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jeudi 7 mai 2015

Justice politique: l'Etat-socialiste menace l'opposition républicaine et les libertés individuelles

La loi renseignement n'est pas votée qu'elle est déjà mise en oeuvre

Le ministère public provoque une nouvelle mise en examen de Bernard Tapie dans l'affaire Adidas

Pour la énième fois depuis... 1992, lors de la revente d'Adidas par Bernard Tapie (alors ministre de la Ville dans le gouvernement du suicidaire Pierre Bérégovoy), à la demande du président de la République en exercice, François Mitterrand, pour éviter tout conflit d'intérêt), l'ancien ministre a été mis en examen, mercredi 6 mai 2015, cette fois pour "détournement de fonds publics", selon une source judiciaire. Cette mise en examen s'inscrit dans le cadre de l'arbitrage qui lui a accordé 405 millions d'euros de dédommagement dans son litige avec le Crédit lyonnais (LCL, détenue par le Crédit agricole), à propos de la vente d'Adidas.
En février 1993, Adidas fut racheté 472 millions d'euros d'aujourd'hui par SdBO, une filiale du Crédit lyonnais, alors en quasi-faillite. La structure ad hoc chargée de gérer le passif du Crédit lyonnais (le Consortium de réalisation, CDR) injecta 274 millions de francs, avant de céder SdBO au Crédit lyonnais pour la somme modique de 50 millions. Or, la SdBO était non seulement la banque du ministre de Mitterrand, mais elle accordait des découverts bancaires jugés "faramineux" aux membres de la famille Bérégovoy: 199.737, 20 F au mois d'avril 1993, puis des prêts d'argent, notamment à la fille Bérégovoy, de cadeaux à son épouse Gilberte, ainsi que des aides ponctuelles, consenties à Pierre Bérégovoy entre 1986 et 1988 (par exemple l'achat d'un appartement dans le XVIe arrondissement pour l'ancien ajusteur devenu premier ministre socialiste, grâce à un apport "personnel" aidé en 1986 par le prêt d’un million de francs, sans intérêt, de Roger-Patrice Pelat, ami intime de Mitterrand).Pierre Bérégovoy n'aurait remboursé que partiellement la somme due, dont une partie prétendument "sous forme d’objets d’art et de meubles dont on ne connaît ni la nature, ni la valeur". Ce qui peut rappeler à certains une affaire dont la presse à la botte fait actuellement grand cas... Comme l'affaire Pechiney-Triangle, un délit d'initié qui met également en cause un proche de Jacques Attali, Alain Boublil, le directeur de cabinet de Bérégovoy, et Samir Traboulsi, un sulfureux financier libanais, ami de la famille et en délicatesse avec la justice.
B. Tapie a déjà été mis en examen en 2013 pour "escroquerie en bande organisée", tout comme le directeur de cabinet de la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, et aujourd'hui patron d'Orange, Stéphane Richard, le juge arbitre Pierre Estoup, un avocat de Bernard Tapie, Maurice Lantourne, et un haut fonctionnaire, Jean-François Rocchi. Aujourd'hui directrice générale du FMI, Christine Lagarde a elle été mise en examen pour négligence par la Cour de justice de la République (CJR).  Les juges d'instruction soupçonnent que cet arbitrage de 2008 ait pu être le fruit d'un "simulacre d'arbitrage".

Annulation et soupçons
Le 17 février 2015, la justice avait annulé le jugement arbitral rendu en juillet 2008 pour mettre fin à une longue bagarre après la vente d'Adidas, que Bernard Tapie avait racheté en 1990 et revendu trois ans plus tard. Mais en septembre, dans un second temps, ils sont prononcés sur le bien-fondé de la décision des arbitres et ont annoncé qu'ils indiqueraient s’ils estiment sur le fond que B. Tapie a été lésé ou pas par le Crédit lyonnais.

Les juges recherchent toujours des preuves de relations anciennes et cachées entre Bernard Tapie, un de ses avocats, Maurice Lantourne, et un des trois juges arbitres, l'ancien magistrat Pierre Estoup (88 ans): une chasse aux magistrats qui ne seraient pas de la bonne tendance. Il est pourtant celui qui, en tant que premier président de la cour d'Appel de Versailles, le 18 mars 1991, condamna Jean-Marie Le Pen pour l'affaire dite du "détail de l'Histoire". L'impartialité du juge honoraire est aujourd'hui mise en doute Pour relancer la machine judiciaire, il aura suffi qu'en février, une source judiciaire anonyme informe le journaliste Fabrice Lhomme 
(ci-contre à gauche, avec Gérard Davet à sa gauche), avecde supposées "relations antérieures vieilles d'environ dix ans" entre MM. Estoup et Lantourne et de " relations professionnelles entre les trois" hommes, qui ont été mis en examen à la mi-2013 pour "escroquerie en bande organisée".
A l'appui de leur thèse, les juges ont versé au dossier la dédicace d'un de ses livres faite par Bernard Tapie à Pierre Estoup en 1998, et des échanges de courriers entre le camp Tapie et l'ancien magistrat dès 2006, soit avant l'arbitrage, ce que dément P. Estoup. 


La justice "indépendante" de l'Etat-socialiste valide aussi les écoutes téléphoniques illégales contre Sarkozy

Jeudi 7 mai, à la veille du  congé de l'Ascension, la Cour d'Appel a rejeté la plupart des requêtes de l'avocat de Nicolas sarkozy qui demande l'annulation de la procédure pour corruption et trafic d'influence qui le vise, a annoncé Paul-Albert Iweins, un des avocats de la défense. "Contrairement à ce que nous pouvions légitimement espérer, la cour n'a pas fait droit à l'essentiel de nos moyens de nullité, à une seule exception", a déclaré Me Paul-Albert Iweins à la sortie de la chambre de l'instruction de la cour d'appel.
La France possède désormais la première justice en Europe qui autorise  les écoutes téléphoniques. Gelée depuis l'automne le temps d'examiner les requêtes, l'enquête va donc reprendre et l'ancien président pourrait être renvoyé en correctionnelle. Me Iweins a annoncé un pourvoi en cassation, mais celui-ci n'est pas suspensif.

L'exception mentionnée par l'avocat n'est qu'un alibi du juge, car le point est accessoire. La police s'est livrée à des écoutes illégales pour tenter d'étayer le dossier du juge qui soupçonne l'avocat de l'ancien président d'avoir tenté d'obtenir des informations sur l'instruction de l'affaire Liliane Bettencourt d'un haut magistrat de la Cour de cassation, Gilbert Azibert, qui sollicitait une intercession  de Nicolas Sarkozy pour un poste de prestige à Monaco. 

Or, cette instrumentalisation  politique de la justice intervient au moment où le président de l'UMP s'affirme comme l'adversaire le plus dangereux du candidat PS à la présidentielle 2017
Les écoutes entre Nicolas Sarkozy et Me Thierry Herzog sont centrales dans le dossier. 
"Moi, je le fais monter !", dit-il ainsi le 5 février 2014 à Me Thierry Herzog à propos de Gilbert Azibert. "Je l'aiderai", promet-il, s'exprimant depuis un portable fourni par son avocat et souscrit au nom d'emprunt de Paul Bismuth. L'ancien ministre de l'Intérieur de Jacques Chirac avait des raisons de croire à la probabilité de sa mise sur écoutes en tant que chef de l'Etat revenu à l'opposition en 2012.
Avril 2013: le "mur des cons" du SM
(hébergé dans des locaux du ministère de la Justice)
est révélé par la presse

Mais soutenir une candidature est-il la preuve de la sollicitation d'un retour d'informations ? Ces échanges entre Nicolas Sarkozy et son avocat "ne suscitent pas d'interrogations quant à leur volonté et leurs attentes", commente pourtant -et toujours sans preuves- une source anonyme proche de l'enquête. La malveillance politique du judiciaire est manifeste, d'autant plus  que le magistrat n'a pas obtenu le poste convoité, ce qui fragilise les soupçons.
En juin 2014, Gilbert Azibert a été mis en examen à l'issue d'une garde à vue, par les juges
Claire Thépaut et Patricia Simon, deux magistrates dédiées aux affaires impliquant des personnalités de droite, ce qui explique leur étiquette de "juges rouges." Mme Thépaut a d'ailleurs choisi d'adhérer et militer au Syndicat de la magistrature, organisation classée à gauche, plutôt qu'à sa rivale, l'USM, plus modérée. La garde à vue de l’ancien président donne en outre du crédit aux accusations d’acharnement et aux soupçons de partialité des deux juges.

Le nouveau statut juridictionnel des présidents de la République a déjà permis deux premières

Moi, président,
ce sera la Terreur !
Depuis 2007, l'inviolabilité, qui empêche toute procédure administrative, civile ou pénale à l'encontre du chef de l'Etat, pour des faits commis en dehors de ses fonctions présidentielles, prend fin un mois après la fin de son mandat.
Cette inviolabilité temporaire du président de la République fut pour la première fois appliquée en novembre 2007, lors de la mise en examen par la juge Xavière Simeoni et la condamnation de Jacques Chirac par le tribunal correctionnel de Paris en décembre 2011 à deux ans d’emprisonnement avec sursis dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, après une procédure qui n’a donc pu débuter qu'une fois le mandat présidentiel terminé.

Le premier exemple historique de garde à vue d'un ancien chef de l'Etat a frappé son successeur, Nicolas Sarkozy qui a été, à son tour, mis en examen sur des soupçons encore non justifiés et reste donc sous la menace d'un procès en correctionnelle à la fin de l'instruction. Me Herzog et Gilbert Azibert sont également mis en examen.

Bien qu'il ne soit pas sarkozyste, Le Figaro se demande si Nicolas Sarkozy ne serait pas "victime d'un acharnement judiciaire, d'une vindicte personnelle de certains magistrats, voire d'un corporatisme quelconque". Le Fig cite le bâtonnier de Paris Pierre-Olivier Sur, qui critique les conditions des gardes à vue dans cette affaire, ironisant :
"Nous ne sommes pas loin du cadre d'un crime de sang, d'une affaire de terrorisme ou de corruption à l'échelle internationale! Procéder à de telles gardes à vue pour violation du secret de l'instruction, cela crée un énorme précédent."
Un précédent à la loi renseignement, dénoncée comme liberticide ?
A propos de Patricia Simon et Claire Thépaut, le journal décrit par ailleurs deux juges "bunkérisées".

Nicolas Sarkozy avait déjà été mis en examen sur des soupçons dans le dossier Bettencourt, avant que ne soit prononcé un non-lieu.

Et voilà que Franck Louvrier est aussi tracassé par la république du soupçon
La charrette de Christiane Taubira s'alourdit. Franck Louvrier (ci-contre), ex-conseiller de Sarkozy, a été placé ce jeudi en garde à vue à l'office anti-corruption de la police judiciaire, dans le cadre de l'enquête Bygmalion, a fuité une source policière.

La "rafle" de l'Ascension
Répondant à une convocation, l'actuel conseiller régional des Pays-de-la-Loire, dont le domicile avait été perquisitionné fin janvier, s'est présenté à 9 heures et a été placé en garde à vue. "Aucun élément susceptible d'intéresser l'enquête n'a été saisi", avait-on alors assuré à l'époque dans l'entourage de Franck Louvrier.
Franck Louvrier a été notamment conseiller de N. Sarkozy durant la campagne présidentielle de 2012 visée par l'affaire des fausses factures qui auraient dissimulé des dépenses du candidat. Juges et enquêteurs n'ont pourtant pas d'éléments sur la connaissance supposée d'une fraude par les politiques.

Les enquêteurs de l'office anticorruption (Oclciff), qui disposent de nombreux éléments comptables et de témoignages, aimeraient démontrer qu'un système frauduleux aurait été mis en place pour que l'UMP prenne en charge environ 18,5 millions d'euros de dépenses de la campagne, auprès d'Event and Cie, filiale de Bygmalion. Pour cela, Event and Cie a émis des fausses factures à l'adresse de l'UMP pour des conventions dont la plupart n'auraient pas été organisées. L'objectif aurait été d'y inscrire des dépenses au budget de campagne pour ne pas exploser le plafond autorisé. Or, le plafond n'en a pas moins été dépassé. Les soupçons sont donc particulièrement inconsistantes.

Les juges d'instruction ont déjà procédé à des mises en examen à tour de bras: dix personnes dans ce dossier : quatre anciens cadres de Bygmalion, dont trois ont reconnu leur participation ou leur connaissance de la fraude, trois ex-cadres de l'UMP et trois responsables de la campagne, dont son directeur Guillaume Lambert, qui nient toute implication dans un système de fausses factures.

mercredi 24 septembre 2014

La Justice fait-elle marche arrière sur l'enquête qui a conduit à la mise en examen de Sarkozy?

La Cour d'Appel de Paris suspend l'enquête qui valait une mise en examen à Sarkozy  

La Justice reconnaît-elle une injustice?
Mesure politique spectaculaire, sa mise en examen visait à bloquer le retour de l'ancien président. Il était soupçonné depuis juillet d'avoir tenté d'obtenir auprès d'un magistrat des informations dans un dossier judiciaire le concernant. Le recul de la Justice s'est opéré le mardi 23, alors que, le vendredi 19 septembre, Nicolas venait d'annoncer sa candidature à la primaire à la présidence de l'UMP, tremplin évident pour l'élection présidentielle de 2017. 

Nicolas Sarkozy reste mis en examen mais, dans leur bras de fer avec l'ancien chef de l'Etat, les juges d'instruction du pôle financier sont désavoués par cette décision de la présidente de la chambre de l'instruction, qui n'a pas à être motivée et n'est pas susceptible de recours (art. 187 du code de procédure pénale).

Les juges recherchent toujours le début d'une preuve  


Les juges Claire Thépaut (ci-contre) et Patricia Simon ont mis en examen sans preuves et s'efforcent toujours de déterminer si Nicolas Sarkozy a tenté ou non, avec son avocat, Thierry Herzog, d'obtenir auprès d'un haut magistrat de la Cour de cassation, Gilbert Azibert, des informations couvertes par le secret sur une procédure le concernant, la saisie de ses agendas dans l'affaire Bettencourt, dans laquelle une décision de non-lieu a été rendue en sa faveur le 7 octobre 2013. En échange, Nicolas Sarkozy aurait promis d'intervenir pour que ce magistrat obtienne un poste de prestige à Monaco, ce qui reste à démontrer. 

En effet, au final, Gilbert Azibert n'a pas obtenu le poste convoité. "M. Azibert était candidat à un poste à Monaco (...) Thierry Herzog m'a demandé si je pouvais me renseigner pour faire une démarche auprès de Monaco. Je n'ai pas fait cette démarche", avait déclaré début juillet Nicolas Sarkozy.  

Par ailleurs les juges ne s'interrogent pas sur la légalité des écoutes téléphoniques qui ont épié les conversations personnelles du chef de l'Etat. Claire Thépaut et Patricia Simon ne s'intéressent qu'aux conditions dans lesquelles l'ex-président a été informé de son placement sur écoutes. 

Une première pour un ex-président, selon l'AFP 

Mais après l'ordonnance rendue mardi, elles vont désormais devoir geler leurs investigations le temps que la Cour d'Appel se prononce sur des requêtes en nullité déposées le 11 septembre 2014 par maître Pierre Haïk, avocat de Nicolas Sarkozy, et aussi par maître Paul-Albert Iweins, avocat de Me Herzog, également mis en examen.

Une procédure qui pourrait durer plusieurs mois
Me Herzog fait valoir que les magistrates n'ont pas signé de prolongation des écoutes au-delà de quatre mois.

Les affaires dont la gauche  le menace

Outre ces supputations qui lui valent d'être mis en examen sans preuves, plusieurs affaires ont été montées pour faire obstacles au retour de Nicolas Sarkozy. Partie de soupçons de surfacturation de prestations rendues à l'UMP, l'affaire Bygmalion est devenue celle des comptes de sa campagne présidentielle de 2012: 10 à 11 millions d'euros auraient été imputés au parti pour dissimuler le dépassement du plafond de dépenses de campagne autorisé, selon les dirigeants de la société Bygmalion, dont un co-fondateur est un proche d'Anne Hidalgo, ce qui explique que ce soit moins Bygmalion que l'UMP qui est pointée par la justice. Les enquêteurs devraient prochainement procéder à des auditions, selon une source proche du dossier.
Juge Patricia Simon


Des juges émettent également des soupçons sur la régularité de contrats conclus, sans appel d'offres, entre l'Élysée et neuf instituts de sondage sous le quinquennat Sarkozy, notamment avec la société de son conseiller Patrick Buisson.
"Une première pour un ancien chef de l'Etat" ? 
Cette assertion est pure malveillance de la presse au service du pouvoir socialiste. Ceux qui prétendent nous informer abusent en fait des pouvoirs de la presse pour nous désinformer. Le statut juridictionnel du président de la République est précisé dans la Constitution de la Ve République, aux articles 67 et 68 qui datent de ...2007. Si le président de la République jouit d'une irresponsabilité pour tous les actes qu'il a accomplis pendant la durée de son mandat, c'est une disposition héritée de la monarchie. 
En novembre 2012, le rapport de la commission sur la rénovation et la déontologie de la vie publique présidée par Lionel Jospin propose que le président de la République devrait être responsable devant une juridiction de droit commun, civilement et pénalement, de ses actes commis avant son élection ou au cours de son mandat (en dehors de ses fonctions), avec quelques aménagements pour que le président de la République ne soit pas la cible d'actions judiciaires abusives.
Un projet de loi constitutionnelle a été présenté en Conseil des Ministres en mars 2013, Il prévoit uniquement la fin de l'inviolabilité en matière civile du président de la République, sous le contrôle d'une "commission des requêtes". Déposé sur le bureau de l'Assemblée nationale, le texte est toujours en attente d'examen.
Alors que le vice-président de sa campagne présidentielle 2012, Jérôme Lavrilleux, eurodéputé, a obtenu son immunité parlementaire et atted d'être convoqué par la justice, Nicolas Sarkozy a été placé en garde à vue par les deux magistrates, une première pour un ancien chef de l'Etat.
Le sentiment d'un acharnement des deux juges contre Sarkozy est inspiré par la différence de traitement avec Jacques Chirac, devenu président de la République après les faits reprochés et condamné à l'issue de son mandat à deux ans d’emprisonnement avec sursis par le tribunal correctionnel de Paris en décembre 2011 dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, après une procédure qui n’a pu débuter qu'une fois le mandat présidentiel terminé.

A noter que
François Mitterrand,
le dernier président socialiste de la République (1981-1995), est mort en janvier 1996 et ne peut plus rendre de comptes que devant l'Histoire, notamment des nombreux suicidés de son entourage(Pierre Bérégovoy, François de Grossouvre au Palais de l'Elysée en 1994 et Pierre-Yves Guézou, sali dans l’affaire des écoutes téléphoniques de l’Élysée) et des morts qui jonchent ses présidences, tels René Bousquet en 1993 ou le génocide du Rwanda, la même année). Les gardes à vue et les mises en examens étaient alors inconcevables, mais  parfaitement justifiables. 

jeudi 3 juillet 2014

Affaire des écoutes illégales sur Sarkozy: le pouvoir judiciaire retombe dans les errements de l'affaire Bettencourt

La mise en examen de Sarkozy "peut devenir une affaire d'Etat", assure Le Maire
Bruno Le Maire réagit à la mise en examen de Nicolas Sarkozy
Il contre-attaque, mercredi 2 juillet au micro de RTL, après la mise en examen de l'ex-chef de l'Etat, rival du président Hollande, en plus de ses adversaires de poids que sont la dette publique et le chômage.


Le champion de la droite face au PS et au FN a en effet été humilié par des juges désignés - malgré, ou du fait de, leur engagement syndical-  par le Parquet, donc le ministère de la Justice, pour la deuxième fois en quatre ans, avec la révélation, déjà par Mediapart (défendu par le SM) de l'existence d'enregistrements clandestins supposés accablants dans l'affaire Bettencourt. Le juge de Nicolas Sarkozy, Jean-Michel Gentil, avait révélé son acrimonie à son encontre, le qualifiant de "monarque"... Celui-ci est de surcroît mis en examen pour ...abus de faiblesse ! Mais le procès qui visait déjà le financement de la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy se termine par un non-lieu, le 7 octobre 2013

Sept mois plus tard, le 1er juillet 2014, alors que se précise la possibilité de son retour en politique, la justice indépendante repart à la charge et fait subir à Nicolas Sarkozy une nouvelle garde à vue qui conduit à sa mis en examen sur des soupçons fondés sur des écoutes téléphoniques illégales dont a eu connaissance la garde des Sceaux, Ch. Taubira. Un rythme qui accrédite aussitôt l'idée d'un acharnement judiciaire dans l'opinion.

Le Maire pointe "les zones d'ombre" de la nouvelle affaire de justice

Il cible la mise sur écoutes par la justice de l'ancien chef de l'Etat et de communications privées avec ses proches. "C'est le cœur de l'affaire", assure l'ex-ministre de l'Agriculture.

Le député UMP de l'Eure suspecte un téléguidage
Le candidat à la présidence de l'UMP revient sur la révélation de la connaissance par le gouvernement -Christiane Taubira, notamment- de la mise sur écoutes de Nicolas Sarkozy.

"Tant que nous ne savons pas quand le président de la République et son gouvernement ont été informés, tant que le président de la République et son gouvernement ne nous disent pas quel était le contenu de ces écoutes et ce qu'ils savaient, cette affaire de justice peut devenir une affaire d'Etat", fait-il valoir.

mardi 1 juillet 2014

La question de l'impartialité des juges relancée en France

Le différend dure entre une certaine magistrature et l'ancien président 

Nicolas Sarkozy victime d'un acharnement judiciaire, d'une vindicte personnelle de certains magistrats, voire d'un corporatisme quelconque?

L'ex-chef de l'État n'a pas de raison d'entraver la marche de la justice et l'institution judiciaire dans son ensemble bien qu'il ait de nombreuses raisons de s'interroger sur l'accumulation des instructions ou des enquêtes le visant directement ou indirectement: pas moins de huit dossiers ouverts, de l'affaire Tapie à celle de Bygmalion, en passant par celui de l'affaire Bettencourt dans laquelle Nicolas Sarkozy a été mis en examen pour au final bénéficier d'un non-lieu

Fondés sur des soupçons destinés à bloquer le retour de Sarkozy, les dossiers fournissent des angles d'attaque à ses détracteurs, des sources de polémiques où, posté en défense, le présumé coupable Sarkozy devra répondre, semaine après semaine, de "fuites" de l'instruction dans la presse, qualifiées d'"indiscrétions" à charge. Il sera soumis au calendrier des magistrats qui se succéderont dans leurs demandes, en se défendant d'agir en fonction du temps politique. Une mise au point qui ne trompe personne au vu du calendrier de Nicolas Sarkozy que l'on disait justement prêt à bondir dans l'arène politique.

Les amis de l'ex-président n'entendent pas faire le dos rond

Ils se préparent évidemment démontrer à quel point la justice est instrumentalisée par le pouvoir en place. "La gestion politique des dossiers pour mettre à terre Nicolas Sarkozy est même le seul programme gouvernemental suivi à la lettre", lance un proche de l'ex-chef de l'État.

Il faut dire que le différend entre une certaine magistrature et lui est notoire, depuis qu'il a pointé les juges d'instruction tout puissants comme une exception française dangereuse pour le justiciable. Les amis du président ont ainsi beau jeu de ressortir les violentes diatribes du Syndicat de la magistrature (SM), classé très à gauche et particulièrement écouté par l'actuelle garde des Sceaux, contre leur champion.

Le mythe de la séparation des pouvoirs 

Dans une lettre ouverte du 2 mai 2012, Matthieu Bonduelle, alors patron du SM depuis moins de 6 mois, est particulièrement agressif: "Qui plus que vous, écrit-il au président de la République, entre les deux tours de la présidentielle, (…) aura davantage (…) violé la séparation des pouvoirs, dégradé la loi, travesti la réalité judiciaire ?"

Dans son brûlot, le magistrat pointe aussi les confères modérés du doigt dans le conflit qui a opposé Nicolas Sarkozy et le juge Van Ruymbeke, un ancien substitut du procureur de la République, lequel instruit des dossiers  contre de l'opposition, tel Clearstream 2 qui s'est pourtant achevé sur la relaxe de D. de Villepin...

Le SM est plus vindicatif que serein et Bonduelle enchaîne les attaques frontales avec une mise en cause méprisante de ses collègues de la magistrature assise: "S'il ne fallait retenir qu'une preuve de votre attachement viscéral à l'indépendance de la justice, ce serait votre volonté de supprimer le juge d'instruction pour donner les pleins pouvoirs à des procureurs sous votre coupe." Il conclut: "C'est pour l'ensemble de ces raisons, monsieur le candidat, et tant d'autres (…) que nous avons décidé en conscience d'appeler à voter contre vous au second tour de l'élection présidentielle." Comment donc soutenir que les adhérents du SM ne sont pas des "juges rouges" ?

Six jours après la parution de ce texte d'une violence rare, une magistrate présentée comme "juge d'instruction et adhérente au Syndicat de la magistrature" donne au site trotskiste d'information Mediapart son a priori militant après l'élection de François Hollande: "Ce qui est certain, c'est que nous aspirons tous à retrouver du calme, de la sérénité et de la confiance" Elle déclare ouverte la guerre entre les ministères, ajoutant: "Il faut que la justice retrouve son rang face au ministère de l'Intérieur.

Cette magistrate, c'est Claire Thépaut, qui instruit dans l'affaire des écoutes 
après avoir conduit des perquisitions, est l'ancienne patronne du SM et instruit conjointement l'affaire Tapie.

Jean-Jérôme Bertolus, bien que journaliste politique sur i-télé (groupe Canal+), présente la juge d'instruction Claire Thépaut comme une "ennemie personnelle" de Nicolas Sarkozy "sans apporter un seul élément permettant de supposer l'existence d'une telle chose ni établir en quoi il pourrait être possible d'invoquer la suspicion légitime". Mediapart réagit vigoureusement: "Il est dès lors de mauvaise foi de la part de ce journaliste d'insinuer l'existence d'un défaut d'impartialité dans la procédure si le mis en cause lui-même ne l'invoque pas et, encore plus significatif, n'a jamais demandé le dessaisissement de Claire Thépaut." Et d'ajouter: "Jean Jérôme Bertolus ne devrait pas commenter l'action judiciaire dans sa superficialité et l'affect mais la replacer dans une perspective construite et raisonnée, s'il souhaite apporter une véritable plus-value journalistique à ses auditeurs et assoir la crédibilité de sa chaîne d'information continue. "

Et puis la juge Patricia Simon 
qui instruit l'affaire en tandem avec Claire Thépaut est aussi le binôme du juge ...van Ruymbeke qui tente de déterminer si les époux ...Balkany ont fraudé ou non le fisc en maintenant des avoirs à l'étranger. 
Le monde de la justice qui harcèle l'UMP est donc décidément très petit, mais hyperactif.

"Combien de juges poursuivant Nicolas Sarkozy sont affiliés au SM ?"
interroge l'un de ses proches. Autrement dit, l'écho que lui accordent les media est-il proportionné à sa représentativité ? Le ministère ne lui confère-t-il pas une capacité de nuisance anti-démocratique? 
Mais  s'il le faut, Nicolas Sarkozy sera conduit à interpeller la Cour européenne des droits de l'homme sur l'impartialité de ses juges.

Déjà, contre toute attente, il vient de se porter partie civile dans l'affaire du "mur des cons", où il s'est retrouvé épinglé, parmi d'autres, comme une bête noire du SM. Une affaire qui vaut à la présidente de ce syndicat très controversé d'avoir été mise en examen pour "injure publique".


Aujourd’hui, le sort de Nicolas Sarkozy est entre les mains d’un juge d’instruction membre d’un syndicat qui a ouvertement fait campagne contre lui.


Son destin se joue dans le bureau d’un juge d’instruction qui, en 2012 dénonçait fermement la politique judiciaire qu’il a mise en place. Qui peut encore invoquer l’impartialité de la justice ?

Nous sommes tous des Sarkozy menacés du même danger.

République des juges: Sarkozy placé en garde à vue à Nanterre

Des écoutes téléphoniques illégales à la mise en examen. Et dix ans de prison ?

Nicolas Sarkozy a été placé en garde à vue mardi matin
 

dans les locaux de la police judiciaire de Nanterre (Hauts-de-Seine) 

et dans le cadre d'une enquête sur un trafic d'influence présumé et suite au projet de l'ancien président de la République de supprimer les juges d'instruction, a-t-on appris de source judiciaire.
L'ancien chef de l'Etat était arrivé peu avant 08h00 dans les locaux de la Direction centrale de la police judiciaire. "M. Sarkozy a été convoqué à Nanterre et placé en garde à vue", a déclaré cette source anonyme.


Ont été prolongées de 24 heures les gardes à vue de son avocat, Me Thierry Herzog, et deux avocats généraux de la Cour de cassation, Gilbert Azibert et Patrick Sassoust, entendus depuis lundi par les policiers, ajoute-t-on de même source floue.

Des motifs de dessaisissement des deux juges de choc qui attendent que la police leur livre leur proie.

Patricia Simon, 47 ans, ancienne juge pour enfants à Bobigny, donc particulièrement adaptée à la mission, mais qui travailla avec le juge Van Ruymbeke, choisi en 2000 pour instruire l'affaire Elf avec Eva Joly, et actuellement sur l'affaire des époux ...Balkany, avec un troublant attachement pour l'UMP.

et Claire Thépaut, ancienne patronne du très gauchiste Syndicat de la Magistrature (SM, celui du "Mur des cons") qui mena la fronde contre la réforme de la justice, notamment celle des juges d'instruction, qui aussi est en charge de l'affaire Tapie et qui est présentée comme l'"ennemie personnelle" de Sarkozy.

La proximité du ministère de la Justice sous la direction de Christiane Taubira avec les "juges rouges" du Syndicat de la magistrature est mise en évidence en juin 2013, quand Pierre Delmas-Goyon et Didier Marshall, membres du Syndicat, sont en effet chargés de rendre un rapport sur les juges et les juridictions du XXIe siècle. 

Une troisième figure du Syndicat, Nicole Maestracci, est nommée au Conseil constitutionnel par François Hollande en mars 2013. Les principales réformes envisagées par la garde des Sceaux, notamment la suppression des peines plancher, sont dictées par les revendications du SM.

En août 2013, l'actuelle présidente du SM, Françoise Martres, mise en examen dans l'affaire du Mur des cons", avait été invitée à prononcer un discours à l’université d’été du PS.
 
Le Syndicat s’est sorti sans accroc du scandale, grâce au soutien du Syndicat national des journalistes (SNJ) et à son "alliance politique" avec la CGT, explique Clément Weill-Raynal. La CGT et le SM font liste commune dans diverses élections à des instances professionnelles, ce qui leur vaut d’être "la deuxième organisation syndicale au sein du ministère de la Justice", se félicitaient les deux syndicats dans un tract de 2008.

L’un des fondateurs du SM, Jean-Pierre Michel, est devenu sénateur socialiste et rapporteur de la loi Taubira sur le mariage homosexuel. Il est en outre partisan de la GPA pour tous.

Garde à vue politique: le prochain retour de Sarkozy s'annonçait

L'ex-président veut se donner jusqu'à l'automne pour décider s'il fait son retour dans le jeu politique
et c'est le moment choisi par le tribunal de Nanterre pour relancer le feuilleton du harcèlement judiciaire du possible candidat Sarkozy à la présidentielle de 2017.

L'ancien chef de l'Etat est au centre d'une information judiciaire ouverte le 26 février pour trafic d'influence et violation du secret de l'instruction -présumés- sur la base d'écoutes téléphoniques illégales qui l'ont ciblé, son entourage et lui.

Les enquêteurs salissent sur la base de soupçons

Un réseau d'informateurs au sein de la justice et de la police aurait renseigné Nicolas Sarkozy sur les procédures judiciaires le visant.

Les soupçons sont apparus en marge d'une enquête sur des accusations de financement libyen de sa campagne électorale en 2007. La justice s'est alors autorisée à placer sur écoute -pendant deux ans- deux téléphones privés utilisés par l'ex-chef de l'Etat, et non pas seulement les 3 et 19 septembre 2013.

Ces interceptions auraient alimenté ces soupçons selon lesquels Nicolas Sarkozy et son avocat auraient été renseignés sur la procédure alors en cours à la Cour de Cassation sur l'affaire  Liliane Bettencourt et des soupçons -non prouvés- d'abus de faiblesse aux dépens de la milliardaire.

Les juges cherchent à accuser Nicolas Sarkozy de facilitation d'une promotion à Monaco de Gilbert Azibert en échange de renseignements sur l'avancée du dossier. Souci: cette promotion n'a pas eu lieu! Pour autant, le soupçon court toujours...

Thierry Herzog a répondu que Gilbert Azibert était affecté à la chambre civile et qu'il n'était en aucun cas en position de faire pression sur le président de la chambre criminelle de la Cour de cassation et les dix magistrats qui la composent.

Mais les enquêteurs ont retourné à son encontre le droit d'accès de l'avocat général au service intranet de la haute juridiction et sa connaissance professionnelle de Patrick Sassoust, qui est à la fois membre de la chambre criminelle de la Cour de cassation et bordelais comme lui !

A juste titre, avec le recul, Nicolas Sarkozy avait dénoncé fin mars dans une tribune au Figaro des méthodes dignes de la Stasi, la police politique de l'ex-RDA, 
et une "instrumentalisation de la justice" par l'exécutif socialiste. Et en effet, 
le samedi 23 février 2013 au Salon de l'Agriculture, le président Hollande n'a-t-il pas assuré une petite fille qui lui demandait quand reviendra Nicolas Sarkozy: "Sarkozy ? Tu ne le verras plus", sous les rires de Cuvillier, Hamon, Garot et Le Foll.




Taubira, la garde des Sceaux de Hollande, avait en outre prétendu n'avoir pas bénéficié des remontées de la justice à son ministère, tout en brandissant les pièces devant les députés.
Comme l'atteste la photo de presse ci-contre...

La presse inféodée qui se dit libre et indépendante avait fait front au côté de l'écervelée. "Le pis, c'est que c'est vrai !" clama Le Nouvel Observateur alors tenu, pour la troisième fois, par la peu fiable girouette Laurent Mouchard-Joffrin qui, depuis 1981, fait la navette incessante entre Libération et le Nouvel Obs: le furet en est  d'ailleurs démissionnaire et va encore le quitter pour ...Libération.


Pour l'ancien président, la mise sur écoute de ses téléphones ordonnée par des juges revient à "fouler aux pieds les principes sacrés de la République".