POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Rebsamen. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Rebsamen. Afficher tous les articles

jeudi 5 novembre 2015

La ministre du Travail avoue ne pas connaître le nombre de renouvellements possibles de CDD

Myriam El Khomri est la crème du gouvernement

La ministre du Travail encadrée
de ses deux parrains
Questionnée sur le nombre de renouvellements possibles de CDD, la ministre du Travail de Hollande et Valls s'est faite piégée sur son incompétence à ce poste sensible


VOIR et ENTENDRE Myriam El Khomri, interrogée par Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC jeudi matin:
A 20 mois de la présidentielle de 2017, François Hollande avait joué la carte du renouvellement générationnel en nommant la benjamine du gouvernement,

Myriam El Khomri, 37 ans et peu connue du grand public, au poste-clé de ministre du Travail pour remplacer François Rebsamen.

Celle qui n'occupait qu'un rôle de figuration dans le gouvernement, au secrétariat d'Etat à la Ville depuis 2014, se retrouvait ainsi propulsée aux avant-postes, dans un rôle stratégique pour le chef de l'Etat qui a fait de l'inversion de la courbe ascendante du chômage la condition sine qua non d'une nouvelle candidature en 2017. Ne savait-il pas qu'elle n'a pas les épaules?
"Je mesure la responsabilité qui est la mienne. Comptez sur ma combativité et ma détermination au service des Français travail-emploi", avit tweeté peu après sa nomination la troisième locataire de la rue de Grenelle depuis le début du quinquennat après Michel Sapin (2012-2014) et François Rebsamen.

"C'est une femme d'expérience qui a réalisé un travail de grande qualité auprès de Patrick Kanner depuis août 2014", avait assuré l'Elysée à l’appui de cette nomination et alors que Kanner reste lui-même un inconnu. "Elle a parfaitement rempli sa tâche avec le souci d'être toujours en prise avec le terrain et à l'écoute et en dialogue avec les citoyens", avait-on imprudemment ajouté au Palais, notant encore qu'elle "incarne la jeunesse, une nouvelle génération et le renouvellement" au sein du gouvernement. La belle affaire !

Et la presse en avait rajouté... Elue dans le 18e arrondissement de Paris, cette jeune femme "connaît parfaitement les politiques de l'emploi sur le terrain qu'elles soient en direction de la jeunesse ou des quartiers"... Elle vient de le prouver !

Les Républicains avait toutefois exprimé ses doutes considérant que le ministère du Travail "passe au second plan": "Ce n'est un pas un poids lourd (...) Je pense que c'est un mauvais signal pour nos concitoyens qui souffrent du chômage", avait déclaré l'un des porte-parole des Républicains Sébastien Huyghe.

La diversité est un plus pour la France et les demandeurs d'emploi
Née à Rabat en 1978 d'une mère bretonne, enseignante, et d'un père marocain, commerçant, Myriam El Khomri, a adhéré au PS en 2002. En 2014, elle avait été l'une des
porte-parole de la campagne pour les municipales de la future maire de Paris, la très perspicace Anne Hidalgo, célèbre meneuse d'hommes...

La ministre du Travail de Valls ne connaît pas ses dossiers


Et que fait l'ignorante Myriam el Khomri pour se mettre à niveau ?
M. El Khomri n'a-t-elle pas mieux à faire 
que d'escorter le président en campagne à Vandoeuvre?

Comme tous les socialistes, elle a reçu un DESS, en droit public et rien ne la prédisposait donc à cette responsabilité gouvernementale. Mais elle l'accepta, avec la promesse que ses parrains Hollande et Valls lui assureraient sa protection. Or, forte des faveurs de l'exécutif, elle négligea son apprentissage pour figurer au nombre des acteurs de la pantomime de Vandoeuvre en participant à la rencontre "impromptue" avec Lucette Brochet, cette infirmière retraitée qui avait été sollicitée par le service de com de l'Elysée pour tenir le rôle de la fervente admiratrice de Hollande à six semaines des Régionales.

"Il y a du travail pour le ministre du Travail", a lâché l'ambigu Stéphane Le Foll.
En septembre député PS de Seine-Saint-Denis et proche de Manuel Valls, 
Popelin a perdu une occasion de se taire
Pascal Popelin, ancien élu du canton de Livry-Gargan (dont Clichy-sous-Bois), a salué "un très beau symbole: une jeune femme à un tel ministère dans une telle période".

"C'est n'importe quoi, elle ne connaît rien à ces sujets", s'est cependant indigné un autre député PS.

Du côté syndical, le numéro un de FO, Jean-Claude Mailly a promis de "juger sur ses actes" la ministre, s'interrogeant toutefois sur son "poids politique" tout comme le leader de l'UNSA ,  Luc Bérille.

La nouvelle venue a-t-elle toujours sa place au gouvernement ?
Les demandeurs d'emploi ne doivent pas avoir à pâtir aussi de cette erreur de trop. 

vendredi 31 juillet 2015

Lassé par ses échecs à redresser la courbe de l'emploi, Rebsamen veut se retirer à Dijon

Rebsamen candidat à la mairie de Dijon et bientôt sorti du gouvernement?

Couac: François Rebsamen sera candidat à la mairie de Dijon, fait savoir un membre de son cabinet au ministère

Frère Rebsamen saisit l'occasion du décès 
 de son ancien adjoint
 
Rebsamen rêve de Côte d'Or
Alain Millot, en cours de mandat, pour sortir du guêpier gouvernemental. L'élection devrait avoir lieu le 10 août et le ministre du Travail assure qu'il ne démissionnera pas. Rebsamen devrait prochainement redevenir maire de Dijon. Mais sera-t-il encore ministre en 2016 ?

Et si, lassé de commenter mois après mois les soi-disant frémissements de la courbe du chômage comme on compte les battements de coeur d'un cher moribond, François Rebsamen s'exfiltrait lui-même du ministère du Travail ? L'hypothèse enfle depuis le décès du maire de Dijon Alain Millot, qui laisse derrière lui un fauteuil vide qu'a longtemps occupé l'actuel monsieur Chômage du gouvernement. 

Le ministre candidat ne se déclare pas franchement et clairement

Curieusement, c'est l'entourage ministériel de François Rebsamen qui a annoncé jeudi 30 juillet sa candidature officielle au retour en mairie à la mi-août. A 15h30, François Rebsamen entretient la confusion en affirmant qu'il ne démissionnera pas de ses fonctions au gouvernement.
Le ministre du Travail justifie cette décision par l'existence d'une "jurisprudence (Frédéric) Cuvillier", du nom de l'ex-secrétaire d'Etat aux Transports, qui avait cumulé son poste ministériel avec le mandat de maire de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) pendant cinq mois, du 30 mars au 25 août 2014.

La moutarde serait montée au nez de Hollande
Angela brandit son trophée
L'Elysée a aussitôt fait savoir que le faux frère "sera remplacé."
"Tant que le président ne m'aura pas demandé de cesser mes fonctions, je les assumerai", a riposté François Rebsamen ce jeudi. Et le ministre a bien fait savoir qu'il "remettra sa démission entre les mains du président et du Premier ministre, quand ses engagements ministériels seront terminés"

L'entourage du ministre du Travail laisse entendre que celui-ci pourrait conserver les deux fonctions quelques semaines, avant un probable remaniement après les élections régionales, en décembre.

Mais l'Elysée qui veut forcer François Rebsamen à choisir, l' recadré: le ministre "sera remplacé" s'il est "élu maire de Dijon". "Il y a un principe: il n'est pas possible de cumuler une fonction ministérielle et un mandat exécutif local." 

G. Cherpion, député des Vosges et tombeur du socialiste sortant Christian Pierret, est secrétaire National Les Républicains chargé du Travail et de l'Emploi.

Par ailleurs,
Manuel Valls est officiellement monté au créneau avec les mêmes arguments : "Il y a des principes qui s'appliquent et [François Rebsamen] le sait parfaitement: on ne peut pas être chef d'un exécutif (...) et en même temps membre du gouvernement. [C'est] une exigence des citoyens." En 2012, Valls avait été préféré à Rebsamen au ministère de l'Intérieur et les deux hommes s'apprécient guère. François Rebsamen est en effet considéré comme l'un des spécialistes de sécurité au sein du PS. 

Pendant la campagne présidentielle de 2012, c'est lui qui a élaboré et vendu à l'opinion ce volet du programme de François Hollande.  
En mai 2013, la victoire du PSG au championnat de France fut suivie de violentes émeutes au Trocadéro, à Paris. Interrogé par Public Sénat qui lui demandait qui, du club ou du ministère de l'Intérieur, était responsable de la tournure prise par les événements, François Rebsamen avait répondu "peut-être les deux". En août 2013, répondant à une question du JDD lui demandant s'il avait le sentiment que Manuel Valls en faisait trop durant l'été, François Rebsamen répondait: "Disons qu'il sait être au service de sa popularité. C'est sa méthode et visiblement elle lui réussit plutôt bien".
Avec l'arrivée de Valls à Matignon, François Rebsamen avait totalement changé de musique. Le sénateur PS avait décrit le nouveau Premier ministre comme "l'homme de la situation". "Valls est l'homme en situation et qui correspond à la situation", avait-il déclaré. Tout en affirmant, "comprendre" les doutes de "l'aile gauche du PS."

Le plan de carrière de François Rebsamen provoque les sarcasmes de l'opposition 

Luc Chatel n'a pas épargné le cumulard.

Le député Les Républicains de la Haute-Marne a expliqué à Patrick Roger en quoi
"ce gouvernement fait fausse route" sur le chômage :
Luc Chatel est d'acocord avec Rebsamen: si lutter contre le chômage est trop "difficile" pour le ministre de Valls, il faut en effet qu'il change de boulot.

A Dijon, on se consacre pour l'instant à un "temps du recueillement." 
Un hommage était rendu à Alain Millot en mairie ce jeudi après-midi, avant une cérémonie officielle prévue à 17h. François Rebsamen avait annoncé sur son compte Twitter qu'il serait présent. Un conseil municipal extraordinaire sera convoqué le 10 août à 14h pour élire le nouveau maire, selon des sources politiques locales. Puis, à 17h, l'assemblée du Grand Dijon se réunira pour choisir un nouveau président.
Depuis le décès d'Alain Millot qui avait été le premier-adjoint de ce dernier depuis 2001, c'est la première adjointe Nathalie Koenders qui assure l'intérim à la mairie.

dimanche 2 novembre 2014

Escalade dans la traque du chômeur: le contrôle des demandeurs d'emploi n'est pas suffisant

Désescalade: la faute à Pôle emploi qui devrait assurer un meilleur accompagnement !

Les fraudeurs et les passifs n'existent pas, nie la gauche du PS

Gaffe, provocation, propos délibéré ? Le 2 septembre, en" intimant l’ordre" à Pôle emploi (selon les termes de Challenges, groupe L'Obs) de "renforcer les contrôles pour vérifier que les chômeurs cherchent bien un emploi" et de les "sanctionner" dans le cas contraire, le ministre du Travail, François Rebsamen, a provoqué un tollé dans les rangs syndicaux. Eric Aubin (CGT) s’est "désolé" (selon Challenges!) que "la seule solution qu’il trouve pour faire baisser la courbe du chômage soit de sanctionner". "Même" (Challenges) le réformiste Laurent Berger (CFDT, proche du PS) s’est déclaré "atterré" par des propos "scandaleux et stigmatisants". Pourtant, un mois plus tard, Manuel Valls persistait : "La question des devoirs des chômeurs fait partie de l’assurance-chômage." Pour Challenges, priorité au ressenti syndical sur la préoccupation du gouvernement dès lors qu'il est "social-libéral". Or, 20 % des chômeurs ne cherchent pas de travail

350.000 offres non pourvues: les syndicats n'en sont pas choqués...

Pourquoi donc le gouvernement "s’engouffre-t-il" dans cette voie ? s'interroge Challenges. Pour faire baisser le chômage ? François Rebsamen a en effet pointé du doigt les "350.000 offres d’emploi qui ne trouvent pas preneurs", à commencer dans l'Education nationale, en dépit de l'abondance des créations de postes). Mais, selon Gilles Saint-Paul, membre associé de l’Ecole d’économie de Paris, ce n’est pas aussi simple : "Les profils des offres et ceux des demandeurs d’emploi ne correspondent jamais parfaitement. Il y a un stock incompressible d’emplois non pourvus, quels que soient le pays et la conjoncture." Tout va donc pour le mieux dans l'Hexagone, alors que la France compte 5 millions de demandeurs d’emploi. Une sous-estimation de l'hebdo économique, au passage, car la France comptait 6,0802 millions de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi  au 31 juillet, un chiffre probablement en deçà de la vérité, si on sait que beaucoup de personnes, découragées, ne s'inscrivent pas à Pôle emploi, bien qu'elles recherchent un emploi. 

Le gouvernement veut surtout combattre la défiance croissante de l’opinion vis-à-vis de l’assurance-chômage. Si on lit entre les lignes, la politique gouvernementale, voire le contexte économique européen, ne seraient donc pas en cause. Les Français en recherche extensive d'un emploi seraient victimes du système. D'ailleurs, une note du CREDOC sur l’Etat providence montre justement que 64% des Français pensent que "s’ils le voulaient vraiment, la plupart des chômeurs pourraient trouver un emploi". Selon un sondage LH2-Le Nouvel Observateur du 5 septembre, 72% des Français pourvus d'une feuille de paie sont d’accord pour "renforcer les contrôles" sur les travailleurs privés d'emploi. Or, l’enquête d’octobre de Pôle emploi montre que, sur 496.900 radiations annuelles, seules 7,6% sont dues à un arrêt temporaire de recherche d’emploi. Parce que les contrôles de demandeurs d’emploi sont insuffisants ? Faut-il monter en puissance et intensifier la chasse aux phobiques du travail ?

Entre sanctions inadaptées et laxisme approprié, la gauche social-démocrate à l'ancienne a choisi

Le contrôle fait bien partie des missions de Pôle emploi, issu de la fusion en 2008 de l’ANPE et des ASSEDIC. Mais la fracture idéologique perdure. Si les méchants ex-agents des Assédic ont conservé une culture de la sanction, les gentils ex de l’ANPE conçoivent plutôt leur mission comme celle de travailleurs sociaux. Et "l’arme de la radiation" (sic) pour refus de deux offres raisonnables d’emploi est peu utilisée : seules 77 personnes ont été sanctionnées pour refus en 2013 en France. "Les droits et les devoirs des chômeurs ne sont pas clairs dans le Code du travail", surtout l'interprétation qui en est faite dans la "bonne" pratique, souligne l'auteur de Chômage : inverser la courbe. 

Les sanctions sont complexes à manier et inadaptées. Les agents ne peuvent pas réduire les allocations, comme aux Pays-Bas ou au Royaume-Uni, ce qui encourage pourtant à retrouver un emploi." Michel-André Chasseing, délégué syndical CFE-CGC pour la région Centre, précise : "L’établissement public concentre ses moyens sur l’accompagnement renforcé des chômeurs les plus éloignés de l’emploi," les plus de 50 ans et les longue durée. Quant aux demandeurs d’emploi dits "autonomes", ils n’ont que deux entretiens obligatoires et ils peuvent actualiser leur situation via un formulaire en ligne. Une simplification administrative qui, paradoxalement, n'est plus au goût du jour du gouvernement qui se flatte de sa loi toute neuve.

Pôle emploi a donc lancé, mi-2013, une expérimentation sur le contrôle des chômeurs en créant des équipes dédiées dans trois régions tests (Poitou-Charentes, Franche-Comté et Provence-Alpes-Côte-d’Azur). Cette étude, présentée au conseil d’administration le 15 octobre dernier, donne du grain à moudre au ministre du Travail. Selon Jean Bassères, le directeur de Pôle emploi, "l’expérimentation a fait apparaître des taux de radiation plus importants qu’en moyenne. Les disparités sont remarquables d'une région à l'autre: 8 à 35% des personnes contrôlées ont été sanctionnées". Les agents se sont appuyés sur des méthodes variées : contrôles aléatoires ou ciblés sur des métiers dits "en tension", à partir de conversations téléphoniques, de questionnaires ou de justificatifs papier.


558 288
Refus de visite médicale
4
Refus d'élaboration ou d'actualisation du projet personnalisé d'accès à l'emploi
5
Refus d'offre raisonnable d'emploi
95
Réfus de visite médicale
1 504
Déclaration inexacte
8 790
Insuffisance de recherche d'emploi
29 276
Refus de contrat aidé, d'action d'insertion ou de formation
558 288
Non réponse à convocation

"Contrôles redynamisants": c'est comme les shampoings ?

Seulement 8% des personnes sanctionnées en Provence-Alpes-Côte-d’Azur, où les contrôles aléatoires représentent 87% des cas: quel pourcentage de passifs non sanctionnés ? En Franche-Comté, avec 78% de contrôles ciblés, la fréquence des radiations s’élève à 35%. Dans ces zones expérimentales, les radiations pour insuffisance de recherche d’emploi représentent juste 2,7% des sorties de la liste des demandeurs d’emploi, contre 0,1% dans d’autres régions. Un frémissement des statistiques peut-il faire espérer des économies substantielles pour l’assurance-chômage : 55% des chômeurs radiés étaient des récalcitrants, des passifs forcenés et n'étaient pas indemnisés. 

Mais Jean Bassères pointe un autre avantage :
"La création d’équipes dédiées permet aux conseillers de mieux se concentrer sur l’accompagnement." Et selon lui,  préconisant la psychologie, "le contrôle a un effet de redynamisation sur certains chômeurs". Mais ce sentiment de Bassères ne se fonde sur aucune statistique: il trouve l'idée belle, car il n'a pas de préoccupations comptables... La généralisation de l’expérimentation n’est d'ailleurs pas encore au programme: elle doit passer par une convention tripartite avec l’Etat et l’UNEDIC.

Le nœud du problème, c'est que Pôle emploi est face à des sous-effectifs criants.
D’après une étude comparée de l’inspection générale des Finances (IGF) de 2011 sur les missions d’accueil, d’indemnisation et d’accompagnement, Pôle emploi ne dispose que de 71 agents pour 10.000 chômeurs contre plus de deux fois plus en Allemagne. Mme Merkel est parfois la référence... "Ce n’est pas le contrôle, mais le rapport étroit entre le demandeur d’emploi et son conseiller qui réduisent la durée du chômage", résume Stefano Scarpetta, chef de la division de l’analyse et des politiques de l’emploi à l’OCDE. La psychologie de groupe est révolue: vive le contact personnel ! Et le massage?

Les syndicats sont partagés. 
"Un bon contrôle, c’est d’abord un bon suivi, insiste Dominique Nugues, délégué de l’UNSA, syndicat de progrès juste un peu figé (sur la ligne ringarde de la prévention en matière de police) et clairement ...moral ! "Les agents sont vite capables de dire si une personne cherche ou pas, de déceler les stratégies d’évitement." L'UNSA préconise-t-elle la délation ou l'omerta ? 

Réponse: le contrôle des chômeurs est devenu un passage obligé. Pour éviter "la suspicion générale qui pèse sur les demandeurs d’emploi", se défend Jean Bassères. On atteint même un niveau historique de moralisation: "il faut contrôler pour des raisons de justice sociale comme d’équité", explique Bertrand Martinot, que pour la seconde fois Challenges appelle à la rescousse de sa thèse : "Pour le gouvernement, la lutte contre le chômage est une lutte contre les chômeurs." L'auteur de "Chômage : inverser la courbe" est en effet un ex-conseiller social de Nicolas Sarkozy et il ajoute : "Cela ne permettra que marginalement de lutter contre ce phénomène lié à des causes profondes."

Quand il était dans l’opposition, François Hollande avait fustigé le renforcement des contrôles décidé par la droite
, rappelle Challenges dans un coup de pied de l'âne à Manuel Valls qui semble bien avoir pris l'ascendant sur Hollande.

samedi 4 octobre 2014

Rebsamengate: le texte de l'entretien retiré par Le Miroir, à la demande de Rebsamen

F. Rebsamen : “Je me bats depuis longtemps pour une vision libérale de l’économie”

Voici le verbatim de l'entretien que le ministre du Travail a accordé au site bourguignon


Pour l’opposition, il porte le nom de “ministre du chômage”. François Rebsamen s’est enfin installé de manière définitive dans les locaux historiques du ministère du Travail au 127 rue de Grenelle à Paris. Proche, très proche du Président de la République, il a accepté un poste clé du gouvernement de Manuel Valls, sans doute l’un des plus difficiles aussi.

Symboliquement pendu durant tout l’été par les  du spectacle, il a fait une rentrée fracassante en septembre en s’attaquant aux “fraudeurs” de Pôle emploi. Désormais il revendique sa ligne libérale et reste intimement persuadé qu’il pourra être celui qui relancera durablement la croissance en France.
Quelques mois après son arrivée, nous sommes allés le rencontrer il y a quelques jours dans son ministère, à Paris.
François Rebsamen bonjour. Depuis un mois, vous avez rejoint le siège historique du ministère du Travail, celui de la Rue de Grenelle. C’est là qu’ont été signés les fameux Accords de mai 68. C’est là que sont passés Pierre Bérégovoy et Martine Aubry. Une force pour étouffer la grogne ?
Pour la gauche, ce ministère est historique. Alors nous ne pouvons avoir qu’en référence ces grands ministres qui sont passés par là : Jean-Michel Jeanneney, en mai 68, Jean Auroux, qui a signé les accords du même nom, Pierre Bérégovoy, qui était un ami ou encore Martine Aubry, qui a marqué le monde du Travail avec la réforme des 35 heures. Lors de la passation avec Michel Sapin [l'ancien ministre du TravailNDLR], j’ai souligné la beauté de ce ministère. Je n’en mesurais pas encore la difficulté.
Justement, considérez-vous aussi qu’il s’agit du pire ministère du gouvernement ?
C’est surtout le ministère qui, tout au long du XXème siècle, a permis de former, d’organiser, de codifier le monde du travail, de protéger les travailleurs. C’est du ministère du Travail qu’émanent les grandes avancées sociales : Les Accords de Matignon en 1936, les seuils sociaux et la création des comités d’entreprise en 1945, sous le Général de Gaulle, la lutte contre le travail des enfants, contre le travail de nuit…
Désormais, nous sommes dans une autre phase : du ministère des avancées sociales, nous devenons ministère du dialogue social et des grandes protections collectives, nous devons désormais enregistrer des avancées sur les protections individuelles. C’est encore plus complexe. Il faut lutter contre le travail dissimulé, le travail illégal… C’est une forme d’esclavagisme humain et j’ai demandé aux inspecteurs du travail d’être plus vigilants sur cette question.
Il est très grave de voir des socialistes siffler un ministre lorsqu’il dit qu’il aime l’entreprise
Lorsque vous êtes arrivé au ministère, François Hollande promettait d’inverser la courbe du chômage, désormais, vous refusez de commenter les chiffres mensuels. Pourquoi ce changement de communication ?
Tout simplement parce que ce n’est pas le bon référentiel. Malgré l’amitié que je porte à Michel [Sapin], il s’est totalement trompé. On ne juge pas le chômage mois par mois, mais sur des périodes plus longues : un trimestre, un semestre. Il s’est mis des boulets aux pieds et les a laissés à son successeur.
Je tente de renverser la compréhension des choses : le taux de chômage est différent du nombre d’inscrits et il permet les comparaisons internationales. Le taux de chômage en France métropolitaine est de 9,7% de la population active au sens du Bureau international du travail. C’est beaucoup, mais il y a déjà eu plus. Si on ne s’y attarde pas, les citoyens seront persuadés que nous avons un taux de chômage qui a explosé. Pour parler clair : je tente de m’enlever un boulet, assez plombant, en changeant de stratégie.
Vous vous êtes finalement réjouis que le chiffre de 150 000 emplois d’avenir ait été atteint fin septembre. Des emplois subventionnés, n’est-ce pas artificiel pour enrayer la hausse du chômage ?
Ce n’est absolument pas artificiel. C’est même le contraire. À la différence des emplois jeunes qui s’adressait à un public qualifié, les emplois d’avenir sont proposés aux jeunes des quartiers issus de la politique de la ville. Ils sont 80% à ne disposer d’aucun diplôme, à être très loin de l’emploi. Les acteurs de l’insertion demandaient du temps : le contrat peut donc durer trois ans et le taux de rupture est très faible, proche des 10%. En revanche, le taux de réussite est certain, car le contrat propose une formation. Ceux qui vont sortir du dispositif, à la fin du contrat, seront qualifiés pour décrocher un emploi. En quelque sorte, nous préparons une partie de la génération de décrocheurs à aller vers l’emploi lorsque la croissance reviendra.
Il y a tout de même 900 000 jeunes sans diplômes. Où trouver les marges de manœuvre ?
Nous faisons beaucoup de choses pour eux. De nombreux dispositifs existent. Parlons déjà de l’apprentissage. Dans les têtes, c’est une voie de garage alors qu’il faut le voir comme une voie d’excellence, qui permet la réussite. Les chefs d’entreprise adorent l’apprentissage, mais ne prennent personne en alternance. La prime qui avait été supprimée – c’était une erreur – est désormais doublée. Il n’y a donc plus d’excuse. À partir de l’année prochaine, nous allons développer la garantie jeune. Une procédure qui concernera les jeunes qui n’ont ni emploi ni stage, ni formation ni éducation, leur permettra de suivre un parcours d’insertion sociale. Il y a en aura 50 000 l’année prochaine.
Nous faisons donc feu de tout bois. Mais on ne remplace pas la croissance, il faut que la machine économique reparte. Ce qui crée l’emploi, c’est l’entreprise. Dès lors, nous pouvons préparer les jeunes, les former ou empêcher qu’ils sombrent.
Ce que vous dites c’est que la pédagogie, que vous avez appelée de vos vœux lors de la première partie du quinquennat, n’est peut-être pas si simple ?
J’essaye d’être pédagogue. Nous sommes dans un pays qui a du mal à accepter les choses. Si nous voulons sauver le modèle social français, il doit être irréprochable : les droits et les devoirs de chacun doivent être bien définis. Les Français sont attachés à ce modèle social, mais il faut l’adapter. Ce sont ces adaptations que nous devons expliquer, détailler.
Mais cette pédagogie n’est-elle pas trop tardive ? Nous sommes déjà à mi-mandat.
Il n’est jamais trop tard pour faire les choses. Le parti socialiste est en pleine mue idéologique. Moi je l’ai effectuée depuis longtemps. Il faut donc l’expliquer. Il est très grave de voir des socialistes siffler un ministre lorsqu’il dit qu’il aime l’entreprise. Franchement, c’est quoi le socialisme ? Ce n’est pas la richesse pour chacun. Ah bon, certains socialistes doutent que ce soit l’entreprise qui crée des richesses ? L’entreprise, c’est des salariés.
Alors le Medef c’est une chose. Ce n’est pas la vie des entreprises. J’ai trois niveaux d’interlocuteurs : le niveau interprofessionnel national, la posture, avecle Medef, la CGPME et les autres ; ensuite les branches et au bout les entreprises. Au niveau local, les entreprises et donc les salariés font vivre le territoire, le développe. Elles savent ce qu’on veut.
Lorsque je rencontre les branches, je leur rappelle que pendant dix ans, elles n’ont rien dit. C’est incroyable. Les entreprises ont perdu marges et compétitivité, sans rien dire. Et là, sous prétexte qu’il s’agit d’un gouvernement socialiste, elles viennent pleurer. Nous faisons un effort sans précédent pour redonner des marges aux entreprises : nous restituons 41 milliards d’euros, l’équivalent de deux points de PIB pour permettre l’investissement, la création d’emploi, l’apprentissage. En un mot nous demandons de préparer l’avenir.
N’y avait-il pas un parasitage avec un Arnaud Montebourg parfois virulent envers les chefs d’entreprises.
Arnaud s’est investi dans sa mission. Il aime l’industrie, l’industrie lourde, l’industrie tricolore. Il préférait une entreprise allemande à une autre parce qu’elle était américaine. Arnaud Montebourg est un personnage complexe : il s’accrochait avec des patrons en arrivant puis les câlinait. Il a bien fait son boulot pour les entreprises en difficulté. Il s’est investi, mais avait une approche particulière. Un peu “olé olé” ! C’est un comédien, un avocat.
Mais ça, François Hollande le savait lorsqu’il a nommé Arnaud Montebourg dans le gouvernement.
Oui, tout à fait. Les gens peuvent ensuite se révéler. Et je ne parle pas de ceux qui ont truandé comme Thomas Thévenoud. On ne pouvait pas laisser passer ces gamineries.
Je ne suis pas là pour stigmatiser les chômeurs, encore moins pour casser les droits sociaux, mais pour rappeler les règles
Ces événements ont parasité la communication du gouvernement dont la première promesse était d’inverser la courbe du chômage en 2017. Y croyez-vous encore ?
Les entreprises continuent de créer de l’emploi, mais pas assez pour faire face à l’afflux de nouveaux entrants sur le marché du travail comme les jeunes et les femmes. J’ai rencontré le patronat allemand lundi 29 septembre, je me suis fait un petit plaisir. Ils voulaient donner des leçons, mais oublient plusieurs choses : l’Allemagne connaît une baisse de sa démographie et a donc de moins en moins de jeunes entrant sur le marché du travail, elle n’encourage pas non plus les femmes à travailler. Notre système de protection du chômage est fort et permet d’éviter la pauvreté. Le taux de pauvreté des chômeurs français, au sens du BIT, est de 38%. Chez nos voisins allemands, il est de 62%.
Pôle emploi dispose de plusieurs dispositifs pour protéger les demandeurs d’emploi. Il y a donc des personnes qui ne recherchent pas d’emploi et qui sont comptabilisées dans les chiffres. Il s’agit par exemple de personnes en situation de préretraite, qui sont dispensées de recherche. Au sens du BIT, ils ne sont plus demandeurs d’emploi.
La phrase que vous évoquez a en effet provoqué un tôlé, au sein même du parti socialiste. La regrettez-vous ?
Où ce fut un véritable tollé médiatique. Politique aussi. Ce qui n’a pas empêché 60% de la population d’approuver ce message. Ils ont conscience qu’il faut adapter notre système social, par ailleurs très protecteur. Les français considèrent qu’il faut renforcer les contrôles, assouplir les seuils, la législation, autoriser le travail le dimanche. Ils sont bien plus en avance que nous sur la nécessité d’un certain pragmatisme en économie.
Malheureusement, le parti socialiste, ou du moins son secrétariat national refuse toutes ces avancées. Il ne veut pas casser les tabous, se pose en garant de l’ordre social établi. Je ne suis pas là pour stigmatiser les chômeurs, encore moins pour casser les droits sociaux, mais pour rappeler les règles. Et c’est parfois dur. Je ne suis pas un ennemi de l’entreprise, je ne suis pas pour l’économie administrée ni pour les pays communistes. Je me bats depuis longtemps pour une vision libérale de l’économie, de la vie de l’entreprise. Avec des droits sociaux, avec une protection de l’individu.
Les citoyens des classes populaires se rendent bien compte que la droite ou la gauche ne sont pas prêtes à appliquer ces réformes alors ils se tournent vers les extrêmes. C’est ça que je veux éviter. Les socialistes ne vivent plus comme les gens : les élus ne connaissent pas le terrain. Ils ne savent pas comment la vie se déroule dans un HLM, dans le quartier de la Fontaine-d’Ouche, qui rassemble toutes les nationalités, dans sa diversité…
Selon vous les élus sont donc totalement déconnectés du terrain ?
Ils ne l’ont surtout pas connu. Il faut être maire, conseiller municipal conseiller général pour connaître cette réalité. Valls la connaît. A Évry, il l’a vécu. Moi aussi. Beaucoup d’élus n’ont pas fait de combat politique. Dans les quartiers, ils auraient rencontré des citoyens qui touchent le Smic, qui triment et qui peuvent en voir d’autres profiter du système. Ils se disent “pourquoi eux et pas moi” ? Pourquoi c’est comme ça ? Il faut être rigoureux et proche.
En sous-jacent vous semblez dire que ce qui peut marcher par exemple à Dijon, peut fonctionner partout.
Bien entendu. Le chômage a baissé de 8,7 à 8% à Dijon. Comment peut-il baisser dans notre ville et pas dans des endroits similaires ? Il faut se poser la question.
Je suis personnellement convaincu que les résultats seront plus rapides
On a vu que le Conseil Constitutionnel a censuré les allégements de cotisations salariales. Elles devaient concerner 5,2 millions de salariés et 2,2 millions de fonctionnaires. Le motif du Conseil : Méconnaissance du principe d’égalité. Est-ce le cas ?
Les 41 milliards d’euros que nous avons débloqués doivent permettre de redonner des marges de compétitivité aux entreprises. Nous voulions essentiellement les réserver au secteur concurrentiel, mais le Conseil Constitutionnel en a décidé autrement : du coup, cette possibilité sera donnée à toutes les entreprises. Cette mesure va finir par porter ses fruits, le Président en est persuadé. Peut-être que ceci nous fera perdre la prochaine élection Présidentielle mais nous pensons que ceci est une nécessité pour le bien du pays. Si la droite et l’extrême droite reviennent, les entreprises se débrouilleront pour garder leur compétitivité. Quand on fait une politique de l’offre, on est obligé d’être en accord avec l’entreprise.
Vous envisagez donc l’éventualité de perdre la Présidentielle ?
Je ne suis pas pessimiste. Je crois toujours en une victoire. S’il faut être le dernier auprès de François Hollande, je le serai, car la victoire j’y crois. Pour moi, François est le candidat idéal. Mais la réalité c’est qu’une politique de relance par l’offre est très longue à mettre en œuvre et à porter ses fruits.
Je suis personnellement convaincu que les résultats seront plus rapides : dès le premier semestre 2015 pour le CICE par exemple
La dernière réforme que vous avez lancée est celle des seuils sociaux. Pourquoi faut-il les réformer ?
Le nombre d’entreprises de 48 ou de 51 salariés varie du simple ou double, il y a bien une raison. Il faut donc envisager un assouplissement des seuils sociaux. J’ai demandé aux partenaires sociaux de travailler ensemble pour faciliter cette réforme. 66% des entreprises de dix et vingt salariés n’ont pas de délégué du personnel alors que c’est une obligation. Et dans le tiers des entreprises qui en ont un, c’est le patron qui le choisit. Moi, ça m’interpelle.
Il y a des lourdeurs invraisemblables, des réunions inutiles… Le droit doit être réel et pas formel. Le dossier est désormais sur la table des partenaires sociaux. J’espère qu’ils arriveront à un accord avant la fin de l’année. Dans le cas contraire, le gouvernement prendra ses responsabilités.
Le vent souffle dans le bon sens pour Dijon et sa communauté urbaine
Parlons un peu de Dijon. Vous avez transmis le flambeau à votre ami Alain Millot. Quel bilan tirez-vous de ces premiers mois ?
Il est patient, apaisant. C’est d’ailleurs ce que je lui ai dit lors du dernier conseil municipal. Je lui ai envoyé un message, ainsi qu’à Nathalie [Koenders, la première adjointe, NDLR] et Colette [Popard, adjointe au maire déléguée au logement, NDLR] : “Il est bien Alain, il est calme, il est pondéré, à l’écoute. Ça fait du bien au conseil; tout le contraire de moi, car je suis agacé par Vandriesse, Bourguignat, Bichot et je ne parle même pas de Cavin”.
Alain Millot a surtout porté une réforme que vous aviez insufflée au Sénat : le passage en communauté urbaine du Grand Dijon.
Je suis très content d’avoir réussi mon coup. Ce passage en communauté urbaine va changer la dotation globale de fonctionnement (DGF) : de 34 euros par personne, nous allons désormais en toucher 60. Soit une enveloppe supplémentaire de six millions par an. 36 millions sur un mandat. Une marche est lancée vers l’unification des territoires dans le respect des uns et des autres. Il n’y a que la ville de Talant, pour des raisons politiques qui ne lui ont pas vraiment réussi d’ailleurs, qui n’a pas voté favorablement cette modification.
À terme, les territoires défensifs, comme Asnières-lès-Dijon, vont disparaître et nous allons poursuivre notre communauté de destin. Avec comme objectif de devenir une métropole, au cœur d’un bassin de 380 000 habitants, qui va tirer le département vers le haut.
On attendait la sortie de votre livre sur le football pour la rentrée…
(Il pointe son bureau). Il est là. 80% de l’ouvrage était rédigé avant que je n’arrive au ministère du Travail, mais je n’ai pas eu le temps d’écrire la dernière partie, consacré à la coupe du monde de football de juin 2014. Mais il est bien là, dans un tiroir et sortira au moment de l’Euro 2016.
À l’origine je voulais écrire un livre sur mes “France-Brésil”, mais l’éditeur a jugé que je n’étais pas assez connu alors il s’agira toujours de football, mais à travers le prisme politique. Sur les réseaux sociaux, les internautes ont critiqué cette démarche, mais la vérité c’est que l’ouvrage était en partie écrit avant d’arriver ici.
Pour l’Euro 2016 donc. Et avec une équipe en résidence à Dijon ?
La France accueillera en effet la compétition et la ville a postulé pour accueillir une équipe. Le Président de la Fédération française de football, Noël Le Graët, m’a confirmé que nous avions de grandes chances d’être retenus. D’ici là nous aurons avancé sur la construction de la tribune et sur tant d’autres projets comme la Cité de la gastronomie, la rénovation du Musée des Beaux-Arts, du chauffage urbain, sur la classification des climats au patrimoine mondial de l’Unesco. Le vent souffle dans le bon sens pour Dijon et sa communauté urbaine.
Jérémie Lorand

Interview de François Rebsamen : le Miroir vous explique tout
 La rédaction du Miroir a passé une drôle de journée vendredi 3 octobre 2014. Comme l’ont souligné de nombreux médias nationaux, l’interview de publiée à 7 heures du matin a été retiré du site en milieu de matinée.  Nous avons choisi de republier cette interview ce matin. Nous vous devons quelques explications.

Emballement médiatique : Retour sur la journée


[Au cours de l'été (le 7 juillet, avec une relance le 18 août), nous avons fait une demande d'interview auprès du cabinet du ministre du Travail. Nous précisons dans nos échanges de mails que nous avions l'intention de publier un article sur la vie au ministère et les dossiers du moment sur miroir-mag.fr puis un reportage plus complet dans notre prochain magazine mensuel.]
Vendredi 3 octobre 2014, au matin, nous avons publié l’article sur le site internet à 7 heures, comme nous le faisons chaque matin nos lecteurs, loin d’imaginer le tollé médiatique qu’il allait provoquer. A 10h30, le cabinet de François Rebsamen a appelé le rédacteur en chef du Miroir, Jérémie Lorand, jugeant l’interview “catastrophique pour l’image du ministre”. La rédaction du Miroir a été surprise, puisque que François Rebsamen et Marie D’Ouince, sa conseillère spéciale, avaient partagé un peu plus tôt, l’article via leur compte Twitter dans le courant de la matinée, le cautionnant indirectement.
Afin d’être conciliant, la rédaction a accepté de dépublier momentanément l’article, le temps de régler un éventuel quiproquo avec le cabinet du ministre. Exceptionnellement, nous avons accepté le principe de modifier quelques tournures de phrases, sous réserve, mais en guise de bonne foi, ce que Marie d’Ouince a refusé. Dépublication ou rien.
Entre temps, les réseaux sociaux se sont emballés et des dizaines de médias nationaux ont publié des articles pour signaler la disparition de l’interview de François Rebsamen. Dépassés par le nombre de demandes d’interview et l’emballement médiatique, nous avons choisi de stopper toute communication et de suspendre la reparution de l’interview. En fin de journée, nous avons souhaité faire le point avec François Rebsamen, à l’occasion de sa visite à Dijon. Ce dernier a refusé.
Dans plusieurs articles et sur Twitter, Marie D’Ouince nous a reproché de l’avoir trompée en cachant notre intention de réaliser une interview de François Rebsamen. Marie D’Ouince a déclaré qu’une interview consistait en une “question, réponse puis relecture”. Or, nous n’avons pas fait relire l’article au cabinet du ministre – conformément aux pratiques habituelles et à la déontologie du métier.
Ce matin, le Miroir choisit de republier l’interview de François Rebsamen. Nous n’avons pas été déloyaux, puisqu’il était prévu que l’on réalise, en s’installant autour d’une table avec de François Rebsamen, micro en main, questions et relances à l’appui, une interview, et non pas “une discussion à bâtons rompus”. L’interview publiée sur miroir-mag.fr est d’ailleurs une retranscription scrupuleuse de l’enregistrement audio de l’entretien que nous avons eu avec François Rebsamen, en présence même de sa conseillère.
Nous choisissons de republier cette interview car en dehors des quelques phrases “chocs” retenues par les médias nationaux, nous la jugeons constructive, pertinente pour nos lecteurs, sans langue de bois et honnête.