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mardi 19 mai 2020

Déni de Macron : "Nous n’avons jamais été en rupture de masques"

Stupéfiant ! Ndiaye, battue par son mentor sur son propre terrain du mensonge

Macron dans le déni : l’opposition s’indigne
Pour l'Élysée, Macron sans masque équivaut à Clemenceau dans les ...
A l’Elysée, Macron sans masque, c'est comme Clémenceau dans les tranchées !
Clémenceau devait-il le respect aux Allemands, comme Macron, aux soignants ? 
Pour l’Elysée, Macron sans masque, c'est comme Clemenceau dans les tranchées !

Les élus de la majorité présidentielle ne savent plus comment assumer les mensonge de leur président. Si "allumé" soit-il... Dans un entretien de plus, diffusé sur BFMTV lundi 18 mai, le président de la République affirme qu’il n’y a jamais eu de rupture de masques pendant la crise sanitaire du Covid-19. Une affirmation qui fait bondir les Français en galère et leurs représentants, y compris dans le parti de Macron.

Déni de Macron: il n’a connaissance que de "manques" et de "tensions"...
"Il y a eu une doctrine restrictive [sic] pour ne jamais être en rupture (de masques)", affirme Macron, sans sourciller, sur BFMTV lundi 18 mai pour une émission sur les coulisses de la gestion de la crise du coronavirus.Président intellectuellement malhonnête, il affirme  qu’il y a eu "ensuite un approvisionnement et une production renforcés et nous n’avons jamais été en rupture. Ce qui est vrai, c’est qu’il y a eu des manques, des tensions".
Or,  "la pénurie reste importante," indique une enquête publiée le 21 avril par le Syndicat des praticiens hospitaliers anesthésistes-réanimateurs
A cette période, il y a un mois, 20 % des praticiens disaient notamment manquer encore de modèles FFP2. 

VOIR et ENTENDRE 
Macron inciter les Français au mensonge: "Ayons collectivement l'honnêteté de dire" comme lui ?



Aucune pénurie de lits non plus? 

Dans le déni ou déconnecté, Macron ré-écrit l'Histoire: 
"une réécriture inadmissible des dernières semaines"

Dans le silence étourdissant de la majorité, les oppositions unanimes se dressent. 
L’allégation du président fait voir rouge aux Verts. 
La sénatrice EELV Esther Benbassa se tape sur les cuisses: Macron "nous dira-t-il bientôt que l’hôpital public va bien ?"

Médecins du monde, association fortement marquée à gauche, est également effarée. C'est la carabistouille langagière du locataire de l’Elysée qui l'échauffe : "Monsieur Emmanuel Macron, quand vous parlez de tensions sur les masques, c’est le langage du nouveau monde pour dire 'périmés depuis plus de 10 ans' ?"

Le député LR de la Manche, Philippe Gosselin, dénonce "une réécriture inadmissible des semaines passées" et s’interroge : "Comment ne pas être en colère en entendant de tels propos ? !"

Pour la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, cette déclaration est une "provocation insupportable, compte tenu de la situation" : "Comment le président peut-il oser dire cela alors que son gouvernement a menti sur l’utilité même des masques justement pour cacher la pénurie ?"

Foutage de gueule sur les manques de masques de protection, de lits, de respirateurs, de tests et d'effectifs ?

VOIR et ENTENDRE cette revue de presque (France Inter) pour la version - sans coupures - des propos délirants du président shooté (il en perd ses mots et bafouille: la fin est proche?) : 

Le président est-il toujours en capacité intellectuelle et mentale de diriger ?
A-t-il jamais publié un bilan de santé ?

dimanche 3 mai 2020

Polémique des "stocks" de masques "cachés" par la grande distribution

Le gouvernement tente de remettre de l'ordre dans le bazar

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a nié samedi toute existence de "stocks cachés"
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Les acteurs politiques vigilants de l'opposition et des professionnels de santé les ont dénoncés ces derniers jours. Dans la majorité, ils n'ont encore rien vu.

Alors que la pénurie de masques est dénoncée depuis l'origine de l'épidémie, leur production, leur commande et leur livraison auraient dû aboutir. Mais, d'abord déclarés inutiles par les "sommités" scientifiques de ce pays, par les perroquets de la macronie, puis déclarés inutilisables par le commun des mortels français, aux dires d'une fine connaisseuse de la France profonde, la porte-parole du gouvernement, une Française de la 11e heure (elle est Franco-sénégalaise depuis 2016, ce qui lui confère l'autorité de quatre années de pratique), ils sont devenus indispensables mais introuvables, bien que régulièrement annoncés depuis le début de la crise sanitaire,  mais, après sept semaines, ils ne sont toujours pas là pour les "derniers de cordée", notamment ceux qui prennent le métro collés-serrés.

Homme d'Etat aux pieds plats que les photo-journalistes ont l'interdiction de filmer en marche, le ministre de la Santé a assuré qu'à défaut de comprendre ses semblables, il comprend "l'émotion du monde de la santé", car Véran s'est gonflé en quelques semaines à l'échelle de la planète. 
Politicien comme les autres, il a voulu les rassurer de mots, rappelant que si la France se trouvait à manquer de masques - ce qu'à Jupiter ne plaise - à destination (encore et toujours) des soignants et des personnes malades ou vulnérables, et non pas des Français qui ne se sont pas encore exposés au virus tueur, l'exécutif aurait recours à la réquisition. L'objectif est clairement de faire grimper la courbe de la circulation du virus et d'atteindre les 60 à 70% requis d'"immunité collective dans les meilleurs délais, selon le principe à haut risque qui veut que plus les personnes sont infectées par la maladie, plus elles développent des anticorps contre ce virus, et moins l’épidémie se propage dans la population.
Au final, entre tous ceux qui seront habilités à verbaliser et tous ceux qui seront convoqués aux réquisitions, les Français seront-ils encore assez nombreux pour aller travailler au redressement de l'économie? Ou même à porter assistance aux confinés des Ehpad ? 

Indignation à l'annonce de mise en vente massive de masques par la grande distribution 

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a tenté samedi de désamorcer cette nouvelle colère de la population et des professionnels de santé qui ont "bien compris" et "clairement" à leur tour que des stocks avaient été gelés pour accélérer l'"immunité de groupe". 
Macron a donc donné l'ordre à ses gens de faire distribuer du pain des millions de masques de protection à compter de lundi.

Olivier Véran nie l'existence de "stocks de masques"

L'affaire est remontée au Conseil des ministres du 2 mai 2020 et le ministre de la Santé a reçu d'en haut l'ordre d'éteindre la polémique sur les masques vendus par la grande distribution, alors même que certaines professions de santé sont toujours en manque.
A l'échelle de la douleur provoquée par l'annonce de ventes de masques chirurgicaux en supermarchés, les médecins libéraux ont atteint le seuil de l'insupportable.

"La grande distribution a annoncé non pas des stocks de masques, mais des commandes de masques", a raconté Véran, surnommé Véreux, lors d'un point de presse à l'Elysée. "La grande distribution me dit disposer en pratique aujourd'hui de l'équivalent de 5, voire 10 millions de masques [en stock], a minimisé cet observateur que se présente en acteur. Et de tenter d'éteindre l'incendie en recourant une comparaison: l'évocation des 45 millions de masques qui sont consommés chaque semaine en France pour les hôpitaux et médecins de ville. "Donc on est très, très loin des 500 millions dont on a cru comprendre que la grande distribution disait disposer", a-t-il commenté, misant à nouveau sur la sottise de ses confrères.

"Les masques tombent", dénoncent les présidents des ordres professionnels de la santé.
La Fédération du commerce et de la distribution (FCD) avait aussitôt démenti l'existence de "stocks cachés". «Les chiffres annoncés par les enseignes concernent les commandes effectuées, qui ne vont être livrées que très progressivement, avec une disponibilité plus rapide des masques à usage unique que des masques en tissu réutilisables," a expliqué cette fédération connue pour son lobbying intense à l'Assemblée nationale et accusée de conflits d'intérêts puisqu'elle dispose d'un budget global de 7.210.000 euros, dont 550.000 euros de financement public, alors qu'elle avoue seulement des coûts annuels liés aux activités directes de représentation d'intérêts auprès du Parlement n’excédant pas 10.000 euros. 

L'hypocrite ministre de la Santé a ajouté qu'il comprend "l'émotion du monde de la santé" 
Puisque ça ne coûte pas cher, il a tenu à le rassurer en rappelant que si la France se trouve à manquer de masques pour les soignants et les personnes malades ou vulnérables, l'exécutif aura recours à la manière forte, la réquisition. "Je comprends la polémique, j'espère aussi y mettre un terme", a-t-il dit.

Une lettre ouverte publiée jeudi sous le titre "Les masques tombent" a retenti comme le tonnerre

Les présidents des ordres professionnels de la santé se sont déclarés stupéfaits par la capacité des acteurs de la grande distribution à annoncer la mise en vente de "chiffres sidérants" de masques de protection à compter de lundi, quand ils manquaient tant jusqu'alors. 
"Toute guerre a ses profiteurs. C’est malheureusement une loi intangible de nos conflits. Comment s’expliquer que nos soignants n’aient pas pu être dotés de masques quand on annonce à grand renfort de communication tapageuse des chiffres sidérants de masques vendus au public par certains circuits de distribution", écrivaient-ils. 
Comment "comprendre que ce qui n'existait pas hier tombe à profusion aujourd'hui", ajoutaient les présidents des conseils nationaux de l'ordre des médecins, des pharmaciens, des sages-femmes, des infirmiers, des chirurgiens-dentistes, des masseurs-kinésithérapeutes et des pédicures-podologues.

Le président de l'Association des régions de France demande des preuves
A Marseille, Renaud Muselier, le président de la région PACA, également président de l’Association des régions de France, a relayé leur incompréhension samedi en donnant trois jours aux enseignes de la grande distribution pour prouver qu’elles n’ont pas constitué de stocks secrets de masques de protection et menace de déposer plainte si c’était le cas.
"J’ai demandé la justification complète de l’achat de ces masques, date de commande et surtout date de livraison à l’appui. Je donne trois jours à la grande distribution pour prouver qu’elle n’avait pas de stocks secrets de masques pendant la crise !», écrit celui qui s'est fait voler un chargement de masques sur un tarmac d'aéroport, dans un communiqué.
"S’il était avéré que ces commandes et ces
livraisons sont très antérieures à la mise en vente ce lundi, dans les établissements de ces enseignes, cela signifierait une chose très claire: pendant que notre pays subissait une pandémie mondiale et sans précédent, ces entreprises ont stocké des produits de première nécessité et ne les ont pas mis en circulation, dans un but commercial et de communication." Muselier s'est dit prêt, dans ces conditions à déposer plainte pour "mise en danger de la vie d’autrui" et "non assistance à personne en danger". Leclerc a sursauté, associant un autre vertueux, Système U.
Pour l'extrême gauche, Mélenchon se dit "écoeuré", quand le patron de Leclerc, insultant, parle de "scénario de débiles"...

Malgré les promesses de l'exécutif, sur le terrain, les équipements n'arrivent qu'au compte-gouttes. Comment en est-on arrivé là ?

Système D à Nice : des pharmaciens en sont réduits à
dresser des panneaux de plastique pour protéger personnel et clients
La polémique face au déblocage inattendue de de masques continue de battre son plein. La grande distribution persiste à nier et, samedi, le patron du groupe Leclerc a moqué une polémique "nulle", cataloguée "insensée" par celui de Système U. Ils auraient pu aussi bien crier "Allahou akbar" et se déclarer islamistes "déséquilibrés"...

"100 millions par ici, 50 millions par là. Qui dit mieux ? C'est la surenchère de l'indécence," se sont offusqués indignés les divers Ordres des professions de santé, lundi.
"Je trouve ça dégueulasse, car ça casse le front qui s'est construit entre le personnel de santé et le monde économique", s'est offusqué le président du géant Leclerc, Michel-Edouard Leclerc, dans un entretien avec le Journal du dimanche.
Au plan économique, Macron ne parvient pas à endiguer les ravages de la  crise sanitaire.

La SNCF a subi un manque à gagner de deux milliards d'euros du fait du virus, a annoncé son PDG Jean-Pierre Farandou, envisageant une aide de l'Etat - les Français, dont les retraités confinés jusqu'à la Saint Glin-Glin et ceux des Ehpad - et des suppressions de postes.

Ccôté transports, la crainte est grande en¨Ile-de-France où la présidente de la région, Valérie Pécresse, demande que les salariés aujourd'hui en télétravail ne retournent pas au bureau le 11 mai pour éviter l'engorgement du métro ou du RER. 

L'après-11 mai reste aussi sujet d'inquiétudes pour le monde de la culture, à l'arrêt complet depuis le confinement. 

Samedi, les organisateurs de la Route du Rock ont finalement annoncé  l'annulation pure  et simple de l'événement, initialement prévu du 19 au 22 août, soit bien après le début du déconfinement.

Macron reçoit du muguet à l'Elysée vendredi et promet samedi de "premières mesures" pour mercredi en faveur du monde de la culture qu'il soutient puisque des éléments non représentatifs pétitionnent et font des déclarations de soutien. En attendant, des artistes arpentent depuis quelques jours les rues de Bordeaux - ville de Juppé -  pour "crier" aux habitants, spontanément et contre subventions municipales, à la manière des anciens allumeurs de réverbères, les messages de bonne nuit : "Il est minuit, bonnes gens ! Dormez, le guet veille! ".

mardi 14 avril 2020

"Des masques, il y en a plein !", révèlent un pharmacien et un médecin

La bombe a éclaté sur CNews

Il y a abondance de masques sur le marché, ont assuré le pharmacien Bruno Fellous et le docteur Martine Perez 

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La macronie est-elle prioritaire ?
"Le gouvernement veut les réserver," affirment les deux invités du Morandini Live, ce lundi 13 avril, en direct sur CNews lors d'une édition spéciale de Morandini Live consacrée à la crise du coronavirus. L'animateur recevait notamment un médecin et un pharmacien, le Dr Martine Perez, gynécologue de formation et journaliste médicale au Figaro depuis plus de quinze ans, et Bruno Fellous, pharmacien et ex-participant à The Island, émission de survie de M6.

Dans le contexte actuel de pénurie de masques et de dénonciation de l'imprévoyance des gouvernements depuis le déchaînement médiatico-politique contre Roselyne Bachelot, ministre de la Santé qui avait acheté des vaccins en surnombre,  mais aussi de manque de réactivité de Macron, les deux invités ont assuré qu'ils n'auraient aucun mal à en trouver, s'ils avaient pas le droit de s'en procurer. "Je reçois des SMS qui m'expliquent que je peux acheter des masques, qu'on connaît les filières, qu'ils sont aux normes européennes… On peut en acheter mais le gouvernement veut les réserver", a ainsi déclaré le Dr Martine Perez, ajoutant que "cette histoire de masques est la plus scandaleuse depuis le début de cette épidémie".

"Des masques, il y en a plein !", a renchéri le pharmacien.
"Moi, j'ai des fournisseurs qui me demandent si je veux des masques ; et je leur dis 'Je ne peux pas à en vendre'", a confirmé Bruno Fellous, plaidant pour que l'Etat "laisse le pharmacien s'occuper de la population" et l'autorise à acheter et vendre des masques. "C'est notre métier, on est là pour la santé publique", a-t-il fait valoir.

"La doctrine de ce gouvernement sur les masques est chaotique depuis le début de l'épidémie", a rebondi le Dr Martine Perez sur le plateau d'un Jean-Marc Morandini abasourdi par ces révélations. 
"La pire chose qui a été faite, c'est Christophe Castaner qui a voulu interdire les arrêtés des maires qui demandaient que les personnes portent des masques dans l'espace public. Je trouve que tout cela est délirant", a poursuivi le médecin.

Et d'enfoncer le clou :
"Et quand Sibeth Ndiaye explique que les Français ne sauraient pas les porter, c'est même criminel !"


Castaner avoue mais n'assume pas le vol de masques à l'aéroport de Bâle-Mulhouse

Castaner reconnaît la réquisition de masques à l'aéroport de Bâle-Mulhouse
 
Le joueur de poker avait commencé par nier "toute réquisition ni par l'armée, ni par qui que ce soit"

https://img.aws.la-croix.com/2020/03/29/1301086702/Capture-ecran-video-transmise-compagnie-aerienne-Air-France-29-2020-montrant-cargaison-masques-medicaux-provenance-Chine-debarquee-Boeing-777-aeroport-Roissy-Charles-De-Gaulle_1_1399_782.jpg
Les "héros" approuvent-ils ces méthodes de voleurs ?
L'opération de piratage a été effectuée au détriment de commandes des collectivités localesà l'aéroport de Bâle-Mulhouse, soi-disant en raison de livraisons arrivées incomplètes de masques importés de Chine.

Interrogé au Sénat mercredi, lors des questions au gouvernement, Christophe Castaner avait affirmé qu'il n'y avait "pas eu de réquisition ni par l'armée ni par qui que ce soit", mais qu'il s'agissait "de fournir en priorité le personnel soignant de la région du Grand Est".

"Il n'est pas question qu'il y ait de guerre de masques entre les collectivités territoriales et l'Etat", avait-il ajouté.

Mais le ministre de l'Intérieur a fini par avouer !

Des millions de masques importés de Chine ont bien été réquisitionnés par l'Etat à l'aéroport de Bâle-Mulhouse... pour les affecter en priorité aux personnels de santé.
Marseille : Attaque d'un train de marchandises ! - FNCV Infos et ...
Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a reconnu vendredi la réquisition par les services de l'Etat : un vol du gouvernement perpétré contre une collectivité locale.
"La manœuvre opérée a pris la forme d’une réquisition. Sur le fond, il s’agit d’une affectation prioritaire des masques organisée par l’Etat [totalitaire], au profit de ceux dont nous considérions qu'ils en avaient le plus besoin, a-t-il raconté après coup, plutôt que d'être, comme promis, "transparent": les personnels de santé", a argué le ministre dans une déclaration au quotidien régional L'Est Républicain, propriété du groupe EBRA, détenu par la Banque fédérative du Crédit mutuel (BFCM), une fédération de banques en forme de société anonyme. "L’Etat a donc bien priorisé la satisfaction des soignants et des malades, parmi les différents clients de ce fournisseur", a susurré le forban.
















Une réquisition "sans concertation" : méthode de voyous

Jeudi, L'Est Républicain s'était fait auxiliaire du gouvernement.
Le quotidien avait publié une photo de l'arrêté "portant réquisition de masques chirurgicaux dans le cadre de la gestion du Covid-19", signé du préfet du Haut-Rhin.

Mais une réquisition "sans concertation, ni même information préalable" 
de millions de masques sur le tarmac de l'aéroport de Bâle-Mulhouse à l'arrivée, la veille, d'un avion en provenance de Chine que la présidente socialiste de Bourgogne-Franche-Comté, Marie-Guite Dufay, avait dénoncée lundi, trois jours plus tôt.

FILM 16: ATTAQUE du Fourgon postal (L') - EUR 214,50 | PicClick FREn fait, le même importateur avait pris deux commandes groupées, explique-t-on a posteriori: à la fois les commandes de l'Agence régionale de santé Grand Est, qui approvisionne les professionnels de santé, mais aussi de trois collectivités territoriales (Grand Est, Bourgogne Franche-Comté et  département des Bouches-du-Rhône).

Or, le nombre de masques livrés était inférieur à l'ensemble des commandes
puisque l'avion "contenait seulement 3,6 millions de masques - soit un volume inférieur au solde dû par l'importateur à l’État - qui ont été pris en charge par la préfecture de la zone de défense et de sécurité Est, avec le concours de moyens logistiques de l’armée de terre", avait tenté de se justifier la préfecture du Grand Est - soit dix départements - dans un communiqué lundi, au nom de Josette Chevalier, nommée mi-janvier 2020, à la suite de Jean-Luc Marx, en tant que préfète du Grand Est et du Bas-Rhin, après avoir exercé les mêmes fonctions, depuis mai 2018,... en Corse.

Castaner se désolidarise de sa subordonnée :
 
Je suis très fière d'être la première préfète de l'Essonne » - Le ...il qualifie d'"inopportune" la démarche de la préfète

Jeudi, lors d'une audition devant la mission parlementaire sur l'épidémie de Covid-19, Christophe Castaner avait fait valoir qu'il n'y avait "pas de mise en cause du choix (du préfet Josette Castaner, ci-contre), mais de la méthode" utilisée, qualifiée "d'inopportune" ! 
Il a affirmé avoir dit, en début de semaine, à l'ensemble des préfets lors d'une visioconférence, que "la méthode était inopportune et qu'il n'était pas question que cela se reproduise"...
"Nous aurions dû être plus prévenants avec les collectivités locales (...) Je m’en suis excusé car je sais que l’intention des préfets et de l’ARS était de faire au mieux", a-t-il réaffirmé vendredi, répondant à L'Est Républicain.

Un million de masques reçus en Bourgogne Franche-Comté
La région présidée par Laurent Wauquiez a annoncé vendredi avoir réceptionné un premier million de masques chirurgicaux sur les quatre millions commandés.
"Il s’agit d’une première livraison arrivée à Marseille, dont la majeure partie servira à équiper les Ehpad et les services de soins à domicile", a indiqué la région dans un communiqué.
Transportés jusqu'à Dijon par camion, les masques vont être distribués aux conseils départementaux de la région qui en assureront la répartition dans les établissements médico-sociaux, relaie l'AFP.

lundi 6 avril 2020

Macron restitue le stock de masques piraté à la Suède...

La "réquisition" de masques par la France provoque un incident diplomatique avec la Suède

La France a-t-elle intercepté des masques à destination de la Suède ?


Dans un article intitulé "Guerre des masques entre la Suède et la France," 
L'Express a révélé l'acte de piraterie de Macron sur plusieurs millions de masques appartenant à la Suède: Stockholm demande à Macron de rendre ce qu'il a pris. Une action qui rappelle les heures sombres de notre Histoire et la confiscation des biens des Juifs par les nazis.

Le 5 mars, à Lyon,
la France s'est livrée à une "attaque de la diligence" en réquisitionnant « 4 millions de masques appartenant à l’entreprise suédoise Mölnlycke, un géant du secteur médical spécialisé dans les produits jetables (masques, blouses pour bloc opératoires, etc.,". Deux millions d’entre eux étaient destinés à deux de nos partenaires européens, l’Espagne et à l’Italie. Un million devait partir en Suisse, le dernier million restant étant réservé pour la France.

Ni Macron, ni Philippe, ni Bercy ne voulait restituer le butin
Service gouvernemental français attaché au premier ministre, chargé d'assister le chef du gouvernement dans l'exercice de ses responsabilités en matière de Défense nationale et de Sécurité nationale, le secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale refusait de lâcher sa prise de guerre. Il aura fallu plusieurs semaines de tractations et l'entrée en scène de la diplomatie suédoise auprès de Claire Landais, présidente du secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale (ex-directrice des affaires juridiques de Le Drian au ministère de la défense), pour régler le contentieux. Au final, Macron a rendu la moitié de la cargaison, soit 2 millions de masques.


Un coup monté juridique
Amazon.fr - Un vol organisé : L'Etat français et la spoliation des ...
Cette main basse de Macron s'inscrit dans le contexte d’un décret, signé deux jours auparavant (le 3 mars) permettant la réquisition de l’ensemble des stocks et productions de masques de protection respiratoire, ainsi que des masques antiprojections, présents ou produits sur le territoire, jusqu’au 31 mai.

L’entreprise Mölnlycke raille la France : "Au téléphone, nos interlocuteurs étaient en pleurs, ils avaient un besoin urgent de ces masques, c’était terrible." Depuis, elle ne souhaite plus s’étendre sur le nombre de masques confisqués puis restitués mais souligne le cynisme de l'Etat français: "La France a imposé une interdiction de l’export des masques. Cela rend encore plus difficile d’effectuer une distribution de matériel médical dans de bonnes conditions, ce qui est urgent dans cette situation."
L'entreprise observe que la France imite certains de ses voisins : "Les gouvernements de la plupart des pays dans lesquels nous sommes actifs [Finlande, République tchèque ou Belgique] ont mis en place des restrictions."


Les méthodes de Macron indignent Stockholm


Etat membre de l'UE, la Suède est un des pays les plus démocratiques au monde (premier en 2008, troisième en 2019 derrière la Norvège et l'Islande), tandis que la France était 20e, selon l'indice de démocratie du groupe de presse britannique The Economist Group (lié à la famille Rothschild). Le 31 décembre 2010, elle a même reçu le prix de l'Excellence 2010 (pays le mieux réputé). 

Les « Monuments Men » remettent un « album Hitler » aux archives ...

Le ministère des Affaires étrangères suédois n'a pas de mots assez durs pour qualifier le comportement de Macron. "Nous suivons de très près cette situation. Le marché commun doit fonctionner, particulièrement en temps de crise. La Suède est en contact avec les autorités françaises et a exprimé ses inquiétudes quant aux restrictions mises en place et à leurs conséquences pour la disponibilité de l’équipement médical vital (parmi lequel, des masques). Le gouvernement a eu plusieurs fois l’occasion de faire savoir auprès des officiels français que nous attendons de la France qu’elle cesse rapidement ses réquisitions de l’équipement médical et fasse ce qu’il faut pour assurer la sécurité du transport de ces biens.

Le ministère ajoute : "La Suède a alerté la Commission européenne et affirmé que toutes les restrictions d’export au sein du marché interne doivent être levées. Il est dans l’intérêt de la France, aussi, de s’inscrire dans un marché qui fonctionne bien et procure des équipements médicaux." 
Par ailleurs, le 26 mars, le Conseil européen, a recommandé une coopération étroite entre Etats membres.


A Matignon, la levée des réquisitions ne semble pas à l'ordre du jour.
D'autant moins que sont pointés la politique d'austérité de Macron et l'imprévoyance  du gouvernement en matière de santé publique, ajoutés à leur manque de réactivité face à l'épidémie signalée par Agnès Buzyn dès la fin décembre 2019. De nombreux personnels de santé alertent d'ailleurs sur la pénurie de masques adaptés.

La France n'hésite pas à jurer de sa mise en œuvre d’une solidarité européenne. "Si les mesures de réquisition sont guidées par l’impératif de protection des Français, le gouvernement a toutefois bien réaffirmé son attachement à la solidarité européenne et la nécessité d’en tenir compte dans l’affectation des biens qui ont été [et restent] réquisitionnés, en permettant à certaines livraisons d’être effectuées vers d’autres Etats membres de l’Union européenne. En vertu du principe de solidarité européenne, le gouvernement a autorisé l’entreprise suédoise Mölnlycke Health Care à exporter 2 millions de masques, qui étaient stockés sur le territoire français, vers la Suède."  Macron bloque et débloque !

Au final, Mölnlycke aurait fait le choix de ne plus transiter par la France
pour l’instant, afin d’éviter les saisies.

La France, mise au ban de la communauté européenne

Suite aux pressions exercées par Stockholm, Macon a cédé : Paris a levé, samedi, l’interdiction d’exportation.
Le groupe suédois Mölnlycke est désormais autorisé, comme avant, à utiliser sa plate-forme de distribution basée à Lyon, pour alimenter le sud de l’Europe. Au mépris des principes fondateurs du Marché commun et de l'Union européenne.
Après avoir démontré sa patience pendant un mois, la Suède avait haussé le ton, vendredi 3 avril. Abordant, en visioconférence depuis Bruxelles,  le sujet de la confiscation des stocks du groupe suédois Mölnlycke à Lyon , et des restrictions imposées par la France sur les exportations de matériel médical au reste de l'Europe,  la commissaire européenne suédoise Ylva Johansson avait estimé qu'elles étaient "inacceptables", alors que le ministère des affaires étrangères, à Stockholm, jugeait la situation "sérieuse".

Samedi midi,  Ann Linde, la cheffe de la diplomatie suédoise,a annoncé, sur Twitter, que les pressions exercées par la Suède avaient porté leurs fruits :
"Suite aux efforts du gouvernement [suédois], la France a décidé de lever les restrictions à l’export des masques de protection de Mölnlycke. Cela signifie que des équipements essentiels à la lutte contre le coronavirus peuvent être distribués au reste de l’Europe."

Côté français, le ministère de Jean-Yves Le Drian tente de sauver la face:
"On fait des exceptions au cas par cas, a-t-il tenté d'expliquer. Et de se justifier : "sinon on perd la vision d’ensemble des stocks disponibles et on risque les fuites hors UE. Mais, pour les Européens, on débloque aussi vite que possible à chaque fois," assurait-il, la queue entre les jambes, dans un entretien avec Le  Monde. 

Les révélations de L'Express ont obligé Macron à manger son chapeau. 
L'individualisme de l'ex-banquier et l'autoritarisme du président sans foi ni loi mettent un coup d'arrêt aux prétentions de l'arrogant Macron en termes de leadership en Europe

"Un regrettable hoquet dans des relations diplomatiques," ironise l’ambassadrice de Suède en poste à Paris, Veronika Wand-Danielsson. 
La guerre des masques n'aura pas lieu : elle aurait été la première depuis 1939... 

dimanche 5 avril 2020

Coronavirus : Olivier Véran confronté au "tri" des malades handicapés 

Si le ministre "ne peut l'imaginer", "en même temps", il existe 

La pénurie crée-t-elle des priorités et oblige-t-elle à des choix ? 

Hong Kong: trouver un masque, mission impossible quand on est ...
Les personnes en situation de handicap, comme les personnes âgées, sont-elles sacrifiées? 
Le ministre de la Santé assure n'avoir pas "envisagé" qu'une telle possibilité puisse exister et c'est à craindre, puisque les remontées des associations sont tragiques.

Le milieu associatif et médical a informé le ministre qui ne peut plus s'étonner plus longtemps d'une telle pratique et il a d'ailleurs réagi samedi à des inquiétudes exprimées par les familles, mais aussi des constats : des personnes handicapées qui ont contracté le Covid-1se sont vu refuser des soins hospitaliers. La priorité des soins aurait été accordée aux valides.

Olivier Véran ne rassure pas les familles et soignants

dessins humoristiques - Direction Territoriale APF Lorraine Nord
Véran, lequel des trois?
Les personnes atteintes de handicap "doivent bénéficier des mêmes soins que le reste de la population," a indiqué, samedi 4 avril, le ministre de la Santé, qu'on n'imagine pas disant le contraire.
Il ne confirme pas qu'aucun cas de mal-traitance n'a été signalé, ni des sacrifices humains. Ce médecin passé à la politique ose faire de la rhétorique - seul domaine où excellent les macroniens  - sur un sujet aussi sensible. 
S'il n'est pas cash comme peuvent l'être la menteuse assumée Sibeth Ndiaye ou le préfet de police Lallement confirmant qu'il n'est "pas dans le camp" des Français, il refuse même d'"imaginer" un "tri" des patients atteints de coronavirus, lors d'une conférence de presse. "Je ne peux pas imaginer que cette pratique existe", a barjaqué le ministre, qui s'exprimait par visioconférence avec la secrétaire d'Etat chargée des Personnes handicapées, Sophie Cluzel. Le saviez-vous?

A eux deux, ils se sont exprimés en termes généraux pour esquiver le sujet

Le milieu associatif et médical a exigé que les personnes en situation de faiblesse - notamment handicapées - ne soient plus confrontées au refus de soins hospitaliers, du fait de leur handicap, si elles contractent le Covid-19.
"Le handicap ne doit pas [!] être un critère de refus de soins, que l'on parle d'une hospitalisation simple ou d'une réanimation."

Mais il polémique en pointant les citoyens vigilants.
"Je réagis ainsi à une polémique qui s'est faite jour, suite à la publication interne au sein d'une Agence régionale de santé, ARS, de documents qui émanaient d'une société française et qui auraient pu laisser penser que la présence d'un handicap psychique ou d'un handicap cognitif puisse constituer un frein à l'admission en réanimation de malades du Covid-19", a développé à perte de vue Olivier Véran.

Véran vilipende les  lanceurs d'alerte. 
Alerte urgence, Arrêtons de fuir les personnes handicapées ...
Des "remontées de terrain" inquiétantes sont mal venues. Arnaud de Broca, président du Collectif handicaps, avait joué son rôle en faisant état vendredi de "remontées de terrain" nourrissant sa "forte inquiétude".

Un médecin du Grand Est, qui a requis l'anonymat, avait également exprimé par e-mail son indignation qu'un hôpital de proximité jugeait "nécessaire d'adopter une stratégie de prise en charge proportionnée", pour "maximiser les chances de survie des résidents pouvant potentiellement passer un cap", et "accompagner" - joyeuseté de la rhétorique et de la transparence -  (sans hospitaliser) "celles ou ceux qui malheureusement [compassion de Tartuffe]  ne le passeront pas".
Bilan : l'emploi de Cluzel n'est pas fictif et Véran "envisage" de continuer ?