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mercredi 2 mai 2012

Borloo incite Bayrou à rejoindre la majorité présidentielle


Borloo appelle Bayrou à choisir "l'alliance de la Droite et du Centre"


Le président du Parti radical, Jean-Louis Borloo, a appelé François Bayrou à choisir "l'alliance de la droite et du centre", au nom de la maîtrise des comptes publics, à la veille de l'annonce par le président du MoDem de son choix pour le second tour de la présidentielle.

"La gravité de la situation notamment internationale justifie de ta part un message clair au pays, écartant le risque du programme socialiste et choisissant l'alliance de la droite et du centre", écrit Jean-Louis Borloo dans un courrier adressé mercredi mercredi 2 mai à François Bayrou.

"Avant tout le monde et dès 2002, tu as dénoncé (le) risque d'absence de maîtrise de nos comptes. En 2007, ce fut même le point central de ta campagne et les Français t'ont bien entendu. En 2012, tu as appelé à la lucidité et au courage considérant que ce sujet était devenu à la fois vital et mortel", rappelle l'ancien ministre de l'Ecologie dans son courrier. 

Soulignant le contexte international, avec "l'Espagne et le Royaume-Uni en récession" et "la situation du Portugal et de l'Italie préoccupantes", Jean-Louis Borloo explique que "le projet des gauches, naturellement plus facile à entendre, ne sera pas tenable", même si "la France n'en est pas là".

"Cela fait dix ans qu'avec constance, courage et détermination, tu fais du redressement des comptes publics le préalable indispensable au redressement de notre pays, à son indépendance et à la défense de notre modèle social", insiste Jean-Louis Borloo selon qui "des deux finalistes, seul Nicolas Sarkozy est en mesure d'empreinter cette voie".
Sarkozy accompagné de F. Bayrou
lors de l'inauguration de l'usine Turbomeca
à Bordes, le 22 juin 2010


 
 "Le programme socialiste entraînera non seulement une dégradation des comptes publics, mais aussi et inexorablement celle de notre modèle social, ce que tu ne peux cautionner compte tenu de ton long combat", insiste l'ancien ministre d'Etat en reprenant à son compte les critiques de François Bayrou sur le programme de François Hollande.

Borloo qui fut son porte-parole a aussi rappelé à François Bayrou leur passé commun "des élections européennes de 1989 autour de Simone Veil aux élections présidentielle de 2002". 
"Depuis, nos chemins ont divergés, nous avons suivi des voies parallèles, mais nous avons gardé beaucoup en partage", dit-il. 

"C'est une prise de contact, il y en aura d'autres après", a précisé  Jean-Louis Borloo qui entend demain militer pour la reconstruction d'un "centre-droit puissant qui puisse peser"

"Mais, a-t-il ajouté, on peut être dans un accord avec la droite républicaine et avoir une attitude constructive [avec la gauche] sur un certain nombre de sujets" à l'Assemblée". "Alliance ne veut pas dire alignement", a-t-il fait valoir, évoquant des réformes constitutionnelles ou sur la moralisation de la vie publique.
"J'ai plaidé pour un virage social et le choix stratégique provisoire n'a pas été celui là", a constaté J.-L. Borloo reconnaissant avoir été, comme d'autres, "gêné" par l'orientation prise entre les deux tours par Nicolas Sarkozy vis-à-vis du FN.
"Je connais, à bien des égards, tes interrogations, tes réserves et tes réticences", écrit le patron des Radicaux valoisiens à l'adresse de l'auteur d'"Abus de pouvoir" qui a accusé Nicolas Sarkozy de "valider le discours du Front national" dans l'entre-deux-tours. 

"Mais nous sommes sous la Ve République, et au deuxième tour le choix est binaire", fait-il valoir, laissant entendre des réserves sur certains aspects de la ligne choisie par Nicolas Sarkozy, tout en le soutenant sur l'essentiel. 

vendredi 23 mars 2012

Présidentielle: Borloo annonce, "je m'engage auprès de Sarkozy"

Borloo, à la différence de Bayrou, ne se voit pas au côté de Mélenchon !






Jean-Louis Borloo a accueilli le candidat Sarkozy
à Valenciennes, le 23 mars 2012


Pour le président du Parti radical, le candidat devra "prendre en compte" les idées du centre.

LE FIGARO. - Y a-t-il en France un risque d'amalgame entre fondamentalisme islamiste et islam?
Jean-Louis BORLOO. - Je ne le crois pas. Les Français font clairement la différence. Les communautés et les institutions de la République ont fait corps. Cela confirme la bonne santé de notre démocratie et de notre Nation. J'aime notre pays, capable de très grands sursauts d'union nationale quand l'essentiel est en jeu. La France a répondu à l'appel pour faire front devant ces actes de terrorisme.

Ce contexte est-il un terreau favorable à l'expansion du Front national, comme le craint
François Bayrou?
Les cellules terroristes dormantes sur les territoires occidentaux existent. Mais cela n'a pas de rapport direct avec la politique française. Contrairement à une idée reçue, la France est beaucoup plus apaisée qu'il y a dix ans, notamment dans les quartiers, qui se sont formidablement transformés et où les réussites des habitants sont de plus en plus visibles et évidentes. Il faut poursuivre ces efforts et lutter contre les fragilités restantes.

Comment avez-vous trouvé
Nicolas Sarkozy durant cette crise?
Présidentiel, sobre et efficace.

Le Parti radical a accordé un «soutien de principe» et «vigilant» à Nicolas Sarkozy. Remplit-il le rôle que vous souhaitiez le voir incarner?
Lors de
notre congrès du 10 mars, nous avons expliqué que la France devait être juste pour qu'elle devienne forte. Que le candidat de la majorité ne pouvait l'emporter le 6 mai sans le soutien de son aile sociale et centriste. J'ai attentivement écouté Nicolas Sarkozy depuis, quand il a défendu la nouvelle taxe sur les grands groupes, les mesures concernant les exilés fiscaux et les avancées vers un grand plan de formation professionnelle. Ces évolutions correspondent à nos souhaits. Je m'engage aujourd'hui auprès de lui pour une France juste et pour peser sur le projet avant le premier tour. J'y mettrai toute mon énergie et toute ma force. Je le fais sans état d'âme et sans rien renier de ce que je suis et de ce que je crois. Comme Philippe Séguin en 1995, quand il défendait une conception et des valeurs complémentaires au projet défendu par Jacques Chirac et Alain Juppé.

Quelles sont les lacunes du projet de Nicolas Sarkozy?
J'ai bien compris le projet d'une France forte, ses aspects régaliens indispensables, la compétitivité des entreprises, la défense de notre industrie, la régulation avec la taxe sur les transactions financières et une évolution nécessaire de l'Europe. Mais nous devons aussi profiter de cette élection pour traiter plusieurs des fragilités qui touchent nos concitoyens. Fragilité des ménages surendettés, fragilité des enfants devant l'échec scolaire, fragilité des territoires et de leurs ressources, fragilité des travailleurs qui doivent se loger et des chômeurs devant la formation. Je défendrai ces priorités aux côtés du candidat ainsi que des mesures complémentaires pour relancer la croissance: un nouveau plan de services à la personne et un soutien aux PME en débloquant 30 milliards d'euros d'épargne de long terme. Nous avons besoin de ce nouvel élan, la France a besoin de ce nouvel espoir.

Ces priorités conditionnent-elles votre soutien?
Ce ne sont pas des conditions, il n'y a pas de tractations, c'est l'expression de notre sensibilité complémentaire, de notre valeur ajoutée à nous, radicaux et centristes de la majorité. Le candidat sait qu'il aura besoin de ce pilier complémentaire. Ce sont des points supplémentaires que les radicaux et les centristes apportent au projet. Et je suis absolument convaincu que Nicolas Sarkozy prendra en compte
ces propositions.

La réunification des centres reste-t-elle une priorité pour vous?
C'est une absolue nécessité. Les Français doivent avoir l'assurance que nous exercerons notre rôle dans cette majorité composée de deux piliers. Il ne suffit pas de peser sur le projet. Pour s'assurer de son application, il est indispensable qu'il y ait un groupe indépendant de cen­tristes et de radicaux à l'Assemblée nationale. Ce groupe est incontournable.

Jean-François Copé ne veut pas en entendre parler…
C'est bien normal, il est dans son rôle de secrétaire général de l'UMP. Mais ce sont les parlementaires qui décideront et personne d'autre. Il ne s'agit pas de rompre l'union de la majorité. Il faut simplement que les radicaux, les centristes, les progressistes, les humanistes se donnent les moyens d'être mieux entendus qu'ils ne l'ont été.

François Bayrou a-t-il sa place dans cet ensemble?
Il a évidemment toute sa place dans cette grande famille centriste et centrale. Il me paraît indispensable que nous parvenions à un groupe commun.

Au sein donc de la majorité?
Bien sûr. D'ailleurs, Nicolas Sarkozy a eu raison en 2007 de faire l'ouverture. Et je pense que demain il faudra conserver cet esprit d'ouverture, voire d'union nationale face aux grands défis que nous avons à relever.

Y compris avec les socialistes?
Sur des thèmes d'union nationale, sur des propositions précises, ce serait la preuve que notre pays est adulte.

Nicolas Sarkozy est-il en mesure de gagner?
Oui, car je suis persuadé qu'il saura incarner à la fois une France forte et juste.


mardi 13 mars 2012

Le radical André Rossinot assistait au rassemblement de Villepinte

A Villepinte, le Parti radical avait délégué ses sympathisants

Présence remarquée d'André Rossinot au centre du deuxième rang
Maire de Nancy depuis 1983 et président de la communauté urbaine du Grand Nancy, André Rossinot (1939) est président d'honneur du Parti radical valoisien présidé par Jean-Louis Borloo.
Il a été ministre des Relations avec le Parlement du gouvernement Jacques Chirac (mars 1986-mai 1988) et ministre de la Fonction publique du gouvernement Édouard Balladur (mars 1993-mai 1995).

mercredi 9 novembre 2011

Des radicaux font chanter Borloo au soutien à Hollande ou Bayrou

Jean-Louis Borloo refuse de choisir un candidat

Certains centristes menacent de faire le coup du Père François

Depuis le retrait surprise de Borloo de la course présidentielle, sa famille politique était déboussolée par sa décision d'octobre dernier.

Il a profité de la conférence de presse organisée par le
Parti radical mardi pour clarifier sa feuille de route et ses intentions pour la campagne.
" Ce n'est pas mon grand retour!, s'amuse Jean-Louis Borloo. Je ne suis pas vraiment parti longtemps." Malgré ses dénégations, l'ancien ministre et éphémère candidat à l'Élysée était bien le héros de la conférence de presse organisée par le Parti radical mardi.

Pas question, du moins pour l'instant, de se prononcer pour tel ou tel candidat encore en lice. Ni à titre personnel ni au nom de son parti. Dans un entretien au Figaro, le député de Seine-et-Marne Yves Jégo avait pressé ses amis radicaux de se rallier au président de la République. "Je plaide pour que le Parti radical s'engage sans tarder pour soutenir la candidature de Nicolas Sarkozy", nous avait expliqué l'ancien ministre de l'Outre-Mer.

" Il y a au Parti radical des représentants de toutes les sensibilités, a temporisé Borloo, mardi. Il y a ceux qui pourraient s'engager à titre personnel pour François Hollande. Il y a chez nous des gens qui souhaitent plutôt une candidature de Nicolas Sarkozy, d'autres qui sont plus à gauche, d'autres plus au centre. C'est normal. C'est le propre de notre formation politique. "

Le moment de s'engager derrière un candidat n'est pas venu pour le Parti radical, selon Borloo.
" Le choix des radicaux se fera après un débat à partir des propositions faites de part et d'autre, a-t-il expliqué. Nous discuterons, en toute indépendance, avec l'ensemble des formations politiques et ensuite nous voterons.

En attendant Nicolas Sarkozy

À ses côtés, le secrétaire général du parti ouvre même une autre possibilité. " Nous ne nous prononcerons qu'une fois les candidats déclarés et les programmes connus ", explique Laurent Hénart, qui, au final, "n'exclut pas de ne pas choisir».

Dominique Paillé, qui estime lui aussi qu'il est trop tôt pour se jeter dans les bras de quiconque ", souligne ainsi avec malice que le candidat du Parti socialiste, François Hollande, "a évolué dans son approche sur l'énergie et le nucléaire". Dans le bon sens, aux yeux de l'ancien porte-parole de l'UMP.

Des Valoisiens guignent-ils le pot de Flamby ?
Place de Valois, au siège du Parti radical, on ne se fait d'ailleurs guère prier pour expliquer, sur le ton de la confidence, que des "contacts" ont été pris avec la Rue de Solferino. "Penser qu'il y aura des automaticités, c'est ne pas comprendre qu'on est dans un nouveau monde", insinue Borloo à destination de ses amis de l'UMP.

L'UMP sera-t-elle plus goûteuse ?
Les enchères sont donc ouvertes, sur la base des propositions que le Parti radical présentera à l'occasion d'une convention, le 28 janvier, explique Borloo, qui tergiverse en attendant que Sarkozy se déclare.

En fonction, également, des tractations plus discrètes qui concernent les législatives. "
En cas de conflit ouvert, tout le monde sait bien que l'UMP peut faire tomber Laurent Hénart à Nancy, si elle le décide, glisse un négociateur.
Mais tout le monde sait également que les radicaux peuvent faire tomber Valérie Rosso-Debord et Nadine Morano en représailles.
"

Le jeu de la barbichette a repris.
Qui rira le dernier ?

mardi 11 octobre 2011

L'UMP donne naissance à la "droite humaniste"

L'humanisme n'est pas le monopole de la gauche

Les centristes de l'UMP se structurent


Après la " gauche molle " de François Hollande et la " gauche dure " de Martine Brochen-Aubry, voilà la droite des " humanistes " de l'UMP. vont donc lancer Ce nouveau courant de l'UMP est detiné à faire contre-poids à la " droite populaire ", afin " d'équilibrer " la majorité présidentielle, ont annoncé les deux initiateurs du projet, les ministres Marc Laffineur (Anciens combattants) et Jean Leonetti (Affaires européennes).
"
Nous voulons mettre l'humain et l'innovation au cœur des débats. En cette période de crise, les Français souhaitent qu'on leur apporte un projet, ils ont besoin de savoir comment ils vont vivre dans les prochaines années. Nous devons donner un sens à la société. Il est donc à la fois populaire et indispensable de mettre l'humanisme au cœur de la campagne présidentielle, avec des thématiques comme l'Europe sociale, l'éducation ou encore une fiscalité plus juste et plus moderne " explique Jean Leonetti dans un entretien au figaro.fr, ce mercredi.

Un aimant pour le centre dispersé

Ce courant humaniste est destiné à contrebalancer l'influence prise par la Droite populaire. " L'association du "Groupe des Européens" de Marc Laffineur et de "République et Humanisme" de Jean Leonetti donnera naissance à un 'large' courant qui accueillera toutes les sensibilités humanistes de la majorité et qui comprendra plus d’une centaine de parlementaires de la majorité présidentielle ", prédisent-ils.

" Afin d’équilibrer les propositions adressées à nos concitoyens, ce courant aura vocation à donner plus d’écho à la voix humaniste, sociale, républicaine et européenne en proposant des mesures dans le cadre du projet présidentiel de l’UMP ", ajoutent Laffineur (libéral proche de Jean-Pierre Raffarin) et le docteur Leonetti.

=> Initialement membre de l'UDF, l'UMP Marc Laffineur (1945, Nord) est docteur en médecine et conseiller général de Maine-et-Loire. Il est par ailleurs membre de la Commission des Finances, membre du Comité des Finances Locales et de la Commission chargée de la labellisation des pôles d’excellence rurale. Son travail parlementaire est apprécié pour l'attention particulière qu'il porte aux élus et aux territoires.
Marc Laffineur est depuis 2008 1er vice-président délégué de Dialogue & Initiative, fondé en 2000 par Michel Barnier, Jacques Barrot, Dominique Perben et Jean-Pierre Raffarin.
Il occupa la fonction de 1er vice-président de l'Assemblée nationale de 2007 jusqu'au 29 juin 2011, date à laquelle il fut nommé secrétaire d'État auprès du ministre de la Défense et des Anciens combattants.

=> Jean Leonetti (1948, Bouches-du-Rhône), est maire d'Antibes et réélu député des Alpes-Maritimes en juin 2007 avec 63,99% des voix au 1er tour.
Médecin cardiologue en exercice, il est très impliqué dans les questions d'éthique, notamment médicales: il a présidé la " Mission parlementaire sur l’accompagnement de la fin de vie " en 2004, qui a conduit à la " Loi relative aux droits des malades et à la fin de vie " (22 avril 2005) dont il était le rapporteur au Parlement.
Il est premier vice-président du groupe UMP de l'Assemblée nationale, et vice-président du Parti radical valoisien, dont le président et porte-parole est Jean-Louis Borloo.
Il a été nommé ministre chargé des Affaires européennes le 29 juin 2011.

Nicolas Sarkozy est-il favorable à ce mouvement ?

" Je n'ai pas demandé l'aval de l'Élysée. "
Mais il est clair, que dans un premier temps, le Président de la République a approuvé l'accès de ces deux personnalités au gouvernement Fillon.

Ensuite, le maire d'Antibes précise que le président nous a toujours laissés exprimer nos idées. Notre démarche s'inscrit dans la majorité et pour la majorité, dans une volonté d'unité ", souligne-t-il enfin.

Le courant servira les intérêts du candidat de l'UMP en 2012.

Il devrait être l'étoile du berger des centristes égayés dans le paysage politique et le centre de ralliement des humanistes en quête d'unité, favorisant leur retour au sein de la majorité présidentielle.

La présentation de ce courant aura lieu mercredi à 14h30 au 1er bureau de l'Assemblée nationale, indiquent les co-fondateurs.


dimanche 5 juin 2011

Nicolas Hulot peut-il tirer les Verts de la gauche vers le centre ?


Avec Duflot, J.-V. Placé, hostile à une alliance Verts-Borloo

Europe Ecologie-les Verts s'ancre résolument à la gauche du PS

Rien de ce qui est au centre n'est plus à gauche
A la différence de Désirdavenir Royal qui avait estimé possible une alliance avec Bayrou en 2007, les Verts rejettent le centre et se rapprochent de Mélenchon.
Hulot est le seul à avoir évoqué ses prises de contact.
A la mi-décembre dernier, l'ex ministre de l'Ecologie avait rencontré Nicolas Hulot. Jean-Louis Borloo discutait également avec la responsable écologiste de Cap 21 Corinne Lepage. Jean-Louis Borloo avait aussi invité Jean-Vincent Placé d'Europe-Ecologie Les Verts. Le vice-président du Parti radical Yves Jégo interrogé par Europe 1 expliqua ainsi la démarche de l'ex ministre: " Ce n'est pas choquant que Jean-Louis Borloo cherche à rassembler pour créer un mouvement républicain ,
social, humaniste, écologiste qu'il souhaite mettre en oeuvre et qui répond aux aspirations de nombreux de nos compatriotes."

Nicolas Hulot a admis avoir été effleuré par l'idée d'un «rapprochement» avec Jean-Louis Borloo.
Le promoteur de l'écologie sur TF1 confirme que l'hypothèse a été soulevée par l'ancien ministre de l'Ecologie mais que lui-même l'a repoussée aussitôt, sans donner suite.

Eva Joly a qualifié de "bourde" cette franchise de Hulot.

Hulot ne manque pas au passage de tacler sa rivale aux primaires. « Avant de venir à Europe Ecologie les Verts, elle [Eva Joly] avait demandé à François Bayrou une tête de liste (aux européennes) et je ne le lui reproche pas...»
Daniel Cohn-Bendit fait les frais du coup de barre à gauche

Lire PaSiDupes
Lien 3: juin 2011 - Duflot et Placé éliminent Daniel Cohn-Bendit

Les Verts ne se mêlent pas à Jean-Louis Borloo

Le président du Parti radical valoisien n'a "RIEN à faire" avec EELV
Jean-Vincent Placé (1968), ancien chef de cabinet de Michel Crépeau, député-maire radical de gauche, et actuel bras-droit de la secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts, Cécile Duflot (1975). Son niveau d'études études en économie et droit bancaire est indéterminé.

Jean-Vincent Placé, deuxième vice-président de la région Île-de-France, chargé des transports et des mobilités, dit du ministre d'État, ministre de l'Écologie de François Fillon (juin 2007-novembre 2010),: "Borloo est tout sauf écologiste". Tout en nuance, il affirme qu'"AUCUNE politique écologiste n'a été mise en place par ce gouvernement".
"C'est quelqu'un "d'humainement tout à fait sympathique", condescend-il à admettre, mais "il est social, humaniste, centriste", et donc "de droite", a-t-il estimé.

Il a conseillé à Nicolas Hulot de "revenir sur ses propos".

A l'encontre de N. Hulot, J.-V. Placé a estimé que "les candidats à la primaire ne pouvaient pas personnaliser excessivement leur propos". "Je lui conseille de revenir sur ses propos", a-t-il encore dit, car EELV a une "orientation politique très claire" : "il y aura un candidat écologiste pour porter nos idées" qui sont ancrées à gauche.

La "primaire" d'Europe Ecologie-Les Verts, pour désigner le candidat du mouvement à la présidentielle, se tient en juin.

Le vote se déroulera par correspondance et sur internet, pour des résultats le 24 juin ou le 9 juillet (en cas de 2e tour).

samedi 22 janvier 2011

Parti radical: Borloo rassemble au centre

Au centre, le 21 avril 2001 donne à réfléchir
Au centre, Borloo décoiffe

La méthode Borloo

Jean-Louis Borloo est présenté comme le seul à droite capable de ramener dans le camp présidentiel l’électorat centriste qui stagne auprès de François Bayrou depuis 2007. Or, il veut ressouder la famille UDF, non "pas pour en faire une écurie", mais pour soutenir le candidat Nicolas Sarkozy en 2012.

En septembre 2010, le patron des radicaux valoisiens a réuni à Lyon les cadres de son parti, et plusieurs ténors de la majorité présidentielle, vétérans de l’UDF libérale, sociale ou démocrate-chrétienne.
"Toutes ces familles ne rêvent plus ensemble depuis 15 ans. C’est dément !" "Retrouvons nous, enfin !", s’enflamme le ministre de l’Ecologie qui se pose désormais en rassembleur des anciens compagnons de route du président du Mouvement des Démocrates qui, lui, n’a pas été invité.

Avant de parler aux centristes, Jean-Louis Borloo "veut d’abord qu’ils se parlent", et peut déjà se féliciter d’avoir rejoint le niveau du président du Nouveau Centre (NC), Hervé Morin qui avait lancé au printemps un appel au rassemblement de la "diaspora centriste". L’initiative de H. Morin, encouragée par ses proches mais mal perçue à l’Elysée, visait à préparer une candidature d’appoint - la sienne de préférence - à celle de Nicolas Sarkozy au premier tour de 2012.
"Avant de savoir s’il faut un candidat, construisons", prévient J.-L. Borloo, à moins de deux ans de l’échéance. Il précise qu’il "ne fai(t) pas d’écurie", mais veut simplement "rétablir le courant au centre" pour "apporter cette richesse là" à la majorité présidentielle. "Ce n’est pas une opération anti-UMP (dont M. Borloo est vice-président), précise un cadre du Parti radical, mais il ne faut pas non plus qu’il y ait une trop forte monoculture (ex-RPR) dans la majorité", dont la cohésion a été malmenée ces derniers jours par la polémique autour de la politique sécuritaire impulsée par le chef de l’Etat.

Jean-Louis Borloo refuse de faire le jeu de la gauche

La psychose 21 avril 2002
En attendant le prochain congrès des radicaux, il garde en mémoire l’élimination du candidat socialiste Lionel Jospin au soir du premier tour de la présidentielle, le 21 avril 2002, au profit du leader du Front national, Jean-Marie Le Pen. " Il ne faut pas un 21 avril à l’envers " que pourrait provoquer une multiplicité de candidatures à droite, prévient celui qui avait rallié le candidat Sarkozy moins d’un mois avant le premier tour de la présidentielle de 2007.

Le centre balance
Le radical repousse au printemps 2011 son éventuelle décision d’une candidature d’un centre "humaniste et européen", éventuellement incarnée par lui à côté de Nicolas Sarkozy. En revanche, lors de l’université d’été 2010 de son parti, H. Morin qui avait tourné le dos à François Bayrou pour rejoindre Nicolas Sarkozy en 2007, a plaidé pour une présence du Nouveau Centre (NC) en 2012. Devant quelque 400 militants, il en a fait une des premières conditions de la survie de son parti, déserté par plusieurs ténors du NC, comme André Santini, François Sauvadet et la secrétaire d’Etat, Valérie Létard.

Borloo a le vent en poupe
Attirés par Jean-Louis Borloo, le patron des députés NC, François Sauvadet, et Mme V. Létard ont fait le déplacement à Lyon, tout comme le président exécutif du NC, Jean-Christophe Lagarde, le chef de file des sénateurs UMP, Gérard Longuet, le ministre de la Jeunesse, Marc-Philippe Daubresse, la secrétaire d’Etat, Chantal Jouanno, Jean-Louis Bourlanges et Gilles de Robien.
L’ex-Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, le président du Sénat, Gérard Larcher, et le président d’Alliance centriste, Jean Arthuis, se sont associés à l’initiative Borloo, dans des messages vidéo. Pierre Méhaignerie a envoyé un courrier.

Vers une confédération du centre

Premières conquêtes
Au Parti radical, à l'occasion de ses voeux mercredi matin, le patron du Parti radical a invité une soixantaine de parlementaires centristes, y compris des proches de François Bayrou, et c'est une centaine de personnes qui se sont pressées place de Valois, dans les murs du (trop) petit siège du Parti radical.
" Je suis particulièrement heureux de vous accueillir ici, dans cette maison du Parti radical, une maison dont nous avons ouvert en grand les portes et les fenêtres, voire poussé les murs depuis plusieurs mois pour parler à nos voisins " centristes, a lancé en guise de bienvenue l'ex-ministre, flanqué de sa collègue de gouvernement et nouvelle recrue, Rama Yade.

Au démarrage crédité de seulement 2 à 5 % d'intentions de vote par un sondage BVA pour L'Express, et malgré sa détermination, Jean-Louis Borloo n'est pas encore parvenu à décrocher du leader du MoDem certains proches de François Bayrou, tels que Jean-Jacques Jégou, Jean-Marie Vanlerenberghe ou encore Jacqueline Gourault, qui ont décliné l'invitation mercredi.

En revanche, La Gauche moderne, les écologistes indépendants, les centristes de l'UMP et le Nouveau Centre étaient tous représentés. Jean-Louis Borloo a ainsi pu serrer les mains de Jean-Marie Bockel, président de La Gauche moderne, Brice Lalonde, Marc-Philippe Daubresse, secrétaire général adjoint de l'UMP, Dominique Paillé, ex-porte-parole du parti majoritaire, Jean-Christophe Lagarde, président exécutif du Nouveau Centre, François Sauvadet, président du groupe Nouveau Centre à l'Assemblée ou encore Maurice Leroy, membre du Nouveau Centre et ministre de la Ville. " C'était presque une réunion du Nouveau Centre aujourd'hui ! Il ne manquait qu'Hervé Morin ", a regretté Laurent Hénart, secrétaire général du Parti radical.

La concertation centriste passe la surmultipliée

Le patron du Nouveau Centre était attendu
Hervé Morin devait être reçu plus tôt dans la matinée devant les instances dirigeantes du Parti radical. Mais la rencontre a finalement été ajournée au 25 janvier et Hervé Morin a préféré reporter sa présence.

Dans son discours, Jean-Louis Borloo a annoncé la mise en place - d'ici à deux semaines - d' "un comité de liaison permanent" regroupant toutes les sensibilités centristes volontaires et chargé de plancher sur le projet en vue de la présidentielle de 2012. Il y voit une étape transitoire vers la création d'une "confédération du centre" ralliant "les forces politiques modernes partageant le même ADN".
C'est donc lors du congrès prévu après les élections cantonales, les 14 et 15 mai, que les radicaux seront appelés à se prononcer sur leur participation à cette "confédération" et sur la question d'une émancipation de l'UMP. En cas de succès, "le Parti radical en tirera les conséquences en cessant d'être un parti associé à l'UMP pour devenir un allié", a promis le patron du parti valoisien.
Une éventuelle candidature officielle de Jean-Louis Borloo à la présidentielle n'est donc pas à l'ordre du jour. Laurent Hénart confie : "C'est en gestation... Cela fait neuf mois que les radicaux lui demandent d'y réfléchir ! Mais vous connaissez sa prudence, Borloo veut une candidature utile."

mercredi 3 mars 2010

Le PS lorrain refuse le droit d'ingérence à ses voisins européens

Masseret, président socialiste sortant se fâche contre ses voisins étrangers
Le PS ne reconnaît pas le droit d'ingérence aux autres

=> "On aura une explication", a menacé Jean-Pierre Masseret (PS)

Le président sortant de Lorraine n'a pas supporté la présence Jean-Claude Juncker, Premier ministre luxembourgeois, et Peter Müller, Ministre-président allemand de Sarre, au meeting -ci-dessus)de soutien à Laurent Hénart (ci-contre avec Laurent Wauquiez, 1968, IEP, ex-UDF, radical associé à l'UMP) lundi dernier à Metz. "Le Premier ministre luxembourgeois et le président de Sarre sont assez grands pour savoir ce qu'ils ont à faire. Mais si je conserve la présidence de la région, c'est sûr, on aura une explication", a déclaré l'ex-inspecteur principal des impôts (1944).

=> Masseret, européen, mais point trop...

Candidat fébrile à sa propre succession aux élections régionales de mars prochain, le président sortant du Conseil Régional de Lorraine s'en est pris aux deux hommes politiques européens dont il dénie le droit d'ingérence dans la campagne locale.
Le socialiste français a également précisé qu'"avec le Luxembourg et la Sarre, nous sommes des partenaires, nous travaillons bien, j'apprécie les relations que nous avons, mais nous ne sommes pas un seul pays".

L'UMP s'indigne de l'hostilité socialiste envers de partenaires européens

De son côté, l'UMP dénonce les menaces du président PS et les qualifie de "dérapage inacceptable qui mérite des excuses".
L'intolérance xénophobe de Masseret fait ainsi monter d'un cran la tension entre la droite et la gauche en Lorraine.


En savoir plus sur Masseret

=> secrétaire d'État aux Anciens combattants auprès du ministre de la Défense, dans le gouvernement Lionel Jospin, de 1997 à 2001, mais n'est pas visiblement favorable à la réconciliation franco-allemande.

=> Le sortant ne peut nier son appartenance à la franc-maçonnerie: il a été président de la Fraternelle parlementaire, qui réunit les francs-maçons de l'Assemblée nationale, du Sénat et du Conseil économique, social et environnemental.

=> Partisan du « non » au Référendum français sur la constitution européenne, cet élu socialiste s'est mis en marge de la majorité du PS formée au congrès de Dijon et a signé la contribution Pour une alternative socialiste avec Henri Emmanuelli, mentor de Benoît Hamon, à la gauche du PS.

=> En avril 2004, le socialiste Masseret, ancien maire d'Hayange, fut élu président du Conseil Régional de Lorraine à la faveur d'une triangulaire, avec 48,41% des suffrages dont les voix du FN.

=> Le 24 février 2010, L'Expansion publie le classement des présidents de Conseils Régionaux selon la qualité de leur gestion : Jean-Pierre Masseret figure en 20e position sur 21.
Le magazine économique pointe la Lorraine: « la deuxième région la moins bien gérée de France est pénalisée par le poids de sa dette et la faiblesse de ses investissements », alors qu'elle était 12e au début de son mandat, en 2004. Masseret fut pourtant inspecteur principal des impôts...


Avis aux électeurs lorrains amateurs !

dimanche 27 septembre 2009

La gauche perd le Conseil général du Val-d'Oise

Cantonale: le département du Val-d'Oise passe à droiteL'UMP Philippe Métézeau (Radical valoisien, ci-dessus au centre) a remporté dimanche l'élection cantonale partielle d'Argenteuil-Est, assurant du même coup le basculement d Conseil général du Val-d'Oise à droite.
Avec 20 conseillers généraux sur les 39 de l'assemblée départementale, la droite valdoisienne devient majoritaire et la gauche repasse dans l'opposition.

Un score sans appel

Avec une participation en hausse de six points (32.06% contre 26.44% dimanche dernier), Philippe Métézeau obtient 58,96% des voix contre 41,04% à son adversaire, la communiste Marie-José Cayzac, dont l'élection en mars 2008 avait été annulée par le Conseil d'Etat. (Et non pas 58% /42%, comme annoncés hâtivement par Le Monde à 21h43...)
Aux côtés de sa suppléante, Françoise Inghelaere (ci-dessus à gauche), et de l'ancien maire d'Argenteuil (à droite), Georges Mothron, le grand vainqueur lève les bras. Après quelques minutes d'ovation, des « Arnal démission! » se sont élevés, avant de laisser place au slogan encore plus fortement ressenti: « Doucet démission! ».
Philippe Doucet
Le vice-président du CG est certes le secrétaire national du PS en charge du droit des consommateurs, mais il fut surtout élu maire d'Argenteuil en mars 2008 avec seulement 50,6% des voix.
Dans un véritable bain de foule, le tout nouveau conseiller général du Val d'Oise reçut donc les felicitations des militants qui trouvent ce soir leur revanche.

Didier Arnal
Le président PS de l'assemblée départementale a convoqué les élus en séance publique lundi à 9h30.
Député du Val-d'Oise de 2001 à 2002 (7e circonscription) et suppléant de 1997 à 2001 du député Verts Yves Cochet, Didier Arnal a été le candidat malheureux du PS dans la 7e circonscription du Val-d'Oise aux élections législatives de 2007. Sa suppléante était Charlotte Brun, conseillère régionale d'Île-de-France, ancienne présidente du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS) et proche de Benoît Hamon.

Les autres cantonales

  • La Réunion balance
    A Saint-Paul, à la Réunion, c'est la députée communiste Huguette Bello qui est arrivée en tête avec 47 % des voix dans une municipale partielle, face au maire sortant UMP Alain Bénard. L'élection municipale de Saint-Paul avait été annulée par le tribunal administratif de Saint-Denis qui avait relevé "plus d'une centaine de signatures significativement différentes" sur les listes d'émargement entre le 1er et le second tour, faisant planer le doute sur l'authenticité de ces votes.

  • Le Puy-en-Velay confirme sa poussée à droite
    Dans une autre cantonale partielle, organisée au Puy-en-Velay (Haut Loire), la candidate UMP Christiane Mosnier est arrivée largement en tête avec 55% des voix au premier tour, mais un second tour est organisé, avec un duel UMP-PS, en raison de la très forte abstention (68,20 %). Pour qu'un candidat puisse être élu au premier tour, le scrutin doit rassembler au moins un quart des inscrits.
    Depuis le 14 mars 2008, le maire du Puy-en-Velay est l'actuel secrétaire d'État à l'Emploi auprès de la ministre de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi du deuxième gouvernement Fillon, après avoir été auparavant porte-parole de ce même gouvernement.
    Dès le premier tour avec 56,45% des voix, Laurent Wauquiez défit la socialiste Arlette Arnaud-Landau, maire PS depuis 2001, vice présidente du Conseil régional d'Auvergne et maman de l'ex-président de l'UNEF, Bruno Julliard, devenu adjoint au maire de Paris, Bertrand Delanoë, chargé de la jeunesse et secrétaire à l'éducation du PS depuis le Congrès de Reims.

    Le népotisme à gauche
    Le monde est petit et dans l'opposition, qui ne fait pas exception, on ne progresse qu'au mérite...
  • dimanche 21 septembre 2008

    Sénatoriales : la gauche n’obtient pas les 10 sièges de plus escomptés

    Stabilité : droite et gauche confortent leur positions
    Déception de la gauche, dimanche 21 septembre, à la mi-journée, pour les sénatoriales : l’opposition ne reçoit pas les dividendes de ses dénigrements systématiques. Dès la première partie de la journée, la droite ne cédait rien.

    Progression limitée de l'opposition
    Le président sortant du groupe PS du Sénat, Jean-Pierre Bel a été réélu dès le premier tour dans son fief d'Ariège avec 76,2 % des voix. Les deux sénateurs PRG sortants de Corse, Nicolas Alfonsi (Corse-du-Sud) et François Vendasi (Haute-Corse), ont également été réélus.
    Dans les Alpes-de-Haute-Provence, où sévit Jean-Louis Bianco, le socialiste Claude Domeizel a également été réélu.
    Les deux sénateurs socialistes de l'Aude, Roland Courteau et Marcel Rainaud, ont été réélus avec plus de 76 % des voix dans les Côtes d'Armor, la gauche conserve ses trois sièges, deux pour les socialistes, un pour les communistes.
    Le socialiste Michel Teston est réélu en Ardèche.

    La droite conserve ses sièges
    Dans l'Eure, la majorité présidentielle a de nouveau réalisé le grand chelem. Les sénateurs UMP Joël Bourdin et Ladislas Poniatowski ont été tous deux réélus, et Hervé Maurey, Nouveau Centre, emporte le troisième siège.
    En Charente-Maritime, sur le territoire de l’amère de Melle, la présidente socialiste de région, l'UMP conserve ses trois sièges : Claude Belot et Michel Doublet sont réélus et Daniel Laurent, élu.
    Dans l'Aisne, les deux sièges restent à l'UMP.
    Le sortant UMP, Robert Laufoaulu a été réélu à Wallis et Futuna, territoire d'outre-mer.
    Le divers droite Philippe Adnot est réélu dans l'Aube;
    l'UMP Pierre Jarlier dans le Cantal,
    et dans le Cher, l'UMP Rémy Pointereau est également réélu.

    Charles Millon (UMP) a besoin de deux tours.
    L'ancien ministre de la défense, Charles Millon, candidat aux sénatoriales dans l'Ain avec le soutien de l'UMP, était dans une situation très délicate. Il est arrivé troisième au premier tour de la sénatoriale, avec 580 voix, après Rachel Mazur (PS) et Sylvie Goy-Chavent (UMP), avec respectivement 588 et 634 voix. La réserve de voix à droite semble suffisante pour assurer l'élection de Ch. Millon, mais les opposants à son retour en politique jusque dans son propre camp pourraient toutefois contribuer à l’élection de deux PS dans ce département où il n'y en avait aucun.

    Chevènement (MRC) en ballottage
    Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre de l'Intérieur, président du Mouvement républicain et citoyen (MRC), candidat dans le Territoire de Belfort, est lui aussi en bonne posture. Arrivé en tête du premier tour avec 127 voix, il devance le candidat socialiste, Yves Ackermann, qui en a recueilli 111. Malgré le soutien du PS à J.P. Chevènement, Yves Ackermann entend se maintenir au second tour.

    Pari difficile pour Rebsamen (PS)
    Le proche de Sa Cynique Majesté Royal en campagne présidentielle, le maire de Dijon, n'est arrivé qu'en 5e position en Côte-d'Or, ce qui compromet ses chances d'être élu. Avec 582 voix, ce numéro 2 du PS est largement devancé par le président PS du Conseil Régional François Patriat (740 voix), ainsi que par Alain Houpert (DVD), qui a recueilli 611 voix. Un jeune candidat PRG, Patrick Molinoz (38 ans), 596 voix et le sénateur sortant UMP Louis de Broissia, avec 594 voix, ont également devancé le maire de Dijon.Mais Frère Rebsamen pourrait profiter de ses passages devant micros et caméras.

    Les facteurs d’incertitude
    Malgré la mainmise de la gauche sur les grandes villes, les régions et une majorité de départements, la majorité du Sénat ne devrait pas basculer dimanche et le PS ne prétend gagner qu'une quinzaine sièges dans le meilleur des cas.
    Les communes de moins de 3 500 habitants fournissent en effet la moitié des délégués des conseils municipaux : le Sénat a pour fonction de représenter la campagne et de contrebalancer le poids des villes
    . Ainsi, l’équilibre des secteurs urbain et rural est-il assuré.

    Mais la création de 12 nouveaux sièges constitue un autre élément d’incertitude
    L'UMP risque de voir sa majorité grignotée du fait d’une possible obligation de composer davantage avec ses alliés centristes de l'Union centriste-UDF (UC-UDF) et les radicaux valoisiens.

    lundi 1 septembre 2008

    RSA : Martin Hirsch rassure les défenseurs des classes moyennes

    Le financement du RSA fait grincer
    Martin Hirsch participait samedi à Montélimar à l'université d'été du Parti Radical de Jean-Louis Borloo. Le Haut-commissaire des solidarités actives a défendu son projet de RSA, s'en prenant aux "girouettes" de la majorité qui "étaient pour" et "sont contre aujourd'hui".
    "Je n'ai pas changé un iota de position. En revanche, ceux qui étaient pour, à un moment donné, et qui sont contre ou mi-figue mi-raisin, aujourd'hui, c'est eux qui jouent les girouettes", a lancé le ministre proche de Jean-Louis Borloo. L'expérimentation du RSA avait été inscrite par le ministre Borloo en 2005 dans son Plan de Cohésion sociale, alors qu'il était membre du gouvernement Raffarin.
    Le financement du dispositif par une taxation du revenu du capital a en effet suscité de vives réactions légitimes ces derniers jours, notamment celle du poil à gratter UMP, le député de la Drôme Hervé Mariton, mais aussi de plusieurs députés de la majorité.
    A H. Mariton, qui se dit favorable au RSA, mais contre son mode de financement Martin Hirsch a répondu : "Mais l'un va avec l'autre. C'est un effort". Le problème est de savoir qui supporte cet effort. Or, les classes moyennes sont toujours exclues des avancées, mais ne sont jamais épargnées en matière d’efforts.
    "On ne lutte pas contre la pauvreté sans effort, ni sans partage!" a-t-il lancé à la tribune, devant ses collègues Rama Yade et Jean-Marie Bockel, le conseiller de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, et 800 militants valoisiens réunis jusqu'à dimanche à Montélimar.
    "C'est pour ça qu'on pouvait se battre, et qu'on devait se battre sur cette idée qui consiste à mettre la petite marche suivante au moment du retour au travail. Pour ne pas faire en sorte qu'on dégringole un an après", a ajouté l'ex responsable d'Emmaüs.
    Selon lui, le RSA c'est "intégrer dans le marché du travail beaucoup plus de personnes sans les condamner à être des travailleurs pauvres". Après s’être attardé sur sa nécessité, non contestée, il n’a pas évacué le problème des contributeurs solidaires au RSA.

    Rassurer les contributeurs solidaires
    Sous les applaudissements, et à propos de la taxe supplémentaire, il a ramené l’ampleur de l’effort à sa juste importance: "La moitié des Français ne payeront rien et dans la moitié des Français qui payeront quelque chose, il y en a 70% qui payeront moins de 20 euros par an". "Je peux vous garantir que le jeu en vaut la chandelle".
    Il a souligné que cette idée émanait d'une "commission dans laquelle il y avait des syndicats, des associations, des responsables politiques de droite et de gauche".
    Après le secrétaire général, Laurent Hénart, le porte-parole du Parti Radical a assuré Martin Hirsch de "la solidarité" des "valoisiens" "dans le combat qui va devoir être mené pour la mise en place définitive de cette mesure".

    dimanche 2 décembre 2007

    Bayrou : des centristes dressent le bilan de ses dégâts

    Robien et Morin n’en pouvaient plus de Bayrou, Borloo et Santini non plus
    Gilles de Robien
    avait invité, hier, Jean-Louis Borloo, André Santini et Jean-Marie Bockel à débattre de l’avenir du centre.


    En réunissant son association Société en Mouvement quatre jours avant le congrès fondateur du MoDem, Gilles de Robien (ci-contre) a voulu démontrer à François Bayrou que «le rassemblement du centre» ne pouvait se réaliser qu’au sein de la majorité. «Nous sommes plusieurs à rêver d’une nouvelle UDF alors que, hélas, la candidature de François Bayrou à la présidentielle a massacré l’UDF», a-t-il assuré hier avant l’ouverture du débat, fustigeant à la fois l’autoritarisme et l’obstination de celui qui a sacrifié l’UDF à son ambition personnelle.
    Le décor choisi – le Théâtre de Neuilly, fief de Sarkozy – et la liste des invités de l’ancien ministre UDF de l’Éducation illustrent son projet: «Reconstituer un grand centre ouvert à tous ceux qui partagent nos valeurs et s’inscrivent dans la majorité.» Longtemps fidèle à villepin, Robien a vu son retour en grâce consacré par sa nomination d’ambassadeur à l’Organisation internationale du travail - OIT (lien Wikipedia ILO). Signe supplémentaire de la bienveillance présidentielle, c’est David Martinon, porte-parole de l’Élysée et candidat à la mairie de Neuilly, qui devait introduire les débats hier soir.
    Société en Mouvement (lien Wikipedia) s’inscrit donc clairement dans la majorité, comme le Nouveau Centre, même si Gilles de Robien n’a pas souhaité y adhérer. Hervé Morin (ci-contre) et les ex-bayrouistes ralliés à Sarkozy entre les deux tours de la présidentielle revendiquent leur ancrage au centre droit. L’ancien maire d’Amiens, Gilles de Robien,qui briguera un nouveau mandat à la tête d’une liste de «très large rassemblement» où figurera «au moins un socialiste» en mars prochain, voit plus loin. Il estime que l’ouverture sarkozyste rend possible la «réunion des centres», sous une forme qu’il laisse à d’autres le soin de définir. «Une confédération serait envisageable, a-t-il confié hier au Figaro. Encore faudrait-il que tout le monde le veuille.»
    Robien s’adresse aux adhérents du Nouveau Centre, représenté notamment hier par le secrétaire d’État à la Fonction publique André Santini (ci-contre). et sa collègue chargée de la Solidarité, Valérie Létard. Mais c’est aussi le Parti radical (Radicaux valoisiens), dont le président, Jean-Louis Borloo devait être également présent, et enfin la Gauche moderne de Jean-Marie Bockel (ci-contre, à droite) . Gilles de Robien avait prévu d’interpeller publiquement le secrétaire d’État à la Coopération, hier soir, en lui demandant : «Pourquoi n’es-tu pas au centre ?» «Quelle que soit sa réponse, confiait-il avant le début de la soirée, je lui dirai que nous continuerons à travailler ensemble.»
    Société en Mouvement revendique 2 000 adhérents, ce qui place l’association loin derrière le Nouveau Centre et surtout derrière les radicaux valoisiens, du centre droit. Dans la course à la réunification du centre, Jean-Louis Borloo (ci-contre, à gauche), a d’ailleurs pris une longueur d’avance en entamant un dialogue avec Jean-Michel Baylet, président du Parti radical (PR), ci-contre à droite, de gauche. PRG et valoisiens envisagent de présenter «quelques listes communes, à titre d’expérimentation, aux prochaines municipales».


    La mollesse du PS et ses commentaires stériles et bêtes et méchants ont fait des ravages dans le paysage politique…