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mardi 8 octobre 2019

LREM, soupçonnée de connivence avec le cabinet Occurrence

Comptage des manifestants : le cabinet Occurrence est-il de mèche avec LREM ?

L
e vice-président de la "Manif pour tous" révèle pourquoi la fiabilité du comptage des manifestants par le cabinet Occurrence est suspecte


 Dumont a dénoncé les liens de cette entreprise avec le parti présidentiel. 

Lundi sur franceinfo, il a aligné des éléments qui jettent la suspicion sur l'indépendance de l'entreprise vis-à-vis de La République en marche (LREM) et des  comptages effectués, en dépit de la confiance politique que lui accorde un collectif de media.

Des manifestants opposés à la PMA pour toutes le 6 octobre 2019 à Paris.Après la manifestation dimanche 6 octobre à Paris contre l’ouverture de la PMA à toutes les femmes, ce cabinet d'études - et de conseil - "indépendant" français spécialisé dans l'évaluation de la communication est remis en cause. Il est chargé depuis 2018 par plusieurs dizaines de media mainstream, dont certains appartenant au même groupe, de compter les manifestants : il est censé compter en toute objectivité le nombre de manifestants. 
Or, il suscite l'indignation sur les réseaux sociaux comme dans le public. Lundi 7 octobre par exemple, le vice-président de la Manif pour tous, Albéric Dumont, a avoué sur franceinfo qu'il aimerait "avoir la preuve" de la "soi-disant indépendance de ce cabinet".
Ces accusations ne sont pas nouvelles : elles ressortent régulièrement sur les réseaux sociaux et certains clients de ce cabinet prétendent se livrer à l'exercice schizophrénique de partage du vrai et du faux.

"Aucun lien d’amitié" entre le patron d’Occurrence et Aurore Bergé ?

Le président d’Occurrence, Assaël Adary, est "un ami d’Aurore Bergé, députée La République en marche [LREM] et défenseure acharnée de la 'PMA sans père'", indique Albéric Dumont. Pourtant, tous les deux l'assurent : ils ne se connaissent pas. Le lien d’amitié inavoué entre Assaël Adary et la porte-parole du gouvernement, Aurore Bergé, se fonde sur un tweet publié le 13 mai 2017, en pleine campagne pour les élections législatives. Aurore Bergé n’est à l’époque pas encore élue députée LREM de la 10e circonscription des Yvelines, où elle cumule les fonctions électives lucratives (lien PaSiDupes : Aurore Bergé (LREM) a-t-elle empoché 6.000 euros faciles ?).
Pour Assaël Adary, contacté par franceinfo, ce tweet n’est pas un soutien politique, mais "une réponse à un autre tweet qui demandait 'de faire barrage à la suceuse Aurore Bergé'." Ce tweet a depuis été supprimé. Le message d’Assaël Adary était donc selon lui un "tweet de soutien envers une personne agressée et insultée, par ailleurs ancienne étudiante du Celsa, dont je suis président de l’association des diplômés."

Déjà sur ce point, les relations sont ambiguës : "Je n’ai jamais fait le Celsa, j’ai fait Sciences Po Paris, il a dû confondre", s'étonne Aurore Bergé, interrogée par franceinfo. Si la page Wikipédia d’Aurore Bergé indique bien qu’elle a étudié au Celsa (Ecole des hautes études en sciences de l'information et de la communication à La Sorbonne), l’annuaire de l’école ne mentionne en effet aucune Aurore Bergé. "A l'époque, j'aurais mis ma main à couper qu'elle était une ancienne du Celsa, sinon je n'aurais jamais publié ce tweet" (ci-dessus), assure Assaël Adary.
De son côté, Aurore Bergé assure à franceinfo que le patron d’Occurrence n’est "pas un ami" : "Je ne le connais pas, je ne l’ai jamais rencontré. Je n’ai aucun lien avec Occurrence, ils font leurs comptages sans me demander mon avis !"

Caterina Avanza ne cumule pas des fonctions chez Occurrence et En Marche

L’un des cadres du cabinet Occurrence a-t-il des responsabilités au sein de LREM ? 
C’est ce qu’assure sur franceinfo Albéric Dumont, vice-président de la Manif pour tous : "Une certaine Mme Avanza [est] à la fois salariée au QG d’En marche et chargée d’événement au cabinet Occurrence."
Résultat de recherche d'images pour "Caterina Avanza"
Vérification faite, Caterina Avanza, 38 ans, membre du Parti démocrate italien (un parti politique fourre-tout, classé en général au centre gauche, mais, en fait, une coalition allant de l'ex-parti communiste à la démocratie chrétienne), a bien travaillé pour Occurrence et En Marche !… (ci-contre avec Macron), mais pas à la même période. Comme l’atteste son profil LinkedIn, elle a occupé pendant quatre ans le poste de "chargée d’étude senior" pour Occurrence, de mars 2006 à septembre 2010. Elle a ensuite travaillé pour différentes entreprises, dont l’institut de sondage Ifop. Ce n’est qu’en juin 2017 qu’elle arrive chez En marche, d’abord en charge des consultations citoyennes et des études d'opinion.
Un CV confirmé par Assaël Adary, président d’Occurrence : "C’est complètement fou, on n’a plus aucune relation contractuelle avec elle depuis neuf ans. Son solde de tout compte date de septembre 2010 !"

La directrice générale d’Occurrence a bien applaudi l’élection d’Emmanuel Macron

C’est une critique qui revient régulièrement sur les réseaux sociaux :
la directrice générale d’Occurrence soutiendrait Emmanuel Macron.
Une nouvelle fois, tout part d’un tweet, aujourd'hui supprimé, qu’elle publie le 7 mai 2017, jour de l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République.

Céline Mas, directrice générale du cabinet d'expertise Occurrence à l'époque, se félicite de l'élection d'Emmanuel Macron.  

Cette fois, pas de doute : le soutien politique est explicite. Mais pour Assaël Adary, dont le co-fondateur d'Occurrence a mis fin à ses fonctions opérationnelles en janvier 2016, "chaque collaborateur est libre de ses opinions". Une entreprise ne peut pas selon lui être tenue "politiquement responsable" de ce que font ses collaborateurs. "Il y a par exemple un maire sans étiquette dans notre équipe, peut-être y-a-t-il aussi des 'gilets jaunes', des conseillers municipaux ou des personnes qui ont manifesté dimanche contre la PMA pour toutes, mais je n’en sais rien et je n’ai pas à le savoir." 
Adary est intervenant au Celsa et à Sciences Po Paris. Il est président de l'association des Alumni Celsa Sorbonne Universités et Secrétaire général de l'association Communication & Entreprise. Un homme d'influence est-il nécessairement fiable et vertueux ?


Il indique également que Céline Mas ne travaille plus pour Occurrence depuis août : "Elle a été licenciée pour des motifs professionnels, ce n’est pas lié à ses convictions personnelles."

Une méthodologie de comptage validée par une vingtaine de media

Un employé d'Occurrence préposé au comptage des manifestants,
le 22 mars 2018
Après la manifestation contre l'extension de la PMA dimanche, le fossé entre le chiffre avancé par les organisateurs et celui publié par Occurrence est très large. Les premiers ont comptabilisé huit fois plus de manifestants dans les rues de Paris que les seconds. Pour certains militants, c’est le signe d’une "manipulation" de la part d’Occurrence.
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Parmi les critiques, relayées notamment par le site Boulevard Voltaire, le cabinet Occurrence n’aurait pas compté tous les manifestants, étant donné que le cortège était scindé en deux.
Pour Assaël Adary, au contraire, tout s’est déroulé dans les clous : "Nos équipes étaient pile où il fallait être, au croisement entre les boulevards Raspail et Montparnasse, justement là où les deux cortèges, y compris le cortège de délestage, sont passés."

Au-delà de cet exemple précis, la question de 
la fiabilité du comptage des manifestants est posée, surtout qu’une vingtaine de médias, et même près de 80 si on prend en compte tous les titres de presse régionale, font confiance à Occurrence.
"L’indépendance des chiffres des manifestants vient du fait que j’ai conçu la méthodologie avec des médias de sensibilité différente, du 'Figaro' à Mediapart en passant par franceinfo et 'La Croix'. Mais ce qui est terrible, c’est que cet argument se retourne contre nous, à cause du manque de confiance envers les médias", explique Assaël Adary.
Quid, justement, de cette méthodologie ? 
"On a des capteurs de la société Eurecam, qui, comme ceux présents dans les aéroports et les musées, comptent les manifestants", détaille le président d’Occurrence. Pour corriger la marge d'erreur, l'entreprise ajuste le chiffre grâce à des micro-comptages de trente secondes réalisés à la main. "Le chiffre final ne passe aucunement par le ministère de l’Intérieur !", soupire-t-il. Il ajoute que des journalistes et des militants sont régulièrement invités à compter avec eux.
La méthode scientifique aurait-elle des failles ? 


jeudi 31 août 2017

Roger-Petit à l'Élysée : "confusion, consanguinité, collusion", juge Pascale Clark

"Un désastre pour le journalisme", juge la juge des media 

"Ce type de nomination alimente les suspicions de connivence entre journalistes et politiques,"
selon l'historien de la presse et des media, Alexis Lévrier.

Résultat de recherche d'images pour "collusion politico-médiatique""Cette nomination traduit une certaine panique de l'Elysée 
et une remise en question radicale de la communication du président depuis son élection, explique ce maître de conférence. Plus question de sacraliser la parole du président jupitérien précipité par les sondages du Mont Olympe dans les douves du Château. 

Ça s'inscrit dans une stratégie globale pour renouer le lien avec les media. 
Le risque, c'est de nourrir la défiance de la population à l'égard des media et de la politique. Or, Macron, qui se croit fin psychologue, donne du grain à moudre à ceux qui pourfendent la connivence entre media et pouvoir, ce qu'on appelle de plus en plus communément le système politico-médiatique. 
La présidence jupitérienne aura duré le temps d'un été : le chef de l'Etat a pris conscience qu'il ne peut pas se passer de la relation avec les media. "Pour autant, je ne suis pas certain que débaucher un journaliste comme porte-parole soit une bonne chose." Débauchage ou choix par défaut ? 
Résultat de recherche d'images pour "système politico-médiatique"
Patrick Biancone, embauché par Valérie Trierweiler, ou Claude Sérillon au service du chef de l'Etat, jouaient des rôles de l'ombre pour gérer la communication présidentielle. Là, Bruno Roger-Petit est nommé porte-parole de l'Elysée. C'est un poste très complexe et particulièrement exposé. Il va être en première ligne et en doublon avec Christophe Castaner, relégué au second rang, comme porte-parole du gouvernement.

Cette consanguinité entre presse et pouvoir ne va plus de soi aujourd'hui. 
Les réactions sur Twitter et dans la presse sont d'ailleurs très hostiles. Les temps changent, mais Macron, sa conseillère intime et certains journalistes ne l'ont pas compris. 

Un pas en arrière dans le renouvellement de la vie publique
Image associée
Après l'adoption de Nemo, un labrador croisé griffon noir, le début de cette semaine présidentielle a été marqué par l'arrivée d'un roquet, beaucoup moins banale cette fois : le journaliste Bruno Roger-Petit, 54 ans, a été nommé conseiller du président et porte-parole de l'Élysée mardi. Avec un fonction d'éminence grise plus flambante que celle de journaliste hargneux et détesté qu'il exerçait par le passé à France Télévisions ou sur les sites de l'Obs et de Challenges, à moins que... Car on voit plutôt Bruno Roger-Petit cesser désormais d'aboyer pour mordre : l'aigri prendra sa revanche sur le passé, sur tous ceux qui l'ont méprisé et Macron prend ainsi le risque de s'aliéner définitivement la presse. De quoi faire grincer quelques crocs, comme ceux de Pascale Clark, éditorialiste occasionnelle sur Europe 1, connue pour sa participation à Arrêt sur images (consacré à la déconstruction des narrations médiatiques, 1996-2007) avec Daniel Schneidermann sur France 5.

"Cela fait des mois qu'il défend Emmanuel Macron"

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"On se demande si Bruno Roger-Petit ne devrait pas avoir un salaire rétroactif, parce que cela fait des mois qu'il défend Emmanuel Macron partout où il passe", s'est-elle agacée mardi dans Hondelatte raconte. Mais puisque ce n'est pas l'Etat qui paie, le contribuable la prie de ravaler sa proposition.

Sa proximité supposée avec le chef de groupe En Marche! avait en effet déjà suscité en mars, durant la campagne présidentielle, la protestation de la Société des journalistes (SDJ) de l'hebdomadaire Challenges qui dénonçait "la fréquence bien plus élevée" des publications "pro-Macron/défavorables à ses adversaires" sur son site internet qui "annihile totalement la tentative de rééquilibrage". Clark a-t-elle la même saine réaction confraternelle à l'encontre de Jean-Bernard Cadier ou de la paire Snegaroff-Durpaire sur BFM TV entichée d'Obama et en état permanent de révulsion envers Trump ?

"Ça fait tâche"

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Le journaliste a-t-il rendu sa carte professionnelle  (et renoncé aux avantages fiscaux afférents au cirage de pompes) lorsqu'il n'a pas hésité à figurer parmi les invités d'Emmanuel Macron - unique journaliste présent - à la soirée de La Rotonde, où le candidat et ses proches avaient fêté sa victoire au premier tour, le 23 avril. "Cela pose problème. Il n'est pas censé être un porte-parole de Macron. Ça fait tâche et c'est un premier désastre pour le journalisme", a jugé Pascale Clark, après 13 ans sur France Inter et une expulsion.


"Confusion, consanguinité, collusion". 

Les politiques deviennent chroniqueurs dans les media et c'est un deuxième "désastre", selon la fondatrice du site BoxSons, plateforme de production de podcasts (payants). Parmi eux, Aurélie Filippetti (sans profession), Sébastien Pietrasanta (ex-vice-président de la FIDL, ex-SOS Racisme et ex-député PS, apparatchik sans emploi), Jean-Pierre Raffarin (retraité), Henri Guaino (refoulé), ou encore l'avocate Raquel Garrido (La France insoumise). L'insoumise fera bouillir la marmite de son époux, Alexis Corbière, puisqu'elle a décidé d'intégrer la bande de Thierry Ardisson sur C8. "Payée par Bolloré, elle ne voit pas le problème. Moi je le vois : confusion, consanguinité, collusion", dénonce encore Pascale Clark. 

"Chacun à sa place. 
Ce n'est pas comme si les politiques et les journalistes allaient bien et ne subissaient pas une sérieuse crise de confiance...".

Mardi, le contradicteur se nommait Christophe Hondelatte
 
"Les journalistes donnent leur avis à tout bout de champ, comme le font les politiques. Cela fait des années que ça dure. (…) Il est donc normal que politiques et journalistes, à un moment, se retrouvent dans le même marigot", a-t-il raillé.
 
Prochainement, le socialiste Julien Dray occupera d'ailleurs à le siège de Pascale Clark. Un choix que Christophe Hondelatte (Europe 1)  "assume pleinement".

vendredi 10 février 2017

'Envoyé spécial', France 2: les méthodes de voyou de la presse toute-puissante, notamment dans l'affaire Penelope

Connivences, intrusions, secret des sources, abattement fiscal, etc : tout est bon, de part et d'autre, impunément

Jeanne Behre-Robinson ou Rachida Dati sait ce que veut dire Elise Lucet se targuant d'être la "femme la plus crainte" de la pègre journalistique


Elue à Angers, la jeune femme est plongée malgré elle au cœur de "l’affaire Penelope".

Adjointe au maire d’Angers et ancienne assistante parlementaire du suppléant de François Fillon, Marc Joulaud, en 2005, Jeanne Behre-Robinson a confié son traumatisme au Courrier de l'Ouest après s’être retrouvée plongée au cœur du 'Penelopegate' dès le premier skud du Canard enchaîné.

Les jours suivants la parution de l'enquête du journal anarchiste, l'élue a été harcelée par de nombreux media, dont les journalistes d'Envoyé spécial, salariés du service public de France 2. A chaque fois, elle a répondu qu'elle ne souhaitait pas répondre.
Dans une séquence du magazine de France 2 présenté par Elise Lucet, on la voit en effet qui s'oppose à l'insistance d'un journaliste qui lui barre la route, alors qu'elle s'apprête à rentrer en voiture à son domicile. Elle raconte :
"Ils sont arrivés le samedi matin. Ils ont planqué devant chez moi, suivi mon compagnon. Ma fille était avec moi quand ils m’ont filmée. Elle a été super mais il a fallu que je lui explique. Je suis remontée dans la voiture, j’avais le genou qui tremblait. Ils ne le montrent pas mais ils ont ouvert la portière. Je suis sortie parce qu’ils ne me laissaient pas partir. J’ai vraiment eu l’impression d’être mise en accusation, alors que moi je n’avais rien à dire, en tout cas pas dans ces conditions-là ".
Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a pourtant déjà rappelé l'émission à l'ordre et au respect en janvier 2014, pour manquements déontologiques prévus à l’article 35 du cahier des charges de la chaîne. Cette impuissance à se faire respecter plaide pour la démission de son président, Olivier Schrameck, ou la suppression d'une instance bien mal qualifiée d' "autorité".

Elise Lucet est "l'intervieweuse la plus redoutée du PAF". Rigoureuse et tenace, pour les uns, mais bras armé d'une équipe d'activistes du 'milieu' de la presse. Élise Lucet ne recule devant rien pour faire démontrer qu'une femme peut être un mec. Mais, si son désormais culte "Bonjour, Élise Lucet, France 2" est craint de la sphère politique, essentiellement d'opposition, et des grands patrons, ses méthodes d'investigation ne font pas toujours l'unanimité, tant elles rappellent les plus décriées de la police. Aux attaques sournoises de la meute Aphatie-Bronstein-Birenbaum-Sintès ou aux partis-pris vachards de Patrick Cohen et Thomas Legrand, Lucet préfère le rentre-dedans, mâchoire prognathe en avant et dents en surnombre.

Facile de lui reprocher d'être trop directe, trop franche, trop agressive, puisque c'est le rôle qui lui est alloué et qui l'a faite émerger du nombre. Voilà entre autres, ce que l'on reproche à la journaliste, qui a déjà plus d'une fois frôlé la censure, mais bénéficié de la protection syndicale. L'exemple le plus récent reste un numéro d'Envoyé Spécial consacré à l'affaire Bygmalion en septembre 2016. Les grands acteurs du sujet avaient alors considéré légitime de faire interdire la diffusion de l'enquête à charge. S'en est suivi, un long bras de fer médiatisé entre le gang du magazine et la direction de France Télévisions. Les premiers ont finalement obtenu gain de cause. La pression du SNJ y est-elle étrangère ? L'activisme des journalistes ne peut perdurer qu'avec cette couverture des syndicats, une prise en otage qui appelle l'alternance. 

VOIR et ENTENDRE la journaliste Elise Lucet se charger elle-même du harcèlement public et en meute de l'ancienne ministre Rachida Dati : 

VOIR et ENTENDRE aussi le droit de réponse de Rachida Dati :

Jeanne Robinson-Behre a exprimé son "respect" pour Penelope Fillon

Elle précise "n'avoir pas travaillé avec elle", mais souligne que cela "ne veut pas dire qu'elle ne travaillait pas". Interrogée sur la personnalité de l'épouse du candidat des Républicains, Jeanne Robinson-Behre l'a décrite comme "quelqu'un d'effacé mais charmant" pour qui elle "a beaucoup de respect". "Quelqu'un de très gentil, de très humain, très serviable", a ajouté élue d'Angers. 

"Je la croisais à Sablé et à Paris. (...) Elle venait surtout quand il (François Fillon) n'était pas là". "Directement", a-t-elle précisé, "je n'ai pas travaillé avec elle mais  "je l'ai côtoyée (à) des réceptions, quand j'emmenais des groupes à Paris. Je la voyais mais, en même temps, vu mes fonctions, je n'avais pas à travailler avec elle non plus", a-t-elle expliqué. 

"Dans les fonctions qui étaient les miennes, auprès de Marc Joulaud, on n'était pas en connexion. On ne faisait pas la même chose". "Auprès de François Fillon, quand il n'était pas là, moi je produisais plutôt des courriers ou des choses comme ça. Et, vu la manière dont les choses étaient organisées, je n'avais pas à la croiser", a-t-elle insisté. 

Igor Mitrofanoff, était entendu vendredi après-midi à Nanterre par les policiers.
Jeanne Robinson-Behre a été auditionnée le 1er février à Angers dans le cadre de l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs visant l'épouse du candidat. Marc Joulaud avait remplacé en juillet 2002 François Fillon, alors nommé au gouvernement, à son siège de député. Le maire de Sablé-sur-Sarthe avait employé Penelope Fillon comme assistante parlementaire, en même temps qu'une des deux plumes de François Fillon, Igor Mitrofanoff (ci-dessus), qui a été entendu par les policiers au siège de l’Office central de lutte contre les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) à Nanterre le 3 février, et Jeanne Robinson-Behre.
La veille, la secrétaire particulière de François Fillon, Sylvie Fourmont, et son attachée parlementaire Anne Faguer, ont été entendues par les policiers. 
Le Parquet National Financier ne manque pas de personnel.

Quand Nicolas Sarkozy révéla en direct que le journaliste Karim Rissouli "fréquente assidûment" François Hollande

L'arrogance et l'impunité des journalistes ont une cause. Invité de l'émission politique de France 2, nouvelle formule présentée par David Pujadas, Lea Salame et Karim Rissouli, l'ancien président de la République n'a pas hésité à révéler la proximité du journaliste avec François Hollande:

"Je ne suis plus Président de la République depuis 5 ans.(...) Je sais que vous fréquentez assidûment François Hollande dans les 33 rendez-vous que vous avez eus, mais moi je peux vous dire..."

Une information que n'a pas démentie Karim Rissouli (France 2) lequel a préféré esquiver bravement, enchaînant comme si de rien n'était et sans démentir.
Nicolas Sarkozy faisait allusion à un livre que le journaliste a commis avec Antonin André (Europe 1) où il apparaît que le président de la République a pu dégager pour eux  assez de temps sur son agenda (dit-on surchargé) pour une trentaine de rendez-vous "secrets" avec François Hollande.
Conflit d'intérêts de journalistes qui utilisent leur carte de presse sur le service public  (ou Europe 1) pour publier à leur profit personnel.

mardi 1 novembre 2016

CNN compromis pour sa complicité avec Hillary Clinton

Une consultante de CNN démissionne pour connivence avec Clinton

Sa commentatrice politique, Donna Brazile, est accusée d'avoir fourni à l'avance les questions de  débats à la candidate démocrate lors des primaires du parti. 

CNN a annoncé lundi 31 octobre avoir cessé de collaborer avec Donna Brazile.
Sa consultante 'indépendante' était présidente du Comité national démocrate et pourtant commentatrice politique. La publication par WikiLeaks de courriels révèle que cette professeure en science politique américaine et connue comme dirigeante du Parti démocrate, a communiqué à l’équipe d’Hillary Clinton des questions prévues pour un débat. L'épouse de l'ex-président Bill Clinton les aurait acceptées, sans états d'âme...

L'un des emails rendus publics est particulièrement révélateur

Rédigé par l’actuelle présidente "intérimaire" du Parti démocrate, Donna Brazile, 56 ans, il est adressé à John Podesta, président de la campagne de la candidate Clinton, et Jennifer Palmieri, directrice de la communication de la Démocrate.

Le message est daté du 5 mars, veille d’un débat qui s’est déroulé dans la ville septentrionale de Flint, devenue symbole des injustices sociales aux Etats-Unis en raison de son réseau d’eau gravement contaminé au plomb.

Flint en question
"Une des questions qui sera posée à HRC [Hillary Rodham Clinton] proviendra d’une femme qui a une éruption cutanée", avertit la Démocrate D. Brazile, qui avait alors été chargée des commentaires politiques sur la chaîne CNN.
"Sa famille a été empoisonnée au plomb et elle demandera ce qu’Hillary pourrait faire pour les gens de Flint si elle devient présidente", précise Donna Brazile.
Au débat du lendemain, Clinton avait en effet été interrogée par une femme qui avait dénoncé les problèmes cutanés de sa famille, même si les termes de la question énoncée étaient sensiblement différents.

Dans un message du 12 mars, veille d’un débat organisé par CNN, Brazile promet à Mme Palmieri d’en "envoyer quelques-unes supplémentaires", en faisant très vraisemblablement référence à des questions de débat.

Enfin, dans un autre email récemment révélé, Brazile avait écrit: "De temps en temps, j’obtiens les questions à l’avance". Dans ce même message, la stratège du Parti démocrate sous-entendait que la candidate Clinton se verrait poser une question sur la peine de mort.

Après ces révélations, CNN a affirmé lundi que la commentatrice exemplaire et professeure des universités avait donné sa démission de la chaîne.

"Merci CNN. Honorée d’avoir été une politologue et commentatrice démocrate sur votre chaîne", a tweeté lundi Donna Brazile. CNN peut s'honorer de ses choix...

Depuis des semaines le candidat républicain à la présidentielle, Donald Trump était moqué pour ses accusations répétées de trucage de la campagne de sa rivale dans la campagne de la primaire démocrate face à son principal concurrent Bernie Sanders, notamment en bénéficiant à l’avance des questions des débats.

D. Trump n’avait pas présenté de preuves à l’appui de ses affirmations mais les faits lui ont donné raison.
Les emails rendus publics par WikiLeaks ont été piratés sur le compte de John Podesta, ex-chef du personnel du président Bill Clinton et conseiller du président Barack Obama, par des hackers proches du pouvoir russe, selon les services de renseignement américains. Le Parti démocrate n’a pas confirmé ni infirmé leur authenticité.

Un porte-parole de Hillary Clinton a dit ne pas vouloir faire le moindre commentaire sur "l’authenticité de courriels personnels qui auraient été piratés par le gouvernement russe".
Un piratage qui assainit la campagne et le peuple américain pourra éviter de porter  une tricheuse au pouvoir.

dimanche 16 mars 2014

Ecoutes sur Sarkozy: la connivence entre Hollande et Le Monde est établie

L’étrange rendez-vous de Hollande avec Davet et LHomme, journalistes au journal Le Monde 

Officiellement, le chef de l’Etat se tient à l’écart des affaires... 

Mais cela ne l’empêche pas de recevoir à l’Elysée les journalistes qui enquêtent sans fin sur Nicolas Sarkozy. Les écoutes illégales sur l'ex-président de la République visent en effet à corroborer de simples soupçons politiques sur le financement de la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy.


Le Journal du Dimanche interpelle la classe politique et l'opinion

François Hollande a-t-il joué un rôle dans les fuites de l’affaire Sarkozy?
 
Depuis le 7 mars et la divulgation par Le Monde de l’affaire des écoutes, plusieurs proches de l’ancien président accusent clairement son successeur "d’être à la manœuvre". Officiellement, le chef de l’Etat n’a joué aucun rôle dans l’affaire. 

L’Elysée se défend depuis une semaine, assurant que le président n’aurait été "mis au courant des grandes lignes que le 4 mars, le jour des perquisitions chez Thierry Herzog. Et n'aurait appris le détail des écoutes "seulement à la lecture du Monde.

Pourtant, selon l’emploi du temps dressé par le secrétariat particulier du président de la République, un agenda confidentiel dont le JDD a eu connaissance:
le 7 mars, à 19 heures, François Hollande a reçu en audience privée les deux journalistes du Monde auteurs de l’article mettant en cause Sarkozy et son avocat.
Interrogé samedi par le JDD, outre qu'il confirme l’existence de cette rencontre, le Président affirme "rencontrer ces deux journalistes dans le cadre d’un livre"… Justement ces deux journalistes-là, par ailleurs auteurs de "Sarko m'a tuer" !

Malentendu ou mensonge ?


vendredi 22 mars 2013

Mise en examen de Sarkozy: Taubira obtempère à l'injonction des magistrats

Les syndicats de la magistrature, bras politiques du pouvoir de gauche

Connivence et mélange des pouvoirs syndical et politique

Suite à l'indignation de l'UMP mettant en cause la décision du juge, la ministre de la Justice a tenu à rappeler "l'indépendance de l'autorité judiciaire".

La ministre de la Justice, Christiane Taubira, a assuré vendredi les magistrats de son soutien, alors que la décision d'un juge de Bordeaux de mettre en examen Nicolas Sarkozy a été vivement critiquée par les proches de l'ancien président. 

Pas un mot de la ministre sur la présomption d'innocence 

Christiane Taubira "rappelle que l'indépendance de l'autorité judiciaire est garantie par la Constitution", a indiqué la chancellerie dans un communiqué, ajoutant que
la ministre "regrette tout propos qui porterait atteinte à l'honneur des juges.

Chantage de la ministre partisane qui assure de son "soutien les magistrats qui seraient mis en cause." En revanche, la ministre n'évoque pas le respect dû aux justiciables.
"Les juges d'instruction sont des magistrats du siège qui assurent leur mission en toute indépendance et conformément au droit", assure encore le texte. 

Les syndicats de magistrats se sont dits outrés vendredi par la réaction indignée de Henri Guaino
L'ex-conseiller spécial de Nicolas Sarkozy a contesté le bien-fondé de la décision du juge Jean-Michel Gentil qui a mis jeudi l'ancien chef de l'État en examen pour abus de faiblesse dans l'affaire Bettencourt, sans que les motifs aient été communiqués.

Des poursuites contre Guaino ?
Le principal syndicat de la profession, l'Union syndicale des magistrats (USM), avait l'intention de demander à Christiane Taubira d'engager des poursuites contre Henri Guaino. Député UMP, Henri Guaino avait auparavant estimé sur Europe 1 que le juge Gentil avait "déshonoré un homme, les institutions, la justice". "Je voudrais voir le juge d'instruction venir expliquer devant les Français pourquoi" il a pris "une décision aussi lourde de conséquences", a-t-il dit, estimant cette décision "indigne", "irresponsable".


D'autres responsables UMP ont fait part de leur "incompréhension" face à cette mise en examen.