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dimanche 3 mai 2020

Polémique des "stocks" de masques "cachés" par la grande distribution

Le gouvernement tente de remettre de l'ordre dans le bazar

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a nié samedi toute existence de "stocks cachés"
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Les acteurs politiques vigilants de l'opposition et des professionnels de santé les ont dénoncés ces derniers jours. Dans la majorité, ils n'ont encore rien vu.

Alors que la pénurie de masques est dénoncée depuis l'origine de l'épidémie, leur production, leur commande et leur livraison auraient dû aboutir. Mais, d'abord déclarés inutiles par les "sommités" scientifiques de ce pays, par les perroquets de la macronie, puis déclarés inutilisables par le commun des mortels français, aux dires d'une fine connaisseuse de la France profonde, la porte-parole du gouvernement, une Française de la 11e heure (elle est Franco-sénégalaise depuis 2016, ce qui lui confère l'autorité de quatre années de pratique), ils sont devenus indispensables mais introuvables, bien que régulièrement annoncés depuis le début de la crise sanitaire,  mais, après sept semaines, ils ne sont toujours pas là pour les "derniers de cordée", notamment ceux qui prennent le métro collés-serrés.

Homme d'Etat aux pieds plats que les photo-journalistes ont l'interdiction de filmer en marche, le ministre de la Santé a assuré qu'à défaut de comprendre ses semblables, il comprend "l'émotion du monde de la santé", car Véran s'est gonflé en quelques semaines à l'échelle de la planète. 
Politicien comme les autres, il a voulu les rassurer de mots, rappelant que si la France se trouvait à manquer de masques - ce qu'à Jupiter ne plaise - à destination (encore et toujours) des soignants et des personnes malades ou vulnérables, et non pas des Français qui ne se sont pas encore exposés au virus tueur, l'exécutif aurait recours à la réquisition. L'objectif est clairement de faire grimper la courbe de la circulation du virus et d'atteindre les 60 à 70% requis d'"immunité collective dans les meilleurs délais, selon le principe à haut risque qui veut que plus les personnes sont infectées par la maladie, plus elles développent des anticorps contre ce virus, et moins l’épidémie se propage dans la population.
Au final, entre tous ceux qui seront habilités à verbaliser et tous ceux qui seront convoqués aux réquisitions, les Français seront-ils encore assez nombreux pour aller travailler au redressement de l'économie? Ou même à porter assistance aux confinés des Ehpad ? 

Indignation à l'annonce de mise en vente massive de masques par la grande distribution 

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a tenté samedi de désamorcer cette nouvelle colère de la population et des professionnels de santé qui ont "bien compris" et "clairement" à leur tour que des stocks avaient été gelés pour accélérer l'"immunité de groupe". 
Macron a donc donné l'ordre à ses gens de faire distribuer du pain des millions de masques de protection à compter de lundi.

Olivier Véran nie l'existence de "stocks de masques"

L'affaire est remontée au Conseil des ministres du 2 mai 2020 et le ministre de la Santé a reçu d'en haut l'ordre d'éteindre la polémique sur les masques vendus par la grande distribution, alors même que certaines professions de santé sont toujours en manque.
A l'échelle de la douleur provoquée par l'annonce de ventes de masques chirurgicaux en supermarchés, les médecins libéraux ont atteint le seuil de l'insupportable.

"La grande distribution a annoncé non pas des stocks de masques, mais des commandes de masques", a raconté Véran, surnommé Véreux, lors d'un point de presse à l'Elysée. "La grande distribution me dit disposer en pratique aujourd'hui de l'équivalent de 5, voire 10 millions de masques [en stock], a minimisé cet observateur que se présente en acteur. Et de tenter d'éteindre l'incendie en recourant une comparaison: l'évocation des 45 millions de masques qui sont consommés chaque semaine en France pour les hôpitaux et médecins de ville. "Donc on est très, très loin des 500 millions dont on a cru comprendre que la grande distribution disait disposer", a-t-il commenté, misant à nouveau sur la sottise de ses confrères.

"Les masques tombent", dénoncent les présidents des ordres professionnels de la santé.
La Fédération du commerce et de la distribution (FCD) avait aussitôt démenti l'existence de "stocks cachés". «Les chiffres annoncés par les enseignes concernent les commandes effectuées, qui ne vont être livrées que très progressivement, avec une disponibilité plus rapide des masques à usage unique que des masques en tissu réutilisables," a expliqué cette fédération connue pour son lobbying intense à l'Assemblée nationale et accusée de conflits d'intérêts puisqu'elle dispose d'un budget global de 7.210.000 euros, dont 550.000 euros de financement public, alors qu'elle avoue seulement des coûts annuels liés aux activités directes de représentation d'intérêts auprès du Parlement n’excédant pas 10.000 euros. 

L'hypocrite ministre de la Santé a ajouté qu'il comprend "l'émotion du monde de la santé" 
Puisque ça ne coûte pas cher, il a tenu à le rassurer en rappelant que si la France se trouve à manquer de masques pour les soignants et les personnes malades ou vulnérables, l'exécutif aura recours à la manière forte, la réquisition. "Je comprends la polémique, j'espère aussi y mettre un terme", a-t-il dit.

Une lettre ouverte publiée jeudi sous le titre "Les masques tombent" a retenti comme le tonnerre

Les présidents des ordres professionnels de la santé se sont déclarés stupéfaits par la capacité des acteurs de la grande distribution à annoncer la mise en vente de "chiffres sidérants" de masques de protection à compter de lundi, quand ils manquaient tant jusqu'alors. 
"Toute guerre a ses profiteurs. C’est malheureusement une loi intangible de nos conflits. Comment s’expliquer que nos soignants n’aient pas pu être dotés de masques quand on annonce à grand renfort de communication tapageuse des chiffres sidérants de masques vendus au public par certains circuits de distribution", écrivaient-ils. 
Comment "comprendre que ce qui n'existait pas hier tombe à profusion aujourd'hui", ajoutaient les présidents des conseils nationaux de l'ordre des médecins, des pharmaciens, des sages-femmes, des infirmiers, des chirurgiens-dentistes, des masseurs-kinésithérapeutes et des pédicures-podologues.

Le président de l'Association des régions de France demande des preuves
A Marseille, Renaud Muselier, le président de la région PACA, également président de l’Association des régions de France, a relayé leur incompréhension samedi en donnant trois jours aux enseignes de la grande distribution pour prouver qu’elles n’ont pas constitué de stocks secrets de masques de protection et menace de déposer plainte si c’était le cas.
"J’ai demandé la justification complète de l’achat de ces masques, date de commande et surtout date de livraison à l’appui. Je donne trois jours à la grande distribution pour prouver qu’elle n’avait pas de stocks secrets de masques pendant la crise !», écrit celui qui s'est fait voler un chargement de masques sur un tarmac d'aéroport, dans un communiqué.
"S’il était avéré que ces commandes et ces
livraisons sont très antérieures à la mise en vente ce lundi, dans les établissements de ces enseignes, cela signifierait une chose très claire: pendant que notre pays subissait une pandémie mondiale et sans précédent, ces entreprises ont stocké des produits de première nécessité et ne les ont pas mis en circulation, dans un but commercial et de communication." Muselier s'est dit prêt, dans ces conditions à déposer plainte pour "mise en danger de la vie d’autrui" et "non assistance à personne en danger". Leclerc a sursauté, associant un autre vertueux, Système U.
Pour l'extrême gauche, Mélenchon se dit "écoeuré", quand le patron de Leclerc, insultant, parle de "scénario de débiles"...

Malgré les promesses de l'exécutif, sur le terrain, les équipements n'arrivent qu'au compte-gouttes. Comment en est-on arrivé là ?

Système D à Nice : des pharmaciens en sont réduits à
dresser des panneaux de plastique pour protéger personnel et clients
La polémique face au déblocage inattendue de de masques continue de battre son plein. La grande distribution persiste à nier et, samedi, le patron du groupe Leclerc a moqué une polémique "nulle", cataloguée "insensée" par celui de Système U. Ils auraient pu aussi bien crier "Allahou akbar" et se déclarer islamistes "déséquilibrés"...

"100 millions par ici, 50 millions par là. Qui dit mieux ? C'est la surenchère de l'indécence," se sont offusqués indignés les divers Ordres des professions de santé, lundi.
"Je trouve ça dégueulasse, car ça casse le front qui s'est construit entre le personnel de santé et le monde économique", s'est offusqué le président du géant Leclerc, Michel-Edouard Leclerc, dans un entretien avec le Journal du dimanche.
Au plan économique, Macron ne parvient pas à endiguer les ravages de la  crise sanitaire.

La SNCF a subi un manque à gagner de deux milliards d'euros du fait du virus, a annoncé son PDG Jean-Pierre Farandou, envisageant une aide de l'Etat - les Français, dont les retraités confinés jusqu'à la Saint Glin-Glin et ceux des Ehpad - et des suppressions de postes.

Ccôté transports, la crainte est grande en¨Ile-de-France où la présidente de la région, Valérie Pécresse, demande que les salariés aujourd'hui en télétravail ne retournent pas au bureau le 11 mai pour éviter l'engorgement du métro ou du RER. 

L'après-11 mai reste aussi sujet d'inquiétudes pour le monde de la culture, à l'arrêt complet depuis le confinement. 

Samedi, les organisateurs de la Route du Rock ont finalement annoncé  l'annulation pure  et simple de l'événement, initialement prévu du 19 au 22 août, soit bien après le début du déconfinement.

Macron reçoit du muguet à l'Elysée vendredi et promet samedi de "premières mesures" pour mercredi en faveur du monde de la culture qu'il soutient puisque des éléments non représentatifs pétitionnent et font des déclarations de soutien. En attendant, des artistes arpentent depuis quelques jours les rues de Bordeaux - ville de Juppé -  pour "crier" aux habitants, spontanément et contre subventions municipales, à la manière des anciens allumeurs de réverbères, les messages de bonne nuit : "Il est minuit, bonnes gens ! Dormez, le guet veille! ".

jeudi 12 novembre 2015

La généralisation du tiers payant met les médecins en grève

Accès de fièvre chez les médecins contre les impayés du "tiers-payant pour tous", vendredi

Les professions médicales promettent une "journée santé morte"

Les media partisans remuent le scalpel dans la plaie. "Si vous le pouvez, évitez de tomber malade demain." 
Car les médecins libéraux ont promis un vendredi noir ("black friday", disent les pédants). Pour la première fois depuis un an, le projet de loi Santé de la ministre Marisol Touraine réussit en effet à fédérer ses opposantsils sont unanimes pour rejeter ce projet et appeler à fermer les cabinets: syndicats ou coordination de généralistes, spécialistes et chirurgiens (CSMF, MG France, FMF, SML, Bloc, UFML, CooMéLie) font front commun avant le retour du projet de loi en deuxième lecture à l'Assemblée nationale lundi prochain. 

Et ils sont, en plus,
rejoints par d'autres professionnels de santé comme les dentistes, les infirmiers libéraux, les orthophonistes ou les cliniques privées (FHP).

Les médecins hospitaliers sont réquisitionnés

Les soins seront assurés pendant toute la journée de demain.
Les files d'attente risqueront juste d'être plus longues aux urgences des hôpitaux, où les patients qui peuvent reporter leurs soins laisseront la priorité aux patients en situation difficile.
La mobilisation la plus forte attendue est prévue à Toulouse, outre les villes de Paris, Lyon ou Grenoble.

Elle prendra diverses formes
, grève des gardes, opérations escargot, rassemblements à partir de vendredi, manifestation devant l'Assemblée lundi).

Elle se poursuivra "en fonction de ce top départ d'un mouvement unitaire massif", prévient Jean-Paul Ortiz, président de la CSMF. Si les godillots de la représentation nationale font front  avec le gouvernement Valls, au-delà du vendredi noir, les blouses blanches promettent de ne rien lâcher avec une grève reconductible et illimitée.

L
'Etat-PS ne pourra transférer la charge des impayés de la Sécurité Sociale sur les praticiens de santé, sans tomber sur des noyaux de résistance.

lundi 5 octobre 2015

La loi santé de Marisol Touraine provoque une grève des médecins libéraux.

Les médecins ferment leurs cabinets contre la loi santé


Certains d'entre eux ont commencé ce samedi un mouvement de grève en fermant leur cabinet pour demander le retrait du projet de loi.

Plusieurs manifestations sont prévues ces prochains jours.  
En région parisienne, une trentaine de voitures était attendue dès ce samedi à midi pour une opération escargot à partir de Cergy, a indiqué le président de la Chambre syndicale et la coordination des médecins du Val-d'Oise, Serge Larcher.

Ils manifestent leur rejet du projet de loi de la ministre de la Santé, Marisol Touraine, qui sera soumis au Sénat mardi. 
Le cortège devait rejoindre dans l'après-midi l'hôpital Cochin, à Paris, où était prévue une réunion entre les syndicats et les Collectifs pour l'organisation et la défense du territoire de santé (COTDS) qui rassemblent des médecins libéraux, "la plupart non syndiqués".

Eric Henry, président du syndicat des médecins libéraux : "cette opération escargot n’était qu’un tour de chauffe"
"De nouvelles actions vont avoir lieu pour faire comprendre aux Français qu’ils risquent de perdre leur médecine libérale qui est leur médecine de proximité"
Ce samedi après-midi, les praticiens ont donné un aperçu de leur colère. Tracts collés sur les vitres, retentissements de klaxon, feux de détresse allumés : une vingtaine d’entre eux, répondant à l’appel du SML 95, a provoqué de sérieux ralentissements sur l’autoroute A 15. Si l’opération escargot était encadrée par les forces de police, une certaine pagaille a régné de Cergy à Argenteuil, du fait que les contestataires circulaient sur deux voies au lieu d’une: c'est le principe de l'opération escargot !

Le 26 septembre, les médecins libéraux avaient déjà organisé des "flashmobs" à Paris.
Le 26 septembre, les médecins libéraux avaient déjà organisé des "flashmobs" à Paris.
Depuis deux ans, les médecins s’inquiètent de l’avenir de leur profession, alors que le projet de loi de santé de la ministre Marisol Touraine est en marche. Déjà monté au créneau à plusieurs reprises ces derniers mois, le SML 95 a voulu montrer, par cette nouvelle action, que sa détermination était intacte. "On ne lâche pas, acquiesce Serge Larcher, le président de la chambre syndicale du Val-d’Oise. Les patients ne se rendent pas compte de la catastrophe annoncée."

"Cette loi va détruire un très beau système de santé, abonde Jean-Pierre Enjalbert, le maire (DLR) de Saint-Prix et angiologue de profession, qui a participé au cortège jusqu’à l’hôpital Cochin (Paris XIVe). Ce projet prétend offrir l’accès aux soins pour tous, mais c’est faux. Les déserts médicaux progressent partout, notamment dans le Val-d’Oise et cette loi ne va faire qu’ajouter à la pénibilité du travail des médecins avec une surcharge des tâches administratives. Beaucoup de confrères en ont marre. Ils mettent la clé sous la porte de leur cabinet ou partent en retraite."

Xavier Rigaut, le vice-président du conseil régional de l’Ordre des médecins, dénonce ainsi "l’importation de médecins étrangers". "Depuis des années, le conseil national de l’Ordre attire l’attention des pouvoirs publics sur la nécessité d’ouvrir le numerus clausus, mais rien n’a été fait. On n’a rien contre les médecins roumains, mais la formation médicale est bonne en France."

Ce lundi, les médecins appellent à une grève des soins de 48 heures. A Cergy, ils se donnent rendez-vous devant la CPAM. "On y déposera la charte qu’ont signée les médecins, poursuit Serge Larcher. C’est un engagement de solidarité entre praticiens, si jamais l’un d’entre eux désobéissant à la future loi était attaqué."
A Lorient, une vingtaine de généralistes se sont mobilisés samedi après-midi. Ils ont sensibilisé la population et informé "des dangers de certains articles de la loi de santé publique de Marisol Touraine".

Les médecins vont notamment organiser une opération escargot sur la rocade de Rennes lundi matin, de 10h à 12h. Cette opération escargot, rebaptisée "opération bulot-bigorneau", a lieu  aujourd'hui à l'appel du syndicat Syndicat des Médecins Libéraux (SML). Les manifestants partent de la porte d'Alma à 10h et feront le tour de la rocade au ralenti, avant d'entrer dans Rennes par la route de Châteaugiron. Un grand rassemblement est ensuite prévu sur la place de la Mairie entre 12h et 15h avec la mise en place d'un "parcours fléché type loi santé" pour sensibiliser le public aux revendications des médecins. 

A Quimper, deux journées "santé morte" seront organisée lundi et mardi par le CODTS du Pays de Quimper et SOS médecins. De nombreux cabinets médicaux seront fermés durant ces deux jours. Lundi, une table ronde sur la "démographie médicale et loi santé" sera organisée à 15h, à l'auditorium de l'hôtel Mercure (21 bis, avenue de la gare, à Quimper) en présence de représentants du secteur médical et d'élus locaux. Elle sera suivie d'une soirée d'information publique, à 20h30, toujours à l'hôtel Mercure. Mardi, des "cafés santé" seront organisés dans plusieurs cafés de la ville, pour "informer les patients sur la loi santé autour d'un verre". 

Et ce mardi, à 7 h 30, les médecins ont rendez-vous devant le Sénat, le jour de discussion de la loi.

La prise en charge des patients doit être assurée 



La quasi-totalité des organisations de médecins libéraux a appelé à la fermeture des cabinets de samedi à mardi. 
La prise en charge des patients devrait en tout cas être assurée, éventuellement grâce à des réquisitions de médecins. Le ministère de la Santé assure "avoir pris, en lien avec les Agences régionales de santé (ARS), les dispositions nécessaires pour que la continuité des soins soit assurée et pour que chaque patient puisse être pris en charge dans de bonnes conditions sur l'ensemble du territoire". 

Ce nouveau "coup de semonce" contre le projet de loi santé de la ministre Marisol Touraine a été lancé par le Syndicat des médecins libéraux (SML), la Fédération des médecins de France (FMF) et le Bloc (chirurgiens). 
Le mouvement doit rallier lundi un appel à la grève lancé par MG France, principal syndicat de généralistes. L'action doit durer jusqu'à mardi, date du vote de la loi au sénat, avant son retour à l'Assemblée nationale. 

Tiers payant et "étatisation", dans le collimateur des grévistes

Opposés à la généralisation du tiers payant (une dispense d'avance de frais) d'ici à 2017, les grévistes dénoncent également une «étatisation de la santé» et la mise en péril, selon eux, de l'exercice libéral. "Nous refusons d'être placés sous la tutelle des mutuelles et de l'Etat", a dit Eric Henry, président du SML (Syndicat des médecins libéraux). 
"C'est l'indépendance du couple médecin-patient qui est remise en cause avec cette loi. Nous ne voulons pas que des puissances financières interfèrent dans notre travail", a ajouté le médecin généraliste. 

"La ministre se trompe si elle croit que la mobilisation va s'arrêter après les élections professionnelles", a averti Jean-Paul Hamon, président de la FMF. D'ici au 12 octobre à minuit, 120.000 médecins sont appelés à élire ceux qui les représenteront aux sein des unions régionales des professionnels de santé (URPS) face aux autorités publiques (ARS) pour les cinq prochaines années.

dimanche 21 décembre 2014

Prise d'otages des malades par des médecins contaminés par le terrorisme islamiste

Dommage collatéral du recrutement de médecins du Tiers-monde ?
Début du mouvement de grève avec les urgentistes, dès ce lundi 22

Mieux vaudra ne pas avoir besoin d'eux.
Ce ne sera pas la fête pour les malades: la trêve des confiseurs, ils ne connaissent pas... Les médecins seront en grève toute la semaine, pendant toute la durée des fêtes, à commencer par les urgentistes dès lundi, suivis par les généralistes, puis les spécialistes.

Des négociations entre les urgentistes et le ministère de la Santé se sont poursuivies ce week-end, selon l'Association des médecins urgentistes de France (Amuf), à l'origine de la grève illimitée à partir de lundi.

Le ministère a fait des propositions et les urgentistes ont obtenu "des avancées" sur la reconnaissance du temps de travail, a assuré Patrick Pelloux, président de l'AMUF. Mais le mouvement est maintenu: l'association connaît le gouvernement et attend de lui  un engagement ferme, a-t-il précisé.

La profession, qui dénonce des conditions de travail pénibles, souhaite une réduction du temps de travail à 48 heures hebdomadaires, contre une soixantaine actuellement, ainsi que la valorisation de leurs heures supplémentaires et l'harmonisation des rémunérations pour les gardes.

Le syndicat compte sur un taux de "80% de grévistes". Mais le pouvoir assure qu'il maîtrise et qu'il n'y a pas lieu de paniquer pour lundi : les urgentistes peuvent être assignés et, surtout, la grève consistera à porter un "badge".
L'AMUF est très accommodante, depuis deux ans. Il y a une dizaine d'années, Jospin avait été battu par le FN et c e syndicat avait contribué à dénoncer les vagues de décès de la canicule, mais c'était en 2003... Pelloux est devenu grand. 

Comment combattre le terrorisme médical ?

"Joyeuses fêtes"! nous souhaitent les généralistes, spécialistes et urgentistes en grève pendant les vacances. Où et comment trouver un médecin?  A quel médecin se vouer à Noël?

La colère est quasi unanime dans la profession. Moins ils en font, plus les généralistes, spécialistes et urgentistes sont mécontents. Comme des chauffeurs routiers, ils ont choisi les vacances de Noël pour protester, notamment, contre la loi santé de Marisol Touraine. Un mouvement qui s'annonce très suivi, selon les syndicats. "C'est historique, on s'achemine vers une mobilisation de l'ampleur de celles du début des années 2000", affirme Jean-Paul Ortiz, à la tête de la Confédération des syndicats médicaux français. "On sera dans certains secteurs à 20% ou 30% de grévistes et jusqu'à 100% dans d'autres. C'est une mobilisation inédite qui va poser problème puisque nous voyons en moyenne un million de patients par jour", ajoute Claude Leicher, président de MG France, syndicat de médecins généralistes.
Votre colique néphrétique ou votre cystite attendra 2015
Que faire en cette fin d'année propice aux épidémies et aux petits et gros bobos, si la gastro s'abat sur vous, si vous vous blessez à la main en ouvrant une huître ou si votre nouveau-né avale de travers? "Je veux rassurer les Français et leur dire que ceux qui seront malades, je ne leur souhaite évidemment pas, trouveront à se faire soigner", a assuré ce mercredi la ministre de la Santé Marisol Touraine, la bouche en coeur.

Reportez les consultations non-urgentes

Vous n'êtes pas médecin, mais vous savez distinguer une belle migraine d'un AVC... "Il est conseillé aux patients souffrant d'une maladie chronique de contacter leur médecin quelques jours avant le début de la grève", note le Dr Leicher. Sachant que l'appel à la fermeture des cabinets médicaux s'étend du 24 au 31 décembre, il vous reste une semaine pour prendre vos dispositions. Même chose pour les rendez-vous non-urgents chez les spécialistes. Dans tous les cas, grève ou pas, étant donné les délais d'attente, les chances pour trouver un ophtalmologue, un dermatologue ou un cardiologue en si peu de temps auraient été faibles. Le rendez-vous sera repoussé d'autant, mais c'est un détail.

Contactez votre médecin traitant

C'est le premier réflexe à avoir pour vérifier s'il suit ou non le mouvement de grève: un sur deux est annoncé en rébellion... Mais vous apprendrez peut-être que, s'il travaille, c'est parce qu'il a été réquisitionné. "C'est de la responsabilité de l'Etat et des préfets de réquisitionner des médecins pour assurer la permanence des soins. Aucun médecin ne va s'y soustraire et abandonner ses patients", assure le Dr Ortiz, qui à titre personnel sait déjà qu'il sera de garde le 29 décembre. 
Le cas échéant, composez le 15 ou le numéro de permanence des soins de votre département, sachant qu'étant aussi en grève, SOS Médecins pourraient ne pas répondre à votre appel de détresse. "Un médecin généraliste vous répondra et verra s'il peut vous aider ou vous orientera vers les urgences le cas échéant", poursuit le Dr Ortiz. 
Par ailleurs, l'Union syndicale des médecins de centres de santé a assuré qu'une partie -dans quelle proportion- des centres de santé polyvalents seront ouverts.

En cas d'urgence, les urgences ? En grève !... 


Les urgences doivent justement être réservées aux situations... d'urgence. "Sinon les services vont être engorgés et débordés par des problèmes qui auraient pu être traités différemment", pointe le Dr Ortiz, si les cabinets ne ferment pas. Or, les médecins généralistes en association s'entendront-ils entre eux pour assurer un service de garde?
 
D'autant que les médecins urgentistes seront eux aussi en grève à partir du 22. Ceux qui compensent le désengagement sanitaire des médecins embourgeoisés seront présents avec tracts et brassards. "Nous acceptons les assignations et réquisitions faites en bonne et due forme. Nous ne pouvons pas abandonner les malades et laisser mourir les patients qui viendraient après un arrêt cardiaque ou un accident", commente Patrick Pelloux, président de l'Association des médecins urgentistes de France qui ne mentionne pas le cas médiatique et populiste des nourrissons. 
Mais l'urgentiste ne s'attend pas à être débordé. "D'autres grèves des médecins libéraux ont déjà eu lieu pendant les vacances de Noël, et beaucoup ferment traditionnellement leur cabinet à cette période, la situation cette année n'aura donc rien d'extraordinaire", affirme-t-il, occultant la solidarité des médecins du service public de soins. Il redoute bien plus le début d'épidémie de grippe qui pourrait intervenir très prochainement. Sans compter les gastro-entérites qui se développent d'ores et déjà, mais que Pelloux omet aussi dans un souci socialiste d'apaisement qui contraste sérieusement avec sa virulence pré-2012...

mardi 13 avril 2010

Le relèvement du prix de la consultation nous ferait mal au ventre

La crise d'anxiété de médecins serait-elle plus préoccupante que la crise économique ?

Au moins 88 euros de l'heure ?

Octobre 2006, relèvement des tarifs des visites à domicile des médecins
Le tarif de la visite (à ne pas confondre avec la consultation) des généralistes en métropole grimpe à 21 euros depuis le 15 octobre 2006. La visite des médecins spécialistes monte à 23 euros. Les partenaires étendent aux visites la majoration de 3 euros pour la prise en charge des jeunes enfants par les médecins omnipraticiens.
En contrepartie, l’assurance maladie et les syndicats représentatifs des médecins libéraux « s’engagent à réduire le nombre de visites non médicalement justifiées au regard des référentiels existants ». Ils veulent parvenir à un taux de visite de 10% en 2008, soit quatre points de moins qu’actuellement. L’engagement de maîtrise médicalisée devait être décliné régionalement.
C’est par un arrêté publié au JO du 7 novembre que le ministre a approuvé la revalorisation de la visite prévue par l’avenant n°14 à la convention médicale signé le 9 septembre 2006 par le directeur de l’Uncam et les présidents de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), du Syndicat des médecins libéraux (SML) et d’Alliance.
L’avenant n°15 sur la stomatologie, signé par les mêmes, complète la liste des spécialités en accès direct. Le champ des soins accessibles directement sans consultation préalable du médecin traitant est limité aux soins bucco-dentaires thérapeutiques et radiographiques réalisés par le médecin spécialiste en stomatologie. Le tarif des stomatologistes est aligné sur celui des dentistes pour les actes communs à ces deux disciplines et les médecins sont autorisés à participer au bilan bucco-dentaire des 6-18 ans.
Source : Arrêté daté du 27 octobre 2006 paru au JO du 7 novembre.

Encore un euro de plus

Et après les visites, les consultations
D'autorité, les syndicats de médecins libéraux ont appellé à demander 6,56 anciens francs de plus aux Français à chaque consultation à partir du lundi 12 mars, soit 23 euros au lieu de 22. Malgré la crise et le déficit de la sécurité sociale, les médecins défavorisés entendent ainsi protester contre ce qu'ils qualifient d'attentisme du gouvernement sur la question.

La Caisse Nationale d'Assurance Maladie (Cnam) s'oppose
Elle a rappelé aux assurés que le tarif de la consultation de médecine générale restait fixé à 22 euros, la Cour de Cassation ayant validé jeudi dernier sa position sur la tarification.
L'affaire a été renvoyée devant la cour d'appel de Lyon.

Le contrat n'est pas respecté

Des syndicats ne craindraient pas de défavoriser des précaires
Ainsi, la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) reste décidée à mener son combat tarifaire.
En dépit de la crise économique internationale, des médecins souhaitent épaissir leur matelas. La CSMF demande le strict respect d'un accord passé en mars 2007 entre l'assurance-maladie, le ministère de la Santé et les généralistes qui prévoyait une hausse du tarif à 23 euros en 2008.
"Trop, c'est trop ! Les médecins libéraux ne peuvent pas accepter de voir reporter, encore et toujours, la concrétisation des engagements conventionnels signés depuis plus de trois ans", déclare la CSMF dans sa propagande.

Revalorisation: les « généralistes », bientôt « spécialistes », en dormant ?
Les abus de langage permettent les augmentations. La dérive n'est pas nouvelle; elle ne fait que se généraliser. Voyez comment, dans l'Education nationale, la FSU a obtenu des augmentations de salaires pour tous les conseillers d'éducation en faisant des conseillers 'principaux' d'éducation (CPE), sans plus de qualification. De la même façon artificielle, les conseillers d'orientation sont devenus des 'psychologues' (COP), sans diplôme spécifique justifiant le dopage des feuilles de paie.

Puisque la CSMF fédère les médecins généralistes (UNOF) et spécialistes (UMESPE) sur tout le territoire, les généralistes pourraient devenir des spécialistes', comme par magie: magie noire pour la CNAM... Les mages noirs et les sorciers ont de tous temps passé pour être néfastes à la société.

Les médecins n'ont pas respecté les conditions assorties
Ne revenons pas sur les cas extrêmes et marginaux, si graves mais symptomatiques soient-ils de la dégradation de la déontologie professionnelle (lien PaSiDupes
)
Le ministère de la Santé a quelque raison de s'opposer.
Il cite notamment une réduction des prescriptions et des arrêts de travail et invoque la situation économique difficile du pays.
Au-delà d'une augmentation de 1 euro « très symbolique » (?) selon des syndicats, cette mesure viserait à apaiser une profession en plein malaise, affirment-t-ils.

Mais des médecins généralistes ont fermé les portes de leur cabinet jeudi 8 avril, afin de dénoncer un manque de moyens.
Pour tenter d'apaiser les esprits, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a indiqué que de nouvelles négociations s'ouvriraient en octobre sur une nouvelle convention.
En outre, la concertation sur la médecine de proximité annoncée par Nicolas Sarkozy devrait déboucher sur des mesures au second semestre 2010, a-t-elle ajouté.

Des médecins veulent gagner plus pour travailler moins

Le contrat, qu'ils ont passé avec le gouvernement pour réduire les abus, explique en partie la difficulté à obtenir une visite d'un médecin de ville comme de campagne, malgré la multiplication des 4x4 qui grèvent leurs budgets.

Nous avons tous fait la déplorable expérience de médecins injoignables
Il est trop facile de répliquer que les jeunes ne veulent plus se dévouer. Ils n'ont plus la vocation que dans l'humanitaire. Nous prendrons bientôt conscience que nos médecins, comme déjà dans certains de nos hôpitaux, seront tous originaires de l'Est ou « délocalisés » d'Afrique, et titulaires de diplômes locaux. «Le système social que le monde entier nous envie » devrait être affecté par ce chassé-croisé, comme le reste de l'Europe de l'Ouest.

D'indécentes exigences
Selon ce que nous constatons sur la durée de l'évolution de la situation en campagne et en ville, la dégradation est identique. Contrairement à ce qu'en dit la presse, les effectifs sont restés les mêmes dans ces deux lieux, où des maisons médicales sont apparues, tandis que les médecins deviennent injoignables. La pratique du rendez-vous s'est généralisée et imposée à la population. Il convient désormais de planifier ses maux et fièvres, car la réservation de ses 10-15 mn doit être effectuée le matin, voire la veille, au minimum, pour simplifier. Une différence, le temps de consultation est plus court en ville. Limitée à 10mn, la consultation se fait de plus en plus verbale.

Les médecins fidèles à l'hexagone sont-ils d'horribles individualistes ?

Si cette hypothèse venait à se confirmer, leur statut libéral ne se justifierait plus.

samedi 24 mai 2008

Les médecins libéraux manquent de carburant mais pas d’air

Une profession menacée? Mais les infirmières et les chômeurs, alors ?
Pas de franchise à l'indécence des médecins
Déjà qu’ils rechignent à se déplacer, qu’ils nous rabattent sur les Centres médicaux et que nous ne pouvons plus guère compter que sur les services des urgences et les pompiers, ils nous menacent maintenant de laisser leurs 4X4 gloutons et puants au garage!
Les médecins libéraux réclament à leur tour des exonérations face à la flambée du prix des carburants! Le Centre national des professions de santé (CNPS) a exigé vendredi que les caisses d'assurance maladie et le gouvernement prennent des "mesures d'urgence" pour les praticiens "qui exercent au domicile des patients", et se déplacent donc avec leur véhicule personnel. Le porte-parole du CNPS, Michel Chassang, a précisé vendredi que cette revendication concernait les praticiens en secteur-1, dont les tarifs sont opposables et fixés par la Sécurité Sociale, et non les médecins en honoraires libres "qui ont la possibilité de répercuter la hausse sur les honoraires qu'ils demandent"... Ne sont-ils pas aux frais rééls?
"Alors que le prix du baril de pétrole atteint un niveau record, une flambée des prix des carburants va, une fois encore, lourdement pénaliser les libéraux de santé", estime le CNPS, intersyndicale des médecins libéraux.
"Au moment où le gouvernement (...) soutient plus que jamais les soins de proximité, et à l'heure du développement de l'hospitalisation et du maintien à domicile, aucune mesure n'est prise pour compenser le poids toujours plus conséquent des carburants dans les charges des libéraux de santé", dénonce le CNPS.
Et d'évoquer une situation "insupportable financièrement pour les professions qui exercent au domicile des patients et rendent ainsi un service important à nos concitoyens, car ils ne peuvent pas répercuter cette charge sur le prix de leurs actes". Ces médecins-là ne sont pas des humanitaires.
L'organisation ne prend pas l'avis de la population mais "demande solennellement au gouvernement et aux caisses de prendre des mesures d'urgence: exonération de TIPP (Taxe Intérieure sur les Produits Pétroliers) ou exonérations fiscales", ainsi que la "revalorisation de la valeur des actes à domicile et des frais de déplacement". Ils ne sont actuellement pas au nombre des bénéficiaires de la TIPP, comme le sont les taxis, les routiers ou les agriculteurs. Il ne faut pas grever leur pouvoir d'achat , mais ces médecins citoyens sont d'accord pour creuser le trou de la sécurité sociale.
"On n'est pas les seuls concernés, mais comme on est en tarif opposable et bloqué, les professionnels de santé font aujourd'hui des visites à domicile à perte", a précisé le Dr Chassang. Selon lui, les médecins généralistes, les infirmières libérales et les kinésithérapeutes qui interviennent au domicile des patients sont touchés, ainsi que les praticiens spécialisés dans le transport sanitaire "qui, eux, font des kilomètres".
"Nous sommes les seuls à ne pas pouvoir répercuter cette hausse sur nos prix", a déclaré Michel Chassang. "On veut donc des mesures pour répercuter cette hausse vertigineuse". "Pour l'instant", a-t-il ajouté, "on souligne le problème. Mais on ne va pas rester longtemps les bras croisés".
Les tarifs des médecins-fonctionnaires ne devraient-ils pas être alignés sur ceux des professeurs ?...
Les sans papiers revendiquent-ils aussi une essence moins chère ?