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vendredi 25 octobre 2019

"Zone de non-droit" : des policiers visés par des tirs de projectiles

Nuit de tension dans la cité du Val Fourré à Mantes-la-Jolie: plusieurs blessés de part et d'autre 

Laurent Nuñez assure que la police "a été victime d'un véritable guet-apens organisé"
Résultat de recherche d'images pour "Mantes guet-apens Macron"

Les policiers qui s'étaient déplacés pour un véhicule en feu à Mantes-la-Jolie se sont retrouvés encerclés et visés par des tirs de projectiles. Lors de l'agression, deux blessés, dont upolicier, sont à déplorer, ainsi qu'un jeune, grièvement blessé à l’oeil par un tir d'origine non identifiée.  

Peu avant 23 heures, trois policiers sont appelés pour éteindre une voiture incendiée au Val-Fourré, quartier sensible de Mantes-la-Jolie, dans les Yvelines, selon une source policière. Les fonctionnaires de police font leur devoir en se rendant sur les lieux à pied, habillés en civil. C'est alors qu'une centaine d'individus ont tiré de nombreux projectiles sur les forces de l'ordre, une trentaine, jeudi soir à Mantes-la-Jolie. 

Sur place, ils sont assaillis par "plusieurs dizaines" d'individus qui les visent avec des projectiles, des tirs de mortier d'artifice et des cocktails Molotov.
es affrontements durent une demi-heure. Les policiers appelés en renforts ont répliqué avec leurs moyens de défense, lanceurs de balles de défense (LBD), grenades de désencerclement et grenades lacrymogènes.

L'un des policiers a été légèrement blessé à la cuisse par un tir de mortier d'artifice. Un jeune agresseur de 20 ans a été touché à l'oeil et transporté au centre hospitalier de la ville. Il se pourrait qu'il en perde l'usage. Un autre, a également été admis pour une blessure aux testicules. 

Ce guet-apens n'a donné lieu à aucune interpellation pour l'instant. 
Deux enquêtes ont été ouvertes: une en flagrance pour violences avec guet-apens, arme et en réunion, participation à un groupement formé en vue de la commission de violences, et outrage à personne dépositaire de l'autorité publique. Une seconde a été confiée à l'IGPN sur les conditions d'usage des armes de défense par les policiers. 

D'autres violences concertées dans les Yvelines 

Au lendemain de ces événements,
le syndicat Alliance dénonce une "banalisation de ces guet-apens et de ces violences urbaines" dans le département des Yvelines.

"Dans la même soirée, une heure plus tôt, c'était le commissariat des Mureaux qui était attaqué à coup de jets de mortiers.

Quelques minutes après le traquenard de Mantes-la-Jolie c'est un véhicule de BAC sur Trappes qui était attaqué par une quinzaine d'individus avec des tirs de projectiles", révèle Julien Le Cam, secrétaire départemental Alliance dans les Yvelines. 

Ces affrontements "violents par le nombre de personnes qu’on avait en face de nous (...) sont assez inhabituels", a pourtant prétendu le patron de la Direction départementale de la sécurité publique, le contrôleur général Ludovic Kauffman, conseiller du préfet pour la sécurité et l'ordre public.
Un dispositif de maintien de l’ordre supplémentaire doit être mis en place à partir de vendredi soir
avec l’appui d’une compagnie de CRS.

En l'absence de Castaner,  Nuñez, son secrétaire d'Etat, a pris la parole:

Les policiers mettent en cause un manque d'effectifs et "un sentiment d'impunité des jeunes"
Est-ce "l'affaire" de Macron?

mardi 23 avril 2019

RSF et SNJ dénoncent des atteintes à la liberté d'informer dans la France de Macron

L'Acte 23 des Gilets jaunes a été l'occasion de règlements de comptes de l'Etat avec la presse non alignée

Après des incidents avec les forces de l'ordre, le Syndicat national des journalistes (SNJ) et Reporters dans frontières (RSF) font état d'atteintes à la liberté d'informer.

Résultat de recherche d'images pour "Gaspard Glanz"
Deux journalistes en garde à vue, plusieurs touchés par des grenades de désencerclement… Le Syndicat national des journalistes (SNJ) et Reporters sans frontières​ (RSF) ont dénoncé dimanche des atteintes à la liberté d’informer après des incidents entre forces de l’ordre et journalistes samedi lors de l’acte 23 des Gilets jaunes. "Il y a eu plusieurs interpellations de journalistes et d’autres incidents", a révélé Vincent Lanier, premier secrétaire national du SNJ, suite notamment à l’interpellation de deux reporters indépendants à Paris, Gaspard Glanz et Alexis Kraland (reporter indépendant de 'Street Politics').

Ces deux poils à gratter de Macron ont été placés en garde à vue samedi, notamment pour "participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations", selon le Parquet de Paris.
COMMUNIQUÉS DE PRESSE
23e samedi des Gilets Jaunes : respectez la liberté de manifester et d’informer !

A la veille du 23e samedi de manifestations des Gilets Jaunes, le syndicat national des journalistes (SNJ), première organisation de la profession, constate :
- que le gouvernement n’a toujours pas proposé de solution politique en réponse aux revendications sociales des femmes et des hommes qui manifestent depuis plus de cinq mois dans notre pays ;
- que les manifestant(e)s sont soumis(e)s à des entraves dans leurs droits constitutionnels ;
- que les forces de police et de gendarmerie utilisent des matériels dangereux à l'encontre des citoyen(ne)s ;
- que loin de laisser la presse faire son travail, de nombreux témoignages (comme la semaine dernière à Toulouse) démontrent que les forces de l’ordre agissent brutalement contre les journalistes, comme en témoignent les 62 signalements effectués par notre confrère David Dufresne.
Le SNJ rappelle qu’il est aux côtés des journalistes victimes et interpelle les ministres concernés :
La France ne doit pas devenir un pays de non-droits.
Respectez et faites respecter la liberté de manifester et d’informer !
Paris, le 19 Avril 2019
"Assurer la sécurité des manifestants et des journalistes"
Le ministère de l’Intérieur répète à l'envi que "les forces de l’ordre sont mobilisées chaque samedi pour empêcher les violences, assurer la sécurité des manifestants, mais aussi celle des journalistes, régulièrement – et ce samedi encore – prises à partie. Si des journalistes sont interpellés – ce qui peut arriver – ils ne le sont évidemment pas ès qualités mais en raison des infractions relevées" (déclaration du dimanche 21 avril) .

"Une pente très dangereuse"
"On commence à se poser des questions : est-ce qu’il n’y a pas une volonté déterminée d’intimider notamment les photographes sur le terrain ? On a l’impression que certains sont ciblés", a dénoncé Vincent Lanier du SNJ. "Il y a des tensions, c’est vrai, sur le terrain entre des policiers et des photographes, mais de là à interpeller, il y a un gros problème. On est sur une pente très dangereuse par rapport à la liberté d’informer, c’est la liberté de la presse qui est menacée", a-t-il insisté. 
La question est de savoir si ils ont reçu des consignes de leur hiérarchie et à quel niveau supérieur.

"Le nombre d’incidents depuis le début du mouvement des Gilets jaunes qui visent autant des journalistes professionnels et non professionnels clairement identifiés "Presse" au moment où ils sont en train de filmer ou photographier entrave le travail de la presse et limite de facto la captation d’images de ces événements qui sont par nature d’un intérêt crucial pour le public" [et la démocratie], a de son côté regretté Catherine Monnet, rédactrice en chef adjointe à RSF. "Cela va à l’encontre du droit et de la liberté fondamentale d’informer. 
Les journalistes doivent pouvoir couvrir librement ces manifestations afin de pouvoir rapporter leur déroulement et les agissements des manifestants comme celui des forces de l’ordre", a-t-elle rappelé.

Plusieurs journalistes blessés

Plusieurs journalistes ont été blessés samedi lors des manifestations, alors que les anarcho-révolutionnaires du Black bloc s'étaient très peu mobilisés. 21 personnes ont été interpellées à titre préventif et placées en garde à vue.

En milieu d'après-midi, la police avait procédé à Paris à 189 interpellations et à plus de 17.500 contrôles préventifs, selon la préfecture. 
A 16h, 122 personnes avaient été placées en garde à vue dans la capitale, dont 4 mineurs.


Communiqué :
Lors de la 22e journée de mobilisation à Toulouse samedi 13 avril, la répression policière a été d’une forte intensité.
La presse a été particulièrement ciblée.
SEPT journalistes ont été la cible de violences physiques de la part de la police et des CRS.

Une journaliste de TVBruits a été blessée à la tête par une grenade lacrymogène, elle a été soignée immédiatement par une équipe de streetmedics de La Rochelle et est hors de danger.

Un journaliste filmant en live pour le site 'Révolution Permanente' a été blessé par une grenade explosive de désencerclement reçu au niveau des jambes.

Deux journalistes ont été violemment agressés rue Merly. Un policier de la BAC a arraché le sac à dos de la journaliste, puis la bousculée et jetée au sol, arraché son casque, lui a donné plusieurs coups de matraque, un coup de pied. Le photographe a côté d’elle a tenté de la protéger, il a reçu plusieurs coups de matraque et coup de pieds, son matériel a été cassé.

Un cinquième nom se rajoute [s'ajoute] à la liste des journalistes frappés par la police samedi 13 avril à Toulouse. Il s’agit du caméraman de l’émission Quotidien sur TMC, frappé à coups de matraque quand lui aussi essayait de sortir de la nasse policière de 12h, allée Jean Jaurès.

Un photographe a reçu un coup de matraque ayant cassé son objectif rue Alsace Lorraine.

Un photographe a été plaqué au sol avec son trépied, son matériel cassé, rue Alsace Lorraine.

Face à une telle situation, nous tenons à interpeller citoyens et responsables politiques sur les dérives autoritaires de l’état constituant une atteinte à la liberté de la presse, qui se joint à une atteinte à la liberté d’expression et de manifestation.

Nos équipes présentes de 9h30 à 19h sur le terrain n’ont à aucun moment été la cible d’agressions verbales ou physiques de la part des manifestants gilets jaunes et ne nous ont pas empêchés de faire nos reportages. Comme lors des 21 manifestations précédentes organisées par les Gilets jaunes.

TVBRUITS

A Paris, un photographe de l’Agence France-Presse "a reçu une grenade lacrymogène dans les jambes" et a "pris un coup, hors action" d’un policier, a indiqué son rédacteur en chef photo France Olivier Morin. 

Une vidéaste de l’AFP a également indiqué que sa chaussure avait pris feu après le tir d’une grenade de désencerclement. Elle a été prise en charge par des " treet medics".
Phénomène préoccupant, une libération de la parole contre la profession et une rhétorique anti-média dans bon nombre de démocraties s’est installé en Europe en 2018. RSF ne se préoccupe pas des motifs de colère dans la population; il élude. Les journalistes sont déclarés persona non grata, menacés et insultés par des personnalités qui sont au plus haut sommet du pouvoir. Cette tendance s’amplifie, notamment en France (32e, +1), où le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon a estimé que la haine des journalistes était “saine et juste”. Elle est proportionnée à la désinformation et au parti-pris.

Mercredi 4 avril 2018, Street Politics avait déjà alerté les démocrates : "la police réprime à la manif des cheminots" 
"Etudiant-e-s, postiers, enseignants, salariés d'Air France... Partie de gare de l'Est, la manifestation des cheminots appelée par Sud-Rail et Force Ouvrière a rassemblé 5.000 personnes. Bloquée par les forces de police, la manifestation n'a pas pu rejoindre le point d'arrivée, Saint-Lazare, pourtant déposé en préfecture, et a été dispersée aux alentours de Notre-Dame-de-Lorette. La police a réprimé violemment, nous relayons ci-dessous la vidéo tournée par Street Politics."

Interpellé samedi lors de l'Acte XXII des Gilets jaunes, le journaliste indépendant Gaspard Glanz sera jugé pour "outrage", le 18 octobre. Dans l'attente, il est interdit de venir à Paris chaque samedi avant son procès, dans six mois.

Pour son avocat, les poursuites contre son client sont une forme de pression politique. Il dénonce notamment le deuxième chef d’infraction initialement retenu contre son client lors de sa garde à vue : "Le motif de participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations est un délit qui punit une intention et non pas des actes. Gaspard Glanz, comme des milliers de manifestants, est mis en cause en raison de ce texte et nous espérons que celui-ci sera abrogé", assure-t-il.

L’image contient peut-être : une personne ou plus, personnes debout, foule et plein air
Lundi, à 10 heures, une cinquantaine de personnes s’étaient rassemblées devant le commissariat où M. Glanz était gardé à vue. 
Selon la rubrique CheckNews de Libération, Gaspard Glanz avait auparavant interpellé le groupe de CRS, demandant à parler "au commissaire" après avoir été visé par un tir de grenade lacrymogène consécutif à un doigt d’honneur contre un policier. Une source judiciaire précise au Monde que sa garde à vue avait justement été prolongée dimanche afin de "permettre la poursuite des investigations en présence de la personne".

samedi 9 février 2019

Acte XIII des Gilets jaunes : encore plus de 100.000 manifestants qui ne lâchent rien en France

Les estimations du nombre de participants de plus en plus aléatoires: plusieurs cortèges et rassemblements dispersés

Les éléments de langage véhiculés par la presse : participation et soutien faiblissants des Français...

Arme psychologique sur l'opinion, la bataille politique des chiffres se poursuit. 
Des rassemblements dispersés ont lieu un peu partout en France et des heurts ont éclaté notamment à Paris, où 4.000 personnes ont défilé, à 14h00 et selon la préfecture, mais deux fois plus, selon les organisateurs de la manifestation déclarée et autorisée, et aussi à Bordeaux, qui, avec Toulouse, reste un point chaud du mouvement. 


Plusieurs centaines de manifestants se sont dirigés vers la Chambre basse des députés  perchés LREM, où des heurts ont éclaté. Le mouvement des Gilets jaunes a rassemblé environ 51.400 manifestants pour le 13e samedi consécutif de mobilisation. Un chiffre en baisse par rapport aux semaines précédentes, assure la presse officielle. Après trois mois de présence hebdomadaire, à Paris, 4.000 personnes ont défilé dans les rues. Inutile de préciser que ces chiffres sont ceux de la préfecture... Ils étaient 2.000 à Paris pour l'Acte VI, le 22 décembre, après un mois de mobilisation. 

Affrontements à Paris

Résultat de recherche d'images pour "9 fevrier 2019 gilet jaune blessé"

Un manifestant présent dans le cortège parisien des Gilets jaunes a eu les doigts arrachés samedi à la mi-journée, à hauteur de l'Assemblée nationale, où les tensions étaient vives. Cet homme a été évacué par les pompiers de l'Assemblée, un bandage au bout de l'avant-bras. Des street-medics ont témoigné d'une main arrachée, également clairement visible sur des images diffusées en direct par la chaîne de télévision RT. La cause de la blessure n'était pas connue dans l'immédiat. L'hypothèse d'une grenade de désencerclement est le plus souvent avancée.

C'est le treizième samedi de mobilisation pour le mouvement. 
Quelques milliers de manifestants étaient rassemblés à la mi-journée sur les Champs-ELysées, d'où un cortège est parti à midi vers le Champ-de-Mars, au pied de la tour Eiffel. Les slogans récurrents dénonçant les violences policières, sur ordre de Castaner, notamment avec l'utilisation des controversés LBD 40 (Flash balls) et grenades de désencerclement, ou visant le demi-ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, dont la proposition de loi anti-casseurs a été adoptée par l'Assemblée, au prix de refus de voter dans la majorité, ont été scandés. 
Deux blindés à roues de la gendarmerie étaient garés devant l'Arc de Triomphe, vandalisé le 1er décembre. Des chevaux de la Garde républicaine (des gendarmes à cheval) ont été lancés contre les manifestants, dans les XVe et VIe arrondissements, comme le 8 décembre, déjà, dans le 3e.

Rassemblements à Bordeaux, Lyon, Dijon, Strasbourg ou Toulouse

Les chiffres du ministère de l'Intérieur sont également contestés par les Gilets jaunes. 

A Bordeaux, ville de Juppé, maire Macron-friendly, plusieurs milliers de Gilets jaunes ont tenu des rassemblements, souvent émaillés de heurts. Dans le cortège flottaient de nombreux drapeaux français, et un drapeau noir anarchiste, derrière des banderoles proclamant : "En route pour un monde meilleur". 
Ce qui autorise Jean Garrigues à évoquer le "26 février 1936" !... Ainsi, comme en amphi, ce professeur d'histoire faisait-il de la désinformation en direct sur BFMTV dont il n'est plus besoin de signaler les partis-pris, et qui continue à l'inviter régulièrement : le 25 avril 2017, il était au nombre des signataires d'une tribune de chercheurs et d'universitaires (sic) annonçant avoir voté pour Macron au premier tour de l'élection présidentielle française de 2017 et appelant à voter pour lui au second. Bien que disqualifié comme partisan, il peut poursuivre impunément son endoctrinement à la fac et dans les media (C dans l'air diffusée sur France 5, des Voix de l'info sur CNews, de 24 heures en questions sur LCI, de 'On va plus loin' sur Public Sénat, de Ça vous regarde sur La Chaîne parlementaire, des Grandes Voix et de C'est arrivé demain sur Europe 1 et plusieurs autres émissions de radio ou de télévision: autant de chaînes, publiques et privées que la déontologie n'étouffe pas et que le nouveau président du CSA, choisi par Macron, ne risque pas de tracasser ).
Ci-dessous,
un autre exemple pour corroborer les divagations partisanes de cet universitaire de haut vol :
EN DIRECT. Acte 13 des "Gilets jaunes" : 12.100 manifestants à 14 heures
A Lyon, ville de Gérard Collomb, prédécesseur démissionnaire de Castaner, ils étaient aussi plusieurs milliers dans les rues. 
Parmi eux, Bernard, un logisticien de 56 ans : "C'est bien beau le grand débat, mais nous, on veut du concret, moins de taxes, plus de pouvoir d'achat. On sera là tous les samedis de l'année s'il le faut." 

Dijon est aussi une des places fortes du mouvement : c'est encore une ville socialiste vindicative : celle de François Rebsamen. Le cortège s'est élancé aux cris de "Macron démission". Emmanuel Macron "ne parle pas, il fait un monologue", a observé Nadine, 55 ans, qui ne croit pas au grand débat. "On a encore l'espoir que [les manifestations] ouvrent un peu les yeux" au président.

A Lorient, fief du socialiste renégat Jean-Yves Le Drian, au moins 2.000 personnes ont défilé (chiffres de son collègue Castaner au gouvernement).

Ils étaient environ 1.500 à Montpellier, autre ville socialiste (celle de Georges Frêche, 1977-2004) . Sur un gilet jaune était écrit : "Produits alimentaires + 8 à 10 %, retraites et pensions - 3,5 %. On en a marre." Ou " Macron démission, Castaner en prison", ont scandé des manifestants. 

A Caen, anciennement socialiste, 1.700 personnes ont manifesté, selon la préfecture : ils doivent être pondérés... 
En milieu d'après-midi, les forces de l'ordre sont intervenues pour disperser un groupe de manifestants qui avaient tenté d'envahir le boulevard périphérique extérieur de la ville, selon un communiqué de la préfecture. Tôt samedi matin, un groupe de Gilets jaunes avait installé un barrage filtrant sur l'axe Caen-Ouistreham, menant au port d'embarquement pour les ferries vers la Grande-Bretagne, mais "la circulation a été rapidement rétablie", selon la préfecture.

Des incidents à Metz, dont le maire est socialiste.
Des incidents ont éclaté entre des Gilets jaunes et les forces de l'ordre à Metz, où s'étaient rassemblés samedi près de 1.900 manifestants, et pas 100 de plus, selon la police. Vers 17 heures, un noyau de 300 personnes a tenté de forcer un barrage des forces de l'ordre, positionnées sur un pont permettant l'accès à la préfecture. Les forces de l'ordre ont répliqué en lançant des grenades lacrymogènes à plusieurs reprises. Deux barrières de chantier ont été installées à proximité des fourgons de gendarmes mobiles, sous les applaudissements de la foule.

Résultat de recherche d'images pour "strasbourg Sommet OTAN"Dans le reste de la région Grand Est, à Strasbourg, ville socialiste, l'entrée principale de la gare a été fermée en milieu d'après-midi à l'approche de quelques dizaines de Gilets jaunes. 
Résultat de recherche d'images pour "strasbourg Sommet OTAN"Les voyageurs pouvaient entrer par un point de filtrage, tandis que des manifestants ont tenté de bloquer temporairement les entrées de commerces du centre-villecomme Le Printemps, Starbucks ou McDonald's. Ce qui infirme les propos d'un Jean Garrigues sur BFMTV selon lesquelles il pourrait être établi une analogie avec le 26 février 1936 et la "lèpre nationaliste" stigmatisée par Macron. L'historien et le président ne devraient-ils pas plutôt tourner leur regard biaisé du côté des "Black bloc" qui ont ravagé la ville lors du Sommet de l'Otan de 2009 ? (image ci-dessus et à  droite)

A Mulhouse, entre 700, selon la police, et 1.000 personnes, selon les Gilets jaunes, ont défilé sans incident. 
En Franche-Comté, frappée par les difficultés Alstom-Siemens, plusieurs centaines de Gilets jaunes ont manifesté dans les rues du centre-ville de Besançon, soit une mobilisation du même ordre que la semaine précédente. 
Selon L'Est républicain, groupe de presse Macron-compatible couvrant toute la façade Est de la France,  un millier de Gilets jaunes ont défilé dans les rues de Montbéliard.

dimanche 27 janvier 2019

Sans rire, le pouvoir décompte 10.500 de ses supporteurs 'Foulards rouges' à Paris

Cette contre-manifestation n'avait guère mobilisé de policiers, preuve qu'elle était bien téléguidée

Castaner a vu "plus de 10.000 Foulards rouges", ce 27 janvier 2019...
Viendrait-il à l'idée de Macron ou Darmanin d'évoquer aujourd'hui 
le 23 Mars 1919, 
quand Mussolini et ses partisans se rassemblèrent à Milan
Les Foulards rouges avaient appelé au rassemblement à 14 heures à Paris pour "défendre la démocratie et les institutions" face aux violences.

Les suiveurs de Macron auraient été quelque 10.500, selon la préfecture de police de Paris, à défiler de la place de la Nation à la Bastille, sur 2,2 km, soit 30 minutes consacrées à la "défense de la démocratie et des institutions" face aux violences attribuées aux "gilets jaunes" plutôt qu'aux "casseurs" que les organisations syndicales pourtant dotées de nervi ne parviennent pas à éradiquer : on parle alors de violences "en marge"... Un chiffre, par chance, conforme donc à l'espoir d'avoir 10.000 participants "minimum" affiché par les organisateurs de cette "Marche républicaine des libertés [en soutien à Emmanuel Macron]".

Une mobilisation en légère baisse samedi, selon le ministère de l'Intérieur. Les rassemblements du onzième samedi de mobilisation auraient réuni 69.000 personnes dans toute la France, contre 84.000 la semaine précédente. Samedi soir, à 23h30, 59 gardes à vue étaient comptabilisées à Paris, selon le Parquet.

Ce rassemblement des Gilets jaunes a fait dans ses rangs une victime célèbre de la police de Castaner.
Figure du mouvement, Jérôme Rodrigues a été blessé à l'œil droit par un projectile, émis par un lanceur de balle de défense (Flash ball) ou une grenade de désencerclement, et dans un contexte quisamedi, ne justifiait pas leur usage réglementé, puisque que l'homme n'était ni armé, ni agressif, ce qui, dimanche, n'a pas refroidi les Foulards rouges, opposés aux violences d'où qu'elles viennent. 

Le Gilet jaune filmait la manifestation quand il fut atteint à deux reprises par des forces de l'ordreprès de la place de la Bastille à Paris. Sauf à penser qu'il a été visé par un Gilet jaune ou s'est donné un grand coup de poing dans l'oeil.... "Je vais perdre mon œil", a-t-il présagé depuis l'hôpital, sur Facebook en fin d'après-midi. Il a porté plainte, et la police des polices a été saisie.

Parallèlement, un événement Facebook appelait à la constitution d'une chaîne de "gilets jaunes" 
L’image contient peut-être : texteIntitulé  "chaîne du coeur jaune", à travers le pays (Gard ou Hérault,Bordeaux ou Montceau-les-Mines par exemple) cet événement  aurait attiré plus de 4.000 participants et 11.000 personnes intéressées, et de nombreux événements locaux divers ont aussi été créés. Des images prises par des journalistes sur place montrent des chaînes rassemblant plusieurs dizaines de personnes.
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Au tour des "foulards rouges" de manifester

Le lendemain, comme si de rien n'était, leur marche s'est s'élancée peu après 4h à Paris. S'ils se défendent de marcher contre les "gilets jaunes", ses organisateurs dénoncent les violences...
12h54 : Les présente n'ont pas hésité à acclamer les policiers qui ont parcouru la place. #MarcheRepublicaineDesLibertes

13h24 : Deux retraités, 68 et 74 ans, sont venus expressément de Normandie pour la #MarcheRepublicainedesLibertees. Ils avouent, eux, être là pour soutenir Macron". "C’est le seul qui peut faire quelque chose; c’est le mieux pour le moment", estime Marcel. 

13h24 : Un technicien, la cinquantaine, qui fait partie des foulards rouges des Hauts-de-France, a fait le déplacement pour "appeler les gens à la raison" et " arrêter les violences". "Il faut se montrer pour dire qu’il n’y a pas que les gilets jaunes", dit-il 

13h24 : Yvan, 70 ans, est venu, lui, du Morvan. Il assure qu'il n'a pas spécialement voté Macron, mais "ça lui paraît improbable de demander la démission d’un président démocratiquement élu". Même par défaut...

13h24 : Ça commence un tout petit peu à se remplir. 
Vraiment peu, au vu de cette video :
13h47 : Un vif débat s’est engagé entre un participant à la #MarcheRepublicainedesLibertees et un quidam. "Arrêtez de le prendre, c’est pour faire le buzz", s'écrie une partisane de la désinformation.




14h03 : Cadre dans une banque et foulard rouge, il vient du Lot pour dire Stop aux violences, mais aussi pointer les media qui ont fait "une faute journalistique" en invitant sur des plateaux "des personnes peu recommandables", ces "gens qui ne sont rien"...


L’image contient peut-être : une personne ou plus et barbe14h13 : Proche d'Eric Drouet, militant très suivi sur Facebook... Qui est Jérôme Rodrigues, ci-contre, l'une des figures du mouvement, blessé à l'œil hier à Paris par un tir d'origine encore inconnu ? Franceinfo dresse son portrait.
14h04 : "Vous êtes avec les gilets jaunes. Nous, les rouges, on veut pas de vous !", vient de lancer un journaliste un manifestant "contre les violences".

14h04 : Une Marseillaise est entonnée à 10 mn du départ. 
Le plan serré ne permet pas d'évaluer le nombre de participants au moment du départ... 
Un fort doute persiste donc sur la vérité des chiffres avancés par la Préfecture. 
Il n'empêche que Margaux Duguet, journaliste à franceinfo, passée par Europe 1 (groupe Lagardère Active) et Radio Classique (Groupe Les Echos-Le Parisien), un brin dépité, se hasarde à commenter que "il y a un peu plus de monde déjà.
14h33 : Le cortège s'est élancé de la Nation. 

14h35 : Laurent Soulié, initiateur de la marche, est en tête de cortège (ci-dessus).

14h36 : Une banderole en tête de cortège indique: "Stop la violence." "C’est très très bien", commente une femme. Et son compagnon d'expliciter : "comme ça, les journalistes font de belles photos !"

14h40 : "Stop, ça suffit" et "Stop aux violences", scandent quelques manifestants.
Lors de la manifestation des \"foulards rouges\", le 27 janvier 2019 dans les rues de Paris.
Un peu exaltés, les anti-violences;
il ne manque guère que les chemises noires...
18h19 : Invité de LCI, Laurent Nuñez est revenu sur la blessure à l'œil de Jérôme Rodrigues. Ce proche d'Eric Drouet a dû être pris en charge par les secours, hier, lors du rassemblement parisien sur la place de la Bastille.
"Nous n'avons pas de trace d'un tir de lanceur de balles de défense à l'encontre de Jérôme Rodrigues. Je fais confiance à l'IGPN pour mener l'enquête." 

18h20 : "Au total il y a eu, samedi, 32 tirs de LBD (lanceur de balles de défense ou Flash balls). Mais à ce stade, j'exclus un tir de ce type à l'encontre de Jérôme Rodriguez."

18h41 : Brûler vives des femmes. Récurrence de la haine contre les femmes, selon la journaliste parisienne du service public. Ou certaines. A moins que d'avoir l'obligation républicaine d'aimer toutes les femmes. De Gessica Notaro (symbole de la lutte contre les violences faites aux femmes en Italie) à Sohane Benziane (jeune femme de 17 ans découverte inanimée, gravement brûlée, le 4 octobre 2002, dans un local à poubelles de la cité Balzac, à Vitry-sur-Seine dans le Val-de-Marne, et décédée.L'ancien petit ami de Sohane Benziane, Thondy Diakho, 24 ans, a déclaré lors de l'audience de mercredi 5 avril, que Jamal Derrar s'en était pris à la jeune fille), en passant par les 250 Indiennes attaquées chaque année.  Mélange des genres.

18h49 : Difficile de rater le procès en sorcellerie visant la ministre des femmes. L'inscription "Schiappa au bûcher" a été taguée place de la Nation à Paris, hier. Ce brocard n'a pas manqué de faire réagir.

18h57 : "Le combat sera long, le combat sera dur mais on ira au bout de nos convictions pour un monde meilleur, pour une France meilleure et surtout un monde plus humain, et surtout redonner toute la place que l’humain doit avoir aujourd’hui dans notre monde." Beau comme du Victor Hugo.

18h57 : "Je suis très en colère mais ce qui ne tue pas rend plus fort. Ils pourront me couper un bras, ils pourront me couper une jambe, je ne lâcherai pas, et je serai de retour dans les manifs dès que mon état le permettra," a déclaré la victime pacifique des ordres de Castaner à la police.

19h11 : "Physiquement, j’ai le globe oculaire qui a été recousu. J’ai une plaie à l’œil et elle a été recousue. A savoir si je vais récupérer la vision de mon œil, il faut attendre que l’hématome se résorbe. Ce sera déterminé dans une à deux semaines."