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vendredi 30 mars 2018

Quelques juges parviendront-ils à dévoyer la Justice de ce pays ?

Les juges du PNF sont-ils placés sous la responsabilité du gouvernement pour défendre tous les Français contre l'arbitraire et l'injustice
Quels intérêts politiques et financiers cette presse soutient-elle ?
Très impliqué dans la décision française d'intervention contre Mouammar Kadhafi en 2011, le philosophe Bernard Henri-Lévy, n'a "pas de doute" sur l'innocence de Nicolas Sarkozy indiqué le philosophe, ce vendredi, alors que la justice s'acharne sur l'ancien président de la République désigné à la honte publique par sa mise en examen pour "corruption passive" et "recel de fonds libyens".
"Je ne suis pas le plus mauvais témoin de ces mois-là et je ne pense pas que Nicolas Sarkozy ait pu être coupable de ce dont on l'accuse aujourd'hui", a-t-il déclaré sur Europe 1.

"La Libye de Kadhafi, comme la Syrie de Bachar El-Assad, sont des petites Loubiankas (ex-QG du KGB) du désert où l'on fabrique des faux à tire-larigot d'où l'on peut lancer les rumeurs les plus folles", a souligné Bernard Henri-Lévy.

"Et je pense toujours que cette guerre en Libye était juste et que c'est ce qu'on aurait dû faire depuis longtemps en Syrie", a-t-il insisté.

Le juge Tournaire, un incontournable de la justice gauchiste 

Soupçonné d'appartenir au Syndicat de la Magistrature (le bien-nommé SM), le juge Serge Tournaire ne dément pas. On le retrouve dans toutes les affaires qu'accumulent sur le dos de Sarkozy le site révolutionnaire trotskiste Mediapart et le journal Le Monde 
des socialistes Xavier Niel, le conjoint de Delphine Arnault, directrice générale adjointe de Louis Vuitton qui habille Brigitte Macron, et lui-même homme d'affaire multi-milliardaire (Free) qui a fait ses premiers pas dans les serveurs érotiques des années Mitterrand, le "3615" et les sex-shops - mis en examen et placé en détention provisoire à la prison de la Santé en mai 2004 pour proxénétisme aggravé et recel d'abus de biens sociaux concernant un de ses 'peep-shows', mais bénéficiaire d'une ordonnance de non-lieu rendue en sa faveur par le juge d'instruction Renaud Van Ruymbeke, doyen du pôle financier du tribunal de Paris, un autre harceleur de Sarkozy (affaire Clearstream 2) -, et qui a investi en 2010 dans Mediapart et Bakchich, deux sites anti-libéraux),
ainsi que le banquier Matthieu Pigasse,
également actionnaire du Huffington Post et ancien des cabinets ministériels de Dominique Strauss-Kahn, puis de Laurent Fabius. Après cinq ans d'enquête, le magistrat désigné par Van Ruymbeke a mis en examen Nicolas Sarkozy,  le 21 janvier, pour "corruption passive", "recel de fonds libyens" et "financement illégal de campagne", des soupçons qu'il conteste farouchement.

Depuis cinq ans, les juges mènent des investigations inlassables sur des accusations de financement de sa campagne présidentielle de 2007 par le régime dictatorial libyen (des parents et d'anciens dignitaires du régime de Mouammar Kadhafi), que l'intervention franco-britannique sous mandat de l'ONU a contribué à éliminer.  
La triade de juges du PNF (Tournaire S., assisté d'Aude Buresi et de Clément Herbo) ne semble pas disposés à soupçonner une vindicte libyenne. 
A titre d'exemples, ce sont les juges Renaud van Ruymbeke et Aude Buresi qui enquêtent de concert sur le financement du FN par ses banques et ce sont déjà eux qui ont mis Fillon en examen...
Quant au juge Clément Herbo, placé en juillet 2015, depuis Meaux auprès du premier président de la cour d'Appel de Paris, avait repris l'enquête sur l'assassinat du président rwandais Juvénal Habyarimana le 6 avril 1994, avant d'être nommé au pôle financier de Paris en 2011, pour se faire les dents sur l'affaire Pierre Berès le prince des libraires."

Pour mémoire,
le juge Jean-Michel Gentil - dont la partialité avait été mise en évidence par les liens d’amitié de son épouse avec l’une des expertes du dossier - avait mis Sarkozy en examen dans le dossier Bettencourt, avant de renoncer et de lui accorder un non-lieu.

Le dossier Bygmalion, dans lequel l’ancien président de la République, renvoyé en correctionnelle, a fait appel, c'est encore le juge Tournaire qui est aux manettes. Diriez-vous qu'il est pugnace ou acharné ?
Les soupçons de financement libyen avaient resurgi en novembre 2016, comme il fallait s'y attendre (Radio France, Le Monde et Mediapart écrivent alors que "l'ancien chef de l'Etat est rattrapé par la justice", comme si elle l'avait jamais lâché). 
Avant l'élection présidentielle et dans l'entre-deux tours de la primaire de la droite et du centre des 20 et 27 novembre 2016, le juge Tournaire avait justement interrogé Ziad Takieddine, un mythomane qui avait fait les délices de la presse de gauche avec ses déclarations tendancieuses : intermédiaire de l'ex-régime libyen, il avait affirmé avoir lui-même remis 5 millions d'euros d'argent libyen au camp Sarkozy quelques mois avant son élection à la présidence en 2006. La justice ne craint pas de troubler sa sérénité par des amalgames entre deux campagnes... Ni même de s'ingérer dans un deuxième scrutin présidentiel.

BHL, figure de la gauche intellectuelle engagée, avait milité en 2011 contre le régime dictatorial libyen. Exécutée sous le nom de code américain Unified Protector, l'intervention multinationale mit en place un embargo sur les armes à destination de la Libye et bloqua entre autres les avoirs du régime en place. Des avions de l'Armée de l'air française détruisirent des chars de combat libyens qui menaçaient les populations civiles dans le secteur de Benghazi et participa à des frappes américaines, détruisant des dépôts de munitions, tout en participant aux opérations de guerre psychologique menées par les alliés.
Au lendemain de la mort de Mouammar Kadhafi, survenue le 20 octobre 2011, l'OTAN annonça qu'elle arrêtait la mission. Au 5 avril 2011, la France déclara avoir tiré 11 missiles de croisière SCALP et, au 22 août 2011, plus de 2.225 frappes aériennes, soit 35 % des frappes totales.En 2017, dans un entretien publié par huit journaux européens, le président Macron déclara que la démocratie ne s'imposant pas "depuis l'extérieur", la France "a eu tort de faire la guerre de cette manière en Libye": ces deux "interventions" [en Irak et en Libye] ont eu pour résultat des "Etats faillis dans lesquels prospèrent des groupes terroristes", des rebelles armés et financés par des pays du Golfe. Il réitéra ces critiques lors de sa visite d’Etat en Tunisie, pays frontalier de la Libye (par où transitent désormais nombre des migrants). Le 1er février 2018, il y déclara que "l’Europe, les Etats-Unis et quelques autres ont une responsabilité dans la situation actuelle en Libye. (…) Je n’oublie pas que plusieurs ont décidé qu’il fallait en finir avec le dirigeant libyen, sans qu’il y ait pour autant de projet pour la suite", a-t-il accusé.
L'heure du dénigrement passée, le temps est venu pour lui de faire ses preuves.

jeudi 22 mars 2018

Sarkozy, mis en examen sans preuves d'un financement libyen de sa campagne de 2007

Nicolas Sarkozy a-t-il dit aux juges ce qu'ils voulaient entendre ?

Voici ce que Nicolas Sarkozy a dit aux magistrats 
mercredi soir  lors de sa comparution, selon Le Figaro, à l'issue de sa garde à vue [le 21 mars 2018].


"Dans l'énoncé des faits que vous envisagez de retenir à mon endroit, vous avez indiqué que j'avais travaillé en vue de favoriser les intérêts de l'Etat libyen.
Comment peut-on dire que j'ai favorisé les intérêts de l'État libyen? C'est moi qui ai obtenu le mandat de l'ONU pour frapper l'État libyen de Kadhafi. Sans mon engagement politique, ce régime serait sans doute encore en place.
Le Colonel Kadhafi lui-même ne s'y est pas trompé, puisque je vous rappelle qu'entre 2007 et le 10 mars 2011, il n'y a aucune espèce d'allusion au prétendu financement de la campagne.
Les déclarations M. Kadhafi, de sa famille et de sa bande n'ont commencé que le 11 mars 2011, c'est-à-dire le lendemain de la réception à l'Elysée du CNT, c'est-à-dire les opposants à Kadhafi. C'est à ce moment-là, et jamais avant, que la campagne de calomnies a commencé. [Et au cours de la campagne présidentielle de François Hollande]

Je suis accusé sans aucune preuve matérielle par les déclarations de M. Kadhafi, de son fils, de son neveu, de son cousin, de son porte-parole, de son ancien premier ministre et par les déclarations de M. Takieddine dont il est avéré à de multiples reprises qu'il a touché de l'argent de l'Etat libyen. Je dirais qu'il a pillé l'Etat libyen. A propos de M. Takieddine, je voudrais vous rappeler qu'il ne justifie durant cette période 2005-2011 d'aucun rendez-vous avec moi.
Mieux, dans une autre procédure où vous avez eu accès à l'intégralité de mon agenda 2007 - L'Express l'a publié - jamais personne n'a fait état d'un quelconque rendez-vous avec M. Takieddine. Et pour cause, il n'a jamais existé durant toutes ces années de 2004 à aujourd'hui.

Durant ma garde à vue, j'ai démontré un mensonge de M. Takieddine.
M. Takieddine aurait vu le fils Kadhafi le 4 mars 2011.
Il ne peut pas y avoir d'erreur sur cette date, puisque c'est le lendemain que M. Takieddine a été arrêté au Bourget avec une importante somme en liquide.
Or, en relatant cet entretien, M. Takieddine dit: "J'ai demandé au fils de Kadhafi si ce qu'il avait dit à Euronews concernant le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy était vrai".

Or, ce fait est matériellement impossible, puisque l'interview à Euronews de Saïf Al Islam n'a eu lieu que 12 jours plus tard, soit le 16 mars.
Comment peut-on interroger quelqu'un sur une émission qui n'a pas eu lieu et sur des propos qui n'avaient donc pas encore été tenus ?
C'est un mensonge !

M. Takieddine ment lorsqu'il affirme sans aucune preuve qu'il pouvait pénétrer place Beauvau sans justifier du moindre rendez-vous, simplement en déposant son nom. On ne rentre pas place Beauvau sans indiquer avec qui on a rendez-vous !
C'est un mensonge!

Troisième mensonge: il se trompe sur la prétendue description des lieux du ministère de l'Intérieur quand il indique que le bureau de Claude Guéant était au premier étage à côté de l'appartement du ministre de l'Intérieur. C'est faux ! Le bureau du directeur de cabinet, Claude Guéant ou un autre, a toujours été au rez-de-chaussée, et au premier étage il n'y a aucun autre bureau que celui du ministre. C'est très facilement vérifiable.

Enfin, il indique être passé au ministère de l'Intérieur aux alentours du 27 janvier 2007 précisant qu'il n'avait pas rendez-vous avec Claude Guéant. Mais il n'avait pas non plus rendez-vous avec moi: mon agenda en portera témoignage.

Fort heureusement, alors qu'il était porteur d'une mallette, dit-il, contenant 1,5 million d'euros, il dit m'avoir croisé par hasard. Qu'aurait-il fait de cette mallette s'il ne m'avait pas croisé ?

Toutes les investigations montrent que je n'ai jamais été un proche de M. Takieddine.
Lui-même a déclaré que je ne l'avais jamais reçu à l'Élysée.
Compte tenu de leur absence de crédibilité, les propos de M. Takieddine ne peuvent en aucun cas constituer des indices graves et concordants quand on connaît son passé judiciaire et les multiples déclarations contradictoires qu'il a proférées.

La guerre menée par la coalition internationale en 2011 s'est étalée entre mars et octobre 2011 et elle a duré 7 mois.
Durant ces 7 mois, M. Kadhafi était en vie, rien ne l'empêchait de livrer les documents, photos, enregistrements, virements que lui-même et ses proches ont indiqués tout au long de ces sept dernières années posséder sans qu'à aucun moment, d'aucune façon, on n'en voit le début du commencement.

Enfin, il me faut terminer par le document MEDIAPART, comble de la manipulation.

Durant ma garde à vue, j'ai versé au dossier le rapport des enquêteurs sur ce document dans le cadre de l'instruction de M. Cros.

Je cite les trois dernières phrases: "La réunion évoquée par cet écrit n'a pas pu se tenir à la date indiquée, ce qui semble confirmer que le contenu pourrait être mensonger. Il existe donc une forte probabilité pour que le document produit par MEDIAPART soit un faux".

Ce n'est pas moi qui le dis, ce sont les enquêteurs dans le cadre d'une procédure parallèle à la vôtre sur une plainte que j'avais moi-même déposée.

Pendant les 24 heures de ma garde à vue, j'ai essayé avec toute la force de conviction qui est la mienne de montrer que les indices graves et concordants qui sont la condition de la mise en examen n'existaient pas compte tenu de la fragilité du document ayant fait l'objet d'une enquête judiciaire et compte tenu des caractéristiques hautement suspectes et du passé lourdement chargé de M.Takieddine.

S'agissant du financement illégal de la campagne 2007, j'ignorais qu'il existât un réquisitoire supplétif du chef de ce délit, y compris au début de ma garde à vue, puisque quand les enquêteurs m'ont présenté les motifs de la garde à vue, ce délit n'y figurait pas.

J'ai fourni aux policiers qui m'ont interrogé une décision de non-lieu définitive sur le chef du délit de financement illégal de parti politique, comme de financement illégal de campagne électorale, puisque votre collègue M. Gentil avait longuement enquêté sur la campagne 2007, non pas pour savoir si elle avait été financée par les Libyens, mais par Mme Bettencourt.
Je précise que ce n'est pas moi qui ai bénéficié d'un non-lieu pour ce délit .puisque je n'avais pas été mis en examen pour cela. Mais ce délit a été écarté par le juge Gentil pour la campagne 2007.

J'ai également communiqué un article commentant ce non-lieu et indiquant qu'en tout état de cause, pour le parquet de Bordeaux, les faits étaient prescrits et ce dès 2013. S'ils étaient prescrits en 2013, que doit-on dire pour 2018 ?

Les faits dont on me suspecte sont graves, j'en ai conscience. Mais si comme je ne cesse de le proclamer avec la plus totale constance et la plus grande énergie, si c'est une manipulation du dictateur Kadhafi ou de sa bande, ou de de ses affidés, dont Takieddine fait à l'évidence partie, alors je demande aux magistrats que vous êtes de mesurer la profondeur, la gravité, la violence de l'injustice qui me serait faite.

J'ai déjà beaucoup payé pour cette affaire. 

Je m'en explique: j'ai perdu l'élection présidentielle de 2012 à 1,5%. La polémique lancée par Kadhafi et ses sbires m'a coûté ce point et demi. Le document MEDIAPART ayant été publié entre les deux tours le 28 avril 2012 alors que je me trouvais à Clermont-Ferrand en présence de Brice Hortefeux. [Le combat mené ne l'était pas "à armes égales"...]

M. Takieddine a toujours affirmé ne m'avoir jamais remis de liquide jusqu'au mois de novembre 2016. Très exactement trois jours avant le plus important débat qui opposait les candidats de la droite à la primaire.

J'ai perdu la primaire et les déclarations de M. Takieddine n'y sont pas pour rien. Déclarations immédiatement postérieures à un article du Monde qui reprenait les déclarations de M. Senoussi devant la Cour pénale internationale, lequel M. Senoussi ne m'apparaît pas être un témoin de moralité s'agissant d'un homme qui a mis en œuvre l'attentat du DC10 d'UTA, qui a coûté la vie à des dizaines de nos compatriotes.

Depuis le 11 mars 2011, je vis l'enfer de cette calomnie.

A ma connaissance, aucun élément tangible autre que les déclarations de la famille Kadhafi, du clan, des affidés, n'est susceptible d'apporter le moindre crédit à leur propos.

Croyez-vous que si j'avais la moindre chose à me reprocher en la matière, j'aurais été assez bête, assez fou pour m'attaquer à celui qui m'aurait à ce point financé ?

Pourquoi prendre ce risque ?
Je ne suis pas un intime de Takieddine. J'ai été le chef de la coalition qui a détruit le système Kadhafi et j'ai d'ores et déjà payé un lourd tribut à cette campagne rarement égalée de boue, de calomnies et d'insanités.

Je vous demande avec toute la force de mon indignation de retenir des indices et non pas des indices graves et concordants.

Si dans le cadre de vos investigations ultérieures des éléments dirimants apparaissaient tels qu'ils ne sont pas apparus durant les sept dernières années, vous auriez naturellement toute liberté de revoir votre position.

Dans l'affaire Bettencourt, j'avais d'abord été mis sous le statut de témoin assisté, puis mis en examen, puis finalement j'ai eu un non-lieu.

Je pense que présenter la demande comme je le fais est quelque chose d'honnête, me paraît conforme à l'attitude que j'ai toujours eue à l'endroit de l'institution judiciaire et de vous-même M. le Président.

Je n'ai jamais cherché à me soustraire à mes obligations dans mes rapports avec mes amis, mes collègues et toutes les personnes citées dans la procédure, vous avez pu voir que je n'ai jamais cherché à influer sur leurs déclarations ou leurs jugements, y compris s'agissant de personnes qui sont mes plus proches collaborateurs encore aujourd'hui.

Et donc je vous demande de retenir, comme la loi vous en donne la possibilité, un autre statut que celui de mis en examen: celui de témoin assisté.

Je m'en remets à l'intime conviction qui est la vôtre sur la sincérité de mes propos et sur la force des arguments que j'ai essayé de présenter devant vous."


jeudi 27 novembre 2014

Affaire Bettencourt: le député Henri Guaino relaxé de ses quatre vérités au juge Gentil

Le juge Gentil ne sort pas renforcé de sa plainte

Le Parquet poursuivait Henri Guaino pour avoir estimé que le magistrat a "déshonoré la justice".

Le député UMP a été relaxé jeudi par le tribunal correctionnel de Paris pour son  indignation suscitée en 2013 par les pratiques du juge d'instruction Jean-Michel Gentil (ci-contre à gauche) lors la mise en examen de Nicolas Sarkozy dans l'affaire Bettencourt.
Par le biais du Parquet, le ministère de la Justice avait requis une amende de 3.000 euros contre le parlementaire des Yvelines, poursuivi pour outrage à magistrat et discrédit jeté sur une décision de justice.

Au lendemain de la mise en examen de N. Sarkozy pour abus de faiblesse présumé au préjudice de la milliardaire Liliane Bettencourt, le 21 mars 2013, H. Guaino avait exprimé son indignation dans les media face aux manières du juge. L'ex-président a finalement bénéficié d'un non-lieu dans l'affaire Bettencourt.

S'agissant de propos tenus par un parlementaire, le tribunal a estimé que,  sur un sujet d'intérêt général, les limites admissibles de la liberté d'expression n'ont pas été dépassées, a expliqué la présidente Anne-Marie Sauteraud.

"Ce jugement honore la justice", a déclaré jeudi H. Guaino,
en écho aux propos qui lui ont valu ce procès.

"Je ne peux que remercier le tribunal d'avoir rendu la justice et reconnu la liberté d'expression des parlementaires qui est un élément absolument essentiel du bon fonctionnement d'une démocratie", a-t-il réagi devant la presse.

Les avocats du juge Gentil ont annoncé que leur client ferait appel de la décision. Si le Parquet ne fait pas de même, le procès en appel ne concernera que le volet civil du jugement. Le magistrat, qui demandait 100.000 euros (!)de dommages et intérêts, a été débouté du fait de la relaxe de H. Guaino.
"Dans ce dossier, nous considérons que l'outrage était évident, et qu'un parlementaire ne peut pas se permettre de dire tout de n'importe quelle façon", a maintenu Me Léon Lef Forster.

Lors de l'audience le 22 octobre, dans une salle de la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris comble où plusieurs de ses collègues parlementaires avaient pris place, H. Guaino avait axé son procès sur la défense de la liberté d'expression.

jeudi 3 juillet 2014

Affaire des écoutes illégales sur Sarkozy: le pouvoir judiciaire retombe dans les errements de l'affaire Bettencourt

La mise en examen de Sarkozy "peut devenir une affaire d'Etat", assure Le Maire
Bruno Le Maire réagit à la mise en examen de Nicolas Sarkozy
Il contre-attaque, mercredi 2 juillet au micro de RTL, après la mise en examen de l'ex-chef de l'Etat, rival du président Hollande, en plus de ses adversaires de poids que sont la dette publique et le chômage.


Le champion de la droite face au PS et au FN a en effet été humilié par des juges désignés - malgré, ou du fait de, leur engagement syndical-  par le Parquet, donc le ministère de la Justice, pour la deuxième fois en quatre ans, avec la révélation, déjà par Mediapart (défendu par le SM) de l'existence d'enregistrements clandestins supposés accablants dans l'affaire Bettencourt. Le juge de Nicolas Sarkozy, Jean-Michel Gentil, avait révélé son acrimonie à son encontre, le qualifiant de "monarque"... Celui-ci est de surcroît mis en examen pour ...abus de faiblesse ! Mais le procès qui visait déjà le financement de la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy se termine par un non-lieu, le 7 octobre 2013

Sept mois plus tard, le 1er juillet 2014, alors que se précise la possibilité de son retour en politique, la justice indépendante repart à la charge et fait subir à Nicolas Sarkozy une nouvelle garde à vue qui conduit à sa mis en examen sur des soupçons fondés sur des écoutes téléphoniques illégales dont a eu connaissance la garde des Sceaux, Ch. Taubira. Un rythme qui accrédite aussitôt l'idée d'un acharnement judiciaire dans l'opinion.

Le Maire pointe "les zones d'ombre" de la nouvelle affaire de justice

Il cible la mise sur écoutes par la justice de l'ancien chef de l'Etat et de communications privées avec ses proches. "C'est le cœur de l'affaire", assure l'ex-ministre de l'Agriculture.

Le député UMP de l'Eure suspecte un téléguidage
Le candidat à la présidence de l'UMP revient sur la révélation de la connaissance par le gouvernement -Christiane Taubira, notamment- de la mise sur écoutes de Nicolas Sarkozy.

"Tant que nous ne savons pas quand le président de la République et son gouvernement ont été informés, tant que le président de la République et son gouvernement ne nous disent pas quel était le contenu de ces écoutes et ce qu'ils savaient, cette affaire de justice peut devenir une affaire d'Etat", fait-il valoir.

Pour la fin du syndicalisme chez les magistrats

La justice, suspectée à la 4e mise en examen d'un président de droite... 

Haro sur les présidents UMP
Les précédents

Jacques Chirac a été mis en examen à deux reprises, en octobre et en décembre 2009, dans une même affaire d'emplois fictifs au RPR pris en charge par la Mairie de Paris. La méthode sera affinée.

Nicolas Sarkozy a été mis en examen dans l'affaire Bettencourt en 2012: en 2013, une décision de non-lieu est rendue en faveur de Nicolas sarkozy. Mais la justice militante se défend aujourd'hui de chercher à abattre l'ex-président Sarkozy, tout en poursuivant son oeuvre en juillet 2014, avec une mise en examen suivie d'une garde à vue théâtralisée par la presse engagée.
Cet obsession de la faute présumée des présidents de l'UMP éveille évidemment des soupçons naturels, puisque les socialistes Mitterrand et Jospin n'ont jamais été incriminés, s'il est vrai que le premier est décédé avant de pouvoir se défendre des accusations multiples dont il reste l'objet.

Henri Guaino dénonce un comportement militant des magistrats syndiqués
Les termes à dessein infâmants de la mise en examen de Nicolas Sarkozy suscitent l'indignation de son ancien conseiller, ce jeudi, au lendemain de l’allocution radiotélévisée de Nicolas Sarkozy. La mise en examen de celui-ci pour "corruption active", "trafic d’influence actif" et "recel de violation du secret de l’instruction" est exceptionnellement humiliante: on peut dire à charge, tant elle est antinomique de la présomption d'innocence, dans le public. 

Henri Guaino réclame la suppression de la syndicalisation

Elle conduit en effet à placer au-dessus des lois des fonctionnaires non-élus, à la différence du président de la République issu du suffrage universel. Une niche juridique qui, comme celle des journalistes, discriminent les citoyens entre eux: le peuple de France ordinaire et son aristocratie. Comment dès lors peut-on exiger qu'un chef de l'Etat soit traité comme un citoyen ordinaire si ses juges ne le sont pas ?

Après le juge Gentil et la juge de Nanterre Isabelle Prévost-Desprez (mise en examen), les cas malheureux se multiplient et jettent la suspicion sur le milieu. Le quotidien gouvernemental Libération va répétant maintenant son sentiment que "le fait que la juge Claire Thépaut soit membre du Syndicat de la magistrature ne remet en aucun cas en cause son impartialité", mais une telle assertion demanderait à être étayée, puisque la réalité des faits de l'actualité contredisent les grands principes et la déferlante des déclarations de la gauche présidentielle.

Michel Sapin promet: "on va s'occuper des... par videomaniac
 
Bien qu'ultra minoritaire, le syndicat de la magistrature (SM), est très actif, voire combatif et même vindicatif. On le dit pudiquement "classé à gauche", mais on aura noté que ces juges-là ne montrent pas leurs visages? C'est ainsi le cas des trotskistes dont la plupart renonçaient jusqu'à peu à nombre des responsabilités communes, telles que médiatiques, voire familiales, pour se consacrer à leur sacerdoce révolutionnaire. Pour le justiciable, la juge Claire Thépaut, l'une des deux juges d'instruction qui a mis en examen l’ancien président de la République, est une fiche assez vide (42 ans). Delà à parler de "discrétion", il faut être syndicaliste dans la lumière pour l'affirmer sans ciller.

Pourtant, quand la juge transparente communique, c'est avec le site trotskiste ...Mediapart. Pour sa défense, Le Monde soutient que Mme Thépaut n'a pas publié une "tribune": jouant sur les mots, il explique qu'elle a en réalité répondu à des questions lors d'un reportage du site d'information au tribunal de Bobigny, où elle travaillait. 
Le reportage est lisible ici en intégralité."Et voici l'intégralité des propos de Mme Thepaut dans le reportage, qualifiés de violemment [sic] hostiles à Nicolas Sarkozy par les sarkozystes. On a vu critiques plus directes et plus acerbes" [notamment celle de Matthieu Bonduelle (SM, également): pourquoi ne pas le citer et en donner copie "intégrale": accessible dans le blog PaSiDupes...], commente le journal, comme si il y avait un quelconque intérêt.
Ce qui est certain, c'est que nous aspirons tous à retrouver du calme, de la sérénité et de la confiance (...) Puisque la Seine-Saint-Denis est devenue le symbole de la délinquance urbaine, raison de plus pour que l'on nous accorde du respect et des moyens. Etre taxés de juges rouges quand on ne fait qu'appliquer les textes de loi, ce n'est pas normal, lance la magistrate [sans évoquer le droit revendiqué d'"interpréter" la loi...]. Certains ont voulu nous opposer aux policiers, alors qu'ils sont performants et qu'ils travaillent dans des conditions difficiles. Eh bien il faut maintenant que la justice retrouve son rang face au ministère de l'intérieur, et que la séparation des pouvoirs soit enfin respectée. (...) Je ressens une certaine défiance du parquet [un sentiment qui mériterait d'être documenté] vis-à-vis des juges d'instruction, à qui l'on confie de moins en moins de dossiers ces dernières années, même dans les affaires criminelles » (...) « Nous étions 16 juges d'instruction en 2007, et nous ne sommes plus que 12 aujourd'hui. Même les policiers s'en plaignent [porte-parole de la police, aussi?]: il serait plus simple pour eux d'avoir le juge d'instruction comme seul interlocuteur, avec un cadre procédural simple, celui de la commission rogatoire, plutôt que d'avoir affaire à plusieurs magistrats du parquet. »
C'est cette organisation syndicale - le SM - qui était intervenue dans la campagne présidentielle en mai 2012

Elle avait publié une lettre ouverte incendiaire à Nicolas Sarkozy dans laquelle le SM - qui se prétend non politique et peu enclin à une justice partisane - accusait le président d'avoir "dégradé la loi", "travesti la réalité judiciaire" et "dénigré le travail des professionnels de la justice". Dans cette lettre, les magistrats concluaient par "un appel à voter [contre] lui au second tour de l'élection présidentielle".

"Dans n'importe quel autre pays démocratique (...), un tel juge n'aurait pas pu s'emparer de ce dossier", explique Daniel Fasquelle, député UMP du Pas-de-Calais, ce mercredi sur BFMTV. La dame ne l'a pas refusé. La suspicion légitime qui la frappe ne l'incite pas à renoncer à la mission qui lui est confiée. Qui a pris cette responsabilité?

Le SM a constamment sali le milieu judiciaire

Chacun garde ainsi en mémoire l'outrageant comportement de ces magistrats sectaires jusque dans les locaux mis à disposition par le ministère. En avril 2013, la découverte d’une vidéo montrant un "mur des cons" qui épinglait des hommes politiques (surtout de droite), des intellectuels et des journalistes, avait suscité la réprobation générale et jeté l'opprobre, non seulement sur le SM, mais la corporation entière et la Justice aux yeux des justiciables.

Les mauvaises manières et les règlements de comptes continuent 
"Le système judiciaire français est pourri par le syndicalisme, qui est devenu l'un de ses plus grands maux", dénonce Henri Guaino, jeudi matin, sur BFMTV.

Le corporatisme des juges est contradictoire d'une justice sereine
C'est la protection du citoyen qui est en cause contre l'arbitraire. Malgré son obligation de solidarité, Christophe Regnard, président de l'USM, largement majoritaire et de sensibilité de gauche, est mitigé sur la défense de son rival, si petit soit-il.
VOIR et ENTENDRE C. Regnard se retrancher derrière des principes visiblement bafoués, rempart des magistrats inquiets, et conseiller sereinement aux plaignants d'entamer le parcours du combattant des recours en justice... 
Dans cette intervention auprès de JJ Bourdin ce matin, le syndicaliste va même jusqu'à balayer le principe de présomption d'innocence quand il devrait s'appliquer à Sarkozy, simple justiciable:  

H. Guaino ne manque pas d'éléments justifiant sa demandede  la suppression du droit à se syndiquer pour les magistrats

"Il faut supprimer le syndicalisme dans la magistrature, et puisque c'est un principe constitutionnel, il faut faire un référendum pour que ça ne soit possible ni dans l'armée, ni dans la magistrature." 

Dans Le Figaro, le député Eric Ciotti rappelle qu'il a déjà déposé une proposition de loi en ce sens à l'Assemblée nationale, "pour que les Français soient convaincus de l'impartialité de la justice". 
Nadine Morano abonde aussi dans ce sens.
Faudra-t-il, à défaut, que les juges soient élus ?

vendredi 14 mars 2014

Mur des cons: mise en examen du Syndicat de la Magistrature (SM) pour injure publique

Françoise Martres appelée à rendre des comptes à douze plaignants épinglés au Mur des cons 

Des magistrats - dits "indépendants" -  mis en cause 
Le 13 mars, on apprend une mise en examen datant du 11 février
Le milieu judiciaire n'a pas cette fois fuité concernant la procédure mise en oeuvre à l'encontre de la présidente du Syndicat de la Magistrature par la doyenne des juges d'instruction, Sylvia Zimmermann,  dans l'affaire du "mur des cons." Françoise Martes est notamment poursuivie pour injure publique. 

La magistrate pourrait également être poursuivie pour destruction de preuves...
 

Des injures publiques par des syndicalistes de la magistrature

Douze plaintes ont été déposées à la suite de la publication d'une liste noire des boucs émissaires du SM, syndicat professionnel très marqué à gauche. Révélé le 23 avril 2013 par le journaliste de France 3 Clément Weill Raynal,  ce patchwork explicitement appelé "Mur des cons" épinglait des dizaines de photos de personnalités détestées du SM visait des mondes politiques, médiatique et judiciaire. 
Certaines, comme Yves Thréard, ont jugé inutile de porter plainte. Elles sont confortée dans leur absence d'illusions sur l'issue du procès par la révélation de cette mise en examen à la fois tardive et opportune pour tenter de faire croire que la justice serait équitable à l'heure d'un déferlement de soupçons judiciaires sur des personnalités de l'opposition, à dix jours du 1er tour des municipales.

Aux côtés de plusieurs députés de l'UMP figurent également  Robert Ménard, journaliste et candidat divers droite soutenu par le Front National à Béziers. ainsi  que le général Philippe SchmittL'épinglé est pourtant le père d'Anne-Lorraine, assassinée de 34 coups de couteau dans le RER D, le 25 novembre 2007, par un récidiviste, Thierry Devé-Oglou, condamné depuis lors à la réclusion à perpétuité. Le père de la victime est insulté par le Syndicat de la Magistrature pour avoir critiqué "les libérations irresponsables de violeurs récidivistes et le laxisme de certains juges d’application des peines." Engagé au sein de l'Institut pour la Justice, organisme plaidant pour une plus grande sévérité, il est l'une des personnalités à abattre, aux yeux des magistrats radicaux du SM. On frémit à la mise au jour des preuves de l'humanisme et de tolérance de certains de nos juges intègres.

Le Mur des cons révèle une politisation de la magistrature



L'image du "mur des cons" révèle que certains magistrats se comportent comme des "commissaires politiques" et tordent le bras au droit pour atteindre des personnalités de la vie publique, explique le chroniqueur judiciaire et rédacteur en chef adjoint de France 3, Clément Weill-Raynal. Par exemple, dans l'affaire Bettencourt, on peut se demander pourquoi le juge Gentil a fait appel à un ami proche pour conduire une expertise psychologique déterminante. Bien que la Cour de cassation ait validé son enquête, le soupçon d'une instrumentalisation de la justice pèse...


La question polémique actuelle de la légitimité et de la légalité des écoutes sur Nicolas Sarkozy, et donc sur son avocat, ses amis et sa famille, porte sur la dérive du système judiciaire et la thèse d'un règlement de comptes entre les juges et l'ancien président de la République qui était en bonne place sur le fameux mur. Or, la durée des écoutes interpelle. Puisqu'au bout d'un an elle n'ont révélé aucun élément de suspicion tangible, on peut légitimement se demander s'il n'y a pas eu un abus du principe d'écoute. La justice ne devrait pas devenir un feuilleton à suspens qui dure des années. D'autant qu'il existe des précédents de procédures qui se sont éternisées pour finalement accoucher d'une souris. Dans ces cas-là, le procès en lui-même compte moins que la campagne de diffamation qui l'accompagne et le soupçon qui lui est accolé pendant des années. Après avoir été taxé de racisme pendant des mois, Brice Hortefeux a finalement été relaxé en appel, mais tout le monde n'a retenu que les accusations, souligne le chroniqueur qui révèle avoir subi un lynchage médiatique par une certaine presse de gauche. Il cite  Libération, Télérama et Le Monde.

Certaines des photos des cibles des "juges rouges" sont sous-titrées
Ainsi lit-on que tel est "l'homme de Vichy" ou tel autre est "le fossoyeur". 

Pour sa défense, le Syndicat de la magistrature plaide le fait que ces images n'avaient pas vocation à être diffusées auprès du grand public des justiciables potentiels et qu'elles ont été
prises dans un local syndical et donc d'ordre privé. Sauf que le SM est hébergé par le ministère de la Justice.
Lundi 10 mars, le film litigieux de Clément Weill-Raynal a été mis sous scellés (comme des comptes de parti politique...) par la brigade en charge des atteintes aux personnes et aux biens. 
En août dernier, la garde des Sceaux, Christiane Taubira, avait décidé qu'il était impossible de "déterminer des responsabilités personnelles", et donc de demander des sanctions.