POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est transparence. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est transparence. Afficher tous les articles

lundi 11 mai 2020

Covid-19 : Macron ne réussit pas à inspirer confiance à la différence de ses pairs européens dans la gestion de la pandémie

"Les Français beaucoup plus critiques envers le gouvernement que leurs voisins," titre l'AFP, suggérant une exigence française excessive...

On comprend pourquoi l'AFP a les faveurs de l'Elysée...

Emmanuel Macron et Edouard Philippe à l'Elysée,
le 19 mars 2020 à Paris

Seuls 34% des Français estiment que leur gouvernement a été "à la hauteur de la situation" face au coronavirus, considérant que la crise sanitaire n'a été ni anticipée, ni gérée efficacement et surtout honnêtement. Un sondage  Odoxa met en évidence une proportion de satisfaits nettement inférieure à celle de leurs voisins européens.
L'étude d'opinion, parue dimanche, a été réalisée pour Le Figaro et FranceInfo auprès d'un millier de Français et  500 Britanniques, 500 Italiens, 500 Espagnols et 500 Allemands.

Une condamnation sans appel de Macron

En moyenne, dans ces cinq pays, 51% des personnes interrogées estiment que leur gouvernement a été à la hauteur: 63% pour les Britanniques, 60% pour les Allemands, 50% pour les Italiens. Avec 32%, seuls les Espagnols sont plus critiques que les Français (34%).

De même, si 64% considèrent que "les habitants de leur pays" ont été à la hauteur (74% pour la seul Royaume-Uni), ils ne sont que 39% en France. Des chiffres rédhibitoires,
En revanche, les Français saluent davantage l'attitude de leurs maires (75%) que leurs voisins européens (58% en moyenne).

Seulement 48% des Français estiment que leur gouvernement "a pris la mesure de la gravité de la situation", contre 62% des Européens  (72% des Allemands) qui peuvent l'affirmer.

Défaut d'honnêteté en France 
"Le gouvernement a dit la vérité aux habitants", "pris les bonnes décisions au bon moment", "a fait ce qu'il fallait faire pour équiper les hôpitaux et les soignants", "a montré qu'il savait où il allait" et "a été clair" recueillent 43 à 46% d'approbations chez nos voisins européens, contre 23 à 25% chez les seuls Français.

La Covid-19 a fait au moins 279.185 morts dans le monde depuis son apparition en décembre en Chine, selon un bilan établi à partir de sources officielles dimanche à 11H00 GMT.
Les Etats-Unis paient un lourd tribut - avec 78.794 morts - en rapport de leur population. Suivent le Royaume-Uni avec 31.587 morts, l'Italie (30.395), l'Espagne (26.621). La France déplore 26.310 décès pour 67 millions d'habitants, tandis que l'Allemagne de 83 millions d'habitants ne compte que 7.369 décès à la date du 9 mai.

Etude réalisée en ligne les 5 et 6 mai pour la France et du 30 avril au 4 mai pour les autres pays auprès d'un échantillon de 3.005 Européens représentatif de la population de chacun des pays, selon la méthode des quotas.
Marge d'erreur de 1,4 point pour la moyenne européenne; de 1,4 à 3,1 points pour les Français et de 1,9 à 4,5 points pour les Britanniques, Italiens, Espagnols et Allemands.






Réagir

jeudi 7 mai 2020

Coronavirus: Macron affirme avoir été tenu dans l'ignorance de tout jusqu'à la Saint-Sylvestre

Lors de ses voeux aux Français, Macron savait mais n'a rien dit...

Le Quai d’Orsay dément que l’ambassadeur français à Pékin ait lui-même alerté le président Macron en amont.

La France n'a pas été informée avant le 31 décembre de l’apparition du Covid-19 en Chine, a affirmé mercredi le ministère des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.

Pourtant, le Quai d’Orsay et l’Elysée ont reçu "en décembre" des informations "alarmantes dont ils n’ont tenu aucun compte," écrit Le Canard Enchaîné paru mercredi. "L’ambassadeur de France à Pékin, Laurent Bili, venait d’avertir (le ministre) Le Drian et Macron qu’un dangereux virus était signalé à Wuhan", poursuit le journal satirique.

Macron n'aurait pas été "directement saisi"

L’information est remontée au Quai d’Orsay via le consul de France à Wuhan et en aucun cas le président n’a été directement saisi, soutient le ministre des Affaires étrangères. "Dès que les autorités de Wuhan ont annoncé la nouvelle pneumopathie le 31 décembre 2019, le consul général à Wuhan a alerté, le jour même, le Centre de crise et de soutien du ministère et l’ambassade" à Pékin, prétend le Quai.
"Plusieurs actualisations de la fiche des Conseils aux voyageurs seront alors effectuées à partir de début janvier", sur la base des informations transmises par le consulat à Wuhan, ajoute le ministère des Affaires étrangères.

Des opérations de rapatriement, mais pas avant... fin janvier

L'Elysée se serait fié aux déclarations de  Pékin.
Les autorités chinoises ont fait état le 5 janvier de 59 personnes contaminées, dont sept dans un état grave, poursuit-on au Quai, estimant que le bilan est alors loin d’être alarmant. L’ambassade, le consulat et le ministère à Paris ont alors eu des échanges réguliers sur l’évolution de la situation sanitaire à Wuhan, poursuivent les services de Le Drian.

Le 23 janvier, la Chine a fait état de 614 cas de contamination, dont 17 décès, et annoncé la mise de Wuhan sous quarantaine, note encore le Quai. "Avec le confinement généralisé de la ville de Wuhan le 23 janvier 2020, les opérations de retour des ressortissants français et de leurs ayants droit sont organisées et mises en place dans des délais très rapides, dès le 30 janvier", insiste encore le ministère. 

Plus de 300 personnes ont alors été rapatriées en catastrophe vers la France.
Plusieurs vols ont été affrétés et les Français placés en quatorzaine dans des centres de vacances en France.

jeudi 2 avril 2020

Crise sanitaire : que retenir des auditions de Philippe et Véran ?

Les députés, membres de la mission d’information, ont tenté d'en savoir plus  sur la gestion de l’épidémie

Deuxième exercice d'entraînement à la "transparence"

Coronavirus : déconfinement, bac, masques... l'essentiel des ...

Première dans l'Histoire politique moderne française en contexte inédit de pandémie, 31 députés et les présidents des huit commissions permanentes de l'Assemblée nationale ont mené des auditions du premier ministre Edouard Philippe et du ministre de la Santé Olivier Véran, en visioconférence, pour éviter le risque de contamination, alors que trois députés sont décédés du Covid19. 
Confronté à la défiance et aux critiques de nombreux Français sur la gestion de l'épidémie de coronavirus, Macron avait missionné le premier ministre pour promettre la "transparence" sur la situation sanitaire. Samedi déjà, ils avaient ainsi tenté de lever les doutes mais leur longue conférence de presse n'avait pas suffi à écarter les soupçons. "Je ne cherche pas à justifier l'action du gouvernement. Je sais bien que le moment venu, nous tirerons ensemble les leçons de la crise.", avait affirmé Edouard Philippe.

"Le combat ne fait que commencer". Après avoir annoncé vendredi le prolongement du confinement au moins jusqu'au 15 avril, le premier ministre a prévenu que "le combat ne fait que commencer". "Les quinze premiers jours d'avril seront difficiles, encore plus difficiles que les quinze jours qui viennent de s'écouler", a affirmé le locataire de Matignon.

La mission d'information a commencé ce mercredi soir ses auditions sur "l'impact, la gestion et les conséquences" de l'épidémie du covid-19. Les élus de la représentation nationale, de la majorité et de l'opposition, ont immédiatement invité les deux membres du gouvernement à répondre à leurs interrogations sur la gestion de la crise sanitaire.

Lors de son propos liminaire, Edouard Philippe a voulu anticiper toute déception sur les réponses qu'il pourrait apporter. "Nous ne savons pas tout, a-t-il annoncé d'emblée. Face à des événements de la nature de ceux que nous vivons, face aux conséquences de décisions telles que le confinement, nous ne savons pas tout […] Les décisions que nous prenons sont souvent prises sur le fondement d'informations parfois incomplètes et souvent contradictoires." L'exemple le plus prégnant porte sur le calendrier du déconfinement.

Un "déconfinement progressif" ?

Le premier ministre a aussitôt prévenu que le déconfinement ne pourra certainement pas se faire « en une fois », mais par étapes, en fonction de critères à définir.
Le calendrier du déconfinement est une question "éminemment complexe " et dont la réponse dépendra des traitements mis ou non à disposition, des tests qui pourront ou non être effectués et de la façon dont le virus aura circulé. "Il est donc probable que nous ne nous acheminions pas vers un déconfinement général et absolu partout et pour tout le monde", a prévenu le chef du gouvernement.
"Nous avons demandé à plusieurs équipes de travailler sur cette question ", a-t-il déclaré, confirmant le fait que l'hypothèse est véritablement envisagée. Il s'agira également d'évaluer "la proportion de nos concitoyens ayant été au contact avec le virus" et donc le degré d'"immunisation" de la population, a fait valoir le premier ministre.

L'exécutif réfléchit ainsi à la mise en œuvre d'un déconfinement régionalisé, dont les modalités restent à définir. D'autres critères pourraient servir ce déconfinement progressif, en fonction de l'âge, par exemple.





Pour l'heure, le confinement général en France est ordonné jusqu'au 15 avril. "Nous espérons, et là encore je suis prudent, pouvoir avancer sur le sujet et présenter des éléments d'une stratégie de déconfinement dans les jours, la semaine qui viennent, de façon à donner une perspective à nos concitoyens", a-t-il conclu. 

"4.000 lits disponibles en réanimation"

La principale bataille se livre aujourd'hui pour les cas graves et critiques et donc sur le sujet du nombre de places disponibles en réanimation. "Il y a plus de 5.500 malades hospitalisés en réanimation, a fait savoir Olivier Véran. La France compte en situation normale 5.000 lits en réanimation. Le plan blanc activé très tôt a permis d'augmenter nos capacités à 10 000 lits. C'est un effort phénoménal, a-t-il commenté." Mais les services de réanimation ont accueilli 359 patients de plus au cours de la journée de ce dimanche.
Le ministre a fixé un objectif "de l'ordre de 14 000 lits". Une course contre la montre, puisque le pays conserve à ce jour quelque 4.000 lits disponibles, dont 1.700 dédiés aux malades du covid-19.

"Pas possible d'organiser le bac dans des conditions normales"

Depuis trois semaines, les enseignants tentent autant que possible d'assurer la continuité pédagogique, en dépit de matériaux parfois complexes à mettre en oeuvre et des débits de connexion faibles. Un travail difficile à conduire, qui implique également les parents. Sur ce point, le premier ministre a dit espérer une reprise des enseignements au début du mois de mai, le 4. Sans pouvoir là encore le garantir, du fait que le confinement pourrait être amené à perdurer.

Il est en revanche "acquis" que le baccalauréat ne pourra pas se tenir dans "des conditions normales", a acté Edouard Philippe, évoquant les difficultés à mettre en route cette "énorme machinerie".
L’Education nationale réfléchit à des épreuves finales "allégées", en raison des circonstances. Le reste des notes pourraient se baser sur le contrôle continu.






Vers un "tracking"... volontaire [localisation]?

Interrogé sur les moyens de renforcer le contrôle des mesures de restriction, le Premier ministre est revenu sur la possibilité d'instaurer le tracking des citoyens par l'intermédiaire de leurs smartphones. Une méthode notamment déployée en Corée du Sud, qui présente l'une des courbes de propagation du virus les mieux contrôlées au monde. Le dispositif ne serait néanmoins "pas légalement permis en France", a précisé le ministre, qui n'écarte pas l'idée d'un traçage volontaire des citoyens.

S'agissant des contrôles des forces de l'ordre, le Premier ministre a fait savoir que 5,8 millions de contrôles pour non-respect du confinement ont été effectués en France entre le 17 et le 31 mars. Parmi ces contrôles, 359.000 infractions ont été constatées, dont 64 % par la police nationale.

Objectif de 20.000 tests de dépistage par jour

La semaine passée, le pays était en mesure d'effectuer 5.000 tests quotidiens de dépistage du coronavirus. Edouard Philippe veut quadrupler ce chiffre pour atteindre le cap des 20.000 tests par jour.
Mais ce sont les tests de sérologie qui seront cruciaux: la recherche d’anticorps dans le sang permettra de mesurer l’ampleur de l’épidémie et d’accompagner le déconfinement du pays. La France s’y prépare pour les prochaines semaines.

Au député Damien Abad, chef du groupe LR qui demandait comment le gouvernement entendait rattraper l'Allemagne, le premier ministre n'a pas hésité à émettre des réserves sur ses 500.000 tests journaliers revendiqués. "Quand l'Allemagne dit qu'elle réalise 500 000 tests, je ne sais pas ce que cela signifie. Je suis toujours très prudent lorsque je compare les chiffres français et les chiffres des autres pays, quels qu'ils soient." En distillant le soupçon, le premier ministre participait ainsi au malaise qu'avec Macron il dénonce en France.  Et le pensionnaire de Matignon de faire savoir que si la France effectue des dépistages pour chaque décès suspect, il n'est pas certain que les pays voisins fassent de même. Aveu que la France n'est pas un exemple pour ses alliés ?

Mélenchon réclame des nationalisations

Jean-Luc Mélenchon, LFI, chef de file de l'extrême gauche, n'a pas rompu avec le ton modéré des échanges. Soutenu sur ce point par les députés Philippe Vigier et Mathilde Panot, il a toutefois appelé fermement à des nationalisations, citant notamment deux entreprises : Luxfer, qui produit des bouteilles d'oxygène, et Famar, qui produit des médicaments, et qui est en redressement judiciaire. Jean-Luc Mélenchon a aussi appelé à des nationalisations dans l'industrie du textile.

"Augmenter la production nationale ça ne passe pas nécessairement par la réquisition ou la nationalisation, a assuré le premier ministre. Sans réquisitionner sans nationaliser, l'exemple des masques le montre, on peut mobiliser le tissu productif national". 
Olivier Véran a pour sa part dit "regarder" de "très près" toutes les offres de reprise de l'entreprise Famar Lyon,  unique productrice française de Nivaquine.

Non, ce n'est pas de l'idéologie : et sont fermés. Le Premier ministre ne connaît même pas la situation.

20:18 - 1 avr. 2020

Le gouvernement persiste à mépriser l'hydroxychloroquine

Interpellé par Joachim Son-Forget sur la politique gouvernementale d'encadrement du traitement à la chloroquine, le ministre de la Santé a réitéré les raisons de l'exécutif pour ne pas en généraliser l'administration. "Monsieur Son-Forget est médecin; il ne sait que trop bien que pour prescrire un médicament, il faut avoir un minimum d'éléments pour démontrer scientifiquement de son efficacité, en France ou ailleurs dans le monde, a-t-il défendu. Aucun pays aujourd'hui n'est allé au-delà de l'autorisation, a indiqué le suiveur: le temps des premiers de cordées et de  l'innovation sont des mythes macroniens révolus. Croyez-moi, si un médicament, que ce soit celui-ci ou un autre, est capable d'améliorer l'état de santé des Français, nous le ferons."

Des territoires exonérés du confinement ?

Si Richard Ferrand a insisté pesamment pour éviter tout début de polémique et invité les députés à garder une certaine réserve devant les caméras et jusqu'au lancement de l'enquête parlementaire, le député Éric Ciotti ne s'est pas laissé museler sur le respect - ou plutôt le non-respect - du confinement dans certains quartiers et a interpellé les deux ministres sur ce sujet sensible. "Il existe des exceptions dans certains territoires où il est mal ou pas du tout respecté, et notamment dans certaines banlieues", a grondé le député des Alpes-Maritimes.

Edouard Philippe a reconnu que "le respect d'un confinement strict est probablement plus difficile dans certains endroits que dans d'autres". 
Mais le chef du gouvernement a éludé la question : le sujet était plutôt de savoir si le ministre de l'Intérieur est capable de faire respecter les décrets et arrêtés partout sur le territoire. Le premier ministre a d'ailleurs fini par concéder qu'il est sans doute plus difficile de faire respecter le confinement à Mayotte plutôt que dans le VIIe arrondissement [pris au hasard:c'est celui de Rachida Dati] de Paris [ou même que le XXe], au mépris de la consigne de R. Ferrand d'éviter la polémique... 
Avant de tonner : "Mais je le dis aussi avec force, la loi s'applique partout sur le territoire. Le confinement, il n'est pas là pour contenter ou pour ennuyer une catégorie de français plutôt qu'une autre." Encore un coup de menton dans le vide.

mercredi 1 avril 2020

Crise sanitaire: Philippe et Véran rendent compte de leurs actes devant l'Assemblée

Ils seront auditionnés par la mission d’information sur le coronavirus

Une mission parlementaire auditionne Edouard Philippe et Olivier Véran à l'Assemblée



Cette mission parlementaire cherchera à obtenir les informations qui ne filtrent pas. Le Premier ministre et le ministre de la Santé répondront peut-être mercredi aux interrogations des députés sur la gestion de l'épidémie de coronavirus, a-t-on appris lundi de source parlementaire.

Cette mission, dont la création a été validée la semaine dernière au Palais Bourbon, a vocation à contrôler chaque semaine les mesures prises par le gouvernement et devrait débuter ce mercredi à 18 heures. 

Les présidents de tous les groupes politiques seront membres.
Cette mission se penchera sur "l'impact, la gestion, et les conséquences dans toutes ses dimensions de l'épidémie". Elle devrait être dirigée par le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand (LREM).

Plusieurs groupes d'opposition militent pour un élargissement de ses compétences

Coronavirus: Philippe, Véran et Buzyn visés par plusieurs plaintes ...Les uns souhaitent que la mission parvienne à se doter des prérogatives d'une commission d'enquête. Certains plaident pour que ce ne soit pas avant l'été, voire l'automne, car "le but est de tirer les leçons de la crise". 

D'autres plaident aussi en faveur d'un "équilibre démocratique" avec un rapporteur de l'opposition.
Alors que plusieurs plaintes en justice visent la gestion de la crise, notamment déposées par des collectifs d'élus, mardi, Macron s'est irrité contre les "irresponsables" qui "cherchent déjà à faire des procès alors que nous n'avons pas gagné la guerre".

mardi 25 février 2020

LREM accuse les oppositions de contaminer les municipales au coronavirus

Pour cause de municipales, la presse de Patrick Drahi conteste le devoir de vigilance de l'opposition et sa liberté d'expression

Est-ce "contaminer" la campagne de se poser les bonnes questions face à la "transparence" opaque du pouvoir ?

Alors que la France se prépare à une possible "épidémie" intérieure, de l'aveu du ministre de la Santé, dimanche, la classe politique se fait pointer du doigt par la presse gouvernementale pour des réactions qui "ne se sont pas fait attendre" ! "Du RN, qui en profite pour vanter la fermeture des frontières, à Buzyn, qui tacle Hidalgo, nul ne perd des yeux la prochaine échéance électorale," lit-on dans Libération. 
S'abaissant au niveau du CRAN qui s'en était pris bêtement à 'Tintin au Congo',  la réaction de SOS Racisme "s'est pas fait attendre", lançant une campagne contre le racisme anti-asiatique! En mal  d'audience, cette association n'hésite pas à dénoncer "une multiplication des propos stigmatisants, mais aussi une recrudescence d'insultes et d'agressions". Elle lance d'ailleurs une campagne de sensibilisation, relayée ce mardi par Le Parisien (propriété du Groupe Les Echos, détenu par le groupe LVMH. "Il y a des gens qui refusent de se faire servir dans les grandes surfaces par du personnel asiatique, qui rejettent des gens dans le train bondé parce que ces personnes sont asiatiques", a par exemple raconté à BFMTV [groupe Altice (SFR, BFM)], Sacha-Lin-Jung, responsable du pôle citoyenneté de l’association des Chinois résidant en France. Sans doute la contamination des Chinois du 13e arrondissement n'entacherait-elle nullement l'humanisme exemplaire de cette association solidaire en lutte contre les discriminations et des multinationales vertueuses qui volent pareillement au secours des Chinois en France...
SOS Racisme annonce la diffusion d'une série de visuels humoristiques, une réaction tout en légèreté à la pandémie. Dans une planche de bande-dessinée diffusée par Le Parisien, on peut voir la réaction d'un passager de métro face à l'éternuement d'une personne de type asiatique. 
Un personnage s'insurge, lançant à l'éternueur: "Vous n'avez pas honte de prendre le métro?! Vous nous mettez tous en danger avec cette toux!". Une partie des passagers se cache alors le visage, jusqu'à ce qu'un autre lance: "Personne n'a attrapé le virus de la connerie?" 
Pour des raisons idéologiques, les sachants de l'association et de la presse glorifient l'irresponsabilité: un con peut en cacher plusieurs. Le coronavirus peut-il être envisagé avec la même désinvolture que la grippe saisonnière, contre laquelle on dispose d'un vaccin, a fortiori le H1N1, virus de la grippe A responsable de la pandémie de grippe qui dura de 2009 à 2010 et contre lequel aucun vaccin n'est commercialisé ?
Les vertueux stigmatisent les Français. Dans ce monde sous la menace de toutes les démagogies, les plus responsables d'entre nous sont accusés sur BFMTV de répandre une "angoisse permanente" et un racisme anti-asiatique prégnant" .

"L'épidémie est à nos portes", lance pourtant Olivier Véran, le ministre. 

Alors, on reste les bras ballants et on cultive sa face sombre de la vertu ?
La fermeture des frontières est une option recevable, qui devait logiquement mettre la gauche hors d'elle. Or, c'est l'israélo-libano-français qui s'en fait le porte-parole, le journal de ce citoyen du monde s'en prenant plutôt à ses cibles privilégiées : "A droite et à l’extrême droite surtout," assure Libération avec la volonté polémique d'interférer dans les débats des municipales, dans trois semaines. "La présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, s’est empressée [sic] de citer un article de Paris Match [groupe Lagardère] relevant que "l’Arménie, la Turquie, la Jordanie, le Pakistan et l’Afghanistan ont fermé leurs frontières ou restreint les échanges avec l’Iran pour endiguer toute propagation du virus"

L'information est-elle également interdite de circulation, et par les organes de presse chargés de la répandre ? A des fins sanitaires.
S’exprimant sur Twitter, elle a ajouté, non sans ironie [sic], que "les dirigeants de ces pays doivent être probablement moins intelligents que notre nouveau ministre de la Santé ?" Mais ajoute : " Ou pas…" 
Nicolas Dupont-Aignan, chef de file de 'Debout la France', est également monté au créneau sur ce même réseau social en demandant le rétablissement "des contrôles à nos frontières, y compris dans [ou à commencer par] nos aéroports". Où est la faute ?

L'exécutif reste sourd à tout signal d'alarme d'un élu de terrain d'opposition 

Comme à l'Assemblée, le pouvoir macronien rejette toute proposition exogène. Du côté des Alpes-Maritimes, le député Les Républicains Eric Ciotti a pourtant écrit au premier ministre, poste restante : Edouard Philippe est en campagne des municipales au Havre et passe le dernier mois hors de Matignon, malgré le risque de pandémie qui nous guette. Elu du département frontalier de l’Italie - où l’on compte désormais plus de 200 malades du Covid-19 -, Ciotti  ne se satisfait pas de mesurettes et réclame un "plan d’urgence", avec "la mobilisation des établissements hospitaliers" et des contrôles renforcés à la frontière. 
Ce à quoi Bernard Gonzalez, le préfet du département, a répondu par la négative : "Imaginer un système de contrôle total des frontières […] relève d’une complexité forte, et donc, à ce stade, aucune décision en ce sens n’a été prise." Cette complexité du contrôle sera-elle allégée quand il sera trop tard ?
Le même préfet a en revanche annoncé un renforcement du dispositif sanitaire, dans un département où sont maintenus le carnaval de Nice et la Fête du citron de Menton, débutés tous deux le 15 février. Comme les supporteurs transalpins de la Juventus de Milan qui viendront disputer la Ligue des Champions à Lyon, les frontaliers italiens pourront passer la frontière et contaminer librement leur amis Français, avec le soutien de SOS Racisme, du Parisien ou Libération et de BFMTV ? 

Libération s'attaque à Buzyn, candidate LREM à Paris 

Les agents municipaux de Paris ne sont pas préparés à un éventuel confinement de la capitale,
a avoué 
Agnès Buzyn au micro d’Europe 1, lors d'un débat à l’échelle francilienne. Pour ne pas offenser une communauté particulière? 
En pleine campagne pour les élections municipales à Paris, l’ancienne ministre de la Santé n’a pas hésité à s’en prendre à Anne Hidalgo, accuse le journal de Laurent Mouchard-Joffrin. La candidate de la dernière heure estime que la maire sortante socialiste n’a pas suivi ses recommandations : "Vous lui demanderez si elle les a prises en compte et si elle a formé ses agents […]. A mon avis, ils ne le sont pas aujourd’hui." 

Une accusation mal accueillie par l'équipe de campagne de la maire sortante : son directeur de campagne, Emmanuel Grégoire, y voit ainsi "des propos à la fois inexacts et mensongers", quand le maire socialiste du Xe arrondissement de Paris, Rémi Féraud, dénonce une erreur de timing d’Agnès Buzyn, "juste après avoir déserté le ministère de la Santé en pleine crise", à la suite de la diffusion de sex-tapes porno du candidat de l'Elysée, Benjamin Griveaux, poussé à la démission.

Les pays atteints mettent sous cloche les villes contaminées
L’idée d’un Paris sous cloche a poussé d’autres personnalités publiques à prendre la parole. Sur France Bleu Paris, le médecin urgentiste Patrick Pelloux a laissé paraître son appréhension : "Ce qui est inquiétant, c’est que l’épidémie est en train de se répandre beaucoup plus vite que ce que l’on pensait. Il y a l’Italie, l’Iran, Israël, le Liban… Si jamais nous avions ne serait-ce qu’un foyer en Ile-de-France, cela aurait évidemment des conséquences assez difficiles à vivre pour les Franciliennes et les Franciliens."

De quoi s’interroger pour certains sur le maintien du semi-marathon et du marathon de Paris, qui devraient respectivement se tenir le 1er mars et le 5 avril. Les marathons de Bologne et de Tokyo ont, eux, déjà été annulés. 
SOS Racisme permettrait-elle que les sportifs chinois de Wuhan en soient exclus ?


mardi 17 décembre 2019

Philippe, complice de Delevoye: Edouard savait!

Matignon nie avoir su quoi que ce soit du cumul des mandats de Delevoye

Le secrétariat général du gouvernement était informé de la situation de cumul des mandats de Jean-Paul Delevoye, affirme Le Monde


Le gouvernement croule sous les "erreurs." 
Architecte de la contestée réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye a donné sa démission au gouvernement, ce lundi 16 décembre, malgré le soutien du premier ministre qui s'est porté garant de sa "bonne foi", au risque d'attirer le soupçon sur sa personne et ses services après des révélations infamantes sur sa dissimulation de revenus sur sa déclaration d’intérêt à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).

La HATVP n'est pas la seule organisation à avoir failli à sa tâche
L’ancien haut-commissaire aux retraites avait oublié de mentionner treize ou quatorze  mandats, sans que les experts de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique ne décèlent la moindre anomalie. Pourtant, dans sa première déclaration remise au moment de sa nomination, Jean-Paul Delevoye n’en avait déclaré que trois. 

L’un de ses mandats cumulés apparaît contraire à la Constitution puisque l’ancien "monsieur retraite" était rémunéré pour son rôle de président d’honneur de Parallaxe, un think tank adossé à un groupe d’enseignement supérieur (IGS)

Le secrétariat général de Matignon était informé de ce  cumul dès 2017

Le journal Le Monde précise ce mardi que le SGG "avait fait l’objet d’une décision validée par Matignon, sans qu’il y en ait toutefois de trace écrite” : volonté de dissimulation ou "légèreté coupable", la même qui a conduit Delevoye à la démission, tandis que l'Edouard resterait en poste à Matignon, droit dans ses bottes crottées. 

Dans le courant de la matinée, l'AFP a reçu mission de parler au nom de Matignon  : l’entourage du grand escogriffe a chargé l'agence de presse (libre et indépendante) de transmettre son accusation : Jean-Paul Delevoye n’a  pas informé le gouvernement de son activité rémunérée.
"En même temps", Matignon assure qu’il n’y a eu "aucun manquement" pour autant. Faut-il ainsi sauver le soldat Philippe ?

La situation de l’ancien ministre aurait pourtant fait l’objet d’un "contrôle express qui s’applique désormais, par sécurité, à tous les ministres pressentis,” selon Le Monde.
Les se

Le quotidien insinue donc que le secrétariat général de Matignon, a fait de la rétention d'information 

Le secrétaire général du SGG, Marc Guillaume (depuis 2015), et Philippe ont couvert Delevoye, puisque ce conseiller d'Etat est rattaché au premier ministre. Ce haut-fonctionnaire serait d'ailleurs un "très proche du constitutionnaliste Guy Carcassonne", membre du comité directeur de l’Institut Montaigne, groupe d'influence libéral. 
"Pourtant Donc, rien ne se passe. M. Delevoye prend ses fonctions [au gouvernement, auprès d'Agnès Buzyn] en continuant d’être payé par le privé”, explique Le Monde. 

"Ma situation avait été validée en 2017, je n’ai pas pensé qu’il y aurait un problème, assure ce vieux routier de la politique, au Sénat, au gouvernement ou au CESE, comme président ! J’ai fait preuve d’un excès de confiance, il s’agissait d’activités dans le domaine de l’éducation”, explique l’ancien haut-commissaire, tout en refusant de rejeter la faute sur quiconque autre que lui-même.

Si Jean-Paul Delevoye aurait dû alerter le secrétariat général du gouvernement, ainsi que la Commission de déontologie de la fonction publique qui donne parfois des dérogations, ”à aucun moment les services de l’Etat n’ont servi de corde de rappel”, insiste vigoureusement le quotidien qui a contacté le SGG, sans succès. En clair, le service du premier ministre n'a pas fait son boulot et son chef est responsable. Mais Philippe s'accroche à son poste. Et Macron l'y maintient !

De son côté, Jean-Paul Delevoye s’est engagé à rembourser toutes les sommes perçues par l’IGS depuis septembre 2017. Décision digne et courageuse, mais qui ne le lave pas de sa faute, d'autant moins que c'est l'aveu de sa faute.
La HATVP se réunira ce mercredi pour décider de transmettre ou non le dossier de l’ancien ministre à la justice.
A-t-elle d'autre choix que de poursuivre ? Et ainsi de fragiliser l'Edouard ?

Delevoye : "courage" et "dignité" d'un dissimulateur salués par le macronie

L'architecte de la réforme Macron plante les plans du président : il lui faut se refaire la cerise !

La porte-parole du gouvernement rend hommage à la "dignité" de Jean-Paul Delevoye après sa démission




Une faute contre l'éthique politique et une violation de la constitution que la majorité présidentielle tente de parer des habits de la vertu macronienne souillée pour la 8e fois en deux ans et demi..
Résultat de recherche d'images pour "Humour demission Delevoye"
Le Haut-Commissaire en charge de la réforme des retraites n’a pas déclaré à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) ses liens avec le monde des assurances, favorable à la réforme qu’il porte. Un  impensable conflit d'intérêts, assorti de mensonges. Jean-Paul Delevoye pouvait-il rester au gouvernement ? La question se posait après les révélations de la presse, dimanche 8 décembre : il y a répondu en prenant ses cliques et ses claques. Mais, maintenant, Sibeth Ndiaye martèle que la réforme des retraites sera "toujours défendue" malgré le départ de celui qui l'incarnait.

"Cette réforme, elle est là, elle demeure," maintient la meuf. 
Les propos de la porte-parole du gouvernement sont une provocation à la veille des grèves nationales du mardi 17 décembre. Quelques heures après la démission de Jean-Paul Delevoye, S. Ndiaye a en effet affirmé que la réforme des retraites portée par le gouvernement demeure malgré la démission du haut-commissaire aux retraites  et qu'elle ne sera  pas retirée. L'Elysée en est pourtant à essayer de lui chercher un(e) remplaçant(e)...

VOIR et ENTENDRE la présentation de la situation par TF1 et le rappel que l'Edouard assure que Delevoye était de "bonne foi" :

"Cette réforme ne s'en va pas avec Jean-Paul Delevoye, elle sera toujours défendue par le gouvernement", a assuré la porte-parole du gouvernement à la veille d'une troisième journée de mobilisation, après celles des 5 et 10 décembre.

La spécialiste présumée en communication a des mots malheureux!
"Jean-Paul Delevoye a pris une décision de responsabilité (...) Il se retire avec beaucoup de dignité", a-t-elle osé dire sur le plateau de BFM-TV, ce lundi 16 décembre.

Un nouvel homme de confiance de Macron dans la tourmente.
L'impétrant à l'Elysée avait fait de Delevoye son sergent recruteur. Cet ancien élève du lycée jésuite La Providence à Amiens, comme Macron (et François Ruffin, LFI) avait l'oreille du président qui l'avait choisi pour présider la commission d’investiture de La République en marche (LREM) pour les élections législatives de 2017 : c'est ainsi qu'on lui doit donc l'actuelle assemblée nationale populaire LREM sur le modèle de l'ANC chinoise.

Nommé par Macron en septembre 2017 pour préparer la réforme, le "Monsieur Retraites" du président semblait être l'homme de la situation, puisque ce chiraquien  avait été ministre de la Fonction publique [...] et de la Réforme de l'Etat dans les deux premiers gouvernements (2002-2004) de... Jean-Pierre Raffarin, ministre des Petites et moyennes entreprises dans les gouvernements Alain Juppé (1995-1997). Mais, suite à une "légèreté coupable" - des activités et mandats non déclarés, bien que rémunérés pour certains -, l'opinion l'a poussé à remettre sa démission, Delevoye évoquant le risque que "son procès" ne nuise à un projet "essentiel pour la France". 

Résultat de recherche d'images pour "oiseau gorge gonflée"
"Le fait que Jean-Paul Delevoye quitte le gouvernement n'a absolument rien à voir avec le contenu de cette réforme", a maintenu Sibeth Ndiaye. "Nous aurons à cœur dans les jours qui viennent de continuer pied à pied à (la) défendre", a-t-elle encore ajouté. La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, a pour sa part estimé sur RTL que Jean-Paul Delevoye "n'a pas triché, n'a pas voulu tricher". Ce n'était pas possible, puisqu'il avait été membre du groupe d’étude sur la responsabilité pénale des décideurs publics au ministère de la Justice...

L'identité du remplaçant sera connue dans "les meilleurs délais", a-t-elle par ailleurs indiqué, d'un air grave et important, parmi son flot de paroles floues et de satisfecits. "Je ne peux pas présager du choix (du président de la République et du Premier ministre) dans quelques heures ou dans quelques jours", a-t-elle déclaré, se rengorgeant.

Les députés de la majorité saluent son "courage" !


Résultat de recherche d'images pour "Macron calin delevoye"
Macron et la quête du père
Le premier ministre juppéiste avait donné le 'la'. A la veille d'une nouvelle journée de mobilisation contre le projet Macron de réforme des retraites qu'il portait à bouts de bras, le mardi 17 décembre, Edouard Philippe n'a pas hésité en effet à souligner "le travail de conviction et de dialogue mené" par le Haut-commissaire aux retraites Jean-Paul Delevoye.
Il a aussi osé se féliciter de la "bonne foi totale" de ce proche de Macron dans l'affaire de dissimulation de conflits d'intérêts et de revenus.
L'Edouard a enfin applaudi au "sens des responsabilités" du ministre qui, comme l'a souligné la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, "a ainsi décidé de ne pas handicaper l'action du gouvernement" déterminé à mener au bout sa réforme des retraites.

Du coup,
les petits Playmobil de la majorité présidentielle voient 
un acte de "courage" dans la démission du haut-commissaire aux retraites nommé par Macron.
Le délégué général de LREM, Stanislas Guerini, s'est extasié sur sa "décision difficile et courageuse". "Il démontre que rien n'est supérieur à l'intérêt de mener cette grande réforme sociale", a-t-il commenté.

L'ineffable patron des députés marcheurs, Gilles le Gendre, a exprimé la "tristesse et le respect" des députés pour "cette décision courageuse": "Rien ni personne ne lui enlèvera d'avoir imaginé et conçu la réforme la plus juste et la plus protectrice en France depuis 1945", a-t-il raconté.

Quant au MoDem, partenaire de la majorité, il a adressé un message "de gratitude" au ministre sortant, saluant "l'abnégation qui lui a inspiré sa démission" et "le travail accompli".

VOIR et ENTENDRE les affidés de Macron et sélectionnés par Delevoye dire leur conviction partagée de la "bonne foi" de Delevoye :

L'unanimisme de la macronie interpelle sur son sens moral en politique

L'opposition juge logique cette démission sous la pression de l'opinion.
Suite aux révélations en cascade sur ses activités non déclarées - deux ou trois  rémunérés grassement sur treize mandats cumulés - , la gauche estime que le gouvernement doit retirer une réforme des retraites "discréditée" par son porteur.
Puisqu'il n'a rien signalé en tant que président de l'observatoire de l'éthique publique, l'ancien député PS René Dosière n'a pu que ménager le dissimulateur évoquant "une décision digne d'un honnête homme". Si Delevoye "paie ses erreurs," admet Dosière, ce président de l'Observatoire de l'éthique publique, un think tank réunissant universitaires et parlementaires pour formuler des propositions visant à accroître la place accordée à la déontologie dans la conduite des affaires publiques, ose toutefois pointer après coup "l'inertie des services du gouvernement"... Bien que parrain de Macron pour l'élection présidentielle 2017, il dénonce ainsi l'absence de vigilance du secrétariat général du gouvernement (SGG) sur ses déclarations d'intérêts erronées.

L'opposition se flatte du départ du "Monsieur Retraites" du gouvernement.
Elle était irrémédiable, estime l'opposition, après la découverte du pot aux roses de ses mensonges qualifiés d'"oublis" dans sa déclaration d'intérêts de ministre, notamment concernant des activités dans les assurances - 8.000 euros mensuels versés par le think tank Parallaxe (groupe IGS, leader dans la formation initiale ou continue, l'alternance, l'apprentissage et l'insertion) qu'il présidait - ou à la SNCF : administrateur bénévole à l’Ifpass, l’école de formation aux métiers de l’assurance, ou encore de bénévole de la Fondation SNCF qui gère les actions de mécénat du groupe...

"Il était temps", a immédiatement réagi le parti socialiste sur Twitter. 
dessin humoristique de Glon sur la démission de Jean-Paul Delevoye
Pour la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen, "la position de M. Delevoye, fragilisée par les mensonges à répétition et les potentiels conflits d'intérêts", était devenue "intenable"
Et, "si le gouvernement espérait encore imposer sa réforme en faisant sauter un fusible, il fait fausse route" car "au-delà du cas personnel de M. Delevoye, les Français attendent une décision politique face à une réforme qu'ils rejettent massivement", a-t-elle mis en garde, en appelant de nouveau à un référendum.

"Enfin, un peu de bon sens", s'est exclamé de son côté Nicolas Dupont-Aignanle président de Debout la France, ironisant sur le "regret" exprimé par Emmanuel Macron: "Les gens honnêtes ne le regretteront pas!", insinue-t-il.

Pour Damien Abad, le patron des députés LR, la démission de J.-P. Delevoye "était devenue inéluctable". "A 24h d'un blocage sans précédent du pays, ce départ fragilise un peu plus le gouvernement et rend encore plus incertain le projet de réforme des retraites", a-t-il jugé.
Un avis partagé par la vice-présidente LR de l'Assemblée, Annie Genevard, pour qui cette démission "compromet une vraie réforme pourtant indispensable".
"Ce gouvernement entache de nouveau notre République", a dénoncé pour sa part la député LR Valérie Boyer ironisant sur "la légende" d'une macronie "plus morale que les autres".

dessin de Zaïtchick sur Emmanuel Macron en fusible sous tension pendant les mouvements sociauxPour la gauche radicale, la démission de Delevoye doit entraîner le retrait de la réforme des retraites désormais "discréditée", selon le mot du député communiste Sébastien Jumel.

"Delevoye a démissionné. Son projet doit s'en aller aussi. On veut un joyeux noël", a réagi le chef de file de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon. 
"Le dernier oubli de M. Delevoye: mettre la réforme dans ses cartons en quittant son bureau", a raillé l'eurodéputé LFI Manon Aubry pour qui si "l'auteur est disqualifié, le texte ne vaut pas mieux". 

Résultat de recherche d'images pour "Humour demission Delevoye"
Pour Fabien Roussel, le secrétaire national du PCF, "le gouvernement est coupé de la réalité". "Qu'ils nous laissent passer les fêtes de fin d'année en paix, qu'ils retirent leur réforme en même temps qu'ils retirent leur ministre", a-t-il lancé, en réponse à Edouard Philippe qui a dit que "chacun prenne ses responsabilités" pour Noël.

Enfin, le "séisme politique" de la démission de M. Delevoye discrédite "son rapport," souligne Olivier Besancenot (NPA), ancien candidat à la présidentielle, le révolutionnaire trotskiste. Il estime que, par conséquent, "le projet de loi n'a plus de raison d'être".