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mercredi 4 décembre 2019

Le BTP bloque des raffineries

Le BTP est entré en lutte contre la fin de sa ristourne fiscale sur le carburant

Des professionnels des travaux publics bloquent des dépôts pétroliers dans l’ouest, notamment en Bretagne




Ils protestant contre la hausse programmée de leur carburant. Le gouvernement refuse de céder, mais propose plusieurs dispositions pour accompagner la fin de la défiscalisation du gazole non-routier. A partir de juillet 2020, les bulldozers et pelles mécaniques devraient donc être soumis au tarif commun du gazole. 

Le budget 2020 prévoit en effet de supprimer sur trois ans la ristourne fiscale accordée au carburant utilisé par les engins de chantier. Une mesure contre laquelle se mobilisent de nombreux professionnels du BTP, qui continuaient mardi 3 décembre à bloquer des raffineries dans l’ouest du pays.

La hausse des taxes, prévue en juillet 2020, sera la première de trois
Elle sera suivie de deux autres, début 2021 et 2022. A partir de cette date, bulldozers et pelles mécaniques seront donc soumis au tarif commun du gazole. Contrairement au secteur agricole, les travaux publics ne pourront donc plus utiliser le gazole non routier (GNR), un carburant similaire au gazole classique mais coloré en rouge pour le distinguer.
Au total, cela devrait augmenter le prix au litre d’environ 50 centimes, soit la différence de taxation entre le GNR et le gazole des automobilistes. "Un engin de terrassement, ça consomme 10 à 15 litres par heure. Le carburant, c’est 6 à 10 % des coûts et cette hausse met en péril beaucoup de PME qui constituent le gros des entreprises du secteur", souligne David Lemaire, secrétaire général de la chambre nationale des artisans des travaux publics et du paysage (CNATP).

Blocages maintenus

Dénonçant cette hausse du GNR, alors qu’il n’existe pas vraiment d’alternative pour les engins de chantiers, les professionnels du BTP ont donc décidé de faire monter la pression en bloquant certains dépôts de carburant. Si le gouvernement a eu recours aux forces de l’ordre mardi 3 décembre à l’aube pour lever le blocage du dépôt de Vern-sur-Seiche, près de Rennes, d’autres restaient encore paralysés, à Brest, Lorient, La Rochelle ou Le Mans.

Dans le même temps, les négociations continuent entre les représentants du secteur et Bercy. 
C'est le gazole agricole, mais
il n'a de vert que la couleur
Mais des négociations faussées par le gouvernement qui maintient que le calendrier des hausses reste "une ligne rouge ", il a en revanche accepté certains aménagements demandés par les entreprises concernées.
Pour accompagner la transition entre gazole rouge et gazole normal, le ministère de l’Economie s’est ainsi dit favorable à la création d’un carburant spécialement coloré, sans doute… en vert. Cette nouvelle teinte vise à répondre à la crainte du secteur que le passage au gazole commun s’accompagne d’une hausse des vols de carburant. "Ce sera la double peine. Une hausse du prix et une hausse des vols, car les petites entreprises n’ont pas les moyens de mettre un vigile pour surveiller les engins laissés la nuit sur un chantier", souligne David Lemaire de la CNATP.
La création d’un gazole teinté différemment vise donc à permettre aux forces de l’ordre de repérer ceux qui auraient la tentation de dérober du carburant sur un chantier pour faire le plein de leur propre véhicule diesel.

Bercy a également accepté de dresser une liste précise des engins qui devront obligatoirement utiliser le gazole vert. L’idée, défendue par les entreprises de travaux publics, est d’éviter ainsi une possible concurrence déloyale avec certaines entreprises du secteur agricoles qui, elles, pourront toujours continuer après 2022 à utiliser le GNR détaxé.
Des régimes spéciaux, Macron en supprime d'un côté, mais en crée de la'autre.

mardi 24 mai 2016

Pas de pénurie, selon le pouvoir; toutes les raffineries pourtant en grève, selon la CGT

Blocages de dépôts de carburant sans pénurie ?

Manuel Valls a de nouveau haussé le ton, hier soir

Rupture d'approvisionnement,
mais pas de pénurie ?
Depuis Jérusalem où il se trouve en déplacement, le Premier ministre a encore pris la parole dans la foulée d'une intervention musclée des forces de l’ordre à 4h00 du matin à Fos-sur-Mer. "Je veux une nouvelle fois rassurer les Français, leur dire que l'État fait preuve d'une grande fermeté pour qu'il n'y ait pas de pénurie de carburants", a-t-il affirmé, bien que la pénurie s'étende vers le sud depuis le grand ouest et le nord. 

Lundi matin, six des huit raffineries françaises étaient "à l'arrêt ou en cours d'arrêt" et elles sont maintenant toutes bloquées, ainsi que plusieurs dépôts de carburants, principalement dans le Nord-Ouest de la France, soit par une grève de leurs salariés soit par des actions extérieures de chauffeurs routiers ou de militants CGT étrangers aux raffineries venus en renfort.

Ces blocages ont lieu en protestation contre l'absence de débat et le passage en force du projet de loi contesté de réforme du Code du Travail. 

Mêmes débloquées, toutes les raffineries de France sont désormais en grève

Les militants CGT des Bouches-du-Rhône ont résisté aux forces de l'ordre dans un climat très tendu et le syndicat confirme ce matin le durcissement du mouvement, assurant que l'intervention du gouvernement est responsable de l'extension des blocages et de l'expansion de la pénurie.

07h - Les forces de l'ordre sont intervenues à 04h15 pour débloquer la raffinerie Esso ainsi qu'au dépôt de carburants de Fos-Sur-Mer (Bouches-du-Rhône),bloqués depuis la nuit dernière par plusieurs centaines de militants CGT. "Les gardes mobiles sont arrivés vers 04h30 et ont fait usage de canon à eau et de gaz lacrymogène pour faire partir les militants", a déclaré Olivier Mateu, secrétaire de la CGT des Bouches-du-Rhône. "Les militants se sont repliés sur l'Union Locale de Fos-sur-Mer", a-t-il ajouté. Le blocage du port pétrolier et du dépôt de Fos-sur-Mer avait entraîné une pénurie de carburant dans plusieurs centaines de stations du Sud-Est.

08h - La CGT annonce que les huit raffineries de France sont en grève sans donner plus de précisions pour le moment.

08h15 – Selon la CGT, la grève est désormais votée dans les huit raffineries que compte la France. "Une grève a été votée ce matin à Notre-Dame-de-Gravenchon (Seine-Maritime) en réaction à la charge des forces de l'ordre à Fos-sur-Mer", (…) "A Fos, la grève a aussi été votée. Plus aucun produit ne sort. Il y a maintenant huit raffineries sur huit en grève", a déclaré aux agences de presse Emmanuel Lépine, secrétaire fédéral du secteur pétrole de la CGT.

08h30 – Depuis Jérusalem, le chef du gouvernement promet que “d'autres sites seront libérés”, ajoutant : "il n'y aura pas de retrait" du projet de loi travail" et "la CGT est dans une impasse".

08h35 : La préfecture de la zone de défense et de sécurité de l'Ouest a appelé hier soir les automobilistes à cesser les "approvisionnements de précaution" en carburant. Car, comme le montre ce reportage, la réalité de la pénurie est telle que les automobilistes sont poussés à courir les stations-service pour faire le plein et la consommation serait plus élevée qu'à l'ordinaire.

Carburants : la peur de la pénurie

Si le ministre des Finances se veut ferme et rassurant. Aux abords des dépots de carburants et des raffineries les blocages se poursuivent. Ce soir au moins six des huit raffineries de pétrole implantées dans l'Hexagone sont touchées par la grève.. Alors à quoi faut-il s'attendre dans les prochaines heures ? Les stocks seront ils suffisant pour éviter la pénurie ?
08h45 - "Il ne faut pas inverser la hiérarchie des responsabilités. Qui est à l'origine des hostilités ? Ni les automobilistes privés de carburant et pointés du doigt, ni les salariés des compagnies pétrolières. C'est le gouvernement avec la manière et le fond du projet de loi réformant le code du travail, 130 pages qui débarquent un beau matin sans aucune concertation avec les organisations syndicales", a déclaré ce matin Bernard Thibault, ancien secrétaire général de la CGT et retraité (depuis juin 2014, à 55 ans) au poste d'administrateur du Bureau international du Travail (BIT), et qui reprend du service, sur Europe 1.

L'exécutif socialiste nie la pénurie de carburants



Toutes les raffineries de France sont déclarées en grève par la CGT ce matin, peu après 8h. La grève a été votée dans les huit raffineries du pays, alors que six étaient déjà bloquées hier par les opposants à la loi travail. La pénurie d'essence est désormais inévitable dans toute la France, alors que les stations service étaient déjà sous tension depuis une semaine et que les salariés du terminal pétrolier du Havre avaient eux aussi décidé de se mettre en grève hier soir.

La pénurie d'essence, niée par le gouvernement mais constatée par de nombreux automobilistes de l'Ouest et du Nord du pays depuis plusieurs jours, est donc en passe d'aggravation ce mardi 24 mai 2016.

Les difficultés d'approvisionnement en carburant persistaient lundi dans les stations-service avec de nouveaux blocages d'opposants au projet de loi travail. Selon les opérateurs, la situation devrait s'améliorer en fin de journée. Sur le terrain, comme ici aux pompes à essence du centre commercial Carrefour à Pontault-Combault, nous avons rencontré des automobilistes qui ont dû se rendre dans 4 stations avant d'en trouver une ouverte.

VOIR et ENTENDRE le vécu des automobilistes pris en otage que Valls dénonce, depuis le Proche Orient :

Face à la pénurie de carburants qui s'étend
peu à peu sur l'ensemble du territoire, les prix des produits pétroliers ont-ils tendance, oui ou non, à augmenter? Pour le moment, les professionnels répondent qu'il n'y pas de majoration senssible, mais "sur le terrain, la situation est plus nuancée, répond un bon connaisseur du secteur. Cela dépend en réalité de la marge de manœuvre dont disposent les gérants de stations-service. Certains disposent d'une latitude pour faire rapidement bouger les prix, d'autres pas. Cela dépend du réseau de distribution en question, selon qu'il soit affilié à un pétrolier, une enseigne de la grande distribution ou à un indépendant."
Et une huitième journée nationale de grèves et de manifestations est en outre programmée jeudi 26, à l'appel de l'intersyndicale CGT-FO-Solidaires-FSU-Unef-Fidl-UNL.

mardi 16 septembre 2014

Prix du gazole: les salariés vont payer l'écotaxe

Les plus modestes incités à préférer le diesel plus propre et moins cher paieront plus

L'écotaxe passe à la charge de tous les Français
Royal S tente de faire supporter l'écotaxe
par 60% des Français sans distinction
Le gazole devrait coûter 4 centimes de plus à la pompe l'année prochaine. Cette piste pour compenser l'écotaxe est inéquitable.

L'écotaxe (poids lourds) pour tous ! Les Français dénoncent la hausse "sérieusement envisagée" du prix du gazole, de 2 centimes par litre, auxquels s'ajoutent 2 autres centimes imputables à la taxe carbone. 4 centimes sur un litre qui oscille entre 1,25 et 1,60 euros en France, pour un carburant toujours aussi exagérément critiqué pour sa pollution aux particules fines et à l'oxyde d'azote, en dépit de l'immense chemin parcouru pour l'amener à presque rien sur les véhicules récents.

"Après les actions des 'bonnets rouges', il fallait s'y attendre, soupire un internaute. Au lieu de faire payer les transporteurs, et surtout les étrangerspiste évoquée par Ségolène Royal, mais rejetée, ce sont les salariés français qui vont payer
Sur la même longueur d'ondes, un autre renchérit: "Les socialistes parlent souvent de justice sociale, c'est un fait. Phase n°1: "écotaxe" pour les poids lourds. Taxe annulée ou reportée pour le moment donc. Phase 2: on reporte le montant de cette taxe sur le prix du gazole pour tout le monde, soit les ménages. Logique socialiste. Et ils s'imaginent que nous sommes dupes?"

Le dialogue n'a lieu que sur la toile

Sur les réseaux sociaux, la France profonde lâche des commentaires virulents, mettant en cause la validité même de la sanction du diesel par la taxe. Ainsi, lit-on: "On oublie d'évoquer la nouvelle norme Euro 6 qui rend le gazole plus propre." 
 
Certains internautes ironisent sur le coût effectif pour le consommateur d'une hausse de 4 centimes par litre. Ainsi, un lecteur du Figaro qui ne connaît visiblement pas les fins de mois difficile, raille : 
Distance moyenne parcourue: 15000 km par an et par petit Français, soit 900 litres de gazole.
Augmenter de 4 centimes, ça nous emmènerait à un prélèvement de...36 euros par an.
C'est vraiment du lourd.
Mais bien entendu ça va faire une révolution.
A côté de ça les Français se font pomper des milliers d'euros sur des impôts délirants qui augment infiniment plus en dérivée naturelle, mais là surtout ils ne disent rien.
Pathétique.
A la différence de Bercy, ce comptable finaud n'a ni addition, ni multiplication sur sa calculette.

Enfin, certains Français qui sont passés au travers de la sur-fiscalisation sont pour une plus forte taxation. Un socialo-godillot (non frondeur ou écolo) rappelle qu'en 2012 l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a officiellement reconnu les moteurs diesel comme étant "cancérogènes certains".Tel anonyme pointe en revanche "les dangers» du méthyle tertiobutyl éther (MTBE, un additif présent dans l'essence) et appelle à "en prendre conscience". Et un autre d'opposer qu'il "n'est pas une cause de pollution de l'air". Des organisations de santé américaines pointent en effet davantage les problèmes de pollution de l'eau liés à cet additif.
Bénéfice escompté sur les futurs véhicules équipés: une division par deux des émissions d'oxydes d'azote.

Les incohérences qui tuent

Favorisé par une politique fiscale avantageuse et des avancées technologique en matière environnementale,
le diesel s'est fortement développé en France : il équipe moins de 60 % de notre parc automobile aujourd'hui, contre à peine plus du quart en 1995. Réputé meilleur pour l'air que le moteur à essence en générant moins de CO2 au kilomètre, le diesel émet en revanche des particules fines.
Ces particules, émises aussi par le chauffage au bois et par l'industrie, seraient en France à l'origine de quelque quarante-deux mille morts prématurées chaque année, selon le ministère de l'écologie. Mais déboisant d'immenses espaces de forêts au nom des bio-énergies, des municipalités vertueuses s'équipent en chaudières à granulés de bois et mixtes (bûches/granulés). Ainsi, à Chartres, la piscine de La Conterie et les serres municipales sont équipées de chaudières à bois. A Milly-la-Forêt, la société coopérative "d'intérêt collectif" (sic? Non, SCIC) lancée par le parc naturel régional (PNR) du Gâtinais, s'inscrit dans une "démarche pionnière" en Ile-de-France, nous dit-on. Dans le Gâtinais (36 villes de l'Essonne, 33 en Seine-et-Marne), c'est le parc naturel régional (PNR, avec 69 communes adhérentes et 82000 habitants) qui fournit le bois qui pollue

jeudi 12 décembre 2013

Valls ne paie pas l'essence de sa police

Une mairie vote une subvention pour payer l'essence à ses gendarmes

La police de Valls n'a plus de crédits pour payer le carburant


Auto-défense municipale
La municipalité de la petite commune d'Allevard-les-Bains, Isère, a dû voter des crédits pour payer l'essence des voitures de gendarmerie. Le contribuable paiera une subvention de 800 euros d'essence à la brigade locale de gendarmerie.
"Certains véhicules sont mis au garage, car la carte essence qui y est attachée n'a plus de crédit", a expliqué le maire DvD Philippe Langénieux-Villard. 
"Je ne cherche pas la polémique, je veux juste arrêter de me faire engueuler par les gens parce que les gendarmes ne peuvent pas aller à tel ou tel endroit."
Philippe Langénieux-Villard, maire d'Allevard-les-Bains
Allevard est la première commune à avoir voté cette subvention 

Le conseil municipal s'est donc tenu lundi 9 décembre pour faire face à la pénurie, mais continuer d'assurer la sécurité sur la petite commune
Située entre Grenoble et Chambéry, dans le massif de Belledonne, Allevard compte 3.880 habitants, mais doit assurer la sécurité sur sa station de ski et dans son centre thermal.

Le colonel chargé du groupement de gendarmerie de l'Isère nie qu'il n'y a pas "assez d'essence".
"Nous n'avons jamais eu à renoncer à aucune activité opérationnelle. On n'a pas de difficulté à finir l'année.Jean-Valéry Lettermann avoue néanmoins: "Mais on fait évidemment attention, comme toutes les administrations, à nos moyens", a affirmé le militaire aux ordres de Manuel Valls.

En somme, les élus se seraient inutilement pénalisés, à l'unanimité. 
En mai 2013 déjà, RTL révélait des restrictions budgétaires pour les policiers parisiens. Le nombre de voitures banalisées a chuté et le nombre de véhicules en panne, accidentés ou encore trop vieux qui ne sont pas remplacés a augmenté. La police fait état d'une situation "critique" avec de lourdes conséquences sur ses conditions de travail.

Des policiers en métro... ou à pieds
Le syndicat Alliance dénonce une manque de moyens et un manque d'anticipation de la part de l'administration. La situation actuelle était prévisible en raison du manque de renouvellement des voitures banalisées trop vétustes ou en panne. Actuellement quasiment tous les commissariats de la capitale sont concernés par cette pénurie. 
A tel point, que les services sont contraints de se prêter les voitures entre eux ou d'adopter le système D. Au total, la police aurait besoin au minimum d’une cinquantaine de voitures banalisées, uniquement pour Paris intra-muros.

lundi 24 octobre 2011

Le vertueux Huchon roulait à 171 km/h: retrait de permis !

Avait-il intérêt à mettre la vie de ses électeurs en danger ?


La voiture électrique
du "bien-être" socialiste,
c'est pour la base.
Ou la pêche aux voix !...




Jean-Paul Huchon ne se grise pas aux élections

Le président socialistes de la région Ile-de-France s'est vu retiré son permis de conduire après avoir été flashé à 171 km/h sur autoroute: il ne roule peut-être pas en Modus ? En Porsche, peut-être ?
Il est des détails qui n'intéressent ni le peuple, ni les auto-censeurs de la presse: dans certains cas, les journalistes ne parviennent à trouver aucun anonyme "proche de l'enquête"...

L'élu est au-dessus des lois

Un socialiste n'est pas plus vertueux que les autres
Pour sa défense (?), Jean-Paul Huchon n'est pas le premier homme politique à être pris en flagrant délit d'excès de vitesse et Cécile Duflot lui pardonnera volontiers sa faute contre l'écologie.
Durant la campagne présidentielle de 2007, des journalistes d'Auto Hebdo avaient suivi les candidats à l'élection. Nicolas Sarkozy avait été suivi à 190 km/h sur une autoroute, Jean-Marie Le Pen à 185 km/h, tandis que François Bayrou avait été surpris à 120 km/h sur une voie limitée à 70 km/h.
L'amère Royal s'était fait piéger à 158 km/h sur une double voie limité à 110 km/h. Xavier Bertrand a, lui, été flashé de nuit à 140 km/h sur une voie limité à 90 km/h entre Pornic et Nantes en 2010. Enfin, José Bové a été flashé à 135 km/h au lieu de 90 km/h à l'automne 2009.
Joly Eva passera-t-elle l'éponge ?

Les voitures de fonction socialistes consomment moins d'essence et de CO2...
Le président socialiste du syndicat des transports d'Île-de-France était au volant de sa voiture de fonction [anonyme, elle aussi: elle n'a pas de marque identifiable]dimanche sur l'A13 en direction de Paris, quand des gendarmes l'ont contrôlé à 171 km/h au lieu de 130, à hauteur d'Evreux.
Les gendarmes ont procédé à la rétention de son permis de conduire, comme l'indiquait TF1.
Et France 2 n'est donc pas au courant ?
Le SNJ n'a pas bénéficié de fuites syndicales?
Ah, bon !

jeudi 14 avril 2011

Gaz de schiste: proposition de loi de R. Mallié pour interdire l'exploration et l'exploitation

Débat environnemental à l'UMP

Des permis de prospection ont été accordés en France mais les forages pourraient avoir des conséquences environnementales désastreuses…

Il s'agit du méthane piégé intimement dans la roche sédimentaire, généralement au-dessous de 2 000 mètres de profondeur. Il y a deux ans seulement, l'Amérique avait cru trouver avec cette énergie nationale la panacée contre le pétrole cher et la dépendance étrangère. Depuis lors, des milliers de puits ont été forés à la va-vite, comme au temps de la ruée vers l'or, sans grandes précautions écologiques.

En mars 2010, à son tour, le ministère de l’Environnement accordait trois nouveaux permis d’exploration à trois entreprises, dont Total: à Montélimar, Nant (dans l’Aveyron) et Villeneuve-de-Berg (dans l’Ardèche). Les entreprises ont carte blanche pour prospecter sur un terrain de plus de 9.600 km2 (l’équivalent de la superficie du département des Landes). Des prospections sont actuellement en cours en Seine-et-Marne, sur une surface de 420.000 hectares. Révélées il y a quelques mois, les autorisations accordées à plusieurs entreprises par l’ex-ministre de l’Environnement, Jean-Louis Borloo, pour rechercher les gaz «non conventionnels» dans le sous-sol français font craindre le pire pour l’environnement.

Ces gaz, plus connus sous le nom de « gaz de schiste », représentent une manne d’énergie importante, mais leur exploitation nécessite énormément d’eau et l’injection de produits chimiques nocifs dans les sols.
Les gaz de schiste sont difficiles à extraire et le procédé mis au point par la société américaine Halliburton, la fracturation hydraulique, a déjà fait des dégâts aux Etats-Unis. L’eau du robinet des habitants de Fort Worth, au Texas, serait contaminée par les gaz selon des études menées par Josh Fox, réalisateur du documentaire Gasland, et des concentrations suspectes de benzène cancérigène et de divers composés neurotoxiques ont été relevées dans les villes de forages.

Les gaz de schiste ne sont en effet pas présents en poches dans les roches, mais répartis dans le sous-sol. Pour pouvoir les extraire, la fracturation hydraulique consiste à injecter de grandes quantités d’eau à très forte pression, auxquelles sont ajoutées des produits chimiques qui peuvent infiltrer les nappes phréatiques. Chaque fracturation nécessite de 7 à 15.000 m3 d’eau, et jusqu'à 50% de cette eau peut ne pas être récupérée. L'eau injectée contient de nombreux additifs pour maintenir l'ouverture des failles (sable très fin), tuer les bactéries se nourrissant de gaz, réduire les frictions, gélifier l'eau, inhiber la corrosion... Selon le Centre Tyndall (université de Manchester), certains de ces additifs seraient toxiques et cancérogènes.

Le gaz de schiste n'est d'ailleurs pas le seul à être dans le collimateur des Français. Il y a aussi l'huile de schiste. On découvre, aujourd'hui, qu'une grande partie du pays est prospectée par les chasseurs d'or noir, qu'il soit liquide ou gazeux. Au 1er janvier 2011, toutes énergies fossiles confondues, l'État français a délivré 62 permis d'exploration (62 942 km2) et instruit 83 demandes de permis (121 134 km2). Un tiers du territoire français au total !

En novembre 2010, l’eurodéputée Corinne Lepage a demandé un moratoire et un débat public sur ces futures exploitations, tandis que José Bové, qui commençait peut-être à s'embourgeoiser au Parlement de Strasbourg, lançait une pétition, signée en janvier 2011 par près de 500 personnes, demandant également le gel des explorations en France.
La fronde a pris comme un feu de prairie dans tout le pays. Déjà, des dizaines de manifestations ont réuni des dizaines de milliers de personnes. En Provence, dans les Cévennes, dans le Quercy, dans le Jura, c'est partout la même jacquerie. Les partis politiques ont réagi comme un seul homme, depuis les Verts, naturellement, jusqu'au PS, au Front de gauche, au PC, et même le Front national, en passant par l'UMP.
Les ministres de l'Écologie et de l'Industrie ont vite reçu le message et ont donc gelé les délivrances de permis d'exploration en attendant la remise d'un rapport réclamé dans l'urgence.

Depuis, regrets de Borloo et proposition de loi du député Mallié

La proposition de loi n°3301 vise à abroger les permis exclusifs de recherches d’hydrocarbures non conventionnels
(gaz de schiste, gaz de houille, huile de schiste etc…) et à interdire leur exploration et leur exploitation sur le territoire national.
Cliquez ICI vers le texte en PDF de la proposition du député UMP

Concrètement, cette proposition de loi prévoit que :

- Les forages verticaux comme par des forages horizontaux suivis de fracturation hydraulique de la roche, sont interdits sur le territoire national

- Les permis exclusifs de recherches de mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux non conventionnels (gaz de schiste, gaz de houille, huile de de schiste etc…) sont abrogés

Cette proposition de loi a été co-rédigée par les députés Christian Jacob, Michel Havard, Pierre MorelL-à-L’Huissier, Richard Mallié, Franck Riester, Isabelle Vasseur, Robert Lecou, Josette Pons.

Elle est inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée Nationale le 10 mai 2011.

=> Pour aller plus loin :

>
Gaz de houille à Gardanne : Richard Mallié demande la suspension du permis d’exploration

> Gaz de schiste - Gaz de houille : intervention de Richard Mallié à la tribune de l'Assemblée

Le 5 avril 2011, Jean-Louis Borloo, l'ex-ministre de l'Ecologie, a annoncé avoir déposé une proposition de loi à l'Assemblée nationale pour «donner à l'Etat les moyens d'interdire la recherche et l'exploitation immédiates» des gaz et huiles de schiste.
Il emboîtait ainsi le pas au PS et au président des députés UMP, Christian Jacob. « Pour le passé, la proposition de loi prévoit l'abrogation de tous les permis exclusifs de recherche d'hydrocarbures non conventionnels délivrés. Pour l'avenir, elle impose la composition d'une étude d'impact et la tenue d'une enquête publique, dans les conditions prévues par le code de l'environnement », précise Borloo.

lundi 31 janvier 2011

Les grèves détruisent le port de Marseille-Fos et les emplois ?

Les syndicats rétrogradent le port de Marseille-Fos au 5e rang en Europe

Le port de Marseille-Fos n'est plus que le n°5 européen derrière Rotterdam, Anvers, Hambourg et Amsterdam, avec un tonnage de 85,99 millions de tonnes. La faute aux conflits sociaux qui ont sapé l'activité marchandises diverses, en forte progression durant le premier semestre, et au recul des hydrocarbures lié là encore aux grèves. Ainsi qu'à une moindre demande de la part des raffineries françaises.

Ca aurait pu être pire, mais ça aurait pu aussi être mieux
Marseille-Fos résiste mieux que les autres ports français, avec une progression de son activité de 3% l'an passé, contre 1% en moyenne pour les autres ports français.
Pour ce qui concerne les passagers, l'érosion du trafic sur la Corse a provoqué un recul du trafic de 2%. Deux points positifs cependant: si le trafic des conteneurs n'a pas atteint en 2010 le seuil du million de boîtes (953 435), la progression (+ 9%), supérieure de deux points à celle des ports de Méditerranée, reste un encouragement.
Par ailleurs, l'activité croisière a encore marqué des points avec 700 000 passagers enregistrés. A noter que les passagers qui entament ou achèvent un voyage par Marseille représentent 40% de l'activité.
Le manque à gagner reste à porter au débit des syndicats.

Les prévisions pour 2011

Le port de Marseille souhaite travailler sur deux axes clés : l'intégration portuaire dans le territoire urbain et la fiabilité. Patrick Daher, président du conseil de surveillance de l'établissement portuaire, veut parvenir à la mise en oeuvre "d'un pacte social". Il investira aussi 81 millions d'euros, principalement dans la logistique et le transport combiné.

A la grâce de la CGT, de FO et de SUD...

La CGT des ports et docks a justement reconduit une nouvelle grève...
En début de semaine dernière encore, le syndicat CGT décida une poursuite de la grève pour le vendredi 28 janvier pendant quatre jours, indiqua France 2 : les dockers ont fait grève vendredi et dimanche, et les agents portuaires samedi et lundi.


En soulevant ainsi le problème de la pénibilité de certains métiers, la CGT envisage-t-elle de régler définitivement la problématique de la destruction d'emplois et du chômage...

mardi 26 octobre 2010

5 raffineries libérées sur 12, ce sont 7 bloquées, pour Le Monde

Avec Le Monde, la coupe est pleine !

La presse qui inspire le respect !

Les media sont aux mains du pouvoir et PaSiDupes le prouve.
Ce matin, Slate titre objectivement que «La jeunesse a toutes les raisons de manifester » et se justifie, sans aucun manichéisme, en ces termes nuancés: « La société maltraite ses enfants: une éducation insuffisante, pas d'emploi, pas de logement, moins d'aide sociale, plus d'impôts et pour seul cadeau: la dette ».
Pareillement, le site internet du journal Le Monde, dont le mythique sérieux ne peut être démontré (?), il titre: «Sept raffineries sur douze toujours bloquées » ! Depuis 2007 et l'échec de la gauche à la présidentielle, la bouteille des media amers n'est jamais plus à moitié pleine: elle est toujours aux trois quarts vide...

Aujourd'hui, encore deux raffineries libérées de plus

Pas de quoi satisfaire les privilégiés qui écrivent dans lemonde.fr ce matin, sous la dictée de l'agence Reuters:
« Les salariés grévistes ou non d'au moins sept des douze raffineries françaises continuent de bloquer la sortie de carburants et la grève dans les terminaux pétroliers de Fos-Lavera et du Havre se poursuit, ont déclaré mardi des représentants des syndicats. » Les salariés 'maltraités' (lire Slate, ci-dessus), voient, en revanche, leur conditions de vie s'améliorer: ils ont un emploi et une retraite qu'ils aimeraient conserver.

Quatre raffineries qui produisent, c'est encore trop pour la gauche
« Les carburants stockés dans quatre raffineries alimentent de nouveau les stations-service après la réquisition de salariés grévistes sur le site
- Total [société française] de Grandpuits [aux mains de la CGT]
- et la levée du mouvement de blocage des personnels [otages de la CFDT], grévistes ou non, des deux raffineries d'Exxon Mobil [US]
et de Petroplus [helvétique] à Reichstett. »
Les syndicats de la raffinerie d'Ineos [UK] à Lavera n'étaient pas joignables dans l'immédiat pour dire si les expéditions avaient repris sur le site. La production à plein régime dans les deux raffineries d'Exxon Mobil situées à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) et Port-Jerôme (Seine-Maritime) reste cependant conditionnée à la reprise du travail sur les terminaux pétroliers de Fos-Lavera et du Havre qui les alimentent en brut [comme Reichstett...]

[Les pétroliers sont 'joignables']
'Pour redémarrer, il nous faut du brut. On regarde comment obtenir des approvisionnements. Sur Fos, il nous reste un peu de brut, l'idéal serait d'avoir la même situation à Port-Jerôme', a dit un porte-parole d'Exxon Mobil. 'Dès qu'on a du produit, on redémarre à Port-Jerôme.'

Les terminaux pétroliers de Fos-Lavera, qui approvisionnent en brut six raffineries françaises
, sont en grève depuis trente jours afin de protester contre l'application locale de la réforme portuaire [la restructuration de la profession privilégiée de docker n'a rien à voir avec l'âge de départ à la retraite: il fera l'objet d'un autre conflit au moment du calcul de la pénibilité !]. Le nombre de pétroliers bloqués sur la rade de Fos et Marseille s'élevait mardi à soixante, dont quarante de pétrole brut.

Les salariés du terminal pétrolier du Havre,
en grève depuis le 13 octobre à propos des retraites [ce qui est aussi inexact qu'à Marseille et Fos], ont reconduit mardi leur mouvement pour vingt-quatre heures. Ce terminal approvisionne notamment quatre raffineries du nord de la France. »

Ainsi, lemonde.fr n'est-il pas l'organe de presse des syndicats.

lundi 25 octobre 2010

Fin de grèves: les Français passent à la caisse

L'Etat présente aux Français le montant de la facture des syndicats

Le montant de la note

Les grévistes s'en tirent bien.

Christine Lagarde a confirmé que chaque journée de grève nous coûte entre 200 et 400 millions d'euros.

Et la facture pourrait encore s'alourdir
La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, précise que le coût réel est "difficile à chiffrer". Avec huit journées de grève interprofessionnelle depuis le début du mouvement contre la réforme des retraites, le coût total pour le pays est donc de 1,6 milliard à 3,2 milliards d'euros, en tenant compte des heures de travail perdues et des pertes dans les différents secteurs, d'après Le Figaro, car Libération ne s'arrête pas à ces contingences.

La ministre de l'Economie a aussi évoqué un "préjudice moral" pour la France
Son image s'est encore détériorée à l'étranger du fait de l'imprédictabilité des échanges, puisque les pétroliers ne sont pas astreints au préavis de grève, et des violences qui  ont émaillé les manifestations contre la réforme des retraites, dans les rues des grandes villes et dans les aéroports. "C'est l'attractivité du territoire qui est en cause quand on voit des images comme celles-là", a-t-elle affirmé.

Pour la CGPME, les grèves auraient en fait coûté plus de 4 milliards d'euros à l'économie française

Et la facture pourrait va encore gonfler, puisque deux nouvelles journées de grève sont prévues.
La Fédération CGT des cheminots
(Didier Le Reste défie Bernard Thibault) a d'ailleurs appelé dimanche "tous ses militants à créer les conditions pour maintenir la pression" et faire du 28 octobre "un temps fort" contre la réforme des retraites. "Lundi, les assemblées générales feront le point de la situation, dans et hors de l'entreprise, avec la perspective de poursuivre l'élargissement du mouvement au quotidien, dans des modalités d'action adaptées à chaque site et chaque métier, afin d'être massivement mobilisés les 28 octobre et 6 novembre". "Si les énarques de Matignon et de l'Elysée misaient sur le début des vacances de la Toussaint, pour l'affaiblir, ils se sont trompés", prévient-elle.
La CGT reste sourde à la volonté de la base
Il faut rappeler que trois raffineries sur douze ont voté ce jour la reprise du travail et de la production.
La CGT cheminots serait-elle entétée, voire autiste et méprisante des Français ?
Lire PaSiDupes

Le gouvernement appelle toujours à la fin du mouvement

Le ministre du Travail Eric Woerth a estimé dimanche soir sur France 3 que faire grève maintenant ne sert "à rien" puisque le texte devrait être adopté par le Parlement mercredi et il a appelé les grévistes à cesser "le blocage du pays".
"Après le vote de la loi, c'est la loi, il faut la respecter", a déclaré Eric Woerth. Certes, "le pays n'est pas totalement bloqué mais le conflit sur l'essence handicape beaucoup de nos compatriotes", a continué le ministre.

Trois raffineries amorcent la pompe de la reprise du travail

3/12 fins de prise d'otage de l'économie

Les deux raffineries du groupe Esso à Fos-sur-Mer, dans les Bouches-du-Rhône, et à Port-Jérôme Gravenchon, en Seine-Maritime, ainsi que la raffinerie Petroplus de Reichstett, dans le Bas-Rhin, ont voté lundi la fin de la grève.

La majorité des salarié va pouvoir reprendre le travail

Un retour à la normale d'ici quelques jours ?
Mercredi soir, Christine Lagarde et Christian Estrosi avaient rassuré les automobilistes en quête de stations-services ouvertes, du fait de la pénurie imposée par les syndicats.

La raffinerie de Fos, affectée par la grève sur les terminaux pétroliers de la région marseillaise, "est en débit minimum depuis le début du conflit", a-t-on ajouté de même source. Les expéditions qui étaient bloquées depuis le 12 octobre vont pouvoir reprendre.

A Port-Jérôme Gravenchon, touché par la grève depuis le 15 octobre,
"des unités sont arrêtées et sont en attente de brut pour redémarrer", a indiqué la porte-parole.
Le groupe est "en attente de brut" pour pouvoir reprendre la production a indiqué une porte-parole de la direction d'Esso.

Reprise de la production
Les grévistes qui bloquaient par ailleurs les expéditions de la raffinerie Petroplus de Reichstett (groupe suisse du Bas-Rhin) ont voté la fin du mouvement, ont annoncé les syndicats du site qui devrait reprendre la production la semaine prochaine.

Total, groupe français, reste menacé par des Français

En revanche, dans les raffineries françaises Total (La Mède, Feyzin, Grandpuits, Gonfreville, Donges et Dunkerque), aux mains de la CGT, la grève est reconduite, a indiqué lundi un responsable CFDT, Jean-Michel Maton. A la raffinerie de Petit-Couronne (Seine-Maritime), la grève a été reconduite jusqu'à mercredi 13h00, jour du vote final par le Paralement de la réforme de l'âge de départ à la retraite, a précisé Yvon Scornet, délégué CGT, et "un référendum va être organisé pour consulter l'ensemble des salariés d'ici là"...

vendredi 22 octobre 2010

Grèves - Dommages collatéraux: deux raffineries vont fermer

L'opposition interne à B.Thibault (CGT) crée du chômage La raffinerie des Flandres autorisée à fermer

Le tribunal de grande instance de Nanterre est revenu ce vendredi sur la décision de la Cour d'appel de Douai. Une décision qui pourrait s'avérer explosive, alors que les douze raffineries françaises sont toujours bloquées en protestation contre la réforme des retraites. Total vient d'être autorisé par le tribunal de grande instance de Nanterre à ne pas redémarrer l'activité de sa raffinerie des Flandres, située près de Dunkerque (Michel Delebarre, maire PS, dans le Nord, tandis que le CR et le CG sont socialistes).

En autorisant ce vendredi le groupe pétrolier à fermer ce site, qui emploie actuellement 367 salariés et fait travailler 450 sous-traitants, le tribunal pourrait bien surajouter un nouveau mouvement social. La décision rendue ce vendredi par le tribunal de grande instance revient en effet sur une précédente décision de la cour d'appel de Douai, qui en juin dernier - avant les blocages d'octobre - appelait le groupe pétrolier à redémarrer la raffinerie sous peine d'amende, pour défaut d'information des représentants du personnel. Ce vendredi, la justice a également reconnu cette entrave, mais elle a aussi condamné le groupe Total à verser 5000 euros au comité central d'entreprise.
Le TGI a surtout autorisé la direction du groupe à «ne pas procéder au redémarrage» du site, et à mettre ainsi de fait un terme à son activité. Un projet de fermeture qui avait en mars dernier suscité la colère des salariés du secteur et entraîné le blocage de six raffineries françaises durant une semaine. Ce mouvement de protestaton, qui avait alors fait planer la menace d'une pénurie de carburant, avait finalement abouti à la conclusion d'un accord entre direction et syndicats. Selon cet accord, la direction de Total s'était notamment engagée à assurer la pérennité de ses cinq autres raffineries et à ne procéder à aucun licenciement dans le cadre de la fermeture de celle des Flandres.

=> La décision du tribunal de grande instance de Nanterre aura été rendue nécessaire par les pertes des compagnies pétrolières.
Alors que la crise du raffinage touche en effet de plein fouet les sites français, la CGT chimie, hostile à Bernard Thibault, le patron de la CGT, a radicalisé la grève dans le secteur et provoqué le blocage des douze raffineries du territoire contre la réforme des retraites. La CGT chimie et son patron Charles Foulard ne pouvaient ignorer que des emplois étaient menacés. La confédération les aura ainsi sacrifiés aux luttes internes pour le pouvoir.

Alsace - Petroplus met fin à l'activité de sa raffinerie de Reichstett
Deux ans après avoir acheté la raffinerie de Reichstett à Shell en 2007, le suisse Petroplus recherchait un repreneur pour son site de Reichstett (Bas-Rhin) depuis avril 2010. Construite en 1963, elle a une capacité de 84.800 barils par jour et emploie environ 260 personnes.
Or, suite une situation déficitaire qui s'est traduite par une perte de 54 millions de dollars en 2009, selon un porte-parole de la direction du site, celle-ci envisageait de le fermer purement et simplement. Elle est alimentée par oléoduc depuis Fos-sur-Mer, qui a été alternativement bloquée puis débloquée, cette semaine.

Le 18 octobre et à l'instigation de la CFDT, les salariés de la raffinerie avaient voté la poursuite du blocage des livraisons de produits raffinés jusqu'au jeudi 21, date d'un comité d'entreprise extraordinaire sur l'avenir du site, explique Jean-Luc Bildstein, délégué de la CFDT majoritaire.
Dans un communiqué, .
Jeudi 21 octobre, Petroplus indiqua que ses démarches pour trouver un acquéreur étaient restées vaines et qu'il a pris la décision d'arrêter l'activité de sa raffinerie à problèmes de Reichstett, près de Strasbourg, et de la transformer en simple terminal pétrolier.
253 emplois étaient menacés.
L'intransigeance politique des grévistes CFDT, comme celle de la CGT à Dunkerque, aura contribué à les détruire.

En abusant du droit de grève, les bloqueurs rendent nécessaires les réquisitions

Par arrêté préfectoral, les grévistes de la raffinerie Total de Grandspuits ont été réquisitionnés dimanche dernier pour procéder « au chargement et à la livraison des clients ». Implanté en Seine-et-Marne, le site de 430 salariés ne livre finalement que « des cas justifiés par des mesures de sécurité ou de santé publiques ».
C’est « une atteinte au droit de grève », crie Charles Foulard, le syndicaliste CGT au bonnet rouge de la raffinerie de Grandpuits, bien que cette réquisition légale ne soit destinée qu'à la livraison de clients comme les hôpitaux.