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mercredi 2 novembre 2016

La Démocrate Hillary Clinton a-t-elle négocié ses faveurs à plusieurs multinationales ?

Des entreprises auraient acheté les faveurs d'Hillary Clinton 

Des liens étroits entre les donateurs de la Fondation Clinton (1997) et le Département d’Etat américain

selon des e-mails piratés et révélés par Wikileaks, assure le journaliste Andrew Desiderio pour The Daily Beast
un site Web d'information américain créé en 2008, appartenant au groupe IAC, mais fondé par la journaliste Tina Brown, ancienne journaliste du New Yorker et de Vanity Fair, qui en est aujourd'hui la rédactrice en chef.

En 2010, Coca-Cola avait fait du lobbying auprès du Département d’Etat

et du Département du Commerce à propos d'une taxe sur l’un de ses ingrédients au Pakistan, comme l'attestent des relevés d'actions de lobbying. Plus tard, le gouvernement pakistanais a mis son veto sur cette taxe. On ne sait pas exactement ce qui s’est passé dans les coulisses, mais Coca-Cola a eu ce qu’il voulait.
 
D’une façon similaire, Coca Cola a fait du lobbying auprès du Département d’Etat d'Hillary Clinton (2009-2013) contre une taxe que l’entreprise  ne voulait pas payer en Thaïlande. Un télégramme diplomatique du Département d’Etat révèle que l’ambassadeur américain en Thaïlande, Eric G. John, a soulevé la question lors d’une réunion avec le ministre des Finances thaïlandais. Le télégramme mentionnait "des efforts spécifiques pour aider les entreprises américaines Coca-Cola et Pepsi." D’après ce télégramme, le Premier ministre thaïlandais de l’époque, Abhisit Vejjajiva, a réaffirmé que si Coca-Cola le demandait, le gouvernement ne serait pas opposé à une hausse des prix de Coca-Cola. On ne sait pas si Coca-Cola continue de payer cette taxe après ce qui apparaît comme un sursis de la part du Premier ministre thaïlandais. 

Or, Coca-Cola a fait entre 5 et 10 millions de dollars de dons à la Fondation Clinton, d’après les registres fédéraux. 

Dow Chemical est un autre donateur de la Fondation Clinton 

La multinationale semblait être bien en cour au Département d’Etat. Ses liens avec Teneo sont étroits et anciens. Récemment, le New York Times a révélé que Dow Chemical - l'un des producteurs de l'agent orange (un défoliant à l'origine de plusieurs sortes de cancers) -  est le plus gros client de Teneo et que son PDG, Andrew Liveris, qui co-préside l'Initiative présidentielle pour l’industrie avancée, a rendu visite à la Maison Blanche. Dans des e-mails publiés plus tôt ce mois-ci, Liveris avait demandé à des proches conseillers d’Hillary Clinton d’envoyer une lettre au Premier ministre indien de l’époque, Manmohan Singh, concernant l’acquisition par Dow Chemical d'actions d'Union Carbide en Inde.
 
Union Carbide était le propriétaire et l’opérateur de l’usine de Bhopal en Inde et 17 ans avant l’acquisition par Dow, une grave fuite de gaz sur ce site avait causé la mort de milliers d’Indiens, le 3 décembre 1984. Liveris voulait éviter que Dow soit tenu pour responsable du drame. 
On ne sait pas si les officiels du Département d’Etat (équivalent du ministère des Affaires étrangères en France) ont fait ce que Liveris leur a demandé, mais l’administration Obama n’a jamais aidé le gouvernement indien à sanctionner Dow. 

Pourtant, des militants ont mis en cause le département américain de la Justice pour être intervenu en faveur de Dow Chemical et de lui éviter d’apparaître devant une cour de justice indienne. Les relevés fédéraux montrent que des filiales de Dow ont fait du lobbying auprès du Département d’Etat d'Hillary Clinton, en 2011.
L'agent orange fut utilisé pour empêcher les combattants vietnamiens de se cacher dans les forêts du Sud-Viêt Nam, pour détruire leurs récoltes, mais aussi de dégager les abords des installations militaires américaines et y prévenir les attaques. Les opérations de guerre chimique débutèrent en 1961 et ces épandages touchèrent 20 % des forêts du Sud Viêt Nam et empoisonnèrent 400.000 hectares de terrain agricole. De 2,1 à 4,8 millions de Vietnamiens furent directement exposés aux herbicides entre 1961 et 1971. Dans les années 70, des vétérans de la guerre du Vietnam ouvrirent une Action de groupe contre Monsanto et six autres producteurs de l''agent orange'. En 1999, environ 20.000 vétérans sud-coréens portèrent deux plaintes séparées contre les fabricants du défoliant, dont Dow Chemical et Monsanto, réclamant cinq milliards de dollars. Déboutés en première instance en 2002, ils firent appel et gagnèrent en janvier 2006. La justice condamna Dow Chemical et Monsanto à verser 62 millions de dollars à 6.800 victimes, chacune devant recevoir entre 6.200 à 47.500 dollars.
Glen Caplin, un porte-parole de la campagne de Clinton, jure qu’Hillary Clinton n’a pas cédé aux donateurs de la Fondation Clinton lorsqu’elle était secrétaire d’Etat (janvier 2009–février 2013).

Aucune des entreprises mentionnées ici n’a accepté de répondre aux questions du Daily Beast. En faisant appel à Teneo,
elles ont enrichi certains ex-conseillers de Bill Clinton (président de 1993 à 2001), et se faire une place auprès des Clinton semble ne pas avoir été une mauvaise idée pour les affaires.). "Le Département d’Etat a clairement dit que les actions d’Hillary Clinton n’avaient pour but que les meilleurs intérêts de la politique étrangère américaine et qu’elle n’a jamais pris de décisions calquées sur les donations à la Fondation Clinton", a-t-il insisté. 

Le Maroc aurait par ailleurs versé 28 millions de dollars à la Fondation Clinton pour s'offrir ses "faveurs"

A l'époque où Hillary Clinton était secrétaire d'Etat, celle-ci aurait usé de sa fonction afin de mettre un terme à la politique réduisant les investissements de capitaux américains dans le Sahara Occidental, territoire disputé actuellement sous contrôle marocain, rapporte le Daily Caller. Cet argent aurait ainsi permis au royaume du Maroc d'intensifier son exploitation controversée des ressources minières dont ce territoire regorge.

Lisa Jackson,
une proche d'Hillary Clinton qui rejoindra le conseil d'administration de la Fondation Clinton en 2013, aurait essayé de faire fermer une usine américaine de phosphates basée en Floride en 2011 au nom de prétextes environnementaux, alors qu'elle était à la tête de l'Agence de protection de l'environnement.
La fermeture de cette usine aurait en fait profité à l'entreprise publique marocaine d'extraction de phosphate OCP afin qu'elle développe ses activités en Floride, explique le site d'information. La fermeture de cette usine aurait en fait profité à l'entreprise publique marocaine d'extraction de phosphate OCP afin qu'elle développe ses activités en Floride, explique le site d'information Daily Caller
Ce site avance également qu'OCP aurait alors versé jusqu'à 15 millions de dollars à la fondation Clinton en échange de ses "faveurs".

Afficher l'image d'origine
Mais ce n'est pas tout et nous développerons prochainement le problème du financement de la Fondation Clinton qui conduit à qualifier le couple de "Famille du crime".

mardi 1 novembre 2016

CNN compromis pour sa complicité avec Hillary Clinton

Une consultante de CNN démissionne pour connivence avec Clinton

Sa commentatrice politique, Donna Brazile, est accusée d'avoir fourni à l'avance les questions de  débats à la candidate démocrate lors des primaires du parti. 

CNN a annoncé lundi 31 octobre avoir cessé de collaborer avec Donna Brazile.
Sa consultante 'indépendante' était présidente du Comité national démocrate et pourtant commentatrice politique. La publication par WikiLeaks de courriels révèle que cette professeure en science politique américaine et connue comme dirigeante du Parti démocrate, a communiqué à l’équipe d’Hillary Clinton des questions prévues pour un débat. L'épouse de l'ex-président Bill Clinton les aurait acceptées, sans états d'âme...

L'un des emails rendus publics est particulièrement révélateur

Rédigé par l’actuelle présidente "intérimaire" du Parti démocrate, Donna Brazile, 56 ans, il est adressé à John Podesta, président de la campagne de la candidate Clinton, et Jennifer Palmieri, directrice de la communication de la Démocrate.

Le message est daté du 5 mars, veille d’un débat qui s’est déroulé dans la ville septentrionale de Flint, devenue symbole des injustices sociales aux Etats-Unis en raison de son réseau d’eau gravement contaminé au plomb.

Flint en question
"Une des questions qui sera posée à HRC [Hillary Rodham Clinton] proviendra d’une femme qui a une éruption cutanée", avertit la Démocrate D. Brazile, qui avait alors été chargée des commentaires politiques sur la chaîne CNN.
"Sa famille a été empoisonnée au plomb et elle demandera ce qu’Hillary pourrait faire pour les gens de Flint si elle devient présidente", précise Donna Brazile.
Au débat du lendemain, Clinton avait en effet été interrogée par une femme qui avait dénoncé les problèmes cutanés de sa famille, même si les termes de la question énoncée étaient sensiblement différents.

Dans un message du 12 mars, veille d’un débat organisé par CNN, Brazile promet à Mme Palmieri d’en "envoyer quelques-unes supplémentaires", en faisant très vraisemblablement référence à des questions de débat.

Enfin, dans un autre email récemment révélé, Brazile avait écrit: "De temps en temps, j’obtiens les questions à l’avance". Dans ce même message, la stratège du Parti démocrate sous-entendait que la candidate Clinton se verrait poser une question sur la peine de mort.

Après ces révélations, CNN a affirmé lundi que la commentatrice exemplaire et professeure des universités avait donné sa démission de la chaîne.

"Merci CNN. Honorée d’avoir été une politologue et commentatrice démocrate sur votre chaîne", a tweeté lundi Donna Brazile. CNN peut s'honorer de ses choix...

Depuis des semaines le candidat républicain à la présidentielle, Donald Trump était moqué pour ses accusations répétées de trucage de la campagne de sa rivale dans la campagne de la primaire démocrate face à son principal concurrent Bernie Sanders, notamment en bénéficiant à l’avance des questions des débats.

D. Trump n’avait pas présenté de preuves à l’appui de ses affirmations mais les faits lui ont donné raison.
Les emails rendus publics par WikiLeaks ont été piratés sur le compte de John Podesta, ex-chef du personnel du président Bill Clinton et conseiller du président Barack Obama, par des hackers proches du pouvoir russe, selon les services de renseignement américains. Le Parti démocrate n’a pas confirmé ni infirmé leur authenticité.

Un porte-parole de Hillary Clinton a dit ne pas vouloir faire le moindre commentaire sur "l’authenticité de courriels personnels qui auraient été piratés par le gouvernement russe".
Un piratage qui assainit la campagne et le peuple américain pourra éviter de porter  une tricheuse au pouvoir.

dimanche 16 octobre 2016

Wikileaks diffuse d'embarrassants discours d'Hillary Clinton

La girouette démocrate a-t-elle toute sa tête ?

Comme Hollande, elle semble avoir perdu la raison

Souvent femme varie, mais Hollande aussi. 
Hillary Clinton tenait des discours très droitiers, mais elle a perdu le Nord, comme l'a révélé l'organisation de Julian Assange qui a rappelé, la semaine dernière, qu'en 2013 et 2014, la candidate démocrate avait prononcé des discours, payés par la banque Goldman Sachs, favorables au libre-échange et à l'autorégulation de Wall Street. Des positions aujourd'hui gauchies, Hillary Clinton tentant de rassembler les déçus de deux mandats démocrates par Obama. 

Le site Wikileaks a publié ses discours décapants rémunérés par le banquier.
Les trois discours mettent en évidence les rapports de la candidate démocrate à la présidentielle américaine avec les principaux acteurs de Wall Street
L'équipe de campagne d'Hillary Clinton n'a pas contesté l'authenticité de ces documents, subtilisés dans les courriers électroniques du président de campagne de la candidate démocrate John Podesta par Wikileaks. Elle a cependant accusé le gouvernement russe d'être responsable de ces fuites - un point de vue partagé par le gouvernement américain - et Wikileaks d'aider... le rival d'Hillary Clinton, le républicain Donald Trump, dans la course à la Maison Blanche.

Ce n'est pas la première fois que H. Clinton se fait pincer par  Wikileaks. 
A la veille de la convention démocrate, l'organisation a déjà pointé sa duplicité en publiant des documents montrant l'hostilité de la direction du parti vis-à-vis de Bernie Sanders, son rival d'extrême gauche, dans la course aux primaires. 

Hillary Clinton est-elle plus fiable que Hollande ?

La teneur de ses discours montre la versatilité des opinions d'Hillary Clinton sur les réglementations financières, sur ses relations avec le président russe Vladimir Poutine et sur les effets négatifs de précédentes fuites de Wikileaks sur la politique extérieure américaine

Les déclarations de la candidate de la gauche américaine étaient alors plus nettes que ses récentes prises de position. Hillary Clinton a, en effet, pris un virage à gauche sous la pression de Bernie Sanders, son rival radical à la primaire démocrate. 

Dans un discours prononcé pour Goldman Sachs, en octobre 2013, elle suggérait que des actions doivent être menées afin de maîtriser, "pour des raisons politiques", les abus de Wall Street. "Il y avait aussi une nécessité d'agir pour des raisons politiques. Si vous êtes un élu du Congrès, que des personnes dans votre circonscription perdent leur emploi et que partout dans la presse il se dit que c'est la faute de Wall Street, vous ne pouvez pas rester assis et ne rien faire", a-t-elle dit. Ces discours pour le géant de la finance ont été prononcés entre le moment où elle a quitté son poste de secrétaire d'État et celui où elle a débuté sa campagne présidentielle. 
Pour mémoire, Goldman Sachs, également connue sous le surnom de The Firm ('L'Entreprise') est une banque d'investissement qui s'est fait connaître du public pendant la crise des subprimes et la crise de la dette grecque, qui ont contribué à la crise économique et financière internationale de 2007, crise qui pénalisa le quinquennat de Nicolas Sarkozy, mais que l'Etat-PS s'applique à occulter.
En février 2010,
le New York Times dénonça la responsabilité directe de Goldman Sachs dans l'aggravation de la crise de la dette publique grecque, ce qui n'empêche pas le quotidien de soutenir la candidate Clinton...
Wikileaks fait le jeu de Bernie Sanders

La révélation des discours de la démocrate pour le banquier Goldman Sachs visait à soutenir son rival à la primaire démocrate, Bernie Sanders, qui estimait qu'elle ne pouvait pas réguler les sociétés qui la rétribuaient. 

Au moment où l'état de santé et ses trous de mémoire refont surface dans les media à la suite de sa commotion cérébrale de 2012 et de son malaise lors des dernières commémorations du 11 septembre, Wikileaks tente de remettre Sanders en selle.

Donald Trump a essayé d'utiliser contre elle ces courriers volés, l'accusant notamment de ne pas avoir sécurisé des documents internes à l'administration américaine en utilisant pendant plusieurs années un e-mail privé alors qu'elle était secrétaire d'État (ministre des Affaires étrangères).

Il s'est également appuyé sur les révélations de Wikileaks montrant que, lors de discours privés à des géants bancaires en 2013 et 2014, Hillary Clinton avait pris position pour le libre-échange et l'autorégulation de Wall Street, en opposition avec son discours actuel de candidate.

Ces révélations tombent en pleine tempête autour de la santé défaillante de Hillary Clinton, mais elle bénéfice d'un timing favorable, car cette affaire est peu audible et moins compréhensible que ses malaises et trous de mémoire.
"Je n'ai jamais dit que j'étais une personne parfaite", pourrait-elle répliquer, mais il reste qu'elle n'a jamais su se faire apprécier des Américains. C'est pourquoi son entourage fait tout pour salir son concurrent et imposer aux électeurs une malade inadaptée à la tâche, par défaut. 
Comme le fut Hollande, aussitôt qualifié de "bras cassé"...

Diffamé par sept femmes, Trump réclame un contrôle antidopage de Clinton

"Au début de son dernier débat, elle était gonflée à bloc; à la fin, elle pouvait à peine retourner à sa voiture", rappelle Trump

Candidat accusé de harcèlement et d'agressions sexuels par sept inconnues, 
Donald Trump accuse les "media corrompus" de vouloir truquer le scrutin présidentiel américain.

Pointant ce qui ressemble à une fuite en avant, Donald Trump a contre-attaqué vendredi, désignant le milliardaire mexicain Carlos Slim, actionnaire de la New York Times Company, d'être à la manoeuvre pour favoriser les chances d'élection d'Hillary Clinton.
Le candidat républicain à la Maison blanche dément catégoriquement ces allégations, certaines de ses accusatrices cherchant à accéder à la célébrité en inventant ces affaires. "C'est une manipulation intégrale. Subitement, après de très nombreuses années, des accusatrices bidon surgissent à moins d'un mois d'une des élections les plus importantes dans l'histoire de notre pays", a-t-il souligné, alors que deux nouveaux témoignages, dont le New York Times a initié la spontanéité, l'un émanant d'une ancienne candidate de l'émission de... télé-réalité qu'il présentait, sont venus amonceler leur lisier vendredi.

Comme annoncé par le Wall Street Journal (WSJ) citant un de ses conseillers, Trump a riposté en démasquant Carlos Slim, principal actionnaire individuel de la New York Times Company dont il détient 17,35% des parts, de chercher à dévier le cours de la campagne en faisant publier ces accusations par des journalistes du Times.
Qui est Carlos Slim, soutien de la "démocrate" ?
Quatrième sur la liste des milliardaires du monde, selon le classement du magazine financier Forbes, dépassa Bill Gates, fondateur de Microsoft
, en août 2007, selon le magazine Fortune.
Signalons en passant que la ministre socialiste Najat
Vallaud-Belkacem a passé un accord de partenariat entre l'Education nationale et Microsoft...
En février 2008, il est devenu le
deuxième actionnaire du quotidien américain The New York Times.Carlos Slim est en outre actionnaire minoritaire d'Apple via BlackRock.
"Ce ne sont pas des journalistes. Ce sont des lobbyistes corporatistes qui travaillent pour Carlos Slim et des entreprises étrangères", a-t-il dénoncé lors d'un meeting de campagne à Greensboro, en Caroline du Nord.
Le porte-parole du milliardaire mexicain d'origine libanaise, Arturo Elias-Ayub, a affirmé que ces allégations étaient "totalement fausses" et que Slim n'a "absolument aucun contact" avec la rédaction du journal. Pas même financier !...
Le NY Times a plus d'une controverse à son passif. Sélection:Avant et pendant la Seconde Guerre mondiale, sa banalisation des accusations contre le Troisième Reich d'expulser puis de tuer les Juifs a été dénoncée, son éditeur, juif lui-même, craignant que le journal apparaisse comme partisan de la "cause juive". Dans la même veine et jusqu'en 2004, le NY Times s'obstina à tenir pour taboue l'expression "génocide arménien".
(cliquer pour agrandir)
Ce vertueux journal a également suscité la critique pour ses sympathies pour l'Union soviétique en masquant la famine en Ukraine organisée par Staline dans les années 1930.
Dans les années 1980, l'organisation Fairness and Accuracy in Reporting et les spécialistes des media Noam Chomsky et Edward Herman accusèrent le journal d'occultation de la violation des droits de l'homme en Amérique centrale et Amérique du Sud.En juillet 2008, le NYT refusa de publier une tribune de John McCain, candidat républicain à la présidence...
"L'élection est truquée par des media corrompus qui mettent en avant des allégations complètement fausses et des mensonges éhontés afin de la faire élire", a-t-il répliqué. "Nous ne laisserons pas cela se passer."  
Donald Trump se déclare diffamé par un déluge d'accusations de harcèlement et d'agressions sexuelles qu'il a rejetées avec force. Il a répété démentir ces accusations dans un tweet à ses 12 millions de followers : "Rien ne s'est jamais passé avec ces femmes. Des absurdités complètement inventées pour voler l'élection. Personne n'a plus de respect que moi envers les femmes !"

Réagissant aux déclarations sur le scrutin à venir, l'équipe Clinton a dénoncé "des tentatives honteuses visant à discréditer une élection quelques semaines avant qu'elle n'ait lieu". "La participation à la vie démocratique et en particulier aux élections devrait être encouragée au lieu d'être affaiblie ou discréditée parce qu'un candidat a peur de perdre", a réagi Robby Mook, directeur de campagne de la candidate démocrate.

Le président républicain de la Chambre des représentants, Paul Ryan, s'est dit embarrassé par les commentaires du candidat - qui n'est pas issu du sérail - mettant en doute la validité du processus d'élection.
"Notre démocratie est basée sur la confiance dans les résultats des élections et (Paul Ryan) a confiance dans le fait que les États mèneront cette élection avec intégrité", a indiqué la porte-parole de Paul Ryan, AshLee Strong. Alors que Donald Trump est harcelé par des polémiques à répétition suscitées par le camp démocrate perturbé par les à-coups de santé d'Hillary Clinton,laquelle doit alléger son agenda et espacer ses apparitions. Depuis quelques jours, elle a laissé à ses puissants soutiens le travail de démolition du milliardaire, au point que le président Obama a dû personnellement monter au créneau sur la question de la validité de la campagne électorale.

Le président américain en exercice s'est comporté en partisan, vendredi,
B.Obama et H.Clinton débattant à Austin, Texas, 
le 21 février 2008
à Cleveland dans l'Ohio (Nord-Est), estimé que c'est la démocratie même qui est en jeu lors de l'élection à venir, malgré les soupçons d'incapacité de sa candidate. Il a violemment dénoncé l'attitude du candidat républicain. "Dans une démocratie, vous participez à une élection, et si vous perdez, vous félicitez votre adversaire et vous allez de l'avant", a-t-il lancé. Le président démocrate sortant, qui quittera le pouvoir le 20 janvier 2017, a polémiqué, estimant que "le savoir-vivre est en jeu dans cette élection. La tolérance est en jeu. La courtoisie est en jeu. L'honnêteté est en jeu. L'égalité est en jeu, la bienveillance est en jeu", dans le style anaphorique du président Hollande, lui-même tombé dans le 36e dessous après la révélation de sa charge des magistrats dont il a fustigé la ..."lâcheté" !

Effet boomerang de l'intox médiatico-judiciaire de harcèlement contre Trump 

Elle ravive l'inquiétude provoquée par l'étrange malaise dont a été victime Clinton. Caillassé par la presse militante et les instituts de sondages à l'approche de l'échéance du 8 novembre, le candidat républicain à la Maison-Blanche soupçonne sa rivale Hillary Clinton d'avoir recours à des produits dopants et demande un contrôle anti-dopage avant le troisième et dernier débat.
"Je me sens en excellente forme !" assure la septuagénaire

La candidate démocrate a dû en effet quitter précipitamment les cérémonies du 11-Septembre et se faire raccompagner avant la fin de l'événement public. Mais le NYT titre maintenant... "As Donald Trump Stumbles, Hillary Clinton Watches Her Step" ("Alors que Donald Trump trébuche, Hillary Clinton fait attention où elle va", 13 octobre 2016)


"Nous sommes comme des athlètes (...)
Les athlètes doivent passer un contrôle antidopage, je pense que NOUS devrions faire de même avant le débat", a proposé le candidat à Portsmouth, dans le New Hampshire, à l'ancienne chef de la diplomatie américaine pour avoir observé, avec le monde entier qu'elle n'était pas dans son état naturel lors de leur dernier face-à-face.

Des notes d’enquête inédites du FBI renforcent les accusations de négligence fragilisant Hillary Clinton dans sa campagne présidentielle

Elles confirment que la candidate a jonglé avec les données confidentielles et les téléphones portables quand elle était secrétaire d’Etat.
Une nouvelle fois la, favorite des sondages pour l’élection du 8 novembre se retrouve rattrapée par la controverse sur ses emails, une affaire qui empoisonne sa course à la Maison Blanche, s'ajoutant à l'incertitude sur sa capacité mentale à gouverner. Alors qu’elle dirigeait la diplomatie américaine, H. Clinton a utilisé un serveur privé non sécurisé, malgré la sensibilité des dossiers qu'elle avait en charge.

Le candidat républicain a confié son inquiétude à la population
"Je ne sais pas ce qui se passe avec elle : au début de son dernier débat, elle était gonflée à bloc. A la fin, elle pouvait à peine retourner à sa voiture", a rappelé le candidat républicain, qui s'est ouvertement interrogé à plusieurs reprises sur l'état de santé de l'ancienne Première dame et seconde Clinton à briguer les suffrages des Américains à quatre jours du dernier débat présidentiel au cours.

Pourtant, Hillary Clinton est sujette à des trous de mémoire 
H. Clinton est-elle remise de sa commotion cérébrale ?
A quel traitement médicamenteux est-elle soumise ?
Un état de santé défectueux pourrait expliquer l'irresponsabilité d'Hillary Clinton dans le traitement des emails sensibles des Etats-Unis, au temps où elle dirigeait la diplomatie américaine.
"Mme Clinton a subi en décembre 2012 une commotion cérébrale et souffrait vers le Nouvel an d’un caillot sanguin (dans le cervaeu). Suivant les conseils de son médecin, elle ne pouvait travailler au département d’Etat que quelques heures par jour et ne parvenait pas à se souvenir de chacun des briefings auxquels elle assistait", poursuit des notes d’enquête inédites du FBI, révélant que la candidate a jonglé avec les données confidentielles et les téléphones portables quand elle était secrétaire d’Etat.

La commotion cérébrale et le caillot sanguin de Mme Clinton sont déjà connus. Mais l’affirmation du FBI sur les trous de mémoire de la responsable est nouvelle et pourrait être exploitée par le camp Trump, pour qui la santé de la candidate est un handicap à la tête de la première puissance mondiale.

lundi 10 octobre 2016

Deuxième débat entre Trump, le macho, et Clinton, l'épouse trompée

Quand la présidentielle américaine descend sous la ceinture

L'Amérique puritaine dérape

Donald Trump a relativisé lundi la gravité des propos qui lui sont reprochés. 
La publication à point nommé, vendredi à la veille du deuxième débat, d'une vidéo où on l'entend proférer des propos obscènes à l'égard de femmes. Il a souligné que ce sont des "propos de vestiaire" datant de plus de dix ans et a rappelé les écarts de conduite de l'ancien président Bill Clinton. Une relation sulfureuse du mari de la candidate Hillary Clinton avec Monica Lewinsky, 25 ans, a été révélée dans la presse internationale en 1998: pratiques sexuelles et taches sur les vêtements.
Convoqué par la police, Bill Clinton nia sous serment les accusations de "relations sexuelles avec cette femme"... puis finit par avouer devant l'Amérique entière qu'il y avait bien eu un "contact intime inapproprié" avec la jeune employée de la Maison Blanche. Un musée de Las Vegas aurait offert 1 million de dollars à la propriétaire de la fameuse petite robe bleue sur laquelle le président Bill Clinton a déposé son… ADN.
Lors de ce deuxième débat présidentiel fielleux, Hillary Clinton, 69 ans, a estimé que les propos de Donald Trump, 70 ans, entendus sur la vidéo le rendaient inapte à diriger le pays. "Il a dit que la vidéo n'était pas représentative de ce qu'il est mais je pense qu'il est évident pour tout le monde qu'elle est exactement représentative de ce qu'il est", a-t-elle dit. 
Le candidat républicain à la Maison blanche a donc répondu coup pour coup, évoquant la légèreté de la candidate démocrate, Hillary Clinton, qui devrait être en prison pour avoir utilisé une messagerie privée lorsqu'elle dirigeait la diplomatie américaine (entre 2009 et 2013).

L'assemblée publique organisée à l'université de Washington de St. Louis, pouvait marquer un tournant dans la campagne de Donald Trump, qui est en butte à l'hostilité de la presse et le monde du spectacle massivement pro-démocrates.

Cette vidéo est sur-exploitée par les media anti-républicains qui, en revanche, ne s'attardent pas sur l'affaire Lewinsky, qui a conduit de nombreux responsables républicains à se détourner de lui, voire à appeler à un retrait de sa candidature.

Contrairement au premier débat, les deux candidats ne se sont pas serré la main avant le début leurs échanges - ils l'ont toutefois fait à la fin - qui ont très vite porté sur la vidéo, remontant à 2005, où on entend Donald Trump, alors une star de la télé-réalité, évoquer sa tentative de séduction d'une femme mariée et le loisir que l'on peut s'accorder, si l'on est connu, de tripoter les femmes.
Ces images avaient été enregistrées quelques mois après le mariage de Donald Trump avec Melania, sa troisième femme.

Le magnat immobilier s'est dit "embarrassé" par la vidéo tout en faisant valoir que Bill Clinton avait eu comportement concrètement bien plus condamnable que lui à l'égard des femmes. "Moi ce n'était que des mots, lui est passé à l'action", a fait observer Donald Trump qui, peu avant le débat, avait organisé une conférence de presse entouré de quatre femmes accusant Bill Clinton d'inconduite sexuelle et conjugale.

Le candidat républicain a également déclaré que son adversaire s'en était prise aux femmes qui disaient avoir eu une affaire avec son mari, le président des Etats-Unis entre 1992 et 2000.

La polémique sur les courriels

Au sujet de l'utilisation par Hillary Clinton d'une messagerie privée lorsqu'elle était secrétaire d'Etat (Affaires étrangères), Donald Trump a dit : "Vous devriez avoir honte".
Suite à un article paru dans The New York Times en 3mars 2015, son attitude est qualifiée d'illégale, voire de dangereuse, au vu de failles de sécurité plus importantes auxquelles elle s'expose. Le 5 juillet 2016, le directeur du FBI, James Comey, rendait publiques les conclusions de l'enquête, livrant un rapport accablant pour Hillary Clinton. Il lui reproche d'avoir fait preuve d'une "négligence extrême" en hébergeant des emails contenant des informations classées secrètes sur des serveurs personnels non protégés, ajoutant que "toute personne sensée occupant la fonction de madame Clinton aurait dû savoir qu'un serveur non protégé ne pouvait accueillir des informations classées secret défense". Il souligne que des espions étrangers ont pu avoir accès aux emails d'Hillary Clinton.
L'ancienne secrétaire d'Etat - des interventions militaires américaines en Afghanistan et en Irak - a dit : "Vous savez, c'est vraiment une bonne chose qu'une personne ayant le tempérament de Donald Trump ne soit pas chargée de l'application de la loi dans ce pays."
"Sinon vous seriez en prison", a aussitôt rétorqué Donald Trump, qui a ajouté qu'il nommerait, s'il était élu président, un procureur spécial chargé d'enquêter sur ce dossier des courriels, qui a plombe depuis un an la campagne d'Hillary Clinton.
Début juillet, après une travail d'investigation de près d'un an, le FBI a recommandé  qu'Hillary Clinton ne soit pas poursuivie dans le cadre de l'enquête sur l'usage de sa messagerie privée alors qu'elle était secrétaire d'Etat tout en déplorant l'"imprudence extrême" la candidate démocrate.
Or, Hillary Clinton fait en outre l'objet d'accusations de conflit d'intérêts depuis sa prise de fonction en tant que secrétaire d'État en raison des nombreux financements d'États étrangers reçus par la Clinton Global Initiative, la fondation créée par son mari Bill Clinton en 1997. Parmi les principaux donateurs de la fondation figurent notamment des États arabes comme l'Arabie saouditeOman, ou encore le Qatar. D'après le Washington Post, la fondation Clinton pèserait 2 milliards de dollars..
Donald Trump et Hillary Clinton se sont également affrontés sur des sujets tels que la fiscalité, l'assurance-santé ou encore la politique américaine en Syrie.
Pour mémoire, lors d'un débat dans le cadre des primaires démocrates, le 4 février 2016, Hillary Clinton s'est dite favorable à la peine de mort. 

Egalement lors de sa campagne pour les primaires de 2016, elle a pris position contre le partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (traité de libre-échange transatlantique, TAFTA en anglais).

Fait rare, son colistier, Mike Pence, s'est dit en désaccord avec le candidat républicain, sur le recours des Etats-Unis à la force, si nécessaire, en Syrie. "Lui et moi n'en avons pas discuté et je ne suis pas d'accord", a-t-il dit.

Invités en fin de débat, par un membre du public, à dire des choses positives l'un sur l'autre, Hillary Clinton a déclaré, non sans méchanceté, respecter les enfants de son adversaire pour leurs capacités et l'attachement à leur père.
Donald Trump a de son côté déclaré que l'ancienne secrétaire d'Etat était une battante, soulignant son refus de renoncer. Un conseil ?

La troisième et dernier débat présidentiel aura lieu le 19 octobre.
Candidate aux primaires présidentielles du Parti démocrate de 2008, Hillary Clinton avait été battue par Barack Obama. D'abord donnée largement gagnante face à son adversaire républicain, Donald Trump, elle a vu son avance s'effriter au fil des semaines.