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jeudi 31 décembre 2015

Gardanne: combat de ministres dans les boues rouges toxiques

Royal et Valls se déchirent sur les rejets de déchets industriels dans les Calanques de Cassis

Valls humilie la troisième du gouvernement, 
Ségolène Royal


La ministre de l'Écologie accuse Valls d'avoir donné l'ordre d'autoriser le rejet de métaux lourds dans le Parc national des Calanques: une attaque frontale du premier ministre. Elle clame que le préfet de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA) a pris la  décision avec l'accord du premier ministre. Il a signé mardi le renouvellement pour six ans de l'autorisation, donnée à la société Alteo, de rejeter des boues rouges au cœur du Parc national des Calanques, dans les Bouches-du-Rhône. 

La ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie est désavouée. 
Depuis un an, Ségolène Royal avait commandé à des experts choisis des études et analyses pour démontrer la dangerosité environnementale de ces rejets de métaux toxiques, contenant notamment de l'arsenic, du fer et de l'aluminium.

"Chantage à l'emploi", hurle l'offensée 

"L'ordre est venu du premier ministre au préfet, direct", a réagi mardi, très remontée, l'ex-concubine présidentielle répudiée qui décidément compte pour du beurre des Charentes. 
"Je désapprouve cette décision, je n'ai pas du tout changé d'avis: je pense que c'est une mauvaise décision qui est essentiellement suscitée par le chantage à l'emploi", a-t-elle poursuivi, en faisant référence aux 400 salariés de l'entreprise de Gardanne, dont les postes ne seront pas menacés. 

Une réaction agressive peu appréciée de Matignon qui a rapidement livré sa version
"Il n'y a pas eu d'ordre du premier ministre au préfet. La procédure est claire", a assuré un membre anonyme de l'entourage du premier ministre. Cet illustre haut fonctionnaire mystérieux rappelle que la décision avait été prise sur "avis consultatif" d'un conseil indépendant composé "d'experts rattachés administrativement au ministère de l'Écologie". "Consultatif", donc non contraignant... 

France, pays où les experts prennent les décisions gouvernementales ?
C'est le Conseil supérieur de prévention des risques technologiques (CSPRT), présidé par le polytechnicien Jacques Vernier et réuni à partir du 22 décembre,
qui a donné un avis favorable au renouvellement de l'autorisation de rejet dans la mer de ces effluents, accordée pour la première fois il y a près de cinquante ans à la société industrielle. 
Depuis 1966, le site de production d'Alteo, situé à Gardanne, près d'Aix-en-Provence, a donc le droit de rejeter en mer, au large de Marseille et Cassis, des résidus  de la production d'alumine. Plus de 20 millions de tonnes de boues rouges ont ainsi été déversées sur les fonds marins de la fosse de Cassidaigne, malgré l'indignation des groupements de pêcheurs et des associations environnementales. 

La santé publique, comme les jeunes, la dette publique, la croissance et l'emploi
"Un scandale sanitaire", en dépit de 21 COP plus ou moins "historiques"...  
Renouvelé une première fois en 1996, l'accord devait arriver à son terme le 31 décembre 2015. Ces dernières années, l'entreprise avait investi dans une première tranche de travaux pour réduire le volume de pollution déversé en mer, ce qui a rendu les rejets plus clairs, mais non moins toxiques. 
Elle avait, en contrepartie, demandé un prolongement de l'accord pour continuer à évacuer les effluents dans la Méditerranée, provoquant la colère des opposants. 

"C'est un scandale sanitaire, c'est un permis de polluer et d'empoisonner qui a été délivré", déplore Alain Matesi, président de l'association CoLLecT-IF environnement. "Le rapport de l'Agence nationale de sécurité sanitaire démontre la toxicité et la nocivité de la pollution. Aujourd'hui ce ne sont plus des écologistes ou des défenseurs de l'environnement qui sonnent l'alarme mais un organisme officiel. C'est une décision inacceptable", ajoute-t-il, espérant que la situation ne se répète pas dans six ans. 

Pour apaiser les tensions, Frédéric Ramé, le président de l'entreprise pollueuse Alteo, a encore promis que tout sera mis en œuvre "pour améliorer la qualité des rejets liquides" dans les... années à venir. Un objectif qui sera scruté de près par les nombreux opposants. Et les commissions d'experts ?

Valls rejette le principe "pollueur-payeur" avec les boues rouges
Adopté en 1972 par l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) et en 1986 par la CEE, le principe pollueur-payeur (PPP) est un principe économique qui vise à internaliser dans l’économie les coûts environnementaux cachés (externalités).
Ce principe stipule que les coûts de prévention, de réduction de la pollution, de dépollution et de restauration doivent être supportés par le pollueur à l’origine du sinistre.

Les limites du principe pollueur-payeur

Le principe pollueur-payeur a cependant des limites :
  • tout d’abord, il faut être capable d’évaluer le coût économique des dégradations environnementales: avec tous ces experts auprès du gouvernement, cela devrait être un jeu d'enfants ;
  • ensuite, il y a la difficulté d’identifier le responsable, comme l’ont montré par le passé les exemples des marées noires où capitaine de pétrolier, propriétaire et affréteur se renvoyaient la balle, alors qu'en l'espèce le pollueur n'est pas un navigant mais un industriel installé sur le plancher des vaches ;
  • enfin, le coût environnemental peut dépasser les capacités de paiement du pollueur. Dans ce cas, d’autres mécanismes -comme les assurances (attention à l'augmentation des primes !) ou la solidarité nationale (et l'Etat, ce n'est ni Hollande, ni Valls ou Royal...) doivent se substituer au pollueur.

Les applications du principe pollueur-payeur

Dans son application, le principe pollueur-payeur prend de nombreuses formes telles que des normes, des redevances et des taxes (taxes pigouviennes), des assurances, des marchés de quotas ou encore des dommages et intérêts suite à une action en justice.
De quoi se traiter de tous les noms d'oiseaux

Et l'augmentation du prix du gazole -alors que celui du pétrole brut dégringole- sera-t-elle supportée par les propriétaires de véhicule au diesel, deux fois solidaires ?

Hollande peut-il appeler à l'union nationale contre le terrorisme islamiste quand l'ayatollah à la tête du gouvernement se comporte en terroriste de la majorité présidentielle ? L'art de vivre à la française est clairement visé ! A la Culture, Fleur Pellerin ne devrait-elle pas mettre nos chefs d'oeuvre hors de portée, au sec ?

dimanche 6 décembre 2015

La politique économique de Hollande atterre les économistes

Budget 2016 : le gouvernement intensifie une politique qui ne fonctionne pas 

Un collectif de chercheurs et experts en économie explique pourquoi le gouvernement fait fausse route

Le contribualbe apprécierait
que ce soit vrai
L'Assemblée nationale a pourtant adopté le projet de loi de finances 2016. Des économistes, Philippe Légé, Christophe Ramaux, Henri Sterdyniak et Sébastien Villemot, dénoncent l'entêtement du gouvernement et notamment de Michel Sapin qui a présenté le projet de loi de finances à l'Assemblée nationale le 13 octobre 2015.

Le gouvernement s’entête ? 
L
e projet de loi de finances (PLF) 2016 s’acharne à prolonger et même à intensifier une politique qui ne fonctionne pas, au motif, selon eux, qu'il réduit -ou tente de contrôler- les dépenses publiques pour baisser les impôts des entreprises et encourager la reprise économique et le redressement de la courbe de l'emploi. La situation est en effet extrêmement préoccupante : plus de 6,3 millions de personnes inscrites à Pôle emploi, soit 1,2 million de plus qu’en mai 2012. 

Or, ce collectif soutient que la dépense publique n’a jamais été aussi utile 
La présentation du PLF est symptomatique de cet aveuglement... libéral : au lieu de commencer par exposer ce qu’apporte -mais coûte- la dépense publique, et les éventuelles réorientations nécessaires pour qu’elle remplisse plus efficacement ses missions - ce que le pays attend, promesse après promesse, depuis bientôt quatre ans - , la réduction de la dépense publique et des déficits est devenu l’objectif central à atteindre, ce que conteste ce collectif, Les Économistes Atterrés.
Les "Atterrés", c'est qui? 
Ce sont des économistes radicaux qui se disent "atterrés" par l'absence de solidarité entre partenaires européens, par les cures d'austérité imposés en guise de "sauvetage" à des pays à peine sortis de récession, par un "pacte pour l'euro" qui assujettit les Etats à la loi des marchés financiers. Bref, par ce libéralisme honni auquel il reproche de résister à une crise qui dure et a pourtant failli engloutir l'Europe et les Etats-Unis. 
Le coprésident d'ATTAC, Thomas Coutrot, proche de la Fédération des Finances CGT, la FSU ou Solidaires, 
a lancé le mouvement au début de 2010. Il mobilisa une poignée d'économistes irrités par le retour de la pensée unique et l'absence de débat, comme Philippe Askenazy et André Orléan du CNRS et Henri Sterdyniak de l'OFCE le rejoignirent. 
Nul ne se doutait du succès qu'allait remporter leur "manifeste" à sa mise en ligne. Le texte recueillit 3.500 signatures, dont celles de 800 économistes universitaires: c'est dire combien l'Université française est orientée... Thomas Coutrot a beau être un militant altermondialiste, leur message intéresse au-delà de l'extrême gauche. 
Fort de ce succès, les "atterrés" sont sollicités par les internationalistes  pour animer des conférences en France mais aussi en Espagne au Portugal, en Belgique, au Royaume-Uni... Ils ont donc entamé un "Tour de France pour une autre Europe". Une vingtaine d'économistes signataires anime ce groupe d'activistes. 
Ils misent sur la dépense publique qui, selon eux, n’aurait jamais été aussi utile. Idéologues nostalgiques du temps où les dévaluations du franc permettaient de relancer artificiellement l'activité, comme au début des années 80 avec le premier mandat présidentiel de François Mitterrand, ils continuent de penser que la dépense publique a permis d’amortir considérablement le choc de la crise débutée en 2008. Ainsi, si le PIB français a augmenté de 2008 à 2014 d’un maigre 2%, cette hausse est à mettre au crédit de la consommation publique (éducation, santé…), au temps de Nicolas Sarkozy. Si cette dernière était restée constante, le PIB aurait au contraire diminué. Les prestations sociales (retraites, allocations familiales, chômage, RSA…) ont en outre permis de maintenir la consommation des ménages et de compenser partiellement l’effondrement de l’investissement privé. La brutalité de la crise justifiait un soutien social des plus défavorisés, au prix d'une augmentation de la dette publique.
Ce collectif accuse le pouvoir socialiste de n'avoir tiré aucune leçon des débuts de crise, sept années plus tard. Le gouvernement se fixe désormais pour objectif de réduire les dépenses publiques de 50 milliards d’euros de 2014 à 2017. Certes, il s’agit d’une baisse par rapport à une tendance d’évolution spontanée, et non pas par rapport au niveau de 2014, mais l’austérité n’en est pas moins installée. 
Pour 2016, le gouvernement est contraint de réduire la dette publique qui s'est envolée et prévoit de limiter la progression des dépenses publiques à seulement 0,3% en volume, soit un taux historiquement bas, inférieur à la croissance anticipée. Un revirement politique s'imposait du fait de l'échec des mesures prises sur près de quatre années. L’investissement public est donc encadré, mais le collectif d'économistes anti-libéraux ne peuvent s'y résoudre, le déclarant sacrifié par les nouvelles orientations de Bercy. 

Hollande a tout fait et son contraire, mais la gauche radicale lui reproche son abandon de la social-démocratie

Ce collectif atterrant de ringardise vante la qualité des infrastructures de la France pour affirmer que, s'il est l’un des atouts traditionnels de la France, ce patrimoine collectif est aujourd’hui menacé par la baisse des dotations de l’État aux collectivités locales, qui assurent l’essentiel de l’investissement public. Concrètement, cela signifie moins de logements sociaux, de crèches, d’écoles, d’équipements sportifs et culturels, d’investissements dans la transition écologique… sans compter l’effet sur les PME (notamment dans le BTP). Or ces dépenses sont décidées par les collectivités territoriales... Quand le gouvernement s'engage en 2014 à créer 100.000 places de crèches d'ici 2017, c'est médiatiquement valorisant, mais son objectif est en fait menacé par un plan de rigueur imposé aux caisses d'allocations familiales: l'Etat leur demande de trouver 1,4 milliard d'euros sur les trois prochaines années... Il en va de même pour le logement social (par l’octroi de cessions foncières par la commune et de subventions complémentaires à celles de l’État), pour l'école (pour le 1er degré, les communes et le Conseil départemental pour les collèges) et pour la transition énergétique (le Conseil régional est chef de fille en matière de biodiversité, de qualité de l'air, de climat et d'énergie).

Sur les sept derniers trimestres, parce qu'il manque de rentrées financières, conséquence du chômage et de la croissance proche de la décroissance, l'Etat n'a d'autre choix - sous la pression de l'Union européenne - qu'un baisse de l’investissement public de l'ordre de 10% et la tendance devrait se poursuivre avec les baisses de dotations prévues par le PLF. 

Le collectif annonce une future dégradation de l'offre médicale. La Sécurité sociale subira également une coupe importante de 7,4 milliards d’euros, conséquence de la politique social-démocrate de Hollande et Ayrault, laquelle profite peu aux Français et davantage aux nouveaux venus, notamment les clandestins qui ont droit và l'école gratuite et obligatoire ou aux soins médicaux financés par la solidarité nationale. 
Ces dernières années, le système de santé a déjà été soumis à une très forte pression après les multiples réformes libérales, solutions obligées que ne peut indéfiniment financer la dette publique. Dans ces conditions, exiger de "faire plus avec moins" engendrera une nouvelle dégradation des conditions de travail et du service rendu aux patients, un sacrifice que refusent les démagogues, quand ils ne s'en emparent pas pour mener leur entreprise de subversion politique. Il obligera de plus en plus les Français à recourir aux complémentaires santé. 
Le gouvernement va devoir en outre modifier les règles de revalorisation des prestations au détriment des bénéficiaires. C'est déjà notamment le cas, il faudrait le dire, en matière de politique familiale. Laccord entre le patronat et certains syndicats sur les retraites complémentaires retirera environ 1 milliard d’euros aux retraités, non pas par une volonté de nuire, mais par nécessité; et le gouvernement table "cyniquement" (sic) sur des baisses de prestations chômage à l’issue des prochaines négociations à l’Unedic. La fraude aux allocations n'y est pas totalement étrangère... 

Le gouvernement multiplie les cadeaux aux entreprises, assurent les extrémistes... Parallèlement, le gouvernement amplifie les cadeaux aux entreprises. Et le collectif ne cite pas les entreprises de presse qui -subventionnées ou non - taxent néanmoins tous les lecteurs de leurs sites, riches et défavorisés également...

Ces "cadeaux" sont coûteux et inefficaces, mais c'est l'avis des militants de l'extrême gauche anti-libérale et militante, économistes inclus, puisqu'on fait dire aux chiffres ce qu'on veut. En 2016, les réductions d’impôts et de cotisations sociales au titre du CICE et du Pacte de responsabilité s’élèveront à 33 milliards d’euros. En septembre, les effets du CICE n'étaient pas encore vraiment spectaculaires: créés en décembre 2012, en dépit d'une montée en puissance, le CICE peine à remplir les objectifs fixés en matière d'emploi, d'investissement et de salaires. 
A la rentrée également, le Conseil économique, social et environnemental (Cese) publia ses recommandations dans son projet de rapport sur l’état de la France: " La fragile reprise que connaît la France s’appuie avant tout sur des facteurs extérieurs, alors que les effets attendus des mesures telles que le CICE ou le pacte de responsabilité tardent à se faire sentir. Elle reste fragile, car le chômage demeure massif et l’investissement peine à reprendre", estime le Cese dans ce projet de rapport sur l’état de la France en 2015. Les Economistes atterrés doivent tout lire...

Contre le raisonnement libéral, les préventions des économistes idéologues ont la vie dure. Ils pointent un accroissement des marges des entreprises qui permettrait seulement d’augmenter leurs investissements et, partant, la croissance et l’emploi. Mais pas plus qu’hier, cela n’a été vérifié dans les faits, refusent-ils d'admettre. L’investissement des entreprises reste désespérément atone et n’a toujours pas retrouvé le niveau de 2008. On attend toujours les centaines de milliers d’emplois qui devaient résulter de cette politique de l’offre. 

Le gouvernement se refuse à admettre cette leçon keynésienne élémentaire du XXe siècle, grondent-ils: les entreprises n’embauchent que si elles en ont besoin pour produire, et pour cela encore faut-il vendre, ce qui relève de la gageure quand la demande est déprimée par l’austérité.  La dépense publique n'est pas la solution: faut-il en venir à une politique de grands travaux financés par l'Etat, c'est-à-dire par le contribuable, soit 50% des Français ? 

Tout en augmentant la fiscalité des ménages. Mais pas tous les ménages: seulement ceux qui travaillent, produisent de la richesse et des rentrées fiscales. Pour financer la forte baisse de la fiscalité des entreprises, le gouvernement augmente aussi la fiscalité sur les ménages. La baisse de 2 milliards de l’impôt sur le revenu – très critiquable car elle réduit le seul impôt progressif – ne permet pas de compenser les hausses de cotisations sociales des salariés, les augmentations d’impôts locaux (conséquence de la baisse des dotations de l’État), et celles de la fiscalité écologique (qui frappera les plus pauvres faute de mesures compensatoires ciblées). Au total, ce sont près de 3 milliards supplémentaires qui seront prélevés sur les ménages, ce qui ne manquera pas de pénaliser la consommation et le niveau de vie. 

Se libérer du carcan austéritaire, panacée des extrêmes

Comble de l’absurdité,
la politique d’austérité ne permet même pas d’atteindre l’objectif de baisse des déficits et de l’endettement public. Elle ne suffit pas, mais faut-il pour autant y renoncer, tout en accueillant des réfugiés? Depuis quelques semaines, élections régionales obligent, ils sont sortis des radars. Les frontières sont-elles pour autant devenues étanches ? Les dépenses d'aides sociales sont-elles jugulées ?

L’horizon auquel la France devrait atteindre le seuil de 3% de déficit public ne cesse d’être repoussé d’année en année (du fait de l’insuffisance de l’activité et donc des recettes fiscales), tandis que le ratio dette sur PIB augmente continûment (par "effet dénominateur"). Une augmentation continue des dépenses publiques endiguerait-elle le déficit public?  C’est une tout autre politique qu’il faudrait aujourd’hui mener, libérée du carcan austéritaire inscrit dans les traités européens. 

L'extrême gauche marxisante prône un "pacte social et écologique" 
A la suite des attentats du 13 novembre 2015, Hollande, le président de la République, a déclaré : "Le pacte de sécurité l'emporte sur le pacte de stabilité (et de croissance !)". Que ne l’avait-il dit plus tôt ? Ces attentats ont en effet mis en lumière le rôle indispensable des services publics et des fonctionnaires (?) - serviteurs de l'Etat et non producteurs de richesse (!) - qui ont su êre à la hauteur des circonstances malgré les baisses d’effectifs et de dotations. De nouvelles créations d'emplois dans la fonction publique ne paraissent donc pas indispensables, messieurs les économistes "atterrants"... 
Si les besoins de sécurité doivent l’emporter sur un pacte de stabilité mal pensé, il doit en être de même pour les besoins sociaux et écologiques, supputent-ils encore. La France est aujourd’hui en "état d’urgence sociale", avec un chômage de masse et des inégalités sociales et territoriales en hausse, notamment du fait de l'arrivée massive d'étrangers, une donnée qui n'apparaît nullement dans leur raisonnement sectaire. 

Les exigences de plein emploi et de cohésion sociale doivent redevenir les objectifs centraux de la politique économique, soulignent-ils. Il faut bien être experts en économie pour en arriver à cet objectif... Mais ils n'y contribuent en rien: l'unité nationale, ce n'est pas pour eux. Selon ceux qui séduisent l'électorat de la gauche et de la droite extrêmes pareillement, cela passe par une rupture avec les dogmes libéraux. Après l'effondrement des dogmes marxistes à l'épreuve des réalités, que resterait-il ? Ce collectif s'y accroche mais reste inaudible hors des cercles étroits de l'anti-libéralisme bruyant. 

A 
l’heure de la COP21, fi de "l'état d'urgence" contre la menace islamiste. Ils choisissent "l’état d’urgence climatique" et donnent la priorité au lancement dès aujourd’hui des investissements massifs dans la reconversion de l’appareil productif et la transition énergétique. Pour être à la hauteur des enjeux de la période, c’est un "pacte social et écologique" qu’il faudrait mettre en place, l'obsession de l'heure. 
Comment ? Nous le saurons dans un prochain épisode: les attaques des économistes archaïques ne vont pas cesser jusque 2017, au moins.

vendredi 4 décembre 2015

L'amère Royal accuse les media de faire la "promotion du FN"

Tous coupables de promotion du FN, sauf le PS ?

Avant même la raclée électorale promise, la ministre de l’Ecologie s'en est prise à la presse


Valls dirige la rééducation des membres du gouvernement
Elle combat le bizutage mais en a marre d’entendre parler de la possible victoire du Front national. "On a l’impression que vous le souhaitez, vous, pour faire un événementiel [sic]", a-t-elle accusé (de bonne foi ?) dimanche, s'adressant aux journalistes lors de son entretien de campagne pour 'Le grand rendez-vous' (Europe 1 - Le Monde - i-télé). 

"A force, vous faites, pardon de vous dire ça, de la promotion […] vous ne parlez que de ça. Inconsciemment, vous faites la promotion du Front national."

VOIR et ENTENDRE les reproches à la presse inconsciente, ces "experts" qui se veulent pourtant analystes de l'actualité à notre place et ces "décrypteurs" qui prétendent mettre au jour pour nous le non-dit refoulé des politiques... 

mercredi 4 septembre 2013

Experts divisés sur les preuves d'attaques chimiques en Syrie

Les inspecteurs des Nations Unis se divisent sur les éléments de preuves
Experts de l'ONU venus enquêter sur 

l'utilisation d'armes chimiques en Syrie, 
à Ghouta (est de Damas), le 28 août 2013
"Aucun doute" sur l'implication d'Assad ?

Bien qu'on ne voit pas le rapport, pour Vincent Desportes, l'ex-directeur de l’École de guerre, habituellement très critique sur les dossiers défense, la crédibilité des éléments diffusés lundi serait renforcée par le refus de la France de s'engager en 2003 dans la guerre en Irak. "Le fait que nous n'y soyons pas allés en 2003 et que là nous montrions ces preuves prouve bien qu'il n'y a pas de doutes", dit-il. Ces preuves ne démontrent pourtant pas la culpabilité du régime, ni même que les documents produits aient un lien direct avec l'attaque du 21 juin.

Le volume des stocks chimiques accumulés par la Syrie,
les vecteurs dont dispose l'armée pour les utiliser, suffisent à accuser, selon lui, le régime.

Le général Desportes qui souligne en outre la connaissance qu'ont les services français de la Syrie et la fiabilité de leurs informations, n'a pas gardé en mémoire comment
le général Colin Powell avait été abusé par les documents de la CIA accusant Saddam Hussein en Irak.
Au delà du décryptage de courtes vidéos montrant les corps des victimes alignées, les informations diffusées reposent sur des analyses techniques des services de l'Etat, notamment de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE).

Aucun doute ne l'effleure en particulier sur l'origine des tirs chimiques du 21 août dans la banlieue de Damas, estime l'officier général : "Ça fait très longtemps qu'on sait analyser la provenance d'un projectile, c'est de la balistique extrêmement simple. Ce serait extrêmement surprenant qu'on soit arrivé à de mauvaises conclusions sur ces affaires là". Tout n'est-il pas un peu trop simple ?

Les services de renseignement américains sont parvenus aux mêmes conclusions que leurs alliés français, souligne-t-il, et les Britanniques n'avaient eux-mêmes "aucun doute" sur l'implication du régime syrien. L'intox sur l'Irak reprend à propos de la Syrie.

"Nous sommes dans un exercice de vérité, dans une crise grave des relations internationales dans laquelle se joue la crédibilité des grandes puissances. Je ne pense pas qu'un pays comme la France, qui a une posture morale vis-à-vis du monde, s'amuserait à tricher sur les conclusions de son enquête", conclut le général Desportes décidément fort pour exprimer son sentiment.

Certains 
mettent en garde contre les risques de manipulations,
tandis que d'autres se disent convaincus de la responsabilité du régime syrien.

Les documents  diffusés par Paris divisent les experts
.
Opération vérité du gouvernement ou fuite en avant pour tenter de convaincre l'opinion française du bien-fondé d'une intervention militaire ? 

Les premières interrogations portent sur le choix des informations déclassifiées.
Le document diffusé lundi n'est pas une note des services de renseignement français, mais une "note de Matignon" 
C'est ce que déclare Eric Denécé, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R), qui émet de graves soupçons sur l'exécutif qui aurait pioché dans plusieurs rapports des services des éléments pour convaincre les parlementaires et les Français.
"Il n'y pas d'éléments nouveaux. C'est une démonstration par défaut. Ils ne prouvent à aucun moment que c'est Bachar al-Assad qui a conduit l'attaque, ils disent seulement que la résistance n'est pas capable de faire ça. Ce qui, en plus, est discutable", souligne-t-il.

Eric Denécé pointe "une série d'incohérences"

D'abord sur le bilan d'"au moins 281" morts lors de l'attaque du 21 août
près de Damas, avancé par le gouvernement. 
"Ils disent que seul Bachar est capable de conduire une attaque de grande ampleur. Or, 281 morts, c'est une attaque importante, ce n'est pas une attaque chimique de grande ampleur", souligne-t-il : "Si du gaz sarin avait été utilisé, il y aurait eu beaucoup plus de victimes". (cf. l'attentat par la secte Aoum qui a fait 5.500 victimes dans le métro de Tokyo, le 20 mars 1995.)

Autre interrogation sur les vecteurs - obus ou roquettes - qui auraient été utilisés et dont seul le régime syrien disposerait. "On a parlé de roquettes Grad, or toutes les photos que montre la rébellion sont des images de roquettes artisanales que personne ne connaît", fait-il valoir.

D'autres experts ont regretté qu'aucun résultat d'analyses réalisées sur des échantillons prélevés en Syrie n'ait été rendus publics.
Pour Hamish de Bretton-Gordon, ancien officier de l'armée britannique chargé de la défense contre les armes chimiques, les informations des services français confirment les éléments impliquant le régime de Damas fournis vendredi par le secrétaire d’État américain John Kerry. En particulier sur les sites chimiques, les lanceurs, ou le nombre de victimes.
"Un autre membre permanent du Conseil de sécurité vient appuyer ce qu'a dit Kerry, et le niveau de crédibilité de ces éléments est très élevé", a-t-il déclaré : "Je crois que nous sommes tous quasiment certains qu'une substance toxique a été utilisée". C'est une chose et l'identité du maître d'oeuvre en est une autre.

vendredi 28 juin 2013

Affaire Bettencourt: la cabale politique contre Sarkozy se précise

Non-lieux requis pour Sarkozy et Woerth

Le Parquet de Bordeaux a préconisé d'abandonner la moitié des poursuites lancées par le juge Gentil  

Six non-lieux, dont l'un en faveur de l'ex-président, ainsi que de son ministre du Budget, Stéphane Courbit et Pascal Wilhem, mais à la à différence de F.-M. Banier et de P. de Maistre.Nicolas Sarkozy, six renvois devant le tribunal : dans le volet abus de faiblesse de l'affaire Bettencourt, recentrant ainsi l'affaire au point où elle en était quand le scandale a éclaté, mi-2010. Le photographe François-Marie Banier et l'ex-homme de confiance de Liliane Bettencourt Patrice de Maistre devraient faire partie en revanche des six personnes à juger, estime le Parquet.

Les non-lieux ont été requis "en l'absence de charge", écrit dans son communiqué le Parquet de Bordeaux, sans ajouter l'adjectif "suffisante" qui traditionnellement nuance cet avis. Cela concerne Nicolas Sarkozy, que la triade de juges menée par le juge Gentil avait mis en examen pour abus de faiblesse, car ils imaginèrent qu'il avait abusé de la faiblesse de Liliane Bettencourt pour se faire remettre de l'argent pendant la campagne présidentielle 2007. 

Mais, dans leur empressement partisan et bien qu'ils soient trois, les juges d'instruction ont commis une erreur dans la formulation de leur chef de mise en examen, appliquant à Sarkozy une définition de l'abus de faiblesse datant de 2009, qui ne correspond pas à celle en vigueur à l'époque des faits pour lesquels il est mis en examen, et de surcroît moins favorable que cette dernière. 
Le juge Gentil avait désigné des proches "experts" qui  considérèrent qu'elle n'avait plus tous ses facultés psychiques depuis septembre ...2006. Le Parquet s'était  très clairement ouvert de ses doutes sur l'objectivité du juge Gentil et sur le bien-fondé de leurs pseudo "indices graves ou concordants". C'était le 21 mars 2013, au moment de législatives partielles: la première s'était déroulée les 17 et 24 mars 2013 dans l'Oise.

Les termes infâmants de l'information judiciaire
Le juge Gentil et ses acolytes avaient vu des "faits d'abus de faiblesse, d'abus de confiance aggravés, d'escroqueries aggravées au préjudice de Mme Liliane Bettencourt". Au terme de cet acte, M. Nicolas Sarkozy, qui bénéficie de la présomption d'innocence - s'était vu notifier une mise en examen du chef d'abus de faiblesse commis en février 2007 et courant 2007," pendant la campagne présidentielle.

Pour Me Herzog, "la vérité triomphe"

Il juge difficile de caractériser un abus de faiblesse, qui impliquerait à la fois que Nicolas Sarkozy se soit personnellement fait remettre de l'argent par la milliardaire, et qu'il ait eu conscience de son état, qui était encore peu connu début 2007. "Quelle que soit la violence des calomnies, la vérité finit toujours par triompher, le procureur de la République de Bordeaux vient de le démontrer", a réagi Me Thierry Herzog, l'avocat de l'ancien président.

Le député UMP des Hauts-de-Seine Patrick Balkany, proche de l'ancien chef d'État, s'est déclaré "très heureux" de la nouvelle.

L'affaire se dégonfle
ex-ministre et ancien trésorier de campagne de Nicolas Sarkozy, Éric Woerth, devrait également bénéficier d'un non-lieu, selon le Parquet. C'est le cas aussi de l'avocat Pascal Wilhelm, qui avait succédé fin 2010 à M. de Maistre auprès de Mme Bettencourt, ainsi que de l'homme d'affaires Stéphane Courbit, qui a bénéficié grâce à Me Wilhelm d'un important investissement de l'héritière de L'Oréal dans ses sociétés. Le Parquet considère notamment que seul le temps dira si cet investissement a été une mauvaise affaire.

Le procureur de la République de Bordeaux, Claude Laplaud, a requis aussi le non-lieu pour un notaire, Patrice Bonduelle, qui avait contribué à rédiger un testament de Mme Bettencourt en 2011, et pour l'infirmier de la milliardaire Alain Thurin, couché sur ce testament à hauteur de 10 millions d'euros, sans qu'il ait forcément été au courant. 

En revanche, outre M. Banier, dont le renvoi est demandé pour abus de faiblesse et blanchiment d'abus de faiblesse, son compagnon Martin d'Orgeval, pour les mêmes chefs, et recel d'abus de faiblesse, et M. de Maistre, pour abus de faiblesse et blanchiment de fraude fiscale, trois autres renvois sont demandés. Celui de Carlos Cassina Vejarano, qui gérait l'île des Bettencourt aux Seychelles (pour abus de faiblesse et abus de confiance aggravé par la particulière vulnérabilité de la victime), du notaire Jean-Michel Normand (pour complicité d'abus de faiblesse) et de l'avocat fiscaliste Fabrice Goguel (pour blanchiment de fraude fiscale).

Audience sur les nullités mardi

Le Parquet recentre ainsi l'affaire sur les faits initialement dénoncés par la fille de la milliardaire, Françoise, qui visait particulièrement M. Banier, dans une plainte de fin 2007 : des abus commis au détriment de Mme Bettencourt par son proche entourage dans les années précédant l'éclatement du scandale en juin 2010, suite à la publication de conversations enregistrées dans le salon de la milliardaire par son majordome.

Après ces réquisitions,
les trois juges d'instruction, Jean-Michel Gentil, Cécile Ramonatxo et Valérie Noël, auront le dernier mot sur le sort des mis en examen, à moins d'un appel du Parquet, qui renverrait l'affaire devant la Cour d'Appel. 
Les juges devront aussi attendre le résultat de l'audience de mardi devant la chambre de l'instruction de la Cour d'Appel, au cours de laquelle les avocats s'emploieront à faire annuler l'expertise psychiatrique douteuse de Mme Bettencourt réalisée en juin 2011, et cause de quasiment toutes ces mises en examen.
 


lundi 22 avril 2013

Hollande fait monter la grogne des députés socialistes

La politique d'austérité, mais pas que !
Séminaire (laïc) députés PS-Ayrault houleux



Certains attaquent la gouvernance de Harlem Désir, 
d'autres hurlent leur colère contre le pouvoir


De nombreux députés socialistes ont exigé lundi d'être davantage écoutés par le gouvernement,lors de leur premier séminaire depuis l'élection de François Hollande, il y a quasiment un an. 


C'est un "certain malaise" qu'ont exprimé les élus lors de leur réunion à huis clos, a révélé Thierry Mandon, porte-parole des 293 députés du groupe PS et apparentés.

"On n'a pas parlé beaucoup sur la ligne mais sur le manque de considération. Un député nous a dit 'on sert à rien', un autre : 'on a l'impression que pour le gouvernement, on est un passage obligé'", a-t-il ajouté, disant vouloir "trouver un chemin" pour que le groupe ne soit "ni déloyal ni godillot".


Pour Jérôme Guedj, un des chefs de file de la gauche du PS, "tout le monde en avait gros sur la patate du fonctionnement des choses entre les députés, les ministres, le gouvernement dans son ensemble".

Ce malaise semble gagner des membres du gouvernement, pour qui la situation politique actuelle ne sera pas tenable jusqu'aux élections municipales de 2014, premier juge de paix électoral du quinquennat.
br>Certains demandent même un changement de cap


La contestation de la politique économique du gouvernement gagne du terrain au sein du Parti socialiste, alors le Premier ministre, frappé comme le président par une forte impopularité, tente de reconquérir ses troupes.
"Je suis venu donner un message de confiance et d'espoir aux députés", a avoué Jean-Marc Ayrault à son arrivée à l'Assemblée nationale, où il est venu accompagné de plusieurs ministres. "Nous pouvons réussir à condition que chacun s'y mette, se rassemble, et aille à l'essentiel."

"Il faut un rebond avant" 

Un ministre recourt à un aphorisme d'une figure de la communication : "La fonction présidentielle, ce sont les trois 's' : secret, silence et solitude. Le président est dans ce moment-là."

Invité à dire si le rebond qu'il appelle de ses voeux est actuellement l'objet d'une réflexion collective au sommet de l'Etat, le même soupire : "Hélas, non."

"Si on veut avoir un seul message, martelé par tous, il faut un temps d'échange collectif qui aujourd'hui n'existe pas", ajoute ce membre du gouvernement.

Plusieurs parlementaires de la majorité ont dénoncé lundi l'importance accordée aux "experts" dans le gouvernement, et demandé des réunions plus fréquentes avec le président, hors de l'Elysée, pour marquer une rupture avec la pratique de Nicolas Sarkozy quand il était président.

"Quelqu'un a dit qu'il était dommage dans ce pays que tout le monde puisse rencontrer le président de la République sauf les députés socialistes", a dit Bruno Le Roux, président du groupe, lors d'une conférence de presse. "Je me suis promis de régler très vite ce qui me semble anormal".

Demande d'un chanement de cap

Outre le manque de "considération" déploré par de nombreux parlementaires et qui semble avoir dominé le séminaire des députés, lundi, des dissensions se font jour au sein de la majorité sur la politique du gouvernement.
Pour Jean-Marie Le Guen, député PS de Paris, il y a un "message politique" à faire passer au gouvernement.

"Ce que l'on attend de l'exécutif, c'est un discours plus fort, qui se projette vers l'avenir, qui assume plus ce que nous sommes", a-t-il dit lundi sur Canal +.
"On a du mal à dire à quel point notre pays est en état de faiblesse. La gauche n'avait pas mesuré à quel point l'outil industriel du pays était dégradé. On n'assume pas complètement cette réalité", a-t-il ajouté.

L'aile gauche du PS demande depuis plusieurs mois déjà une "inversion des priorités" et une politique de relance, et son discours commence à devenir audible dans le parti.

Trente-cinq députés socialistes se sont abstenus lors du vote du texte sur la sécurisation de l'emploi, porté par le gouvernement et contesté par plusieurs syndicats.
"Nous avons souhaité l'unité de tous les députés sur les votes", a dit lundi Bruno Le Roux à l'issue du séminaire de son groupe.

La politique économique n'est pas le seul sujet qui divise le parti. Le président de l'Assemblée, Claude Bartolone, s'est en effet illustré ces dernières semaines en menant la fronde contre le projet de publier le patrimoine des parlementaires.

Mi-avril, le Conseil national du Parti socialiste s'est déjà tenu dans un contexte houleux pour la majorité, avec l'irruption d'une cinquantaine de salariés de PSA applaudis par la gauche du PS. 

Mais Jean-Marc Ayrault avait exclu tout changement de cap économique et budgétaire.

mardi 20 mars 2012

Pour tuer, il faut être déséquilibré, mais la folie excuse-t-elle le geste des tueurs?

Tueur en série à Toulouse-Montauban, mais déjà dégagé de toute responsabilité !



Alléger sa douleur et "se reconstruire" (!)
avec un peu de voyeurisme ordinaire ??...


Ce que le Colt 45 révèle du tueur de Toulouse ...

Déjà les questions oiseuses

"Le tueur a-t-il plutôt un profil de déséquilibré à la Breivik ou est-il un loup solitaire responsable de ses actes ? s'interroge atlantico.fr.
L'utilisation d'un Colt 45 - une arme de gangster, bruyante et lourde - semble discréditer la piste terroriste..." Et les familles des victimes peuvent donc "faire leur deuil " de leurs enfants, tourner la page et passer à autre chose ?

Xavier Raufer est un criminologue français, directeur des études au Département de Recherches sur les Menaces Criminelles Contemporaines à l'Université Paris II, et auteur de nombreux ouvrages sur le sujet. Il fait donc froidement son job, en 'délivrant' son expertise, alors que le Colt 45 fume encore...
"Atlantico : Quel est votre sentiment sur les fusillade de Montauban et Toulouse, quant au modus operandi du tueur ?
Xavier Raufer : L’étau se resserre autour de deux possibilités :
1. Le profil Breivik : un tueur de masse. Il tue de manière parfaitement maîtrisée. Il est capable de garder ses « petites histoires » pour lui. Ainsi, il est d’autant moins détectable qu’il agit seul. Il n’a y a donc pas de fragilité dans sa communication comme il pourrait y en avoir dans un groupe terroriste où les membres doivent sortir, revendiquer, etc. Un homme seul peut préméditer son crime pendant des années et rester totalement indétectable. Dans notre cas, il peut acheter un scooter et le peindre à sa guise d’un jour à l’autre, car tout se passe à l’intérieur de son cerveau. Dans ce cas, l’individu est fou comme un lapin. Il est psychotique ou victime de délires intérieurs et peut le dissimuler aux autres. Une partie de son délire peut consister à jouer au mec raisonnable vis-à-vis de son voisin de palier. Mais à un moment-donné, il va se livrer à des excès. Dans ce cas de figure, cela est très inquiétant car si la planète pousse des cris à propos de ces crimes, le tueur pourrait « s’enivrer » et vouloir récidiver jusqu’à ce qu’il n’ait plus de munitions ou plus d’arme.
2. Le « loup solitaire », un individu sain d’esprit qui a une idéologie. Son idéologie peut être extrême ou farfelue mais il est responsable de ses actes. On a vu aux Etats-Unis, par exemple, le cas d’un tueur qui est entré dans une caserne pour un massacre. Il a été ensuite reconnu responsable de ses actes.
S’il n’est ni un loup solitaire ni un tueur de masse, cela ne peut pas durer longtemps car l’arme dont il dispose démontre qu’il n’appartient pas au réseau criminel qui, lui, a accès aux armes de guerre en quantité. Si vous êtes braqueur, vous n’aurez aucun mal pour trouver une Kalachnikov.
En l’occurrence, le fait justement que le tueur utilise une arme de poing de gros calibre telle qu’un Colt 45 peut-il trahir d’autres informations sur lui ?C’est la seule arme de calibre 11-43 disponible sur le marché. Elle n’est jamais utilisée par les terroristes. A ma connaissance, aucun terroriste depuis les années 1980 et Action directe, ne l’a utilisée car c’est une arme extrêmement lourde, encombrante, très bruyante et avec un recul énorme. En plus quand on tire, l’arme produit une flamme de 10 cm. Autant utiliser un obusier !Les terroristes préfèrent des armes plus petites et moins bruyantes pour agir discrètement et sans réveiller tout le quartier. On évite les calibres phénoménaux comme le 11,43 mm. On prend du 22 Long Rifle, du 6,35 mm ou du 7,65 mm.

Dans son optique de tuer des gens, on pourrait penser qu’il aurait plutôt intérêt à utiliser une arme automatique comme un fusil mitrailleur. S’il n’en a pas c’est qu’il n’a pas accès à ce genre de chose et qu’il tire avec les armes qu’il a pu trouver…

C’est une arme de gangster car dans ce cas, quand le milieu tire sur des individus, il faut que la première balle assomme complètement celui qui est en face et l’empêche de riposter. Et quand on vous tire dessus avec cette arme : c’est un peu comme si vous preniez l’autobus à 50 Km/h dans la figure : vous faîtes un bond de 3 m et généralement vous êtes mort. Cela fait des trous de la taille d’une pièce de 2 euros…

Le Colt 45 a été inventé en 1911 pour être utilisé pour des coups de grâce, par exemple. Ca n’est pas une arme de guerre. Le calibre de l’Otan –du 5,56mm- n’équivaut qu’à la moitié de celui du Colt 45. Le seul « avantage » de cette arme c’est que si elle touche : elle tue."

mardi 13 décembre 2011

Prévention socialiste: des adolecentes règlent un différend au couteau

Identités voilées, comme il se doit ...

Echec de l'Education nationale
et succès de la prévention et du laxisme


Une mineure anonyme poignarde une autre mineure anonyme

A Istres, commune socialiste des Bouches-du-Rhône, une adolescente de 16 ans a été poignardée - à plusieurs reprises- par une autre jeune fille sur la voie publique de la bonne ville de François Bernardini, dimanche dernier, dans le quartier des Echoppes.


La jeune victime a été transportée à l'hôpital Nord, à Marseille.
Ses jours ne sont pas en danger. Elle devrait être prochainement entendue par les policiers.



Les adolescentes manient désormais le couteau,
nouvelles moeurs dans les Bouches-du-Rhône,
quand se taisent les Kalachnikovs




La crise excuse tout
Agées de 15 et 16 ans, quatre mineures ont été placées dans un centre éducatif fermé par un juge des enfants, à la sixième agression à l'arme blanche dans le XVIe arrondissement de Paris, au préjudice de sept victimes, entre le 17 et le 31 mars 2010.

La jeune fille, auteure des coups de couteau à Istres, était toujours en garde à vue lundi soir.

Nul doute que l'agresseur sera déclarée irresponsable par les psychiatres...

mardi 6 décembre 2011

Innocents et détraqués n'ont-ils pas tout à craindre des psychiatres

Le droit des innocents



Représentation par Rubens du
Massacre des Saints Innocents




Et si, plutôt que d'ajouter l'impudeur au malheur absolu qui le frappe, nous avions la décence d'entendre l'objurgation du père d'Agnès Marin ? Et si, pour une fois, nous laissions tomber la gauche, la droite, tout cet attirail idéologique, toutes ces empoignades partisanes fort légitimes quand il s'agit de répondre aux problèmes politiques " ordinaires ", mais qui n'ont plus aucun sens face à la mort d'un enfant ? Tous ensemble, nous n'aurions plus alors qu'un seul souci en tête : essayer de faire en sorte qu'une telle tragédie - d'autant plus atroce qu'il semble qu'avec un peu de bons sens, elle aurait pu être évitée - ne se reproduise pas.
Cela vaudrait mieux, assurément - pour les Français et pour l'idée qu'ils se font de l'action politique - que la médiocre polémique alimentée par un Benoît Hamon (heureusement, d'autres responsables socialistes se sont montrés plus dignes) à propos d'une prétendue "instrumentalisation" de ce drame par le gouvernement.

Car enfin, quand François Fillon annonce qu'à l'avenir, les chefs d'établissement devront être systématiquement informés du passé judiciaire des élèves inscrits chez eux, faut-il être de gauche, de droite ou du centre pour s'écrier tout simplement : il était temps ! Quand il ajoute que les mineurs accusés de faits graves devront attendre leur jugement dans un centre éducatif fermé, et non pas dans un collège ordinaire (à propos, combien sont-ils dans ce cas actuellement ?), quel père ou quelle mère de famille ne lui donnerait pas cent fois raison ? La gauche n'a pas voulu voter la création de ces centres fermés ? La belle affaire ! La droite ne s'est pas donné les moyens de les remplir, ou n'en a pas construit assez ? Peu importe ! Maintenant, agissons...

On nous dit - cette semaine encore, un éminent psychiatre (*) dans les colonnes du Monde - qu'en matière de récidive, "le risque zéro n'existe pas". Que prétendre empêcher la répétition d'actes aussi odieux est un " rite conjuratoire ", une "illusion". Mais quel étrange raisonnement ! Imagine-t-on un ingénieur affirmer qu'en matière de nucléaire, la sécurité absolue est un leurre et que dans ces conditions, il est inutile de renforcer les mesures de surveillance ? Un médecin clamer que le cancer ne sera jamais totalement vaincu, et qu'au diable le dépistage ? Un ministre des Transports renoncer à limiter la vitesse au motif que tant que des voitures rouleront, il y aura des accidents ? On crierait au fou, et on aurait raison ! Bien sûr, l'être humain étant ce qu'il est, nul ne saurait prétendre que la récidive - ni le crime - sera un jour éradiquée. Faut-il pour autant renoncer à tendre vers ce but ? Refuser, au motif bien réel que l'objectif est par nature inatteignable, toute mesure qui permettrait, si peu que ce fût, de s'en rapprocher ? Non, évidemment non.

Et puisque les « psys » - ils le reconnaissent eux-mêmes - n'ont ni l'envie ni les moyens scientifiques de « prévoir » quoi que ce soit en matière de récidive, changeons la méthode d'évaluation ! Recommandée chez nous par l'Académie de médecine, et par l'Institut pour la justice (dont la pétition vient de dépasser le cap du million de signatures), une autre technique est depuis longtemps en usage dans le monde anglo-saxon. C'est celle de « l'analyse actuarielle », qui permet de mesurer « objectivement » le risque de récidive sur la base d'un certains nombre de critères statistiques (âge, sexe, situation familiale, nature des faits, mode opératoire, etc.). Elle n'est pas parfaite. Aucune technique ne l'est. Mais - Manuel Valls et Pierre Moscovici y ont fait allusion - elle fonctionne plutôt bien au Canada. Plutôt que d'ajouter un psy à un autre psy, ce qui n'avancera guère le juge, qu'attend-on, au moins, pour l'essayer ?

On nous dit aussi - argument suprême - qu'une demi-douzaine de lois sur la récidive ayant été adoptées depuis 2006 sans en venir à bout, il est urgent de ne pas en rajouter. Ni maintenant : ce serait «surenchérir sous le coup de l'émotion». Ni après la présidentielle : ce serait «exploiter politiquement un drame humain». Ni jamais. Confondant ! Plus un problème est aigu, plus il suscite la légitime indignation des Français, moins il faut tenter de le résoudre ! Si les lois précédentes n'ont pas atteint leur objectif, ce n'est pas qu'elles sont imparfaites, incomplètes, timorées, ou mal appliquées par ceux-là mêmes qui sont censés le faire (combien de magistrats utilisent vraiment l'arsenal répressif « facultatif » mis à leur disposition par le législateur ?), c'est le principe même de la loi qu'il faut condamner...

Une loi ? Deux lois ? Mais qui donc s'en plaindra si nos enfants sont mieux protégés ? Les bons apôtres de la « deuxième chance » (pour les coupables) et du « risque à courir » (pour la société) ? Sans doute. Mais combien d'Agnès Marin, de Laëtitia Perrais, de Marie-Jeanne Meyer, de Natacha Mougel, de Marie-Christine Hodeau ou d'Anne-Lorraine Schmitt (assassinée il y a tout juste cinq ans) leur faudra-t-il, à ces adeptes de la « justice sans peine », à ces apprentis psycho-sorciers, avant d'admettre que le droit des innocents doit aussi - et d'abord - être respecté ?

Alexis Brezet pour Le Figaro Magazine du 26/11/2011

* Psychiatre à l'hôpital de Ville-Evrard (Seine-Saint-Denis) et expert auprès de la cour d'appel de Paris, Daniel Zagury dénonce la stigmatisation des professionnels du monde judiciaire, médical et éducatif. Il s'élève contre la stigmatisation des pseudo-experts et admet que sa spécialité n'est ni scientifique ni divinatoire. Mais alors la psychiatrie serait-elle donc une vaste fumisterie ? "On cherche à instrumentaliser la psychiatrie afin qu'elle obéisse à un objectif de certitude qui lui est parfaitement étranger et à lui faire assumer une fonction qu'elle ne peut que très modestement partager avec les sciences judiciaires, criminologiques et sociales," observe le psychiatre dans Le Monde.
Si tel est bien le cas en effet, à quoi les experts des "sciences [sic !] judiciaires, criminologiques et sociales" jouent-ils eux aussi ? A quoi rime-t-il qu'ils prennent l'avis de faux-savants ne disposant pas d'une "traçabilité du mal", ni de la capacité d'identifier un "trouble nettement repérable" ?
S'il ne sert à rien que la justice les consulte, sinon pour se libérer de toute responsabilité envers les prochaines victimes, n'est-il pas indécent de s'en prendre aux responsables politiques et criminel de leur opposer des arguments d'irrationalité et de : si "M. Guéant confond diagnostic et pronostic, psychiatrie et criminologie", que dire des psychiatres qui, comme lui, polémiquent bien qu'ils ne soient jamais en capacité de produire aucun diagnostic fiable ?

A propos de l'affaire Fourniret, Le Figaro notait: " Avec les docteurs Dubec et Zagury, l'expertise psychiatrique atteint des niveaux stratosphériques. Sans vouloir faire injure aux praticiens qui ont examiné le couple Fourniret-Olivier et déposé précédemment aux assises des Ardennes, c'est un peu comme si on passait sans transition de la Méthode rose à la Salle Pleyel."

Le psychiatre s'affranchit de la présomption d'innocence
Malgré la faiblesse de ses moyens et l'aspect intuitif de sa "science", le Dr Zagury condamne l'accusé, brossant de lui le portrait effrayant d'un homme "entièrement responsable", à la "dangerosité extrême", pour qui la thérapie relève de la "spéculation théorique". Du "tueur en série français le plus achevé", qui ne mérite aucun piédestal, mais un cachot. Un lynchage, au vu des connaissances de la psychiatrie ! Ce qui, telle une lame de guillotine, fait d'autant plus froid au col, de la part d'un "faux-savant et chevalier de l'après-coup " !...

Avec Benoît Hamon, la liste des incapables est donc longue...
Qu'au moins ils soient positifs et évitent de nuire !