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vendredi 16 février 2018

Orange retire ses campagnes publicitaires à TF1

Orange et Free veulent tout pour une bouchée de pain

Le groupe audiovisuel demande à être mieux rémunéré pour ses contenus

Montage photo avec le PDG d'Orange, Stéphane Richard, et le patron de TF1, Gilles Pélisson. Entre l'opérateur et la chaîne, le courant ne passe plus.
Le PDG d'Orange, Stéphane Richard, et le patron de TF1, Gilles Pélisson
Le bras de fer entre les opérateurs télécom et le groupe TF1 se poursuit. Chacun abat de nouvelles cartes pour tenter de faire fléchir l'autre. Cette fois, Orange, ex-France Telecom, a dégainé l'arme publicitaire: l'opérateur historique a annulé des campagnes prévues sur les chaînes de TF1 dans les semaines à venir. "Il y a eu des consignes, il y a environ deux semaines", au moment où le ton est monté entre les deux parties
A l'antenne toutefois, cela ne se voit pas encore, puisque les délais d'annulation d'une campagne publicitaire sont fixés à quatre semaines. Depuis plusieurs mois, son PDG, Stéphane Richard, répétait qu' "Orange est l'un des plus importants annonceurs chez TF1", une manière de chantage à peine voilé. 

Orange a fini par mettre ses menaces à exécution. 
"En 2017, Orange a déboursé 49 millions d'euros bruts en investissements publicitaires sur les chaînes du groupe TF1. Sur les 102,7 millions d'euros de budget publicitaire global dépensés en TV, 48,4% sont alloués à TF1", première chaîne télévisée en France, indique Philippe Nouchi, le directeur de l'expertise médias chez Publicis Média.

D'après un autre expert, "cela représente 20 millions d'euros net environ". Or, c'est peu ou prou la somme que TF1 réclame à Orange pour la diffusion de ses chaînes et de ses services de replay sur Orange... Plus précisément, le groupe audiovisuel - dans lequel l'Etat français (dont Bpifrance) est actionnaire à hauteur de 23 % - souhaite que l'opérateur lui verse une juste redevance de 25 millions d'euros. 
Alors ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, avait déclaré fin mai 2017 que l'Etat n'a pas vocation à rester de manière pérenne au capital, avant d'ajouter toutefois qu'un désengagement ne se ferait pas dans l'immédiat. Les pouvoirs publics ont assuré à plusieurs reprises vouloir conserver une minorité de blocage au sein de l'ancien monopole des télécommunications, où l'Etat dispose de trois représentants au Conseil d'administration.


TF1, le groupe de Gilles Pélisson, ne devrait pas en rester là.
Si Orange refuse de payer et annule son budget publicité, l'affaire devrait se retrouver rapidement devant les tribunaux. TF1 pourrait alors reprocher à l'opérateur d'abuser de sa position d'annonceur pour tenter d'influencer l'issu de négociations dans un autre dossier. 

De son côté, Free, qui résiste à TF1, ne dispose plus des mêmes armes arme: le groupe du milliardaire Xavier Niel (propriétaire du groupe L'Obs et copropriétaire du journal Le Monde) n'est déjà plus annonceur sur ses écrans publicitaires de TF1. Un choix qui remonte à l'époque où le groupe de Xavier Niel et Bouygues Telecom (filiale tout comme TF1 du groupe Bouygues) multipliaient les contentieux devant les tribunaux. "Cela prouve qu'un opérateur télécoms peut gagner des parts de marché, sans pub sur TF1", glisse un proche de l'opérateur.

"Même si ce n'est pas impossible, vu la puissance de TF1, il est toutefois difficile pour un gros annonceur comme Orange de se passer du diffuseur", estime Philippe Nouchi. 

TF1 réclamait initialement 80 millions d'euros à Orange en droits de rediffusion 

Pour le moment, Orange et Free se liguent contre TF1, continuant d'estimer que les exigences de TF1 sont trop élevées. Mais ces opérateurs peuvent-ils se priver de contenus.
 
TF1 aurait déjà fait des propositions en revoyant ses prétentions à la baisse. La filiale de Bouygues n'aurait pas encore fait assez de concessions, au goût de ses partenaires.
Mais, en même temps, le groupe audiovisuel a saisi la justice pour demander à Orange de cesser la diffusion de ses chaînes gratuites de la TNT. Dans cette guerre d'influence et des prix, les abonnés de Orange sont privés des services de replay MyTF1. Restent les chaînes. 

Le diffuseur peut encore peser sur Orange, mauvais client. 
Ce qui serait l'occasion pour chacun des protagonistes de mesurer l'attachement de ses clients à ses services, d'ici l'échéance du mondial de Football en Russie qui démarre en juin sur les antennes de TF1.
 
Or, TF1 vient d'annoncer, ce jeudi, qu'il demande à Orange de ne plus distribuer ses chaînes sur sa box TF1En cas de refus persistant de payer, les accords de distribution entre le groupe télévisuel et Orange prennent fin, à l'occasion de la date d'échéance des contrats, le 31 janvier dernier. 

A noter que, jusqu'à ce qu'elle soit nommée ministre du Travail de Macron, Muriel Pénicaud, directrice générale des ressources humaines du groupe Danone, a été l'un des huit administrateurs d'Orange (en même temps qu'elle siègeait dans différents autres conseils d'administration de grandes entreprises,  la SNCF, puis Aéroports de Paris).

jeudi 15 février 2007

Les propositions des candidats ont un coût…

Querelles de chiffre$.
Les états-majors PS et UMP ont évalué les coûts des programmes respectifs des candidats à la présidentielle, Marie-sEGOlène Royal et Nicolas Sarkozy:
-UMP : "Mon projet représente 30 milliards d'euros en cinq ans", a déclaré Nicolas Sarkozy dans un entretien au journal Les Echos;
-PS : 35 milliards d'euros selon François Hollande, hier mercredi sur Canal+, soit 50 milliards de dépenses moins 15 milliards d'économies ou de recettes nouvelles et hypothétiques. Sur combien d’années ?

Or, des experts indépendants ont évalué le coût des propositions faites à ce jour par - Nicolas Sarkozy (investissements dans la recherche, allègements fiscaux, création d'un service civique...) à environ 40 milliards d'euros. En effet, -sur un coût total des propositions estimé à 50 milliards- les économies envisagées (alignement des régimes spéciaux de retraite sur le régime général, non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux, franchise sur les actes médicaux...) sont chiffrées à environ 10 milliards. D'où un solde de 40 milliards.
- Dame Royal ne répond pas aux questionnements sur le chiffre de 50 milliards d'euros de dépenses nouvelles, qui "sera difficile à tenir au vu des annonces", avertit Jean-Damien Pô, de la cellule de chiffrage de l'Institut de l'entreprise, soulignant que leur évaluation n'est pas achevée. Evidemment, sur la foi de sa bonne mine, il faut croire avec le député (PS) Didier Migaud que le pacte présidentiel de la candidate rose est "finançable".
Sous l’effarant prétexte que "Ségolène Royal n'est pas candidate à Bercy" (sic !), il refuseeh oui, malgré son souci de dialogue- d'entrer dans le détail des modalités qui permettront de dégager 15 milliards d'euros d'économies et de recettes supplémentaires ! Il nous renvoie à quatre sources auxquelles puiser: "la non-réduction des prélèvements obligatoires", avec même une hausse d'impôts pour les 1% de foyers fiscaux les plus riches, "des économies (?), des redéploiements '?) et des recettes supplémentaires (?)". Et débrouillez-vous !
Les économies et redéploiements peuvent être trouvés dans "les 69 milliards d'euros d'aides aux entreprises, dont plusieurs rapports récents montrent que 4 à 7 milliards correspondent à des effets d'aubaine", ou encore dans les fonds consacrés à la formation professionnelle. Au PS, on en est à tracer des plans sur la comète…
Quant aux recettes nouvelles, la candidate compte les obtenir par une croissance à 2,5% par an, une hypothèse plus optimiste –et qui l’arrange plus que les Français- que celle de Nicolas Sarkozy (2,25%).
Et que celle de la plupart des économistes à court terme…
Le malaise au PS est palpable !
GAINSBOURG et la valeur de l'argent dans la gauche caviar: petit rappel...

Gainsbourg Brule Le Billet
envoyé par Quiche