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mardi 30 juin 2020

Rebondissement dans l'affaire des violences de LFI contre des policiers lors de la perquisition de son siège

Une enquête préliminaire pour "abus de confiance" vise plusieurs dirigeants de La France Insoumise

Des soupçons visent les "conditions dans lesquelles les dirigeants de LFI, dont Jean-Luc Mélenchon, se sont acquittés des amendes et des dommages et intérêts auxquels ils ont été condamnés".


L'enquête a été confiée, non pas au PNF, mais à la Brigade financière (BF), division de la police judiciaire parisienne (PJ).
Le Parquet de Paris a précisé que cette enquête vise "plusieurs dirigeants de l'association La France insoumise", confirmant ainsi confirmé une fuite dont a bénéficié le Canard enchaîné, hebdomadaire anarchiste.

L'enquête de la Brigade financière devra établir comment Mélenchon et les dirigeants de LFI ont pu payer les amendes et les dommages et intérêts auxquels ils ont été condamnés" en décembre 2019 dans l'affaire de la perquisition  au siège de LFI le 16 octobre 2018 que Mélenchon et ses camarades ont tenté de perturber par la force.

L'émission quotidien livre le 'rush' de la scène de violences provoquées par LFI:

Mélenchon met le doigt sur les connivences de la justice avec la presse


Le député insoumis Mélenchon a immédiatement dénoncé "une fuite organisée (et rémunérée ?) par tweet" 
VIDEO. Perquisitions au siège de LFI : le parquet ouvre une ...
qui "dit que Madame Champrenault se venge avec une nouvelle enquête préliminaire". Catherine Champrenault est la procureure générale de Paris.

Et de s'étonner : "De quoi s'agit-il ? Je ne sais pas. La justice de Macron, c'est ça."

mercredi 10 avril 2019

Brest: Le maire PS placé en garde à vue dans une affaire de détournement de fonds publics

Deux ex-adjoints municipaux ont été mis en examen 

Le maire, François Cuillandre, a été auditionné par la police judiciaire, mardi matin

François Cuillandre est à la tête de la ville
de Brest  depuis 18 ans
Il a été placé en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur le versement des indemnités des élus PS. Il est ressorti libre en milieu d’après-midi.

Deux anciens adjoints mis en examen.
Deux de ses anciens adjoints brestois, Alain Masson, également ex-premier vice-président de la métropole, et Jean-Luc Polard, ont aussi été placés en garde à vue. Présentés à un juge d’instruction mardi soir, ils ont été mis en examen, le premier pour "abus de confiance" et le second pour "complicité d’abus de confiance", indique Le Télégramme.

Suite aux révélations du Télégramme, le Parquet de Brest avait ouvert en mai 2018 une enquête préliminaire pour détournement de fonds publics, avec dans son viseur, la gestion des indemnités des élus socialistes de la métropole par l’intermédiaire de l’association 'Vivre à Brest'. Les élus PS versaient leurs indemnités dans un pot commun avant une redistribution selon les montants.

L'association 'Vivre à Brest', un pot de confiture

Selon l’enquête, durant au moins quatre ans, Alain Masson aurait perçu son indemnité d’élu municipal et communautaire (4.400 euros net) en plus d’une somme mensuelle de 3.470 euros, piochée dans le pot commun. De plus, le versement de cette somme n’aurait pas été décidé à l’issue d’un vote de l’association et n’aurait pas été déclaré au fisc.

Les deux anciens élus avaient démissionné de leur mandat dans le cadre de cette affaire. François Cuillandre avait affirmé avoir été "trahi" par Alain Masson, déclarant ne plus avoir aucun rôle dans Vivre à Brest depuis 2001
Le maire assurait cependant qu’"aucun euro n’avait été détourné au détriment des Brestois".
Depuis 1993, cet ancien inspecteur des impôts enseigne à l'université de Bretagne occidentale notamment à l'institut de préparation à l'administration générale de Brest (IPAG Brest)...

vendredi 13 avril 2018

NDDL: Macron lâche du lest...

Les zadistes obtiennent une rallonge de 10 jours pour se régulariser

Non seulement la police assure la remise des lieux en état, mais la préfète accorde un délai supplémentaire aux occupants illégaux

Les gendarmes ont la charge de la remise des lieux en l'état

Les occupants de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes ont obtenu vendredi la possibilité de régulariser leur situation avant le 23 avril.
Macron est-il en train de perdre la face ? La préfète des Pays de la Loire a tendu la main aux zadistes, y compris les expulsés, en leur offrant un délai de grâce pour déclarer leurs projets d'ici le 23 avril et amorcer un "processus de régularisation", quelques heures après avoir montré les muscles, pour l'opinion, lançant une opération coup de poing visant à dégager une route départementale et après s'être flatté de la fin des opérations d'expulsion.

"Il leur est simplement demandé à ce stade de déclarer leur nom, de déclarer le projet agricole qu'ils souhaitent développer et de préciser les parcelles sur lesquelles ils souhaitent le mettre en oeuvre afin que l'Etat (...) puisse instruire ces demandes", a précisé Nicole Klein, soudain très ouverte et  accommodante, soulignant que "les projets collectifs n'empêchent pas les projets individuels".

La préfète multiplie les amabilités

NDDL: les zadistes ont un nouveau délai de 10 jours pour se régulariserElle a aussi annoncé qu'elle recevrait une délégation des occupants "le plus rapidement possible". En attendant, les gendarmes vont rester trois semaines à un mois avec un triple objectif: déblayer les parcelles, garantir la libre circulation sur la D281 et la D81 et prévenir toute réoccupation illégale, a-t-elle énoncé.

Le dispositif demeurera "le temps qu'il faudra, avec les forces qui seront nécessaires pour remettre les lieux en l'état, à la place des squatteurs qui se disent pourtant respectueux de la nature. 

Les occupants illégaux obtiennent qu' "il n'y aura plus d'expulsion", promesse, dans la matinée, du général Richard Lizurey, directeur général de la gendarmerie.

Intransigeance des zadistes

"Ce dont nous sommes certains, c'est qu'il ne sera pas possible de penser sereinement à la suite tant que la ZAD sera ciblée par ce type d'actions policières," estiment-ils dans un communiqué. 

Et "malgré les destructions, la ZAD va se donner les moyens de continuer à résister et vivre", préviennent-ils.

Des concessions de l'Etat, alors que le conflit perdure

Des échauffourées ont eu lieu pendant les pourparlers,
 le 13 avril 2018, sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes

La préfète cédait du terrain, alors que des affrontements étaient en cours un peu partout et que retentissaient en continu des tirs de grenade.

L'opération de la gendarmerie s'est concentrée sur la D81, l'une des deux routes principales nord-sud traversant la ZAD, surmontée de barricades enflammées vendredi matin. C'est sur cet axe, au carrefour de La Saulce, qu'une embuscade a eu lieu jeudi, selon les gendarmes, faisant 10 blessés dans leurs rangs, embuscade niée par les zadistes.

Les gendarmes se sont finalement retirés en fin de matinée, malgré des échauffourées en matinée un peu partout sur le site. Le calme est alors revenu et des activistes sont parvenus à remonter plusieurs barricades sur la D81.

"Il y a un moment où on peut comprendre qu'il faut savoir cesser un combat qu'on a gagné, raconte pourtant  le ministre de la Transition écologique, et donc il n'y avait aucune raison que certaines personnes n'offrent aucune perspective, sauf de rester dans une situation illégale, d'autant plus que c'était contre-productif pour la plupart des opposants", a réagi jeudi soir sur France info  Nicolas Hulot, enfin sorti de sa réserve. 

Les mensonges et approximations des parties et de la presse aux ordres

L'opération d'expulsion des occupants de la ZAD considérés comme illégaux a commencé lundi, avec le déploiement de 2.500 gendarmes, huissiers et engins de chantier, face à 200 (à 500, selon les sources) réfractaires révolutionnaires, nous disait-on, et 29 squats ont été détruits en trois jours, alors qu'il en reste autant.
Le général Lizurey avoue environ 250 opposants présents sur la zone en début de semaine, mais il ne précise pas combien d'activistes ont réussi à infiltrer les lignes de gendarmerie dans la nuit de lundi à mardi. Mais "hier soir [mardi, justement], nous avions 700 personnes en face de nous, notamment des gens extrêmement violents, de l'ultra-gauche, certains 'black blocs' sont présents ici. Le seul objectif, c'est de casser, de casser du gendarme, de blesser, d'agresser, de vandaliser", a-t-il commenté.

Les gendarmes ont par ailleurs lancé une opération de police judiciaire au lieu-dit "La Grée", où des éléments "utiles à l'enquête" sur des tirs de fusée mardi contre un hélicoptère de gendarmerie ont été saisis, selon le Parquet de Rennes. 
Au total, quatre personnes ont été interpellées vendredi matin pour participation à un attroupement, violences sur agent de la force publique (avec un marteau) ou outrage et rébellion, selon la cour d'Appel de Rennes, précisant qu'un autre manifestant interpellé jeudi pour détention d'engin explosif est toujours en garde à vue. Combien de mis en examen ont-ils déjà été relâchés ?
Par ailleurs, le tribunal des référés de Nantes a rejeté vendredi la demande d'un occupant de la ZAD qui contestait la légalité de son expulsion du lieu-dit "Les 100 noms".

Le 17 janvier, lorsqu'il a mis fin au projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, le Premier ministre Édouard Philippe s'était engagé à éradiquer cette "zone de non droit".
Le travail n'est pas fait.

vendredi 11 août 2017

Moralisation : Michel Mercier et ses filles auditionnés pour quatre soupçons d’emplois fictifs

Le sénateur LREM Michel Mercier entendu par la police, après avoir renoncé à intégrer le Conseil constitutionnel

M. Mercier a été auditionné avec ses filles mercredi par les policiers chargés de l’enquête sur les emplois d’assistantes parlementaires que l’élu leur avait confiés

L’ancien garde des Sceaux et ses deux filles "ont été entendus simultanément comme témoins libres, sans être confrontés",  "pendant sept à dix heures" dans les locaux de l’Office anticorruption de la police judiciaire (Oclciff) à Nanterre, a fait savoir vendredi son avocatMe André Soulier. 

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Bayrou - Collomb - Macron
Rattrapé, après Bruno Le Roux (ancien ministre PS de Hollande) ou François Bayrou - premier garde des Sceaux de Macron, déjà poussé à la démission pour une affaire des assistants parlementaires du MoDem au Parlement européen - par cette nouvelle affaire sur des emplois familiaux d’élus, Michel Mercier, ancien UDF avait finalement renoncé mardi à siéger au Conseil constitutionnel, moins d’une semaine après le vote par le Parlement de l’interdiction faite aux ministres et aux parlementaires d’employer des collaborateurs familiaux. 

Le sénateur MoDem de 70 ans, qui en était à son quatrième mandat, avait été proposé pour intégrer le Conseil constitutionnel, fin juillet par le président du Sénat, et la commission des Lois du Sénat avait donné un avis favorable à ce choix, le 2 août suivant, par 22 voix contre 7.

Ce parrain du candidat Macron à la candidature à la présidence fait l’objet d’une enquête préliminaire

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Le Parquet national financier (PNF) a ouvert cette enquête de police judiciaire le 2 août, après des révélations du Canard enchaîné.  Michel Mercier avait dans un premier temps multiplié les justifications, et l'ancien garde des Sceaux avait rejeté toute "intention frauduleuse". 

Le sénateur du Rhône a recruté une de ses filles, Véronique, entre 2003 et 2012 et employé sa seconde fille, Delphine, à mi-temps d’août 2012 à avril 2014, pour l’assister au Palais du Luxembourg, avait révélé le journal anarchiste

Les enquêteurs s’interrogent sur la sincérité de leur travail d’assistantes parlementaires. Ils sont chargés par le PNF de mettre au jour un "détournement de fonds publics" présumé.  
Selon le Canard, Delphine Mercier habitait alors Londres, alors que son lieu de travail était Paris. Lors des auditions, "nous avons fourni la liste de ses déplacements à Paris pendant cette période" pour effectuer ses missions, a soutenu l’avocat. 

"Au cours de l’audition, ont été aussi évoqués brièvement deux autres cas," a-t-il ajouté. 
D’une part, celui du fils de Michel Mercier, dont Le Canard Enchaîné a révélé mercredi qu’il est employé au conseil départemental du Rhône, présidé par son père de 1990 à janvier 2013. 
D’autre part, celui de l’épouse du sénateur. "Mme Mercier a été sa collaboratrice à Lyon et à Thizy-les-Bourgs à partir de 1995", au cours de différents mandats locaux et nationaux de son mari, a précisé Me Soulier, 83 ans, ancien député européen, avant de soutenir en 2014 la candidature de Gérard Collomb qui aura été maire de Lyon pendant 16 ans. "Elle s’occupait du courrier, recevait en rendez-vous… Il n’y a rien à cacher, tout est clair", a-t-il estimé. 

Michel Mercier, proche du président du MoDem François Bayrou, et rallié comme lui à Emmanuel Macron, a indiqué début août qu’il remettrait "les travaux réalisés par (sa) fille Delphine au Sénat, afin de démontrer l’effectivité de l’emploi" et déclarerait à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), trop souvent prise en défaut  de négligences, "les travaux effectués, le temps travaillé et les salaires perçus attestant ainsi de l’effectivité de l’emploi". Totalement dans son rôle de conseil, son avocat a affirmé qu’ont été consignés 40.000 euros sur les revenus du sénateur afin de faire face à un éventuel remboursement des seuls salaires perçus pendant 22 mois par Delphine Mercier.

jeudi 20 juillet 2017

Mélenchon mis en cause dans une affaire d'emplois fictifs au Parlement européen

Le chef de file de La France Insoumise, exploiteur du système ?

L'eurodéputée FN Sophie Montel a effectué un nouveau signalement auprès du procureur de Paris 

François Molins ne peut plus ignorer les emplois fictifs présumés de Jean-Luc Mélenchon au Parlement européen.
Révélées par le journal Le Parisien, les mises en cause de l'eurodéputée visent Jean-Luc Mélenchon, ancien candidat à la présidence de la République et actuellement président du groupe La France insoumise (LFI) à l'Assemblée nationale, ainsi que quatre de ses anciens assistants parlementaires. 
En cause dans cette affaire, l'emploi d'assistants parlementaires, rémunérés par le Parlement européen, mais qui travailleraient en réalité pour leur parti et non pour leur député.

Un premier signalement
 effectué le 14 mars par l'élue frontiste portait sur une vingtaine de députés européens de plusieurs partis, EELV, LR et PS.
Le dernier, mettant en cause le leader de gauche, un ancien élu européen de la circonscription du sud-ouest (2009-2017), est daté du 27 juin, mais n'est publié que trois semaines plus tard.

L'ancien patron du Front de gauche (PCF et Parti de gauche) rejoint ainsi la liste des 19 députés concernés par des 'abus de confiance', qui appartenaient jusqu'ici au Modem, aux Républicains, à EELV et au Parti socialiste.

L'office anti-corruption de la police judiciaire a été saisi. 
Ce signalement de LFI à l'OCLCIFF (25 fonctionnaires en tout et pour tout) a en effet été joint à l'enquête ouverte pour "abus de confiance" le 22 mars par le Parquet de Paris, affirme le Parisien, le mardi 18 juillet, une information que confirme Franceinfo. Cette information avait en fait été déjà révélée à mi-mot par le magazine Causeur début juillet.



Sophie Montel explique sa démarche
 
"Nous poursuivons notre logique de rupture avec le 'deux poids, deux mesures' dont était victime le FN avec cette affaire de soupçons d'emplois fictifs sur les attachés parlementaires des députés européens du parti". 
"Jean-Luc Mélenchon se présente comme un chevalier blanc, toujours prompt à donner des leçons aux autres. Aujourd'hui il est président d'un groupe parlementaire à l'Assemblée nationale, et un adversaire politique. Pourquoi la justice ne se pencherait-elle pas sur ses anciennes pratiques au Parlement européen, comme elle le fait pour nous ?", interroge l'eurodéputée.

Mélenchon, récidiviste mis en cause sur deux mandats européens

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Jean-Luc Mélenchon a été député européen pendant huit années, de 2009 à 2017. Avec quatre de ses assistants locaux, il est pointé par Sophie Montel. 
Pour mémoire, les assistants parlementaire dits "locaux" sont chargés de soutenir leur parlementaire dans leur circonscription d'origine. Les attachés basés auprès des instances européennes  sont dits "accrédités". 

"L'eurodéputée frontiste vise les activités d'assistant parlementaire de François Delapierre, l'ex bras droit Jean-Luc Mélenchon. Ce proche du fondateur du Parti de gauche, décédé en juin 2015, a été parallèlement à ses activités d'assistant, secrétaire national du Parti de gauche et conseiller régional d'Île-de-France", détaille Le Parisien à propos de ce cumulard. 

Les trois autres assistants de Jean-Luc Mélenchon mis en cause ont quant à eux travaillé pour le parlement européen durant la deuxième mandature. "Aigline de Vincens de Causans (1ère photo, ci-dessus à droite) Laurent Maffeis (2e photo à droite, en charge de la documentation du patron) et Antoine Leaument (3e, ci-contre à droite, en charge des réseaux sociaux et de YouTube), qui tous occupaient parallèlement des responsabilités au sein du Parti de gauche", poursuit le quotidien. 
Les trois individus sont par ailleurs gérants de l'entreprise Gfa (Groupement foncier agricole) du Gres Vaillant créée en 2002 à  Saint-Polycarpe, près de Limoux dans l'Aude. Ils sont producteurs récoltants de vins et administrateurs d'immeubles et autres biens immobiliers agricoles .
Mélenchon est lui aussi au centre d'une enquête 

Mélenchon ou Le Pen, quelle différence ?
Comme le FN, l'ex-Parti de gauche est soupçonné d'avoir fait prendre en charge par le Parlement européen des employés qui auraient travaillé uniquement pour le parti. Pour sa part, Marine Le Pen a déjà été mise en examen le 30 juin dernier pour "abus de confiance", après les mises en examen d'une autre eurodéputée et de deux assistants parlementaires. 
Outre l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs du FN et celle ouverte après les signalements de Sophie Montel, une enquête sur les assistants parlementaires du Modem est également en cours depuis le 9 juin.
L’enquête préliminaire sur les assistants parlementaires du Modem ouverte pour "abus de confiance et recel de ce délit". Cette enquête, qui devrait faire l’objet d’une ouverture d’information judiciaire avant la fin de la semaine, a poussé l’ancien garde des Sceaux et de la moralisation de la vie politique François Bayrou à démissionner, après un mois et deux jours.

Les enquêteurs vont devoir déterminer si 
la fonction d'assistant local est avérée.
En effet, le cumul de l'indemnité d'assistant local et le salaire d'employé d'un parti n'est pas interdit, mais la réalité de l'emploi doit pouvoir être démontrée.

Jean-Luc Mélenchon nie. 
"Jamais aucun de mes assistants parlementaires n'a eu de responsabilité politique au sein du Parti de gauche ou de La France Insoumise", a-t-il déclaré au cours d'un point presse à l'Assemblée nationale.
La France insoumise accuse le FN
"Moi je suis élu; je n'ai jamais été au parlement européen comme fonctionnaire. Lorsque j'étais au parlement européen, jamais aucun de mes assistants parlementaires n'a eu de responsabilité politique au sein du Parti de gauche ou de La France Insoumise", affirme Mélenchon.
L'un de ses proches, le nouveau député de Montreuil (Seine-Saint-Denis) Alexis Corbière a joué le rôle d' l'accusateur : "
On connaît les habitudes de dénonciation du Front national et les corbeaux. On est tranquilles. Si Marine Le Pen nous prend pour cible, je la laisse avec sa conscience. Moi j'ai la mienne !"
Après Bayrou, le député Mélenchon sera-t-il contraint de démissionner, non pas du gouvernement, mais de son siège à l'Assemblée nationale ?

mardi 6 juin 2017

Affaire Ferrand: les Mutuelles de Bretagne ont été perquisitionnées

La justice suit-elle vraiment son cours ou joue-t-elle un numéro?

Une perquisition de police a eu lieu au siège des Mutuelles de Bretagne 

Elle a eu lieu à Brest, jeudi 1er juin, le jour de l'annonce par le procureur de la République de Brest de l'ouverture d'une enquête préliminaire dans l'affaire immobilière révélée par la presse fin mai et impliquant le ministre Richard Ferrand, a fait savoir une source proche du dossier ...mardi 6.
Le Télégramme (de Brest) affirme par ailleurs que les enquêteurs de la police judiciaire entendront cette semaine les protagonistes du dossier. 

Ainsi, la justice se diligente-t-elle lentement : elle ne prendra aucune décision avant les législatives, conformément à la volonté du président Macron qui dit vouloir laisser le pouvoir au peuple de trancher pour ou contre le candidat Ferrand.  

La direction interrégionale de la police judiciaire de Rennes est en charge de l'enquête

Motivée notamment par des soupçons de favoritisme et d'enrichissement personnel présumés, elle devrait durer plusieurs semaines, voire plusieurs mois.

Selon le Canard enchaîné, les Mutuelles de Bretagne, dont le ministre de la Cohésion des territoires Richard Ferrand était alors directeur général jusqu'en 2012, avait souhaité en 2011 louer des locaux commerciaux à Brest pour ouvrir un centre de soins. L'entreprise avait choisi, entre trois propositions, celle d'une société immobilière appartenant à la compagne du ministre, laquelle, depuis, touche des loyers sur un bien acquis, puis valorisé à moindres frais, avec de l'argent mutualiste. 

Resté ministre de la Cohésion des territoires sur nomination du président Macron dans le gouvernement Édouard Philippe, Richard Ferrand tente de se faire réélire dans le Finistère, département du prédécesseur de Bayrou à la Justice, J.-J. Urvoas,  pour bénéficier de cinq années d'immunité parlementaire.

En 2002,
la loi de moralisation de la vie publique préparée par Bayrou ne pourra pas s'appliquer (rétroactivement) à Ferrand.

vendredi 24 mars 2017

Un livre de journalistes met en cause le "cabinet noir" de Hollande à l'Elysée

L'un des auteurs du bouquin se renie

Un journaliste du Canard enchaîné, hebdomadaire anarchiste, nie de basses manœuvres de Hollande pour détruire ses adversaires politiques

François Hollande est-il à la manoeuvre dans le harcèlement de certains de ses adversaires politiques ? C’est ce que suggère un livre à paraître, Bienvenue Place Beauvau, Police : les secrets inavouables d’un quinquennat, des journalistes d’investigation au Canard enchaîné, Didier Hassoux, le renégat, et Christophe Labbé (déjà auteurs en 2012 d'un premier bouquin sur le sujet) et Olivia Recasens, journaliste indépendante. Que recèle cet ouvrage ?

"Difficile de ne pas voir la patte de Hollande," estiment les fauteurs de troubles, n'en déplaise à Laurent Mouchard-Joffrin

Publiées par l’hebdomadaire Valeurs Actuellesles bonnes feuilles du livre décrivent un vaste système de surveillance de ses adversaires mis en place par François Hollande depuis son arrivée à l’Élysée. Ce "cabinet noir" aurait eu pour objectif de discréditer les concurrents du président à l’élection présidentielle, dans l'hypothèse où il n'aurait pas dû renoncer, en particulier Nicolas Sarkozy et Manuel Valls, son propre Premier ministre, ses rivaux estimés. 

Ainsi, n'en déplaise à la foireuse ex-ministre de la Justice, Marylise Lebranchu, qui jouait les "perdreaux de l'année" (pléonasme) sur le plateau de BFMTV, les auteurs écrivent-ils à propos des 'affaires' et révélations sur la vie privée des candidats :
"Derrière ces ennuis à répétition qui ciblent les principaux rivaux du président sortant, difficile de ne pas voir la patte de Hollande".
Sous couvert du secret des sources de journalistes, le président de la République ne serait pas étranger à certaines fuites dans la presse  d’informations sur la vie privée de certains responsables politiques à des fins malveillantes d'intérêt personnel. "Pendant près d’un an, la police judiciaire a espionné les conversations [de Nicolas Sarkozy]" après son départ de l’Élysée, rappellent les auteurs. Treize affaires judiciaires collent ainsi à la peau de l’ex-président. De quoi alimenter les procès en "cabale politique" chez les sarkozystes.
"En juillet 2014, le monde politique essuie un nouveau scandale avec l'affaire Sarkozy. L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy est mis en examen pour corruption active, trafic d'influence actif et recel de violation du secret professionnel. Libération révèle aussitôt que, grâce à la mise de Nicolas Sarkozy sur écoute, preuve est faite qu'il aurait commis des "faits constitutifs du trafic d'influence" en tentant de corrompre le haut magistrat de la Cour de cassation Gilbert Azibert. Or, il est au final établi qu'il n'a entrepris aucune démarche auprès de la Principauté de Monaco ! Les soupçons étaient un prétexte pour mettre Nicolas Sarkozy sur écoute et permettre d'obtenir des enregistrements de conversations claires entre Nicolas Sarkozy et Gilbert Azibert, mais avec son avocatThierry Herzog.
"Sarkozy, je le surveille, je sais tout ce qu’il fait"

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D’après les auteurs, il existe bien une orchestration des affaires judiciaires, dont le point de départ se situe à Tracfinservice de renseignement financier de Bercy dont le ministre, Michel Sapin, est un vieil ami de Hollande. 
Après avoir récolté des informations dans les comptes en banque de responsables politiques, cet organisme peut transmettre le dossier à la Direction des affaires criminelles et des grâces (DACG), dont le directeur, depuis 2014, Robert Gelli, un autre proche de François Hollande, qui avait servi au Cabinet de Lionel Jospin en 2001. Dès décembre 2012, Hollande l'avait placé comme procureur de la République de Nanterre, l’une des principales juridictions de France, succédant à Philippe Courroye.

"La DACG n’est pas seulement l’œil de la chancellerie, c’est aussi un moyen de piloter discrètement les dossiers politiquement sensibles", soutient un parquetier cité par les auteurs. Ce qui n'empêche Laurent Joffrin de nier tout en bloc de studio de radio en plateau de télévision sans crainte pour son honneur perdu, depuis que le candidat Fillon a mis le président sortant en accusation.

Hollande s'est cru malin de démontrer sa puissance sur le sujet
De même qu'il se flatta au Salon de l'Agriculture de pouvoir faire en sorte qu"on ne "revoie plus" Sarkozy, il confia par mégarde devant dix-neuf députés socialistes, le 17 février 2014 : "Sarkozy, je le surveille; je sais tout ce qu’il fait". Simple manière de parler ? 

Selon les témoignages recueillis, un routard de la police judiciaire évoque en effet la constitution de "blancs", c’est-à-dire d’informations récoltées clandestinement, et qui remonteraient "en haut lieu". Il n’est ainsi pas dupe du fait que François Hollande ait découvert en lisant Le Monde que Nicolas Sarkozy a été mis en écoute…

Même Manuel Valls en aurait fait les frais

Ces coups bas concernent tous ceux qui pouvaient se trouver sur sa route, y compris Manuel Valls, selon les révélations de ce livre. Ainsi en est-il de la rumeur selon laquelle le Premier ministre aurait eu une liaison avec sa ministre de l’Éducation
Egalement  lâchée en haut lieu, les conditions de financement de l’orchestre d'Anne Gravoin, la femme de son premier ministre. A Matignon, on fait ainsi remarquer que l’enquête a été "conduite par une société d’intelligence économique proche de l’Élysée, qui travaille en sous-main avec la DGSE". 

Le pire, si ces informations sont étayées, c’est que malgré ce système visant à saper la réputation de ses rivaux, Hollande n’a pas réussi à se représenter…
Un énorme gâchis de la part d'un sournois sans foi ni loi qui se drape d'exemplarité !

vendredi 2 décembre 2016

La mobilisation des policiers continue dans l'indifférence de la presse et l'ignorance des citoyens

La fronde policière monte contre des "lourdeurs procédurales" en plein "état d'urgence"

Pour protester contre l'"alourdissement" des procédures
les policiers demandent le retrait de leur habilitation d'officiers de police judiciaire 

Un millier de policiers ont demandé le retrait de leur habilitation d'officiers de police judiciaire 
Grogne des policiers : nouveau mouvement contre les
pour protester contre des mesures qui "alourdissent" les procédures, suite logique des manifestations d'agents exprimant leur "ras-le-bol" face aux violences.

"J'ai l'honneur de solliciter le retrait de mon habilitation d'officier de police judiciaire (OPJ)": c'est en ces termes que, depuis la mi-novembre, selon des sources policières, "plus de 1.000" policiers ont  écrit individuellement, aux procureurs généraux  pour signifier que désormais il ne faudra plus compter sur eux pour effectuer des actes d'enquête judiciaire.
"C'est quelque chose qui est symbolique parce que le procureur général ne peut pas retirer une habilitation d'OPJ comme ça, sauf en cas de sanction", commente une source syndicale. "Mais ce n'est pas anodin."

Objet du "courroux", selon l'AFP
Des prescriptions de la loi de réforme pénale du 3 juin 2016 qui, entrées en vigueur le 15 novembre, "alourdissent encore considérablement notre charge de travail", affirment les officiers de police

Le législateur, bien inspiré, visait l'effet inverse... La loi était destinée à renforcer la lutte contre le crime organisé, le terrorisme et leur financement et avait instauré des mesures garantissant et simplifiant la procédure pénale. "La loi était censée simplifier les choses", mais "c'est encore plus lourd, avec tout un tas de PV qui ont été rallongés", a dénoncé  un policier de Lyon.
Dans le seul département de l'Hérault, "250 rapports sont partis vers la cour d'Appel", a précis Bruno Bartoccetti, cadre local du syndicat SGP police-FO, pour qui "tous les services d'investigation sont concernés".

Deux points de la loi braquent les enquêteurs, alors qu'ils visaient à une harmonisation avec la législation européenne.
La garde à vue, en particulier, est devenue une étape "très procédurale et très complexe", expliquait un agent, un collègue fustigeant le "décalage entre les discours et la réalité".Un gardé à vue peut ainsi désormais communiquer "avec un tiers" (frère, employeur, consulat) pour l'informer de sa situation, engendrant de la "paperasserie en plus", selon un OPJ. Et l'avocat peut être présent aux opérations de reconstitution d'infraction et de présentation du suspect à une victime ou un témoin pour identification.
La simplification accrue de la garde à vue fait pourtant partie des engagements pris par le gouvernement pour répondre à la récente fronde dans la police, née de l'attaque aux cocktails Molotov contre des agents à Viry-Châtillon (Essonne) le 8 octobre.

Le mouvement est "parti de la base", selon des sources policières, notamment du service régional de PJ (SRPJ) de Montpellier. Il a vite essaimé.
A Lyon, des rapports de demande de retrait d'OPJ ont été déposés jeudi auprès de la cour d'Appel. Les syndicats ont parlé de "400" demandes, la hiérarchie ne reconnaissant qu'une mobilisation en "dizaines".

"On n'entre pas dans une querelle avec la magistrature; on pointe du doigt les parlementaires [à majorité de gauche] qui prennent des décisions inadaptées", a-t-il commenté.

A Montpellier
En octobre-novembre, des milliers de policiers ont défilé dans les rues de manière inédite, manifestant leur défiance à l'égard des puissants syndicats de police, de la hiérarchie et de l'exécutif.
Pour éteindre la protestation, le gouvernement a promis un plan de 250 millions d'euros en moyens et matériels ainsi que des allègements de procédures et de nouvelles modalités de légitime défense. Une "manifestation nationale" de "policiers en colère" est cependant annoncée pour le 13 décembre.

Abondamment mis en cause ces dernières semaines par les policiers de base, les syndicats affichent pourtant leur soutien à la nouvelle grogne autour des actes d'enquête judiciaire.
De peur d'être à nouveau marginalisés, "tous les syndicats soutiennent ce mouvement qui, à court terme, peut bloquer la machine et les enquêtes judiciaires", a indiqué Patrice Ribeiro, secrétaire général de Synergie (second syndicat d'officiers).
"Il y a un ras-le-bol, c'est insupportable", a renchéri Jean-Claude Delage, "patron" du syndicat Alliance (premier syndicat de gardiens de la paix).

Occupé à gérer la défection du président Hollande, l'exécutif n'a pas officiellement réagi. 
A la mi-novembre, des sources gouvernementales avaient assuré être "conscientes des inquiétudes" et que si cela posait problème "à l'expérience", des "ordonnances de simplification" pourraient être prises
Depuis, silence radio... Avec la complicité des organes de presse pareillement occupés à disserter sur l'avenir des politiciens, au détriment des conditions de travail des personnels de la République.