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vendredi 17 janvier 2020

Réforme des retraites : les taux de participation aux manifestations varient de un à dix selon les sources

Les analystes tendancieux de la presse partisane font leur marché parmi les syndicats, Occurrence et l’Intérieur

L’intersyndicale a appelé à une nouvelle mobilisation ce jeudi 16 janvier, au 43e jour de grève contre la réforme des retraites. 

"43e jour de grève et puis après?", interroge Le Dauphiné libéré... La France est dans la rue depuis la Loi Travail - dès le début du mois de mars 2016, à Paris et dans les grandes villes françaises - jusqu'au projet de réforme Macron des retraites, en passant par la mobilisation des Gilets Jaunes, mais une certaine presse se montre pourtant goguenarde, malgré bientôt quatre années, aux municipales prochaines, de troubles sociaux. 

Des cortèges ont défilé dans toute la France à la suite de l’appel de l’intersyndicale CGT, FO, Solidaires, FSU, CFE-CGC et quatre organisations de jeunes pour cette sixième "journée de mobilisation interprofessionnelle massive de grèves et de manifestations"A Paris, le défilé du 16 janvier s’est mis en marche peu après 15h de Montparnasse en direction de la Place d'Italie (3 km). En régions, des cortèges étaient organisés à Marseille (Vieux-Port), Lyon (Jean-Macé) ou encore Bordeaux (place de la République). A Caen, ville de 100.000 habitants, la mobilisation a rassemblé 6.000 personnes,  6% de la population. 

Malgré les "concessions du gouvernement" (selon L'Obs, propriété à 65% de Xavier Niel et de Matthieu Pigasse, comme le quotidien Le Monde, mais des reculs, selon d'autres) et le retrait "temporaire" de l’âge pivot du projet de loi (retrait temporaire qui n'offre aucune garantie qu'il ne sera pas ré-introduit d'une manière ou d'une autre par la fenêtre), les opposants à la réforme Macron réclament toujours son retrait. Mais depuis le début de la semaine, la mobilisation s’essouffle, insiste cette presse sous perfusion (Le Dauphiné est le 11e plus subventionné ) et cette journée devait constituer un test pour la suite du mouvement. Certes, la multiplication des mobilisations peut être vue comme une erreur stratégique dans la mesure où elle provoque un essoufflement naturel - sans pour autant suggérer une désapprobation -, mais l'intersyndicale a fixé la date pour de prochaines manifestations, le vendredi 24 janvier. 

L'Obs propose cette chronologie à rebours des faits


Une tendance paresseuse et abusive. 
Cette facilité se répand dans la presse, trahissant une volonté de coller à l'actualité : la recherche d'immédiateté, voire d'instantanéité entrave plus que jamais la réflexion en privant le lecteur rapide de recul. A lui de faire l'effort, non aux professionnels ! 

20h10. Les chiffres du cabinet 'Occurrence'
Le cabinet Occurence [orthographe originelle; il faut de surcroît corriger les fautes: celle-ci ('Occurrence') est déjà la 3e] qui s’occupe du décompte pour un collectif de media a estimé, quant à lui, le nombre de manifestants à 28.000 à Paris. Un chiffre plus proche de celui du ministère de l’intérieur que de celui des syndicats. [sans commentaire!]

19h30. Les chiffres du ministère de l’Intérieur
[A 20h10, Occurrence a pu se laisser influencer par les chiffres du gouvernement parus 40 mn plus tôt] 
Le ministère de l’Intérieur [majuscule ajoutée pour la 3e fois, mais ne le sera plus...] a donné ses chiffres de participation. Ils ont recensé 187.000 manifestants en France, dont 23.000 à Paris. Des chiffres qui du simple au triple par rapport aux syndicats au niveau national et de un à dix à Paris.

18h. Au moins 82.000 manifestants dans une cinquantaine de villes
Plus de 82.000 personnes ont manifesté contre la réforme des retraites dans une cinquantaine de villes, hors Paris, selon un décompte provisoire réalisé en fin d’après-midi à partir des chiffres communiqués par la police ou les préfectures.

De leur côté, au plan national, les organisateurs des manifestations recensaient au moins 556 000 personnes dans une trentaine de villes, dont 250.000 dans la capitale.

17h30. Les manifestants bloqués
Selon 'Libération', les manifestants sont actuellement bloqués sur le boulevard de Port-Royal par des cordons de forces de l’ordre. "Ils tournent en rond et s’énervent", selon un journaliste présent.



16h40. Des "gilets jaunes" présents


Selon nos journalistes sur place, des "gilets jaunes" et des black blocs [bloc] ont tenté de remonter le cortège à contresens, boulevard de l’Hôpital, après l’arrivée place d’Italie.
[C'est un lieu habituel de tensions: la proximité de l'Hôpital Universitaire de La Pitié-Salpêtrière est souvent exploitée pour déclencher l'énervement de manifestants, au risque de débordements impactant cet hôpital, lieu sensible. Plusieurs précédents jettent la suspicion sur les intentions inavouables de la préfecture de police, dont  le 1er mai 2019, quand une trentaine de manifestants avait été interpellées pour avoir envahi cet hôpital. Martin Hirsch, directeur général de l’APHP, n'avait pas manqué de dénoncer une "intrusion inacceptable" et dit ne pas savoir s’il s’agit d’une "invasion d’hôpital" ou si les manifestants "fuyaient quelque chose".volonté des forces de police de discrédit sur les manifestants ?]
16h15. 250.000 manifestants à Paris, selon la CGT

Près de 250.000 personnes ont manifesté jeudi à Paris pour réclamer le retrait de la réforme des retraites, a annoncé la CGT, coorganisatrice de cette sixième mobilisation interprofessionnelle depuis le début du mouvement. Jeudi dernier [le 9 janvier], 370.000 personnes avaient battu le pavé parisien, toujours selon la CGT, quand le ministère de l’Intérieur en recensaient 56.000 [6 fois moins].

16h10. Au moins 42 000 manifestants [hors Paris] dans une vingtaine de villes [selon la police]

Plus de 42.000 personnes ont manifesté contre la réforme des retraites dans une vingtaine de villes, hors Paris, selon un décompte provisoire réalisé en milieu d’après-midi à partir des chiffres communiqués par la police ou les préfectures.

Les manifestants étaient notamment 8.000 à Marseille [un chiffre très élevé pour la 2e ville de France, jusqu'ici peu impliquée], 7.300 à Toulouse, 4.500 à Bordeaux, 4.000 à Nantes, 3.300 à Montpellier, ou encore 3.100 à Rennes. Des chiffres partout en net recul [fake news !par rapport à la précédente journée de mobilisation du 9 janvier, et souvent au plus bas depuis le début du mouvement social, le 5 décembre [mais égale, à la mi-décembre]

La tendance est identique du côté des "syndicats, qui n’ont jamais revendiqué si peu de participants" [guillemets et italiques pour souligner la désinformation par l'Obs] à Marseille (110.000), Bordeaux (20.000), Nantes (8.000), Limoges (6. 000), Rennes (5.000) ou Bayonne (3.000) [que des chiffres arrondis": vers le haut ?].

15h45. Des "nounours" à la manif

A noter, aussi, la présence dans le 13e arrondissement des « nounours des Gobelins », aperçus par notre journaliste Charlotte Cieslinski sur certaines barricades anti-émeutes.

15h35. Une manifestation très étirée

Le cortège est, selon nos journalistes présents sur place, assez peu dense, car très étiré. Le dispositif policier est lui très important.

15h30. Le cortège parisien s’élance (enfin)

Initialement prévu à 13h30, le départ du cortège parisien a pris beaucoup de retard. Le cortège s’est finalement élancé de Montparnasse avec deux heures de retard.

15h15. La manifestation vue du ciel

Un petit aperçu de la taille du cortège parisien, actuellement à Montparnasse, vue d’en haut.

15h. Des CRS stationnés devant La Rotonde

A noter, la forte pressence [présence] policière devant La Rotonde, où Emmanuel Macron avait célébré sa victoire au second tour de l’élection présidentielle. Six fourgons de CRS sont stationnés à proximité.

14h40. "Venir enseigner, repartir en saignant"

Dans le cortège parisien, notre journaliste a rencontré quelques professeurs d’un collège de Seine-et-Marne, munis de "cartables à messages". Dessus, un slogan : "Venir enseigner, repartir en saignant".

14h15. 8 000 manifestants à Marseille, selon les autorités 

Selon la préfecture des Bouches-du-Rhône [où Macron est allé cherché   le préfet controversé Lallement, 8.000 personnes (110.000, selon la CGT, soit un score égal à son record) manifestaient ce jeudi à Marseille. Ont défilé en tête du cortège les dockers, alors qu’une opération "port mort" a été mise en place à Marseille-Lavéra et dans d’autres ports français [preuve que Marseille ne s'essouffle pas].

13h35. "La détermination est toujours aussi grande", selon Martinez (CGT)

Avant le départ de la manifestation parisienne, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a affirmé que "la détermination est toujours aussi grande". Estimant qu’après les transports, "il faut [...] que d’autres professions entrent dans le mouvement", il s’est réjoui du fait que "le nombre de grévistes, y compris à la SNCF, rebondit". "Il n’est jamais trop tard pour faire céder un gouvernement."

13h. Le ministère de l’Economie et des Finances rebaptisé par des cheminots

Des cheminots de la gare de Lyon ont manifesté devant le ministère de l’Economie et des Finances peu après midi, rebaptisé pour l’occasion en " ministère des Lobbies et de la Finance".
12h45. Le taux de grévistes est remonté à 10,1 % à la SNCF avec près de 30,5 % de conducteurs en grève

Le taux de grévistes est remonté jeudi à 10,1 % à la SNCF contre 4,7 % mercredi, avec 30,5 % des conducteurs en grève (22,4 % mercredi), selon les chiffres publiés par la direction. Le plus haut niveau (55,6 %) avait été atteint au premier jour du mouvement, le 5 décembre, et le plus bas (4,3 %) lundi 13 janvier.

Parmi les autres personnels indispensables à la circulation des trains, 18 % des contrôleurs (13,4 % mercredi) et 13,4 % des aiguilleurs (10,4 % mercredi) étaient en grève jeudi.

12h40. Un des symboles de l’élection de Macron sur le trajet de la manifestation

Comme le souligne notre journaliste Julien Bouisset, présent dans le cortège [L'Obs prend à témoin ses propres journalistes !], le restaurant La Rotonde, adresse mythique de la rive gauche, dans lequel Emmanuel Macron a fêté sa qualification au second tour de l’élection présidentielle en 2017, se trouve sur le parcours.
[Bien que la manif soit à La Rotonde, boulevard du Montparnasse, L'Obs évoque la séquence de Nicolas Sarkozy au Fouquet's en 2007, il y a 13 ans, mais n'a gardé aucun souvenir de l'"invasion" de la Salpétrière, il y a 7 mois. Le magazine de la paire Niel et Pigasse aurait pu signaler que le pédophile Gabriel Matzneff avait ses habitudes à La Rotonde, mais il y a eu un arbitrage rédactionnel !... ]
Gabriel Matzneff s'en prend a ceux qui ont reproche a Emmanuel Macron d'avoir fete a La Rotonde sa victoire au premier tour de l'election presidentielle.Le 25/04/2017, Le Point publia "Les orgies de La Rotonde", un billet de Matzneff où l'amateur de chair fraîche et "soutien de Mélenchon, s'insurge contre les brailleries qu'a suscitées la soirée de Macron à La Rotonde", brasserie parisienne dont Matzneff et "Il Piccolo Principe, le Petit Prince" (Macron dans la presse italienne) sont des habitués. Ce billet commence ainsi "Le mardi de Pâques, 18 avril, après de longues semaines durant lesquelles je m'étais privé de viande, en compagnie d'un ami éditeur qui, lui aussi, observe les règles du carême pascal, nous nous sommes, avec une extrême jubilation, tapé une côte de bœuf saignante et une bouteille d'un solide crozes-ermitage à La Rotonde, boulevard Montparnasse. Nous étions assis dans un de ces box faits pour quatre personnes, mais auxquels les privilégiés ont droit, même lorsqu'ils ne sont que deux. Dans le box voisin, le couple Macron, en tête-à-tête. Juste avant le dîner, j'avais posté la chronique qui paraîtrait ici même le lendemain matin où j'explique que la crainte qu'Emmanuel Macron reprenne à son compte la déplorable politique étrangère du catastrophique Hollande fait sur moi l'effet d'un révulsif. Curieuse coïncidence !" L'écrivain s'était en effet indigné, à la sortie d'une représentation du 'Don Giovanni' que de jeunes hommes soient bloqués en Italie, empêchant des migrants de pénétrer en France.
12h30. Retrait temporaire de l’âge pivot du projet de loi : les explications de "l’Obs"Après cinq semaines de grève, Edouard Philippe a fini par "trouver un point d’accord avec les syndicats réformistes" [et eux seuls] pour négocier le financement à court terme de sa réforme.

mardi 8 octobre 2019

LREM, soupçonnée de connivence avec le cabinet Occurrence

Comptage des manifestants : le cabinet Occurrence est-il de mèche avec LREM ?

L
e vice-président de la "Manif pour tous" révèle pourquoi la fiabilité du comptage des manifestants par le cabinet Occurrence est suspecte


 Dumont a dénoncé les liens de cette entreprise avec le parti présidentiel. 

Lundi sur franceinfo, il a aligné des éléments qui jettent la suspicion sur l'indépendance de l'entreprise vis-à-vis de La République en marche (LREM) et des  comptages effectués, en dépit de la confiance politique que lui accorde un collectif de media.

Des manifestants opposés à la PMA pour toutes le 6 octobre 2019 à Paris.Après la manifestation dimanche 6 octobre à Paris contre l’ouverture de la PMA à toutes les femmes, ce cabinet d'études - et de conseil - "indépendant" français spécialisé dans l'évaluation de la communication est remis en cause. Il est chargé depuis 2018 par plusieurs dizaines de media mainstream, dont certains appartenant au même groupe, de compter les manifestants : il est censé compter en toute objectivité le nombre de manifestants. 
Or, il suscite l'indignation sur les réseaux sociaux comme dans le public. Lundi 7 octobre par exemple, le vice-président de la Manif pour tous, Albéric Dumont, a avoué sur franceinfo qu'il aimerait "avoir la preuve" de la "soi-disant indépendance de ce cabinet".
Ces accusations ne sont pas nouvelles : elles ressortent régulièrement sur les réseaux sociaux et certains clients de ce cabinet prétendent se livrer à l'exercice schizophrénique de partage du vrai et du faux.

"Aucun lien d’amitié" entre le patron d’Occurrence et Aurore Bergé ?

Le président d’Occurrence, Assaël Adary, est "un ami d’Aurore Bergé, députée La République en marche [LREM] et défenseure acharnée de la 'PMA sans père'", indique Albéric Dumont. Pourtant, tous les deux l'assurent : ils ne se connaissent pas. Le lien d’amitié inavoué entre Assaël Adary et la porte-parole du gouvernement, Aurore Bergé, se fonde sur un tweet publié le 13 mai 2017, en pleine campagne pour les élections législatives. Aurore Bergé n’est à l’époque pas encore élue députée LREM de la 10e circonscription des Yvelines, où elle cumule les fonctions électives lucratives (lien PaSiDupes : Aurore Bergé (LREM) a-t-elle empoché 6.000 euros faciles ?).
Pour Assaël Adary, contacté par franceinfo, ce tweet n’est pas un soutien politique, mais "une réponse à un autre tweet qui demandait 'de faire barrage à la suceuse Aurore Bergé'." Ce tweet a depuis été supprimé. Le message d’Assaël Adary était donc selon lui un "tweet de soutien envers une personne agressée et insultée, par ailleurs ancienne étudiante du Celsa, dont je suis président de l’association des diplômés."

Déjà sur ce point, les relations sont ambiguës : "Je n’ai jamais fait le Celsa, j’ai fait Sciences Po Paris, il a dû confondre", s'étonne Aurore Bergé, interrogée par franceinfo. Si la page Wikipédia d’Aurore Bergé indique bien qu’elle a étudié au Celsa (Ecole des hautes études en sciences de l'information et de la communication à La Sorbonne), l’annuaire de l’école ne mentionne en effet aucune Aurore Bergé. "A l'époque, j'aurais mis ma main à couper qu'elle était une ancienne du Celsa, sinon je n'aurais jamais publié ce tweet" (ci-dessus), assure Assaël Adary.
De son côté, Aurore Bergé assure à franceinfo que le patron d’Occurrence n’est "pas un ami" : "Je ne le connais pas, je ne l’ai jamais rencontré. Je n’ai aucun lien avec Occurrence, ils font leurs comptages sans me demander mon avis !"

Caterina Avanza ne cumule pas des fonctions chez Occurrence et En Marche

L’un des cadres du cabinet Occurrence a-t-il des responsabilités au sein de LREM ? 
C’est ce qu’assure sur franceinfo Albéric Dumont, vice-président de la Manif pour tous : "Une certaine Mme Avanza [est] à la fois salariée au QG d’En marche et chargée d’événement au cabinet Occurrence."
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Vérification faite, Caterina Avanza, 38 ans, membre du Parti démocrate italien (un parti politique fourre-tout, classé en général au centre gauche, mais, en fait, une coalition allant de l'ex-parti communiste à la démocratie chrétienne), a bien travaillé pour Occurrence et En Marche !… (ci-contre avec Macron), mais pas à la même période. Comme l’atteste son profil LinkedIn, elle a occupé pendant quatre ans le poste de "chargée d’étude senior" pour Occurrence, de mars 2006 à septembre 2010. Elle a ensuite travaillé pour différentes entreprises, dont l’institut de sondage Ifop. Ce n’est qu’en juin 2017 qu’elle arrive chez En marche, d’abord en charge des consultations citoyennes et des études d'opinion.
Un CV confirmé par Assaël Adary, président d’Occurrence : "C’est complètement fou, on n’a plus aucune relation contractuelle avec elle depuis neuf ans. Son solde de tout compte date de septembre 2010 !"

La directrice générale d’Occurrence a bien applaudi l’élection d’Emmanuel Macron

C’est une critique qui revient régulièrement sur les réseaux sociaux :
la directrice générale d’Occurrence soutiendrait Emmanuel Macron.
Une nouvelle fois, tout part d’un tweet, aujourd'hui supprimé, qu’elle publie le 7 mai 2017, jour de l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République.

Céline Mas, directrice générale du cabinet d'expertise Occurrence à l'époque, se félicite de l'élection d'Emmanuel Macron.  

Cette fois, pas de doute : le soutien politique est explicite. Mais pour Assaël Adary, dont le co-fondateur d'Occurrence a mis fin à ses fonctions opérationnelles en janvier 2016, "chaque collaborateur est libre de ses opinions". Une entreprise ne peut pas selon lui être tenue "politiquement responsable" de ce que font ses collaborateurs. "Il y a par exemple un maire sans étiquette dans notre équipe, peut-être y-a-t-il aussi des 'gilets jaunes', des conseillers municipaux ou des personnes qui ont manifesté dimanche contre la PMA pour toutes, mais je n’en sais rien et je n’ai pas à le savoir." 
Adary est intervenant au Celsa et à Sciences Po Paris. Il est président de l'association des Alumni Celsa Sorbonne Universités et Secrétaire général de l'association Communication & Entreprise. Un homme d'influence est-il nécessairement fiable et vertueux ?


Il indique également que Céline Mas ne travaille plus pour Occurrence depuis août : "Elle a été licenciée pour des motifs professionnels, ce n’est pas lié à ses convictions personnelles."

Une méthodologie de comptage validée par une vingtaine de media

Un employé d'Occurrence préposé au comptage des manifestants,
le 22 mars 2018
Après la manifestation contre l'extension de la PMA dimanche, le fossé entre le chiffre avancé par les organisateurs et celui publié par Occurrence est très large. Les premiers ont comptabilisé huit fois plus de manifestants dans les rues de Paris que les seconds. Pour certains militants, c’est le signe d’une "manipulation" de la part d’Occurrence.
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Parmi les critiques, relayées notamment par le site Boulevard Voltaire, le cabinet Occurrence n’aurait pas compté tous les manifestants, étant donné que le cortège était scindé en deux.
Pour Assaël Adary, au contraire, tout s’est déroulé dans les clous : "Nos équipes étaient pile où il fallait être, au croisement entre les boulevards Raspail et Montparnasse, justement là où les deux cortèges, y compris le cortège de délestage, sont passés."

Au-delà de cet exemple précis, la question de 
la fiabilité du comptage des manifestants est posée, surtout qu’une vingtaine de médias, et même près de 80 si on prend en compte tous les titres de presse régionale, font confiance à Occurrence.
"L’indépendance des chiffres des manifestants vient du fait que j’ai conçu la méthodologie avec des médias de sensibilité différente, du 'Figaro' à Mediapart en passant par franceinfo et 'La Croix'. Mais ce qui est terrible, c’est que cet argument se retourne contre nous, à cause du manque de confiance envers les médias", explique Assaël Adary.
Quid, justement, de cette méthodologie 
"On a des capteurs de la société Eurecam, qui, comme ceux présents dans les aéroports et les musées, comptent les manifestants", détaille le président d’Occurrence. Pour corriger la marge d'erreur, l'entreprise ajuste le chiffre grâce à des micro-comptages de trente secondes réalisés à la main. "Le chiffre final ne passe aucunement par le ministère de l’Intérieur !", soupire-t-il. Il ajoute que des journalistes et des militants sont régulièrement invités à compter avec eux.
La méthode scientifique aurait-elle des failles ? 


mardi 5 mars 2019

Acte XVI des Gilets jaunes : Castaner ne voit plus que d'un oeil !

La presse de France n'est-elle pas libre de rectifier les chiffres du gouvernement ?

Fake news officielle : les manifestants n'étaient pas moins nombreux que deux semaines auparavant


Méthodes soviétiques de l'Etat macronien :
les chiffres officiels minimisent l'ampleur des mobilisations
La presse aux ordres des annonceurs et du pouvoir manipule sciemment l'opinion. Le 2 février déjà, lors de l'Acte XII de la mobilisatation des Gilets jaunes pour la défense du pouvoir d'achat, le syndicat France Police a dénombré 290.000 manifestants contre 58.600 pour le Ministère de l’Intérieur, comme indiqué ci-dessus.

VOIR et ENTENDRE l'analyse du mensonge par Djordje Kuzmanovic, Sergio Coronado et Francois Cocq qui dénoncent les faux chiffres du Ministère de l’Intérieur :

La presse participe de bonne grâce à la désinformation par l'exécutif

Selon Castaner et le ministre de l’Intérieur, les Gilets jaunes auraient été quelque 5.600 manifestants le 2 mars à 14 heures en France, dont 1.320 à Paris, lors de l'Acte XVI. Ils étaient 11.600 la semaine passée, selon les mêmes, qui choisissent leur samedi de référence en fonction des objectifs de leur démonstration. 

Et l'AFP sert les chiffres officiels du 2 mars 1019 et le Huffington Post les diffuse sans sourciller :
"A 14 heures, le ministère de l'Intérieur ne comptabilisait que 5600 manifestants dans toute la France, dont 1320 à Paris, soit deux fois moins que pour l'acte XV. La semaine dernière à la même heure, 11.600 personnes dont 4000 dans la capitale, avaient été récensées." L'élément de langage est d'affirmer que le nombre de manifestants baisse chaque samedi de 10%.


Le 9 février, pour l'Acte XIII du mouvement, 51.400 manifestants ont défilé dans les rues, dont 4.000 à Paris, selon les chiffres officiels. La presse ajouta son commentaire "en baisse par rapport à la semaine dernière"... Or, ces chiffres sont contestés par les Gilets jaunes : un décompte parisien fait par le cabinet Occurence pour plusieurs media avait recensé 13.800 manifestants dans la capitale. Soit plus de trois fois plus...
Et les entrepreneurs associés de minimisation des chiffres réels - et de tromperie de l'opinion - pratiquent une autre méthode de falsification, celle des samedis de référence.

Les 'fact checkers' inféodés ne font pas leur boulot de vérification.
Voyez les chiffres livrés par Le Monde le 9 février, pour l'Acte XIII et constatez le mensonge de la presse institutionnelle alignée sur le pouvoir :

Outre qu'il faudrait croire à une participation dix fois moindre sur toute la France, entre le 9 février et le 2 mars (5.600 contre 51.400), le ministère, cité par le journal Le Monde - misant sur la mémoire défaillante de ses abonnés et des citoyens - prend le risque d'annoncer une baisse de participation que contredisent ses propres informations : à Paris, ils étaient 4.000 le 9 février, et encore 4.000 le 2 mars 2019, selon le ministère de la désinformation. 
Où Castaner voit-il une baisse ?

Les Gilets jaunes ne lâchent rien


Les sondeurs jouent leur partition et les disent abandonnés par les Français
Les Gilets jaunes  manifestent à Colmar, 70.000 habitants,
près d’une réplique de la statue de la Liberté, le 2 mars 2019

C'est sur un long parcours étiré sur 12 kms de l'Arc de Triomphe vers la Place Denfert-Rochereau, que les Gilets jaunes ont défilé, samedi 2 mars, pour leur seizième journée de manifestation contre la politique d’Emmanuel Macron. Selon le ministère de l’Intérieur, ils étaient quelque 5.600 manifestants à 14 heures ...en France, dont 1.320 à Paris. Une mobilisation en baisse, assure la presse aux mains de huit hommes d'affaires: ils étaient 11.600 la semaine passée à la même heure, dont 4.000 dans la capitale. Le pouvoir macronien s'impatiente et, avec le concours de sa presse, accélère la chute des chiffres : la fin du "grand débat national" est pour le 15 mars et les Français en colère sont toujours dans la rue et aux ronds-points. Pour la première fois, le cortège était encadré par des Gilets jaunes faisant la sécurité à moto, porteurs d’un brassard jaune.


Des rassemblements se tenaient également à Marseille, Montpellier, Alès, Strasbourg, Nantes, Bordeaux, Toulouse…
Des Gilets jaunes à Marseille le week-end dernier.A Nice, où la manifestation avait lieu en matinée, ils n’étaient qu’une vingtaine place Garibaldi.
A Nantes, selon une source policière,  ils étaient 1.800 manifestants vers 17 h.
Environ 2.000 personnes ont participé à la manifestation à Lyon.
A Lille, le ministère ne concède que 2.200 participants.
C'est sans doute la particularité de cet "acte XVI" : de nombreux Gilets jaunes ont appelé à rallier massivement Lille pour un rassemblement "régional et international" avec des contestataires d'autres pays, comme la Belgique ou les Pays-Bas. Quelque 1.700 personnes s'étaient dites intéressées par cette manifestation sur la page Facebook "LILLE - ACTE XVI : Manifestation régionale et internationale".
Des Mariannes, seins nus, veste rouge, scotch sur la bouche ont aussi fait leur apparition, captant l'attention de nombreux médias.



Vidéo intégrée

🇫🇷 [] Des Marianne, seins nus, veste rouge, se tiennent en ligne droite à alors que des centaines de manifestent malgré le mauvais temps pour cet .


Aux chiffres, la presse malveillante préfère le décompte des incidents et des interpellations... Il faut donc faire soi-même l'addition des chiffres officiels, sans perdre de vue qu'il s'agit d'estimations ...basses !
Montpellier, la manifestation a réuni environ 1.000 personnes selon la préfecture. Plusieurs centaines de personnes ont également défilé dans les rues du centre de Marseille.
A Bordeaux, quelques milliers se sont manifestés, selon Europe 1 : 2.000 ?
Une "Nuit jaune" était prévue à partir de 21h, et ce type de variante aux mobilisations relativise largement les estimations du ministère.
Une centaine de personnes ont également manifesté à Saint-Paul, sur l’île de La Réunion, remontant la Chaussée Royale, indique franceinfo. 
A Nantes, LCI qui n'est pas soupçonné de sympathies pour les Gilets jaunes, livre le chiffre de 1.800 manifestants dénombrés vers 17h00 par l'AFP, Agence française de presse.
A Strasbourg, L'Alsace estime la mobilisation à plusieurs centaines de gilets jaunes à Colmar et à une centaine à Strasbourg. DNA a dénombré 
entre 1500 et 2.000 gilets jaunes.
A Alès, Midi Libre chiffre les manifestants à 2.000.
A Marseille, où le quotidien régional ne se hasarde à aucun chiffrage, les Gilets jaunes auraient été environ 1.000.  
A Toulouse, la préfecture d'Occitanie avance une estimation floue de "plusieurs milliers de personnes"...
A Lyon, 5.500 personnes s'étaient déclarées intéressées par l'événement.
La photo ci-dessous jette un fort dote sur les chiffres de Castaner.
A Lyon, les organisateurs de l'évènement laissent le choix aux manifestants de porter un gilet jaune...

Quant à la page Facebook "Le Nombre jaune", elle recense d'ailleurs 92.035 participants dans l'hexagone, le 2 mars.
L’image contient peut-être : texte