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dimanche 6 avril 2014

Sondage: défiance de 69% des Français envers Valls et son gouvernement

Le gouvernement Valls ne convainc pas 
7 Français sur 10

69% des sondés estiment que le gouvernement mènera la même politique que le précédent
 
Un exécutif familial
selon la société commerciale de sondage BVA pour le site socialiste i-télé (groupe Canal+) et Le Parisien. 

69% estiment que le nouveau gouvernement mènera la même politique que l’ancien. Aucun changement de cap n'est donc attendu, ni même de communication. Mince "consolation" pour le gouvernement, chez ceux qui pensent que cela changera, 26% ont le sentiment que la politique pourrait être meilleure, soit six fois plus que ceux qui estiment qu’elle sera moins bonne (4%), selon Céline Bracq, directrice de BVA Opinion. Pas de quoi oublier que près de trois fois plus n'y croient pas un instant. 


Une large déception sur l’absence de changement de politique est une réponse préocupante, du fait du renouvellement dans les idées, avec au contraire la reconduction d’une aile gauche du PS, rétrograde et usée (Laurent Fabius) et décriée, mais confirmée aux mêmes postes (Arnaud Montebourg ou Christiane Taubira), voire promue (Benoit Hamon). 


Une seule nouvelle tête rejoint le gouvernement.
L'apport de sang neuf est assuré par le franc-maçon François Rebsamen, 63 ans, puisqu' à 61 ans, Ségolène Royal (ci-contre à gauche au côté de M. Sapin) a piaffé aux portes des ministères pendant 12 années de traversée du désert, après avoir été deux fois sous-ministre (de la Famille ou de l'Enseignement scolaire sur cinq ans, 1997-2002) pour Lionel Jospin, et un court séjour de 12 mois à l'Environnement, sous François Mitterrand: elle est dans le circuit depuis 1992, il y a 22 ans... 

Les Français ne s’y trompent pas, puisque seuls 19% sont d’avis que le nouveau gouvernement Valls est "renouvelé", 24% qu’il est "de combat" et seulement 40% -au départ- qu’il est compétent. Comme le résume le sondeur, "pas d’état de grâce" pour le gouvernement Valls, c'est-à-dire beaucoup de défiance.



BVA tentent de positiver
Une majorité de Français observe que l'équipe des ministres de plein exercice est resserrée (72%)  et une majorité (56%) approuve également le départ des Verts du gouvernement
Avec plus de vingt-cinq membres, le "resserrement" du gouvernement reste toutefois très relatif. En fait, le nombre exact de secrétaires d'Etat reste flou: les nominations ne seront pas connues avant mercredi, soit le lendemain du discours de politique générale.



lundi 22 avril 2013

Hollande fait monter la grogne des députés socialistes

La politique d'austérité, mais pas que !
Séminaire (laïc) députés PS-Ayrault houleux



Certains attaquent la gouvernance de Harlem Désir, 
d'autres hurlent leur colère contre le pouvoir


De nombreux députés socialistes ont exigé lundi d'être davantage écoutés par le gouvernement,lors de leur premier séminaire depuis l'élection de François Hollande, il y a quasiment un an. 


C'est un "certain malaise" qu'ont exprimé les élus lors de leur réunion à huis clos, a révélé Thierry Mandon, porte-parole des 293 députés du groupe PS et apparentés.

"On n'a pas parlé beaucoup sur la ligne mais sur le manque de considération. Un député nous a dit 'on sert à rien', un autre : 'on a l'impression que pour le gouvernement, on est un passage obligé'", a-t-il ajouté, disant vouloir "trouver un chemin" pour que le groupe ne soit "ni déloyal ni godillot".


Pour Jérôme Guedj, un des chefs de file de la gauche du PS, "tout le monde en avait gros sur la patate du fonctionnement des choses entre les députés, les ministres, le gouvernement dans son ensemble".

Ce malaise semble gagner des membres du gouvernement, pour qui la situation politique actuelle ne sera pas tenable jusqu'aux élections municipales de 2014, premier juge de paix électoral du quinquennat.
br>Certains demandent même un changement de cap


La contestation de la politique économique du gouvernement gagne du terrain au sein du Parti socialiste, alors le Premier ministre, frappé comme le président par une forte impopularité, tente de reconquérir ses troupes.
"Je suis venu donner un message de confiance et d'espoir aux députés", a avoué Jean-Marc Ayrault à son arrivée à l'Assemblée nationale, où il est venu accompagné de plusieurs ministres. "Nous pouvons réussir à condition que chacun s'y mette, se rassemble, et aille à l'essentiel."

"Il faut un rebond avant" 

Un ministre recourt à un aphorisme d'une figure de la communication : "La fonction présidentielle, ce sont les trois 's' : secret, silence et solitude. Le président est dans ce moment-là."

Invité à dire si le rebond qu'il appelle de ses voeux est actuellement l'objet d'une réflexion collective au sommet de l'Etat, le même soupire : "Hélas, non."

"Si on veut avoir un seul message, martelé par tous, il faut un temps d'échange collectif qui aujourd'hui n'existe pas", ajoute ce membre du gouvernement.

Plusieurs parlementaires de la majorité ont dénoncé lundi l'importance accordée aux "experts" dans le gouvernement, et demandé des réunions plus fréquentes avec le président, hors de l'Elysée, pour marquer une rupture avec la pratique de Nicolas Sarkozy quand il était président.

"Quelqu'un a dit qu'il était dommage dans ce pays que tout le monde puisse rencontrer le président de la République sauf les députés socialistes", a dit Bruno Le Roux, président du groupe, lors d'une conférence de presse. "Je me suis promis de régler très vite ce qui me semble anormal".

Demande d'un chanement de cap

Outre le manque de "considération" déploré par de nombreux parlementaires et qui semble avoir dominé le séminaire des députés, lundi, des dissensions se font jour au sein de la majorité sur la politique du gouvernement.
Pour Jean-Marie Le Guen, député PS de Paris, il y a un "message politique" à faire passer au gouvernement.

"Ce que l'on attend de l'exécutif, c'est un discours plus fort, qui se projette vers l'avenir, qui assume plus ce que nous sommes", a-t-il dit lundi sur Canal +.
"On a du mal à dire à quel point notre pays est en état de faiblesse. La gauche n'avait pas mesuré à quel point l'outil industriel du pays était dégradé. On n'assume pas complètement cette réalité", a-t-il ajouté.

L'aile gauche du PS demande depuis plusieurs mois déjà une "inversion des priorités" et une politique de relance, et son discours commence à devenir audible dans le parti.

Trente-cinq députés socialistes se sont abstenus lors du vote du texte sur la sécurisation de l'emploi, porté par le gouvernement et contesté par plusieurs syndicats.
"Nous avons souhaité l'unité de tous les députés sur les votes", a dit lundi Bruno Le Roux à l'issue du séminaire de son groupe.

La politique économique n'est pas le seul sujet qui divise le parti. Le président de l'Assemblée, Claude Bartolone, s'est en effet illustré ces dernières semaines en menant la fronde contre le projet de publier le patrimoine des parlementaires.

Mi-avril, le Conseil national du Parti socialiste s'est déjà tenu dans un contexte houleux pour la majorité, avec l'irruption d'une cinquantaine de salariés de PSA applaudis par la gauche du PS

Mais Jean-Marc Ayrault avait exclu tout changement de cap économique et budgétaire.