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vendredi 17 novembre 2017

Problème Castaner: Macron ne renouvelle rien dans les moeurs politiques

La démocratie est en danger quand le président ne respecte pas la séparation des pouvoirs

Macron est près à contredire sa propre loi de moralisation ?

Le Conseil constitutionnel devra se prononcer si Macron garde Castaner au gouvernement.
Sept Français sur 10 veulent que Christophe Castaner, actuel porte-parole du gouvernement - acteur du pouvoir exécutif - quitte l'Elysée s'il est élu
 nommé patron de la majorité parlementaire à l'Assemblée - membre du pouvoir législatif - comme  délégué général de La République en marche, selon un sondage Elabe réalisé par BFMTV.

Certes, la Constitution de la Ve République parle des pouvoirs du président de la République ou du Gouvernement (titres II et III), et non pas du "pouvoir exécutif", des pouvoirs du Parlement (titre IV), et non pas du "pouvoir législatif", ainsi que de l'autorité judiciaire (titre VIII) et non du "pouvoir judiciaire". Or, si Castaner justifie son ambition de cumul par son incarnation du parti du président du fait d' "une voix forte" et d'un "ADN" commun, le Bas-Alpin ne parvient pas à légitimer son maintien au gouvernement autrement que par la volonté du prince.

Castaner a donc décidé de cumuler les responsabilités en restant secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, alors qu'il va être forcément désigné délégué général de La République en marche, samedi, puisqu'il est le "candidat unique". 
Aucun appel d'offres n'a été lancé pour la présidence du parti présidentiel. Tout aussi alarmant : LREM ne dispose d'aucun démocrate qui puisse poser sa candidature alternative, et il ne s'est trouvé aucun élu de la "société civile" qui aurait eu un soupçon de connaissance des principes démocratiques pour appeler au respect des institutions tous-toutes des godillots, mais républicains  vigilants et exemplaires...

L'intention de Castaner est anti-démocratique et ses justifications sont à mourir de rire.
"A mon âge, je ne suis ni retraité, ni riche à tel point de pouvoir arrêter toute activité. Je ne suis pas rémunéré pour ce nouveau métier, je suis juste un animateur", un facilitateur, explique-t-il au micro de BFMTV. Ainsi, dans la république du banquier Macron, l'argent prévaut-il sur le respect  de la démocratie.
Et le pauvre chéri d'ajouter que le trajet de Paris à Forcalquié lui pèse: 10 heures... Peuchère !

La "nouvelle politique" de Macron, c'est la politique à l'ancienne de Chirac ou Bayrou


Christophe Castaner devait prendre "des décisions claires", estime la députée Barbara Pompili vendredi à propos du cumulard, ironisant sur un responsable "capable de faire des journées de 48 heures".
Pour la très flexible ex-élue EELV qui a rallié Emmanuel Macron, LREM est "un parti qui a besoin qu'on prenne le temps de le structurer, de quelqu'un qui s'en occupe à plein temps". Or, elle est libre à plein-temps...
"Je fais confiance à Christophe Castaner pour qu'il prenne les bonnes décisions dans le sens de l'intérêt général". "S'il se sent capable de faire des journées de 48 heures, tant mieux. Maintenant je pense qu'il serait très fort".

Mercredi 15, le candidat unique a fait savoir qu'il quittera le poste de porte-parole du gouvernement, mais restera secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, ce qui suscite des critiques dans l'opposition de gauche, au PS, comme de droite, mais aussi à LREM dont une membre de la direction provisoire, Astrid Panosyan, a jugé qu'un tel cumul "pose problème".
LREM, "c'est un mouvement qui a été construit par Emmanuel Macron pour l'installer à la présidence de la République. Aujourd'hui, il faut restructurer ce mouvement qui ne fonctionne pas, il faut bien le dire, qui fonctionne mal", a également déclarée la députée de la Somme, présidente de la Commission du développement durable au Palais-Bourbon.

Christophe Barbier : "Il ne faut pas que Castaner reste au gouvernement"

Seul le journaliste Christophe Barbier évoque le respect des institutions de la République:
"Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution".

Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (1789), Article 16

mardi 15 décembre 2015

Tromperie électorale - Cumul de mandat et de fonction, Le Drian se fout des Français !

Ministre de Hollande et président des Bretons, le cumulard Le Drian a la tête dure

Le 16 octobre 2015
, Le Drian s'engageait devant les Bretons

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, qui a confirmé le 16 octobre sa candidature à la présidence de la région Bretagne, a affirmé qu'en cas d'élection il assumera son rôle de président de région en vertu de la règle du non-cumul des mandats.
"Tout le monde connait les règles de ce gouvernement, qui ne sont pas les règles des Républicains, j'ai vu récemment les déclarations de M. Sarkozy et de M. Jacob qui disaient le cumul c'est bien. Nous ce n'est pas le cas. Et quand je dis 'Je serai président de la région Bretagne sur la durée', ça veut dire concrètement que la règle du (non) cumul s'appliquera pour moi" en cas de victoire aux élections régionales, avait garanti le ministre-candidat lors de l'émission "La Voix est libre" sur France 3 Bretagne.

"Les règles s'appliquent; les règles, c'est le non-cumul", avait-il affirmé.

Le ministre, en annonçant sa candidature, était resté plus évasif: "Je connais les règles relatives au cumul. J'assume mes responsabilités. Il reviendra au président de la République de prendre, le moment venu, les décisions qui conviennent", avait-il ensuite lâché.

Interrogé sur sa position délicate de ministre-candidat, le ministre de la Défense s'était livré à un numéro de duettistes 
"Le président de la République m'a demandé de rester ministre de la Défense jusqu'à la fin de la campagne (...)" C'est pas moi qui veux, c'est lui !

Et de se retrancher derrière de fausses excuses
"Il y a une crise majeure au Moyen-Orient, il y a des conflits en Afrique, j'ai des négociations à finir de mener, donc il ne voulait pas que comme ça, qu'au pied levé je puisse me retirer, donc il m'a demandé d'être ministre de la Défense jusqu'à la fin de cette année
Un ministre des armées "à l'insu de son plein gré"
"Je ferai mon devoir et je serai pleinement ministre de la Défense pendant cette période... ça ne m'arrange pas trop je dois vous dire", a-t-il raconté.

"On ne peut pas être président de région et membre du gouvernement," avait assuré Valls, la veille, le jeudi 15 octobre

Le Premier ministre avait rappelé les règles fixées par le candidat Hollande
: "Elles sont claires. Il est un ministre de la Défense admirable, mais ça sera aux Bretons de décider. On ne peut pas être président de région et membre du gouvernement," selon le chef du gouvernement sur BFMTV et RMC. La reculade de Hollande et la tromperie des électeurs sont consommées. 

Selon son entourage, Le Drian ne devait rester ministre que "le temps de la campagne", mais pour la suite, "nous n'en savons rien". "Quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup," explique Aubry, en connaisseur...
Le Drian oppose maintenant son mépris aux critiques
Ce jour, à un journaliste de BFMTV, le cumulard a rétorqué: "Vous n'arrêtez pas de m'interroger depuis quinze jours. Vous pouvez continuer pendant encore un mois, je n'en ai rien à faire," a lancé, non sans mépris, l'arrogant duc de Bretagne.

samedi 17 octobre 2015

Régionales - Un cumulard socialiste de plus; après Bartolone, Le Drian

Les trois raisons de l'imposture de J.-Y. Le Drian, ministre-candidat à la présidence de la région Bretagne

Les va-t-en guerre socialistes ont fait de Le Drian un incontournable

Si Le Drian est un si bon ministre, Hollande a choisi de  laisser le champ libre aux islamistes 

Le "capitaine de pédalo" a jeté aux orties le pacifisme, l'une de ces 'valeurs' que le PS s'est appropriée, pour faire la guerre aux islamistes et se fabriquer ainsi l'image d'un chef d'Etat, d'abord, et  d'un chef d'Etat... "audacieux", ensuite. Savoir donc si l'islam radical à combattre du Mali à la Syrie ne serait pas une mauvaise raison pour promouvoir ce ministre dont Hollande a besoin pour tenter de conserver la Bretagne au PS. 

Le ministre de la Défense a choisi de se lancer dans la campagne des élections régionales comme tête de liste en région Bretagne. En cas de victoire, il pourrait devoir quitter le gouvernement. Une hypothèse incongrue si le ministre est aussi indispensable à Hollande qu'on le dit avec insistance, dans la perspective du scrutin, et quand on pense que Manuel Valls a voulu créer un nouveau poste de président-délégué à la tête des 13 exécutifs régionaux, en dépit du fait que cette nouvelle fonction ne plaît pas à tous les socialistes, notamment en Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon. Ce président-délégué aura en effet prépondérance sur les vice-présidents.
Pour les détracteurs de l'actuel président PS du Languedoc-Roussillon, ce nouveau poste ne servirait qu’à recaser  Damien Alary, un dommage collatéral de l’accord entre le PS et le PRG. En cas de victoire, le poste de présidente reviendrait à la socialiste Carole Delga, actuelle secrétaire d'État insignifiante, chargée du Commerce, de l'Artisanat, et celui de première vice-présidente à la radicale Sylvia Pinel, actuelle ministre intérimaire du Logement et de l'Égalité des territoires. Damien Alary récupérerait donc le poste de président délégué.

Le suspense de la candidature Le Drian n'a duré que le temps de la décence. Après avoir fait le mort en région pendant des semaines, le ministre de la Défense a fait 17 déplacements depuis Paris en 10 jours. Jean-Yves Le Drian, a officialisé son entrée effective en campagne des régionales comme tête de liste en région Bretagne. Son entourage l'a confirmé mercredi 14 octobre, sans attendre que l'intéressé réserve au Conseil régional de Bretagne la primeur officielle de l'annonce de sa décision lors de la session  de vendredi

Trois raisons ont poussé ce fidèle de Hollande à replonger dans l'arène, au risque de devoir abandonner ses responsabilités ministérielles 

Les socialistes bretons ne savaient plus à quel saint se vouer

La région avait voté pour la gauche à 56,35 % en 2012, contre 43,65 % pour la droite au second tour. 
Mais la victoire n'est pas acquise d'avance et si elle votait ecore à gauche lors du scrutin des 6 et 13 décembre, la Bretagne n'aurait pas retenu la leçon. Elle est  en effet devenue un Far West, ébranlée par de nombreuses fermetures d'entreprises, sinistrée dans le secteur agroalimentaire, secouée par la colère des exploitants agricoles et agitée par les affrontements sur le site de l'aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes ou par les attaques de Sioux en 'Bonnets rouges'. Alors, pour garder une chance de conserver la région, les socialistes locaux ont multiplié les appels du pied à celui que le service de communication de l'Elysée s'est employé à présenter comme la véritable figure tutélaire du parti en Bretagne. A 70 ans, Bernard Poignant, un ami de trente ans de Hollande, aurait pu faire l'affaire, s'il n'avait pas été éjecté de son siège de maire de Quimper à l'élection municipale de 2014, dans le déshonneur, avec 43,35 % contre 56,65 % à la liste de droite. Et Stéphane Le Foll, ex-directeur du cabinet de Hollande à la tête du Parti Socialiste pendant onze ans, qui a démontré qu'il avait atteint son seuil d'incompétence avant d'être fait calamiteux ministre de l'Agriculture, en a pris ombrage de l'engouement pour Le Drian et ne devrait pourtant pas survivre au vaste remaniement ministériel annoncé. Quant à l'ex-députée du Finistère, Marylise Le Branchu, elle fait la potiche au ministre de la Décentralisation et la changer de pot ne paraît pas une solution envisageable.

"Nous sommes dans l’attente. Même si ce n’est pas le messie, la seule option est celle de Jean-Yves Le Drian pour mener la liste", confiait début octobre aux Echos le directeur de campagne des socialistes et des radicaux en Bretagne, Loïg Chesnais-Girard. Il suffit de jeter un œil à sa carrière politique pour comprendre la raison de cette attente : maire de Lorient pendant dix-sept ans (de 1981 à 1988), député du Morbihan durant vingt-quatre années, président du Conseil régional pendant huit ans... "Il y a une telle demande [désespérée] que je ne vois pas comment Jean-Yves peut ne pas y aller, commentait sa collègue bretonne du gouvernement, Marylise Lebranchu, le 6 octobre sur Public Sénat. Quitte à réfléchir [ensuite] à comment on gère la situation" quant à un maintien ou non au gouvernement. 
L'opération consiste à tromper l'électorat en attirant les voix des Bretons sur son nom, tout en le gardant au gouvernement, quitte à lui faire faire des apparitions régionales au poste de président-délégué.

Le Drian assure l'après-2017
 et ses vieux jours politiques

En se replongeant - avec les moyens de l'Etat - dans une bataille électorale régionale, Jean-Yves Le Drian prépare l'avenir.
Il anticipe donc une éventuelle défaite de la gauche à la présidentielle de 2017, qui le laissera sans mandat: il ne siège plus à l'Assemblée depuis 2007. Or, le ministre de la Défense est un pantouflard naturel. En novembre 2013, dès les premiers échecs du gouvernement Ayrault, Jean-Yves Le Drian confiait au Nouvel Observateur "faire son service" au ministère de la Défense. "Un service de trois ans, 2012-2015", précisait-il déjà, avant d'évoquer son avenir, en Bretagne évidemment : "J'aurai alors 68 ans, disait-il, retour à la maison. Retour parmi les miens."

Pendant son séjour à l'hôtel de Brienne, Jean-Yves Le Drian a entériné les engagements de Hollande sur de nombreux fronts, avec un oeil inquiet sur  les multiples difficultés de la Bretagne plongée dans la crise. Présent à toutes les réunions lors de la révolte des Bonnets rouges, Jean-Yves Le Drian n'aura pourtant pas convaincu ses concitoyens, mais il aura en revanche travaillé à sauvegarder l'intégrité de son fief, puisque François Hollande n'a pas modifié les frontières de la Bretagne lors de la réforme territoriale. Intacte, la région reste ainsi taillée sur mesure pour lui. Les Bretons le récompenseront-ils dans les urnes d'avoir oeuvré à protéger sa carrière ?

Hollande n'a pas encore pas mieux 
à se mettre sous la dent qu'un septuagénaire

Si l'exécutif navigue à vue sur les conséquences de la candidature Le Drian,
la décision est la responsabilité de François Hollande, en concertation avec lui.
Jean-Yves Le Drian n'a pas hésité comme on le dit. Mais est-il plus utile au gouvernement - à temps partiel - qu'en Bretagne par intermittence ? Pour le moment, François Hollande l'a autorisé à mener de front sa campagne régionale et son poste de ministre. Sauver des élections régionales qui s'annoncent difficiles pour la gauche justifie-t-il d'abandonner encore davantage le ministère et Les militaires sur les terrains d'opérations à des hauts fonctionnaires ?

La presse est très critique du cumul d'un ministre et candidat 

Qu'adviendra-t-il en cas de victoire en décembre ?
Claude Bartolone a créé un précédent qu'on a peine à qualifier de 'républicain'... Il mène en effet la campagne des régionales comme tête de liste en Ile-de-France sans avoir démissionné de sa fonction de président de l'Assemblée nationale. 
Les règles édictées par François Hollande en début de mandat étaient claires jusqu'ici : on ne peut être à la fois ministre et président de conseil régional. Si Jean-Yves Le Drian décidait d'occuper le poste immédiatement après les élections régionales, il devrait en toute logique démissionner du gouvernement. C'est pourquoi il pourrait alors décider d'attendre 2017 au poste de président-délégué, pour prendre alors la présidence de la Bretagne. "L'hypothèse de son départ est tout à fait réaliste, mais aussi celle de son maintien", raconte une source proche du ministre...

La presse de samedi critique la décision de Jean-Yves Le Drian. 
Dès vendredi, dans Le Monde, David Revault d'Allonnes affectait de penser que c'est un choix "des plus délicats pour M. Le Drian, écartelé entre les deux piliers de sa carrière politique", tandis que Raymond Couraud de L'Alsace écrivait que " le baroudeur du Mali ou du ciel irakien, est envoyé sauver la Bretagne, sa terre natale".  Jeanne d'Arc aussi a été sacrifiée sur le bûcher, mais c'était à Rouen, à côté, mais en Normandie. 

"Petite décision, mais grande conséquence", selon Yann Marec du Midi libre, qui ne cache pas son incompréhension
: "Alors que le Moyen-Orient est à feu et à sang, que la France est engagée militairement sur le terrain, Jean-Yves Le Drian zappe et change de disque dur. La cible n'est plus Raqqa, mais Rennes. Oups !" Il reste que l'entrée en campagne avec un "adoubement élyséen a tout d'un cadeau empoisonné" pour Raymond Couraud (L'Alsace).
Un "mépris des usages politiques"
"S'il s'asseyait le 13 décembre au soir dans le fauteuil présidentiel à Rennes, on voit mal comment l'exécutif pourrait, dans le climat actuel, justifier le maintien du ministre à son poste. Fût-il le meilleur d'entre eux..." ironise Christophe Lucet dans Sud-Ouest.
Dans La Charente libre, Dominique Garraud relève que "la seule logique de cette double casquette inédite serait de permettre à Jean-Yves Le Drian de rester ministre de la Défense en cas de défaite historique dans son bastion breton". L'éditorialiste y voit un "mépris des usages politiques qui veulent qu'un ministre battu dans les urnes démissionne".
Aux Bretons de trancher, non pas à Paris.

vendredi 31 juillet 2015

Lassé par ses échecs à redresser la courbe de l'emploi, Rebsamen veut se retirer à Dijon

Rebsamen candidat à la mairie de Dijon et bientôt sorti du gouvernement?

Couac: François Rebsamen sera candidat à la mairie de Dijon, fait savoir un membre de son cabinet au ministère

Frère Rebsamen saisit l'occasion du décès 
 de son ancien adjoint
 
Rebsamen rêve de Côte d'Or
Alain Millot, en cours de mandat, pour sortir du guêpier gouvernemental. L'élection devrait avoir lieu le 10 août et le ministre du Travail assure qu'il ne démissionnera pas. Rebsamen devrait prochainement redevenir maire de Dijon. Mais sera-t-il encore ministre en 2016 ?

Et si, lassé de commenter mois après mois les soi-disant frémissements de la courbe du chômage comme on compte les battements de coeur d'un cher moribond, François Rebsamen s'exfiltrait lui-même du ministère du Travail ? L'hypothèse enfle depuis le décès du maire de Dijon Alain Millot, qui laisse derrière lui un fauteuil vide qu'a longtemps occupé l'actuel monsieur Chômage du gouvernement. 

Le ministre candidat ne se déclare pas franchement et clairement

Curieusement, c'est l'entourage ministériel de François Rebsamen qui a annoncé jeudi 30 juillet sa candidature officielle au retour en mairie à la mi-août. A 15h30, François Rebsamen entretient la confusion en affirmant qu'il ne démissionnera pas de ses fonctions au gouvernement.
Le ministre du Travail justifie cette décision par l'existence d'une "jurisprudence (Frédéric) Cuvillier", du nom de l'ex-secrétaire d'Etat aux Transports, qui avait cumulé son poste ministériel avec le mandat de maire de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) pendant cinq mois, du 30 mars au 25 août 2014.

La moutarde serait montée au nez de Hollande
Angela brandit son trophée
L'Elysée a aussitôt fait savoir que le faux frère "sera remplacé."
"Tant que le président ne m'aura pas demandé de cesser mes fonctions, je les assumerai", a riposté François Rebsamen ce jeudi. Et le ministre a bien fait savoir qu'il "remettra sa démission entre les mains du président et du Premier ministre, quand ses engagements ministériels seront terminés"

L'entourage du ministre du Travail laisse entendre que celui-ci pourrait conserver les deux fonctions quelques semaines, avant un probable remaniement après les élections régionales, en décembre.

Mais l'Elysée qui veut forcer François Rebsamen à choisir, l' recadré: le ministre "sera remplacé" s'il est "élu maire de Dijon". "Il y a un principe: il n'est pas possible de cumuler une fonction ministérielle et un mandat exécutif local." 

G. Cherpion, député des Vosges et tombeur du socialiste sortant Christian Pierret, est secrétaire National Les Républicains chargé du Travail et de l'Emploi.

Par ailleurs,
Manuel Valls est officiellement monté au créneau avec les mêmes arguments : "Il y a des principes qui s'appliquent et [François Rebsamen] le sait parfaitement: on ne peut pas être chef d'un exécutif (...) et en même temps membre du gouvernement. [C'est] une exigence des citoyens." En 2012, Valls avait été préféré à Rebsamen au ministère de l'Intérieur et les deux hommes s'apprécient guère. François Rebsamen est en effet considéré comme l'un des spécialistes de sécurité au sein du PS. 

Pendant la campagne présidentielle de 2012, c'est lui qui a élaboré et vendu à l'opinion ce volet du programme de François Hollande.  
En mai 2013, la victoire du PSG au championnat de France fut suivie de violentes émeutes au Trocadéro, à Paris. Interrogé par Public Sénat qui lui demandait qui, du club ou du ministère de l'Intérieur, était responsable de la tournure prise par les événements, François Rebsamen avait répondu "peut-être les deux". En août 2013, répondant à une question du JDD lui demandant s'il avait le sentiment que Manuel Valls en faisait trop durant l'été, François Rebsamen répondait: "Disons qu'il sait être au service de sa popularité. C'est sa méthode et visiblement elle lui réussit plutôt bien".
Avec l'arrivée de Valls à Matignon, François Rebsamen avait totalement changé de musique. Le sénateur PS avait décrit le nouveau Premier ministre comme "l'homme de la situation". "Valls est l'homme en situation et qui correspond à la situation", avait-il déclaré. Tout en affirmant, "comprendre" les doutes de "l'aile gauche du PS."

Le plan de carrière de François Rebsamen provoque les sarcasmes de l'opposition 

Luc Chatel n'a pas épargné le cumulard.

Le député Les Républicains de la Haute-Marne a expliqué à Patrick Roger en quoi
"ce gouvernement fait fausse route" sur le chômage :
Luc Chatel est d'acocord avec Rebsamen: si lutter contre le chômage est trop "difficile" pour le ministre de Valls, il faut en effet qu'il change de boulot.

A Dijon, on se consacre pour l'instant à un "temps du recueillement." 
Un hommage était rendu à Alain Millot en mairie ce jeudi après-midi, avant une cérémonie officielle prévue à 17h. François Rebsamen avait annoncé sur son compte Twitter qu'il serait présent. Un conseil municipal extraordinaire sera convoqué le 10 août à 14h pour élire le nouveau maire, selon des sources politiques locales. Puis, à 17h, l'assemblée du Grand Dijon se réunira pour choisir un nouveau président.
Depuis le décès d'Alain Millot qui avait été le premier-adjoint de ce dernier depuis 2001, c'est la première adjointe Nathalie Koenders qui assure l'intérim à la mairie.

dimanche 20 janvier 2013

F. Chérèque récupère le plan gouvernemental contre la pauvreté

François Chérèque, homme a tout faire de Hollande

L'ancien syndicaliste François Chérèque sera prochainement chargé de " surveiller les avancées " du plan de lutte contre la pauvreté présenté lundi par Jean-Marc Ayrault.

Une source gouvernementale ce jeudi, confirme l'information du journal "La Croix".


Chérèque est un cumulard socialiste
Lien PaSiDupes - François Chérèque cumule les sinécures socialistes : Deux 'contrats de génération', Terra Nova et l'IGAS, pour l'ex-patron de la CFDT "


Un poste clé au PS


A l'inverse de la CGT partisane de la lutte sociale, François Chérèqueavait fait du dialogue avec le pouvoir une marque forte de son mandat à la CFDT. 

Mais aujourd'hui, après avoir été nommé président du conseil d'administration de la fondation Terra Nova, considérée comme proche du PSl'ancien secrétaire général de la CFDT s'apprête à occuper un autre poste clé pour le PS, sans pour autant entrer au gouvernement. 


La gauche crée le mythe de la lutte contre la pauvreté chère au fils de Jacques Chérèque, lequel fut un ex-numéro deux de la CFDT et ministre de Michel Rocard. 

Mais la réalité est quelque peu différente:

- d'une part, François Chérèque ne connaît rien à la pauvreté:
 Lien PaSiDupes - " Le n°1 de la CFDT touche 4 fois le SMIC (et plus) : Le patron de la CFDT a un salaire de 4500 euros par mois. "


- d'autre part, l'octogénaire Jacques Chérèque (ci-contre) a laissé le souvenir d'un bradeur de la sidérurgie notamment lorraine.

Lien PaSiDupes -  " Terra Nova se prend François Chérèque à sa tête : Une élection sur le modèle de la désignation de Jean-Philippe Désir ?"

Hollande réduit le réseau de ses hommes liges du premier cercle

Au cours de la campagne des élections présidentielles, Chérèque fils avait demandé au PS l'organisation d'un « Grenelle » de la pauvreté.

VOIR et ENTENDRE Ayrault dévoiler son plan anti-pauvreté:


Avec sa nouvelle fonction, F. Chérèque devra dire "à travers des rapports réguliers, si chacun applique sa feuille de route : revalorisation du RSA "socle" de 10 % en 5 ans, élargissement de la complémentaire santé universelle (CMUc), création d’une "garantie jeune", réduction des pénalités bancaires pour les personnes fragiles, nouvelles solutions d’hébergement pour les sans-abri, etc. », note le journal "La Croix".

La CFDT reste-t-elle crédible ?


L’annonce officielle sera faite par Jean-Marc Ayrault lundi 21 janvier, à l’occasion d’un Comité interministériel de lutte contre l’exclusion (Cile), conclut "La Croix".

Nul besoin, en revanche, de proclamer que la CFDT est un syndicat indépendant du PS !...




lundi 27 août 2012

Evry: le ministre de l'Intérieur vire des Rom de chez ...lui

Salubrité à Evry : un campement illégal de Rom a été évacué lundi matin



Un mauvais film de ...Roger Hanin,
consacré à François Hollande ?
Ou à son homme de main ?




La ville dont le ministre de l'Intérieur Manuel Valls était maire a pris la Commissaire européenne de court

Le maire PS d'Evry (Essonne), Francis Chouat, a déclaré avoir pris un arrêté d'expulsion vendredi contre 72 personnes d'un campement, situé à l'aplomb des voies ferrées et de la ligne D du RER. 

Le maire PS s'est défaussé
Il a précisé que ce campement faisait l'objet d'une procédure judiciaire en référé engagée par le propriétaire du terrain.
"Cet arrêté d'expulsion est un arrêté d'expulsion pour des raisons strictement sécuritaires compte tenu de la situation de ce campement, dans des conditions d'insalubrité d'ailleurs inacceptables", a-t-il dit sur i>TELE.

Il s'est justifié. "Le maire d'Evry doit exercer son pouvoir réglementaire et en même temps c'est un devoir moral de le faire, il y a des personnes qui sont en danger, il fallait évacuer ce campement", a-t-il ajouté, soulignant que des solutions alternatives d'hébergement avaient été proposées à chaque habitant du campement, dont plus de la moitié dans le département présidé par Jérôme Guedj, député, président du Conseil général de l'Essonne, conseiller général du canton de Massy-Est et conseiller municipal de Massy: le PS ne fait pas la chasse aux cumulards...



Le ministre de l'Intérieur a défendu lundi ce démantèlement



Manuel Valls implique le Premier Sinistre

"Quelle est la politique que nous avons fixée sous l'autorité du Premier ministre ? C'est d'évacuer des campements quand il y a une décision de justice OU quand la situation sanitaire OU en matière de sécurité [Oh ! Est-ce une référence aux vols de poules et d'enfants ?] est insupportable", a-t-il dit sur Europe 1. Ce qui représente tout de même pas mal de "bonnes" raisons quand on devient ministre...

"C'était le cas" à Evry, a-t-il décidé.



Un ministre vertueux, à faire pleurer dans les chaumières

"MOI JE ne peux pas supporter, non seulement comme ministre de l'Intérieur, mais comme citoyen, comme militant de gauche, ces bidonvilles, ces baraquements où des gens vivent dans des conditions insupportables", a ajouté le ministre de l'Intérieur.

Avec le soutien passif des media soudainement amateurs de saint-sulpiceries.
C'est ainsi qu'une telle 'belle âme' peut opérer des rafles en toute impunité médiatique, les associations, réseaux et collectifs en tout genre se contentant de petits cris de vierges outragées. En matière de pucelages socialo-communistes, la chirurgie réparatrice fait des merveilles ...
Le Monde observe d'ailleurs que "Les expulsions de Roms au milieu de l'été ne provoquent que peu de réactions"
"Dans le milieu associatif, relativement silencieux à l'exception du collectif Romeurope et du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP) de Seine-Saint-Denis, qui a dénoncé, mercredi 8 août, "les expulsions sans hébergement alternatif", on hésite aussi sur la façon de réagir.
Au sein du Réseau éducation sans frontières (RESF) et la Fondation Abbé-Pierre, les avis sont partagés."
Une série de démantèlements et d'expulsions a déjà frappé la communauté au cours de l'été, dès le début juin à Toulousetrois démantèlements ont provoqué une manifestation de membres de la communauté Rom et de leurs soutiens dans la mairie PS de Toulouse pour réclamer une solution d'hébergement après le démantèlement de trois campements de Roms ces derniers jours sur les bords de la Garonne, à Lyon dont Gérard Collomb est le maire PS, et deux autres, à Hellemmes et à Villeneuve d'Ascq (Nord), dans la communauté urbaine dirigée - de justesse, à 32 voix près - depuis 2008 par la Ch'tite Brochen-Aubryavec laquelle Manu Valls dément être en conflit...

Ils ont suscité la colère d'associations et d'une partie de la gauche qui néanmoins ne parlent jamais plus de  stigmatisation xénophobe et raciste, ni de "rafles". Pourtant, le gouvernement a annoncé mercredi dernier qu'il continuera à appliquer les décisions de justice de démantèlements, tout en promettant une "réponse globale" pour les familles rom  délogées.


A noter que les Rom sont très majoritairement de Roumaine ou de Bulgarie, des pays européens extérieurs à l'espace Schengen.