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dimanche 29 mars 2020

Belloubet profite du Covid-19 pour libérer des détenus

Nicole Belloubet rétablit la peine de mort?

Nicole Belloubet va signer des ordonnances permettant la libération de détenus en fin de peine

1972 : les mutins de Nancy, des barricades dans nos prisons
Mutins de Nancy, 1972
Une semaine après avoir assuré qu’elle n’est pas du tout "dans cette optique", la ministre de la Justice remet dans le circuit contaminé la population sensible la mieux confinée de France.

Mardi 24 mars, Nicole Belloubet démentait, dans les colonnes de '20 Minutes', son intention de libérer des détenus en raison du risque de propagation du Covid-19. La ministre de la Justice indiquait à la presse qu’elle n’était pas dans la nécessité de réduire la population carcérale des 188 établissements pénitentiaires français.

Mercredi 25, elle doit pourtant présenter des ordonnances dans ce sens en Conseil des ministres pour assouplir les conditions de libération anticipée et d’octroi de crédits de réductions de peines en raison de la situation sanitaire. Elles devraient être publiées dès jeudi au Journal Officiel. Du jour au lendemain, elle découvrait que le Covid-19 avait commencé à se répandre derrière les barreaux, et que l'opportunité  était bonne de désengorger les prisons.

En l’espace de cinq jours, le nombre de détenus et de personnels pénitentiaires "susceptibles d’avoir été contaminés" aurait augmenté de près de 500 %: effarant mais crédible ?  De 157 malades au 18 mars (6 cas positifs confirmés et 151 suspects), le compteur serait passé, lundi, à… 920 cas (16 cas positifs parmi le personnel pénitentiaire, 6 parmi les détenus dont un décédé et 899 suspects). Soit une augmentation de 486 % en cinq jours, selon les informations recueillies auprès de "plusieurs sources concordantes", formule consacrée mais "sources" non citées. Moins que jamais en période de crise sanitaire mortelle, le secret des sources n'est tenable.

Un cas positif fait-il le printemps de la compassion ?


"Nous allons distribuer 100.000 masques en prison", annonce Belloubet

Cette opération fait rêver les seniors confinés des Ehpad...
Le 28 mars, trois jours plus tard, le ministre
Olivier Véran annonce "Un isolement individuel" des pensionnaires en Ehpad. Le ministre de la Santé, a indiqué samedi qu’il va  - ce n'est alors pas fait - demander "aux établissements de type Ehpad d’aller vers un isolement individuel" - une progressivité qui ne rassure pas les "détenus" des Ehpad -  pour chacun de leurs pensionnaires afin d' "aller plus loin" dans la protection des personnes âgées contre le coronavirus.
O. Véran va 
- incessamment, sous peu - demander 
aussi de "tester en priorité pour le virus le personnel qui travaille au sein des Ehpad" - mais dans la limite des kits de tests disponibles - , les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse largement radio télévisée, sous l'oeil du premier ministre Edouard Philippe.

La ministre de la Justice, "dévoile" les mesures mises en place dans les prisons pour éviter la propagation du coronavirus.
Lundi soir 16 mars, à la suite d’une réunion avec les syndicats du pénitentiaire, Nicole Belloubet a donc expliqué sous leur pression qu’elle allait les lâcher parmi les "gens qui ne sont rien", les infirmiers à 2.000 euros ou les personnels du secteur alimentaire (à encore moins) et les transporteurs routiers, pensant que les détenus libérés allaient volontiers poursuivre leur confinement à la maison. 

Le gouvernement aurait-il peur des mutineries ?

Dans les faits, les détenus qui devaient sortir dans les prochains mois pourront quitter les prisons plus vite. Macron autorise que ceux qui se tiennent à carreau puissent bénéficier de crédits de réduction de peine supplémentaires. Ainsi les syndicats exercent-ils un chantage payant alors que la grogne s'élève un peu partout depuis l’annonce de la suspension des parloirs familiaux et sexuels pour éviter les contaminations.



La Chancellerie n’a pourtant pas fait d’étude précise. 
Or, la mesure prise sous la pression - sans saisie du juge d'application des peines - est susceptible d’entraîner la libération d’environ 5.000 prisonniers condamnés pour des "délits mineurs" - qui ont toutefois justifié une incarcération -  (sont notamment exclues les personnes condamnées dans des affaires de mœurs, criminelles ou terroristes…) 
"C’est un premier pas, se réjouit Christopher Dorangeville, secrétaire général de la CGT Pénitentiaire, qui milite pour toute alternative à la privation de liberté et qui ne représente que les personnels. On était tout de même à 61.000 places pour 70.000 détenus." Le critère de libération de ces détenus apparaît donc assez éloigné du motif sanitaire invoqué...

Les 100.000 masques promis tardent à arriver.
Difficile dans ces conditions de maintenir un cordon sanitaire autour de chaque cas suspect. La doctrine est d’isoler dans une cellule le moindre détenu qui présente des symptômes et de protéger les personnels pénitentiaires qui, à la différence des infirmiers, ne sont pas protégés de la contamination. Les livreurs, quant à eux, le sont-ils?
Pour mémoire, les téléphones promis de longue date n'arrivent pas non plus partout:

En revanche, le shit circule bien...

Les 100.000 masques promis par le ministère mardi dernier sont seulement en cours d’acheminement vers les prisons.
"Pour l’instant, on demande aux surveillants de ne porter un masque que face aux cas suspects, se désole le responsable syndical. Et donc, les détenus ont peur d’attraper le virus à chaque fois qu’un maton s’approche." En revanche, les matons sont des hommes. 

Et ils s’énervent facilement, les détenus. "Avec la suspension des parloirs, Nicole Belloubet avait annoncé un crédit de 40 euros aux prisonniers les plus pauvres pour maintenir le contact avec les familles. Mais ce n’est pas encore mis en place", critique Lydia Trouvé du Syndicat pour la protection et le respect des prisonniers. Quant aux familles des morts du coronavirus, ils ne sont pas autorisés à assister à plus de cinq aux incinérations de l'être cher.
Elle-même n’a aucune nouvelle de son fils incarcéré. "Certains ont été transférés après les premières mutineries. Et les familles ne savent pas où…" Les transfèrements concernent-ils les gentils détenus?

Si les pensionnaires des Ehpad pouvaient se mutiner...
Les prochains jours pourraient se révéler déterminants pour éviter que la France ne connaisse la même situation qu’en Italie où dix détenus sont morts lors d’échauffourées. Pour éviter cela, la garde des Sceaux participe tous les soirs à une réunion en visioconférence avec les responsables de l’administration pénitentiaire. Un moyen de se tenir informée et, le cas échéant, de revenir sur ses grands principes. "Je n’ai pas peur", avait-elle asséné… il y a une semaine. Tous prouve le contraire.

Quid des détenus dépistés positifs ?
Où et comment sont-ils pris en charge?

mardi 11 juin 2019

Retour de Syrie en France d'un djihadiste polygame, ses deux épouses et leurs neuf enfants

La Turquie assure notre avenir terroriste en nous faisant le cadeau empoisonné de douze islamistes de Syrie

Et, parce qu'ils nous aiment, les Turcs sifflent notre hymne national

Résultat de recherche d'images pour "retour de djihadiste"Un djihadiste et ses deux compagnes ont été placés en garde à vue, mardi matin, et leurs neuf enfants mineurs ont été confiés à l’aide sociale par le parquet de Bobigny (Seine-Saint-Denis)après avoir été transférés de Turquie

Les trois adultes, un homme de 35 ans et ses deux femmes, dont l’une âgée de 36 ans, sont pris en charge par la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Leurs enfants ont été placés .

Un cas d’expulsion "régulier" : combien d'autres encore ?

Cette opération, distincte des rapatriements au cas par cas d’enfants en provenance du Kurdistan syrien, s’inscrit dans le cadre des expulsions régulières des djihadistes par la Turquie. Fin mai 2019, les autorités françaises avaient enregistré le retour de 277 revenants.

"Celui qui s’incline devant des règles établies par l’ennemi ne vaincra jamais" (Léon Trotski – Leur morale et la nôtre)

Il n’est pas un jour où media et politiciens ne s’interrogent sur ce que la France pourrait bien faire des criminels français qui ont choisi de servir l’Etat islamique . Les uns voudraient que les détenus de la Syrie soient jugés sur place, tandis que les autres accepteraient leur retour en France dans le but de les juger, les emprisonner et de les remettre un jour ou l’autre dans le circuit… au prétexte que le coût de leur entretien deviendrait insupportable et en feignant de croire qu'ils sont revenus à la raison, contrits et désireux de s'amender !

Il y a aussi les femmes voilées, encombrées d'une marmaille désirée ou produite pour le service armé, sans le moindre remords de leur sinistre participation à ce génocide, qui tentent d’émouvoir – un bébé dans chaque bras – les vertueux humanistes, éternels idiots du village des "droits de l’homme"… La télévision populiste n'hésite pas à nous présenter les mamies éplorées !

Dans un 'manifeste des intellectuels français pour la résistance à l’abandon de l’Algérie française' (soutenu par le maréchal Alphonse Juin) et paru le dans le contexte du conflit algérien, on pouvait lire  : "C’est une des formes les plus lâches de la trahison que d’empoisonner, jour après jour, la conscience de la France". Qu'avons-nous appris depuis? Macron en est conscient, lui qui ressort sans cesse son projet de loi sur la GPA, sans la mener à son terme - il est seulement favorable à la reconnaissance à l'état civil de la filiation des enfants nés à l'étranger de GPA  -, rien que pour faire se dresser une partie de la population contre l'autre et tirer les marrons du feu. En suscitant la polémique en France, le cynique distrait la population pendant qu'il fait passer ses textes par ordonnances, ni vu ni connu...

Comment gérer ce sujet sensible ? 

Résultat de recherche d'images pour "retour de djihadiste"
Près de 2.000 Français radicalisés ont combattu en Syrie et en Irak sous le drapeau de Daesh depuis 2014. 450 seraient morts et 300 seraient déjà revenus en France. Et les autres ? Que fait-on d’eux, dès lors que nos prisons sont surpeuplées ?… Les juger sur le lieu de leurs forfaits ? Il faudrait pour cela que Syriens et Irakiens en acceptent la responsabilité, sachant que les méprisants militants droits de l'hommistes les jugent incapables de rendre une justice équitable… sachant que s’ils les condamnaient à mort, la France s’opposerait à leur exécution. Sur ce point, le 27 février 2019, sur BFM TV, la garde des Sceaux Nicole Belloubet, a rappelé la position française : "Il y a une limite. Notre pays n’accepte pas la peine de mort. Si tel est le cas, nous interviendrions pour demander que cette peine ne soit pas exécutée. C’est une condition sine qua non". Le problème reste donc entier dans la mesure où ni la Syrie, ni l’Irak, ni les Kurdes ne sont en mesure de gérer indéfiniment ces prisonniers qui, par la force des choses, recouvreront très vite leur liberté… Mais sommes-nous mieux équipés pour les assumer ?

Or, il existe une troisième voie qui les mettrait en paix avec leurs consciences : l’exécution de ces djihadistes, sur le sol qu'ils ont choisi, au cours d'une opération militaire. La belle mort.
Durant ces années, dans le cadre de la coalition internationale et au péril de leurs vies, nos forces spéciales se sont efforcéEs de traquer les criminels, de les localiser et de les éliminer. C'est un total mépris d'Etat qu'ignorer le sacrifice des militaires en service commandé et de ramener en France ceux et celles qui ont combattu leur pays. Dès lors, si le droit international a permis de les tuer durant ce conflit, pourquoi accorder aujourd’hui la vie sauve à des fanatiques religieux et racistes prêts à reprendre, bientôt, leurs actions terroristes, cette fois à l'intérieur.

Seulement, voilà ! Les démocrates sont en situation de faiblesse. Comme l’a souligné notre ministre : "Notre pays n’accepte pas la peine de mort"…  
Lors de son entretien sur BFM TV, Nicole Belloubet a rappelé - non sans mépris des justices proche-orientales -  son obligation d’assurer aux djihadistes français "un minimum de droits à un procès équitable. Nous veillons à ce que les droits de la défense soient assurés"… et de rappeler que "les Français concernés bénéficient de la protection consulaire". Les maires d'opposition qui ne passeront pas sous les fourches caudines de Macron avant les prochaines municipales seront déclarés "ennemis" de Macron, a menacé le belliqueux Gilles Boyer, mais nos déserteurs islamistes sont ses amis...

Dans ce cas, comment venir à bout de ces monstres qui mettent à profit les faiblesses du système démocratique et nos idéaux humanistes et qui se reproduisent sans retenue malgré le contexte de guerre qui menace d'abord les enfants en bas âge qu'il nous faut maintenant traiter avec bienveillance ? Alors que les media ont montré leurs crimes (souvent floutés pour protéger les âmes sensibles), quelle part d'humanité peut-on encore déceler chez ces "humanoïdes"  robotisés par un islam cruel et conquérant, dès lors qu'ils sont capables de se faire photographier en exhibant la tête de leurs victimes innocentes en guise de trophée ? 

Serait-il juste et équitable qu'il viennent occuper un univers carcéral surpeuplé en prenant des places dans les prisons françaises 5 étoiles avec portables, soirées récréatives et "parloirs intimes", véritables studios sexuels, de crainte d'en faire des monstres  ? 
Nos enfants doivent-ils payer pour les bons sentiments de leurs parents ?


lundi 10 octobre 2016

Deuxième débat entre Trump, le macho, et Clinton, l'épouse trompée

Quand la présidentielle américaine descend sous la ceinture

L'Amérique puritaine dérape

Donald Trump a relativisé lundi la gravité des propos qui lui sont reprochés. 
La publication à point nommé, vendredi à la veille du deuxième débat, d'une vidéo où on l'entend proférer des propos obscènes à l'égard de femmes. Il a souligné que ce sont des "propos de vestiaire" datant de plus de dix ans et a rappelé les écarts de conduite de l'ancien président Bill Clinton. Une relation sulfureuse du mari de la candidate Hillary Clinton avec Monica Lewinsky, 25 ans, a été révélée dans la presse internationale en 1998: pratiques sexuelles et taches sur les vêtements.
Convoqué par la police, Bill Clinton nia sous serment les accusations de "relations sexuelles avec cette femme"... puis finit par avouer devant l'Amérique entière qu'il y avait bien eu un "contact intime inapproprié" avec la jeune employée de la Maison Blanche. Un musée de Las Vegas aurait offert 1 million de dollars à la propriétaire de la fameuse petite robe bleue sur laquelle le président Bill Clinton a déposé son… ADN.
Lors de ce deuxième débat présidentiel fielleux, Hillary Clinton, 69 ans, a estimé que les propos de Donald Trump, 70 ans, entendus sur la vidéo le rendaient inapte à diriger le pays. "Il a dit que la vidéo n'était pas représentative de ce qu'il est mais je pense qu'il est évident pour tout le monde qu'elle est exactement représentative de ce qu'il est", a-t-elle dit. 
Le candidat républicain à la Maison blanche a donc répondu coup pour coup, évoquant la légèreté de la candidate démocrate, Hillary Clinton, qui devrait être en prison pour avoir utilisé une messagerie privée lorsqu'elle dirigeait la diplomatie américaine (entre 2009 et 2013).

L'assemblée publique organisée à l'université de Washington de St. Louis, pouvait marquer un tournant dans la campagne de Donald Trump, qui est en butte à l'hostilité de la presse et le monde du spectacle massivement pro-démocrates.

Cette vidéo est sur-exploitée par les media anti-républicains qui, en revanche, ne s'attardent pas sur l'affaire Lewinsky, qui a conduit de nombreux responsables républicains à se détourner de lui, voire à appeler à un retrait de sa candidature.

Contrairement au premier débat, les deux candidats ne se sont pas serré la main avant le début leurs échanges - ils l'ont toutefois fait à la fin - qui ont très vite porté sur la vidéo, remontant à 2005, où on entend Donald Trump, alors une star de la télé-réalité, évoquer sa tentative de séduction d'une femme mariée et le loisir que l'on peut s'accorder, si l'on est connu, de tripoter les femmes.
Ces images avaient été enregistrées quelques mois après le mariage de Donald Trump avec Melania, sa troisième femme.

Le magnat immobilier s'est dit "embarrassé" par la vidéo tout en faisant valoir que Bill Clinton avait eu comportement concrètement bien plus condamnable que lui à l'égard des femmes. "Moi ce n'était que des mots, lui est passé à l'action", a fait observer Donald Trump qui, peu avant le débat, avait organisé une conférence de presse entouré de quatre femmes accusant Bill Clinton d'inconduite sexuelle et conjugale.

Le candidat républicain a également déclaré que son adversaire s'en était prise aux femmes qui disaient avoir eu une affaire avec son mari, le président des Etats-Unis entre 1992 et 2000.

La polémique sur les courriels

Au sujet de l'utilisation par Hillary Clinton d'une messagerie privée lorsqu'elle était secrétaire d'Etat (Affaires étrangères), Donald Trump a dit : "Vous devriez avoir honte".
Suite à un article paru dans The New York Times en 3mars 2015, son attitude est qualifiée d'illégale, voire de dangereuse, au vu de failles de sécurité plus importantes auxquelles elle s'expose. Le 5 juillet 2016, le directeur du FBI, James Comey, rendait publiques les conclusions de l'enquête, livrant un rapport accablant pour Hillary Clinton. Il lui reproche d'avoir fait preuve d'une "négligence extrême" en hébergeant des emails contenant des informations classées secrètes sur des serveurs personnels non protégés, ajoutant que "toute personne sensée occupant la fonction de madame Clinton aurait dû savoir qu'un serveur non protégé ne pouvait accueillir des informations classées secret défense". Il souligne que des espions étrangers ont pu avoir accès aux emails d'Hillary Clinton.
L'ancienne secrétaire d'Etat - des interventions militaires américaines en Afghanistan et en Irak - a dit : "Vous savez, c'est vraiment une bonne chose qu'une personne ayant le tempérament de Donald Trump ne soit pas chargée de l'application de la loi dans ce pays."
"Sinon vous seriez en prison", a aussitôt rétorqué Donald Trump, qui a ajouté qu'il nommerait, s'il était élu président, un procureur spécial chargé d'enquêter sur ce dossier des courriels, qui a plombe depuis un an la campagne d'Hillary Clinton.
Début juillet, après une travail d'investigation de près d'un an, le FBI a recommandé  qu'Hillary Clinton ne soit pas poursuivie dans le cadre de l'enquête sur l'usage de sa messagerie privée alors qu'elle était secrétaire d'Etat tout en déplorant l'"imprudence extrême" la candidate démocrate.
Or, Hillary Clinton fait en outre l'objet d'accusations de conflit d'intérêts depuis sa prise de fonction en tant que secrétaire d'État en raison des nombreux financements d'États étrangers reçus par la Clinton Global Initiative, la fondation créée par son mari Bill Clinton en 1997. Parmi les principaux donateurs de la fondation figurent notamment des États arabes comme l'Arabie saouditeOman, ou encore le Qatar. D'après le Washington Post, la fondation Clinton pèserait 2 milliards de dollars..
Donald Trump et Hillary Clinton se sont également affrontés sur des sujets tels que la fiscalité, l'assurance-santé ou encore la politique américaine en Syrie.
Pour mémoire, lors d'un débat dans le cadre des primaires démocrates, le 4 février 2016, Hillary Clinton s'est dite favorable à la peine de mort. 

Egalement lors de sa campagne pour les primaires de 2016, elle a pris position contre le partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (traité de libre-échange transatlantique, TAFTA en anglais).

Fait rare, son colistier, Mike Pence, s'est dit en désaccord avec le candidat républicain, sur le recours des Etats-Unis à la force, si nécessaire, en Syrie. "Lui et moi n'en avons pas discuté et je ne suis pas d'accord", a-t-il dit.

Invités en fin de débat, par un membre du public, à dire des choses positives l'un sur l'autre, Hillary Clinton a déclaré, non sans méchanceté, respecter les enfants de son adversaire pour leurs capacités et l'attachement à leur père.
Donald Trump a de son côté déclaré que l'ancienne secrétaire d'Etat était une battante, soulignant son refus de renoncer. Un conseil ?

La troisième et dernier débat présidentiel aura lieu le 19 octobre.
Candidate aux primaires présidentielles du Parti démocrate de 2008, Hillary Clinton avait été battue par Barack Obama. D'abord donnée largement gagnante face à son adversaire républicain, Donald Trump, elle a vu son avance s'effriter au fil des semaines.

lundi 7 mars 2016

Hollande décore en catimini le prince héritier d'Arabie saoudite

Le bras cassé de l'Elysée croyait que ça ne se saurait pas !

Le 
président François Hollande n'a pas craint de remettre la Légion d'honneur au  prince héritier d'Arabie saoudite

La présidence de la République a dû confirmer l'information tenue secrète. Interrogée dimanche par l'AFP, elle n'a pas nié que Hollande a bien décoré Mohammed ben Nayef, également ministre de l'Intérieur, lors d'une réception à l'Elysée, vendredi.
Cette visite, inscrite à l'agenda présidentiel, n'avait fait l'objet d'aucune communication de l'Elysée vendredi.

Malgré 70 exécutions en deux mois, depuis janvier

Cette décoration a suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux, alors que depuis le début de l'année, le régime saoudien a procédé à 70 exécutions, la dernière ayant eu lieu ce dimanche avec la décapitation d'un Saoudien condamné à mort pour meurtre. 

C'est l'Agence de presse saoudienne SPA qui a vendu la mèche en rendant compte unilatéralement de cette visite et précisant qu'elle avait été l'occasion de cette décoration.

Allié important contre l'Etat islamique
Le prince héritier a reçu cette décoration "au titre de personnalité étrangère, une pratique protocolaire courante", a souligné l'Elysée. Un automatisme...
L'Elysée a cru malin de se justifier en rappelant que le président français avait lui-même été "décoré de l'ordre suprême du Royaume" lors d'une de ses visites en Arabie saoudite, a-t-on rappelé de même source. A cette différence que Hollande ne s'est encore rendu coupable d'aucune décapitation... Le Monde reprend servilement la justification par la réciprocité qu'avance l'AFP, agence officielle, sans décryptage de cette  analogie douteuse.  

La France entretient des relations très suivies avec l'Arabie saoudite, alliée importante en Syrie dans la lutte contre l'Etat islamique (EI) et avec lequel la France a conclu d'importants contrats d'armement.

153 personnes exécutées en 2015 donnent droit à la Légion... d'Honneur pour le prince héritier saoudien !
Le 2 janvier, 47 personnes avaient été mises à mort en une seule journée pour "terrorisme" dans le royaume, notamment le dignitaire et opposant chiite saoudien Nimr al-Nimr, dont l'exécution a provoqué une crise diplomatique entre Ryad et Téhéran.
En 2015, 153 personnes ont été exécutées en Arabie saoudite, selon un décompte fondé sur des chiffres officiels, un niveau inégalé depuis 20 ans dans ce royaume ultra-conservateur régi par une interprétation rigoriste de la loi islamiquePour justifier la peine de mort dans des affaires de terrorisme, de meurtre, viol, vol à main armée et trafic de drogue, les autorités invoquent la dissuasion. 
Valls rêverait de l'introduire d'ici la fin mai dans la loi sur l'état d'urgence...  

mardi 28 avril 2015

Indonésie: la grâce de Serge Atlaoui aurait été rejetée

L'Indonésie disposait de dix condamnés à exécuter pour trafic de drogue

Jeudi 23,
l
es autorités indonésiennes ont donné l'ordre de préparer les exécutions de dix condamnés à mort pour trafic de drogue

L'appel à la grâce de Serge Atlaoui aurait été rejeté par le tribunal administratif de Jakarta, selon le Jakarta Post et l'édition locale de CNN.
Condamné en 2007 pour un trafic de drogue qu'il a toujours nié, Serge Atlaoui dénonce l'absence de motivation dans le rejet de son recours en grâce par le président indonésien, Joko Widodo. Un recours avait été rejeté en première instance, avant que le Français ne fasse appel. Des étrangers sont principalement concernés, dont le Français Serge Atlaoui, suscitant l'indignation de la France et 
de l'UE. "L'ordre a été donné de lancer les préparatifs", a déclaré le porte-parole du bureau du procureur général, Tony Spontana, sans plus de détails.

Les Européens, réunis en sommet jeudi à Bruxelles, ont vivement réagi: "L'Union européenne est totalement opposée à la peine de mort. Cela ne peut pas être une réponse au trafic de drogue", a déclaré le président du Conseil européen, Donald Tusk.

Le président français François Hollande a pour sa part affirmé qu'il faut "tout faire jusqu'au dernier moment" pour que l'exécution du Français Serge Atlaoui n'ait pas lieu. "L'abolition de la peine de mort est pour nous un principe essentiel (...) Pour Serge Atlaoui, la mort ne peut pas être la sanction", a-t-il déclaré. 

Une procédure cruelle. 
Aucune date n'a été fixée pour les exécutions qui seront notifiées 72 heures au préalable aux condamnés. Le procureur général a précisé que cela n'a pas encore été le cas.
"C'est une torture psychologique intense", témoigne l'épouse de Serge Atlaoui. Sabine Atlaoui accuse la justice indonésienne d'exécuter "des innocents". " Il y a un énorme problème au niveau de la justice", déplore Sabine Atlaoui. Jusqu'à quand durera le sursis accordé à Serge Atlaoui ? Condamné à mort en Indonésie pour trafic de drogue, le Français a été retiré de la liste des exécutions imminentes en raison d'une procédure en cours devant le tribunal administratif de Jakarta. Si la procédure en cours était rejetée, il serait fusillé seul, a indiqué ce lundi 27 avril Tony Spontana, porte-parole du Parquet. 
Mon mari a été retiré de la liste mais il y a eu tout de suite une annonce du procureur général qui stipule que l'on n'attendra pas la troisième vague pour exécuter Serge Atlaoui : 'Dès que le recours administratif est fini, on l'exécute'. Et ça passe dans les media; c'est une torture psychologique intense".

L'Indonésie a exécuté huit personnes, dont sept étrangers, lundi 28 avril. Sabine Atlaoui évoque "un traumatisme". Elle ajoute : "Tout n'est que souffrance et tristesse". L'épouse du seul Français condamné à mort dans le monde reproche au gouvernement indonésien sa politique, qui vise à donner un sentiment de tolérance zéro vis-à-vis de la drogue. "Ce n'est pas avec des exécutions qu'ils régleront le problème", s'emporte-t-elle.

Serge Atlaoui, incarcéré depuis dix ans, affirme qu'il n'a fait qu'installer des machines industrielles dans ce qu'il croyait être une usine d'acrylique, et qui abritait en réalité une fabrique clandestine d'ecstasy.

Les dix condamnés, originaires d'Australie, France, Brésil, Philippines, Nigeria, Ghana et Indonésie, seront alignés ensemble devant un peloton d'exécution.

Paris n'a cessé de hausser le ton
Depuis le rejet du dernier recours du Français mardi par la Cour suprême d'Indonésie, François Hollande avait déjà menacé mercredi que cette exécution "serait dommageable pour l'Indonésie, dommageable pour les relations que nous voulons avoir avec elle", rappelant son opposition à la peine de mort, abolie en France en 1981.

L'Indonésie reçoit de l'Occident de l'aide humanitaire et de l'aide au développement depuis 1966, en particulier en provenance des États-Unis, de l'Europe occidentale, de l'Australie et du Japon. L'Indonésie est le seul pays membre du G20 dans l'Asie du Sud-Est.

Dans une lettre adressée jeudi à son homologue indonésienne, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a dénoncé le fait que, selon lui, Serge Atlaoui n'a "pas bénéficié du plein exercice de ses droits", "du fait de graves dysfonctionnements de la justice indonésienne". Le ministre français a accusé la justice indonésienne de "traitement expéditif", jugeant que la victime a été "condamnée à mort par une décision qui comporte des affirmations erronées", a-t-il accusé.
A Jakarta, capitale de l'Indonésie, la ministre indonésienne des Affaires étrangères, Retno Marsudi, a indiqué qu'elle communiquerait dans la soirée par téléphone avec L. Fabius. "Je vais lui expliquer le système judiciaire en Indonésie, et je vais lui expliquer l'urgence de la situation provoquée par les crimes liés à la drogue" dans l'archipel, a déclaré Mme Marsudi.
Pour la troisième fois, Fabius a convoqué mercredi l'ambassadeur d'Indonésie pour... évoquer cette affaire.

L'UE s'était également déjà émue de cette condamnation.
"Nous reconnaissons que l'Indonésie doit affronter un problème de (trafic de) drogue grandissant, mais l'expérience dans d'autres pays montre que la peine capitale n'est pas la bonne réponse", avait estimé jeudi la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, avant le sommet.
"L'UE est prête à réfléchir aux moyens de soutenir les efforts de l'Indonésie dans sa lutte contre la drogue et nous sommes prêts à renforcer notre coopération avec l'Indonésie en ce domaine", avait-elle ajouté.

La détermination du président indonésien Joko Widodo dans sa lutte contre le trafic de drogue est implacable et passe par l'exécution de condamnés à mort, pour des raisons de politique intérieure, mais aussi de crédibilité.
Après avoir remporté la présidentielle l'été dernier et pris ses fonctions en octobre, l'une de ses premières décisions a été de rejeter toutes les demandes de grâce de condamnés à mort pour drogue. Après la reprise des exécutions en janvier pour la première fois depuis 2013 -six condamnés pour trafic de drogue dont cinq étrangers- les autorités ont montré leur intransigeance à exécuter une deuxième liste de condamnés à mort, en grande majorité pour trafic de drogue.

Dirigeant du Parti démocratique indonésien de lutte
Widodo, souriant, avenant, 
mais dur au travail et coeur sec
né de la fusion forcée par le régime de Soeharto de tous les partis non musulmans en un seul, Joko Widodo est proche des gens et en particulier des milieux les plus pauvres dont il est lui-même issu, celui que ses compatriotes appellent affectueusement "Jokowi" incarne un véritable renouveau dans la politique indonésienne. C'est toutefois un homme d'affaires qui exportait de par le monde des meubles en teck indonésien, fabriqués dans l'atelier qu'il avait monté à Solo, sa ville natale, dans l'est de l'île de Java. 
Ancien gouverneur de Jakarta, J. Widodo est arrivé à la politique par la mairie de Solo, conquise en 2005 sous la bannière d'une coalition d'entrepreneurs en guerre contre la corruption et la bureaucratie, fléaux qui freinent le développement global de l'Indonésie. A peine élu, il donna le ton en conservant jeans et chemise, en refusant également d'acheter une nouvelle voiture de fonction, et en reversant son salaire aux bonnes œuvres de la ville. Le genre de comportement que d'aucuns pourraient qualifier de "démago" si Joko Widodo ne vivait pas en Indonésie, pays 260 millions d'habitants où près de la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté, c’est-à-dire avec moins de 2 dollars par jour et pratique l'islam à près de 90% (8 % des Indonésiens se déclarent chrétiens, dont les deux tiers protestants). Widodo est convaincu que c’est en changeant les habitudes que l’on peut espérer faire évoluer les mentalités.

Comme la France, l'Australie, dont deux ressortissants doivent être exécutés, a mis en garde contre des "conséquences" sur les relations bilatérales en cas d'exécution.


Joie à Manille après le sursis accordé à Mary Jane Veloso


Mary Jane Veloso, une domestique philippine qui devait être fusillée en Indonésie dans la nuit de mardi à mercredi, a bénéficié d'un sursis de dernière minute salué par une joie immense sur les places de Manille. Elle était au nombre des condamnés, dont huit hommes effectivement exécutés, tous convaincus de trafic de drogue. 

Mary Jane Veloso doit son salut provisoire à la personne qui l'aurait recrutée pour transporter de la drogue en Indonésie et qui se serait rendue aux autorités philippines. 

Ces dernières semaines, le pays tout entier s'était mobilisé derrière Mary Jane Veloso. Tout comme le champion de boxe Manny Pacquiao, star dans son pays et très populaire en Indonésie, le président philippin avait supplié de grâcier la jeune mère de famille


dimanche 4 janvier 2015

Belgique : la justice refuse la peine de mort à un violeur récidiviste, mais lui accorde l'euthanasie...

Le violeur Frank Van Den Bleeken sera euthanasié le 11 janvier

Les médecins travaillent le dimanche, pas les juges

Le violeur en série et meurtrier condamné, qui ne cessait de demander à être autorisé à mourir pour des motifs psychologiques, sera euthanasié à la prison à Bruges, annonce "De Morgen". "L'euthanasie sera en effet appliquée", a révélé l'une des porte-parole du ministère de la Justice au journal flamand.

"Maintenant, le moment est venu"
Après de multiples condamnations pour viol et un assassinat et trente années en prison, commente le ministère belge, qui a fixé la date au 11 janvier. L'État estime que le condamné Frank Van Den Bleeken a suffisamment enduré de souffrances psychologiques. Son son avocat, Jos Vander Velpen, les juge "insupportables". Sa demande  d'euthanasie a été acceptée en septembre dernier.

L'euthanasie, solution de rechange à la peine de mort

L'euthanasie qui a été légalisée en Belgique dès 2002, sous condition de capacité de discernement, tombe à pic, puisque la peine de mort a été supprimée par la loi du 10 juillet 1996.

L'euthanasie a 
enregistré un record de 1.807 cas en 2013 et s'est banalisée au point que le violeur récidiviste a pu opter pour ce biais, puisqu'il est malade mais conscient et a formulé la demande réglementaire  "de façon volontaire, réfléchie et répétée".

Frank Van Den Bleeken, 52 ans, qui se considère lui-même comme une menace pour la société, a refusé sa libération anticipée, mais estimait ses conditions de détention inhumaines, selon un entretien accordé à un media belge.

Son avocat et la porte-parole du ministère de la Justice refusent de  communiquer sur l'article du journal De Morgen  et sur le détournement de la loi sur l'euthanasie pour des raisons psychologiques. 
Cette affaire fait suite, en octobre dernier, à l'euthanasie controversée d'un transsexuel dépressif... et jette un peu plus le trouble sur un projet de loi qui fait débat en France. On ne peut en effet s'interdire d'entrevoir la possibilité de dérives. "C'est la preuve même que ces lois sont dangereuses. L'Etat n'est pas là pour vous dire : Vous voulez mourir ? On va vous arranger ça", fulmine  Bernard Debrédéputé UMP et professeur en médecine.
 
Les réseaux sociaux expriment le bon sens populaire contre les abolitionnistes qui avaient milité sur le caractère inhumain  de la  peine de mort, y compris pour des violeurs et des tortionnaires. Les humanistes distingués se trouvent aujourd'hui confrontés au système D des criminels qui ont trouvé dans l'euthanasie la parade à la vertu de leurs bourreaux exemplaires.