POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Ain. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Ain. Afficher tous les articles

jeudi 28 novembre 2019

Violences en tout genre : LREM ne sait plus que faire de son député Stéphane Trompille

LREM reste passive face à un député de l'Ain ingérable

Le groupe LREM refuse d’agir face à un nouveau cas de harcèlement sexuel de ses députés

Le député de l’Ain Stéphane Trompille est accusé par une ex-collaboratrice de propos écrits et oraux à connotation sexuelle dans l’exercice de ses fonctions. Des allégations corroborées par un collègue témoin de ces agissements présumés. Ce comportement aurait entraîné un arrêt maladie de la victime présumée dès janvier 2018, quelques mois seulement après sa prise de fonction.
Se drapant dans la présomption d’innocence pour étouffer l'affaire, son groupe parlementaire attend le jugement prud’homal, après une audience programmée le 13 février 2020
Par ailleurs, les deux anciens collaborateurs attaquent le député devant les prud’hommes pour licenciement sans cause réelle et sérieuse. L’audience est prévue le 13 février devant les prud’hommes de Bourg-en-Bresse.

En attendant, Stéphane Trompille exclut de se retirer de la vie politique. 
Le mouvement, informé de sa situation, ne lui a pas demandé de modifier son activité...
D'abord adhérent MoDem en 2002, puis sympathisant socialiste en 2007, ce député LREM de la "société civile" en 2016 est assigné aux prud’hommes pour licenciement abusif par deux ex-collaborateurs dont l’une l'accuse de messages à connotation sexuelle. 
Entre autres griefs des plaignants, outre le licenciement sans cause réelle et sérieuse, le défaut de visite médicale à l’embauche ou encore l’exécution déloyale du contrat de travail par leur employeur. "Faux", réplique le député de la République en Marche, qui parle d’une vengeance après les avoir congédiés.

Sans attendre l'audience devant le Conseil des Prud'hommes de Bourg-en-Bresse début février 2020, l'élu de la République macronienne a d'ores et déjà annoncé qu'il ne compte ni démissionner de son mandat, ni se mettre en retrait afin d'assurer sa défense. Il se dit "trahi mais serein". Il a d’ailleurs porté plainte pour fausses déclarations.
On ignore si 'Osons le féminisme' ou #NousToutes est au nombre des plaignants, lorsqu'un élu de la majorité présidentielle est en cause.


Trompille s'est fait connaître avec le selfie d'un doigt d'honneur en plein congrès d'En Marche!

C'est dire que ce parlementaire de 36 ans a un dossier plus lourd qu'on ne pense. Son excuse: il venait d'être élu - les doigts dans le nez - délégué général du mouvement. 
Mais il a célébré cette ascension politique  - et cette reconnaissance de sa valeur par ses pairs - avec trois députés qui ont eu la bonne idée de marquer le coup avec un petit selfie où on voit Stéphane Trompille hilare en compagnie de ses deux acolytes frustrés, l'avenir de La République en marche, Pierre Henriet, 28 ans, député de la Vendée, et de Damien Pichereau, député de la Sarthe, 31 ans, co-responsable du groupe LREM sur le projet de loi relatif aux mobilités, qui fait… un doigt d'honneur.
Et, bien inspiré, le député de l'Ain n'a pas hésité un instant à publier leur photo sur Twitter, le 18 novembre 2017... 
 Tweetfail : le selfie doigt d'honneur d'un député LREM en plein congrès


Peu de temps après publication de ce tweet, Stéphane Trompille l'a supprimé, expliquant qu'il s'agissait d'une "erreur".
Non non c'est une erreur de post de ma part.
Cette photo ne devait pas être postée.

Trop tard. 
Ce type n'est pas qu'un "godillot"...


Trompille s'est fait épingler dès sa première année d'exercice de son mandat parlementaire, le 21 juin 2018

Il n'a pas hésité à exercer la fonction d'assesseur auprès du Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale de Bourg-en-Bresse, fonction incompatible avec un mandat de député et contraire au principe constitutionnel de séparation des pouvoirs.

C'est probablement parce qu'il est employé de banque avec bac +2 dans le civil et dans un souci d'utilisation appropriée des compétences que LREM l'a placé à la fois à la commission de la Défense nationale et des Forces armées à l'Assemblée nationale et à la mission d'information sur le secteur spatial de défense dont il est nommé co-rapporteur !
Il est également membre de la CyberTaskForce (Cyberdéfense numérique), suppléant de la délégation française à l’Assemblée parlementaire de l'OTAN et membre du Comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques (CEC). Peut-être ne sont-ils pas tous au niveau de ce très distingué délégué du personnel CFDT...

Le député LREM de l'Ain, en état d'ébriété, Stéphane Trompille, a-t-il cherché la bagarre avec des Gilets jaunes ? 

Résultat de recherche d'images pour "Stéphane Trompille"Une vidéo postée sur Facebook montre une altercation – qui aurait pu tourner en pugilat — entre ce député LREM de l’Ain et des Gilets Jaunes. Des faits qui se sont déroulés au péage autoroutier d’Attignat et qu'il a lui-même confirmés  à la presse locale, ainsi qu’à la Voix de l’Ain, qui a consacré un article à l’affrontement.

"Je rentrais d’un rendez-vous dans une mairie" [sans précision du lieu], a expliqué Stéphane Trompille au journaliste de la Voix de l’Ain, auprès duquel il se justifie ainsi : "L’un d’eux m’a dit : "On va te retrouver". Quand j’entends aussi que je suis un privilégié, tout cela m’a fait perdre mon sang-froid. Et avec la fatigue… Je revenais aussi d’un déplacement, dans le cadre d’une mission d’information." Laquelle ? Où ?

Un Gilet Jaune présent témoigne que le député "éméché" a "pété les plombs". 
Le journal local rapporte aussi que certains sont témoins que le député était "alcoolisé" au moment des faits. "J’ai bu un verre à la mairie lors de mon rendez-vous, et une bière avec les Gilets Jaunes", a rétorqué le trentenaire à la Voix de l’Ain. Un verre et une bière et le fan de Macron ne se sent plus... 

La vidéo a été postée le week-end du 1er décembre sur Facebook. 
Pendant une minute, on y voit le député Stéphane Trompille, manifestement éméché, chercher l'affrontement avec un Gilet Jaune qui l'aurait préalablement menacé au péage autoroutier d'Attignat (Ain).  Stéphane Trompille repousse des manifestants qui s'interposent voulant éviter ainsi que l'incident ne dégénère, mais l'élu cherche à forcer le barrage.

Stéphane Trompille confirme "l'altercation" et livre sa propre version sur Twitter. Il aurait été menacé, lui et sa famille, alors qu'il "échangeait avec les gilets jaunes depuis une trentaine de minutes".
Il se justifie en invoquant des mises en garde "viriles": "J'ai explosé d'une colère malheureuse, mais sincère".
L'intégralité de la scène n'a pas été filmée. Impossible donc d'apprécier donc la réalité des menaces et la nature exactes des propos proférées de part et d'autre :.

Contacté par la presse, l'arrogant macronien n'a pas daigné répondre aux sollicitations.

vendredi 27 mars 2015

Elections: les départements PS qui sont sûrs de perdre leur tête

14 des 30 présidents qui vont tomber de leur siège dimanche

Mur des cons de Hollande ou mur des fusillés de Valls ? 

Pourtant s
ouvent installés, ces élus départementaux sont menacés par la grande marée de dimanche. Ces présidents seront-ils encore à la tête des nouveaux conseils départementaux en avril? Rien n'est moins sûr. Qui sont-ils, ceux qui peuvent déjà faire leurs cartons? Sur la liste figurent déjà les socialistes Yves Daudigny (Aisne), Jean-Louis Destans (Eure) ou Alain Cottalorda (Isère).

1. Gérard Bonnet, PS (Corrèze)

Conseiller général de Corrèze depuis onze ans, l’ancien maire de Brandonet de 70 ans ne pensait plus connaître de revers électoraux. C’était sans compter la volonté des électeurs de transformer le scrutin en sanction de la politique du chef de l’Etat, jusqu’à son fief symbolique de Corrèze. Le président du Conseil général, en poste depuis 2012, est en ballotage défavorable dans son canton de l’Yssandonnais face à un binôme UDI-UMP. Le département, passé à gauche en 2004, pourrait revenir dans le giron de la droite dimanche prochain.

2. Rémi Chaintron, PS (Saône-et-Loire)

Cet ancien collaborateur d’Arnaud Montebourg de 42 ans est largement distancé par le binôme UMP dans son propre canton de Louhans. Sans aucune réserve de voix, son maintient au sein du Conseil général paraît compromis. En 2012, il a pris la succession de son mentor à la tête du département. Si il assure encore y croire, la droite pourrait reprendre ce département égaré à gauche depuis 2004.

3. Georges Labazée, PS (Pyrénées atlantiques)

Le sénateur risque de passer un dimanche compliqué. A 71 ans, il risque non seulement d’être bouté hors de son canton où il est en ballotage défavorable, mais également d’assister à la reprise en main du département par son opposant Jean-Jacques Lasserre (MoDem). L’ancien député lui avait arraché la majorité en 2011.

4. Hermeline Malherbe-Laurent, PS (Pyrénées orientales)

Toute fraîche sénatrice, elle pensait surfer sur son succès de l’an passé aux sénatoriales, à 45 ans. Le scénario que sa gestion a écrit depuis 2010 est tout autre. Si le département résiste mieux à la vague bleue que prévu, ses électeurs risquent de ne pas renouveler son mandat de conseillère générale qu’elle occupe depuis 2008. En ballotage face à un binôme FN, elle dispose d’une faible réserve de voix et pourrait laisser sa place à deux conseillers du parti de Marine Le Pen.

5. Jean-Pierre Saulnier, PS (Cher)

Devancé  par un binôme UDI-UMP dans son canton de Bourges 3, le président du Conseil général de 69 ans paraît en mauvaise posture pour l’emporter. L’ancien adjoint au maire de Bourges a d’ores et déjà fait une croix sur la répétition du succès de 2011, où la gauche avait conquis 22 sièges sur 35. Cette année, la droite arrive en tête dans 11 cantons sur 19, après trois années d'Etat-PS.

6. Rachel Mazuir, PS (Ain)

Président du Conseil général depuis 2008, le sénateur est arrivé troisième dans son canton de Ceyzériat. Avec seulement 25,39% des suffrages et peu de voix en réserve, le sectaire de 75 ans a pourtant refusé de se désister au profit de la droite pour contrer le FN arrivé en deuxième position.


7. Jean Denat, PS (Gard)

A 60 ans, le président du Conseil général est une des victimes  de la politique de Valls qui est venu le soutenir, car c'est un 'pote'. Il est en effet en difficulté dans son canton de Vauvert où il est pourtant élu depuis 1998. Engagé dans un duel avec le Front national, il est arrivé au premier tour avec plus de 11 points de retard. Le binôme Front de gauche n'est pas très motivé pour lui verser sa réserve de voix.

8. Yves Rome, PS (Oise)

Conseiller général depuis 1988, président depuis 2004, c’est une page qui vase se tourner pour Yves Rome. L’ancien maire de Bailleul-sur-Thérain est arrivé en troisième position dans son canton de Mouy, loin derrière le binôme de l’Union de la droite et surtout de celui du Front national. Si le sénateur peut compter sur un report de voix de deux binômes divers gauche, ces réserves risquent d’être insuffisantes pour couper la route au parti de Marine Le Pen arrivé en tête. Malgré ce constat, l’élu a refusé de se désister au profit de la droite.

9. Christophe Perny, PS (Jura)

Président du Conseil général depuis quatre ans, ce  frondeur pourrait payer le prix de son  opposition à la fusion des régions et quitter le département par la petite porte. Il est en ballotage défavorable face à un binôme UMP, en tête de près de 15 points dimanche dernier. Pour ce qui est de la majorité départementale, la gauche en a déjà fait le deuil. Tout juste espère-t-elle conserver 8 sièges sur les 34 que compte le territoire.

10. Frédéric Thomas, PS (Indre et Loire)

Le président de ce département conquis en 2008 n'a pas su fédérer. Il s'est mis en danger jusque dans son canton de Tours 1 où il est élu depuis 2004, mais la politique de Valls et Hollande ne l'a pas servi. Son binôme est engagé dans un duel difficile avec un duo d’Union de la droite, dont l’issue est incertaine. Le Premier ministre Valls a fait une tentative de sauvetage jeudi 26, à Tours, où Marisol Touraine l'escortait, pour son malheur: si elle a présidé le département (2011-2012), elle est aussi une ministre contestée de la Santé de Valls en proie à des accès de colère vitupérante et de crises de tremblements irrépressibles...

11. Yves Ackermann, PS (Territoire de Belfort)

Au pays de Chevènement et du Lion de Bartholdi, le président du Conseil général est également en difficulté. Arrivé 1,40 points derrière un binôme UDI, l’ancien sénateur de 65 va devoir faire face à une triangulaire difficile dont le FN est partie prenante. La politique de Hollande et le désintérêt de Valls pour cette terre chevènementiste pourraient faire basculer le territoire de Belfort. La droite est en position favorable pour l’emporter dans cinq des neuf cantons que compte le département.

12. Didier Manier, PS (Nord)

Bien qu’arrivé en tête à l’issu du premier tour, le président du Conseil général de 53 ans est talonné par le binôme d’Union de la droite. Avec sa faible réserve de voix, le canton de Villeneuve-d’Ascq où il est élu depuis 1998 pourrait lui échapper. Ancré à gauche depuis dix-sept ans, son département est déjà sûr de basculer à droite. Arrivé à la présidence en septembre 2014, à la faveur du départ de Patrick Kanner nommé ministre de plein exercice, mais transparent, du gouvernement Valls (Ville, Jeunesse et Sports: qui le sait ?), il aura fait un petit tour avant de s'en aller.

13. Michel Dagbert, PS (Pas-de-Calais)

Il est arrivé quasiment ex-æquo avec le binôme Front national (42,57% contre 42,50%) dans son fief de Noeux-les-Mines. Sans aucune réserve de voix, le président du Conseil général de 53 ans devrait, impuissant, voir -de ses yeux bleu marine- le canton lui tomber des mains, comme sa majorité départementale, et  le parti de Marine Le Pen le ramasser, suite à la multitude d'affaires judiciaires qui plombent le PS depuis de longues années. Le FN est arrivé en tête au premier tour dans 22 des 39 cantons que compte le territoire.

14. Christian Namy, UDI (Meuse)

C'est comme si il était socialiste: il est arrivé à près de 400 voix derrière le binôme divers droite de son vice-président de département, Serge Nahant. Il est également en danger dans son propre canton de Dieue-sur-Meuse. Le sénateur de 76 ans dit pouvoir compter sur une réserve de voix pour arracher un nouveau mandat, dans son canton qu’à la tête du département qu’il dirige depuis 2004.


mercredi 13 novembre 2013

TF1 soupçonné d'avoir "décalé" le son de "quelques" huées visant Hollande, le 11 novembre

Des huées remplacées par des ...applaudissements

TF1 admet avoir truqué le son de "plusieurs" personnes conspuant le président Hollande.
 

Le reportage en question a été diffusé dans le journal de 20 heures de TF1, lundi 11 novembre. Le matin même, François Hollande a été conspué sur les Champs Elysées et à nouveau l'après-midi, en déplacement dans l'Ain.

A son arrivée à Oyonnax, à l'instant où le chef de l'Etat sort de sa voiture, on entend distinctement des huées. Mais dans le "Petit Journal" de Canal+, Yann Barthès montre, images et bandes-son à l'appui, que ces huées ont été déplacées.   En réalité, les sifflets auraient eu lieu quelques instants ...avant l'arrivée du président de la République. 


Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

Ce qui non seulement 
ne change rien à la réalité de huées des Français
, mais n'est guère vraisemblable: quand on est en colère, pourquoi huer un absent et se taire en sa présence. Canal+ et TF1 se sont-ils entendus pour donner un petit coup de pouce à Hollande pour que le président accorde une fréquence gratuite sur la TNT ? 

TF1 plaide la bonne foi et parle d'une maladresse
  


Hollande a encore été la risée du monde entier
Le journal The Times rapporte
 "des douzaines" de groupes d'opposants
"Le son d'origine a été maladroitement décalé de 4 secondes très exactement, dit la directrice de l'information de la chaîne, Catherine Nayl. C'est une erreur regrettable mais en aucun cas il n'y a eu d'ajout de son, ni de volonté de déformation de la réalité".

Le CSA doit examiner le dossier. Le Conseil supérieur de l'audiovisuel  va se pencher sur ce cas en groupe de travail "déontologie". La décision prendra quelques semaines. Dans ce genre de cas, le "gendarme de l'audiovisuel" peut soit ne pas donner suite, soit adresser à la chaîne une mise en garde, une mise en demeure, ou même, au pire, imposer des sanctions comme la lecture d'un communiqué ou une pénalité financière. 

Cette année,
le CSA a adressé une quinzaine de mises en garde à des radios ou des chaînes de télévision, mais aucune à TF1. Doit-il enfin sanctionner pour acquérir un peu de crédibilité ?

Et quand on pense que la gauche prétend que TF1 est au service de la droite...


dimanche 31 octobre 2010

Bourg-en-Bresse: Delanoë se fait recevoir par des pro-palestiniens

L'élu socialiste est interdit de parole en territoire palestinien socialiste

Le maire socialiste de Paris, né en Tunisie, Bertrand Delanoë, était annoncé à Bourg-en-Bresse (Ain, dans la région Rhône-Alpes) vendredi 15 octobre.
Il y a animé en soirée une réunion publique que la section burgienne du Parti socialiste voulait consensuelle: le maire Jean-François Debat est socialiste. Elle devait être consacrée à l'âge de la retraite, mais le sujet n'est pas assez important pour une certaine catégorie de la population.

Car Delanoë a été pris à partie par des militants de Free Palestine qui lui reprochent son soutien à la politique israélienne.

VOIR et ENTENDRE une scène de haine raciale:



Compte-rendu de La Voix de l'Ain

"Bertrand Delanoë agacé, Jean-François Debat déconfit, des militants socialistes désemparés. C’est l’image qui restera du meeting du maire de Paris, vendredi 15 octobre à la Maison des jeunes et de la culture (MJC). La section burgienne du Parti socialiste avait voulu marquer sa rentrée politique en invitant un « ténor », présidentiable en puissance, et ami du maire de Bourg. Un buffet-concert devait même clore la soirée.

Mais la « fête » espérée a tourné au fiasco par la faute d’une dizaine de partisans de la cause palestinienne, venus invectiver l’orateur, coupable à leurs yeux « de défendre la cause sioniste ». Ces étudiants lyonnais ou burgiens, pour la plupart engagés dans le mouvement Free Palestine, avaient préparé leur « coup ». Pressé par un timing serré - venu en train, la grève des cheminots le contraignait à écourter son passage à Bourg - Bertrand Delanoë n’avait qu’une quarantaine de minutes, montre en main, pour livrer son discours dans une salle pas entièrement pleine. Au bout du compte, le maire de la capitale, n’a pu s’exprimer sereinement qu’une petite dizaine de minutes. À plusieurs reprises, il a été interrompu par ses détracteurs.

Invectives

À peine était-il installé à la tribune, qu’un jeune homme se levait dans le public pour pointer un doigt accusateur, « non Monsieur le maire de Paris, vous n’êtes pas le bienvenu à Bourg-en-Bresse ! » Et ce « chahuteur » d’accuser Bertrand Delanoë : « vous avez fait citoyen d’honneur de la ville de Paris un soldat d’occupation israélienne, Gilad Shalit (NDLR : actuellement détenu par le Hamas, groupe armé palestinien), dont l’armée a tué 1 400 hommes, femmes et enfants lors des massacres à Gaza en 2008. Vous avez aussi inauguré une place en faveur du chef de l’État, David Ben Gourion, à l’initiative du massacre et de l’expulsion de 800 000 Palestiniens en 1948… ». Un autre militant a poursuivi sa charge, invectivant aussi Jean-François Debat, « qui accueille ainsi un partisan sioniste dans notre ville alors qu’il refuse inlassablement de rendre Salah Hamouri citoyen d’honneur, pourtant originaire de Bourg-en-Bresse et emprisonné depuis 5 ans par les forces israéliennes sans aucun motif valable ».

Sur le net

Quittant son pupitre pour se rapprocher de son accusateur, Bertrand Delanoë a réagi fermement mais dignement à ces violents propos, réfutant toute démarche partisane dans ses actions. « Je suis en contact avec les Palestiniens. Paris est en amitié avec La Palestine, nous aidons à la réalisation d’un projet d’adduction d’eau à Jéricho. Mais je veux la paix pour les deux États, palestinien et israélien ». Une autre voix s’est alors élevée dans le public, scandant « criminel ! » Courroucé [sic], le maire de Paris a alors rétorqué : « je me bats pour la liberté des deux peuples, et ça, ça vous emm… » Venus visiblement, non pas pour débattre, mais bien pour déstabiliser la réunion, les acteurs de BDS
[ Boycott Désinvestissement Sanctions, contre l'Apartheid israélien] ont continué leur pilonnage verbal face à Bertrand Delanoë dénonçant leur attitude « incorrecte et antidémocratique ». Outrés par le procédé, plusieurs auditeurs de gauche ont essayé de faire taire ces « intrus ». Et quelques militants socialistes, à l’instar de l’ancien maire André Godin, ont tenté d’éconduire les perturbateurs hors de la salle. En vain, d’autres ont pris le relais. Caméra en main, une jeune femme a filmé l’action de ses complices, avec l’objectif de la « faire tourner sur le net » [Mais le Net a bloqué le buzz !]. Sur l’estrade, Jean-François Debat, médusé, devait peut-être regretter de ne pas avoir suffisamment pris au sérieux l’avertissement de l’un de ses collaborateurs. Quelques jours auparavant, et après avoir visionné le site internet de BDS, ce conseiller avait avisé des risques pesant sur la réunion de ce vendredi. « Pas à Bourg », s’était-il entendu répondre dans l’entourage du maire…

La liberté d'expression est-elle confisquée en France ?

LePost conclut très finement que Delanoë a été privé de buffet...
Buffet halal !

dimanche 21 septembre 2008

Sénatoriales : la gauche n’obtient pas les 10 sièges de plus escomptés

Stabilité : droite et gauche confortent leur positions
Déception de la gauche, dimanche 21 septembre, à la mi-journée, pour les sénatoriales : l’opposition ne reçoit pas les dividendes de ses dénigrements systématiques. Dès la première partie de la journée, la droite ne cédait rien.

Progression limitée de l'opposition
Le président sortant du groupe PS du Sénat, Jean-Pierre Bel a été réélu dès le premier tour dans son fief d'Ariège avec 76,2 % des voix. Les deux sénateurs PRG sortants de Corse, Nicolas Alfonsi (Corse-du-Sud) et François Vendasi (Haute-Corse), ont également été réélus.
Dans les Alpes-de-Haute-Provence, où sévit Jean-Louis Bianco, le socialiste Claude Domeizel a également été réélu.
Les deux sénateurs socialistes de l'Aude, Roland Courteau et Marcel Rainaud, ont été réélus avec plus de 76 % des voix dans les Côtes d'Armor, la gauche conserve ses trois sièges, deux pour les socialistes, un pour les communistes.
Le socialiste Michel Teston est réélu en Ardèche.

La droite conserve ses sièges
Dans l'Eure, la majorité présidentielle a de nouveau réalisé le grand chelem. Les sénateurs UMP Joël Bourdin et Ladislas Poniatowski ont été tous deux réélus, et Hervé Maurey, Nouveau Centre, emporte le troisième siège.
En Charente-Maritime, sur le territoire de l’amère de Melle, la présidente socialiste de région, l'UMP conserve ses trois sièges : Claude Belot et Michel Doublet sont réélus et Daniel Laurent, élu.
Dans l'Aisne, les deux sièges restent à l'UMP.
Le sortant UMP, Robert Laufoaulu a été réélu à Wallis et Futuna, territoire d'outre-mer.
Le divers droite Philippe Adnot est réélu dans l'Aube;
l'UMP Pierre Jarlier dans le Cantal,
et dans le Cher, l'UMP Rémy Pointereau est également réélu.

Charles Millon (UMP) a besoin de deux tours.
L'ancien ministre de la défense, Charles Millon, candidat aux sénatoriales dans l'Ain avec le soutien de l'UMP, était dans une situation très délicate. Il est arrivé troisième au premier tour de la sénatoriale, avec 580 voix, après Rachel Mazur (PS) et Sylvie Goy-Chavent (UMP), avec respectivement 588 et 634 voix. La réserve de voix à droite semble suffisante pour assurer l'élection de Ch. Millon, mais les opposants à son retour en politique jusque dans son propre camp pourraient toutefois contribuer à l’élection de deux PS dans ce département où il n'y en avait aucun.

Chevènement (MRC) en ballottage
Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre de l'Intérieur, président du Mouvement républicain et citoyen (MRC), candidat dans le Territoire de Belfort, est lui aussi en bonne posture. Arrivé en tête du premier tour avec 127 voix, il devance le candidat socialiste, Yves Ackermann, qui en a recueilli 111. Malgré le soutien du PS à J.P. Chevènement, Yves Ackermann entend se maintenir au second tour.

Pari difficile pour Rebsamen (PS)
Le proche de Sa Cynique Majesté Royal en campagne présidentielle, le maire de Dijon, n'est arrivé qu'en 5e position en Côte-d'Or, ce qui compromet ses chances d'être élu. Avec 582 voix, ce numéro 2 du PS est largement devancé par le président PS du Conseil Régional François Patriat (740 voix), ainsi que par Alain Houpert (DVD), qui a recueilli 611 voix. Un jeune candidat PRG, Patrick Molinoz (38 ans), 596 voix et le sénateur sortant UMP Louis de Broissia, avec 594 voix, ont également devancé le maire de Dijon.Mais Frère Rebsamen pourrait profiter de ses passages devant micros et caméras.

Les facteurs d’incertitude
Malgré la mainmise de la gauche sur les grandes villes, les régions et une majorité de départements, la majorité du Sénat ne devrait pas basculer dimanche et le PS ne prétend gagner qu'une quinzaine sièges dans le meilleur des cas.
Les communes de moins de 3 500 habitants fournissent en effet la moitié des délégués des conseils municipaux : le Sénat a pour fonction de représenter la campagne et de contrebalancer le poids des villes
. Ainsi, l’équilibre des secteurs urbain et rural est-il assuré.

Mais la création de 12 nouveaux sièges constitue un autre élément d’incertitude
L'UMP risque de voir sa majorité grignotée du fait d’une possible obligation de composer davantage avec ses alliés centristes de l'Union centriste-UDF (UC-UDF) et les radicaux valoisiens.

lundi 1 septembre 2008

Un TER arrache 1km de câbles, dans l’Ain, cette fois

La SNCF confirme la loi des séries
L’arrachage de caténaire pour le long weekend du 15 août, du côté d’Aubagne (Lire PaSiDupes), donne des idées en ce 1er septembre.

La rentrée n’est pas seulement celle des professeurs : elle est sociale !
La circulation des trains express régionaux (TER) reliant Lyon à Ambérieu-en-Bugey (Ain) a été fortement perturbée ce matin 1er septembre après qu'un train de nuit a arraché un kilomètre de câbles caténaires.

L’entretien des lignes laisse-il à désirer, faute de personnel, nous dira-t-on, ou bien s’agit-il d’un acte de malveillance d’une catégorie de personnels, qui se livrerait une nouvelle fois à des heures supplémentaires: travailler plus, pour gagner plus ?... Toujours est-il que, dans la nuit de dimanche à lundi, le pantographe du corail Strasbourg - Port Bou "a arraché environ 1.000 mètres de caténaires dans le sens Ambérieu - Lyon" à hauteur de Meximieux (Ain) lundi peu avant 03H du matin.
Les équipes techniques sont sur place depuis 3h du matin. Cet incident devrait perturber le trafic entre Ambérieu et Lyon toute la journée. Des autocars de substitution ont été mis en service à 6h30 au départ d’Ambérieu pour Lyon. Ils desservent toutes les gares de la ligne. Dans le sens Lyon-Ambérieu, le trafic devrait être moins perturbé. Un retour à la normale est prévu d’ici ce soir.
Encore un accident fâcheux à la SNCF, et un jour symbolique. Les Français doivent se préparer à une nouvelle rentrée sociale survoltée...
C'est la 'rentrée sociale permanente'.