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jeudi 5 mars 2020

Retraites: Macron seul contre 60% des Français pour le retrait de la réforme

Le gouvernement est responsable du blocage à l'Assemblée pour 45% des sondés, contre 28% qui désignent les députés LFI 

Macron a voulu passer en catimini, les Français s’en sont aperçus et n’ont pas apprécié : Macron s'enfonce dans l'impopularité

Résultat de recherche d'images pour "retrait du projet reforme retraites"

Près de 6 Français sur 10 condamnent 
la méthode sournoise, mais aussi et avant tout le fond incertain. Deux jours après l’utilisation de l’article 49 alinéa 3 pour couper la parole aux parlementaires sur le projet Macron de réforme ni fait, ni à faire des retraites à l’Assemblée nationale par Edouard Philippe, le rejet est massif.

Le gouvernement a dégainé l’article 49 alinéa 3 de la constitution un samedi, en pleine crise du coronavirus et en traître, alors que le conseil des ministres organisé en urgence était censé étudier les mesures de prévention sanitaire. Un coup bas politique qui a ulcéré les Français à égalité pour le cynisme de son opportunisme à 'un moment de psychose à l'épidémie du coronavirus et pour le choix autoritaire et radical du 49-3.

Selon l'enquête YouGov exclusive pour Le HuffPost réalisée les 2 et 3 mars, ils sont 68% à désapprouver cette méthode, contre 22% des sondés soutenant la démarche de l'exécutif.
66% estiment que Macron (ni Philippe et ses ministres godillots) n’aurait dû utiliser l’article “en plein coronavirus”, contre 22% que ça ne perturbe pas. 

Parmi l’électorat de LREM, 19% désapprouvent l’usage du 49-3 et 20% désapprouvent le moment, en plein coronavirus.

45% des Français estiment que le gouvernement est responsable du blocage à l’Assemblée

Macron aurait donc créé les conditions du recours au 49.3.
A propos des accusations de “blocage” que se sont renvoyées à la figure majorité et oppositions de droite comme de gauche, les Français mettent clairement en cause l'exécutif. 

En effet, 45% des sondés estiment que le gouvernement est “le principal responsable du blocage de l’Assemblée” sur cette réforme des retraites. Viennent ensuite, en deuxième position, les Insoumis LFI, pour 28% des Français. L’opposition de droite qui a présenté un contre-projet clair est largement appréciée puisque seuls 4% des Français estiment qu’elle a une responsabilité dans cette situation. 23% des sondés ne préfèrent pas répondre à la question ou n’ont pas la réponse.

60% des Français réclament le retrait total de la réforme des retraites.

Pour le quatrième mois consécutif, les Français montrent leur opposition à la réforme. Ils sont 9 points de plus qu’au mois de février, passant de 51% en février à 60%
En tout, 58% des Français affirment ne pas soutenir la réforme des retraites. Un chiffre qui atteint 60% chez les plus jeunes, les 18-34 ans. 
Une opposition encore plus éclatante chez les femmes qui sont 62% à réclamer l’abandon du texte.

Sans surprise, le chiffre est le plus élevé dans l’électorat de gauche. 
69% des sympathisants du Parti socialiste sont opposés au texte, tout comme 89% de l’électorat LFI. 
En revanche, net soutien chez LREM où 76% des sympathisants du parti présidentiel soutiennent le texte et encore 63% parmi Les Républicains. 

Toutes préférences confondues, 28% des sondés soutiennent encore l'exécutif et ne veulent pas d’abandon du texte, mais ils étaient 35% derrière lui le mois dernier.

Le niveau de rejet varie selon les régions françaises.
On observe que même la région parisienne -la plus riche de France- est majoritairement hostile au texte: 51% des Franciliens souhaitent le retrait
Près de 70% des habitants veulent le retrait dans le nord-est (69%), région où le PIB par habitant est bien moins élevé qu’en Ile-de-France.

La France plonge dans l'angoisse

72% des Français préoccupés par l’avenir de leurs retraites.
De plus en plus : ils étaient 68%  en février, ils sont désormais 72% préoccupés par le niveau de leur pension de retraite. Une nouvelle preuve que le gouvernement n'a pas écouté les aspirations des Français.

64% des Français inquiets du coronavirus.
A propos de la propagation du virus en France, 34% ne le sont pas. Un chiffre qui est naturellement bien plus élevé dans la population plus âgée. 70% des plus de 55 ans se disent inquiets, contre 58% chez les jeunes de 18 à 34 ans.

Sondage réalisé en ligne du 3 au 4 février 2020 au surlendemain de l’activation de l’article 49-3  - sur un échantillon représentatif de 1013 Français de 18 ans et plus. 

 

mercredi 4 mars 2020

Sibeth Ndiaye débloque maintenant sur le coronavirus : "on ne va pas arrêter la vie de la France"

Au stade 2 de l'épidémie de coronavirus, Sibeth Ndiaye se projette : "Au stade 3, on ne va pas arrêter la vie de la France"

Retraites, 49.3, coronavirus : la porte-parole du gouvernement a réponse à tout

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Chasse aux masques de protection, aux lits et aux respirateurs, nouveau Conseil de défense à l'Elysée, etc : la mobilisation s'amplifie en France pour tenter de freiner la diffusion du nouveau coronavirus, qui menace de s'ancrer dans la durée.  Avec quatre décès et plus de 200 cas confirmés, soit un doublement en trois jours, "le pays se prépare" à une intensification de l'épidémie qui touche désormais à la vie quotidienne des Français.

Le 4 mars la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, explique tout aux décrypteurs et analystes du Grand entretien de Radio France, Nicolas Demorand et Léa Salamé. Elle juge que, pour l'instant, au stade 2, il s'agit de freiner la propagation du virus par des mesures individuelles. Ce qui explique les mises en quatorzaine, les confinements. "On sait que les enfants sont très peu atteints par le virus, assène-t-elle alors, parce qu’ils ont une immunité qui leur permet de mieux y résister, mais on sait qu’ils peuvent potentiellement être porteurs", développe la porte-parole. C'est pour cette raison que l'on ferme les écoles, "on ferme quand on a des cas regroupés sur un territoire, mais on ne vas pas fermer toutes les écoles de France". Quand l'épidémie sera sur l'ensemble du territoire, la stratégie changera. Elle s'y attend et, derrière avec elle, l'exécutif.

"Si nous basculons dans le stade 3, une épidémie qui circule sur tout le territoire, on ne va pas arrêter la vie de la France."

Elle insiste par ailleurs sur ce qu'elle tient pour un fait acquis des "scientifiques": "la grippe, chaque année en France, atteint entre 2,5 et 3 millions de personnes; aujourd’hui [4 mars], nous avons un peu plus de 200" atteintes du coronavirus. Pas de quoi fouetter un chat...
Or, depuis le 28 février, une étude de chercheurs chinois publiée dans 'The New England Journal of Medicine' précise que les caractéristiques de la pneumonie virale chinoise préoccupent les infectiologues et met en garde contre un profil clinique très éloigné de la grippe saisonnière.
Masques, gels, quelles mesures prendre à titre individuel ?

Pour la porte-parole du gouvernement, "on ne doit pas acheter de masques, et on ne peut pas en acheter, car on a donné des consignes aux pharmacies". Les masques sont réservés aux malades et aux professionnels de santé. Mensonge: on ne peut en acheter, parce que Buzyn et Le Drian ont offert 17 tonnes de matériel français à la Chine, dont ces masques... 'Made in China'. Empreinte carbone alourdie par cet aller-retour.

L'objectif est de ne pas _"sombrer dans la psychose, car nous connaissons les gestes barrières qui font qu’on n’est pas infecté ou qu’on réduit les potentialité d’infection," certifie-t-elle.
Et de faire de la pédagogie : la maladie se répand par "gouttelettes" et on a besoin "que les gens contaminés évitent de projeter leurs gouttelettes: il n’y a qu'à ce profil de patients à qui on va donner des masques"
En Allemagne, respirateurs, masques, désinfectants et biotech  - avec la tentative de reprise américaine sur Curevac, laboratoire  qui travaille sur un vaccin: les produits chimiques et pharmaceutiques allemands sont très convoités pour lutter contre la pandémie. Pour éviter la pénurie nationale, le gouvernement allemand a conclu 163 millions d'euros de contrats pour l'achat de protections et matériel médical à des entreprises allemandes et internationales. Sibeth peut-elle faire une annonce identique ? Pas folle, la guêpe? Puisqu'elle dispose d'un nombre très limité de protections, elle préfère avoir des attentions pour le petit nombre de "gens contaminés",...
Itou pour le gel hydroalcoolique. On en manque :
on ne trouve plus d'alcool à 96°. Et pas non plus d'un autre ingrédient, la glycérine...

Alors, comme elle l'a annoncé, elle ment,  pour protéger le président aux bras cassés.
Les élections municipales sont maintenues "à l’heure où nous parlons".
Et de commenter avec aplomb : "il n’y a pas de raison d’annuler," assène-t-elle. 

En revanche, si ça l'arrange, la porte-parole peut lâcher une Lapalissade: elle confirme un impact sur la croissance. Due au coronavirus et à l'impréparation de l'Etat français adepte de la mondialisation et de la délocalisation, la crise aura un impact supérieur à 0,1 point de croissance sur l'économie française.

La réforme des retraites appliquée dès 2022

Sur la réforme des retraites et le coup de force du recours au 49.3 dégainé par Macron le 29 février, Sibeth Ndiaye, assure qu'on ne fait "rien passer au pas de charge". 
Ce n'est pas une décision républicaine inspirée par le respect du Parlement. Elle l'admet : "nous souhaitons que les premières mesures entrent en vigueur au 1er janvier 2022. Or, il faut un an pour traduire la loi en décret et arrêtés. De plus, cette année, le Sénat se renouvelle et ne peut siéger de mi-juillet à octobre".
VOIR et ENTENDRE la boulette de Sibeth (dite 'Ciboulette') sur la réforme des retraites, précisément l'âge pivot et le malus :


Les César : "J'aurais dit la même chose que Franck Riester"

Interrogée sur le César remis à Roman Polanski et les commentaires du ministre de la Culture, son collègue, Sibeth Ndiaye en fait des tonnes et se portant en première ligne. La secrétaire d'Etat estime que "c’est le rôle d’un citoyen de donner son avis. Franck Riester est un citoyen très engagé. Il a eu raison. Je le soutiens et j’aurais eu le même propos". 
Si on peut dissocier le citoyen Riester du ministre Riester, en revanche, on ne peut distinguer l'artiste Polanski de l'homme Polanski, selon la pensée complexe ndayenne. Elle-même s'exprime-t-elle en qualité de citoyenne franco-sénégalaise ou en tant que représentante du gouvernement, engageant ainsi la totalité de ses membres ?
Le ministre de la Culture n’est pas "un censeur," assure-t-elle encore. "Il n’a pas à porter de jugement sur quelqu’un qui n’est pas condamné . Pour Polanski, on a un jugement, auquel il échappe, lâche la juge. Ce n'est pas une question de rumeurs." 
L'ensemble de la profession du cinéma a voté par deux fois pour les 12 nominations qu'il a obtenues pour son film 'J'Accuse!" et ça vaut une rumeur de réseaux sociaux ou de sous-ministre.
"Je ne vous garantis pas que le confinement ne dépassera pas quatorze jours"
Dernière bulle en date de la prétentieuse.
Bien que plus personne ne la prenne plus au sérieux, elle continue de se croire au fait de tous les sujets. C'est la propre de la bêtise, ici triomphante: qui se tourne vers elle pour avoir des "garanties" de quoi que ce soit ?


 

vendredi 28 février 2020

Retraites: Jacques Maire, co-rapporteur du texte, accusé de conflit d'intérêts

Le fils d'Edmond Maire (secrétaire général de la CFDT, 1971-1988) met LREM dans la panade

Co-rapporteur de la réforme des retraites, l’élu LREM a été interpellé sur ses 400.000 euros d’actions chez l’assureur Axa, qui vend des plans d’épargne-retraite

Sa suffisance est à elle seule une insulte
à la méritocratie et à la démocratie 

La CFDT verse dans la face obscure du réformisme vertueux...

Ce fils de... a occupé différents postes dans la haute fonction publique, dont ceux de conseiller diplomatique, chargé des affaires européennes auprès du Premier ministre de François Mitterrand, Pierre Bérégovoy, dans les années 1990-2000 et penser qu'il aura été pistonné serait ne pas lui rendre justice de son immense mérite personnel. Sa défense hors sujet confirmerait toutefois les doutes : Effectivement, je n’ai pas passé ma vie à courir les mandats électoraux. Je n’ai pas passé ma vie à cumuler les fonctions. Je n’ai pas passé ma vie dans le confort d’une carrière particulière”, a répondu (un peu à côté) Jacques Maire, se disant “convaincu que les Français ne veulent pas de députés qui soient des professionnels de la politique pendant quarante ans”.

Socialiste, puis député LREM au premiers signes de l'agonie du PS, ce co-rapporteur du texte sur la réforme des retraites a été accusé de conflits d’intérêts du fait de son portefeuille d'actions chez Axa. Une mention figurant sur sa déclaration d’intérêts à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) a attiré l'attention...

Mis en cause par les Insoumis,
l’élu a évidemment été défendu par la déontologue de la majorité macronienne à l’Assemblée nationale, ce vendredi. 
A la suite des révélations de la députée LFI  Mathilde Panot sur un potentiel "conflit d’intérêts", Jacques Maire avait saisi, mardi, la déontologue de l’Assemblée pour "ne pas laisser d’ambiguïtés". 

Le député LREM des Hauts-de-Seine a avoué posséder "17.700 actions" d’Axa pour "une valeur de 400.000 euros", liées à ses fonctions passées chez l’assureur de 2002 à 2012. Ce groupe international d'assurance a été cofondée par Claude Bébéar qui est devenu son président du conseil de surveillance. Dans une tribune publiée dans Les Echos en avril 2017, il apporta publiquement son soutien à Macron dans l’élection présidentielle.
Or, vendredi 21 février, l’équipe du député avait assuré qu'il avait revendu ses parts. Et, en répondant dans l’hémicycle, Jacques Maire avait lui-même aggravé son cas, suggérant qu’il en est toujours détenteur...
Dans le second article d'un service de fact-checking,
Jacques Maire livre un commentaire supplémentaire, transmis par son entourage: “la HATVP demande à ce que la déclaration soit mise à jour en cas de changement substantiel de situation. Je fais des mises à jour quand c’est le cas”. Autrement dit, la situation est régulière, circulez !Une version diamétralement opposée à la première et selon laquelle il avait soldé son portefeuille. Et qui conduit désormais les députés LFI à demander que Jacques Maire quitte son poste de co-rapporteur. "Comment Jacques Maire peut-il continuer à être rapporteur de la loi sur les retraites ?, s’indigne sur Twitter la députée de Seine-Saint-Denis Clémentine Autain. “Sa situation de conflits d’intérêts est donc avérée", renchérit sa collègue du Val-de-Marne, demandant le retrait du député. Mais il en faut plus à une juriste de haut vol bombardée "déontologue" (ils n'ont pas peur des mots) pour bons et loyaux services antérieurs.
"Pas nécessaire que vous renonciez pour l’avenir à l’exercice de vos fonctions"
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"Aucun conflit d’intérêts ne peut vous être reproché", a jugé la déontologue au député LREM, corapporteur de la réforme des retraites. "Il ne paraît pas nécessaire que vous renonciez pour l’avenir à l’exercice de vos fonctions", a-t-elle écrit, évacuant la possibilité de pressions sur ses collègues de travail et rappelant que la partie du texte dont Jacques Maire a la charge concerne l’âge minimal de départ à la retraite, le cumul emploi retraite, la retraite progressive ou la retraite anticipée. "Vos intérêts financiers au sein du groupe Axa ne vous interdisent pas d’exercer les fonctions de rapporteur du titre 2 dès lors qu’aucune disposition de ce titre ne concerne directement l’épargne retraite, et que par conséquent vos intérêts privés ne sont pas susceptibles d’interférer avec vos fonctions de rapporteur », a-t-elle ajouté.
Cette déontologue-maison de 44 ans, le professeur Agnès Roblot-Troizier, une juriste, a été nommée à l'unanimité des membres du Bureau, le 2 août 2017, sur proposition de l’ex-président de l’Assemblée nationale, François de Rugy. Elle avait déjà servi la gauche: en 2012, l’ancien premier ministre, Lionel Jospin, l'avait nommée membre de la Commission sur la rénovation et la déontologie de la vie publique. 

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 Dans sa déclaration d’intérêts, Jacques Maire ne faisait état que de 13.836 parts chez l’assureur Axa. 
Sa participation a augmenté depuis par la levée de "dernières options en décembre 2018". "La déontologue m’a indiqué qu’il aurait été souhaitable que ma déclaration fasse état de cette levée, ce que j’ai fait aujourd’hui même", a-t-il déclaré, sans empressement. 
La déontologue estime qu’il aurait "également été souhaitable que je signale mes intérêts lors des débats en commission et avant même d’accepter les fonctions de rapporteur. Ce n’est ni l’usage, ni une obligation, mais je reprends totalement à mon compte cette recommandation", a-t-il poursuivi.

Au final,
malgré deux "négligences", tout va bien pour 
Agnès Roblot-Troizier : la déontologien'est plus ce qu'elle était !



"Ses parts chez Axa interfèrent avec ses fonctions publiques"


Jacques Maire, fils de cadre syndical reconverti dans le tourisme... social à la présidence de VVF (Villages Vacances Familles, qui deviendra Belambra Clubs après avoir été... privatisé en juillet 2006, un an avant son décès), a indiqué qu’il se "déportera" [récusera] sur trois articles du projet de loi ordinaire (13, 15 et 65) dont il n’est pas rapporteur mais qui sont "susceptibles d’avoir un effet potentiel mais sans être automatique sur le recours à des dispositifs épargne retraite", selon la déontologue. 

Bien qu'il se soit soudain déclaré incompétent, aveu implicite de conflit d'intérêts que la déontologue n'a pas condamné -,  Jacques Maire a toutefois dénoncé une "manœuvre" de Mathilde Panot (LFI) qui a "libéré sur les réseaux sociaux des torrents de haine contre moi-même, ma propre famille, la mémoire de mon père, contre le syndicalisme responsable de la CFDT, c’était évidemment un des buts", s'est étranglé, à  57 ans, ce syndicaliste du temps de sa jeunesse. Enarque que le soupçon de favoritisme n'atteint pas, il a oscillé entre cabinets ministériels et privé. 

Ses déclarations ont entraîné une série de rappels au règlement dans l’hémicycle et deux suspensions de séance. Selon l’insoumise Clémentine Autain, Mathilde Panot a "lancé une alerte", car Jacques Maire "détient un intérêt. Ses parts chez Axa interfèrent avec ses fonctions publiques. Demander de la vertu, ce n’est pas l’inquisition, c’est tout à fait normal en démocratie".

Et la transparence n'est pas un luxe : alors que la bataille sur la réforme des retraites fait rage au Palais Bourbon, cette légèreté ne devrait pas arranger les affaires déjà très compliquées de la majorité présidentielle empêtrée dans ses velléités de réforme des retraites 

mardi 25 février 2020

Le photographe Gaspard Glanz a mis un coup de boule à un magistrat

L'agression a eu lieu lors du blocage du tribunal judiciaire de Paris par un collectif d'avocats en grève contre la réforme des retraites

Le magistrat du tribunal judiciaire de Paris a déposé une plainte pour violences 

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Glanz, journaliste de combat. Contre le système
Il a en effet été agressé par un individu porteur d'une caméra, lundi 24 matin. Le journaliste s'est fait connaître auprès des policiers venus l'interpeller après l'agression. Originaire de Strasbourg et connu pour couvrir régulièrement les manifestations de voie publique, il s'agit de Gaspard Glanz, 32 ans. 
Lors de son audition, il s'est prévalu de son statut de "journaliste avec statut d'auteur pour l'agence Taranis", du nom d'une divinité celte, le dieu du tonnerre, et de la foudre...
Cette agence de presse créée par le journaliste indépendant Gaspard Glanz, arrêté à Paris lors d'une manifestation de gilets jaunes, s'est imposée comme une source respectée de suivi "brut" des mouvements sociaux, sans analyses, ni contextualisation, ni presque aucun entretien : sur le site de Taranis News, créé en 2012, on ne trouve que du son et de l'image, de longues vidéos au montage très sobre, qui immergent le visiteur dans les mobilisations sociales de France (manifestations contre la loi travail, Nuit Debout, évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, et, pendant toute la durée des événements, presque exclusivement de longs films au coeur des "actes" de mobilisation des Gilets Jaunes. Gaspard Glanz a d'ailleurs été interpellé le samedi 20 avril place de la République et a passé quarante-huit heures en garde à vue.
Taranis News est plutôt le média de la rue. "On fait ce que j'appelle du street journalism, un journalisme urbain, pour les jeunes, car 90 % des visiteurs de notre site ont entre 17 et 35 ans", assumait auprès de L'Obs Gaspard Glanz en 2016, qui confiait son intérêt pour "la foule en général : les festivals, les manifestations, les rassemblements", suivant le principe "Liberté, égalité, full HD") et la mise à disposition des media. Taranis affirme sur Twitter avoir eu "quasiment toute la presse française en clients" depuis 2012, dont l'Agence France Presse...
Sa valeur ajoutée est évidente : rompus aux mouvements sociaux dont ils maîtrisent - de l'intérieur - les codes et connaissent l'atmosphère, les reporters produisent un contenu d'un nouveau genre, immersif et brut de décoffrage. Plusieurs films produits par l'agence assurent sa réputation : en 2017, au cours d'une manifestation Glanz "grille" des agents de police "déguisés" en journalistes et les filme en les provoquant...
Le reporter, qui ne possède pas de carte de presse, se fait également connaître en filmant de près les rixes et bagarres entre policiers et "black bloc".
Après les révélations du Monde sur l'affaire Benalla,
Taranis publie des images tournées le 1er mai qui montrent le conseiller de l'Elysée "grimé en policier en civil".
Le fondateur de Tanaris News est-il journaliste, militant ou les deux? L'intéressé objecte que ses vidéos, brutes, ne comportent pas de voix off ni de parti pris. Lui se contente de filmer ce qu'il a vu, en montant simplement ses rushes en longues vidéos. Par ailleurs, Taranis fonctionne en "autogestion" : Gaspard Glanz ne donne pas de consignes à son équipe qui consacre des contenus à ce qu'elle souhaite traiter, mais les sujets choisis par Taranis reflètent les centres d'intérêts et les convictions de ses journalistes :  mouvements sociaux et activisme de la gauche radicale et libertaire. De quoi dessiner une ligne éditoriale, certes, mais en fournissant un contenu non militant. Gaspard Glanz  est évidemment honni de la police : en 2016, il a été poursuivi pour avoir posté une photo de membres des forces de l'ordre accompagnée de la légende : "Ein Reich, ein Volk, ein Führer" ("Un peuple, un pays, un guide", le slogan des nazis).
D'après Le Point, il est "fiché S par trois services de renseignement" en raison de son appartenance à "la mouvance anarcho-autonome", et "souvent aux côtés de l'ultragauche ou des zadistes".
Le coup de boule aurait été donné à l'issue des dépositions des protagonistes et d'un témoin oculaire : alors que le magistrat tentait de se rendre sur son lieu de travail et d'accéder à son bureau, il a été empêché de passer en raison du blocus mis en place par une quinzaine d'avocats qui protestaient contre la réforme des retraites. Le cadre de la justice et les robes noires ont échangé leurs points de vue, comme d'autres leurs témoins, avant de se retrouver sur le pré au petit matin.

Le magistrat a fait valoir que le contraindre à ne pas remplir ses fonctions n'est pas un des objectifs de leur manifestation. A ce moment, un "cameraman" arrive dans son dos et le magistrat s'aperçoit alors qu'il est filmé. Il pose alors sa main sur l'objectif : le droit à l'image, ça existe ! L'homme à la caméra devient virulent et tutoie sa cible: la provocation précipite d'ordinaire l'affrontement et c'est le buzz assuré, et aussi une rentrée d'argent. Gaspard Glanz ne décline ni son identité ni sa qualité, selon un témoin. Glanz demande au magistrat de retirer sa main de l'objectif; celui-ci répond qu'il ne la retirera que lorsqu'il arrêtera de filmer. C'est alors que l'activiste assène un coup de tête à celui qui refuse d'être filmé. Le magistrat est atteint à l'arête du nez et reste sonné. En se rendant aux urgences médico-judiciaires, le médecin lui prescrit une ITT de moins de huit jours. Le magistrat a précisé que l'auteur des coups ne savait pas a priori qu'il était magistrat.

Le suspect veut collaborer avec la police

Le cameraman a aussitôt été interpellé et conduit au commissariat. S'il a accepté de décliner son identité et son CV et a reconnu avoir été présent sur les lieux du délit mais il a fait valoir son droit au silence en ce qui concerne les circonstances de l'agression. Il a simplement répondu par l'affirmative à la question de savoir s'il savait que des magistrats étaient présents ce matin-là sans toutefois en avoir identifié lui-même.
Néanmoins, il a affirmé qu'il souhaitait collaborer avec la police, mais exigeait la possibilité de mettre ses rushes à l'abri, mais aussi à disposition de la justice.

 

dimanche 9 février 2020

Assemblée nationale: la tension monte autour d'un amendement sur les caisses de retraite

"Ponctionner ou non les réserves des caisses, vous ne pouvez pas décider ça par ordonnance", a tonné le député FI Eric Coquerel

Si ça leur chante, les régimes de retraite complémentaire pourront puiser dans leurs réserves financières 

Samedi, les députés de la commission spéciale retraites (chargée de dénicher des financements) présidée par Brigitte Bourguignon ont voté dans ce senspour aider à la transition vers le régime universel dans des conditions fixées par ordonnance : du provisoire destiné à durer. La majorité parlementaire a adopté l'amendement du gouvernement qui met Eric Coquerel et quelques autres en fureur. Le premier présenté par le secrétaire d'Etat Laurent Pietraszewski - benêt de service - depuis le début des travaux de la commission spéciale lundi aura mis le feu à l'opposition. 

"Cet amendement vise durant la période de convergence de vingt ans (...) à permettre aux régimes d'affiliation de décider s'ils souhaitent utiliser leurs réserves financières, en finançant la prise en charge partielle des cotisations" des affiliés, a raconté le secrétaire d'Etat.

Seront menacés les régimes excédentaires, Agir-Arrco (la caisse complémentaire des salariés du privé), Ircantec (des salariés de droit public, dont les fonctionnaires), ainsi que les régimes autonomes bien gérés des experts comptables et encore des avocats, a-t-il ajouté.

Les avocats, notamment, mènent des actions depuis un mois contre la réforme des retraites, qui prévoit, selon le Conseil national des barreaux, de doubler leurs cotisations retraite (de 14 à 28%), quand les avocats gagnent moins de 40.000 euros par an, et leurs pensions, actuellement au minimum de 1.400 euros net, passeraient à 1.000 euros. Un exemple d'équité, selon les membres du gouvernement déployés dans les media pour dire que personne ne sera pénalisé...

"Je me prends un tombereau d'insultes. c'est une honte," chouine la présidente de commission.
"Vous avez toutes les professions libérales contre vous et comme ça vous nous glissez tranquillement" cet amendement, a protesté en commission Sébastien Jumel (PCF). 

"Ponctionner ou non les réserves des caisses, vous ne pouvez pas décider ça par ordonnance"
, a aussi contesté Eric Coquerel (LFI). 

Les Républicains, qui s'élèvent aussi contre "un recours abusif aux ordonnances", ont "une forte suspicion
sur une souplesse supplémentaire accordée aux différents régimes", selon Constance Le Grip (LR).

Le secrétaire d'Etat s'en est lavé les mains, passant la patate chaudeles réserves seraient utilisées si les régimes "le décidaient". Ce n'est plus le problème du gouvernement ! Il s'agit d'élargir l'habilitation à prendre une ordonnance "pour que cette option existe", sans "contraindre qui que ce soit". 

Le petit doigt sur la couture du pantalon, le chef de file des députés MoDem, en remplacement de Marc Fesneau entré au gouvernement, Patrick Mignola, un ex-Giscardien et ex-membre de plusieurs cabinets ministériels de François Léotard ou de François Bayrou (1995-2001), a aussi soutenu la proposition d'ordonnance, pour laisser le temps à la concertation avec les professions.

"Revenez quand vous êtes prêts !", avait raillé plus tôt Boris Vallaud (PS)  -
dans l'esprit de la critique de Bernard Cazeneuve (PS) qui a jugé que le projet n'est qu'"un brouillon", Monsieur Belkacem dénonçant également un recours aux ordonnances,  et demandant avec ironie "que le gouvernement cesse de faire de l'obstruction parlementaire".
La commission spéciale, qui se réunit également ce dimanche, doit encore examiner quelque 16.000 amendements déposés par l'opposition sur le projet de réforme des retraites, faute de pouvoir faire bouger les lignes. 

La tension est montée samedi, du fait d'une femme sous l'emprise de ses nerfs

Alors qu'Eric Coquerel voulait davantage s'exprimer, la présidente de la commission Brigitte Bourguignon (LREM) a fait obstruction, le faisant taire en assurant qu'"il n'y a pas deux poids-deux mesures" sur les temps de parole. 

Et, criaillant au crime de lèse-majesté, la sexagénaire d'enchaîner : "Je vais dénoncer vos méthodes parce que ça fait cinq jours que je me fais pourrir mon téléphone, mon Twitter, mon Facebook, mes mails par des gens de votre formation politique" qui critiquent la discipline en commission, a-t-elle accusé. "Je me prends un tombereau d'insultes, c'est une honte", a ajouté Brigitte Bourguignon, sur le ton de la pintade. Interloqué par l'état dans lequel la présidente se mettait, Coquerel a répondu : "Pour ma part je ne vous ai pas pourrie sur internet".

lundi 6 janvier 2020

Retraites: des étudiants bloquent plusieurs universités parisiennes

Les étudiants réclament le report des examens

Des étudiants se sont de nouveau mobilisés, ce lundi 6 janvier, dans la capitale, pour réclamer un nouveau report des partiels prévus cette semaine, en raison des difficultés liées à la grève dans les transports
A Nanterre, un gymnase va ouvrir la nuit pour loger les étudiants qui ne peuvent pas rentrer chez eux.







Portes fermées, accès bloqués ce lundi 6 janvier: à l’aube, des barricades ont été dressées devant plusieurs sites de l’université Paris 4, Sorbonne, Michelet, Clignancourt et Malesherbes.

Les étudiants à l’origine de ces blocages réclament le report des partiels, en raison de la grève des transports, qui empêche certains d’entre eux d’accéder aux centres d’examen.

Examens reportés à l’université de Paris 4

La mobilisation à Paris 4, doublée d’une pétition en ligne, semble avoir payé puisque les examens ont été reportés, a fait savoir l’université en début d’après-midi.

Lorsque l’accès à certains sites est bloqué par des étudiants et autres manifestants, les examens sont suspendus pour éviter tout risque de violence. C’est le cas des partiels sur les sites de Clignancourt, Malesherbes et Michelet qui ne se tiendront pas lundi après-midi, a expliqué Sorbonne Université.

Des partiels repoussés une première fois

Les partiels initialement prévus en décembre 2019 avaient été reportés à cette première semaine de janvier 2020 dans de nombreuses universités, en raison du mouvement de grève contre la réforme des retraites.

Samedi 4 janvier, Gilles Roussel, président de la Conférence des présidents d’université, avait affirmé qu’il n’y aurait pas de report systématique des examens prévus à partir de ce lundi.

L’Université Panthéon-Sorbonne (Paris 1), qui avait déjà en décembre annulé ou reporté certains partiels, a, pour sa part, de nouveau reporté les partiels. Ils s’étaleront entre le 13 janvier et le 1er février.

Un gymnase ouvert la nuit à Nanterre

A Paris 10 Nanterre, le président de l’université Jean-François Balaudé a maintenu les examens de janvier, pour ne pas rallonger l’année universitaire, en offrant une solution qui ne plaît pas à tout le monde.nUn gymnase ouvrira ses portes ce lundi soir pour qu’y dorment les étudiants qui ne seraient pas en mesure de rentrer chez eux, faute de métro ou de RER.

Le syndicat Unef a ironisé sur le nombre de places nécessaires pour loger tous les étudiants, avant d’être reçu par la présidence de l’université et d’apprendre que seuls 50 étudiants pourront dormir sur place.

Lundi midi à Nanterre, une assemblée générale regroupant environ 300 personnes a voté le blocage de la fac à partir de mardi.

Partiels reportés à Bordeaux

À Bordeaux, les partiels sont reportés en psychologie, sociologie, anthropologie et sciences de l’éducation sur le campus de la Victoire en raison de dégradations commises pendant l’occupation d’une partie des bâtiments par des étudiants en décembre, a indiqué sa présidence.


vendredi 27 décembre 2019

La pénurie de carburants s'étend et le gouvernement la nie

Peut-il nier aussi l'envolée des prix à la pompe?

Mardi soir, veille de Noël, au moins 310 stations étaient déjà officiellement dénombrées en rupture de carburants 

Station-service (photo d'illustration)
L'intox commençait avec un jeu cynique sur les mots : un carburant seulement en rupture d'approvisionnement ou stations fermées faute de la totalité des carburants? La profession assurent que les points de vente sont 11.000 et que les stocks permettent de voir venir pendant une semaine. Sur la hausse des prix, silence radio !
En cause, des blocages de raffineries et de dépôts de carburant dans le cadre de la mobilisation contre la réforme des retraites. Mais aucun arrêt de production n'est encore officialisé.

VOIR et ENTENDRE Emmanuel Lechypre exposer le sujet de la distribution des carburants :

L'illustre joueur de poker de la Place Beauvau, Castaner, dit "simplet", prend la parole pour à la fois certifier que la situation est sous contrôle  et mettre en garde les usagers contre le risque de panique.

Les journaux faisaient leur pub en diffusant "notre carte" des points chauds.
Outre que c'était la même de l'un à l'autre, "consultez notre carte des 310 stations-service en rupture de stock", elle était aussitôt dépassée et contredite par le terrain, sans que bouge le compteur. 

Les syndicats qui bloquent les raffineries et dépôts de carburants pour s’opposer à la réforme Macron des retraites depuis le 5 décembre, commencent à mettre les stations-service en rupture d’approvisionnement.
"Nous avions [lundi 23 décembre] 2,6 % des stations françaises avec un défaut d’un ou deux produits", a fait savoir mardi le président de l’Union française des industries pétrolières (UFIP), Francis Duseux, relayé par l'AFP en direction des organes de presse. "La situation est quasi normale", concluait-il, malgré "un peu de tension en zone PACA". Ces pénuries locales s’expliquent par des blocages d’expéditions "perlés" dans la raffinerie bio de La Mède (Bouches-du-Rhône), selon Total, ainsi que par l’arrêt d’une unité de production de la raffinerie de Lavéra (Bouches-du-Rhône), a fait savoir la CGT.

"Toutes les raffineries continuent de produire" et "l’approvisionnement des stations-service continue d’être assuré normalement", a pour sa part réaffirmé
mardi après-midi le ministère de la transition écologique et solidaire dans un communiqué. Il ajoutait que "seule la raffinerie de Grandpuits connaît des difficultés d’expéditions," ainsi que "deux dépôts sur 200". Il suffisait de faire l'addition...
Au moins 41 stations en rupture multiple de carburants, 
186 en rupture unique

Le risque d'une "pénurie" de carburants est rejeté depuis le début du mouvement social contre la réforme Macron des retraites. Encore jeudi, Christophe Castaner a insisté sur le fait qu'il n'y a pas de quoi s'inquiéter, mettant toutefois en cause les automobilistes qui se ruent dans les stations-service ouvertes pour s'approvisionner. Message subliminal: ce sont les usagers qui créent la pénurie. Pas les grévistes.

Il y a 200 dépôts en France, seuls deux sont bloqués au moment où je vous parle, donc il n’y a aucun risque de pénurie, a indiqué Christophe Castaner lors d’un déplacement en Seine-et-Marne consacré à la sécurité routière, au 22e jour du mouvement social qui bat désormais le record de durée de 1995.
Pour
éviter un risque de comportement qui ne serait pas rationnel, Castaner a invité chacune et chacun à ne pas se précipiter dans les stations-service, appelant aussi les media a observer les consignes et éléments de langage gouvernemental en n'alimentant pas "cette petite musique-là" parce que […] c’est une fausse information que d’évoquer le risque de pénurie.

Mince, encore l'un de ces traquenards dont BFM a le secret: 
la chaîne commerciale refuse de partager ses vidéos 
et balance ses pubs cyniquement, en lieu et place

VOIR et ENTENDRE l'imprudente déclaration du présomptueux Castaner :

Selon un décompte du journal Le Monde, ce taux était en vérité monté à 2,8 % mardi à minuit. Sur les quelque 11.000 réparties sur tout le territoire, 72 stations étaient en rupture multiple de carburant et 238 en rupture unique. On pouvait retrouver dans la carte interactive du Monde les stations-service encore en rupture de stock : "consultez notre carte des 310 stations-service en rupture de stock" (le compteur restait donc pourtant bloqué à 310...).

C'est la bataille des mots entre le gouvernement et les grévistes. 

VOIR et ENTENDRE CNews diffuser les éléments de langage gouvernementaux, sachant que la video montrant Castaner nier l'extension de la pénurie a été retirée :


Simplet a aussi appelé à la "responsabilité" de ceux qui veulent bloquer les raffineries, ceux qui veulent bloquer ces dépôts, leur demandant de ne pas empêcher les Français de se déplacer.

Où en est la distribution de carburants ce vendredi 27 ?


Où sont les stations-service touchées par un manque [sic] de carburant?
Un cycliste passe à côté d'une station essence à Montpellier, le 4 décembre 2018 (photo d'illustration).Le magazine est passée de la "pénurie" au "manque"... Son article est assorti d'une illustration indiquant que seul le "diesel" pointé par les écolos serait affecté par les blocages.

VOIR et ENTENDRE une série de reportages de presse faisant état d'une raréfaction inquiétante des produits pétroliers.

Dimanche déjà, la pénurie n'est pas aussi faible qu'indiquée, malgré "des mesures de rationnement" :

La pénurie s'installe, mais il ne faut pas s'inquiéter: 

La pénurie s'étend, mais tout va bien...

Du côté de Lavera, les ponts sont bloqués, la CGT empêchant la circulation des camions-citernes et l'approvisionnement des dépôts de carburants, mais tout va bien Madame la marquise...
Castaner est serein et Macron nous prépare un "grand" et beau discours de bonne année plein de mots (maux ?).