'un an, d'un collège spécifique pour les pilotes mais ces derniers s'impatientent de voir l'engagement du gouvernement entrer dans les faits.
    En mars, le Sénat a en effet voté contre l'amendement en faveur des pilotes, amendement qui avait été glissé subrepticement dans la loi …ferroviaire. Les pilotes craignent que le même scénario se reproduise à l'Assemblée Nationale.

    Ce qui nous intéresse, c'est de savoir quel lobby a obtenu l'introduction scélérate de cet amendement.