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jeudi 11 juillet 2019

Le vertueux de Rugy limoge sa directrice de cabinet épinglée pour abus de HLM de la Mairie de Paris

La préfète Nicole Klein jouissait d'une HLM parisienne qu'elle n'occupait pas depuis 2001

Ce logement social est resté inoccupé par sa bénéficiaire pendant 12 ans



DAL, Droit au logement, l'ignorait-il ? 
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Ses camarades de Mediapart viennent  de révéler que celle qui traquait les  Zadistes de Notre-Dame-des-Landes, opposés à un aéroport Ayrault à Nantes, squattait-elle-même une Habitation à  loyer modéré (HLM) qu'elle n'occupait pas... 
Selon le site trotskiste d'information, la préfète alors en exercice à Nantes jouissait d'un logement social à Paris depuis 2001 et qu'elle n'a pas occupé entre 2006 et 2018, alors que le maire de Paris était le socialiste Bertrand Delanoë (2001-2014), suivi d'Anne Hidalgo, PS. 
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Une période de douze ans durant laquelle Nicole Klein enchaînait les postes en préfecture dans la Somme et en Loire-Atlantique notamment. Ainsi fut-elle cheffe de cabinet de la socialiste Catherine Tasca, ministre déléguée de la communication auprès du ministre de la culture, Jack Lang, PS, et aussi chargée de mission au cabinet du premier ministre, Michel Rocard, référence socialiste. 
Déjà commandeur de l'ordre national du Mérite, elle a été promue officier de la Légion d'honneur le 13 juillet 2011.

L'"exemplaire" ministre d'Etat a été intraitable avec sa collaboratrice.

Résultat de recherche d'images pour "nicole klein hlm"François de Rugy, le ministre de la Transition écologique, vient de se faire épingler par Mediapart sur les fastueux dîners qu'il organisa avec sa femme à l'hôtel de Lassay pendant les deux années qu'il présida l'Assemblée nationale. Une nouvelle enquête publiée mercredi a mis cette fois en difficulté sa directrice de cabinet, Nicole Klein.

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Rugy n'a pas hésité à demander mercredi soir à Nicole Klein de donner sa démission de ses fonctions de directrice de cabinet de son ministère. Un départ effectif dès ce jeudi. C'est en novembre 2018 qu'elle avait rejoint l'hôtel de Roquelaure. A l'époque, la sexagénaire (67 ans) comptait partir à la retraite, mais sa gestion du dossier explosif de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes avait été saluée au sommet de l'Etat au point de lui proposer cette mission au côté du ministre de la Transition écologique et solidaire.

mercredi 6 février 2019

La préfète de l'Ardèche désavouée par une partie de la population

La voiture de la représentante du gouvernement a été bloquée par des manifestants

Les manifestants auraient reconnu la voiture de la préfète et ont encerclé son véhicule. 

Une des deux voitures de la préfète de l'Ardèche vandalisées ce mardi à AubenasLa préfète de l'Ardèche Françoise Souliman effectuait en déplacement mardi 5 février dans l'après-midi à Aubenas.  Elle s'est trouvée bloquée au milieu de manifestants qui ont crevé un pneu de sa voiture, selon des sources concordantes.

"J'allais avec des collaborateurs visiter une entreprise [Melvita], on est tombé sur une manifestation. On attendait qu'elle passe, comme tout le monde, mais des 'gilets jaunes' ont reconnu la voiture et tout le monde s'est attroupé autour de nous", a raconté Françoise Souliman, confirmant une information du quotidien régional Le Dauphiné Libéré.

Les syndicats dénoncent une provocation

La haut-fonctionnaire du ministère de l'Intérieur est alors sortie de son véhicule pour essayer de parlementer avec des manifestants, sans succès. "Le dialogue était totalement impossible, parce que c'était plus des vociférations et des cris qu'une volonté de parler. Nous avons eu un pneu crevé, la voiture rayée. Une voiture qui m'accompagnait a eu deux pneus crevés. Mais, et c'est le plus important, il n'y a aucun blessé, c'est du matériel. Mais c'est vrai que c'est toujours extrêmement déplaisant de faire son travail et de ne pas pouvoir aller et venir normalement."

Françoise Souliman relativise cet épisode : "j'avais quelques gardiens de la paix autour de moi. Si j'avais été seule, ça aurait été peut-être un peu plus compliqué. A aucun moment je ne me suis sentie en danger. Mais une voiture secouée, des pneus crevés, ça n'a rien de très réjouissant ni rassérénant pour la vie démocratique d'un pays". Mais elle ajoute au journal Le Dauphiné: " Il y avait une volonté de ne pas me laisser passer."

Le grand débat national a capoté... "Je n'ai absolument pas été bousculée physiquement, on a juste eu un pneu crevé", a-t-elle ajouté. Les pneus d'un second véhicule préfectoral ont aussi été crevés. La préfète s'est ensuite rendue, sous escorte policière, dans le garage Peugeot voisin d'où son véhicule a pu repartir.

Quelque 700 personnes, dont des "gilets jaunes", ont participé à la manifestation d'Aubenas à l'appel de la CGT 

"Elle savait très bien qu'il y avait une manifestation ici" dit-il. "On veut qu'elle parte ?" dit encore Caroline pour qui la préfète est responsable de la répression contre les gilets jaunes. "Elle nous interdit tout, les baraques sur les ronds points, les braséros".

Selon Michel Sabatier, responsable local du syndicat qui se trouvait sur les lieux, la rencontre a eu lieu à un rond-point de Millet à Aubenas, quand les deux voitures de la préfecture se sont engagées sur une voie bloquée par des Gilets jaunes. "Ils ont demandé à passer; ça a provoqué un attroupement. La préfète aurait pu reculer, mais elle n'a pas voulu. Ca tenait de la provocation face à une manifestation qui se déroulait tranquillement jusque-là", explique le syndicaliste.

Le secrétaire d'Etat à la fonction publique, l'ardéchois Olivier Dussopt, condamne l'attitude des manifestants envers Françoise Souliman sur Twitter.


vendredi 13 avril 2018

NDDL: Macron lâche du lest...

Les zadistes obtiennent une rallonge de 10 jours pour se régulariser

Non seulement la police assure la remise des lieux en état, mais la préfète accorde un délai supplémentaire aux occupants illégaux

Les gendarmes ont la charge de la remise des lieux en l'état

Les occupants de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes ont obtenu vendredi la possibilité de régulariser leur situation avant le 23 avril.
Macron est-il en train de perdre la face ? La préfète des Pays de la Loire a tendu la main aux zadistes, y compris les expulsés, en leur offrant un délai de grâce pour déclarer leurs projets d'ici le 23 avril et amorcer un "processus de régularisation", quelques heures après avoir montré les muscles, pour l'opinion, lançant une opération coup de poing visant à dégager une route départementale et après s'être flatté de la fin des opérations d'expulsion.

"Il leur est simplement demandé à ce stade de déclarer leur nom, de déclarer le projet agricole qu'ils souhaitent développer et de préciser les parcelles sur lesquelles ils souhaitent le mettre en oeuvre afin que l'Etat (...) puisse instruire ces demandes", a précisé Nicole Klein, soudain très ouverte et  accommodante, soulignant que "les projets collectifs n'empêchent pas les projets individuels".

La préfète multiplie les amabilités

NDDL: les zadistes ont un nouveau délai de 10 jours pour se régulariserElle a aussi annoncé qu'elle recevrait une délégation des occupants "le plus rapidement possible". En attendant, les gendarmes vont rester trois semaines à un mois avec un triple objectif: déblayer les parcelles, garantir la libre circulation sur la D281 et la D81 et prévenir toute réoccupation illégale, a-t-elle énoncé.

Le dispositif demeurera "le temps qu'il faudra, avec les forces qui seront nécessaires pour remettre les lieux en l'état, à la place des squatteurs qui se disent pourtant respectueux de la nature. 

Les occupants illégaux obtiennent qu' "il n'y aura plus d'expulsion", promesse, dans la matinée, du général Richard Lizurey, directeur général de la gendarmerie.

Intransigeance des zadistes

"Ce dont nous sommes certains, c'est qu'il ne sera pas possible de penser sereinement à la suite tant que la ZAD sera ciblée par ce type d'actions policières," estiment-ils dans un communiqué. 

Et "malgré les destructions, la ZAD va se donner les moyens de continuer à résister et vivre", préviennent-ils.

Des concessions de l'Etat, alors que le conflit perdure

Des échauffourées ont eu lieu pendant les pourparlers,
 le 13 avril 2018, sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes

La préfète cédait du terrain, alors que des affrontements étaient en cours un peu partout et que retentissaient en continu des tirs de grenade.

L'opération de la gendarmerie s'est concentrée sur la D81, l'une des deux routes principales nord-sud traversant la ZAD, surmontée de barricades enflammées vendredi matin. C'est sur cet axe, au carrefour de La Saulce, qu'une embuscade a eu lieu jeudi, selon les gendarmes, faisant 10 blessés dans leurs rangs, embuscade niée par les zadistes.

Les gendarmes se sont finalement retirés en fin de matinée, malgré des échauffourées en matinée un peu partout sur le site. Le calme est alors revenu et des activistes sont parvenus à remonter plusieurs barricades sur la D81.

"Il y a un moment où on peut comprendre qu'il faut savoir cesser un combat qu'on a gagné, raconte pourtant  le ministre de la Transition écologique, et donc il n'y avait aucune raison que certaines personnes n'offrent aucune perspective, sauf de rester dans une situation illégale, d'autant plus que c'était contre-productif pour la plupart des opposants", a réagi jeudi soir sur France info  Nicolas Hulot, enfin sorti de sa réserve. 

Les mensonges et approximations des parties et de la presse aux ordres

L'opération d'expulsion des occupants de la ZAD considérés comme illégaux a commencé lundi, avec le déploiement de 2.500 gendarmes, huissiers et engins de chantier, face à 200 (à 500, selon les sources) réfractaires révolutionnaires, nous disait-on, et 29 squats ont été détruits en trois jours, alors qu'il en reste autant.
Le général Lizurey avoue environ 250 opposants présents sur la zone en début de semaine, mais il ne précise pas combien d'activistes ont réussi à infiltrer les lignes de gendarmerie dans la nuit de lundi à mardi. Mais "hier soir [mardi, justement], nous avions 700 personnes en face de nous, notamment des gens extrêmement violents, de l'ultra-gauche, certains 'black blocs' sont présents ici. Le seul objectif, c'est de casser, de casser du gendarme, de blesser, d'agresser, de vandaliser", a-t-il commenté.

Les gendarmes ont par ailleurs lancé une opération de police judiciaire au lieu-dit "La Grée", où des éléments "utiles à l'enquête" sur des tirs de fusée mardi contre un hélicoptère de gendarmerie ont été saisis, selon le Parquet de Rennes. 
Au total, quatre personnes ont été interpellées vendredi matin pour participation à un attroupement, violences sur agent de la force publique (avec un marteau) ou outrage et rébellion, selon la cour d'Appel de Rennes, précisant qu'un autre manifestant interpellé jeudi pour détention d'engin explosif est toujours en garde à vue. Combien de mis en examen ont-ils déjà été relâchés ?
Par ailleurs, le tribunal des référés de Nantes a rejeté vendredi la demande d'un occupant de la ZAD qui contestait la légalité de son expulsion du lieu-dit "Les 100 noms".

Le 17 janvier, lorsqu'il a mis fin au projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, le Premier ministre Édouard Philippe s'était engagé à éradiquer cette "zone de non droit".
Le travail n'est pas fait.