POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Michel JP. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Michel JP. Afficher tous les articles

mardi 19 août 2014

Une "usine à bébés" démantelée en Thaïlande

Fallait-il envoyer Montebourg provoquer la fermeture ?

Un riche héritier a eu une dizaine d'enfants avec des mères porteuses en Thaïlande,
soupçonne la police thaïlandaise qui examine l'ADN de l'individu, rapporte l'AFP. La police thaïlandaise examinait mardi 19 août un échantillon d'ADN d'un riche héritier japonais au coeur d'un scandale surnommé "l'usine à bébés" .
Cette remise d'échantillon est le dernier développement d'une affaire qui devrait interpeller les apprentis-sorciers qui parlent de la GPA comme d'une "avancée", notamment en France actuellement caractérisée par des reculs en tous genres. 

Découverte début août de neuf bébés élevés dans un même immeuble de Bangkok.
Le Japonais d'une vingtaine d'années est le fils d'un milliardaire à la tête d'un géant des télécommunications japonais, indiquent les media à Tokyo. Il n'a pu être entendu par les enquêteurs en Thaïlande: il est en effet retourné recharger les batteries au bled   Japon!
La police thaïlandaise enquête sur ce riche homme d'affaires après la découverte des neuf bébés présumés nés de mères porteuses. Ils vivaient dans un même immeuble avec neuf femmes. Une dixième, enceinte, a ensuite indiqué être une mère porteuse.

L'avocat thaïlandais du généreux producteur, Kong Suriyamontol, a remis lundi l'échantillon, "prélevé au Japon avec les autorités compétentes", a-t-il assuré. "Nous vous tiendrons informés quand nous aurons les résultats des tests ADN" transmis par la police scientifique, a déclaré mardi le commandant de police Naiyawat Phadermchit.

Le désir d'enfant est-il un droit ?

Les mésaventures du Japonais ont fait chuter la ...Bourse (de Tokyo) où l'action de la société Hikari Tsushin, fondée et présidée par son père, qui gère un réseau de vente de téléphones portables à travers le Japon depuis 1994, ne valait plus que 6.740 yens mardi en clôture contre 7.610 yens le 7 août, soit un recul de 11,4%.

Un "business" qui rapporte des millions de dollars en Thaïlande
De nombreux couples étrangers venaient jusqu'alors en Thaïlande pour utiliser les services de cliniques de fécondation in vitro et des mères porteuses, même si les autorités insistent désormais sur le fait que la gestation pour autrui contre de l'argent n'est pas autorisée.
Le business des mères porteuses pèse des millions de dollars en Thaïlande, et peut rapporter entre 4.000 et 5.000 dollars aux mères porteuses de ce pays. Avis aux amatrices en recherche de rentrées d'argent liquide...

Un business qui peut rapporter jusqu'à 5.000 dollars aux mères porteuses de ce pays, précise finement l'agence de presse française.

Une nouvelle loi en préparation en Thaïlande devrait désormais punir de dix ans de prison les infractions à l'interdiction de gestation pour autrui à dimension commerciale.
L'Australie, dont plusieurs citoyens seraient bloqués en Thaïlande dans l'attente de pouvoir partir légalement avec leurs bébés, a demandé à Bangkok d'accepter une période de transition pour protéger les accords déjà conclus par des Australiens avec des mères porteuses. L'ambassade d'Australie en Thaïlande se refuse à tout commentaire sur ce dossier. (lien PaSiDupes - mai 2014)

Le député Daniel Fasquelle avait déposé une série d'amendements contre la loi famille. 

Ils visaient à sanctionner "le détournement de l'adoption en vue de donner effet à une assistance médicale à la procréation avec insémination artificielle avec donneur au profit de l'épouse de la mère biologique d'un enfant" ou "à une convention portant sur la procréation ou la gestation pour le compte d'autrui" ont été déposés par le député Daniel Fasquelle, membre de l'Entente parlementaire pour la famille. "Je veux obliger le gouvernement à sortir de l'hypocrisie, expliquait-il alors. La majorité dit ne pas vouloir légaliser le recours à la PMA et à la GPA pour des couples de même sexe, mais en même temps elle encourage le recours à ces pratiques à l'étranger, ce qui revient au même." "Soit la majorité soutient mes amendements et accepte d'inscrire dans la loi l'interdiction de recourir à la PMA et la GPA, concluait-il, soit elle les repousse, et alors les Français sauront qu'il y a un plan caché."

Ce "business" des mères porteuses en Thaïlande avait déjà été révélé par un précédent scandale suscité cet été par un couple d'Australiens 

accusé d'avoir abandonné leur bébé trisomique à sa mère porteuse thaïlandaise, emmenant sa jumelle bien portante.

Or, 
le délicat géniteur du petit "Gammy", un électricien de 56 ans résidant au sud-ouest de l'Australie, a fait de la prison à deux reprises pour avoir agressé sexuellement des mineurs, avait-on également appris la presse australienne. Il a été condamné à trois ans de prison pour l'agression de deux fillettes de moins de dix ans alors qu'il était âgé d'une vingtaine d'années, puis à un an et demi d'enfermement en 1997 pour violences sur mineure. 
Mais cela ne regarde ni Christiane Taubira, ni le sénateur socialiste Jean-Pierre Michel, le rapporteur du texte de loi sur le mariage pour tous au Sénat et ancien magistrat militant du fameux Syndicat de la Magistrature (SM) très fortement marqué à gauche.

La GPA de peuplement


La motivation des djihadistes liée à l'enlèvement des lycéennes nigérianes rapporté à l'activité prolifique du jeune japonais soulève une nouvelle question désormais. 
Le groupe islamiste armé Boko Haram détient toujours 219 des 276 jeunes filles kidnappées dans leur lycée, le 14 avril dans le nord-est du pays. Dans un entretien accordé à la BBC, Pogu Bitrus, le chef du Conseil des anciens du village des lycéennes, a livré ses craintes que les jeunes femmes aient été mariées de force aux membres de la secte islamiste, contre 2000 nairas (environ 10 euros). Il évoque également le fait que la plupart des lycéennes aient pu être acheminées dans les pays voisins, notamment au Tchad et au Cameroun.
Dans une vidéo diffusée en mai 2013, Abubakar Shekau, le chef de la secte islamiste, avait annoncé qu’
il ferait des femmes et des filles capturées par ses hommes des esclaves sexuelles et des domestiques. Les victimes font-elles partie d'un plan de peuplement islamiste de l'Afrique? 

De quoi nourrir la réflexion de Christiane Taubira, croyez-vous?
A aucun moment l'AFP n'utilise le sigle GPA, gestation pour autrui, qui est associé à Christiane Taubira: il ne faudrait pas mettre la ministre de Hollande dans l'embarras. Comme si !

mardi 1 juillet 2014

République des juges: Sarkozy placé en garde à vue à Nanterre

Des écoutes téléphoniques illégales à la mise en examen. Et dix ans de prison ?

Nicolas Sarkozy a été placé en garde à vue mardi matin
 

dans les locaux de la police judiciaire de Nanterre (Hauts-de-Seine) 

et dans le cadre d'une enquête sur un trafic d'influence présumé et suite au projet de l'ancien président de la République de supprimer les juges d'instruction, a-t-on appris de source judiciaire.
L'ancien chef de l'Etat était arrivé peu avant 08h00 dans les locaux de la Direction centrale de la police judiciaire. "M. Sarkozy a été convoqué à Nanterre et placé en garde à vue", a déclaré cette source anonyme.


Ont été prolongées de 24 heures les gardes à vue de son avocat, Me Thierry Herzog, et deux avocats généraux de la Cour de cassation, Gilbert Azibert et Patrick Sassoust, entendus depuis lundi par les policiers, ajoute-t-on de même source floue.

Des motifs de dessaisissement des deux juges de choc qui attendent que la police leur livre leur proie.

Patricia Simon, 47 ans, ancienne juge pour enfants à Bobigny, donc particulièrement adaptée à la mission, mais qui travailla avec le juge Van Ruymbeke, choisi en 2000 pour instruire l'affaire Elf avec Eva Joly, et actuellement sur l'affaire des époux ...Balkany, avec un troublant attachement pour l'UMP.

et Claire Thépaut, ancienne patronne du très gauchiste Syndicat de la Magistrature (SM, celui du "Mur des cons") qui mena la fronde contre la réforme de la justice, notamment celle des juges d'instruction, qui aussi est en charge de l'affaire Tapie et qui est présentée comme l'"ennemie personnelle" de Sarkozy.

La proximité du ministère de la Justice sous la direction de Christiane Taubira avec les "juges rouges" du Syndicat de la magistrature est mise en évidence en juin 2013, quand Pierre Delmas-Goyon et Didier Marshall, membres du Syndicat, sont en effet chargés de rendre un rapport sur les juges et les juridictions du XXIe siècle. 

Une troisième figure du Syndicat, Nicole Maestracci, est nommée au Conseil constitutionnel par François Hollande en mars 2013. Les principales réformes envisagées par la garde des Sceaux, notamment la suppression des peines plancher, sont dictées par les revendications du SM.

En août 2013, l'actuelle présidente du SM, Françoise Martres, mise en examen dans l'affaire du Mur des cons", avait été invitée à prononcer un discours à l’université d’été du PS.
 
Le Syndicat s’est sorti sans accroc du scandale, grâce au soutien du Syndicat national des journalistes (SNJ) et à son "alliance politique" avec la CGT, explique Clément Weill-Raynal. La CGT et le SM font liste commune dans diverses élections à des instances professionnelles, ce qui leur vaut d’être "la deuxième organisation syndicale au sein du ministère de la Justice", se félicitaient les deux syndicats dans un tract de 2008.

L’un des fondateurs du SM, Jean-Pierre Michel, est devenu sénateur socialiste et rapporteur de la loi Taubira sur le mariage homosexuel. Il est en outre partisan de la GPA pour tous.

Garde à vue politique: le prochain retour de Sarkozy s'annonçait

L'ex-président veut se donner jusqu'à l'automne pour décider s'il fait son retour dans le jeu politique
et c'est le moment choisi par le tribunal de Nanterre pour relancer le feuilleton du harcèlement judiciaire du possible candidat Sarkozy à la présidentielle de 2017.

L'ancien chef de l'Etat est au centre d'une information judiciaire ouverte le 26 février pour trafic d'influence et violation du secret de l'instruction -présumés- sur la base d'écoutes téléphoniques illégales qui l'ont ciblé, son entourage et lui.

Les enquêteurs salissent sur la base de soupçons

Un réseau d'informateurs au sein de la justice et de la police aurait renseigné Nicolas Sarkozy sur les procédures judiciaires le visant.

Les soupçons sont apparus en marge d'une enquête sur des accusations de financement libyen de sa campagne électorale en 2007. La justice s'est alors autorisée à placer sur écoute -pendant deux ans- deux téléphones privés utilisés par l'ex-chef de l'Etat, et non pas seulement les 3 et 19 septembre 2013.

Ces interceptions auraient alimenté ces soupçons selon lesquels Nicolas Sarkozy et son avocat auraient été renseignés sur la procédure alors en cours à la Cour de Cassation sur l'affaire  Liliane Bettencourt et des soupçons -non prouvés- d'abus de faiblesse aux dépens de la milliardaire.

Les juges cherchent à accuser Nicolas Sarkozy de facilitation d'une promotion à Monaco de Gilbert Azibert en échange de renseignements sur l'avancée du dossier. Souci: cette promotion n'a pas eu lieu! Pour autant, le soupçon court toujours...

Thierry Herzog a répondu que Gilbert Azibert était affecté à la chambre civile et qu'il n'était en aucun cas en position de faire pression sur le président de la chambre criminelle de la Cour de cassation et les dix magistrats qui la composent.

Mais les enquêteurs ont retourné à son encontre le droit d'accès de l'avocat général au service intranet de la haute juridiction et sa connaissance professionnelle de Patrick Sassoust, qui est à la fois membre de la chambre criminelle de la Cour de cassation et bordelais comme lui !

A juste titre, avec le recul, Nicolas Sarkozy avait dénoncé fin mars dans une tribune au Figaro des méthodes dignes de la Stasi, la police politique de l'ex-RDA, 
et une "instrumentalisation de la justice" par l'exécutif socialiste. Et en effet, 
le samedi 23 février 2013 au Salon de l'Agriculture, le président Hollande n'a-t-il pas assuré une petite fille qui lui demandait quand reviendra Nicolas Sarkozy: "Sarkozy ? Tu ne le verras plus", sous les rires de Cuvillier, Hamon, Garot et Le Foll.




Taubira, la garde des Sceaux de Hollande, avait en outre prétendu n'avoir pas bénéficié des remontées de la justice à son ministère, tout en brandissant les pièces devant les députés.
Comme l'atteste la photo de presse ci-contre...

La presse inféodée qui se dit libre et indépendante avait fait front au côté de l'écervelée. "Le pis, c'est que c'est vrai !" clama Le Nouvel Observateur alors tenu, pour la troisième fois, par la peu fiable girouette Laurent Mouchard-Joffrin qui, depuis 1981, fait la navette incessante entre Libération et le Nouvel Obs: le furet en est  d'ailleurs démissionnaire et va encore le quitter pour ...Libération.


Pour l'ancien président, la mise sur écoute de ses téléphones ordonnée par des juges revient à "fouler aux pieds les principes sacrés de la République".


jeudi 6 février 2014

Ayrault compte débiter la loi sur la famille en sous-projets

Ayrault "prêt à examiner sans tarder" certains aspects 

Le gouvernement a provoqué de violentes critiques jusque dans sa majorité
 
Participants à "La Manif pour Tous" 

rassemblés aux Invalides le 2 février 2014  
après avoir annoncé le report du projet de loi sur la famille à 2015 au moins.

"Serein et déterminé", Jean-Marc Ayrault annonce que le gouvernement est prêt à céder à sa gauche radicale, en examinant "sans tarder" certains aspects du projet de loi famille. "Je suis le garant de la poursuite des réformes, et cela vaut aussi pour la famille", a ajouté le Premier ministre sur France 2 réaffirmant jeudi son autorité attue en brèches de toutes parts. "Quand je regarde ce que nous avons fait depuis 20 mois, il n'y a jamais eu autant de réformes", a affirmé le comptable, indépendamment des fractures multiples dans la société.

"En même temps, je suis pour que ces réformes s'engagent dans un climat apaisé, alors que là on est dans une espèce de surenchère, d'hystérisation", a admis le locataire de Matignon, assurant que la "concertation" sur le futur texte sur la famille pourrait s'ouvrir et durer "toute l'année". 

Le premier ministre admet céder à sa gauche

Ayrault a d'abord été contraint au report de son projet controversé, à la suite du succès du rassemblement de l'opposition le 2 février à Paris et Lyon.
Le Collectif La Manif pour Tous savourait sa victoire d'avoir mobilisé 80.000 opposants à la politique socialo-écolo, 100.000 personnes, selon la presse et 250.000, selon les organisateurs: le lendemain, le gouvernement a d'ailleurs annoncé qu'il repousse au moins à 2015 le projet de loi sur la famille, censé être débattu au printemps au Parlement. 

Mais s'était sans compter avec les extrémistes de la majorité présidentielle.
Après un premier report, ce projet de loi de la ministre de la Famille, Dominique Bertinotti, devait être présenté en Conseil des ministres en avril pour un examen au Parlement au deuxième trimestre. Des éditorialistes prétendaient que ce nouveau recul du gouvernement était la conséquence de "désaccords" au sein du gouvernement. Puis le Collectif La Manif pour Tous a démontré que le rejet de la population est profond et le gouvernement a voulu écarter tout sujet de friction avant les échéances éléctorales du printemps, enterrant la loi famille cette année.

Un enterrement de première classe qui a immédiatement provoqué une vive réaction à gauche.

Dans les rangs de la majorité, l'argument du calendrier chargé n'a pas convaincu et cette annonce, saluée comme une "victoire" par les anti-mariage homosexuel de la "Manif pour tous", a fait grincer des dents. D'abord chez les altermondialistes d'EELV, partenaires de la majorité, où la numéro un Emmanuelle Cosse a parlé de "renoncement consternant". "Rien de tel pour galvaniser les réacs", a lancé le porte-parole Julien Bayou. "Quelle pantalonnade !" a renchéri sur Twitter le député Sergio Coronado. Un "abandon en rase campagne", pour Noël Mamère.
"La gauche est trompée", a tonné Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche), appelant à des "élections punition" lors des prochains scrutins.
"C'est une victoire pour la réaction", a réagi le sénateur PS Jean-Pierre Michel, ex-magistrat rouge, ex-rapporteur du projet de loi sur le mariage homosexuel et l'un des rares de son parti à protester publiquement. "Si le gouvernement est effrayé par quelques dizaines de milliers de manifestants qui battent le pavé, il ne faut plus gouverner".

Cacophonie gouvernementale
Lundi matin, Manuel Valls a annoncé que le gouvernement "s'opposera à des amendements parlementaires" sur la gestation pour autrui (GPA) et la PMA, principale inquiétude dans les rangs de la "Manif pour Tous". Quelques minutes après, Bruno Le Roux, le patron des députés PS s'en est pris au vice-premier ministre Valls, lui enjoignant de "respecter la règle du jeu fixée par le gouvernement et le Parlement", à savoir d'attendre l'avis - pourtant purement consultatif - du Comité national consultatif d'éthique sur la question.
Dans la matinée, l'entourage du Premier ministre était conduit à couper court à ce qui ressemblait à un début d'affrontement entre le ministre de l'Intérieur et le président du groupe socialiste à l'Assemblée.
Sa gauche lui impose la vente du projet  ...en kit. Au cours de sa campagne présidentielle de 2012, François Hollande avait en effet rappelé qu'il est favorable à la PMA pour les couples de lesbiennes "à condition" qu'il y ait "un projet parental" mais qu'il est "hostile à la gestation pour autrui".

Ayrault annonce maintenant qu'il déterre le "corps du délit"
"Il y avait des dispositions très concrètes que je sais que les parlementaires vont reprendre par des propositions de loi", a consenti le chef du gouvernement. Par exemple, "il y a des hommes (des pères divorcés) qui montent dans les grues (...), ça exprime un malaise", a fait valoir le Premier ministre, citant cette problématique de "l'exercice de l'autorité parentale lorsqu'il y a divorce"
Ayrault tente de se justifier en déclarant que "les textes actuels ne règlent pas tout"... "Le gouvernement est tout à fait prêt à les examiner sans tarder", a assuré Jean-Marc Ayrault. Il y a aussi, a-t-il enchaîné, des "questions plus complexes" qui méritent plus de temps. 
Mais la "concertation" imaginaire annoncée  devra se faire sans plus de détails...




lundi 14 octobre 2013

L'attaché parlementaire du sénateur PS Jean-Pierre Michel insulte Marion Maréchal-Le Pen et les électeurs du FN

La députée FN est une "conne et une salope";
l'opposition, des "beaufs à tête de boeufs"  

La "république exemplaire" socialiste n'avait pas tout dit !

Jean Bourdeau a insulté la députée du Front National Marion Maréchal-Le Pen, rapporte Le Lab d'Europe 1. L'individu est attaché parlementaire de l'ex-juge rouge du SM et sénateur socialiste, Jean-Pierre Michel.

Un festival de grossièretés totalement incroyable de la part d'un attaché parlementaire.

Sur son site internet, il se présente ainsi:
Né le 22 décembre 1988 à Châteaudun, je suis engagé au Parti socialiste depuis fin 2010 d’abord à la section du XXe arrondissement de Paris et depuis juin 2012 auprès de la section du Parti socialiste de Châteaudun.
Professionnellement, je suis issu du monde de la culture [sic], notamment comme fondateur et directeur artistique [re-sic] du Théâtre d’Action Populaire; j’ai décidé de m’engager en politique pour François Holande et cela dès janvier 2011 en adhérent à Répondre à Gauche et à Démocratie 2012, les deux associations de soutien à François Hollande.
J’intègre très peu de temps après, l’équipe de George Pau-Langevin, comme collaborateur parlementaire, en parallèle j’incorpore le secrétariat général de GPL pour les législatives 2012.
J-P Michel (PS) : "Je suis pour la GPA 
pour tous les couples" (lien)
En octobre 2012, je rejoins Jean-Pierre Michel sénateur de la Haute-Saône et 1er vice-président de la commission des lois, j’assure le suivi du travail législatif et notamment le projet de loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe dont il est le rapporteur.
Depuis le récent congrès du Parti socialiste, je suis membre suppléant du Conseil fédéral du PS 28 ; je suis délégué aux relations avec le Sénat pour Jean-Jacques Châtel, ainsi que secrétaire fédéral au logement, à l’égalité des territoires et à la politique de la ville.

La ministre PS des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, a su jusqu'ici garder une indignation excessivement ...intériorisée !

mardi 6 août 2013

Mariage lesbien: deux grands-mères célèbres se marient

Huit petits-enfants publient le mariage de leurs grands-mères 

"Claude et Françoise" à Paris, dans les carnets du journal Le Monde
 

L'union civile a été célébrée en présence de la ministre socialiste George (sans "s") Pau-Langevin et du sénateur PS Jean-Pierre Michel.

La première, née en 1948 à Pointe-à-Pitre, Guadeloupe, dans une famille d'instituteurs, est une ancienne boursière qui devint avocate dans le cabinet d'un indépendantiste antillais, Me Marcel Manville. 
En 1989, Louis Le Pensec, alors ministre PS des DOM-TOM, fait appel aux services de l'ex-présidente du MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples, de 1984 à 1987). "J'ai eu mon premier salaire à 40 ans!" dit-elle, sourire aux lèvres. 
24 ans plus tard, elle est l'une des huit millionnaires (patrimoine: 1.195.225 €) du gouvernement Ayrault

Appelée par Bébert Delanoë à la mairie de Paris, elle est conseillère municipale nantie du très populaire 20e arrondissement de Paris où la couleur de peau fait le moine. Elle fut à l’origine du changement de nom de la rue Richepanse (général qui contribua à rétablir l’esclavage en Guadeloupe en 1802, sur l'ordre de Bonaparte) en rue du Chevalier-de-Saint-George, dans le 1er arrondissement de Paris (du nom d'un métis guadeloupéen, violoniste, chef d'orchestre, épéiste et célèbre compositeur, de la seconde moitié du xviiie siècle). 

A 64 ans, Hollande a fait cette députée millionnaire de Paris ministre déléguée auprès du ministre de l'...Éducation nationale, chargée de la ...Réussite éducative

Et l'autre est l'un de ces juges que l'on dit "rouges" et (ancien) membre du Syndicat de la magistrature (SM), qui vient de se faire à nouveau décrypter dans l'affaire du "mur des cons:" cet ancien juge -aussi neutre qu'indépendant- soutint alors le Syndicat national de la magistrature, estimant que les "personnalités raillées n'ont que ce qu'elles méritent."

Ancien député de la Haute-Saône (1981), il est sénateur depuis 2004. Il s'est  encore distingué, notamment comme rapporteur du projet de loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe et se déclara favorable à la gestation pour autrui (GPA) pour les couples hétérosexuels et homosexuels, alors que le gouvernement se défend d'oeuvrer pour parvenir à ses fins.

Avec Patrick Bloche, député-maire PS du 11e arrondissement de Paris, Jean-Pierre Michel est le père du Pacte civil de solidarité (PACS), adopté le 13 octobre 1999 en faveur de couples du même sexe.


Les deux femmes en question sont des femmes "normales"



L'une est Françoise Gaspard (1945), ancienne maire PS de Dreux (1977-1983), sociologue féministe et fervente militante contre les discriminations envers les femmes, notamment homosexuelles: elle est l'une des premières et des rares femmes politiques françaises à faire profession de son homosexualité. Pour elle, "outre les disparités dans l'univers politique et celui du travail, la mixité réside aussi tout bêtement dans l'installation de toilettes pour femmes en ville".
Janvier 1978 à L'Expansion: 
au premier rang Anne Sinclair (1ère en bas à gauche), 
Claude Servan-Schreiber (2ème rang, centre, cheveux frisés), 
puis Benoîte Groult, à sa gauche, membre du jury Femina
L'autre est Claude Servan-Schreiber, ex-épouse de Jean-Louis, grand patron de presse et frère de Jean-J
D'un premier mariage avec le journaliste, Mme Servan-Schreiber, née Sadoc (Claude, Andrée) a quatre enfants : Pascaline, Florence, Éric et Camille, et huit petits-enfants. pour 43 ans d'activités professionnelles et associatives,cette journaliste de 55 ans avait été élevée en 2001 au grade de chevalier de la Légion d'honneur par le Premier ministre socialiste, Lionel Jospin.

Les deux femmes étaient pacsées depuis 2000

Bruno Julliard (ci-contre à gauche), adjoint PS au maire de Paris, chargé de la Culture et porte-parole d'Anne Hidalgo, candidate socialiste à sa succession, qui a célébré leur mariageaffirma en juillet 2005 avoir rendu sa carte du Parti socialiste. 
Ancien président de l'Union nationale des étudiants de France (2005-2007) pendant la mobilisation étudiante et lycéenne contre le contrat première embauche (CPE), il a reconnu dans le Figaro du 7 mars 2006 être allé prendre les ordres du Premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, et du député des Landes, Henri Emmanuelli.
La sénatrice PS Esther Benbassa fête avec la langue
l'adoption du projet de loi sur le mariage pour tous
(mairie du 4e arrondissement de Paris; 23 avril 2013)
Et cet officier de l'Etat civil est le successeur de Christophe Girard, conseiller régional d'Ile-de-France depuis 2010 et maire du 4e arrondissement de Paris (quartier du Marais) depuis juillet 2012en remplacement de Dominique Bertinotti devenue ministre déléguée à la ...Famille. Il a convolé en justes noces avec le réalisateur de documentaires Olivier Meyrou en juin 2013, avec pour témoins Bertrand Delanoë et Mazarine Pingeot, Anne Hidalgo célébrant le mariage à la mairie du IVe arrondissement de Paris.


Membre (mai 2012-janvier 2013) du cabinet de Vincent Peillon, ministre de l'...Education nationale, dans le magazine Têtu du milliardaire socialiste Pierre Bergé, son ancien propriétaire et homosexuel notoire, il a fait son coming-out le 24 août 2011, annonçant son homosexualité.


Le cercle homo n'est pas aussi étroit qu'on le dit.



vendredi 7 juin 2013

Clément Méric, l'antifa bien sous tous rapports ?

Clément Méric infiltrait la Manif Pour Tous

Posté par Thomas Debesse le 07/06/2013 à 14:12. Licence CC by (copiez-le en le citant)
Alors qu'on apprend la mort de Clément Méric, la première réaction, légitime, est la désolation : encore une mort inutile qu'on ne peut que regretter. Malheureusement, le deuil est très vite terni par des vautours en mal de récupération politique…

D'un coté on aurait l'image d'Épinal du bon élève tolérant victime d'un guet-apens et de l'autre des méchants nazis tout droit sorti du Château de Wolfenstein, et l'ensemble plongé dans une grande soupe d'amalgames…

Au milieu de tout ce foin médiatique, je trouve que l'article du Monde est remarquable : l'auteur n'hésite pas, par exemple, à montrer que Clément Méric critiquait le Front de Gauche qui pourtant récupère sa mort aujourd'hui. L'auteur ajoute également que selon les premiers éléments de l'enquête de police, les provocations étaient partagées.

Clément Méric avant sa mort

Le 17 avril 2013, en marge d'une Manif Pour Tous, la cellule d'extrême gauche à laquelle appartient Clément Méric vient agresser les manifestants.
Line Press [Laurent Bortolussi, photographe, et Olivier Rotrou, France Inter] était sur place et a filmé une partie des événements. Les extraits sont très intéressants.
Malheureusement, je n'ai certainement pas les moyens de me payer une vidéo Line Press… Je me limite donc à une petite sélection de 7 images en invoquant le droit de courte citation… Cette vidéo était jusqu'à peu disponible sur le compte Youtube officiel de LinePress, si vous avez l'occasion de regarder cette vidéo, je vous y invite à le faire, elle est riche en renseignements.

Alors que son groupe agresse la manifestation, tandis que la police intervient pour calmer le jeu et commence à attraper certains, Clément Méric se faufile entre les policiers en civil pour se réfugier derrière les bénévoles de sécurité de la Manif Pour Tous (c'est le jeune au polo rouge à droite) :

Citation Line Press, tous droits réservés à Line Press, Cette illustration n'est pas libre.

Des altercations naissent entre ses camarades et des manifestants. Les bénévoles rappliquent. Clément Méric observe en retrait. On ne voit pas sur cette photo-ci (voir ci-après) mais ceux qui regarderont la vidéo pourront vérifier, Clément Méric place sa chevalière de manière à pouvoir frapper avec s'il le faut :

Citation Line Press, tous droits réservés à Line Press, Cette illustration n'est pas libre.

Les bénévoles du service sécurité de la Manif Pour Tous protègent Clément Méric (à gauche contre la vitrine):
Citation Line Press, tous droits réservés à Line Press, Cette illustration n'est pas libre.

Ensuite, alors que la tension baisse un peu, Clément Méric rejoint ses camarades qui déploient une banderole "l'homophobie tue ", et ils crient ensemble le slogan "Pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartier pour les fachos ". L'ironie du sort voudra que ce ne soit pas l'homophobie qui l'ait tué…

Clément Méric n'aime pas être pris en photo. En fait, il retire son foulard dès qu'il faut se glisser incognito au milieu des policiers, profitant de son "visage de poupon " comme alibi, et le remet dès qu'il s'agit d'agir avec son groupe. On le voit à un autre moment de la vidéo lever la banderole sur son visage alors qu'un photographe se place pour photographier le groupe.

Mais ce qui nous intéresse dans cette photo n'est pas le foulard, c'est sa chevalière. Sur cette image il joue du pouce et du majeur pour retourner le chaton sous son index et dissimuler la trop voyante bague à la vue des objectifs. Tout le long de la vidéo on le voit tourner cette chevalière, en fonction du rôle qu'il joue.

Clément Méric ne se sert pas de sa chevalière comme d'une simple bague d'appartenance ou par coquetterie. Il la porte à l'index pour s'en servir comme d'une arme et lorsqu'il est inquiet et que le danger menace, place le chaton en avant du poing. Dès lors qu'il ne se sent plus en danger ou qu'il est pris en photo, il cache le chaton dans sa paume. Cet adolescent au nom noble ne semble assumer sa chevalière qu'en tant qu'arme de poing :


La vidéo ne montre pas l'acte qui a motivé une poursuite de la police, mais on le voit lui et son groupe se réfugier à SciencesPo, rue de la Chaise :

Citation Line Press, tous droits réservés à Line Press, Cette illustration n'est pas libre.

Là encore, jouant son jeu d'élève modèle arrivé là par hasard, l'air de rien il passe au milieu des policiers :

Citation Line Press, tous droits réservés à Line Press, Cette illustration n'est pas libre.

Tandis certains de ses camarades se font embarquer :

Citation Line Press, tous droits réservés à Line Press, Cette illustration n'est pas libre.

Bref, le personnage est trouble. En d'autres circonstances, Clément Méric aurait pu se faire agresser aussi bien par un antifa que par un activiste prolétarien en mal de lutte des classes. Et sous le visage d'un enfant de chœur, malgré ses airs de bon élève et sa chevalière de bonne famille, Clément Méric portait son lot d'intolérance.

Rixe et couverture médiatique

Certains évoquent une rixe qui engagerait la responsabilité de Clément Méric, ce serait à l'occasion d'une vente privée prisée autant par les dits « redskins » ainsi que que les dits « skinheads » (selon les mots trouvés dans la presse) que son groupe aurait pris à parti un groupe d'appartenance opposée. Plusieurs altercations auraient eu lieu, jusqu'à la dernière rixe où Clément Méric, frappé par un coup de poing tombe et heurte violemment un poteau [ou une marche, selon la version]. Affaibli par une leucémie dont il se remettait à peine, le choc lui est fatal et lorsque les secours arrivent, son état est jugé désespéré. La mort sera annoncée le lendemain.

Les média rivalisent de bidonnage.
Du coté du Monde, "pour souligner que Clément Méric n'était pas un provocateur", on précise que le drame s'est déroulé alors qu' il "se rendant à une vente privée de vêtements " comme s'il était allé à une vente BCBG. C'est oublier un peu vite que ladite vente privée est connue pour être un repaire d'extrémistes de tout bord et  qui serait souvent l'occasion de bagarres… Tous les ingrédients pour une nomination au prix Albert Moscou sont là…

Déjà, à l'occasion d'un autre fait divers heureusement moins dramatique, je m'étais étonné au début du mois de mai en lisant un article sur une action d'antifa qui avaient troublé un rassemblement venu commémorer la mort d'un nationaliste.

Je lisais ces mots étonnant :
" [Les antifas ont] repéré les quelques nationalistes déjà présents. Ces derniers n’ont pu que détaler très vite pour éviter de prendre des coups. " 
Comme s'il était normal, dans certains cas comme celui-ci, de recevoir des coups…

Certains rappellent le souvenir de François Noguiez, mort mardi dernier sans que son cas ne soulève d'indignation. Tandis que d'autres tentent difficilement de pondérer un peu. Pendant ce temps, les media et les personnalités rivalisent de délire..

Récupération politique et amalgames
Notre classe politique aime le sang. Elle s'est repue du sang de Wilfred de Bruijn, elle s'enivre du sang de Clément Méric.
Si les agresseurs de Wilfred de Bruijn n'ont toujours pas été arrêtés il me semble, il paraîtrait que les rivaux présumés de Clément Méric aient été interpellés… nous en sauront peut-être plus sur les circonstances de ce dernier drame. En attendant, alors que l'incident n'est même pas encore compris, la France sombre dans une espèce de folie. Chacun verse ses fantasmes dans les caniveaux, à tel point que cela donne l'amère impression que ce drame était attendu avec impatience, afin de pouvoir s'épancher…

Entre les hommes politique amalgamant les partis opposés ou les mouvances adverses, les media s'appropriant les témoignages sans discernement, certaines personnalités profanent le deuil sans aucune honte… La palme de l'horreur revient certainement à la Vilaine Lulu qui instrumentalise ce drame pour justifier ses fantasmes, et ce sans aucun respect pour Clément Méric :


Non satisfaite, la Vilaine Lulu pousse l’infamie jusqu'à se poser elle-même en victime, se vautrant dans le sang encore chaud de Clément Méric :


La Vilaine Lulu oublie que le seul lien que l'on peut honnêtement tirer entre Clément Méric et les Manif Pour Tous, c'était quand Clément Méric agressait la Manif Pour Tous avec sa cellule d'extrême gauche, et quand il se réfugiait ensuite derrière la sécurité de la Manif Pour Tous pour se protéger à la fois des manifestants provoqués et des policiers qui allaient les interpeller !

Cependant, si vous ne cherchez pas de la haine et du mensonge mais plutôt du creux et du convenant qui n'apporte rien, vous le trouverez dans la bouche de François Hollande :
" Ces groupes qui, depuis trop longtemps créent le désordre doivent être réprimés. Maintenant, je vous dit, l'enquête est en court et n'allons pas plus vite et faisons en sorte de ne pas créer un climat qui est déjà trop lourd. Chacun, je l'avais dit, doit prendre ses responsabilités, et il est bien d'ailleurs que tous les partis aient condamnés ce qui s'est produit et faient en sorte que nous puissions tirer tous les enseignements de ce qui est arrivé hélas, dramatiquement, pour ce jeune. "

Écouter François Hollande sur RCF : 
Vous pouvez télécharger cet extrait audio en vorbis, en mp3 ou en flac.

Sans se rendre compte que ses paroles ordonnent également la répression des mouvements dont était membre Clément Méric, le président de la République remplit le vide des lieux communs qu'il ne cesse d'user jusqu'à la moelle (et insiste pour dire qu'il le dit) : "prendre ses responsabilité ", "condamner ", " tirer enseignement", on n'a pas besoin d'un président de la république pour cela…

La mort d'un frère
Finalement, un des meilleurs commentaires de l'événement que j'ai pu lire, je l'ai trouvé sous la plume de Paul Da Silva :
" Et donc les médias s’en mêlent, les politiques – dont le métier est de plus en plus de faire de la télévision que d’avoir des idées – hurlent, pleurent et font des déclarations plus stupides les unes que les autres. Parmi ces voix là, une me choque plus que les autres […] des appels au meurtre (la loi du talion), d’autres à l’interdiction pour ces fascistes de s’exprimer, des amalgames à l’emporte pièce… "
" Je constate que ce mouvement qui profite bien sûr de la crise et d’autres éléments de l’actualité joue le même jeu que l’extrême droite mise en cause aujourd’hui, surfe sur les faits divers à grand renfort de récupération politique et en profite pour attiser doucement une autre forme de haine. "
" Je n’ai pas de solution miracle, je n’ai pas de réponse géniale à apporter à ce qu’il vient de se passer et rien ne ramènera ce jeune homme à la vie. Mais doit-on pour autant remplacer un extrême par un autre ? "

On avait déjà pu lire de sa part, un peu plus tôt cette année, cette pensée pertinente au sujet de la haine : "La liberté d’expression, c’est aussi pour les cons, et j’aime savoir qui sont les cons autour de moi. "

Commentant le drame de Clément Méric, Paul Da Silva évoque la loi du Talion et cite des commentaires appelant au meurtre, trouvés sur des blogs de gauche.
Le drame, c'est que l'on se serve de la mort d'un homme pour justifier la haine, et réclamer encore la mort. C'est comme si la société avait attendu cette mort pour s'épancher, et c'est comme si la société attendait encore des morts pour se justifier.

Et finalement, ce sont des Français qui instrumentalisent la mort d'un français pour appeler au meurtre d'autres français.

L'un des commentaires cités par Paul Da Silva est tout simplement :
" Un mort chez nous, un mort chez eux "
Je trouve ce commentaire très significatif : la mort doit appeler la mort, et surtout, il y un "nous" et il y aurait un "eux ".

Quelles sont ces constructions mentales qui ne servent qu’à une chose : faire couler le sang français, le sang du concitoyen, le sang du frère ?
Ce n’est pas nouveau : le sang impur de la Marseillaise a longtemps été le sang français ! Et quand le sang d’un frère coule, certains y voient la justification du sang d’autres frères encore ! Il faut que le sang coule ! Il faut que le Français meure, car je fais partie de "nous" et il fait partie d’ " eux ". En fait, peu  importe qui est "nous" et qui est "eux", parce qu’il est le "eux" d’un autre "nous", il doit mourir.

Tout est bon pour justifier de faire couler le sang du français : il est de droite je suis de gauche, je suis d’extrême gauche il est d’extrême droite. Je suis pour, il est contre, il aime, j’aime pas. je dois souhaiter qu’il meure, et il doit le souhaiter pour moi.

"
 Ce sont des skinheads", entend-t-on. Non, ce sont des Français ! "Ce sont des redskins", entend-t-on. Non, ce sont des Français ! "Un mort chez nous, un mort chez eux ". Mais qui définit ces camps ? Ne sommes-nous tous pas du même pays ?

Si la mort de François Naugiez ne soulève pas les masses, c'est que sa récupération pourrait nourrir la xénophobie plutôt que le fratricide, ce qui n'a absolument aucun intérêt. Un prétexte est bien inutile s'il n'est pas un prétexte à haïr son frère.

On choisit ses amis, mais on ne choisit pas ses frères. Alors il ne faut pas s’attendre à ce que tout le monde s’aime et soit gentil, mais ceux que l’on supporte le moins sont souvent ceux que l’on ne choisit pas mais que l'on reçoit et evers qui nous avons des devoirs.

À lire et à entendre tous ces commentaires, il semblerait que les antifas ne connaissent pas d'autres solutions que la mort de l'autre… et inversement. La France a inventé le génocide, la France a inventé l'extermination légale de population, et ce bien avant que le fascisme ne soit ne serait-ce qu'une hypothèse ! Pour preuve, les décrets ordonnant l'extermination du peuple Vendéen ne sont toujours pas abrogés ! Nobles de cour ou paysan de Vendée, de droite ou de gauche, le Français mérite la mort parce qu'un autre Français a décidé que je fais partie de "nous" et qu'il fait partie de "eux"  !

Dans l'actualité récente on a lu l'un annoncer qu'il ne pleurerait pas une hypothétique bombe [P. Bergé] l'autre souhaiter que la police tire à vue [l'attaché de presse du député socialiste J.P. Michel, ex-juge du Syndicat de la Magistrature, celui du "mur des cons"...] 

 Pleurez la mort de Clément Méric, oui, et je la pleure avec vous. Mais s'il vous plaît, ne vous en servez pas pour justifier la mort d'un autre, ni même souhaiter la mort d'un autre !

L'Espérance
La foule qui s'est réunie spontanément pour pleurer la mort de Clément Méric avait en commun avec les Veilleurs [pour la famille] d'avoir chanté le Chant des partisans. Il n'y a plus qu'à prier pour que dans l'unité, ce soit tout le peuple de France qui entonne l'Espérance.