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samedi 16 mai 2020

Loi contre la haine en ligne, c'est du niveau des sex-tapes de Griveaux

LREM se saborde: gardez-moi de mes amis, quant à mes ennemis, je m'en charge !

La loi Avia contre la haine en ligne, "c'est comme si Benjamin Griveaux faisait passer une loi contre la pornographie en ligne" (Canteloup)



On notera que
Véran O. tombe sous le coup du harcèlement lié à l'apparence physique

S'adressant à Eric Ciotti au parlement, le carabin - qui sert à Edouard Philippe de ministre de la Santé - répond avec cynisme aux critiques de la destruction de masques chirurgicaux, dont les Français manquent cruellement, que l'ancien ministre de l'Intérieur ne proposerait pas lui-même les masques des stocks moisis du gouvernement à son "lapin nain":  ce choix de Macron laisse ainsi loin derrière la cyber-violence des réseaux sociaux.

Au bestiaire de la majorité présidentielle,
Véran au profil de tortue exigerait-il des photo-journalistes qu'ils ne diffusent que des gros plans ou des plans américains de sa personne. Motif: il a les pieds plats ! Et en marche, ça saute aux yeux rouges ou non...

mercredi 13 mai 2020

"Discovery", fiasco d'essais cliniques privilégiés par les savants et les media

Discovery, c'est désormais "Fiascovery"...

L'essai thérapeutique 'Discovery' destiné à trouver un anti-viral efficace contre le Covid-19 n'aura pas duré deux mois. 

Fiascovery hashtag on Twitter
Débuté le 22 mars 2020 pendant la pandémie de coronavirus de 2019-2020, le projet soutenu par Macron était piloté par l'INSERM et la bande de mandarins qui gravitent autour de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale, dans le cadre du programme européen REACTing, dirigé par Florence Ader, infectiologue à l'hôpital de la Croix-Rousse de Lyon et mené en France dans les hôpitaux de l’AP-HP
En pleine pandémie, faute d'avoir anticipé le risque connu depuis 2002-2004, avec le SARS-CoV, agent pathogène du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) - sept coronavirus sont généralement cités comme pouvant contaminer l'humain et un huitième a été identifié - l'INSERM misait sur cet essai pour tester des molécules existantes et qualifier leur efficacité éventuelle qui se matérialiserait par une amélioration du statut clinique du patient. Mais les margoulins prétentieux durent suspendre l’essai clinique deux semaines plus tard car le Remdésivir n’était plus disponible !
Alors ils incriminèrent des problèmes de recrutement de volontaires, mettant en cause "la ferveur du public pour l'hydroxychlroquine". En vérité, les "savants" ne parvinrent pas à recruter les 3.200 bénévoles européens, dont 800 Français, lesquels refusèrent d'être traités comme des souris de laboratoire et condamnés par des tests "en double aveugle" qui prévoyaient un placebo pour certains cobayes sacrifiés au nom de la Science.
Karine Lacombe, le plan anti-Raoult du Big Pharma, se fait passer ...
Dès le 30 avril, le professeur Karine Lacombe déclara pourtant cyniquement que "si il est beaucoup trop tôt pour parvenir à une conclusion, le remdésivir (antivirus jeté dans les "jambes" du professeur Raoult et de l'anti-paludéen qu'il préconise en association) semble donner des résultats encourageants".

Le coût avoué de prise en charge et de gestion des données dans l'essai Discovery est élevé : 5.000 € par patient. Or, 3.200 patients européens atteints d’une forme grave de la Covid-19, dans au moins sept pays, dont 800 français, étaient escomptés, mais à peine plus de 700 Français avaient fait don de leur corps vivant... Et tous les candidats à l'expérience étaient français, à l’exception d’un patient luxembourgeois...

Si on fait le compte, chaque molécule ou combinaison de molécule (hydroxychloroquine, remdesivir, lopinavir et ritonavir) est donc testée sur seulement 150 patients dans le cadre de cet essai Discovery. Et encore ce calcul est-il trompeur, puisque ne sont pas inclus les patients auxquels est administré un placebo... 
La presse inventive - Radio France (Solenne Le Hen, journaliste... Santé à France Info) -  n'hésite pas à ajouter sa propre élucubration, tout en prétendant rendre "tout plus clair" : "Et en plus, bonne ou mauvaise nouvelle, l’épidémie se tasse, il est plus difficile de trouver des patients à inclure dans les protocoles."

Les Européens abandonnèrent le navire.
Parmi les problèmes de collaboration internationale suscités par la France, l'Espagne et l'Italie ont préféré rejoindre l’essai Solidarity de l'OMS (dont les critères méthodologiques sont moins contraignants et le coût très inférieur), le Royaume-Uni a monté son propre essai, baptisé Recovery et, début mai 2020, les discussions s'éternisaient toujours avec l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique et le Portugal, tandis que la Belgique ne participait toujours ni à Discovery, ni à Solidarity...

Les "scientifiques" savent qu’ils ont misé sur des médicaments existants dont aucun n’est le remède miracle qu'ils annonçaient.
Quoidenews TV - Le professeur Chabrière dénonce le projet ...
Le 30 mars, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche, Frédérique Vidal, espérait "un premier retour" de l'essai Discovery pour début avril. 
Le 4 mai, Macron annonçait que des résultats seraient disponibles le 14 mai. Le président s'était encore aventuré: il dû présenter cette nouvelle échéance comme une "étape importante" et appela  à "rester prudent". 
Message repris par Olivier Véran, ministre de la Santé sans scrupules. Le lundi suivant, le paon avoua attendre les résultats "pour dans quelques jours"Et du côté de l’INSERM, on avoua que rien ne serait publié à cette date et on fixa désormais pour horizon la fin du mois de mai.

Ce qui s'appelle balader les patients et leurs familles.
Mais si Macron "assume", tout est pour le mieux dans l'électorat de LREM...

dimanche 10 mai 2020

Un proche d'Olivier Véran a tenté de toucher une commission sur des masques

Un "ex-collaborateur", selon Le Point: "ex", bien sûr, il a dû démissionner depuis.... 

L'individu a confirmé les faits relatés par Mediapart et a démissionné de son poste

"Cette histoire" ne me "concerne pas", a rétorqué Olivier Véran au quotidien Le Dauphiné libéré.
https://fl24.net/wp-content/uploads/2020/05/tewfik-696x464.jpg
Derbal, sous l'oeil tutélaire du portrait de Macron



Ex-footballeur de l'US Sassenage et, 
en tout et pour tout, titulaire d'une licence pro (une année "terminale" - sans possibilité de poursuite - après un BTS) délivrée par l'Université Pierre Mendès-France (Grenoble II, Gestion des Ressources Humaines/Métiers de l'emploi et de la formation, 2013-2014), Derbal est cinq ans plus tard collaborateur de ministre, celui de la Santé, et ce serait une affaire compromettante pour tout autre qu'Olivier Véran ou le ministère de la Santé, qui n'a pas mis au clair le rôle du couple Buzyn-Lévy, mais le ministre assure que si ça lui en touche une, ça ne bouge pas l'autre. Pourtant, selon le site d'information Mediapart, cet homme de confiance  a tenté de toucher une commission en plaçant auprès du ministère une offre de masques FFP2, à la mi-mars, en pleine pénurie de masques de protection contre l'épidémie de coronavirus: une "économie souterraine" comme une autre dans le 9.3...

Grenoble : Emilie Chalas lance les municipales de 2020 - Exprimeo.fr
Deux députés exemplaires de La République en marche de l'Isère
Il a "confirmé" les faits révélés par le site d'information et a donc démissionné de son poste vendredi, précise dans un communiqué la députée de l'Isère. 
Engagé par la députée LREM, Emilie Chalas assure qu'elle "ignorait tout" - comme on l'espère - de ces "faits et comportements", qu'elle "condamne avec la plus grande fermeté", selon la formule consacrée. 

Olivier Véran a répondu au quotidien Le Dauphiné libéré que "cette histoire" ne le "concerne pas".
Pourtant, le malfaiteur est son ancien assistant parlementaire... 
Parti sans laisser d'adresse !
Alors qu'Olivier Véran (ex-député de l'Isère) était déjà ministre, à la mi-mars, Tewfik Derbal a profité de sa proximité avec le gouvernement pour chercher à positionner une offre de masques FFP2 auprès du ministère de la Santé, explique Mediapart
Ces masques en grande quantité – au moins un million – étaient proposés par une société française d'import-export avec la Chine, auprès de qui "plusieurs pays" avaient manifesté leur intérêt, "sauf la France", selon le quotidien.

La transaction n'a pas eu lieu, mais l'intention est avérée

"Les premières semaines, le ministère a reçu des centaines d'offres de masques, par tous les canaux imaginables. A tel point que la cellule de crise a dédié une équipe à l'examen de ces offres. L'écrasante majorité était d'ailleurs, hélas, bidon. J'imagine que celle de Tewfik Derbal l'était aussi, vu qu'aucune suite n'y a été donnée", argumente-t-il. Interrogé par l'Agence France-Presse, jugé "fiable" par la page de l'Elysée qui recensa brièvement les media à sa convenance (avec Libération, Le Monde et 20minutes), le ministère de la Santé s'est refusé à tout commentaire: et vogue la galère !

Selon des messages produits pour preuve par Mediapart, la société est alors entrée en contact avec Tewfik Derbal, qui s'est prévalu d'être "en lien" avec le ministère de la Santé, réclamant une commission en tant "qu'apporteur d'affaires": un certain pourcentage du prix sur chaque masque vendu. 
Un contrat est signé entre les deux parties, mais "la transaction n'aura jamais lieu", et "Tewfik Derbal ne finalisera jamais la commande de l'Etat", assure le journal.

A son côté, la député LREM Emilie Chalas s'accommode d'un escroc.

La LREM Emilie Chalas à l’Assemblée, en 2018.
A-t-elle porté plainte pour abus de confiance et atteinte à son honneur?
A l'Assemblée nationale, lors des débats sur les projets de loi pour... la confiance dans la vie politique, cette élue de l'Isère - une ex-cadre territoriale, ci-dessus au côté de Véran - s'opposa à l'interdiction complète de l'exercice d'une activité de conseil pour un parlementaire.

En juillet 2019,
elle est investie tête de liste LREM aux élections municipales de 2020 à Grenoble. Elle faisait face à Olivier Six, référent LREM en Isère, dont les partisans mirent en avant, mais en vain, le soutien que lui apportent les militants locaux. Au 1er tour, le 15 mars 2020, la liste qu'elle conduiisait obtint 13,75% des voix, arrivant en troisième position.

Originaire de Moirans,
elle est membre de la commission des Lois constitutionnelles, de la Législation et de l'Administration générale de la République...

dimanche 3 mai 2020

Polémique des "stocks" de masques "cachés" par la grande distribution

Le gouvernement tente de remettre de l'ordre dans le bazar

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a nié samedi toute existence de "stocks cachés"
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Les acteurs politiques vigilants de l'opposition et des professionnels de santé les ont dénoncés ces derniers jours. Dans la majorité, ils n'ont encore rien vu.

Alors que la pénurie de masques est dénoncée depuis l'origine de l'épidémie, leur production, leur commande et leur livraison auraient dû aboutir. Mais, d'abord déclarés inutiles par les "sommités" scientifiques de ce pays, par les perroquets de la macronie, puis déclarés inutilisables par le commun des mortels français, aux dires d'une fine connaisseuse de la France profonde, la porte-parole du gouvernement, une Française de la 11e heure (elle est Franco-sénégalaise depuis 2016, ce qui lui confère l'autorité de quatre années de pratique), ils sont devenus indispensables mais introuvables, bien que régulièrement annoncés depuis le début de la crise sanitaire,  mais, après sept semaines, ils ne sont toujours pas là pour les "derniers de cordée", notamment ceux qui prennent le métro collés-serrés.

Homme d'Etat aux pieds plats que les photo-journalistes ont l'interdiction de filmer en marche, le ministre de la Santé a assuré qu'à défaut de comprendre ses semblables, il comprend "l'émotion du monde de la santé", car Véran s'est gonflé en quelques semaines à l'échelle de la planète. 
Politicien comme les autres, il a voulu les rassurer de mots, rappelant que si la France se trouvait à manquer de masques - ce qu'à Jupiter ne plaise - à destination (encore et toujours) des soignants et des personnes malades ou vulnérables, et non pas des Français qui ne se sont pas encore exposés au virus tueur, l'exécutif aurait recours à la réquisition. L'objectif est clairement de faire grimper la courbe de la circulation du virus et d'atteindre les 60 à 70% requis d'"immunité collective dans les meilleurs délais, selon le principe à haut risque qui veut que plus les personnes sont infectées par la maladie, plus elles développent des anticorps contre ce virus, et moins l’épidémie se propage dans la population.
Au final, entre tous ceux qui seront habilités à verbaliser et tous ceux qui seront convoqués aux réquisitions, les Français seront-ils encore assez nombreux pour aller travailler au redressement de l'économie? Ou même à porter assistance aux confinés des Ehpad ? 

Indignation à l'annonce de mise en vente massive de masques par la grande distribution 

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a tenté samedi de désamorcer cette nouvelle colère de la population et des professionnels de santé qui ont "bien compris" et "clairement" à leur tour que des stocks avaient été gelés pour accélérer l'"immunité de groupe". 
Macron a donc donné l'ordre à ses gens de faire distribuer du pain des millions de masques de protection à compter de lundi.

Olivier Véran nie l'existence de "stocks de masques"

L'affaire est remontée au Conseil des ministres du 2 mai 2020 et le ministre de la Santé a reçu d'en haut l'ordre d'éteindre la polémique sur les masques vendus par la grande distribution, alors même que certaines professions de santé sont toujours en manque.
A l'échelle de la douleur provoquée par l'annonce de ventes de masques chirurgicaux en supermarchés, les médecins libéraux ont atteint le seuil de l'insupportable.

"La grande distribution a annoncé non pas des stocks de masques, mais des commandes de masques", a raconté Véran, surnommé Véreux, lors d'un point de presse à l'Elysée. "La grande distribution me dit disposer en pratique aujourd'hui de l'équivalent de 5, voire 10 millions de masques [en stock], a minimisé cet observateur que se présente en acteur. Et de tenter d'éteindre l'incendie en recourant une comparaison: l'évocation des 45 millions de masques qui sont consommés chaque semaine en France pour les hôpitaux et médecins de ville. "Donc on est très, très loin des 500 millions dont on a cru comprendre que la grande distribution disait disposer", a-t-il commenté, misant à nouveau sur la sottise de ses confrères.

"Les masques tombent", dénoncent les présidents des ordres professionnels de la santé.
La Fédération du commerce et de la distribution (FCD) avait aussitôt démenti l'existence de "stocks cachés". «Les chiffres annoncés par les enseignes concernent les commandes effectuées, qui ne vont être livrées que très progressivement, avec une disponibilité plus rapide des masques à usage unique que des masques en tissu réutilisables," a expliqué cette fédération connue pour son lobbying intense à l'Assemblée nationale et accusée de conflits d'intérêts puisqu'elle dispose d'un budget global de 7.210.000 euros, dont 550.000 euros de financement public, alors qu'elle avoue seulement des coûts annuels liés aux activités directes de représentation d'intérêts auprès du Parlement n’excédant pas 10.000 euros. 

L'hypocrite ministre de la Santé a ajouté qu'il comprend "l'émotion du monde de la santé" 
Puisque ça ne coûte pas cher, il a tenu à le rassurer en rappelant que si la France se trouve à manquer de masques pour les soignants et les personnes malades ou vulnérables, l'exécutif aura recours à la manière forte, la réquisition. "Je comprends la polémique, j'espère aussi y mettre un terme", a-t-il dit.

Une lettre ouverte publiée jeudi sous le titre "Les masques tombent" a retenti comme le tonnerre

Les présidents des ordres professionnels de la santé se sont déclarés stupéfaits par la capacité des acteurs de la grande distribution à annoncer la mise en vente de "chiffres sidérants" de masques de protection à compter de lundi, quand ils manquaient tant jusqu'alors. 
"Toute guerre a ses profiteurs. C’est malheureusement une loi intangible de nos conflits. Comment s’expliquer que nos soignants n’aient pas pu être dotés de masques quand on annonce à grand renfort de communication tapageuse des chiffres sidérants de masques vendus au public par certains circuits de distribution", écrivaient-ils. 
Comment "comprendre que ce qui n'existait pas hier tombe à profusion aujourd'hui", ajoutaient les présidents des conseils nationaux de l'ordre des médecins, des pharmaciens, des sages-femmes, des infirmiers, des chirurgiens-dentistes, des masseurs-kinésithérapeutes et des pédicures-podologues.

Le président de l'Association des régions de France demande des preuves
A Marseille, Renaud Muselier, le président de la région PACA, également président de l’Association des régions de France, a relayé leur incompréhension samedi en donnant trois jours aux enseignes de la grande distribution pour prouver qu’elles n’ont pas constitué de stocks secrets de masques de protection et menace de déposer plainte si c’était le cas.
"J’ai demandé la justification complète de l’achat de ces masques, date de commande et surtout date de livraison à l’appui. Je donne trois jours à la grande distribution pour prouver qu’elle n’avait pas de stocks secrets de masques pendant la crise !», écrit celui qui s'est fait voler un chargement de masques sur un tarmac d'aéroport, dans un communiqué.
"S’il était avéré que ces commandes et ces
livraisons sont très antérieures à la mise en vente ce lundi, dans les établissements de ces enseignes, cela signifierait une chose très claire: pendant que notre pays subissait une pandémie mondiale et sans précédent, ces entreprises ont stocké des produits de première nécessité et ne les ont pas mis en circulation, dans un but commercial et de communication." Muselier s'est dit prêt, dans ces conditions à déposer plainte pour "mise en danger de la vie d’autrui" et "non assistance à personne en danger". Leclerc a sursauté, associant un autre vertueux, Système U.
Pour l'extrême gauche, Mélenchon se dit "écoeuré", quand le patron de Leclerc, insultant, parle de "scénario de débiles"...

Malgré les promesses de l'exécutif, sur le terrain, les équipements n'arrivent qu'au compte-gouttes. Comment en est-on arrivé là ?

Système D à Nice : des pharmaciens en sont réduits à
dresser des panneaux de plastique pour protéger personnel et clients
La polémique face au déblocage inattendue de de masques continue de battre son plein. La grande distribution persiste à nier et, samedi, le patron du groupe Leclerc a moqué une polémique "nulle", cataloguée "insensée" par celui de Système U. Ils auraient pu aussi bien crier "Allahou akbar" et se déclarer islamistes "déséquilibrés"...

"100 millions par ici, 50 millions par là. Qui dit mieux ? C'est la surenchère de l'indécence," se sont offusqués indignés les divers Ordres des professions de santé, lundi.
"Je trouve ça dégueulasse, car ça casse le front qui s'est construit entre le personnel de santé et le monde économique", s'est offusqué le président du géant Leclerc, Michel-Edouard Leclerc, dans un entretien avec le Journal du dimanche.
Au plan économique, Macron ne parvient pas à endiguer les ravages de la  crise sanitaire.

La SNCF a subi un manque à gagner de deux milliards d'euros du fait du virus, a annoncé son PDG Jean-Pierre Farandou, envisageant une aide de l'Etat - les Français, dont les retraités confinés jusqu'à la Saint Glin-Glin et ceux des Ehpad - et des suppressions de postes.

Ccôté transports, la crainte est grande en¨Ile-de-France où la présidente de la région, Valérie Pécresse, demande que les salariés aujourd'hui en télétravail ne retournent pas au bureau le 11 mai pour éviter l'engorgement du métro ou du RER. 

L'après-11 mai reste aussi sujet d'inquiétudes pour le monde de la culture, à l'arrêt complet depuis le confinement. 

Samedi, les organisateurs de la Route du Rock ont finalement annoncé  l'annulation pure  et simple de l'événement, initialement prévu du 19 au 22 août, soit bien après le début du déconfinement.

Macron reçoit du muguet à l'Elysée vendredi et promet samedi de "premières mesures" pour mercredi en faveur du monde de la culture qu'il soutient puisque des éléments non représentatifs pétitionnent et font des déclarations de soutien. En attendant, des artistes arpentent depuis quelques jours les rues de Bordeaux - ville de Juppé -  pour "crier" aux habitants, spontanément et contre subventions municipales, à la manière des anciens allumeurs de réverbères, les messages de bonne nuit : "Il est minuit, bonnes gens ! Dormez, le guet veille! ".

jeudi 30 avril 2020

Carte du déconfinement : votre département est-il classé en vert, en orange ou en rouge ?

Ce lot de cartes multicolores sera actualisé chaque jour: la SDJ prévoit-elle des jeux de paris sur les fluctuations ?

Le ministre de la Santé Olivier Véran a dévoilé des documents inattendus: deux cartes sur trois annoncées et distingué trois types de départements, au lieu des deux prévues


Le gouvernement français a présenté jeudi les cartes qui permettront, pour la première fois, conformément au plan présenté cette semaine par le premier ministre Edouard Philippe, de mettre en oeuvre un déconfinement différencié département par département à compter du 11 mai.

Dans son allocution quotidienne, le directeur général de la santé Jérôme Salomon a détaillé ce jeudi 30 avril la classification des départements en "vert" ou "rouge. Quand un département est "vert", il entame son déconfinement le 11 mai. Quand un département est classé rouge, si l'Etat le décide, les collèges, les parcs et les jardins resteront fermés. Pour les écoles primaires et maternelles, ce seront les maires qui diront si oui ou non les élèves retourneront en classe.

Le ministre de la Santé Olivier Véran a dévoilé deux cartes : celle de la circulation active du virus, celle du niveau de saturation des services de réanimation des hôpitaux (et une synthèse de chaque département pour faire trois comme annoncé) Sur les deux/trois cartes, l'ensemble des départements d'Occitanie est classé "vert" à l'exception du Tarn, de la Dordogne et du Gers (en jaune sur au moins une carte) et du Lot, en rouge.

Le Lot ne comprend pas ce qui lui arrive et voit rouge.
Avec un seul malade en réanimation à Cahors, le Lot est stupéfait d'être classé rouge, tout comme le Cher ou le Gers, ainsi que la Haute-Corse qui a expédié ses contaminés sur le continent. 
Dans la région Occitanie, peinte en vert, il y avait, ce jeudi 30 avril, 6.814 personnes infectées par le coronavirus, 636 personnes hospitalisées dont 139 en réanimation. Si 2.156 patients ont pu regagner leur domicile, la région passe la barre des 400 décès soit 11 de plus que la veille.

Des données évolutives

L’image contient peut-être : dessin
Les Français perturbés par la
ligne floue de démarcation
Le confinement reste pour l'heure de rigueur dans tout le territoire. "Ces cartes ne changent absolument rien au confinement qui reste nécessaire jusqu'au 11 mai", a-t-il insisté lors d'un point de presse avec le directeur général de la santé, Jérôme Salomon, comptable croque-mort. Le ministre de la Santé a dans le même temps précisé que ces cartes étaient une photo de la situation à l'instant T et qu'elles seraient remises à jour quotidiennement. Ces données sont évolutives et la décision pour le 11 mai va dépendre "de l'attitude des habitants dans les jours à venir pour faire bouger les chiffres".

Quelque 700 services d'urgence servent à construire cet indicateur "maîtrisé, fiable, robuste et extrêmement sensible", selon Olivier Véran. D'autres indicateurs sont pris en compte, comme les remontées d'informations de la part de médecins généralistes ou le nombre de tests positifs réalisés par département.

Edouard Philippe, qui présentait mardi un plan de déconfinement, a annoncé que cette sortie sera engagée à partir du 11 mai de manière progressive" et "différenciée" en fonction de l'intensité de la circulation du coronavirus dans les départements.

289 morts supplémentaires en 24 heures en France

Le coronavirus a fait 289 morts supplémentaires en 24 heures en France, pour un total de 24.376 décès depuis le début de l'épidémie, a annoncé jeudi le directeur général de la Santé, Jérôme  Salomon, un médecin qui n'a pas vu un patient depuis longtemps et qui a fait état d'une poursuite de la baisse du nombre de personnes hospitalisées, en particulier dans les services de réanimation.

Ce bilan des morts se répartit en 15.244 décès dans les hôpitaux et 9.132 dans les établissements sociaux et médico-sociaux, essentiellement des Ehpad, a précisé Jérôme Salomon, en comptable macabre.

Le nombre de contaminés hospitalisées a reculé à 26.283, soit 551 de moins que mercredi.
Sur ce total, 4.019 patients sont traités en réanimation, 188 de moins que la veille.

mardi 28 avril 2020

Pourquoi les Agences Régionales de Santé s'attirent-elles la critique ?

Les toutes-puissantes ARS dans le collimateur pour leur gestion de la crise du coronavirus

En matière de Santé publique, le gouvernement est pieds et mains lié à ses "intendants royaux de province"

Coronavirus : pourquoi les Agences Régionales de Santé sont-elles sous le feu des critiques ?
Bordeaux: siège de l'ARS de Nouvelle-Aquitaine 


Suspectées d'un avenir d'usines à gaz dès leur création, le 1er avril 2010, les toutes-puissantes ARS concentrent les rancoeurs pour leur gestion autoritaire - voire sectaire - et étriquée de l’épidémie de Covid-19, mais Macron aux abois c les soutient plus que jamais envers et contre tout car c’est son action qui est visée à travers elles.

Quelle est la fonction des ARS ?

Créées par la loi Bachelot du 21 juillet 2009 (dite 'Hôpital, patients, santé et territoire') pour "assurer un pilotage unifié de la santé en région, mieux répondre aux besoins de la population et accroître l’efficacité du système". les ARS ont remplacé les anciennes agences régionales de l’hospitalisation (ARH) en avril 2010, mais aussi les directions des affaires sanitaires et sociales (Drass, Ddass) et certaines caisses d’assurances maladie (Urcam, Cram). Leur vaste champ d’action englobe hôpitaux, cliniques, soins de ville, médico-social (personnes âgées et handicapées), prévention et environnement (qualité de l’eau et de l’air). Concrètement, un des rôles des ARS était de moderniser et rationaliser l'offre de soins et de veiller à la bonne gestion des dépenses hospitalières et médicales. Au-delà de ces aspects régaliens (tutelle financière, droit des autorisations), ces agences étaient plus largement chargées de transformer le système de santé en développant la coopération, la transversalité et les parcours de santé. Missions accomplies, mais avec une rigueur pointilleuse et une rigidité intransigeante telles que les ARS se reçoivent aujourd'hui une succession de violents "orages cévenoles". 


S’ils n’en ont pas le titre, leurs directeurs sont de véritables préfets sanitaires à l’échelle de leurs régions.
Les ARS "jouent en quelque sorte un rôle de chef d’orchestre", tout en traduisant "une volonté de reprise en main par l’Etat du pilotage des politiques de santé", résume Henri Bergeron, directeur de recherches au CNRS. Elles ont notamment le pouvoir administratif d’ouvrir ou de fermer des services (maternité, chirurgie, urgences) et d’autoriser certains équipements (scanner, IRM). 
Surtout, elles tiennent les cordons de la bourse, distribuant les crédits de fonctionnement des établissements, ainsi que des aides en tous genres à des projets locaux ou des soignants installés dans les déserts médicaux.

Cette tutelle omnipotente a nourri une décennie de frustration et de ressentiment du corps médical.

Il n'a jamais accepté d'être supplanté par une administration sans contre-pouvoir, sans contrôle, sans comptes à rendre. Des griefs renforcés par les restrictions budgétaires de l’époque : nées en temps de crise financière internationale, les ARS ont dès l’origine été accusées de mettre en œuvre une politique d’austérité.

Bras armé de l’Etat centralisateur, les ARS partagent avec lui les reproches: lourdeur bureaucratique, manque de réactivité, communication fluctuante. "On a probablement pris du retard dans la gestion de crise [sanitaire du coronavirus] parce que nous avions affaire plutôt à des acteurs budgétaires qu’à des logisticiens de crise", affirmait ainsi début avril le président de la région Grand Est, le docteur Jean Rottner. Fin mars, au plus fort de l’épidémie, un observateur en première ligne disait son effarement de voir l’armée évacuer des malades de Mulhouse, alors que des hôpitaux et cliniques pouvaient les accueillir à proximité. Décision ubuesque d'un directeur tout-puissant pris de panique et soucieux d'alléger sa charge.

"Les discussions au niveau des ARS sont une catastrophe", affirmait-il, dénonçant "des grosses guerres d’ego", avec des directeurs d’agence qui "règnent en maître sur leur territoire", à tel point que même "le directeur de cabinet du ministre de la Santé n’est pas au courant des décisions prises régionalement". Vindicatifs, les médecins ne les épargnent pas. Ainsi François Honorat, président du Syndicat des anesthésistes libéraux : "Les ARS n’ont pas été à la hauteur. Elles empêchent les gens de fonctionner, il va falloir réformer tout ça".

Colosses aux pieds d'argile, les directeurs d’agence se savent désormais sur un siège éjectable, notamment depuis le limogeage de Christophe Lannelongue, potentat du Grand Est. En pleine crise sanitaire, ce haut fonctionnaire avait exercé son pouvoir absolu en annonçant en pleine crise sanitaire - liée à l'imprévoyance: sous-effectifs, pénuries de lits, de masques et de respirateurs - le maintien du plan de restructuration du CHU de Nancy et ses 600 suppressions de postes, déclenchant l’indignation des élus locaux et des partis d’opposition.

Le gouvernement a pris conscience qu’à travers les ARS, c’est son incurie qui est visée
Sur les conseils d'Olivier Véran, politicien isérois - suppléant issu de la société civile de Geneviève Fioraso, PS, nommée ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche par Jean-Marc Ayrault et soutien du socialiste Jean-Jack Queyranne lors de la campagne des élections régionales de 2015 - , mais aussi urologue de terrain - ex-porte-parole de l'Intersyndicat national des internes des hôpitaux, et ex-conseiller titulaire à l'Ordre départemental des médecins de l'Isère - appelé de Grenoble à la rescousse pour remplacer la ministre "démissionnaire" de la Santé liée par son mari Yves Lévy impliqué avec l'INSERM au laboratoire P4 de Wuhan d'où s'est échappé le virus Covid-19, membre de la caste des mandarins parisiens qui mènent le monde de la médecine, Edouard Philippe a ainsi salué leur "travail remarquable pour permettre la montée en puissance des capacités de réanimation", passées  de 5.000 à plus de 10.000 lits, soulignant "en même temps" une pénurie de 50%. Et Olivier Véran ne perd jamais une occasion de rappeler leur "mobilisation" décisive dans la neutralisation du foyer épidémique de Haute-Savoie début février, ou dans les "644 évacuations sanitaires" réalisées "par train, avion et hélicoptère".
A Grenoble, le patron de l'ARS, qui compte près d'un millier d'agents, Aymeric BOGEY est un politique qui a débuté sa carrière en 2001 à la mairie PS de Paris où il était le collaborateur de Dominique Bertinotti, maire PS du 4e arrondissement, chargé notamment du suivi de l'Hôtel-Dieu et des relations avec l'Assistance publique-hôpitaux de Paris (AH-HP).
Palmarès du député socialiste Olivier VéranDéputé de 2012 à 2015 dans les rangs du PS, il suit les dossiers relatifs à la santé à la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale. Il prend position en faveur de l’ouverture expérimentale de "salle de shoot" (site d'injection supervisée) à Paris, ainsi que l'ouverture du droit de vote des étrangers aux élections locales.En mars 2013, chargé par le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, d'une mission sur la filière sang, il s'engage pour le don du sang, anonyme, gratuit et volontaire et milite pour le don du sang par des homosexuels.En décembre 2013, il alerte sur l'impact sanitaire et financier du recours croissant aux médecins intérimaires par les ARS, dénonçant une attractivité hospitalière de très bas niveau.En 2014, en tant que rapporteur du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2015, volet assurance maladie, il défend notamment la création d'hôtels hospitaliers, ainsi que la suppression des franchises médicales pour les bénéficiaires de l'aide à la complémentaire santé (réservée aux personnes dont les ressources sont légèrement supérieures au plafond d'attribution de la CMU-C, elle donne droit, durant un an, à une aide financière pour payer un contrat de complémentaire santé).En 2015, il est rapporteur du volet prévention et promotion de la loi de modernisation de la santé, comprenant le plan anti-tabac, la lutte contre le binge drinking, les salles de consommation à moindres risques, mais il ne préconise pas l'ouverture de lits d'hôpitaux, ni la reconstitution des stocks de masques ou de gants anti-infectieux ou de kits de prélèvement: son orientation est uniquement sociale et sa priorité est l'anorexie, tant qu'elle est dans l'actualité...En 2016, la ministre socialiste de la Santé, Marisol Touraine, celle qui prétend toujours avoir bouché le trou de la Sécurité sociale avant de partir, le charge du pilotage du comité de réforme du mode de financement des établissements de santé. Ancien rapporteur du projet de "loi santé", il s'oppose alors à une suppression de la T2A - tarification à l’activité, un système de cotation des actes médicaux qui régit depuis les années 2000 le financement des hôpitaux, autrement dit l'indexation du budget des hôpitaux sur leur activité réelle qui cristallisait déjà pourtant le mécontentement des personnels hospitaliers et agite toujours le milieu hospitalier -, mais aussi à un retour à la "dotation financière globale".
Quelle que soit l’accusation, le ministre de la Santé protège son administration. 

Incurie dans les Ehpad ? 
Les ARS ont reçu "des instructions très claires pour dresser jour après jour l’état des lieux", mais les médecins sont actionnaires d'Ehpad... 

Pénurie de médicaments ?
 
Elles "établissent les priorités dans la répartition des stocks indispensables". Christophe Lannelongue ? "Un serviteur de l’État qui a cru bien faire". 
Dans un communiqué, le ministre Olivier Véran ajoute que, lors de la conférence de presse donnée vendredi 3 avril, les termes employés par Lannelongue "ont été mal interprétés"...

L’heure des comptes viendra-t-elle jamais ?
Pour le chercheur Henri Bergeron, un "bilan" de l'action des ARS devra bel et bien être mené. "On a pensé un peu naïvement qu’à partir du moment où on créait un organisme de coordination, la coopération entre les acteurs allait s’améliorer". Or, la crise "a révélé des problèmes majeurs de coordination, au niveau national comme au niveau local", souligne-t-il. Mais, si les problèmes de coordination sont réels, ils ne doivent pas masquer les autres et notamment la nécessité d'un contrôle par les élus régionaux de l'activité des agences, ce qui implique également l'introduction d'organismes paritaires dans la prise de décisions. 
Actuellement, les directeurs d'ARS sont des hauts-fonctionnaires ministériels recasés en régions lors des alternances politiques, parfois d'anciens directeurs des DRASS, de l'ARH et URCAM, IGAS, CPAM. D'autres proviennent du monde de la santé (Directeur d'hôpital), de la mutualité, mais certains arrivent du top management de... la grande distribution. 
En Midi-Pyrénées, l'intersyndicale critiqua à demi-mot les "méthodes de management d'un directeur général de l'ARS, DG issu du privé, arrivé tout droit de la grande distribution [Carrefour et Procter & Gamble France] et de la sidérurgie" (UNICEM, et IBM France, usine de Montpellier), Xavier Chastel.