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dimanche 2 juillet 2017

France : un homme mis en examen pour vol de lance-roquettes et obus

Le ministère de la Défense est parti en laissant les Armées à la débandade 

Comment un homme de 23 ans a-t-il pu voler des armes de guerre ?

Résultat de recherche d'images pour "le drian Hollande"Chaque matin, la presse louait la compétence du chef des armées de Hollande et Jean-Yves Le Drian comptait donc bien conserver le ministère de la Défense, car les journaux ne peuvent pas se tromper. Pas plus que les entreprises commerciales de sondages.

Les états de services du septuagénaire breton ne sont pourtant pas glorieux.
En janvier 2017un militaire a pu sortir sans être le moins du monde être jamais contrôlé l'équivalent - en "pièces détachées" réparties dans quatre caisses - d'une dizaine d'armes - de poing principalement mais aussi plusieurs fusils d'assaut de type Famas, extrêmement dangereux - de l'un des sites militaires soi-disant les mieux surveillés de France ?
Ce militaire affecté au fret d'armes sur la base aérienne d'Istres a effectué en quatre jours l'ensemble des "soustractions [...] entre le 17 et le 20 septembre" selon les enquêteurs de la section de recherches de Marseille et ceux de la gendarmerie de l'air, cités par le procureur de Marseille. 

Au cours de ces quatre jours d'activité intense, le caporal-chef, prénommé David et âgé de 37 ans, a pu sortir, notamment dans un sac à dos, quatre caisses d'armes. "C'est dingue; il a agi sans la moindre précaution, s'étonne un proche de l'enquête, sans gants et sans cagoule, on le voit parfaitement sur les vidéos de surveillance".
Le caporal-chef aurait agi sur les instructions d'un acheteur qui lui aurait proposé quelques milliers d'euros en échange. Le commanditaire et les  armes étaient toujours dans la nature, quand le militaire et les trois autres suspects, dont une femme, ont été mis en examen pour "association de malfaiteurs en vue de commettre un vol en bande organisée". Le sous-officier est également poursuivi pour "violation de consignes en état d'urgence par militaire". Les quatre ont été écroués.

Lire PaSiDupes :
Juillet 2015 - Vigipirate, alerte écarlate, mais vol massif d'explosifs sur une base militaire des Bouches-du-Rhône : Le Drian, le meilleur ministre possible de la Défense, selon Juppé
Dans la nuit du 6 au 7 juillet 2015, à la base militaire de Miramas (déjà ! et PS, mais marquée par deux dizaines d'années de gestion communiste), un ou plusieurs voleurs avaient réussi à s'introduire dans un dépôt de munitions et s'étaient emparé de 150 détonateurs, de grenades et de pains de plastic. Sous pression, l'ancien ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait estimé que cette histoire était un "cocktail [sic] de responsabilité individuelle et d'une organisation collective largement perfectible"... Un audit avait pointé déjà plusieurs dysfonctionnements. Ce vol n'a toujours pas été élucidé par les gendarmes malgré des centaines [ça fait pas mal !] d'auditions pour tenter d'identifier les auteurs. Et le matériel circule toujours!
Août 2015 - Attaque d'un site du ministère de l'Intérieur à Pantin, Seine-Saint-Denis
Macron a muté aux Affaires étrangères le ministre des Armées aux pieds plats
Résultat de recherche d'images pour "le drian Hollande"

Le jeune voleur est un entrepreneur plein d'avenir auprès du président
Cette fois, ce sont plusieurs caisses d'obus et un lance-roquettes antichar qu'un homme a volé dans un train de marchandises qui convoyait ce matériel appartenant à l'armée.

Le vol a été commis au cours de la dernière semaine de juin, dans un train de marchandises qui traversait la France, entre la base de Miramas - commune connue pour accueillir l'établissement militaire principal des munitions de Provence - et celle de Brienne-le-Château - où se trouvent une base aérienne et un arsenal- , dans l'Aube, a précisé "une source proche du dossier". Sur le parcours, les agents de la Suge (la surveillance générale de la SNCF et non pas de l'armée) se rendent compte qu'un des wagons contenant de l'armement militaire a été ouvert, car les scellés en plombs ont été brisés. Quatre lance-roquettes antichars et quatre caisses d'obus dits flèches, qui sont conçus pour pénétrer les blindages, ont été volés.

Selon les premiers éléments de l'enquête, les caisses n'étaient "ni plombées, ni sécurisées", a-t-elle ajouté. Au total, quatre lance-roquettes antichars et quatre caisses d'obus, capable de pénétrer des blindages, ont été volés, précise Le Parisien. 
"L'armée utilise des trains tout à fait ordinaires pour faire circuler ses armes d'un point à un autre, souligne une source proche de l'affaire. C'est d'ailleurs un problème de sécurité majeur que de telles armes soient finalement à la portée de n'importe quel malfaiteur un peu astucieux."
Pour l'heure, ce jeune chef d'entreprise dynamique (et "astucieux") a été mis en examen vendredi à Aix-en-Provence pour vol aggravé, détention et transport d'armes de guerre.
La version des faits présentée par Le Parisien se veut rassurante de l'opinion et flatteuse pour les services de police.
 "Mercredi, à 3 heures du matin, les enquêteurs, épaulés par le GIGN (groupe d'intervention de la gendarmerie nationale), pénètrent en force dans une maison de Miramas. Ils interpellent un suspect et retrouvent, dans le logement, les armes et les munitions volées. Le jeune suspect est placé en garde à vue à Marseille et passe aux aveux sous le feu des questions des enquêteurs. "Il s'agit d'un pilleur de trains, un peu spécialisé, qui a observé avec attention le rythme des convois de marchandise, précise la même source. Mais, jusqu'à présent, il s'était plutôt concentré sur le vol et la revente de matériel hi-fi."

Ce jeune talent serait ainsi passé du matériel hi-fi au lance-roquettes antichar, révélant un sens aigu de l'entreprise, hors plan de formation, susceptible de séduire les chasseurs de têtes de l'Elysée. 
L'état d'urgence est en vigueur depuis le 14 novembre 2015 en raison des risques d'attentats islamistes ; prorogé plusieurs fois, sa fin est actuellement prévue au 15 juillet 2017, mais, suite à l'attentat de Manchester, une nouvelle prorogation va être demandée qui prolongerait l'état d'urgence jusqu'au 1er novembre 2017.
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Hommage national aux victimes des attentats de Paris, 
Cour d'Honneur de l'Hôtel national des Invalides,
 le 27 novembre 2015
"Cet incident a conduit la ministre des Armées à ordonner une enquête de commandement qui devra revoir les conditions de transport de munitions par voie ferrée et proposer des mesures, susceptibles d'être mises en oeuvre avec la SNCF, pour en renforcer la sécurisation", souligne-t-on samedi au cabinet de Florence Parly. Comme en 2015 et aussi en janvier 2017...

samedi 17 octobre 2015

Régionales - Un cumulard socialiste de plus; après Bartolone, Le Drian

Les trois raisons de l'imposture de J.-Y. Le Drian, ministre-candidat à la présidence de la région Bretagne

Les va-t-en guerre socialistes ont fait de Le Drian un incontournable

Si Le Drian est un si bon ministre, Hollande a choisi de  laisser le champ libre aux islamistes 

Le "capitaine de pédalo" a jeté aux orties le pacifisme, l'une de ces 'valeurs' que le PS s'est appropriée, pour faire la guerre aux islamistes et se fabriquer ainsi l'image d'un chef d'Etat, d'abord, et  d'un chef d'Etat... "audacieux", ensuite. Savoir donc si l'islam radical à combattre du Mali à la Syrie ne serait pas une mauvaise raison pour promouvoir ce ministre dont Hollande a besoin pour tenter de conserver la Bretagne au PS. 

Le ministre de la Défense a choisi de se lancer dans la campagne des élections régionales comme tête de liste en région Bretagne. En cas de victoire, il pourrait devoir quitter le gouvernement. Une hypothèse incongrue si le ministre est aussi indispensable à Hollande qu'on le dit avec insistance, dans la perspective du scrutin, et quand on pense que Manuel Valls a voulu créer un nouveau poste de président-délégué à la tête des 13 exécutifs régionaux, en dépit du fait que cette nouvelle fonction ne plaît pas à tous les socialistes, notamment en Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon. Ce président-délégué aura en effet prépondérance sur les vice-présidents.
Pour les détracteurs de l'actuel président PS du Languedoc-Roussillon, ce nouveau poste ne servirait qu’à recaser  Damien Alary, un dommage collatéral de l’accord entre le PS et le PRG. En cas de victoire, le poste de présidente reviendrait à la socialiste Carole Delga, actuelle secrétaire d'État insignifiante, chargée du Commerce, de l'Artisanat, et celui de première vice-présidente à la radicale Sylvia Pinel, actuelle ministre intérimaire du Logement et de l'Égalité des territoires. Damien Alary récupérerait donc le poste de président délégué.

Le suspense de la candidature Le Drian n'a duré que le temps de la décence. Après avoir fait le mort en région pendant des semaines, le ministre de la Défense a fait 17 déplacements depuis Paris en 10 jours. Jean-Yves Le Drian, a officialisé son entrée effective en campagne des régionales comme tête de liste en région Bretagne. Son entourage l'a confirmé mercredi 14 octobre, sans attendre que l'intéressé réserve au Conseil régional de Bretagne la primeur officielle de l'annonce de sa décision lors de la session  de vendredi

Trois raisons ont poussé ce fidèle de Hollande à replonger dans l'arène, au risque de devoir abandonner ses responsabilités ministérielles 

Les socialistes bretons ne savaient plus à quel saint se vouer

La région avait voté pour la gauche à 56,35 % en 2012, contre 43,65 % pour la droite au second tour. 
Mais la victoire n'est pas acquise d'avance et si elle votait ecore à gauche lors du scrutin des 6 et 13 décembre, la Bretagne n'aurait pas retenu la leçon. Elle est  en effet devenue un Far West, ébranlée par de nombreuses fermetures d'entreprises, sinistrée dans le secteur agroalimentaire, secouée par la colère des exploitants agricoles et agitée par les affrontements sur le site de l'aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes ou par les attaques de Sioux en 'Bonnets rouges'. Alors, pour garder une chance de conserver la région, les socialistes locaux ont multiplié les appels du pied à celui que le service de communication de l'Elysée s'est employé à présenter comme la véritable figure tutélaire du parti en Bretagne. A 70 ans, Bernard Poignant, un ami de trente ans de Hollande, aurait pu faire l'affaire, s'il n'avait pas été éjecté de son siège de maire de Quimper à l'élection municipale de 2014, dans le déshonneur, avec 43,35 % contre 56,65 % à la liste de droite. Et Stéphane Le Foll, ex-directeur du cabinet de Hollande à la tête du Parti Socialiste pendant onze ans, qui a démontré qu'il avait atteint son seuil d'incompétence avant d'être fait calamiteux ministre de l'Agriculture, en a pris ombrage de l'engouement pour Le Drian et ne devrait pourtant pas survivre au vaste remaniement ministériel annoncé. Quant à l'ex-députée du Finistère, Marylise Le Branchu, elle fait la potiche au ministre de la Décentralisation et la changer de pot ne paraît pas une solution envisageable.

"Nous sommes dans l’attente. Même si ce n’est pas le messie, la seule option est celle de Jean-Yves Le Drian pour mener la liste", confiait début octobre aux Echos le directeur de campagne des socialistes et des radicaux en Bretagne, Loïg Chesnais-Girard. Il suffit de jeter un œil à sa carrière politique pour comprendre la raison de cette attente : maire de Lorient pendant dix-sept ans (de 1981 à 1988), député du Morbihan durant vingt-quatre années, président du Conseil régional pendant huit ans... "Il y a une telle demande [désespérée] que je ne vois pas comment Jean-Yves peut ne pas y aller, commentait sa collègue bretonne du gouvernement, Marylise Lebranchu, le 6 octobre sur Public Sénat. Quitte à réfléchir [ensuite] à comment on gère la situation" quant à un maintien ou non au gouvernement. 
L'opération consiste à tromper l'électorat en attirant les voix des Bretons sur son nom, tout en le gardant au gouvernement, quitte à lui faire faire des apparitions régionales au poste de président-délégué.

Le Drian assure l'après-2017
 et ses vieux jours politiques

En se replongeant - avec les moyens de l'Etat - dans une bataille électorale régionale, Jean-Yves Le Drian prépare l'avenir.
Il anticipe donc une éventuelle défaite de la gauche à la présidentielle de 2017, qui le laissera sans mandat: il ne siège plus à l'Assemblée depuis 2007. Or, le ministre de la Défense est un pantouflard naturel. En novembre 2013, dès les premiers échecs du gouvernement Ayrault, Jean-Yves Le Drian confiait au Nouvel Observateur "faire son service" au ministère de la Défense. "Un service de trois ans, 2012-2015", précisait-il déjà, avant d'évoquer son avenir, en Bretagne évidemment : "J'aurai alors 68 ans, disait-il, retour à la maison. Retour parmi les miens."

Pendant son séjour à l'hôtel de Brienne, Jean-Yves Le Drian a entériné les engagements de Hollande sur de nombreux fronts, avec un oeil inquiet sur  les multiples difficultés de la Bretagne plongée dans la crise. Présent à toutes les réunions lors de la révolte des Bonnets rouges, Jean-Yves Le Drian n'aura pourtant pas convaincu ses concitoyens, mais il aura en revanche travaillé à sauvegarder l'intégrité de son fief, puisque François Hollande n'a pas modifié les frontières de la Bretagne lors de la réforme territoriale. Intacte, la région reste ainsi taillée sur mesure pour lui. Les Bretons le récompenseront-ils dans les urnes d'avoir oeuvré à protéger sa carrière ?

Hollande n'a pas encore pas mieux 
à se mettre sous la dent qu'un septuagénaire

Si l'exécutif navigue à vue sur les conséquences de la candidature Le Drian,
la décision est la responsabilité de François Hollande, en concertation avec lui.
Jean-Yves Le Drian n'a pas hésité comme on le dit. Mais est-il plus utile au gouvernement - à temps partiel - qu'en Bretagne par intermittence ? Pour le moment, François Hollande l'a autorisé à mener de front sa campagne régionale et son poste de ministre. Sauver des élections régionales qui s'annoncent difficiles pour la gauche justifie-t-il d'abandonner encore davantage le ministère et Les militaires sur les terrains d'opérations à des hauts fonctionnaires ?

La presse est très critique du cumul d'un ministre et candidat 

Qu'adviendra-t-il en cas de victoire en décembre ?
Claude Bartolone a créé un précédent qu'on a peine à qualifier de 'républicain'... Il mène en effet la campagne des régionales comme tête de liste en Ile-de-France sans avoir démissionné de sa fonction de président de l'Assemblée nationale. 
Les règles édictées par François Hollande en début de mandat étaient claires jusqu'ici : on ne peut être à la fois ministre et président de conseil régional. Si Jean-Yves Le Drian décidait d'occuper le poste immédiatement après les élections régionales, il devrait en toute logique démissionner du gouvernement. C'est pourquoi il pourrait alors décider d'attendre 2017 au poste de président-délégué, pour prendre alors la présidence de la Bretagne. "L'hypothèse de son départ est tout à fait réaliste, mais aussi celle de son maintien", raconte une source proche du ministre...

La presse de samedi critique la décision de Jean-Yves Le Drian. 
Dès vendredi, dans Le Monde, David Revault d'Allonnes affectait de penser que c'est un choix "des plus délicats pour M. Le Drian, écartelé entre les deux piliers de sa carrière politique", tandis que Raymond Couraud de L'Alsace écrivait que " le baroudeur du Mali ou du ciel irakien, est envoyé sauver la Bretagne, sa terre natale".  Jeanne d'Arc aussi a été sacrifiée sur le bûcher, mais c'était à Rouen, à côté, mais en Normandie. 

"Petite décision, mais grande conséquence", selon Yann Marec du Midi libre, qui ne cache pas son incompréhension
: "Alors que le Moyen-Orient est à feu et à sang, que la France est engagée militairement sur le terrain, Jean-Yves Le Drian zappe et change de disque dur. La cible n'est plus Raqqa, mais Rennes. Oups !" Il reste que l'entrée en campagne avec un "adoubement élyséen a tout d'un cadeau empoisonné" pour Raymond Couraud (L'Alsace).
Un "mépris des usages politiques"
"S'il s'asseyait le 13 décembre au soir dans le fauteuil présidentiel à Rennes, on voit mal comment l'exécutif pourrait, dans le climat actuel, justifier le maintien du ministre à son poste. Fût-il le meilleur d'entre eux..." ironise Christophe Lucet dans Sud-Ouest.
Dans La Charente libre, Dominique Garraud relève que "la seule logique de cette double casquette inédite serait de permettre à Jean-Yves Le Drian de rester ministre de la Défense en cas de défaite historique dans son bastion breton". L'éditorialiste y voit un "mépris des usages politiques qui veulent qu'un ministre battu dans les urnes démissionne".
Aux Bretons de trancher, non pas à Paris.

dimanche 12 octobre 2014

L'armée française cherche 2 milliards désespérément

Hollande met l'armée française au rata 

Le gouvernement cherche 2 milliards d’euros de "recettes exceptionnelles" pour assumer la politique de Hollande...


Retour de la "boîte de singe"
aux Armées de Hollande,
fameux chef de guerre au Mali
Pour combler le déficit, Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, propose d’externaliser la gestion des matériels militairesLa sécurité de nos soldats en mission à l'étranger, qui dépend du budget de la Défense, est en cause. 

Le ministre de la Défense s’était engagé au respect de la loi de programmation militaire 2014-2019. Votée en décembre 2013, elle devait être "scrupuleusement respectée"; du jamais-vu pour ce genre de texteMais Jean-Yves Le Drian aura le plus grand mal à tenir sa promesse devant le Parlement: auditionné le 1er octobre à huis clos par la commission de la Défense de l’Assemblée nationale, le ministre a reconnu qu'il n'a pas assuré les "recettes exceptionnelles" attendues de la vente de fréquences ­hertziennes aux opérateurs de téléphonie.

Une austérité importante

Les Armées sont dans le rouge à hauteur de 2,1 milliards d’euros, sur les 150 milliards prévus pour l’exécution du budget sur cinq ans. Il était prévu de les porter au crédit du budget 2015 (31,4 milliards d’euros). Aujourd’hui, pour avoir  imprudemment parié  sur le développement du marché de la téléphoniele gouvernement n'est plus assuré de disposer de ces sommes dans les prochaines années.

Ce manque de rentrées est lourd de conséquences. Lors du vote de la loi, les états-majors avaient déjà tiré le signal d'alarme, mais ni le gouvernement, ni son parlement godillot n'a pris en compte  la chute des moyens financiers de l’armée, son niveau étant alors jugé "juste suffisant".
Il était pourtant prévisible que les interventions de l’armée française en Centrafrique, au Sahel et en Irak devaient conduire à faire au moins doubler le montant prévu (450 millions d’euros) qui a été insuffisamment budgetté pour les opérations à l’étranger en 2014.

Un gouvernement de parieurs 

Face à cette imprévoyance, le ministre a prévenu qu’il va devoir trouver d’autres recettes et le gouvernement attend des députés une "solution innovante"
La création d’une ou plusieurs "sociétés de projet" est envisagée pour des opérations de prospection de clients de matériels militaires en location, au bénéfice du ministère de la défense. Ces sociétés, qui seraient créées avec des capitaux privés et publics (des banques!), auraient pour mission d'assurer des profits à l’État, car elles rachèteraient aux armées des équipements déjà existants (et déjà obsolètes) ou en cours de fabrication à destination de la location: le pouvoir socialiste maintient le tabou sur les ventes d'armes, mais ne répugne plus à la "location-vente" de matériels de guerre...

Ces locations-ventes de matériels boucheraient-elles le trou du budget des Armées ? 
Le gouvernement veut y croire. Et les industriels y voient un espoir de commandes. Les négligences et l'autisme du gouvernement créent des opportunités nouvelles les aident à oublier combien ils ont été vilipendés par Montebourg et Ayrault. Ils soulignent d'ailleurs que, s'il est inattendu, ce recours au partenariat public-privé pour réaliser certains projets étatiques n’est pas nouveau : il est à l’origine, par exemple, de la construction par le groupe Bouygues, décidée sous la présidence de Nicolas Sarkozy et en voie d’achèvement, d’un vaste QG pour le ministère de la Défense et les états-majors, place Balard à Paris (15e arrondissement). La Défense à Balard sera "un modèle pour la maîtrise de la dépense publique et la modernisation des équipements", a assuré Jean-Yves Le Drian lors d'une visite du chantier. Il s'est toutefois abstenu de s'en attribuer le mérite...

La proposition ministérielle, qui aurait obtenu le feu vert de l’Élysée et pourrait être appliquée en urgence dès 2015, provoque en revanche des craintes parmi les parlementaires, y compris de droite. Jean-François Lamour, député UMP de Paris, qui est devenu le "monsieur Défense" du premier parti d'opposition à l’Assemblée, n’est "pas hostile par principe" aux sociétés de projet. Mais il a la sagesse de demander aux bras cassés du gouvernement "des garanties pour que l’endettement de l’État ne soit pas aggravé lors de la constitution de ces sociétés et pour que l’indépendance nationale ne soit pas remise en cause dans le domaine sensible des matériels à vocation militaire".

Pour l'heure,
alors que l'abondance des crédits de l'Education nationale reste un tabou controversé, nos troupes engagées par Hollande sur des théâtres d'opérations  internationales de prestige, sont plus que jamais exposées. 

mardi 3 septembre 2013

Syrie: Ayrault présente un faisceau d'éléments qui ne prouvent rien

Le rapport des services français déclassifié lundi est jugé "décevant" par un expert

Ce document ne prouve rien
Pourquoi le gouvernement ne fournit-il pas les données brutes ? 

Que cherche-t-il à dissimuler en
  livrant les analyses de ses services de renseignement ? Dans une note déclassifiée diffusée lundi, résultat d'un travail de déduction, Paris accuse le régime syrien d’être responsable de plusieurs attaques chimiques, dont celle du 21 août, qui a fait plusieurs centaines de morts en banlieue de Damas. La synthèse est d'autant plus sujette à caution qu'il s'agit d'une construction superficielle et lacunaire: c'est ainsi que la note ne publie pas les résultats d’analyses d’échantillons recueillis sur les sites des attaques.

Des "preuves", c'est beaucoup dire ! 

Les éléments diffusés lundi relevaient du "secret défense". Ils ont été recueillis par les services de renseignement français, et ne s’appuient pas seulement sur des informations émanant des services américains. Le rapport se prévaut du sérieux de la Direction général de la sécurité extérieure (DGSE), de la Direction du renseignement militaire (DRM) et du Service de santé des armées (SSA), tous des services de l'Etat.

Quels sont les cinq points du rapport parisien ? 
1 -Une attaque en terres rebelles 
L'attaque chimique du 21 juin a été perpétrée dans des zones tenues par les rebelles, selon l'imagerie française. Après l'attaque au gaz, le régime est accusé d'avoir intensément  bombardé la zone avec une "volonté d'effacement des traces environnementales", affirme la note. De source gouvernementale et bien que les rebelles soient armés par l'Arabie saoudite, ils n'auraient pas les moyens de mener une telle attaque, "massive et coordonnée", qui a utilisé des roquettes "très vraisemblablement de fabrication industrielle", estiment les services du gouvernement français.

2 -"Un cas majeur" 
Les services d'Etat commentent la déclassification d'une telle note: "assez rare, voire exceptionnelle". Elle peut s'expliquer selon lui par le caractère aussi exceptionnel de la situation. "C'est un cas majeur de sécurité nationale française et de sécurité du monde", puisqu'il s'agit de la question de la prolifération des armes de destruction massive, a-t-elle insisté.

3 -Trois cas "vérifiés" d'attaque chimique 
La note des services de renseignement français revient sur trois cas "vérifiés" d'utilisation d'armes chimiques par le régime ces derniers mois. Contrairement à ces précédentes attaques, qui utilisaient de "petites charges chimiques", et avaient un "objectif de terreur", l'attaque du 21 août est qualifiée de "massive", avec un "objectif tactique, de reconquête du terrain". Cette note de neuf pages a été rédigée par la  DGSE) et par la DRM, toutes deux placées sous l'autorité du ministre de la Défense.

4 -Six courtes vidéos en guise de preuves 
Pour crédibiliser ses dires, Hollande a fait publier lundi soir six vidéos "sur les 47 analysées" -ou mises en forme- par le ministère de la Défense. Selon le ministre Le Drian, elles "attestent l'utilisation d'agents chimiques contre les populations civiles".

La première aurait été tournée le matin du 21 août. D'autres ont précédé cette attaque sans créer autant d'émoi. Carla del Ponte (ONU) a pourtant donné au journal Le Monde un témoignage qui accuse les rebelles
Lien PaSiDupes consacré à l'article oublié du Monde du 6 juin 2013: "Syrie: les rebelles ont très bien pu à nouveau utiliser du gaz sarin de combat "
   
La deuxième montre des corps d'enfants non identifiés et recouverts sous des couvertures.
La troisième relève l'un des symptômes imputable à l'usage du gaz sarin: la cyanose, qui peu aussi bien être liée à une insuffisance respiratoire qu'à une malformation cardiaque congénitale, comme on en trouve dans tous les hôpitaux. Les images sont en outre précédées d'assertions de mise en condition, la source est inconnue et la scène est située dans une banlieue de Damas, sans éléments qui l'attestent.

Sur la quatrième, on exhibe encore un enfant, cette fois en détresse respiratoire, sans aucune preuve que cette pathologie soit la conséquence d'une attaque, celle-ci ou une autre. Ni même que l'enfant n'est pas soigné pour une autre cause que militaire...

La cinquième montre une hypersalivation mousseuse, manifestation possible d'un cancer ou de la rage.
et la sixième des mouvements incontrôléscomme dans les cas sévères d'hyperthyroïdie.


Les services français sélectionnent les éléments

Bien que ce ne soit pas son rôle, cette note de synthèse 
précise que l'attaque privilégiée par Paris aurait fait près de 1.500 morts et des civils intoxiqués, sans blessures physiques. Huit quartiers différents ont alors été visés en même temps par des tirs d’artillerie. Une opération qui suppose une planification et des moyens importants que la rébellion n’a pas, insiste Paris, qui accuse le régime de Bachar al-Assad

Ce qui manque dans le rapport 
Pour Olivier Lepick, spécialiste des armes chimiques et chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), le raisonnement est crédible, mais le rapport est "assez décevant en ce qui concerne son contenu". 
"J’aurais espéré que l’État français révèle les résultats des analyses sur les échantillons prélevés à Damas il y a quelques jours", déplore-t-il au micro d’Europe 1, expliquant que ces "analyses sanguines, capillaires et urinaires auraient permis d’affirmer, côté français, que nous étions certains de l’utilisation d’un neurotoxique". Nous n'avons au final aucune certitude...
Mais si le gouvernement tient à garder secrets les résultats de ces analyses, c’est pour une raison diplomatique officielle: Paris ne souhaiterait en effet pas court-circuiter l’enquête de l’ONU, qui doit être rendue dans ...trois semaines.

 Les dernières infos d'Europe 1 sur la Syrie :


Plus de deux millions de Syriens ont quitté le pays, selon l'ONU. C'est huit fois plus qu'il y a un an.

• Aux États-Unis, Barack Obama tente d'entraîner le Congrès dans la guerre , lui réclamant - sans y être obligé- le feu vert à une intervention militaire.


• Côté français, le Parlement doit débattre mercredi en vue d'une éventuelle intervention militaire, mais aucun vote des élus du peuple n'est prévu.