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lundi 16 septembre 2019

Dialogue et concertation ? Le gouvernement annule une rencontre avec les avocats opposés à la réforme des retraites

Le haut-commissaire aux retraites et la garde des Sceaux annulent la veille pour le lendemain

Les trois responsables du Conseil national des barreaux, de la Caisse nationale des barreaux français et de la Conférence des bâtonniers devaient être reçus.

Des avocats, dont la présidente du Conseil national des barreaux, Christiane Feral-Schuhl (au centre), manifestent devant le tribunal de grande instance de Bobigny (Seine-Saint-Denis) pour une \"justice de qualité\", le 15 février 2018.Les représentants des avocats ont été avisés lundi 15 septembre que Jean-Paul Delevoye et Nicole Belloubet n'étaient disponibles pour eux. "Nous ne voyons pas le gouvernement demain [mardi], le rendez-vous a été annulé", a annoncé Maître Marie-Aimée Peyron, bâtonnière de Paris, lundi midi sur franceinfo (ci-dessous).

Macron veut en effet fondre les 42 régimes existants en
un système unique à points, sur la base du rapport Delevoye, mais le tour de passe-passe soulève  l'ensemble des professions libérales.

"Le rendez-vous est reporté sans date, je l'ai appris juste avant d'entrer dans le studio", a assuré Marie-Aimée Peyron. La bâtonnière espère que ce rendez-vous aura bien lieu.

En attendant, les avocats poursuivent le combat dans la rue

Résultat de recherche d'images pour "Paris manifestation pilotes septembre 2019"

Ils manifestent lundi aux côtés de médecins et paramédicaux (kinésithérapeutes ou encore infirmiers libéraux), pilotes, hôtesses et stewards pour défendre leurs régimes autonomes de retraite et contre le système universel voulu par l'exécutif. 
Résultat de recherche d'images pour "Paris manifestation medecins septembre 2019"
Les professions libérales sont en effet assurées de perdre les avantages liés à leur régime particulier, lequel est excédentaire et servirait à renflouer la caisse de retraite générale.
Les avocats, mais aussi les autres professions libérales, manifestent ce lundi à Paris pour défendre leurs régimes spécifiques de retraite.
Ce que ne dit pas la presse couchée, c'est aussi l'aide juridictionnelle qui est menacée : les avocats manifestent donc aussi pour la défense des justiciables.


lundi 8 avril 2019

Flop de la manif des 'foulards rouges', ce dimanche

 Le rassemblement des 'foulards rouges' ne s'essouffle pas : il a été annulé !

La préfecture de police a-t-elle communiqué ses chiffres de participation ?
19-4-8-foulardsLa presse aux ordres a-t-elle claironné qu'ils n’étaient que quelques dizaines de soutiens à Macron ? Un grand moment de solitude pour l'Elysée. 

Si l’Acte XXI du mouvement social des Gilets jaunes a connu ce samedi un bas de sa mobilisation, les 'foulards rouges' ont fait pire ce dimanche : en fait d'essoufflement, ils étaient sous assistance respiratoire... 

 
La marche du mouvement présidentiel créé en réaction aux Gilets jaunes, prévue à partir de la place de la République de Paris​ n’a ainsi qu’attiré qu'une soixantaine de personnes, selon Mediapart, et a été annulée faute d'un nombre suffisant de manifestants.
Des « foulards rouges » à Paris.
Des 'foulards rouges' à Paris
Peut-être BFMTV, CNews et LCI ont-elles montré ces vues éloquentes, mais doute était-ce dans leurs éditions de nuit...

Un échec qui n’a pas manqué de faire réagir sur les réseaux sociaux, beaucoup se moquant du faible nombre de participants.

D'autres sont plus sévères
sur les incohérences d'un pouvoir inéquitable :


ou sur le financement : 



D'autres encore ont compilé les tweets insultants des électeurs de Macron, notamment des socialistes et des juppéistes recyclés : 


mercredi 6 février 2019

La préfète de l'Ardèche désavouée par une partie de la population

La voiture de la représentante du gouvernement a été bloquée par des manifestants

Les manifestants auraient reconnu la voiture de la préfète et ont encerclé son véhicule. 

Une des deux voitures de la préfète de l'Ardèche vandalisées ce mardi à AubenasLa préfète de l'Ardèche Françoise Souliman effectuait en déplacement mardi 5 février dans l'après-midi à Aubenas.  Elle s'est trouvée bloquée au milieu de manifestants qui ont crevé un pneu de sa voiture, selon des sources concordantes.

"J'allais avec des collaborateurs visiter une entreprise [Melvita], on est tombé sur une manifestation. On attendait qu'elle passe, comme tout le monde, mais des 'gilets jaunes' ont reconnu la voiture et tout le monde s'est attroupé autour de nous", a raconté Françoise Souliman, confirmant une information du quotidien régional Le Dauphiné Libéré.

Les syndicats dénoncent une provocation

La haut-fonctionnaire du ministère de l'Intérieur est alors sortie de son véhicule pour essayer de parlementer avec des manifestants, sans succès. "Le dialogue était totalement impossible, parce que c'était plus des vociférations et des cris qu'une volonté de parler. Nous avons eu un pneu crevé, la voiture rayée. Une voiture qui m'accompagnait a eu deux pneus crevés. Mais, et c'est le plus important, il n'y a aucun blessé, c'est du matériel. Mais c'est vrai que c'est toujours extrêmement déplaisant de faire son travail et de ne pas pouvoir aller et venir normalement."

Françoise Souliman relativise cet épisode : "j'avais quelques gardiens de la paix autour de moi. Si j'avais été seule, ça aurait été peut-être un peu plus compliqué. A aucun moment je ne me suis sentie en danger. Mais une voiture secouée, des pneus crevés, ça n'a rien de très réjouissant ni rassérénant pour la vie démocratique d'un pays". Mais elle ajoute au journal Le Dauphiné: " Il y avait une volonté de ne pas me laisser passer."

Le grand débat national a capoté... "Je n'ai absolument pas été bousculée physiquement, on a juste eu un pneu crevé", a-t-elle ajouté. Les pneus d'un second véhicule préfectoral ont aussi été crevés. La préfète s'est ensuite rendue, sous escorte policière, dans le garage Peugeot voisin d'où son véhicule a pu repartir.

Quelque 700 personnes, dont des "gilets jaunes", ont participé à la manifestation d'Aubenas à l'appel de la CGT 

"Elle savait très bien qu'il y avait une manifestation ici" dit-il. "On veut qu'elle parte ?" dit encore Caroline pour qui la préfète est responsable de la répression contre les gilets jaunes. "Elle nous interdit tout, les baraques sur les ronds points, les braséros".

Selon Michel Sabatier, responsable local du syndicat qui se trouvait sur les lieux, la rencontre a eu lieu à un rond-point de Millet à Aubenas, quand les deux voitures de la préfecture se sont engagées sur une voie bloquée par des Gilets jaunes. "Ils ont demandé à passer; ça a provoqué un attroupement. La préfète aurait pu reculer, mais elle n'a pas voulu. Ca tenait de la provocation face à une manifestation qui se déroulait tranquillement jusque-là", explique le syndicaliste.

Le secrétaire d'Etat à la fonction publique, l'ardéchois Olivier Dussopt, condamne l'attitude des manifestants envers Françoise Souliman sur Twitter.


samedi 5 janvier 2019

Depuis l'Elysée, Griveaux s'en prend aux Gilets jaunes : ils "veulent renverser le gouvernement"

Le pouvoir cherche-t-il la baston ?

Benjamin Griveaux a estimé que le mouvement des "gilets jaunes" est le fait "d'agitateurs qui veulent l'insurrection" 

Benjamin Griveaux est revenu sur la poursuite du mouvement des "gilets jaunes" à la sortie du Conseil des ministres.
Au fond, "ils veulent renverser le gouvernement," a affirmé le porte-parole du gouvernement, ce vendredi.


En ce début d'année, la première résolution du gouvernement est l'affrontement. 
Benjamin Griveaux est revenu sur la poursuite du mouvement des "gilets jaunes" ce vendredi à la sortie du premier Conseil des ministres de l'année. Alors que Macron a apporté des "réponses concrètes et rapides" aux revendications sur le pouvoir d'achat, selon le gouvernement, les manifestants qui restent mobilisés, sont engagés "dans un combat politique et ne veulent pas participer au débat national", affirme Griveaux au nom du gouvernement Philippe.

Lettre ouverte au chef de l'Etat

Ce vendredi, le collectif de gilet jaunes "La France en Colère" a adressé une lettre ouverte au président de la République dans laquelle ils lui demandent de les recevoir à l'Elysée. Le groupe, lancé par Priscillia Ludosky et Eric Drouet, a dit son refus de participer au 'grand débat national' de diversion, de division et d'instrumentalisation voulu par Macron. Les auteurs de la lettre y voient un "piège politique pour tenter de noyer le sujet qui terrifieMacron :  ce qu'ils veulent est la mise en place du "référendum d'initiative citoyenne".
"La colère va se transformer en haine si vous continuez, de votre piédestal, vous et vos semblables, à considérer le petit peuple comme des gueux" - Extrait de la lettre
L'exécutif a entrepris de dresser les Français les uns contre les autres

Benjamin Griveaux a ainsi stigmatisé certains éléments du mouvement dont "certains seraient des "agitateurs" qui veulent l'insurrection et, au fond, renverser le gouvernement"

En même temps, le porte-parole a appelé les Français à participer "activement" au grand débat national auquel se refuse une portion des Gilets jaunes qui refusent qu'il soit encadré par le pouvoir.

Il s'est dit en outre "prêt à discuter avec des gens sincères [les bons parmi les méchants] qui ne font pas d'instrumentalisation politique [ceux qui sont "constructifs"...] de la difficulté que connaissent nos concitoyens", pour le coup instrumentalisés de manière éhontément populiste.
Griveaux en est enfin arrivé au compte-rendu du Conseil des ministres

Le porte-parole du gouvernement est également revenu sur la politique menée ces 18 derniers mois : "Pour beaucoup de nos concitoyens, les choses n'ont pas réellement changé dans leur vie et dans leur quotidien (...); ils n'ont pas connu de changement suffisamment substantiel et concret dans leur vie de tous les jours". 
Griveaux a ainsi assuré que Macron souhaite aller "plus loin, plus fort, plus radicalement" dans la transformation du pays. Ce qui fait souci, au vu de son recours abusif à l'article 49.3 et aux ordonnances.
"Nous devons aller au bout de l'envie de changement des Français car c'est cette envie qui nous a portés au pouvoir" - Benjamin Griveaux
Une partie des "gilets jaunes" appelle par ailleurs à se mobiliser pour un Acte VIII ce samedi 5 janvier à Paris, mais aussi en régions. Lors du rassemblement prévu dans la capitale, la lettre ouverte au président de la République sera lue par des "gilets jaunes" devant l'Hôtel de Ville, à 14 heures.

A Paris, la préfecture de police a indiqué avoir reçu deux déclarations de manifestations : la première pour un rassemblement sur les Champs-Elysées suivi d'un déplacement vers la place de la Bourse et la seconde pour un cheminement au départ de l'Hôtel de ville en direction de l'Assemblée.

jeudi 15 mars 2018

Valenciennes : un député peut-il se faire agresser impunément, s'il est FN ?

L'AFP semble douter : le député FN Sébastien Chenu "se dit victime" d'un "lynchage"

C'était lors d'une manifestation de la CGT...

Après avoir été bousculé par des militants de la CGT métallurgie aux cris de "dehors les fachos!", l'élu frontiste du Nord a annoncé qu'il allait déposer plainte.
Ce jeudi matin 15 mars, bien qu'il arborât son écharpe tricolore de député, pour tout dire, du Canton de Valenciennes-Nord, notamment, le député du Front national Sébastien Chenu a été bousculé par des militants de la CGT "en marge" [sic] d'une manifestation de la CGT métallurgie, a constaté un journaliste de l'AFP. Constat qui ne justifie pas son affirmation, en titre, de la réalité de l'agression...
"Dehors les fachos!", ont d'abord scandé les manifestants, qui l'ont ensuite "poussé vigoureusement".

L'élu du Nord a dû chercher refuge dans une agence de voyage sur la place d'Armes, principale place de la ville.

Une dizaine de policiers sont intervenus ensuite pour protéger le député et le magasin où il est resté une quinzaine de minutes.

"C'est scandaleux d'agresser un élu de la nation. J'ai reçu des coups au visage, au bras et aux jambes, par des gros bras de la CGT, alors que j'étais paisiblement en train de discuter avec des manifestants, dont des retraités. Je porterai plainte, un élu portant son écharpe tricolore ne peut être agressé de la sorte", a réagi le porte-parole du Front national auprès de l'AFP.

La CGT métallurgie organisait une manifestation pour dénoncer notamment la fermeture d'une ligne de production chez Vallourec.

La CGT dément tout "lynchage"

De "poussé" à repoussé", puis "viré"...
"J'étais calme, je ne demandais aucune prise de parole. Pourtant, je n'étais pas le bienvenu", a-t-il expliqué par la suite à Franceinfo alors qu'il se rendait chez son médecin "pour faire établir un certificat médical". "J'ai évité de peu un lynchage", assure-t-il, écrit l'AFP. 

Une "version" (selon l'AFP) démentie par l'union locale de la CGT, qui reconnaît que M. Chenu n'était "pas invité au rassemblement" et qu'il a été accueilli par "quelques mots doux", mais "il n'y a pas eu de violence"
"On le connaît, il fait le coup à chaque fois, accuse le syndicat d'extrême gauche; il vient provoquer, et attend qu'on parle de lui pour se faire de la pub", a déploré l'organisation syndicale.

L'indignation du FN

Sur Twitter, le parlementaire a dénoncé des "milices CGT" et écrit attendre "une condamnation du leader de la CGT Philippe Martinez".

Sébastien Chenu demande de son côté l'examen des caméras de vidéosurveillance installées sur la place "pour retrouver (ses) agresseurs", rapporte la chaîne de service public. 
Sur Twitter, lés élus du FN,comme lui, à commencer par Marine Le Pen, se sont également insurgés.




Au mois de décembre, un autre député FN, Ludovic Pajot, avait fait l'objet d'une agression. 
"Dans le cadre d'une sortie dans un bar de Béthune, j'ai soudainement été pris à partie par un groupe d'individus dont certains se revendiquant de l'extrême-gauche antifa", avait expliqué le benjamin de l'Assemblée nationale (25 ans) sur son compte Facebook.

Un député peut-il se faire impunément agresser par l'extrême gauche, qu'elle soit syndicale ou associative ?
Et la liberté de la presse consiste-t-elle à prendre parti contre un député démocratiquement élu, en jetant la suspicion sur ses déclarations et des faits publics ?

jeudi 28 septembre 2017

Code du travail : Raquel Garrido se réjouit du succès de la manif des Insoumis... qui n'a pas encore eu lieu

Un sens moral égalant celui de Mélenchon

Extrême gauche exemplaires dans un monde pourri ?

VIDÉO. Ordonnances : quand l'insoumise Garrido, devenue chroniqueuse télé, interpelle PhilippeAu lendemain de la manifestation contre la réforme du Code du travail à l'appel de Jean-Luc Mélenchon, la porte-parole de la France insoumise (LFI) s'est félicitée dans "Les Terriens du dimanche" du succès de cette mobilisation de rue.
Samedi 23 septembre, devant des dizaines de milliers de partisans réunis place de la République à Paris, Jean-Luc Mélenchon s'est montré menaçant envers le président Macron : "la bataille" contre les ordonnances réformant le Code du travail "n'est pas finie".

Un discours qu'il a vociféré à l'issue d'une manifestation qui a réuni 30.000 personnes, selon la police, mais 150.000 personnes, selon la France Insoumise.



Code du travail : Raquel Garrido se réjouit du succès de la manif des Insoumis... qui n'a pas encore eu lieu
Chroniqueuse de l'émission de Thierry Ardisson "Les Terriens du dimanche", Raquel Garrido s'est félicitée à plusieurs reprises du succès de la manif du meneur de la France Insoumise, dont elle fut la porte-parole pendant la campagne présidentielle perdue. 

Trois fois exactement, comme l'a souligné Libération, mardi 26 septembre.

Or, le site de la rubrique Desintox de Libération, comme celui d'Arrêt sur Images, a également souligné que l'émission de C8 avait été enregistrée jeudi 21 septembre... Soit deux jours avant la manifestation en question.

Toute honte bue, Maître Raquel Garrido a répliqué mais sur Twitter à la révélation : "Dimanche 24 septembre, une émission a diffusé une info véridique : la Marche du 23 septembre a été réussie. Libé et ASI [Arrêt sur Images] sont scandalisés !"

Puis, elle a souhaité "bonne nuit" aux "rageux", en détournant la maxime du journaliste et homme politique Émile Girardin : "Gouverner, c'est prévoir".

Dans un billet du début septembre dans son blog, Jean-Luc Mélenchon n'a pas craint de défendre Raquel Garrido, figure de la "France insoumise", et a loué sa personnalité... Le député élu dans les Bouches-du-Rhône - qui veut être la sardine qui bouchera le port de Marseille - mettait en regard une forme d'intransigeance à l'égard de Raquel Garrido, tandis que des trajectoires similaires d'hommes politiques battus et recyclés dans les media ont selon lui bénéficié d'une certaine indulgence.
"L'arrivée de Raquel Garrido sur C8 a polarisé la hargne de la caste, lance-t-il. Ceux-là n'avaient bien-sûr rien à dire quand Cohn-Bendit nous agonisait de postillons sur Europe 1 ou que Roselyne Bachelot officiait ici et là. Leurs critiques restent d’ailleurs très évasives en ce qui concerne les autres militants politiques dorénavant installés à l’antenne: Raffarin, Guaino, Dray et compagnie," débite le dépité de la présidentielle 2017.
Il faut rappeler que Mélenchon est lui-même un manipulateur de l'opinion.
Passons sur ses petits mensonges ordinaires concernant son mode de vie
et attardons-nous un instant sur le trucage photo de Mélenchon à la tête d'un cortège fantasmé, le 1er décembre 2013.
Les militants du 'Parti de gauche' (LFI d'alors) se prêtent à la mascarade:
Petite mise en scène médiatique de @JLMelenchon. A la télé et en réalité... http://twitpic.com/dn8ohr
Oh, la belle et grosse mobilisation de travailleurs en colère !...


VOIR et ENTENDRE la présentation de ce rassemblement sur TF1, complice de 'Monsieur Mélenchon' :

Quant à le vertueuse Garrido, avocate de son état et modèle de manipulatrice de l'information, CNews envisage-t-elle de virer sa chroniqueuse simulatrice ?


samedi 16 septembre 2017

Surexploitation : des policiers et leurs compagnes manifestent leur colère à Paris

"Citoyens ! désavouée votre police se meurt"

Près d’un an après le déclenchement d’une mobilisation inédite dans la police, pendant l'"état d'urgence"


Ils étaient encore plusieurs centaines à manifester à Paris et dans plusieurs grandes villes
L’image contient peut-être : textesamedi 16 septembre : avec leurs compagnes, ils ont exprimé leur "colère" sur leurs conditions de travail.
Femmes de policiers en tête du cortège, environ 200 personnes défilaient en début d’après-midi dans la capitale, dans le quartier des Invalides, derrière une banderole "Citoyens ! désavouée, votre police se meurt". Un mannequin représentant un policier était dressé sur une voiture, une cible placée dans le dos, et des manifestants scandaient des slogans comme "Assez, assez de policiers brûlés !".

Les policiers ont le sentiment d'être les "éboueurs" de la société 


VOIR et ENTENDRE la vidéo de l'Association MPC - Mobilisation des Policiers en Colère :

Née après l’attaque aux cocktails Molotov de policiers gravement blessés le 8 octobre 2016 à Viry-Châtillon (Essonne), 
L’image contient peut-être : une personne ou plus et textela fronde parmi les policiers avait duré plusieurs semaines, avec des manifestations la nuit à travers la France. Spontanée, grâce aux réseaux sociaux et sans les syndicats, elle était inédite par son ampleur. Il s’agit d’alerter sur "nos conditions de travail avec des véhicules hors d’âge, des lourdeurs procédurales…", a expliqué Tom, vice-président de l’Union nationale des policiers indépendants (UPNI), l’une des trois associations qui ont appelé à manifester (MPC, Mobilisation des Policiers en Colère, l'UPNI, Union des Policiers Nationaux Indépendants, et les FFOC, Femmes des Forces de l'Ordre en Colère).

VOIR et ENTENDRE cette vidéo de mobilisation des policiers et de sensibilisation de la population :

"On ira jusqu’au bout"
L’UPNI compte envoyer la semaine prochaine au ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, un "magazine" compilant 
des photos réunies dans le cadre d’un concours lancé cet été pour dénoncer la vétusté de leurs équipements. "Le commissariat de Coulommiers [Seine-et-Marne] a "gagné" ", a fait savoir le vice-président de l’UPNI. Le maire de la ville fut Franck Riester ((2008-2017).



Les "défavorisés" du ministère de l'Intérieur, dont on ne parle pas :

D’autres mobilisations ont eu lieu en France, comme à Strasbourg et Lyon. 
A Marseille, une soixantaine de personnes, des policiers et leurs femmes, s'est rassemblée vers 13 heures. "Tout le monde ne déteste pas les forces de l’ordre. Nous on les aime, et on ira jusqu’au bout", déclarait Isabelle, femme de policier marseillais et porte-parole régionale de la fédération 'Femmes de forces de l’ordre en colère'.
A Bordeaux :
Face à la mouvement social de l’automne 2016, le gouvernement précédent avait débloqué 250 millions d’euros pour améliorer l’équipement des policiers, et fait voter une loi assouplissant les règles de la légitime défense.