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vendredi 17 avril 2020

Les inspecteurs du travail sont-ils dissuadés ou empêchés de se rendre sur des sites d'entreprise par leur hiérarchie depuis la crise sanitaire du Covid-19

Quatre syndicats dénoncent les pressions du ministère du Travail et la mise à pied d'un inspecteur du travail


Une inspectrice du travail a été dissuadée d'exercer un référé contre une association d'aide à domicile pour défaut de protection de ses salariés

Des masques pour les aides à domicile? Photo archives Morad Cherchari
Quelle protection pour les aides à domicile et les personnes fragiles ? 
Les syndicats CGT, SUD, FSU et CNT de l'Inspection du travail vont saisir l'Organisation internationale du travailà l'occasion de la mise à pied mercredi d'un inspecteur de la Marne, ils accusent la ministre du Travail d'entraves à la mission des inspecteurs du travail.

Lors d'une conférence de presse téléphonique jeudi, les syndicats ont fait état de plusieurs dizaines de témoignages d'inspecteurs du travail dissuadés ou empêchés de se rendre sur des sites d'entreprise par leur hiérarchie depuis le début de la crise du Covid-19.

Selon eux, la direction du travail interdit désormais les contrôles inopinés dans les entreprises et les subordonne à l'autorisation de la hiérarchie, officiellement pour protéger les agents du coronavirus.
Or, les masques sont inexistants dans la plupart des départements, ce qui limite considérablement l'activité d'inspection.

"La crise du Covid-19 révèle les failles et les aggrave," estime Pierre Mériaux (FSU). Les 2.000 inspecteurs du travail chargés de contrôler 1,8 million d'entreprises, soit 18 millions de salariés, sont déjà en nombre insuffisant pour faire leur travail, avec un inspecteur pour 8.000 salariés, souligne-t-il.

"Alors que la situation exigerait des droits et des pouvoirs renforcés pour protéger les salariés, le ministère du Travail organise la paralysie et le court-circuitage de l'inspection du travail et l'empêche d'exercer ses missions en violation" des règles de l'OIT, indiquent les syndicats.

Dans le Nord, une inspectrice du travail a été dissuadée d'exercer un référé à l'encontre d'une association d'aide à domicile pour défaut de protection de ses salariés (port du masque, etc.). Le tribunal lui a donné raison la semaine dernière, "contre l'avis de sa hiérarchie" qui est allée jusqu'à intervenir directement auprès du tribunal, relèvent les syndicats.

Mise à pied d'un inspecteur du travail

Dans la Marne, l'inspecteur du travail Anthony Smith, militant CGT et représentant au Conseil national des Inspecteurs du travail est mis à pied dans un cas similaire.
Il est sanctionné pour avoir engagé une procédure de référé à l'encontre d'une structure d'aide à domicile, "important pourvoyeur d'emplois à Reims".
Il lui est notamment reproché "d'avoir adressé des lettres de rappel de la réglementation aux entreprises de son secteur," explique la CGT.

Depuis le début de la crise sanitaire, "l'orientation du ministère du Travail est la poursuite de l'activité économique à tout prix et quel qu'en soit le coût pour les salariés", a dénoncé la CGT, qui "exige le retrait immédiat de la mise à pied d'Anthony Smith".

Dans un communiqué publié jeudi soir, le ministère du Travail justifie la suspension "par l'intérêt du service".
"L'agent concerné a méconnu de manière délibérée, grave et répétée les instructions de l'autorité centrale du système d'inspection du travail concernant l'action de l'inspection durant l'épidémie de Covid-19", peut-on lire.

A. Smith, qui "conserve son traitement durant la procédure", "a par exemple enjoint aux employeurs des conditions de maintien d'activité non conformes aux prescriptions des autorités sanitaires", ajoute le ministère.
Selon Julien Boeldieu de la CGT-Travail, il lui est reproché d'avoir prescrit l'utilisation de masques par les aides à domicile, "alors que le ministère s'en tient dans ses préconisations aux gestes barrière, faute de masques disponibles".

Au-delà de ce cas, les syndicats reprochent au ministère de faire passer avant tout "la continuité de l'activité", "comme l'a montré la passe d'armes entre la ministre Muriel Pénicaud et le secteur du BTP, réticent à reprendre les chantiers de façon très responsable", souligne-t-il.

La saisine de l'OIT, effective jeudi ou vendredi, se base notamment sur l'article 6 de la convention 81 de 1947 "qui rend les agents de l'inspection du travail indépendants de toute influence extérieure indue".

mercredi 7 octobre 2009

Gag d’agence de presse: pour le "travail décent", une mobilisation "en mode mineur"

Les flops, dans la presse, ne sont jamais pour les syndicats !
Un peu seuls et perplexes, les gars ?

L’illustre Yves Clarisse de l’agence R****** n'a pas le compte-rendu décent !

A-t-il en revanche l’oreille juste, ce journaliste qui met la vie politique en musique ? Des bémols et le triangle pour l’action réformiste du gouvernement, mais des dièses et les cymbales pour les grèves, et des bécarres et les violons -en « mode mineur »- pour les couacs syndicaux…

Tous les prétextes sont bons pour se montrer

L'appel à manifester s'inscrit cette fois dans le cadre de la Journée mondiale pour le travail décent organisée par la Confédération syndicale internationale (CSI). Pub ! Le CSI, ça existe et les décharges syndicales sont justifiées…
A cette occasion, la CSI appelle «les syndicats dans le monde à mettre en avant l’exigence pour tous les travailleurs du droit à un «travail décent», c'est-à-dire à un emploi respectant les normes de l’OIT (Organisation Internationale du Travail) et à une protection sociale collective.

Et se distinguer
Bien qu’elle réunisse dans ses locaux
une conférence internationale centrée sur l’action syndicale face à la crise économique, la confédération FO a refusé de noyer le message de cette journée de la CSI dans des «revendications …franco-françaises». Pour lui, «si l'on doit mobiliser les salariés, et il faut mobiliser les salariés, on ne fait pas de l'agit-prop, on ne fait pas prendre des vessies pour des lanternes».

Reprise de contact avec les media complaisants
Dans l’indifférence des travailleurs, mais aussi des chômeurs et des retraités qui n’ont pas décidé de randonner aujourd’hui malgré le climat favorable…

Cette journée, voulue par la CGT et dont les modalités d'action sont décidées au niveau local par les centrales syndicales, réunit la CGT, la CFDT, la CFE-CGC, la FSU, l'UNSA, la CFTC et Solidaires. FO n'a pas souhaité s'associer au mouvement.

  • R****** omet de rapporter la prédiction de Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO : "Je ne pense pas qu'il va y avoir une grande mobilisation". Au secrétaire général de la CGT qui a regretté la défection de FO déclarant : "Je pense que cela contribue à cultiver un attentisme ou un fatalisme", a-t-il dit sur France 2, Jean-Claude Mailly a rétorqué que cette journée d'actions était de "l'agitation". Un échange qui a échappé à Yves Clarisse
  • "Les modalités de mobilisation seront plus modestes" que lors des précédentes journées d'action, a admis Gérard Aschieri, bavard secrétaire général de la FSU qui est dans tous les coups foireux.
    "Evidemment, il y a une traduction française de la notion de 'travail décent', autour de la défense des salaires, de l'emploi, des retraites et de la protection sociale", a-t-il estimé...
  • Pour Maryse Dumas, numéro deux de la CGT, cette journée internationale axée sur la défense d'intérêts "sectoriels" est l'occasion de "donner une nouvelle visibilité à nos exigences en matière d'emploi, de salaires et de retraite (...) en écho à ce qui se passe ailleurs dans le monde." Vous avez dit visibilité ? Qui est l'illuminée qui parle de visibilité ?
    "Le potentiel de mobilisation reste intact en France", s'est-elle rassurée. "Ce qui change, ce sont les voies par lesquelles nous pouvons réussir des mobilisations importantes. Les salariés sont plus demandeurs en cette rentrée de mobilisations sectorielles avec des revendications précises et concrètes."

    Le pire, selon Bernard Thibault, est arrivé

    "Le pire serait qu'il ne se passe rien. Le sens de cette journée décidée par la quasi-unanimité des syndicats de notre pays (...), c'est de reprendre l'offensive", a déclaré Bernard Thibault, appelant les salariés à trouver "les formes dans lesquelles ils sont disposés à intervenir".

    Or, selon un sondage BVA pour La Tribune et BFM, 70% des Français trouveraient "justifiée" ( ?) la mobilisation de mercredi, tout en étant en revanche partagés sur son utilité ! 46% d'entre eux jugent en effet que les mouvements de ce genre "ne servent à rien", contre 49% qui estiment qu'il s'agit du "meilleur moyen de se faire entendre".

    A côté de la plaque, le PS "apporte tout son soutien [mais qu’est-ce que ça représente au juste ?] à cette journée de mobilisation et appelle le gouvernement à prendre en considération les revendications exprimées par les salariés, en commençant par revoir les choix budgétaires du projet de loi de finances pour 2010".

    Les salariés à prendre en considération étaient rares
    La police et les organisateurs sont pour une fois tombés d’accord pour ne pas se livrer à un travail indécent de comptage des manifestants…
    Peu de chiffres : de 400 personnes selon la police à 500 selon les syndicats se sont ainsi rassemblées à Bordeaux et les manifestants étaient 1.300 selon la police, mais près de trois fois plus (3.500), selon les syndicats, à Lyon. Dans les cas les plus favorables...

    Mais il est vrai que la saison des grèves et des manifestations ne fait que commencer.

    Une nouvelle journée d'actions "sur les enjeux industriels" est d'ores et déjà programmée le 22 octobre.
  • Deux syndicats, la CGT et la CFDT, vont par ailleurs déposer un préavis de grèves à la SNCF pour le 20 octobre.

    Pour l'heure, R****** admet que, pourtant internationale et à l'appel de sept syndicats, la mobilisation a été clairsemée en ce mercredi de journée d'action pour le droit au travail décent. Yves Clarisse est un artiste: musicien hier, il est peintre aujourdhui, passant du « mode mineur » à la «demi-teinte »…
  • dimanche 2 décembre 2007

    Bayrou : des centristes dressent le bilan de ses dégâts

    Robien et Morin n’en pouvaient plus de Bayrou, Borloo et Santini non plus
    Gilles de Robien
    avait invité, hier, Jean-Louis Borloo, André Santini et Jean-Marie Bockel à débattre de l’avenir du centre.


    En réunissant son association Société en Mouvement quatre jours avant le congrès fondateur du MoDem, Gilles de Robien (ci-contre) a voulu démontrer à François Bayrou que «le rassemblement du centre» ne pouvait se réaliser qu’au sein de la majorité. «Nous sommes plusieurs à rêver d’une nouvelle UDF alors que, hélas, la candidature de François Bayrou à la présidentielle a massacré l’UDF», a-t-il assuré hier avant l’ouverture du débat, fustigeant à la fois l’autoritarisme et l’obstination de celui qui a sacrifié l’UDF à son ambition personnelle.
    Le décor choisi – le Théâtre de Neuilly, fief de Sarkozy – et la liste des invités de l’ancien ministre UDF de l’Éducation illustrent son projet: «Reconstituer un grand centre ouvert à tous ceux qui partagent nos valeurs et s’inscrivent dans la majorité.» Longtemps fidèle à villepin, Robien a vu son retour en grâce consacré par sa nomination d’ambassadeur à l’Organisation internationale du travail - OIT (lien Wikipedia ILO). Signe supplémentaire de la bienveillance présidentielle, c’est David Martinon, porte-parole de l’Élysée et candidat à la mairie de Neuilly, qui devait introduire les débats hier soir.
    Société en Mouvement (lien Wikipedia) s’inscrit donc clairement dans la majorité, comme le Nouveau Centre, même si Gilles de Robien n’a pas souhaité y adhérer. Hervé Morin (ci-contre) et les ex-bayrouistes ralliés à Sarkozy entre les deux tours de la présidentielle revendiquent leur ancrage au centre droit. L’ancien maire d’Amiens, Gilles de Robien,qui briguera un nouveau mandat à la tête d’une liste de «très large rassemblement» où figurera «au moins un socialiste» en mars prochain, voit plus loin. Il estime que l’ouverture sarkozyste rend possible la «réunion des centres», sous une forme qu’il laisse à d’autres le soin de définir. «Une confédération serait envisageable, a-t-il confié hier au Figaro. Encore faudrait-il que tout le monde le veuille.»
    Robien s’adresse aux adhérents du Nouveau Centre, représenté notamment hier par le secrétaire d’État à la Fonction publique André Santini (ci-contre). et sa collègue chargée de la Solidarité, Valérie Létard. Mais c’est aussi le Parti radical (Radicaux valoisiens), dont le président, Jean-Louis Borloo devait être également présent, et enfin la Gauche moderne de Jean-Marie Bockel (ci-contre, à droite) . Gilles de Robien avait prévu d’interpeller publiquement le secrétaire d’État à la Coopération, hier soir, en lui demandant : «Pourquoi n’es-tu pas au centre ?» «Quelle que soit sa réponse, confiait-il avant le début de la soirée, je lui dirai que nous continuerons à travailler ensemble.»
    Société en Mouvement revendique 2 000 adhérents, ce qui place l’association loin derrière le Nouveau Centre et surtout derrière les radicaux valoisiens, du centre droit. Dans la course à la réunification du centre, Jean-Louis Borloo (ci-contre, à gauche), a d’ailleurs pris une longueur d’avance en entamant un dialogue avec Jean-Michel Baylet, président du Parti radical (PR), ci-contre à droite, de gauche. PRG et valoisiens envisagent de présenter «quelques listes communes, à titre d’expérimentation, aux prochaines municipales».


    La mollesse du PS et ses commentaires stériles et bêtes et méchants ont fait des ravages dans le paysage politique…