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lundi 8 avril 2019

Flop de la manif des 'foulards rouges', ce dimanche

 Le rassemblement des 'foulards rouges' ne s'essouffle pas : il a été annulé !

La préfecture de police a-t-elle communiqué ses chiffres de participation ?
19-4-8-foulardsLa presse aux ordres a-t-elle claironné qu'ils n’étaient que quelques dizaines de soutiens à Macron ? Un grand moment de solitude pour l'Elysée. 

Si l’Acte XXI du mouvement social des Gilets jaunes a connu ce samedi un bas de sa mobilisation, les 'foulards rouges' ont fait pire ce dimanche : en fait d'essoufflement, ils étaient sous assistance respiratoire... 

 
La marche du mouvement présidentiel créé en réaction aux Gilets jaunes, prévue à partir de la place de la République de Paris​ n’a ainsi qu’attiré qu'une soixantaine de personnes, selon Mediapart, et a été annulée faute d'un nombre suffisant de manifestants.
Des « foulards rouges » à Paris.
Des 'foulards rouges' à Paris
Peut-être BFMTV, CNews et LCI ont-elles montré ces vues éloquentes, mais doute était-ce dans leurs éditions de nuit...

Un échec qui n’a pas manqué de faire réagir sur les réseaux sociaux, beaucoup se moquant du faible nombre de participants.

D'autres sont plus sévères
sur les incohérences d'un pouvoir inéquitable :


ou sur le financement : 



D'autres encore ont compilé les tweets insultants des électeurs de Macron, notamment des socialistes et des juppéistes recyclés : 


dimanche 3 février 2019

Foulards rouges : qui est à l'origine du détournement parodique sur BFMTV ?

Castaner est-il l'auteur de l'infox annonçant 500.000 "foulards rouges" ?...

BFMTV a diffusé une vidéo toxique supposée rendre compte d'une manifestation de 'foulards rouges' (des pro-Macron honteux qui n'avouent que leur opposition aux violences en marge de mobilisations pacifiques).
Résultat de recherche d'images pour "500000 Foulards rouge"
Ce document n'est dû ni à BFMTV, ni aux Foulards rouges : alors ?
Parce qu'ils ne vérifient pas leurs sources (que par ailleurs ils protègent, notamment de la concurrence !), et qu'ils ont le jugement brouillé par leurs partis-pris , les journalistes macroniens de la chaîne privée - des pros !-  se sont fait rouler dans la farine.

Mais le ridicule n'a encore pas tué BFMTV ce dimanche 27 janvier. Il ne s’agit  même pas d’un montage grossier, mais en fait d'une attribution mensongère et grotesque destinée à faire rire. Cette vidéo n’a même rien à voir avec la France, puisqu'il s'agit d'une manif d'étudiants à Cagliari. C'est dire...
En voulant ridiculiser la presse, l'auteur ne s'y serait pas pris autrement et c'était justement son intention.

Les professionnels du décryptage ont bondi les yeux fermés sur l'occasion de magnifier la mobilisation des soutiens à Macron et sa bande. Ils se sont fait mystifier comme des bleus puisque les moqueurs ont collés des propos inventés de Christophe Castaner, plus énormes que ce qu'il peut produire dans son état normal à l'heure du pastis. Et là, il a dépassé son seuil d'incompétence depuis plusieurs semaines, n'en déplaise à l'auteur de ses prises de parole qui ne connaît pas plus d'une figure de rhétorique, celle qu'on croyait usée jusqu'à la corde par Hollande, l'anaphore (vous savez : "Moi, président de la République", répété ad nauseam)…
La video annonce le chiffre fantaisiste de 500.000 manifestants, preuve à l'appui, visuelle imparable, surtout vue du haut d'un immeuble et non pas à hauteur de tête. Las, les images montrent quelques pelés et un tondu, de ceux qui ne diffèrent pas en Sardaigne et en France.

Ainsi, la préfecture se serait emmêlée les boules de son boulier - une première ?- en comptant autour de 10.000. Dans les dizaines de milliers de partages et commentaires, de nombreux internautes jouent le jeu, dénonçant une presse hors sol et une "propagande merdiatique toujours plus absurde" ou la "corruption des media" qui reprend servilement une "manipulation" du ministre de l’Intérieur. 
Seuls les amateurs ont repéré la supercherie, les internautes, à la différence de la fine fleur de la chaîne du franco-israelo-libanais Patrick Drahi, cinquième homme le plus riche de France et détenteur de plusieurs organes de presse, dont Libération, L'Express, en plus de BFM TV et RMC. Cette élite contemptrice de twittos se donnera l'excuse de travailler en temps réel, la tête dans le guidon..., juste un peu soucieuse de buzzer avant l'autre, sans aucunrespect des "gens" auxquels ils prétendent expliquer la vie.

Il aurait suffi de visionner le document avant de le balancer...
S’il est difficile de savoir qui est à l’origine de cette vidéo (une des premières occurrences qu’on trouve sur Facebook remonte à dimanche en début d’après midi), elle est devenue virale après avoir été partagée quelques minutes plus tard par une page Facebook intitulée "Info Libre" et qui a pour titre : "Vouloir Savoir - Oser Dire". Plutôt populaire (elle compte près de 300.000 abonnés et plus de 500.000 vues de plusieurs de ses publications récentes), elle se présente comme une "source d’information alternative libre et indépendante de France" avec pour devise : "A l’ère de l’information, l’ignorance est un choix… et l’indifférence est un crime !" 
Aucune information n’est donnée sur ses auteurs et aucun lien avec un site Internet en particulier n'est fourni (même si elle porte le même nom que ce site, qui n’est plus alimenté depuis 10 ans). Tout juste sait-on que deux personnes l’administrent depuis la France, puisque Facebook donne (depuis peu) accès à ces informations. Clairement, ces deux hommes ne sont pas protégés par des syndicats, ni par des chartes de déontologie faites pour être impunément violées, ni par la solidarité de la profession, quoi qu'il arrive, quelque soit les turpitudes de la profession. Ils doivent se dissimuler pour ne pas disparaître au nom de la liberté de la presse politiquement correcte et subventionnée (tel est le cas du JDD (groupe Lagardère : édition, Elle ou Paris Match et Europe 1) ou des Echos (pôle media de LVMH, famille Arnault : champagne, Cognac, Dior, Kenzo ou Bulgari et Le Parisien, etc) 

Son logo a été emprunté au site d’information espagnol de gauche Infolibre (qui dispose d’un partenariat avec Mediapart, site révolutionnaire trotskiste). La bannière de la page renvoie vers un collectif de "médias libres" (la Coordination permanente des médias libres, CPML) qui regroupe plusieurs media indépendants proches de la gauche et de la gauche extrême comme Acrimed, Politis, Fakir ou Reporterre. Mais la page Facebook "Info Libre" ne semble pas en faire partie puisqu’elle n’est jamais citée sur le site de la CPML.

Alors que publie cette page ? 
Ces derniers jours, les publications sont variées, entre contenus d’information (inspirés de plusieurs media), appels à la grève et montages humoristiques, par exemple. Quasiment toutes les publications ont un point commun : elles sont pro-gilets jaunes et anti-Macron, ce qui change de la presse institutionnelle et pareillement partisane. 
Et pour viser le président de la république, la page Facebook se montre trans-partisane : elle pioche aussi bien dans des contenus publiés par Le Media, émanation de La France Insoumise, comme avec cette interview de la sociologue d'extrême gauche Monique Pinçon-Charlot, que de ceux publiés par TV Libertés, webTV d’extrême droite qui recevait récemment l’ancien du FN Jean-Yves Le Gallou. Un trait d'union entre les oppositions à Macron sans idéologie sectaire, qui est tenue depuis le début du mouvement trans-partisan des Gilets jaunes.

Maduro, ça va, mais Salvini, "ça fout des frissons"...

Avant l'éruption sociale incarnée par les Gilets jaunes, la page Facebook avait au contraire une ligne très claire.
Quelques années en arrière, il apparaît  que la page pouvait aussi bien défendre une ligne politique proche de l’extrême droite identitaire. En 2017, la page Facebook qualifiait ainsi la députée insoumise Danièle Obono de "cosmopolite […] prioritaire pour la ré-émigration" (une réaction que son comportement urticant pouvait en partie expliquer). La page multipliait à l’époque les contenus anti-migrants ou ouvertement islamophobes, ce qui ne devrait pas être une hérésie dans une authentique démocratie, et partageait les vidéos de figures de l’extrême droite comme les Youtubeurs Aldo Sterone (pseudo d'un Algérien vivant à Londres et critique du gouvernement français et de l’islam prosélyte), aussi bien que Paul Joseph Watson, un Britannique irrité par l'internationalisme. 

Les camarades de Mediapart "Info Libre" partagent également régulièrement des contenus qualifiés de complotistes, comme une vidéo qui prétend que l’attentat de Nice du 14 juillet 2016 ferait "partie d’un rituel sacrificiel". Ce n'est pourtant pas une création de l'esprit de dire que l'Etat islamique exhorte ses partisans kamikazes à faucher les piétons au moyen de camions dans les rues bondées : on l'a vu à Londres, Strasbourg ou Nice. 
Comparer les photos et voir
quelle exploitation en est faite par le NPA
Depuis la création de la page, un autre sujet revient systématiquement : Vladimir Poutine, présenté sous un jour favorable, ce qui contraste avec la diabolisation dont il est l'objet en France, comme Trump (Parti républicain) qui a pour tache originelle d'avoir écarté Hillary Clinton (Démocrate). Ni Le New York Times, ni le Washington Post ne s'en est remis : tous deux lui vouent une haine tenace, dupliquée par la presse sous anesthésie profonde du "politiquement correct".

Ainsi, en novembre dernier, juste avant l’acte 1 de la mobilisation populaire aux ronds-points, pour la défense du pouvoir d'achat, la page Facebook partageait en revanche une vidéo du ministère de l’Intérieur nationaliste Salvini démocratiquement désigné par les électeurs, avec pour commentaire "ça fout des frissons". Quelques jours plus tôt, elle prenait le parti des abandonnés de la macronie, en dénonçant le fait que Macron cherche à donner "plus pour les migrants, moins pour nos retraités", un raccourci saisissant destiné à éveiller les consciences. Dans le même temps, la page pointait également les contenus ouvertement hostiles à Jean-Luc Mélenchon et à la France Insoumise


Une preuve un peu légère, en fait, si on songe qu'en 2018, l'association anti-corruption Anticor - qui ne peut être accusée d'extrémisme droitier ! - a "déposé une plainte contre X visant les comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchon. (Le 8 juin, une autre association, le Front républicain d’intervention contre la corruption (Fricc), a annoncé son intention de porter plainte, auprès du Parquet de Paris, pour "financement illégal de campagne électorale", visant Emmanuel Macron. Sait-on ce qu'il est advenu ?)

Avant de publier ces contenus, la page avait toutefois adopté encore un autre ton : les premières vidéos partagées, qui avaient rencontrés un franc succès, portaient sur la souffrance animale ou les ravages de la pollution.

En somme, cette page aborde tous les sujets avec un oeil critique qui dérange les media institutionnels et leurs inspirateurs, réussissant ainsi à se mettre tout le monde à dos. Les déviants n'ont pas bonne presse...

dimanche 27 janvier 2019

Sans rire, le pouvoir décompte 10.500 de ses supporteurs 'Foulards rouges' à Paris

Cette contre-manifestation n'avait guère mobilisé de policiers, preuve qu'elle était bien téléguidée

Castaner a vu "plus de 10.000 Foulards rouges", ce 27 janvier 2019...
Viendrait-il à l'idée de Macron ou Darmanin d'évoquer aujourd'hui 
le 23 Mars 1919, 
quand Mussolini et ses partisans se rassemblèrent à Milan
Les Foulards rouges avaient appelé au rassemblement à 14 heures à Paris pour "défendre la démocratie et les institutions" face aux violences.

Les suiveurs de Macron auraient été quelque 10.500, selon la préfecture de police de Paris, à défiler de la place de la Nation à la Bastille, sur 2,2 km, soit 30 minutes consacrées à la "défense de la démocratie et des institutions" face aux violences attribuées aux "gilets jaunes" plutôt qu'aux "casseurs" que les organisations syndicales pourtant dotées de nervi ne parviennent pas à éradiquer : on parle alors de violences "en marge"... Un chiffre, par chance, conforme donc à l'espoir d'avoir 10.000 participants "minimum" affiché par les organisateurs de cette "Marche républicaine des libertés [en soutien à Emmanuel Macron]".

Une mobilisation en légère baisse samedi, selon le ministère de l'Intérieur. Les rassemblements du onzième samedi de mobilisation auraient réuni 69.000 personnes dans toute la France, contre 84.000 la semaine précédente. Samedi soir, à 23h30, 59 gardes à vue étaient comptabilisées à Paris, selon le Parquet.

Ce rassemblement des Gilets jaunes a fait dans ses rangs une victime célèbre de la police de Castaner.
Figure du mouvement, Jérôme Rodrigues a été blessé à l'œil droit par un projectile, émis par un lanceur de balle de défense (Flash ball) ou une grenade de désencerclement, et dans un contexte quisamedi, ne justifiait pas leur usage réglementé, puisque que l'homme n'était ni armé, ni agressif, ce qui, dimanche, n'a pas refroidi les Foulards rouges, opposés aux violences d'où qu'elles viennent. 

Le Gilet jaune filmait la manifestation quand il fut atteint à deux reprises par des forces de l'ordreprès de la place de la Bastille à Paris. Sauf à penser qu'il a été visé par un Gilet jaune ou s'est donné un grand coup de poing dans l'oeil.... "Je vais perdre mon œil", a-t-il présagé depuis l'hôpital, sur Facebook en fin d'après-midi. Il a porté plainte, et la police des polices a été saisie.

Parallèlement, un événement Facebook appelait à la constitution d'une chaîne de "gilets jaunes" 
L’image contient peut-être : texteIntitulé  "chaîne du coeur jaune", à travers le pays (Gard ou Hérault,Bordeaux ou Montceau-les-Mines par exemple) cet événement  aurait attiré plus de 4.000 participants et 11.000 personnes intéressées, et de nombreux événements locaux divers ont aussi été créés. Des images prises par des journalistes sur place montrent des chaînes rassemblant plusieurs dizaines de personnes.
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Au tour des "foulards rouges" de manifester

Le lendemain, comme si de rien n'était, leur marche s'est s'élancée peu après 4h à Paris. S'ils se défendent de marcher contre les "gilets jaunes", ses organisateurs dénoncent les violences...
12h54 : Les présente n'ont pas hésité à acclamer les policiers qui ont parcouru la place. #MarcheRepublicaineDesLibertes

13h24 : Deux retraités, 68 et 74 ans, sont venus expressément de Normandie pour la #MarcheRepublicainedesLibertees. Ils avouent, eux, être là pour soutenir Macron". "C’est le seul qui peut faire quelque chose; c’est le mieux pour le moment", estime Marcel. 

13h24 : Un technicien, la cinquantaine, qui fait partie des foulards rouges des Hauts-de-France, a fait le déplacement pour "appeler les gens à la raison" et " arrêter les violences". "Il faut se montrer pour dire qu’il n’y a pas que les gilets jaunes", dit-il 

13h24 : Yvan, 70 ans, est venu, lui, du Morvan. Il assure qu'il n'a pas spécialement voté Macron, mais "ça lui paraît improbable de demander la démission d’un président démocratiquement élu". Même par défaut...

13h24 : Ça commence un tout petit peu à se remplir. 
Vraiment peu, au vu de cette video :
13h47 : Un vif débat s’est engagé entre un participant à la #MarcheRepublicainedesLibertees et un quidam. "Arrêtez de le prendre, c’est pour faire le buzz", s'écrie une partisane de la désinformation.




14h03 : Cadre dans une banque et foulard rouge, il vient du Lot pour dire Stop aux violences, mais aussi pointer les media qui ont fait "une faute journalistique" en invitant sur des plateaux "des personnes peu recommandables", ces "gens qui ne sont rien"...


L’image contient peut-être : une personne ou plus et barbe14h13 : Proche d'Eric Drouet, militant très suivi sur Facebook... Qui est Jérôme Rodrigues, ci-contre, l'une des figures du mouvement, blessé à l'œil hier à Paris par un tir d'origine encore inconnu ? Franceinfo dresse son portrait.
14h04 : "Vous êtes avec les gilets jaunes. Nous, les rouges, on veut pas de vous !", vient de lancer un journaliste un manifestant "contre les violences".

14h04 : Une Marseillaise est entonnée à 10 mn du départ. 
Le plan serré ne permet pas d'évaluer le nombre de participants au moment du départ... 
Un fort doute persiste donc sur la vérité des chiffres avancés par la Préfecture. 
Il n'empêche que Margaux Duguet, journaliste à franceinfo, passée par Europe 1 (groupe Lagardère Active) et Radio Classique (Groupe Les Echos-Le Parisien), un brin dépité, se hasarde à commenter que "il y a un peu plus de monde déjà.
14h33 : Le cortège s'est élancé de la Nation. 

14h35 : Laurent Soulié, initiateur de la marche, est en tête de cortège (ci-dessus).

14h36 : Une banderole en tête de cortège indique: "Stop la violence." "C’est très très bien", commente une femme. Et son compagnon d'expliciter : "comme ça, les journalistes font de belles photos !"

14h40 : "Stop, ça suffit" et "Stop aux violences", scandent quelques manifestants.
Lors de la manifestation des \"foulards rouges\", le 27 janvier 2019 dans les rues de Paris.
Un peu exaltés, les anti-violences;
il ne manque guère que les chemises noires...
18h19 : Invité de LCI, Laurent Nuñez est revenu sur la blessure à l'œil de Jérôme Rodrigues. Ce proche d'Eric Drouet a dû être pris en charge par les secours, hier, lors du rassemblement parisien sur la place de la Bastille.
"Nous n'avons pas de trace d'un tir de lanceur de balles de défense à l'encontre de Jérôme Rodrigues. Je fais confiance à l'IGPN pour mener l'enquête." 

18h20 : "Au total il y a eu, samedi, 32 tirs de LBD (lanceur de balles de défense ou Flash balls). Mais à ce stade, j'exclus un tir de ce type à l'encontre de Jérôme Rodriguez."

18h41 : Brûler vives des femmes. Récurrence de la haine contre les femmes, selon la journaliste parisienne du service public. Ou certaines. A moins que d'avoir l'obligation républicaine d'aimer toutes les femmes. De Gessica Notaro (symbole de la lutte contre les violences faites aux femmes en Italie) à Sohane Benziane (jeune femme de 17 ans découverte inanimée, gravement brûlée, le 4 octobre 2002, dans un local à poubelles de la cité Balzac, à Vitry-sur-Seine dans le Val-de-Marne, et décédée.L'ancien petit ami de Sohane Benziane, Thondy Diakho, 24 ans, a déclaré lors de l'audience de mercredi 5 avril, que Jamal Derrar s'en était pris à la jeune fille), en passant par les 250 Indiennes attaquées chaque année.  Mélange des genres.

18h49 : Difficile de rater le procès en sorcellerie visant la ministre des femmes. L'inscription "Schiappa au bûcher" a été taguée place de la Nation à Paris, hier. Ce brocard n'a pas manqué de faire réagir.

18h57 : "Le combat sera long, le combat sera dur mais on ira au bout de nos convictions pour un monde meilleur, pour une France meilleure et surtout un monde plus humain, et surtout redonner toute la place que l’humain doit avoir aujourd’hui dans notre monde." Beau comme du Victor Hugo.

18h57 : "Je suis très en colère mais ce qui ne tue pas rend plus fort. Ils pourront me couper un bras, ils pourront me couper une jambe, je ne lâcherai pas, et je serai de retour dans les manifs dès que mon état le permettra," a déclaré la victime pacifique des ordres de Castaner à la police.

19h11 : "Physiquement, j’ai le globe oculaire qui a été recousu. J’ai une plaie à l’œil et elle a été recousue. A savoir si je vais récupérer la vision de mon œil, il faut attendre que l’hématome se résorbe. Ce sera déterminé dans une à deux semaines." 

Contre-manifestation des pro-Macron contre les Gilets jaunes, dimanche

Les soutiens à Macron, en rangs dispersés

Si le mouvement des Gilets jaunes s'essouffle, 

celui des pro-Macron peine à trouver son souffle

La cible des anti-Gilets jaunes, pro-Macron
Les amis de Macron auront mis douze semaines avant de réagir. Les "Foulards rouges" et les "gilets bleus" ne défendront pas le pouvoir d'achat des "gens qui ne sont rien", mais riposteront aux "gilets jaunes" pour défendre les options politiques incarnées par Macron. 

Ils se veulent les porte-parole de la majorité silencieuse. Ca commence mal, puisque 52% des Français soutiennent les Gilets jaunes en lutte contre les taxes et surtaxes et pour une vie meilleure.

Ils ont choisi le biais de slogans qui ne trompent personne,  "stop aux blocages" et "stop aux violences", puisqu'ils ont commencé par s'inscrire dans le contexte de crise sociale en "soutiens à Macron". 
Le manifeste des Foulards jaunes date de fin décembre 2018, plus d'un mois après le début du mouvement de contestation de la politique de Macron, notamment sa surtaxation des carburants pour financer essentiellement son budget général, au prétexte d'aider à la transition énergétique. Le Huffington Post écrit que l'idée d'une "Marche républicaine de soutien à Emmanuel Macron" a plutôt fait son chemin "dans la foulée de l'allocution exceptionnelle du président de la République promettant plusieurs mesures pour le pouvoir d'achat," ce qui met un peu plus à mal la thèse d'une réaction aux violences commises par des "casseurs" en marge d'"Actes" de Gilets jaunes. L'initiateur anonyme - Laurent de Toulouse - a dû faire quelques concessions et abandonner le caractère politique du rassemblement pour l'amputer et le rebaptiser "Marche républicaine des libertés," évoquant bizarrement la "Marche des Fiertés" LGBT. Pas fiers, les "foulards rouges", d'être les soutiens du chef de l'Etat ?

Leur erreur stratégique originelle a ensuite rendu laborieuse l'organisation des groupuscules, en dépit des coups de pouce des chaînes d'information notoirement favorable au gouvernement (BFMTV, Cnews et LCI, mais aussi le service public de France Télévisions), alors qu'ils restaient confidentiels sur les réseaux sociaux et en associations.

Bien que rejoints par les "Gilets bleus", les "Foulards rouges" ne parviennent pas à définir une ligne commune et à se mettre d'accord sur les suites à donner à leur mouvement, à la veille de la "Marche Républicaine des Libertés" prévue le 27 janvier, et initialement intitulée "Marche Républicaine des Libertés en soutien à Emmanuel Macron". Le rassemblement veut désormais, mais un peu tard, gommer cet objectif partisan et toute référence politique.

L’image contient peut-être : 1 personne, ciel, chaussures et plein air
Pour convaincre, certains en font même un peu trop : "Ce n’est pas une manifestation contre les ‘gilets jaunes’, mais pour notre République et le respect des institutions. C’est une marche totalement apolitique. Chez nous, il y en a beaucoup qui ne supportent pas le président", assure Théo Poulard, ouvrier boulanger quimpérois de 23 ans, ou Benois Peintre (Theo), sur Facebook, selon le cas (c'est le même, ci-contre), vice-président des "foulards rouges". Il avait toutefois commencé par déclarer : "On est contre les casseurs, les pilleurs et les extrêmes", à l'invitation de Bernard Poirette, un sexagénaire agile, passé de RTL à Europe 1, groupe Lagardère Active (Paris Match, JDD, Elle, etc) et gros pourvoyeur de chroniqueurs et intervenants partisans sur BFMTV (dont les sournois Bruno Jeudy et Bernard Poirette ou l'offensive Jannick Alimi).
On notera au passage que, depuis décembre 2017, le journaliste  "libre et indépendant" Frédéric de Lanouvelle, présentateur sur différentes tranches d’information de BFMTV (2007-2016), puis membre de la rédaction de l'émission Sept à Huit sur TF1, est porte-parole du ministère de l’Intérieur...


Près de 2.000 participants - on a dit 10.000, ensuite - se sont inscrits (Facebook) à La Marche Républicaine des Libertés, prévue dimanche 27 Janvier à Paris
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Né dans le Vaucluse, quelques jours seulement après la première mobilisation des "gilets jaunes" du 17 novembre, le mouvement s'est aussitôt attiré des soupçons de "récupération", puis de "téléguidage" par le pouvoir et les réseaux sociaux ne les ont pas ménagés, bien qu'ils aient aussitôt fait disparaître toute référence macronienne. 

Leur groupe Facebook, "Foulards rouges : riposte face aux gilets jaunes", créé le 26 novembre sous le nom de "Brassards Rouges", plafonne à 38.190 membres. La page "STOP, Maintenant ça suffit" (née le 10 décembre) ne réunit toujours que  4.575 mentions "j'aime" et est suivie par 5.711 abonnés.
Rejoints par les "gilets bleus", dont la page compte royalement 1.540 abonnés, ils organisent une "Marche Républicaine des Libertés", dimanche 27 janvier. En un mois, l'événement cumule moins de 10.000 sympathisants. Après une durée inédite de deux mois de mobilisation des défenseurs du pouvoir d'achat, les "anti-gilets Jaunes" ont enfin décidé de se rendre visibles - et de se compter - en occuper les rues parisiennes.
Réussiront-ils à siffler la fin du match ?

Photo de profil de Laurent de Toulouse, L’image contient peut-être : 1 personne, lunettes et gros plan
Lancée fin novembre par l'ingénieur toulousain Laurent Soulié (ci-contre), auteur de la page "STOP, Maintenant ça suffit", pour protester contre les "filtrages" qualifiés de "blocages" mis en place par "les gilets jaunes" (dont ils ne prennent pas en compte la trêve des fêtes de fin d'année), la manifestation est co-organisée par le Mouvement des Foulards Rouges, rejoint par un autre collectif, celui des Gilets Bleus, alors que la ville de ce "sympathisant LREM de Toulouse" (Europe 1) reste l'un des bastions de la contestation. "Laurent de Toulouse" a finalement dû briser son anonymat sur les réseaux sociaux.
Ceux qui seront dans la rue "ce sont ceux qui en ont marre de voir, tous les samedis, des scènes de saccage, de pillage, de voir leur liberté de circuler entravée", prétend Laurent Ségnis, fondateur du collectif des "Gilets bleus". Le juriste de 36 ans dénonce une "mise à mal de l'économie du pays par les 'gilets jaunes'" : "près de 60.000 salariés au chômage partiel, des CDD raccourcis, des missions d'intérim annulées... "Cette marche, c'est "un ras-le-bol", notamment "des commerçants" lassés "des fermetures, des pertes de chiffre d'affaires des vitrines cassées, des stocks dévalisés", liste ce poujadiste. Sympathisant notoire du parti présidentiel, 'La République En Marche' (LREM), il pratique un amalgame en accusant le mouvement de "méthodes coercitives" et se dit "ébahi". Sans nuance, il l'étiquette proche "des extrêmes et des populismes", à la fois de droite et de gauche. "L'heure est venue de dire 'stop' !", lance ce militant à l’origine d’une autre pétition : "Pour le droit de circuler librement le 17 novembre".

Une marche "pro-Macron"

L'iconographie déversée par les Foulards rouges sur les réseaux sociaux fait étrangement écho aux écarts de langage clivants du gouvernement :

Page Facebook qui a pour but de "montrer à tous, 
ce qu'il en est du pacifisme jaune". Et de 
 prouver que les Foulards rouges sont apolitiques?
"lèpre nationalisteet un retour aux "années 1930" évoqués par Macron (entretien du 31 octobre avec Ouest France, dans lequel il appelait à "être lucide" et à "résister"...) ou "peste brune", selon son ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, propos irresponsables qui ont fait monter la colère populaire et sucité cette contre-offensive qui ajoute au chaos.

Comme Jacline Mouraud (Gilet jaune), "J'ai fait ça comme un exutoire, c'est un cri du cœur", admet Laurent Soulié, alias "Laurent de Toulouse", auteur de la page Facebook "STOP, Maintenant ça suffit". "J'ai été très choqué par les violences, en particulier à Paris : le saccage de l'Arc-de-Triomphe, les appels à rentrer dans l'Élysée, à marcher sur l'Assemblée nationale, les images du boxeur... Caricaturiste parmi d'autres, cet ingénieur aéronautique ne s'est pas interrogé sur la gestion calamiteuse des effectifs de police qui ne se trouvait pas sur les lieux de l'action.

Ce salarié du privé  estime que "le mouvement ne poursuit plus une revendication sociale". Il ne cache d'ailleurs pas sa sympathie pour le Président de la République : "J'ai voté En Marche au premier comme au second tour [lors de l'élection présidentielle de 2017]", avoue ce militant si longtemps masqué. En même temps, il se défend d'organiser une marche "pro-Macron". Si toutefois des élus LREM se joignent à la marche, ce sera "en tant que citoyens", exhorte-t-il.
Ce mouvement est parti sur de mauvaises bases troubles
Il ne divise pas seulement les Français, mais aussi ceux qu'il prétend aider. 
"Si j'y participe, je ne le dirais pas", a déclaré le président du groupe LREM à l’Assemblée, Gilles Le Gendre, invité de France Inter, tandis que Olivia Grégoire s'est déclarée sympathisante et participante, en famille.

A travers cette marche, "ce n'est pas la personne d'Emmanuel Macron, c'est la fonction que je veux soutenir," raconte le Toulousain de 51 ans, qui y voit une façon de défendre "les institutions", "la République" et "la démocratie" elle-même.

Pour se joindre à la manifestation, les "Foulards rouges" ont d'ailleurs posé leurs conditions :
Résultat de recherche d'images pour "Théo Poulard"
que l'événement soit "renommé et apolitique", explique Théo Poulard (lunettes pour se vieillir), alias "Benois Peintre", en séance de rattrapage : riposte face aux gilets jaunes". "La moitié de nos membres était pour, et l’autre moitié était contre", explique le vice-Président de l'association Le Mouvement des Foulards Rouges qui revendique 1.200 adhérents depuis sa création, le 29 décembre. Lui-même raconte qu'il a voté pour Benoît Hamon au premier tour, puis Emmanuel Macron au second, faute de mieux, "sinon, c'était les extrêmes", suppose-t-il.

Beaucoup de "foulards rouges" pourraient être des "gilets jaunes"

Des Brassards rouges contre les GJ, un journaliste de la CFDT pour les représenter… Y’a le feu à MatignonC'est-à-dire des "casseurs" ? "Il y a des gens de tous bords politiques et de toutes catégories sociales parmi nos membres", affirme le boulanger quimpérois de 23 ans nommé Peintre. 

Qu'est-ce qui les fait sortir du bois ? 
Aucune description de photo disponible.
Choix des Gilets bleus
pour illustrer leur page Facebook
Les avait-on vus sortir leur brassard rouge lors des grèves syndicales avec violences en marge des défilés, malgré leurs services d'ordre musclés et aguerris, notamment lors de la réforme des transports contestée par la CGT ? Et lors des arrivées clandestines de migrants ? Ou lors des manifs de lycéens et étudiants ? Sont-ils allés débloquer les facs squattées (à Tolbiac, Montpellier, Metz ou ...Toulouse), empêchant les étudiants non grévistes d’aller en cours et de passer leurs examens ?

Depuis deux mois, c'est même "une majorité silencieuse des Français" qui "se terre [sic] et se tait", caricature Laurent Soulié. Las d'être "traité de bourgeois qu'on vient déranger", il tient à souligner que lui-même vient "d'un milieu modeste". S'il "ne se positionne pas contre les 'gilets jaunes'", considérant leur demande de "plus de pouvoir d'achat" comme "légitime", il estime néanmoins qu'"il y a eu une main tendue, un appel à dialogue, des mesures sociales ont été prises" depuis l'allocution d'Emmanuel Macron, le 10 décembre. C'est sur la base de ce postulat qu'il affirma que, tout en dénonçant "la forme" et non "le fond" du mouvement : "les manifestations deviennent donc illégitimes, on a franchi la ligne jaune, c'est une dictature de la minorité", juge-t-il : l'avènement d'un Troisième Reich bis, somme toute ?

VOIR et ENTENDRE le réquisitoire de Jean-Michel Aphatie (...Europe 1), sur la même longueur d'ondes avec les Foulards rouges :

Même son de cloche du côté de Fabien Homenor, administrateur du groupe "Foulards rouges de France : Défense des Libertés Citoyennes" (photo-ci-dessous) qui cumule 3.976 membres depuis sa création, le 21 décembre, et créateur de page "Foulards rouges de France" qui affiche plus de 22.000 abonnés. Le groupe "fermé" des "Brassards Rouges" (modifié par la suite), ouvert par John Werner le 26 Novembre 2018 sur Facebook, a été repris par F. Homenor, le 8 décembre.
"Sur nos pages, on a demandé aux membres s'ils touchaient plus ou moins de 2.000 euros, 70 % ont répondu qu'ils touchaient moins, sur un échantillon d'environ 4.000 votants", affirme-t-il, sans contrôle possible. Cet informaticien indépendant et itinérant de 34 ans, originaire de la commune de L'Isle-sur-la-Sorgue, dans le Vaucluse, reconnaît qu'il aurait pu enfiler un gilet jaune, au tout début du mouvement, comme "beaucoup de 'foulards rouges' pourraient être des 'gilets jaunes'". "Je fais beaucoup de trajet, donc je suis concerné par la doléance initiale des 'gilets jaunes' sur le prix du carburant (...) on comprend le mal-être de nos compatriotes, mais on dit 'stop aux blocages' et 'stop aux violences', indique-t-il. Et subissez ?

Partis-pris, caricature, rivalités et division
Communiqué contre communiqué, le mouvement des Foulards rouges est incohérent. Unis dans leurs positions, ils n'en sont pas moins divisés sur leur mode d'action et leur manifestation de ce dimanche met en évidence les divergences. Fabien Homenor et ses 1.700 adhérents Les Foulards Rouges de France estiment que, pour l'opinion publique, c'est "la marche à Macron" et c'est pourquoi "nous ne participerons pas à la marche", a-t-il annoncé

Des dissensions que le ralliement des "gilets bleus" à la marche risque de creuser. 
L’image contient peut-être : personnes debout
En effet, l'administrateur de la page, Laurent Ségnis, est adhérent  au parti La République En Marche, dans le Val de Marne et il a "activement participé à la campagne présidentielle". Il confirme avoir été contacté par plusieurs élus. "Tous sont les bienvenus, pourvu qu'ils soient républicains", annonce le "gilet bleu" qui assure lui-même venir "en tant que citoyen".

De son côté, Fabien Homenor maintient son appel "à ne pas participer" à la marche. Dans un communiqué, il souligne "des risques d'affrontements" et "d'être infiltrés par des casseurs mal intentionnés", puisque la marche ne bénéficie pas selon lui "d'autorisation définitive et se tiendra en même temps que la Marche pour le Climat".
Le Mouvement des Foulards Rouges annonce qu'il modifie le parcours de la marche : le départ ne se fera plus depuis la Place de la République, mais de la Place de la Nation, en direction de la Place de la Bastille, "sur demande de la Préfecture de Paris, parce qu'ils s'attendent à ce qu'il y ait du monde [10.000 personnes espérées] et c'est plus facile à sécuriser", rapporte Laurent Soulié. "Les gens se sont organisés, se réjouit Laurent Ségnis, j'ai reçu des messages de gens qui ont affrété des bus de toute la France (...) quatre sont prévus rien qu'à Dijon. Certains ont acheté leurs billets d'avions (...), même des expatriés."