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mercredi 14 août 2013

Loi pénale: le torchon brûle entre Valls et Taubira

Hollande appelé à faire ce qu'il ne sait pas faire: arbitrer !

Valls fait du bourrage de crâne

Viens danser, sous le sunlight des tropiques,
on va s'aimer, on a toute la nuit pour s'aimer
Manuel Valls a adressé à François Hollande une lettre où il démonte la réforme pénale en préparation au ministère de la Justice et dans laquelle il demande au président de la République de désavouer Christiane Taubira. Telle est la méthode sournoise de Manuel Valls qui feint de la jouer collectif au micro de RTL. Face aux caméras, le ministre de l’Intérieur reprend la thématique de Matignon du "vivre ensemble," mais pour mieux attaquer dans la pénombre par surprise. Il insiste lourdement sur la bonne harmonie gouvernementale avec Christiane Taubira, mais sur le nécessaire et logique "débat", lorsque le courrier du faux-cul est publique.

Pour preuve de cette franche camaraderie socialiste, lors de son passage matinal sur RTL, mercredi 14 août, Manuel Valls répète à quatorze reprises le mot "ensemble" pour tenter de convaincre qu’il travaille en concertation avec sa collègue de la Justice, au risque de produire l'effet inverse.
VOIR et ENTENDRE un florilège du matraquage du "vivre ensemble" socialiste:


Manuel Valls : avec Taubira on travaille... par LeLab_E1

Les deux ministres n’ont de cesse de se tirer dans les pattes

Apprenti-sorcier, François Hollande a jeté l'huile de Valls à l’Intérieur  sur le feu de Taubira à la Justice: un homme politique d'expérience aurait pu prévoir que son homme de droite ne ferait pas bon ménage avec sa ministre la plus à l'ouest.  
Le Monde fait d'ailleurs savoir que le premier flic de France est allé jusqu’à écrire directement à François Hollande pour court-circuiter sa collègue.

Interrogé sur RTL, l'ambitieux ministre tente de calmer le jeu:
"Nous travaillons ensemble, avec Christiane Taubira", assure-t-il, froidement. "Nos équipes ont travaillé ensemble. Il y a un débat, ces notes n'ont pas à être publiques, je le regrette. C'est la procédure normale", insiste-t-il, sans sourciller.

La veille, le document révélé par Le Monde faisait état d'une demande d'arbitrage à François Hollande face à de nombreux "désaccords" avec le projet de réforme pénale défendu par la garde des Sceaux. Sans grande retenue, Manuel Valls avait taclé sa consoeure qui lui avait à son tour répondu sur le même ton.


Après son dernier coup bas,
Valls, a néanmoins assuré vouloir continuer à collaborer avec sa collègue de la Justice, malgré leurs désaccords sur le futur projet de réforme pénale. Il a rappelé sur RTL que "la Justice et l’Intérieur doivent travailler ensemble au service des Français, "car nous ne cessons de le marteler, pour être efficaces, il faut que les forces de l'ordre et les magistrats travaillent ensemble." Et de se féliciter de la mise en place "des zones de sécurité prioritaire qui marchent à Amiens, en Seine-Saint-Denis, à Marseille ou à Grenoble", selon lui, et de la "communication en Conseil des ministres sur un sujet qui préoccupe nos compatriotes, c'est-à-dire la récidive".

"L'écart entre nos analyses demeure trop important"
Le projet de loi pénale, très attendu a pris un peu de retard. Christiane Taubira entend notamment limiter le recours à la prison, entre autres par l'introduction d'une "peine de probation". Ce qui n’est pas du goût de son "camarade" de la place Beauvau, qui s’en est ému directement au chef de l’Etat. "J'attire votre attention sur les désaccords mis en lumière par le travail interministériel (...) autour du projet de réforme pénale présenté par le ministère de la justice", a écrit le ministre dans une note adressée fin juillet à la présidence, révélée par Le Monde.

"Tant pour des raisons de méthode que de fond, l'écart entre nos analyses demeure trop important et appelle une clarification de nos orientations politiques", écrit le ministre, qui souhaite "que nous définissions collectivement les principes directeurs de cette réforme autant que les modalités de son déploiement".

Le texte "repose sur un socle de légitimité fragile"

A l’Elysée, on se refuse naturellement à tout commentaire... 
Jean-Marc Ayrault a lui, téléphoné à son ministre de l'Intérieur et va appeler sa ministre de la Justice. Dans l’entourage de Manuel Valls, on regrette que cette missive ait fuité dans la presse. "Il y a un projet de loi gouvernemental et des travaux préparatoires (…) Il n'y a donc rien d'étonnant à ce que l'Intérieur exprime et ait sa ligne dans ce cadre", toujours selon l'entourage du ministre. 
Hyperactif cet été, Manuel Valls critique notamment l'automaticité de certaines réductions ou aménagements de peine, et juge que le texte "repose sur un socle de légitimité fragile". 
Il déplore enfin "le bref délai dans lequel est conduite la réflexion sur un projet de loi, techniquement dense et politiquement sensible", soulignant qu'il n'a été transmis à son cabinet que le 12 juillet. 
Taubira avait suivi la même méthode à propos de la réforme du code civil introduisant le marigage entre personnes du même sexe.


Taubira se déclare  "surprise"

"Rien d’étonnant", assure l’entourage du ministre de l’Intérieur, sauf pour la garde des Sceaux. "Je ne peux que m'étonner qu'un tel document ne m'ait pas été communiqué", s'est indignée la ministre dans le Monde, "d'autant qu'il comporte des propositions de réforme du droit de la peine, domaine qui ne ressort d'aucune façon aux compétences du ministre de l'intérieur." 
Christiane Taubira est "d'autant plus surprise" qu'elle a téléphoné à Manuel Valls le 29 juillet - soit quatre jours après l’envoi de la lettre - et qu'il ne lui en a pas soufflé mot. 
François Hollande, actuellement en vacances, va devoir trancher à son retour.

Vacance du PS qui banalise par la voix d'un député 

"Une phase comme il en existe avant chaque projet de loi"

Alors qu'Harlem Désir, le premier secrétaire du PS, continue de jouir de ses vacances, le président PS de la commission des lois de l'Assemblée nationale, Jean-Jacques Urvoas,  est l'un des rares socialistes qui osent commenter la brouille ce mercredi matin. Selon lui, "nous sommes dans une phase comme il en existe avant chaque projet de loi où des ministres qui défendent des points de vue ont besoin de formaliser leur désaccord momentané". Mais "ce qui fait polémique, c'est que quelqu'un a cru bon de le donner» à la presse, regrette-t-il sur France Inter. Par ailleurs, Jean-Jacques Urvoas assure souhaiter que la réforme pénale soit adoptée avant les municipales du printemps 2014, "parce que sinon cela serait considérer que la situation que nous connaissons aujourd'hui est satisfaisante".

Les juges du Syndicat de la Magistrature prennent parti pour Taubira

Tandis que le pompier-pyromane 
tente bien ce mercredi matin d'éteindre l'incendie allumé mardi
 par ses critiques de Christiane Taubira, les juges rouges du SM politisent clairement les heurts entre les belligérants.
"Valls veut poursuivre la politique sécuritaire de Nicolas Sarkozy", lance le Syndicat de la magistrature. "Il y a eu les discussions, la conférence de consensus", défend la présidente du Syndicat de la magistrature, Françoise Martres, après les critiques du ministre de l'Intérieur sur la méthode du projet de réforme. Et "il a parfaitement été associé à tous ces débats-là", soutient-elle contre Valls, sur RTL. "Il est temps que cette loi voit le jour, s'impatiente la syndicaliste. "Car tant qu'elle n'est pas modifiée, les magistrats continuent à appliquer [mais plutôt à interpréter] les lois sécuritaires de Nicolas Sarkozy. [...] C'est vrai que ce n'est pas simple de trancher entre deux politiques, une politique sécuritaire qui consiste à dire 'y'a que la prison comme solution, construisons de nouvelles prisons' et une politique qui consiste à dire que cette politique-là est un échec, mais c'est plus compliqué à expliquer [mais surtout à remplacer] et c'est certainement moins porteur électoralement [le souci du syndicat de la justice politique]. Il faut en conclure qu'il veut poursuivre la politique sécuritaire de Nicolas Sarkozy", accuse-t-elle à nouveau la mono-maniaque, en juge partisane. La même cautionne le "mur des cons" (lien). 

L'opposition

"La preuve que leur entente est un leurre", selon Michèle Alliot-Marie
Celle qui a exercé les deux fonctions de ministre de l’Intérieur et de la Justice, estime sur Europe 1 que cette dissonance est "un couac de plus dans la gestion gouvernementale! C’est la preuve que les opérations de communication qui tendaient à faire croire que l’un et l’autre s’entendaient bien ne sont qu’un leurre"
L'ancienne ministre fustige également "l'inexistence du Premier ministre" face à cette querelle Valls-Taubira

Concernant la
suppression des peines planchers pour les récidivistes et la multiplication des alternatives à la prison, Michèle Alliot-Marie affirme que "l’action de Taubira s’inscrit dans un esprit de revanche qui consiste à vouloir supprimer tout ce qui a été fait auparavant, même si cela commençait à donner des résultats. [...] Je pense que la sécurité des Français implique qu’il y ait une continuité dans l’action. Je sais que les socialistes sont complètement hermétiques à ce qu’est la réalité quotidienne de la délinquance. Lionel Jospin avait fini par reconnaître qu’ils étaient naïfs. On est dans la même chose. Pour les socialistes, il n’y a pas de faute individuelle, tout est de la faute de la société", déplore-t-elle encore.

Bruno Beschizza : "Valls et Taubira sont dans l'imposture".
 
Le secrétaire national de l'UMP, Bruno Beschizza, a fustigé «l’imposture» que jouent selon lui les ministres de l'Intérieur et de la Justice. Au micro de RTL, le conseiller régional d’Île-de-France regrette que cette dernière aille «voir des détenus jouer au basket» quand Manuel Valls «demande aux gendarmes et aux policiers de toujours mieux s’occuper des victimes, des délinquants et des voyous», accuse-t-il. François Hollande, quant à lui, «ne va pas trancher, car il a entretenu cette imposture. [...] Depuis un an, la gauche dit du Valls et fait du Taubira» et le président de la République «a fait ce choix, en conscience, de cultiver cette ambiguïté».

Christian Estrosi : "Valls est un ministre placebo" 
Invité d'i-télé, le député-maire UMP de Nice n'y est pas aller de main morte au sujet du ministre de l'Intérieur. "Il a d'abord cautionné et maintenant, face au désastre, il se dévoile", avait-il déjà accusé dans Le Figaro avant de le qualifier ce mercredi matin de "ministre placebo". 
Quant à François Hollande, "on le connaît le Président, il pratique la politique de l'autruche", lance-t-il au sujet d'une éventuelle réaction du chef de l'Etat.

Luc Chatel : "Ce nouveau couac est un résultat de la politique voulue par Hollande"
Selon l'ancien ministre ministre UMP de l'Éducation nationale, "Valls fait de la communication". Au fond, "ce nouveau couac entre Valls et Taubira est un résultat de la politique voulue par François Hollande: une répartition contradictoire des rôles", déplore-t-il sur BFMTV. "Le président de la République doit choisir son camp: ce n'est pas en relâchant les détenus qu'on obtiendra de meilleurs résultats. [...] Nous n'avons pas de politique pénale ferme mais du laxisme à tous les étages. Les chiffres de l'insécurité augmentent mois après mois", assure-t-il. Une politique qui fait le jeu de Marine Le Pen et du Front National.

VOIR et ENTENDRE Luc Chatel souligner que Valls est totalement dans la communication:

Alain Cadec ‏: "On atteint des sommets" 
Selon le député européen et conseiller général des Côtes d'Armor, "Taubira est un peu la nouvelle Ségolène. Elle est convaincu d'être investie d'une mission divine". Quant à Valls, "lui, est aveuglé par l'ambition", tweete Alain Cadec. "On atteint des sommets en matière de cohérence gouvernementale: pas de chef et des ministres qui s'étripent", insiste-t-il sur le réseau social.



SONDAGE. Trois quarts des Français estiment que la justice n'est pas assez sévère avec les mineurs

Selon un sondage Ifop pour Le Figaro, auquel une majorité de sympathisants de droite a répondu (les personnes se disant sympathisantes de l'UMP et du Front national représentent 39% des sondés), 62% des Français estiment que les peines ne sont pas assez sévères en matière de petite délinquance. Un score qui grimpe à 74% en ce qui concerne la justice des mineurs.

70% des Français estiment que la justice fonctionne mal et 72% considèrent que les moyens sont insuffisants. Les personnes interrogées semblent plutôt favorables aux alternatives à l'emprisonnement, comme le bracelet électronique (79% se déclarent pour), mais réclament également la construction de nouvelles prisons (81% plébiscitent cette mesure). 

La garde des Sceaux ne semblent pas pâtir des imperfections qui sont pourtant sous sa houlette depuis plus d'un an : 51% et 53% des sondés la jugent respectivement «compétente» et «juste».

(Sondage réalisé par l'Ifop pour Le Figaro. Etude réalisée du 8 au 13 août 2013 sur un échantillon de 1003 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus).


Il ne se trouve bientôt plus d'élus de gauche à prétendre parler au nom des Français...

samedi 15 décembre 2012

Ayrault-Montebourg; une cohabitation difficile

La maison Ayrault brûle à tous les étages

Après les affrontements Cahuzac-Filippetti et les accrochages Taubira-Valls, voilà maintenant que le couple Ayrault-Montebourg se tourne le dos.

L'exécutif s'est livré à une opération déminage début décembre devant les députés socialistes. 
Après trois jours de guerre froide sur le dossier Mittal entre Jean-Marc Ayrault et Arnaud Montebourg, le chef du gouvernement et son ministre du Redressement productif sont allés s’expliquer devant le groupe PS à l’Assemblée, de préférence au Sénat qui recèle trop de rebelles. Les députés socialistes, convoqués à cette réunion avec les ministres Pierre Moscovici et Michel Sapin, se sont prêtés à la mise en scène: " Ils ont envie de s’expliquer, rapporte un député, et surtout d’afficher une solidarité gouvernementale sur Florange. "

Même musique du côté de l’Elysée. 
" Tout le gouvernement est solidaire ", a ainsi assuré François Hollande en marge du sommet franco-italien à Lyon (Rhône). En excluant la nationalisation, même "transitoire" du site industriel, comme l'avait annoncée Montebourg à grand tapage, Ayrault a pourtant balayé la proposition de son ministre. Le bouffon avait même été désavoué par son "chef" hiérarchique qui avait jugé  " pas crédible " la solution Montebourg. Les deux hommes, qui avaient déjà des rapports compliqués, sont depuis à couteaux tirés.

Arnaud Montebourg fait toujours sa mijaurée partout où il doit apparaître ! 

Hier, le Premier ministre et son ministre du Redressement industriel ont tenté un rapprochement en déjeunant en tête-à-tête à Matignon.

En déplacement au Maroc, cette semaine, où il a suivi Jean-Marc Ayrault, le ministre du Redressement productif s'est gardé de tout commentaire. Pas un mot sur sa prise de bec avec le Premier ministre à propos de Florange.

Lors de ce déplacement, les deux hommes ont en fait soigneusement gardé leurs distances. 
Un refroidissement climatique persistant ? Point du tout, selon la porte-parole de Ayrault, Najat Vallaud-Belkacem, la Mlle Cunégonde du gouvernement. L'accord passé avec Mittal est suivi par " l'ensemble du gouvernement ", clame-t-elle. Preuve encore que tout va bien : le Premier ministre a reçu son ministre à déjeuner, hier, à Matignon.

Mais rien n'a filtré de ce tête-à-tête. " C'était très agréable. Nous avons mangé du poulet de Bresse ", a simplement ricané l'élu de la région, à défaut de pouvoir annoncer une de ces "avancées" que la binationale franco-marocaine tient toujours à disposition, parmi son stock d'éléments de langage. Ce déjeuner avait pourtant été préparé lors d'une réunion de travail avec leurs directeurs de cabinet respectifs, laquelle a donné lieu à un tour d'horizon des dossiers PSA, ArcelorMittal ou Alcatel.

Les insondables résultats des sondages 

Explicable des seuls analystes de ces entreprises commerciales, IFOP et Paris-Match, Montebourg serait gratifié d'un gain de  neuf points de popularité, notamment chez les ouvriers, pour qui il défendait une " nationalisation temporaire " de Florange, bien qu'il n'ait pas obtenu ce qu'il leur promettait.  

Matignon continue à louvoyer en cherchant une issue 
"Il ne faut pas exclure une intervention de l'État dans le capital des entreprises en cas de circonstances exceptionnelles. "

Il suffisait que l'Elysée commandât un sondage sur-mesures pour que l'agité du Redressement positif, bien qu'humilié, affiche son plus beau sourire, devant la presse. 

vendredi 19 août 2011

Europe Ecologie-les Verts: l'université d'été qui déchire


Nicolas Hulot sèche les cours d’Europe Écologie-les Verts


L'écolo Nicolas Hulot s'est fait porter pâle à l’université d’été d’Europe EELV, qui a lieu de jeudi à samedi à Clermont-Ferrand.
Les altermondialistes l'ont effacé de leurs tablettes et font peu cas de sa chute à la primaire. L'écolo souhaite à l'altermondialiste Eva Joly qu'elle « puisse sereinement lancer, mener sa campagne et développer son programme » pour les présidentielles et se tient à une « distance bienveillante » du parti, « sans pour autant renoncer à (son) engagement politique » Mais « son absence peut être interprétée comme un signe de défiance à l’égard de notre mouvement ou comme du désintérêt (…) », regrette Yves Cochet, 65 ans. Le député EELV de Paris qui comptait au nombre des principaux membres de l'équipe de Nicolas Hulot, avec Pascal Durand, Jean-Paul Besset, Serge Guérin, Sandrine Bélier, Christophe Rossignol, Denis Baupin, est aussitôt rentré dans le rang. « Cochet est très prudent, il veut protéger sa circonscription », souffle-t-on dans son entourage. « Je n'ai besoin de personne pour protéger ma circo, je ne censure pas ma parole pour ça ! », rétorque le député.
Dès la première journée d'été d'Europe Écologie - Les Verts l'absence de Nicolas Hulot était passée au second plan. Les militants ont trouvé d'autres raisons de se déchirer les uns après les autres.

La désignation d'Eva Joly n'a rien réglé

Les militants EELV ne se sont pas encore reniés
et ont offert une ovation à leur candidate, hier matin, à l'ouverture des journées d'été. Et les premiers mots de l' "adorable" Cécile Duflot ont été prononcés... en norvégien ! Une provocation altermondialiste valorisant la double nationalité d'Eva Joly qui ambitionne de représenter l'ensemble des Français. Le trouble suscité a incité la député européenne de 68 ans venue du froid à lever l'ambiguïté de sa situation: « Mais je vous promets que mon discours, samedi, sera en français », a-t-elle affirmé, sous les rires crispés et les applaudissements réflexes de la salle.

Cohn-Bendit est hanté par la perspective d'un nouveau 21 avril 2002

La réédition de la situation qui verrait la candidate du Front National reléguer le PS au 3e rang du premier tour de la présidentielle lui paraît insupportable. Il se déclare donc « sceptique » sur le maintien d'une candidature verte en 2012.

Daniel Cohn-Bendit veille aux intérêts socialistes.
Si ces journées d'été étaient supposées permettre aux écologistes de mettre leur candidate sur orbite, ce rendez-vous de Clermont-Ferrand aura donc surtout mis en lumière leurs divisions. Ecarté par les plus radicaux au profit de la Norvégienne, l'Allemand Daniel Cohn-Bendit a remis les pieds dans le plat. Il a en effet redit ses craintes qu'une candidature d'Europe Ecologie-les Verts puisse empêcher le PS d'être présent au second tour. Il campe donc sur cette conviction et donne rendez-vous en « janvier-février » pour évaluer la situation politique.

Secrétaire nationale d'EELV, Cécile Duflot résiste
Elle s'est appliquée à balayer les doutes, en réagissant sans délai par des rires de crécelle à celui qu'elle surnomme « Schtroumpf grognon » . « Ce ne sont pas les instituts de sondage qui décideront qui sera candidat ou pas à la présidentielle. Les écologistes ne sont pas là pour faire joli dans le décor, mais pour dire que leurs réponses sont pertinentes et urgentes. Nous serons au rendez-vous », a-t-elle promis.
Lien PaSiDupes: Duflot élimine Cohn-Bendit


La présidentielle n'est pas la priorité de Dany-le-rouge

Le sexagénaire (1945) estime qu'EELV doit d'abord s'enraciner en obtenant un groupe parlementaire en 2012. Et cet objectif passe par un accord législatif avec le PS. « Ça se négocie maintenant », prévient-il. Or, la ligne très à gauche d'Eva Joly pourrait compliquer les discussions. Inquiet, Daniel Cohn-Bendit a demandé, hier, de la « transparence » dans les négociations menées par Jean-Vincent Placé, conseiller sectaire de Cécile Duflot. L'ambiance est au soupçon.

Laurence Vichnievsky lance un pavé dans la mare

Porte-parole d'EELV, cette ex-magistrate ne l'a pas envoyé dire à sa consoeur magistrate
, en estimant, dans une tribune à Libération, que « la réduction de la dette nous oblige à revoir notre projet ».
Élue en PACA, cette quinqua se démarque de certaines des propositions de la septuagénaire en 2012, comme le retour de la retraite à 60 ans, « une lubie ». Analyse « étonnante », a commenté Cécile Duflot, ne cachant pas un certain trouble : « Elle n'est pas du tout en phase avec ce qui fait le corpus des écologistes. Il y a un souci... »

La secrétaire nationale d'EELV ne ricane plus
La zizanie s'étend !

lundi 31 janvier 2011

Les grèves détruisent le port de Marseille-Fos et les emplois ?

Les syndicats rétrogradent le port de Marseille-Fos au 5e rang en Europe

Le port de Marseille-Fos n'est plus que le n°5 européen derrière Rotterdam, Anvers, Hambourg et Amsterdam, avec un tonnage de 85,99 millions de tonnes. La faute aux conflits sociaux qui ont sapé l'activité marchandises diverses, en forte progression durant le premier semestre, et au recul des hydrocarbures lié là encore aux grèves. Ainsi qu'à une moindre demande de la part des raffineries françaises.

Ca aurait pu être pire, mais ça aurait pu aussi être mieux
Marseille-Fos résiste mieux que les autres ports français, avec une progression de son activité de 3% l'an passé, contre 1% en moyenne pour les autres ports français.
Pour ce qui concerne les passagers, l'érosion du trafic sur la Corse a provoqué un recul du trafic de 2%. Deux points positifs cependant: si le trafic des conteneurs n'a pas atteint en 2010 le seuil du million de boîtes (953 435), la progression (+ 9%), supérieure de deux points à celle des ports de Méditerranée, reste un encouragement.
Par ailleurs, l'activité croisière a encore marqué des points avec 700 000 passagers enregistrés. A noter que les passagers qui entament ou achèvent un voyage par Marseille représentent 40% de l'activité.
Le manque à gagner reste à porter au débit des syndicats.

Les prévisions pour 2011

Le port de Marseille souhaite travailler sur deux axes clés : l'intégration portuaire dans le territoire urbain et la fiabilité. Patrick Daher, président du conseil de surveillance de l'établissement portuaire, veut parvenir à la mise en oeuvre "d'un pacte social". Il investira aussi 81 millions d'euros, principalement dans la logistique et le transport combiné.

A la grâce de la CGT, de FO et de SUD...

La CGT des ports et docks a justement reconduit une nouvelle grève...
En début de semaine dernière encore, le syndicat CGT décida une poursuite de la grève pour le vendredi 28 janvier pendant quatre jours, indiqua France 2 : les dockers ont fait grève vendredi et dimanche, et les agents portuaires samedi et lundi.


En soulevant ainsi le problème de la pénibilité de certains métiers, la CGT envisage-t-elle de régler définitivement la problématique de la destruction d'emplois et du chômage...

lundi 13 décembre 2010

Marseille - Le dément, agresseur d'un voisin, est décédé

Le flash-ball ou l'arme à feu, il faut choisir
L'homme blessé par un tir de flashball ce dimanche est mort lundi 13

Les faits: l'homme semblait en état de démence
Peu avant 15 heures, dimanche, une patrouille de police est intervenue sur un conflit de voisinage. A son arrivée, les fonctionnaires de police auraient été pris à partie par un homme refusant de se séparer d'un couteau avec lequel il venait de blesser son voisin. L'un des policiers - atteint à la tête par une tasse de verre - aurait alors répliqué d'une décharge de flashball. Il a atteint l'agresseur au thorax.
Légitime défense
Selon les premières auditions effectuées par cette dernière, le forcéné semblait en état de démence au moment des faits
et allait lancer un autre objet quand le policier a tiré.
Hospitalisation des blessés
L'agresseur, déjà connu des services de police pour de petits délits, avait été évacué dans un "état grave" sur l'hôpital militaire de Lavéran. Les marins-pompiers ont dû prendre également en charge le voisin légèrement blessé d'un coup de couteau par le forcéné et un fonctionnaire de police dont la blessure est qualifiée de légère.
Un porte-parole du bataillon des Marins-pompiers de Marseille a précisé que "l'homme se trouvait en arrêt cardio-ventilatoire à l'arrivée des secours. Les marins-pompiers sont parvenus à le ranimer".
Une autopsie
Jean-Jacques Fagni, procureur de la République adjoint de Marseille, a précisé qu'une autopsie devait avoir lieu "le plus rapidement possible", a priori le lundi 13 en fin d'après-midi, pour rechercher les causes de sa mort, ajoutant qu'il ne disposait pas alors de "plus d'éléments sur les circonstances d'usage du flashball".

Faut-il désarmer les forces de l'ordre ?

  • Dimanche, le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux avait appelé "à la plus grande prudence". "J'ai encore en mémoire ce qui s'est produit il y a quelques jours: une personne qu'on avait présentée comme (...) décédé des conséquences d'un tir de (Taser), (...) l'analyse médicale a montré que très certainement cela n'était pas le cas", a-t-il dit.
    Une enquête a été confiée à l'Inspection générale de la police nationale pour déterminer si le Flash-Ball a été utilisé conformément aux normes d'usage, tandis que la Sûreté départementale enquêtera sur la rixe elle-même.

  • Le Parti communiste français a demandé ce lundi "un moratoire de toute urgence". "Faisant suite aux nombreux accidents ayant entraîné des blessures graves depuis sa mise en service, le flash-ball, arme soi-disant non-létale, démontre aujourd'hui que son utilisation peut être fatale". Le PCF préconise-t-il l'usage d'armes à feu, qui seraient 'non-létales' ou une décision de désarmement des policiers, qui ne leur serait pas 'fatale' ?

  • Pour sa part, la Ligue des droits de l'Homme (LDH) des Bouches-du-Rhône a dénoncé une arme "qui mutile et qui tue" et posé "la question de son interdiction". Cette association fait-elle une proposition constructive de protection des fonctionnaires de police ou considère-t-elle que ce ne sont ni des citoyens, ni des hommes avec des droits ?

  • Europe Ecologie Les Verts "demande l'interdiction de l'usage de ces nouvelles armes inadaptées aux interventions policières (...) et sources de bavures policières".
    Lien PaSiDupes vers Montreuil et Voynet
    Les altermondialistes Verts et rouges réclament-ils des armes biologiques ?

  • Les trotskistes du NPA ne gardent le silence que parce qu'ils sont poursuivis par la société Taser. Lien PaSiDupes
  • L'opposition milite pour que force reste à la rue

    Force doit rester à la loi

    L'opposition dénonce et dénonce encore, mais ne veut ni du taser, ni des armes à feu et ne fait aucune proposition pour que la loi soit appliquée et la protection de la population assurée.
    En attaquant la police pour son usage du taser, après avoir fait campagne contre son usage des armes à feu, autant dire que, pour la gauche, un fonctionnaire de police à moins de prix qu'un malfrat.
    En refusant à la police les moyens de se protéger dans l'exercice de ses fonctions consistant à faire respecter les personnes et les biens, la gauche politicienne expose l'ensemble de la population aux délinquants et aux déments, récidivistes ou non. Hors situation de prévention, les forces de l'ordre ne doivent pas être exposées, désarmées et systématiquement critiquées.
    Lien Causeur et PaSiDupes: "l'insécurité, c'est la gauche"

    La gauche chercherait-elle à donner des armes au FN ?

    Il est simpliste, et surtout irresponsable, de ne proposer rien d'autre que la suppression du flash-ball. A l'origine envisagé comme un substitut dissuasif aux armes à feu, le taser est moins radical. Malgré ce relatif progrès, l'opposition conserve ses habitudes de dénigrement et se complaît dans la facilité de l'accablement permanent des pouvoirs publics et des forces de l'ordre. C'est au point que ses reproches ne portent plus, puisque l'opposition s'enferme - pour longtemps - dans la dénonciation systématique: quelles que soient les avancées technologiques, les bavures policières persisteront, sauf à lancer, face aux criminels armés et sur-équipés ou déments, des policiers les mains nues.
    A défaut de voyous tout-puissants à soutenir et histoire de conserver son créneau de critique des pouvoirs publics, alors la gauche serait peut-être amenée à compatir au sort des fonctionnaires de police...
    Lien PaSiDupes: policiers victimes du devoir

    Le PCF, Europe-Ecologie/Les Verts et la LDH s'indignent-t-ils équitablement ?

    mercredi 20 octobre 2010

    L'aile gauche du PS se déchaîne contre la Ch'tite Aubry

    Les jeunes sont dans la rue, mais le PS est à la rue

    RMC a entendu claquer les portes
    Rue de Solférino


    Benoît Hamon a encore fait des siennes
    La radicalisation de la mobilisation contre la réforme des retraites l'incite à remettre en cause la ligne du PS arrêtée dans la douleur en mai.

    Que dit le fauteur de troubles socialiste?
    "Si demain les conditions économiques sont réunies pour qu'on le fasse, évidemment qu'on préférera faire travailler les salariés 40 ans plutôt que 41,5 ou 42 ans", a affirmé le représentant de l'aile gauche au sein du PS, qui est surtout... porte-parole du Parti socialiste.
    Or, la patronne du PS, Martine Aubry, a déjà tranché la question en acceptant un allongement à 41,5 ans de la durée de cotisation.

    VOIR et ENTENDRE les désaccords de la gauche du PS avec sa direction (2e partie de l'entretien):

    Benoît Hamon : Le gouvernement a tout intérêt à ce que l
    envoyé par rtl-fr. - L'actualité du moment en vidéo.

    Les révélations du directeur de la rédaction de RMC

    La station de radio fait maintenant état de
    déchirements au sein du PS
    Selon Hamon, on ne nous a pas tout dit !
    Et les grévistes et manifestants auraient été menés en bateau.

    La rue s'y retrouvera-t-elle et conservera-t-elle sa confiance à ce parti où tout le monde prend la parole et dit tout et son contraire ?

    samedi 23 janvier 2010

    Ackers: le modèle suédois n'est plus ce qu'il était

    Dirigeants Français pris en otages, puis libérés
    Juillet 2007 - Désirdavenir Royal était allée étudier in situ ce qu'est le dialogue social à la suédoise
    Joignant l'utile à l'agréable, la belle saison venue, Sa Cynique Majesté Royal se fit inviter deux jours en Suède (lien PaSiDupes), où elle visita le siège d'Ericsson pour mieux comprendre le succès du dialogue social en Suède. "Tout ce qui fait l'économie de conflits contribue à renforcer un pays", a commenté la présidente de la région Poitou-Charentes.

    Janvier 2010L'amère Royal ne s'est pas transportée à Fraisse
    Et la situation s'étant dénouée avant qu'elle n'ait eu le temps de se faire voir de la presse et de lâcher devant les caméras quelque parole définitive que ce soit. Deux raisons: elle n'a rien à faire des cadres et la mono-maniaque s'est centrée sur sa ré-élection problématique en Région.

    -> "Il faudrait, chez nous, renforcer l'utilité de l'adhésion syndicale", a estimé le gelée Royal, en expliquant qu'en Suède, "l'adhésion à un syndicat est une démarche quasi automatique, ce qui permet une meilleure concertation avec le patronat et de prévenir les conflits sociaux". Or, Sa Cynique Majesté Royal choisit ses interlocuteurs syndicaux. C'est ainsi que dans son laboratoire picto-charentais du dialogue social, elle court-circuite la FDSEA et ne prête qu'une oreille distraite aux petits syndicats agricoles, dans la mesure où ils peuvent l'aider à museler le gros !

    -> Après plus de 24 heures de séquestration par leurs salariés, les quatre dirigeants du groupe suédois Akers ont été relâchés jeudi 20 janvier en début de soirée, après la signature d'un premier protocole d'accord en compagnie de représentants syndicaux. Ils devaient ensuite se rendre ensemble à la mairie de Fraisses (Loire) pour «signer un protocole définitif», a précisé sur place le délégué au CE.
    En grève illimitée depuis le 13 janvier, les salariés (60 selon la direction, 105 selon le délégué syndical FO, sur 117) réclamaient une augmentation de leur prime ...extra-légale -parachute plaqué or- et de la durée de leur congé de reclassement, en prévision de la fermeture de l'usine de Fraisse en juin prochain.

    Le dialogue social à la suédoise

  • Plusieurs réunions de négociations avec les syndicats s'étaient déroulées mercredi sans succès.
    «On n'a pas le droit de nous virer comme des malpropres avec 6.000 euros» d'indemnités, s'indignait jeudi après-midi un ouvrier de l'usine, improvisé surveillant des séquestrés. Ils en obtiendront 28,000 euros par le chantage à la privation de liberté...
    Les quatre cadres ont en effet passé la nuit de mercredi à jeudi dans une salle de réunion de l'usine, sur des lits de camps apportés par des salariés humains
    .
  • Dialogue rompu
    La direction suédoise avait de son côté déclaré avoir retiré leur mandat à négocier aux dirigeants séquestrés, en raison de la pression exercée sur eux. Ils ont une conception vraiment étroite des droits syndicaux, en Suède...
    Sa Cynique Majesté Royal y a-t-elle appris que la dictature des syndicats n'est pas républicaine ? Pourtant, en matière de démocratie, la maire de Melle réfléchissait encore en pleine campagne présidentielle à « l'obligation d'adhérer à un syndicat » et à un système syndical assez puissant pour « interdire les grèves sauvages, spontanées ».

    Le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, avait également déclaré jeudi qu'«il ne saurait y avoir de poursuite du dialogue tant que les dirigeants n'auront pas recouvré leur entière liberté d'action. Rien ne peut justifier des comportements aussi irresponsables, qui remettent en cause les avancées obtenues pour les salariés dans le cadre d'une table ronde organisée à Bercy».

    => Le tribunal de grande instance de Saint-Etienne avait ordonné jeudi en référé la libération des quatre cadres.

    Le porte-parole du PS, Benoît Hamon, figure petite tête de la gauche du PS et professeur d'université avec bac +3, a bien dû s'exprimer sur le sujet, mais le son n'est pas parvenu jusqu'à PaSiDupes.

    Gonordisk (créé le 16 mars 2006 sous l'appellation "Ségonordic"), le réseau suédois de soutien à Désirdavenir Royal en campagne présidentielle, se demande toujours ce que le parti social-démocrate suédois pourrait importer de France en Suède.
    Moscovici : "Depuis 5-6 ans, le PS n'a pas produit une idée nouvelle" (
    Le Point, 06/08/08)
    Le site de Gonordisk avait établi un lien vers cet article.

    Que ne sont-ils tous allés visiter le labo de Ségo !
    Même pas eu l'idée ? L'interrogation des cobayes picto-charentais aurait pu les éclairer...
  • lundi 26 mars 2007

    Royal et les Gracques:

    Royal suscite scission et coups bas au PS.
    La Tribune publie cet article:
    La candidate PS à l'élection présidentielle critique vertement les hauts fonctionnaires proches des socialistes qui l'incitaient à se rapprocher du candidat UDF, François Bayrou. Une attitude "méprisante" selon une partie de ce groupe qui s'est surnommé "les Gracques", en référence à ces frères qui tentèrent de réformer le système politique de la Rome antique.

    Les "Gracques" sont furieux. Ces anciens collaborateurs hauts fonctionnaires de gouvernements socialistes, qui ont lancé, sous couvert de l'anonymat, un appel en faveur d'une alliance PS-Bayrou dans une tribune publiée jeudi par l'hebdomadaire Le Point, ont jugé aujourd'hui "méprisante" la réponse de Ségolène Royal à leur appel en faveur "d'une coalition de progrès".

    Leur ire a été déclenchée par la réaction de la candidate PS à la présidentielle, Ségolène Royal, qui a les a vertement renvoyé à leur passé sur France Info aujourd'hui, estimant que les Gracques n'étaient "pas les mieux placés" pour prôner le changement. "Ces anciens fonctionnaires sont pour la plupart passés dans le monde des affaires", a-t-elle dit, en les qualifiant "d'extrêmement libéraux".

    Enfonçant le clou Ségolène Royal a rappelé que "les Gracques ont très mal fini dans l'Histoire". En effet,Tibérius Sempronius Gracchus et son frère Caius Sempronius Gracchus, surnommés "les Gracques", étaient deux hommes d'État romains, tribuns de la plèbe et tout deux fils du consul Tibérius Gracchus Sempronius, lui même, petit-fils de Scipion l'Africain. Ils sont renommés pour leur tentative infructueuse de réformer le système social romain et furent assassinés à l'issu de troubles qui agitèrent la ville de Rome en 133 avant J.C.
    Ségolène Royal a donné là "le même type de réponse, un peu méprisante et populiste, qu'elle avait donnée à Eric Besson", a commenté un des membres des Gracques, qui a affirmé que le collectif "ne laisserait pas" les propos de la candidate PS "sans réponse".
    Ce même du collectif a souligné que leur démarche était conduite dans un esprit de "dialogue constructif" à partir de la constatation du fossé entre le Parti socialiste et la gauche de la gauche. Eric Besson, ancien secrétaire national à l'économie au PS, a claqué la porte du parti pour cause de désaccord avec la campagne de Mme Royal.
    Selon le quotidien Libération on compte parmi les Gracques Roger Godinot, rocardien notoire, Jean-Pierre Jouyet ancien directeur-adjoint du cabinet de Lionel Jospin à matignon, Matthieu Pigasse directeur-adjoint du cabinet de Laurent Fabius lorsque celui-ci était ministre de l'Economie et des Finances, Bernard Spitz également réputé proche de Michel Rocard et Guillaume Hannezo, ancien conseiller économique de François Mitterrand à l'Elysée. Rémy Janin (Mise en page PaSiDupes)


    RTL: LIRE l'APPEL des GRACQUES