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mardi 5 mars 2019

Acte XVI des Gilets jaunes : Castaner ne voit plus que d'un oeil !

La presse de France n'est-elle pas libre de rectifier les chiffres du gouvernement ?

Fake news officielle : les manifestants n'étaient pas moins nombreux que deux semaines auparavant


Méthodes soviétiques de l'Etat macronien :
les chiffres officiels minimisent l'ampleur des mobilisations
La presse aux ordres des annonceurs et du pouvoir manipule sciemment l'opinion. Le 2 février déjà, lors de l'Acte XII de la mobilisatation des Gilets jaunes pour la défense du pouvoir d'achat, le syndicat France Police a dénombré 290.000 manifestants contre 58.600 pour le Ministère de l’Intérieur, comme indiqué ci-dessus.

VOIR et ENTENDRE l'analyse du mensonge par Djordje Kuzmanovic, Sergio Coronado et Francois Cocq qui dénoncent les faux chiffres du Ministère de l’Intérieur :

La presse participe de bonne grâce à la désinformation par l'exécutif

Selon Castaner et le ministre de l’Intérieur, les Gilets jaunes auraient été quelque 5.600 manifestants le 2 mars à 14 heures en France, dont 1.320 à Paris, lors de l'Acte XVI. Ils étaient 11.600 la semaine passée, selon les mêmes, qui choisissent leur samedi de référence en fonction des objectifs de leur démonstration. 

Et l'AFP sert les chiffres officiels du 2 mars 1019 et le Huffington Post les diffuse sans sourciller :
"A 14 heures, le ministère de l'Intérieur ne comptabilisait que 5600 manifestants dans toute la France, dont 1320 à Paris, soit deux fois moins que pour l'acte XV. La semaine dernière à la même heure, 11.600 personnes dont 4000 dans la capitale, avaient été récensées." L'élément de langage est d'affirmer que le nombre de manifestants baisse chaque samedi de 10%.


Le 9 février, pour l'Acte XIII du mouvement, 51.400 manifestants ont défilé dans les rues, dont 4.000 à Paris, selon les chiffres officiels. La presse ajouta son commentaire "en baisse par rapport à la semaine dernière"... Or, ces chiffres sont contestés par les Gilets jaunes : un décompte parisien fait par le cabinet Occurence pour plusieurs media avait recensé 13.800 manifestants dans la capitale. Soit plus de trois fois plus...
Et les entrepreneurs associés de minimisation des chiffres réels - et de tromperie de l'opinion - pratiquent une autre méthode de falsification, celle des samedis de référence.

Les 'fact checkers' inféodés ne font pas leur boulot de vérification.
Voyez les chiffres livrés par Le Monde le 9 février, pour l'Acte XIII et constatez le mensonge de la presse institutionnelle alignée sur le pouvoir :

Outre qu'il faudrait croire à une participation dix fois moindre sur toute la France, entre le 9 février et le 2 mars (5.600 contre 51.400), le ministère, cité par le journal Le Monde - misant sur la mémoire défaillante de ses abonnés et des citoyens - prend le risque d'annoncer une baisse de participation que contredisent ses propres informations : à Paris, ils étaient 4.000 le 9 février, et encore 4.000 le 2 mars 2019, selon le ministère de la désinformation. 
Où Castaner voit-il une baisse ?

Les Gilets jaunes ne lâchent rien


Les sondeurs jouent leur partition et les disent abandonnés par les Français
Les Gilets jaunes  manifestent à Colmar, 70.000 habitants,
près d’une réplique de la statue de la Liberté, le 2 mars 2019

C'est sur un long parcours étiré sur 12 kms de l'Arc de Triomphe vers la Place Denfert-Rochereau, que les Gilets jaunes ont défilé, samedi 2 mars, pour leur seizième journée de manifestation contre la politique d’Emmanuel Macron. Selon le ministère de l’Intérieur, ils étaient quelque 5.600 manifestants à 14 heures ...en France, dont 1.320 à Paris. Une mobilisation en baisse, assure la presse aux mains de huit hommes d'affaires: ils étaient 11.600 la semaine passée à la même heure, dont 4.000 dans la capitale. Le pouvoir macronien s'impatiente et, avec le concours de sa presse, accélère la chute des chiffres : la fin du "grand débat national" est pour le 15 mars et les Français en colère sont toujours dans la rue et aux ronds-points. Pour la première fois, le cortège était encadré par des Gilets jaunes faisant la sécurité à moto, porteurs d’un brassard jaune.


Des rassemblements se tenaient également à Marseille, Montpellier, Alès, Strasbourg, Nantes, Bordeaux, Toulouse…
Des Gilets jaunes à Marseille le week-end dernier.A Nice, où la manifestation avait lieu en matinée, ils n’étaient qu’une vingtaine place Garibaldi.
A Nantes, selon une source policière,  ils étaient 1.800 manifestants vers 17 h.
Environ 2.000 personnes ont participé à la manifestation à Lyon.
A Lille, le ministère ne concède que 2.200 participants.
C'est sans doute la particularité de cet "acte XVI" : de nombreux Gilets jaunes ont appelé à rallier massivement Lille pour un rassemblement "régional et international" avec des contestataires d'autres pays, comme la Belgique ou les Pays-Bas. Quelque 1.700 personnes s'étaient dites intéressées par cette manifestation sur la page Facebook "LILLE - ACTE XVI : Manifestation régionale et internationale".
Des Mariannes, seins nus, veste rouge, scotch sur la bouche ont aussi fait leur apparition, captant l'attention de nombreux médias.



Vidéo intégrée

🇫🇷 [] Des Marianne, seins nus, veste rouge, se tiennent en ligne droite à alors que des centaines de manifestent malgré le mauvais temps pour cet .


Aux chiffres, la presse malveillante préfère le décompte des incidents et des interpellations... Il faut donc faire soi-même l'addition des chiffres officiels, sans perdre de vue qu'il s'agit d'estimations ...basses !
Montpellier, la manifestation a réuni environ 1.000 personnes selon la préfecture. Plusieurs centaines de personnes ont également défilé dans les rues du centre de Marseille.
A Bordeaux, quelques milliers se sont manifestés, selon Europe 1 : 2.000 ?
Une "Nuit jaune" était prévue à partir de 21h, et ce type de variante aux mobilisations relativise largement les estimations du ministère.
Une centaine de personnes ont également manifesté à Saint-Paul, sur l’île de La Réunion, remontant la Chaussée Royale, indique franceinfo. 
A Nantes, LCI qui n'est pas soupçonné de sympathies pour les Gilets jaunes, livre le chiffre de 1.800 manifestants dénombrés vers 17h00 par l'AFP, Agence française de presse.
A Strasbourg, L'Alsace estime la mobilisation à plusieurs centaines de gilets jaunes à Colmar et à une centaine à Strasbourg. DNA a dénombré 
entre 1500 et 2.000 gilets jaunes.
A Alès, Midi Libre chiffre les manifestants à 2.000.
A Marseille, où le quotidien régional ne se hasarde à aucun chiffrage, les Gilets jaunes auraient été environ 1.000.  
A Toulouse, la préfecture d'Occitanie avance une estimation floue de "plusieurs milliers de personnes"...
A Lyon, 5.500 personnes s'étaient déclarées intéressées par l'événement.
La photo ci-dessous jette un fort dote sur les chiffres de Castaner.
A Lyon, les organisateurs de l'évènement laissent le choix aux manifestants de porter un gilet jaune...

Quant à la page Facebook "Le Nombre jaune", elle recense d'ailleurs 92.035 participants dans l'hexagone, le 2 mars.
L’image contient peut-être : texte


samedi 9 février 2019

Acte XIII des Gilets jaunes : encore plus de 100.000 manifestants qui ne lâchent rien en France

Les estimations du nombre de participants de plus en plus aléatoires: plusieurs cortèges et rassemblements dispersés

Les éléments de langage véhiculés par la presse : participation et soutien faiblissants des Français...

Arme psychologique sur l'opinion, la bataille politique des chiffres se poursuit. 
Des rassemblements dispersés ont lieu un peu partout en France et des heurts ont éclaté notamment à Paris, où 4.000 personnes ont défilé, à 14h00 et selon la préfecture, mais deux fois plus, selon les organisateurs de la manifestation déclarée et autorisée, et aussi à Bordeaux, qui, avec Toulouse, reste un point chaud du mouvement. 


Plusieurs centaines de manifestants se sont dirigés vers la Chambre basse des députés  perchés LREM, où des heurts ont éclaté. Le mouvement des Gilets jaunes a rassemblé environ 51.400 manifestants pour le 13e samedi consécutif de mobilisation. Un chiffre en baisse par rapport aux semaines précédentes, assure la presse officielle. Après trois mois de présence hebdomadaire, à Paris, 4.000 personnes ont défilé dans les rues. Inutile de préciser que ces chiffres sont ceux de la préfecture... Ils étaient 2.000 à Paris pour l'Acte VI, le 22 décembre, après un mois de mobilisation. 

Affrontements à Paris

Résultat de recherche d'images pour "9 fevrier 2019 gilet jaune blessé"

Un manifestant présent dans le cortège parisien des Gilets jaunes a eu les doigts arrachés samedi à la mi-journée, à hauteur de l'Assemblée nationale, où les tensions étaient vives. Cet homme a été évacué par les pompiers de l'Assemblée, un bandage au bout de l'avant-bras. Des street-medics ont témoigné d'une main arrachée, également clairement visible sur des images diffusées en direct par la chaîne de télévision RT. La cause de la blessure n'était pas connue dans l'immédiat. L'hypothèse d'une grenade de désencerclement est le plus souvent avancée.

C'est le treizième samedi de mobilisation pour le mouvement. 
Quelques milliers de manifestants étaient rassemblés à la mi-journée sur les Champs-ELysées, d'où un cortège est parti à midi vers le Champ-de-Mars, au pied de la tour Eiffel. Les slogans récurrents dénonçant les violences policières, sur ordre de Castaner, notamment avec l'utilisation des controversés LBD 40 (Flash balls) et grenades de désencerclement, ou visant le demi-ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, dont la proposition de loi anti-casseurs a été adoptée par l'Assemblée, au prix de refus de voter dans la majorité, ont été scandés. 
Deux blindés à roues de la gendarmerie étaient garés devant l'Arc de Triomphe, vandalisé le 1er décembre. Des chevaux de la Garde républicaine (des gendarmes à cheval) ont été lancés contre les manifestants, dans les XVe et VIe arrondissements, comme le 8 décembre, déjà, dans le 3e.

Rassemblements à Bordeaux, Lyon, Dijon, Strasbourg ou Toulouse

Les chiffres du ministère de l'Intérieur sont également contestés par les Gilets jaunes. 

A Bordeaux, ville de Juppé, maire Macron-friendly, plusieurs milliers de Gilets jaunes ont tenu des rassemblements, souvent émaillés de heurts. Dans le cortège flottaient de nombreux drapeaux français, et un drapeau noir anarchiste, derrière des banderoles proclamant : "En route pour un monde meilleur". 
Ce qui autorise Jean Garrigues à évoquer le "26 février 1936" !... Ainsi, comme en amphi, ce professeur d'histoire faisait-il de la désinformation en direct sur BFMTV dont il n'est plus besoin de signaler les partis-pris, et qui continue à l'inviter régulièrement : le 25 avril 2017, il était au nombre des signataires d'une tribune de chercheurs et d'universitaires (sic) annonçant avoir voté pour Macron au premier tour de l'élection présidentielle française de 2017 et appelant à voter pour lui au second. Bien que disqualifié comme partisan, il peut poursuivre impunément son endoctrinement à la fac et dans les media (C dans l'air diffusée sur France 5, des Voix de l'info sur CNews, de 24 heures en questions sur LCI, de 'On va plus loin' sur Public Sénat, de Ça vous regarde sur La Chaîne parlementaire, des Grandes Voix et de C'est arrivé demain sur Europe 1 et plusieurs autres émissions de radio ou de télévision: autant de chaînes, publiques et privées que la déontologie n'étouffe pas et que le nouveau président du CSA, choisi par Macron, ne risque pas de tracasser ).
Ci-dessous,
un autre exemple pour corroborer les divagations partisanes de cet universitaire de haut vol :
EN DIRECT. Acte 13 des "Gilets jaunes" : 12.100 manifestants à 14 heures
A Lyon, ville de Gérard Collomb, prédécesseur démissionnaire de Castaner, ils étaient aussi plusieurs milliers dans les rues. 
Parmi eux, Bernard, un logisticien de 56 ans : "C'est bien beau le grand débat, mais nous, on veut du concret, moins de taxes, plus de pouvoir d'achat. On sera là tous les samedis de l'année s'il le faut." 

Dijon est aussi une des places fortes du mouvement : c'est encore une ville socialiste vindicative : celle de François Rebsamen. Le cortège s'est élancé aux cris de "Macron démission". Emmanuel Macron "ne parle pas, il fait un monologue", a observé Nadine, 55 ans, qui ne croit pas au grand débat. "On a encore l'espoir que [les manifestations] ouvrent un peu les yeux" au président.

A Lorient, fief du socialiste renégat Jean-Yves Le Drian, au moins 2.000 personnes ont défilé (chiffres de son collègue Castaner au gouvernement).

Ils étaient environ 1.500 à Montpellier, autre ville socialiste (celle de Georges Frêche, 1977-2004) . Sur un gilet jaune était écrit : "Produits alimentaires + 8 à 10 %, retraites et pensions - 3,5 %. On en a marre." Ou " Macron démission, Castaner en prison", ont scandé des manifestants. 

A Caen, anciennement socialiste, 1.700 personnes ont manifesté, selon la préfecture : ils doivent être pondérés... 
En milieu d'après-midi, les forces de l'ordre sont intervenues pour disperser un groupe de manifestants qui avaient tenté d'envahir le boulevard périphérique extérieur de la ville, selon un communiqué de la préfecture. Tôt samedi matin, un groupe de Gilets jaunes avait installé un barrage filtrant sur l'axe Caen-Ouistreham, menant au port d'embarquement pour les ferries vers la Grande-Bretagne, mais "la circulation a été rapidement rétablie", selon la préfecture.

Des incidents à Metz, dont le maire est socialiste.
Des incidents ont éclaté entre des Gilets jaunes et les forces de l'ordre à Metz, où s'étaient rassemblés samedi près de 1.900 manifestants, et pas 100 de plus, selon la police. Vers 17 heures, un noyau de 300 personnes a tenté de forcer un barrage des forces de l'ordre, positionnées sur un pont permettant l'accès à la préfecture. Les forces de l'ordre ont répliqué en lançant des grenades lacrymogènes à plusieurs reprises. Deux barrières de chantier ont été installées à proximité des fourgons de gendarmes mobiles, sous les applaudissements de la foule.

Résultat de recherche d'images pour "strasbourg Sommet OTAN"Dans le reste de la région Grand Est, à Strasbourg, ville socialiste, l'entrée principale de la gare a été fermée en milieu d'après-midi à l'approche de quelques dizaines de Gilets jaunes. 
Résultat de recherche d'images pour "strasbourg Sommet OTAN"Les voyageurs pouvaient entrer par un point de filtrage, tandis que des manifestants ont tenté de bloquer temporairement les entrées de commerces du centre-villecomme Le Printemps, Starbucks ou McDonald's. Ce qui infirme les propos d'un Jean Garrigues sur BFMTV selon lesquelles il pourrait être établi une analogie avec le 26 février 1936 et la "lèpre nationaliste" stigmatisée par Macron. L'historien et le président ne devraient-ils pas plutôt tourner leur regard biaisé du côté des "Black bloc" qui ont ravagé la ville lors du Sommet de l'Otan de 2009 ? (image ci-dessus et à  droite)

A Mulhouse, entre 700, selon la police, et 1.000 personnes, selon les Gilets jaunes, ont défilé sans incident. 
En Franche-Comté, frappée par les difficultés Alstom-Siemens, plusieurs centaines de Gilets jaunes ont manifesté dans les rues du centre-ville de Besançon, soit une mobilisation du même ordre que la semaine précédente. 
Selon L'Est républicain, groupe de presse Macron-compatible couvrant toute la façade Est de la France,  un millier de Gilets jaunes ont défilé dans les rues de Montbéliard.

mercredi 8 août 2018

Intox ou info: la Banque de France prévoit 0,4% de croissance supplémentaire

La Banque de France veut croire à 0,4% de croissance supplémentaire

Le BdF est-elle dans son rôle en participant à la manipulation de l'opinion ? 

La Banque de France est théoriquement indépendante, mais son gouverneur est nommé par décret du président de la République. 
Or, elle a tablé mercredi sur une légère accélération de la croissance au troisième trimestre après le "trou d'air" des six premiers mois de l'année. Mais, si optimiste soit-elle, la croissance selon la BdF pourrait s'avérer insuffisante pour atteindre les objectifs du gouvernement. Dans son point de conjoncture de fin juillet, la BdF estime néanmoins que "le produit intérieur brut (PIB) progressera de 0,4% au troisième trimestre 2018", après 0,2% au premier et au deuxième trimestres. Alors la question se pose de savoir à quoi joue cette institution. Depuis une dizaine de jours, Bercy mène une bataille de chiffres qui ressemble fort à de l'intox politicienne. Lien PaSiDupes : Croissance: le gouvernement contraint de revoir ses ambitions à la baisse

La BdF tente de rapprocher ses prévisions de celles de Darmanin qui prend l'engagement d'une croissance à 1,8 % en 2018

La semaine dernière, après le coup de mou du premier semestre, le ministre des Comptes publics,
Gérald Darmanin avait abaissé  la prévision de croissance du gouvernement, qui tablait jusqu'alors sur 2% cette année. Dans un langage fallacieux, il assura qu'elle ne serait "pas inférieure" à 1,8%, soit tout de même 2 points de moins qu'annoncés.

Alors que les objectifs de croissance du gouvernement semblent compromis et qu'il confirme néanmoins son objectif de réduire le déficit public à 2,3%, le gouvernement pourrait avoir des difficultés à tenir son nouvel objectif avec 0,4% de croissance au troisième trimestre. D'où l'intervention de la Banque de France.

Philippe Waechter, économiste chez Ostrum AM, estime ainsi qu'il faudrait "un rebond spectaculaire" au troisième et au quatrième trimestres" pour y parvenir, beaucoup plus fort que l'estimation faite aujourd'hui par la Banque de France.

Selon l'INSEE, officine du Ministère de l'Economie, l"'acquis de croissance" pour l'année en cours (le niveau que le PIB atteindrait si l'activité stagnait d'ici la fin de l'année) serait de 1,3%, loin de l'objectif de 1,8% à atteindre en décembre. L'organisme public prévoit 1,7% de croissance pour l'ensemble de l'année.En se montrant plus optimiste avec une prévision de 1,8%, la Banque de France risque de perdre en crédibilité.

Dans son projet de loi de finances, voté en décembre, Bercy avait prévu 1,7% de croissance pour 2018. Mais ce chiffre avait été relevé à 2% dans le cadre du programme de stabilité ("PSTAB") envoyé fin avril à Bruxelles, considéré comme la dernière prévision officielle du gouvernement.

"Les chiffres sont comme les gens. Si on les torture, on peut leur faire dire ce qu'on veut", mais quand les institutions s'y mettent, est-on toujours en démocratie ?