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mardi 19 janvier 2016

Après le CICE, encore un plan de Hollande contre le chômage: "trop peu, trop tard", selon la presse

Si ça ne fait pas de bien, ça ne peut pas faire de mal...
Déjà incrédules avant l'annonce du plan d'urgence contre le chômage et après tant de promesses de solutions magiques, dont le CICE, la presse est restée sur sa faim mardi après le discours de François Hollande lundi. Comme Valls avait mis la pression au patronat sur "la nécessité de jouer le jeu" du CICE (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi), alors qu'on attend toujours le bilan, depuis janvier 2013 qu'il est entré en vigueur (trois ans !), Hollande a encore cherché à impliquer la responsabilité des chefs d'entreprises dans ses échecs.

De "rien ne va plus" à "trop peu, trop tard", les éditorialistes ne s'en laissent plus conter

La "détermination" à gogo de Ayrault et la "fermeté" de Valls, ont laissé des séquelles et le tout "urgence" partout n'est pas davantage mobilisateur.  

"Quatre mots, au fond, suffisent à résumer ce énième plan d'urgence pour l'emploi : trop peu, trop tard", lâche Jean-Francis Pécresse des Echos qui reconnaît quelques avancées en estimant que "pour l'essentiel, c'est bien à une opération de dissimulation que se livre le chef de l'exécutif."

Denis Daumin de La Nouvelle République du Centre Ouest, clame que "rien ne va plus !" depuis que François Hollande a décoffré "deux gros milliards, comme au casino," en rappelant que "c'est le sort d'un demi-million de chômeurs qui est en jeu."

A Raymond Couraud dans L'Alsace, le président présentant son plan est apparu "comme le joueur malchanceux jette son ultime jeton sur le tapis vert du casino" et affirme que quoi qu'il arrive "il sera soupçonné de mieux défendre son emploi que ceux de ses compatriotes."

Pour François Ernenwein de La Croix, "son bilan sur l'emploi" reste le "talon d'Achille" du chef de l'État qui a "tenté une difficile synthèse entre les exigences du Medef et l'immobilisme prêté aux syndicats."

De son côté, dans les lignes de Patrick Apel-Muller L'Humanité déplore que François Hollande ait "retenu les propositions les plus libérales de son ministre de l'Économie, celles qui le mettent en harmonie avec Pierre Gattaz, pour présenter des propositions contre le chômage, qui détruiront l'emploi."

Bruno Dive regrette dans Sud-Ouest que "François Hollande ait donc choisi de recourir aux bons vieux tours de magie que tous les gouvernements nous servent depuis un quart de siècle".

Hervé Chabaud de L'Union a du mal à y croire : "les mêmes recettes qui ont échoué par le passé sont cuisinées à une autre sauce  avec un autre vocabulaire sans qu'on discerne ce qui, dans cette vieille boîte à outils, a désormais des vertus miraculeuses."
Enfin, Alain Dusart de L'Est Républicain se demande avec ironie, mais compassion, si : "François Hollande envisage de tourner un remake français de "Mission impossible" ", et plus sérieusement : "s'il croit lui-même au scénario de son "plan pour l'emploi" avec lequel il espère transformer plusieurs centaines de milliers de chômeurs en figurants spectateurs de sa fin de quinquennat." 
Il était temps, en effet, d'envisager le sort que Hollande réserve à ses victimes.

dimanche 12 octobre 2014

L'armée française cherche 2 milliards désespérément

Hollande met l'armée française au rata 

Le gouvernement cherche 2 milliards d’euros de "recettes exceptionnelles" pour assumer la politique de Hollande...


Retour de la "boîte de singe"
aux Armées de Hollande,
fameux chef de guerre au Mali
Pour combler le déficit, Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, propose d’externaliser la gestion des matériels militairesLa sécurité de nos soldats en mission à l'étranger, qui dépend du budget de la Défense, est en cause. 

Le ministre de la Défense s’était engagé au respect de la loi de programmation militaire 2014-2019. Votée en décembre 2013, elle devait être "scrupuleusement respectée"; du jamais-vu pour ce genre de texteMais Jean-Yves Le Drian aura le plus grand mal à tenir sa promesse devant le Parlement: auditionné le 1er octobre à huis clos par la commission de la Défense de l’Assemblée nationale, le ministre a reconnu qu'il n'a pas assuré les "recettes exceptionnelles" attendues de la vente de fréquences ­hertziennes aux opérateurs de téléphonie.

Une austérité importante

Les Armées sont dans le rouge à hauteur de 2,1 milliards d’euros, sur les 150 milliards prévus pour l’exécution du budget sur cinq ans. Il était prévu de les porter au crédit du budget 2015 (31,4 milliards d’euros). Aujourd’hui, pour avoir  imprudemment parié  sur le développement du marché de la téléphoniele gouvernement n'est plus assuré de disposer de ces sommes dans les prochaines années.

Ce manque de rentrées est lourd de conséquences. Lors du vote de la loi, les états-majors avaient déjà tiré le signal d'alarme, mais ni le gouvernement, ni son parlement godillot n'a pris en compte  la chute des moyens financiers de l’armée, son niveau étant alors jugé "juste suffisant".
Il était pourtant prévisible que les interventions de l’armée française en Centrafrique, au Sahel et en Irak devaient conduire à faire au moins doubler le montant prévu (450 millions d’euros) qui a été insuffisamment budgetté pour les opérations à l’étranger en 2014.

Un gouvernement de parieurs 

Face à cette imprévoyance, le ministre a prévenu qu’il va devoir trouver d’autres recettes et le gouvernement attend des députés une "solution innovante"
La création d’une ou plusieurs "sociétés de projet" est envisagée pour des opérations de prospection de clients de matériels militaires en location, au bénéfice du ministère de la défense. Ces sociétés, qui seraient créées avec des capitaux privés et publics (des banques!), auraient pour mission d'assurer des profits à l’État, car elles rachèteraient aux armées des équipements déjà existants (et déjà obsolètes) ou en cours de fabrication à destination de la location: le pouvoir socialiste maintient le tabou sur les ventes d'armes, mais ne répugne plus à la "location-vente" de matériels de guerre...

Ces locations-ventes de matériels boucheraient-elles le trou du budget des Armées ? 
Le gouvernement veut y croire. Et les industriels y voient un espoir de commandes. Les négligences et l'autisme du gouvernement créent des opportunités nouvelles les aident à oublier combien ils ont été vilipendés par Montebourg et Ayrault. Ils soulignent d'ailleurs que, s'il est inattendu, ce recours au partenariat public-privé pour réaliser certains projets étatiques n’est pas nouveau : il est à l’origine, par exemple, de la construction par le groupe Bouygues, décidée sous la présidence de Nicolas Sarkozy et en voie d’achèvement, d’un vaste QG pour le ministère de la Défense et les états-majors, place Balard à Paris (15e arrondissement). La Défense à Balard sera "un modèle pour la maîtrise de la dépense publique et la modernisation des équipements", a assuré Jean-Yves Le Drian lors d'une visite du chantier. Il s'est toutefois abstenu de s'en attribuer le mérite...

La proposition ministérielle, qui aurait obtenu le feu vert de l’Élysée et pourrait être appliquée en urgence dès 2015, provoque en revanche des craintes parmi les parlementaires, y compris de droite. Jean-François Lamour, député UMP de Paris, qui est devenu le "monsieur Défense" du premier parti d'opposition à l’Assemblée, n’est "pas hostile par principe" aux sociétés de projet. Mais il a la sagesse de demander aux bras cassés du gouvernement "des garanties pour que l’endettement de l’État ne soit pas aggravé lors de la constitution de ces sociétés et pour que l’indépendance nationale ne soit pas remise en cause dans le domaine sensible des matériels à vocation militaire".

Pour l'heure,
alors que l'abondance des crédits de l'Education nationale reste un tabou controversé, nos troupes engagées par Hollande sur des théâtres d'opérations  internationales de prestige, sont plus que jamais exposées. 

jeudi 15 février 2007

Les propositions des candidats ont un coût…

Querelles de chiffre$.
Les états-majors PS et UMP ont évalué les coûts des programmes respectifs des candidats à la présidentielle, Marie-sEGOlène Royal et Nicolas Sarkozy:
-UMP : "Mon projet représente 30 milliards d'euros en cinq ans", a déclaré Nicolas Sarkozy dans un entretien au journal Les Echos;
-PS : 35 milliards d'euros selon François Hollande, hier mercredi sur Canal+, soit 50 milliards de dépenses moins 15 milliards d'économies ou de recettes nouvelles et hypothétiques. Sur combien d’années ?

Or, des experts indépendants ont évalué le coût des propositions faites à ce jour par - Nicolas Sarkozy (investissements dans la recherche, allègements fiscaux, création d'un service civique...) à environ 40 milliards d'euros. En effet, -sur un coût total des propositions estimé à 50 milliards- les économies envisagées (alignement des régimes spéciaux de retraite sur le régime général, non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux, franchise sur les actes médicaux...) sont chiffrées à environ 10 milliards. D'où un solde de 40 milliards.
- Dame Royal ne répond pas aux questionnements sur le chiffre de 50 milliards d'euros de dépenses nouvelles, qui "sera difficile à tenir au vu des annonces", avertit Jean-Damien Pô, de la cellule de chiffrage de l'Institut de l'entreprise, soulignant que leur évaluation n'est pas achevée. Evidemment, sur la foi de sa bonne mine, il faut croire avec le député (PS) Didier Migaud que le pacte présidentiel de la candidate rose est "finançable".
Sous l’effarant prétexte que "Ségolène Royal n'est pas candidate à Bercy" (sic !), il refuseeh oui, malgré son souci de dialogue- d'entrer dans le détail des modalités qui permettront de dégager 15 milliards d'euros d'économies et de recettes supplémentaires ! Il nous renvoie à quatre sources auxquelles puiser: "la non-réduction des prélèvements obligatoires", avec même une hausse d'impôts pour les 1% de foyers fiscaux les plus riches, "des économies (?), des redéploiements '?) et des recettes supplémentaires (?)". Et débrouillez-vous !
Les économies et redéploiements peuvent être trouvés dans "les 69 milliards d'euros d'aides aux entreprises, dont plusieurs rapports récents montrent que 4 à 7 milliards correspondent à des effets d'aubaine", ou encore dans les fonds consacrés à la formation professionnelle. Au PS, on en est à tracer des plans sur la comète…
Quant aux recettes nouvelles, la candidate compte les obtenir par une croissance à 2,5% par an, une hypothèse plus optimiste –et qui l’arrange plus que les Français- que celle de Nicolas Sarkozy (2,25%).
Et que celle de la plupart des économistes à court terme…
Le malaise au PS est palpable !
GAINSBOURG et la valeur de l'argent dans la gauche caviar: petit rappel...

Gainsbourg Brule Le Billet
envoyé par Quiche