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vendredi 5 juin 2020

Une note de Le Gendre (LREM) à Macron scandalise la majorité présidentielle

Le Gendre met le feu au parti du président

La fuite dans la presse d'une de ses notes révèle sa prétention à être un influenceur de l'ombre


Le groupe LREM est entré dans le cauchemar de la fin de règne. 
Le patron du groupe LREM aurait soumis plusieurs noms au chef de l'Etat en vue du changement de gouvernemental qui se profile, tout en laissant entendre que la majorité ne compte aucun candidat crédible, révèle le magazine Marianne.
"C’est vrai que cette semaine, on n’avait pas encore eu de nouveau groupe, ni de création de courant, ni de plainte pour harcèlement contre un député", rit jaune l’un d’entre eux, mais l'article de Marianne publié, ce vendredi, par Marianne, ramène le groupe dans le réel. 
Les députés LREM consternés ne dissimulent plus guère leur indignation face à leur chef de file depuis la révélation de ses notes adressées fin mai à Emmanuel Macron. Gilles Le Gendre lui livre ses pistes "sur le casting d’un nouveau gouvernement", en distribuant des bons points et des avertissements, notamment dans la perspective du remplacement à Matignon d'un Edouard Philippe à qui il adresse plusieurs remontrances.
Dans sa note, le député de Paris soumet rien de moins qu'une liste de noms pour le changement de gouvernement de cet été
"A toi la vision, la stratégie, la relation aux Français, au PM [Premier ministre], l’opérationnel et l’animation de la majorité", développe le député de Paris en s'adressant à Emmanuel Macron. On peut également lire que "le gouvernement doit être un vrai collectif, ce qui n’a jamais été le cas pendant trois ans".
Le Gendre y suggère pêle-mêle les noms de Jean-Yves Le Drian, Manuel Valls, Bruno Le Maire, et même le sien, pour des postes importants, Gilles Le Gendre s'appuyant, à en croire les passages cités par le magazine, sur une analyse cynique du contexte politique méprisante des "gens qui ne sont rien" à LREM. 
Dans l'esprit du patron du groupe LREM, Jean-Yves Le Drian et Bruno Le Maire devraient être les "favoris" pour le poste de premier ministre. L'envoi du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères à Matignon enverrait "le bon signal politique", écrit le patron du groupe LREM, selon Marianne. L'ancien socialiste "saura gérer la majorité, dans la complexité actuelle de sa composition", mais, "en même temps",  l'ex-socialiste se voit reprocher son potentiel manque de dynamisme. <br>Quant à Bruno Le Maire, il "porterait parfaitement la reconstruction" post-crise sanitaire, défend une "pensée et un discours limpides", mais l'ex-LR  dispose d'un "faible charisme". 
Les députés LREM ne décolèrent pas contre l'initiative intempestive et prétentieuse de leur président de groupe, déjà fragilisé, qui s'attribue en catimini la fonction de conseiller du prince. De quoi rallumer les brandons à peine éteints précédents.

"Soit c’est un fake soit c’est très grave", envoie une élue dans la boucle Telegram des députés marcheurs

"Je ne peux pas le croire. Si aucun député du groupe n’est crédible qu’en est-il du président de ce même groupe ?," interroge anonymement un député, tandis q'un autre grince : "J’hésite entre affligeant et accablant #teampascredible"

Une remarque citée dans l’article les a particulièrement ulcérés. 
Au poste de premier ministre, Gille Le Gendre, 62 ans, cite entre autres Jean-Yves Le Drian, 73 ans en juin, ou Bruno Le Maire, 51 ans, mais, dans les rangs LREM de l’Assemblée nationale "aucun candidat crédible" n'est à la hauteur, selon l'ancien journaliste (directeur de la rédaction de Challenges, 1995-2001, et président du directoire du groupe Expansion, successivement détenu par Vivendi, puis la Socpresse, le groupe Express-Roularta, racheté en janvier 2015 par Marc Laufer et Patrick Drahi, propriétaire notamment de SFR et BFM).

Et encore Le Gendre ne parlait que de Matignon, assure l' entourage de Gilles Le Gendre, qui, bizarrement, refuse de s'exprimer. "Cet article comporte de nombreuses contre-vérités et interprétations tendancieuses, dont chacun pourra comprendre les intentions politiques", leur a-t-il affirmé en toute franchise et transparence sur... Telegram, application de messagerie cryptée. 
"Par ailleurs, comme cela a toujours été le cas, je ne commenterai pas le contenu de mes discussions avec le chef de l’Etat, inhérentes à mes responsabilités de président de groupe. Elles sont privées et, pour ce qui dépend de moi, le demeureront."

Gilles Le Gendre s'est assis sur un siège éjectable.

Qui a fait fuiter ses notes ? Cette question obsède l'orgueilleux député de Paris. "Soit il l’a organisé lui-même et c’est suicidaire soit quelqu’un l’a exécuté", analyse un parlementaire qui craint pour son avenir. "La fuite est soit à l’entrée, soit à la sortie. Si ça vient de l’Elysée, ça ressemble un peu à une mise à mort", envisage un autre député stratège.

Le président du groupe majoritaire a été affaibli par le processus de dislocation de LREM, ces dernières semaines. 
Certains députés se sont sentis quantité négligeable et frustrés d'avoir été tenus éloignés de l’Assemblée nationale pendant le confinement. Puis la création du groupe Ecologie démocratie solidarité, composé de marcheurs et ex-marcheurs déçus a été un coup dur pour le patron de LREM qui ne croyait pas à cet acte de défiance qui l'atteint dans sa majorité absolue.
En commun, un courant, sur le même créneau écolo-social, s’est lancé en interne. 
Au lendemain d’une houleuse réunion de crise, un autre groupe s’est créé à l’initiative de députés juppéistes d'Agir !, exfiltrant encore une poignée d’élus LREM. 

"Là, c’est l’estocade", observee un pilier du groupe qui condamne l’initiative de Le Gendre. "Des notes au Président, on en envoie tous mais il faut se souvenir d’où on parle.» "Quand on voit le sens politique de Gilles, tous les pièges qu’on n’a pas vu venir, s’il y a un casting à ne pas faire ce serait bien celui que propose Le Gendre", cingle un rival masqué qui estime que sa position à la tête du groupe "devient intenable". "Vous le voyez accueillir le premier ministre en réunion de groupe en lui donnant du "Edouard mon cher ami" ? Ce sera pas crédible pour deux balles", ajoute un troisième prétendant à sa succession.
"C'est d'une nullité", se borne à commenter - comme nombre d'autres - un député macronien qui s'esclaffe en apprenant que son chef se verrait bien cumuler le porte-parolat du gouvernement et le ministère des Relations avec le Parlement. "Il est dans la merde", poursuit cette source. 
"Il va avoir le goudron et les plumes". Cet épisode ne fait que renforcer et couronner la fronde du groupe contre son patron, Le Gendre ne jugeant aucun membre de la majorité suffisamment "crédible" pour rejoindre cette future équipe gouvernementale. 
"S'il avait une once d'esquisse de dignité, il annoncerait sa démission dès ce soir. Mais il n'en a pas, de dignité", assène un autre. "Il nous décrédibilise tous au passage, c'est pas possible. Il va avoir le goudron et les plumes", dit un troisième, qui poursuit: "Il se tire plusieurs balles dans le pied: d'abord le PM va le mépriser encore plus, donc il ne pourra passer aucun deal avec lui; ensuite le président ne va jamais lui répondre de peur que ça fuite; il méprise sa propre majorité, ce qui va poser un gros problème; et enfin il passe pour un débile. Je ne sais pas comment il va s'en sortir cette fois-ci." Un décryptage qui n'a pas effleuré l'ex-journaliste. 
Le Gendre va devoir affronter les reproches des députés LREM
Mardi matin, ils ont réunion de groupe... "On est plusieurs à considérer que mardi, il faudra une expression forte pour demander son départ, s’il est encore en fonction, avertit Bruno Questel, à visage découvert. Il y avait déjà, depuis un moment, un sujet de crédibilité. Il l’a confirmé"... 
Sa nécrologie politique est déjà prête...

La rumeur d’un changement à la tête du groupe se précise.
Certains envisagent une éventuelle exfiltration de Le Gendre vers le gouvernement, alimentant les paris sur les noms de remplaçants. D'autres imaginent un simple un intérim jusqu’au changement de gouvernement, suivi d’une élection interne. "Gilles a accéléré sa marche vers la sortie", raille une députée. 
Parmi les courtisans de Le Gendre, on explique à BFMTV que le député de Paris échange régulièrement avec le président de la République. "C’est une fuite avec une volonté de lui nuire", le mettre en porte-à-faux et susciter l’émoi au sein du groupe. Puis on  se rassure en affirmant que la grogne est circonscrite à ses adversaires habituels ou en exprimant des doutes sur le bon 'timing' de ce remplacement, souligne d'ailleurs l’issue incertaine : "Cela aurait du sens si le président de la République pouvait imposer quoi que ce soit. Ce n’est pas le cas. Si l’on organise un vote, c’est du sans pilotage; on ne sait absolument pas quel nom peut sortir et cela pourrait être tout aussi effrayant." La belle affaire ! Les ambitieux LREM sont-ils devenus aussi rares que les masques de protection en avril ? 
 

dimanche 26 avril 2020

Promis mardi, l'avis du Conseil scientifique sur le déconfinement fuite dès samedi...

Edouard Philippe s'est fait brûler la politesse !

On connaît déjà, avant les députés, les recommandations des "savants" au gouvernement 

Mai 68 : "sous les pavés, l'entreprise" ?
L'enfer du déconfinement est pavé de bonnes intentions
Ce que le Conseil scientifique recommande pour une “levée progressive et contrôlée du confinement” à partir du 11 mai.

"Tout s'accélère", raconte BFMTV, chaîne experte en infox politique vertueuse. Déplacements possibles entre régions mais déconseillés à l’étranger, masques obligatoires au collège et au lycée, maintien du télétravail: le Conseil scientifique chargé d’éclairer le gouvernement - mais qui navigue à vue - a livré ce samedi 25 avril  ses recommandations pour une “levée progressive et contrôlée du confinement” à partir du 11 mai. Sylvain Maillard assure ce matin que ces scientifiques "connaissent parfaitement" le virus... Sibeth Ndiaye a fait des petits à Macron et sont-ils tous faits au même moule?

Le premier ministre Edouard Philippe présentera mardi après-midi sa “stratégie nationale du plan de déconfinement” face au coronavirus. Il devait s'adresser à tous les Français, puisqu'ils serot les acteurs principaux de leur retour à une vie active quasi-normale, mais il se tournera plutôt vers leurs représentants.... 
Cette présentation -groupée avec une autre déjà prévue sur l’application de traçage “StopCovid”- sera suivie d’un débat et d’un vote. Macron tient en effet énormement à diluer les responsabilités

L’enjeu est de réussir à lever le confinement, en vigueur depuis la mi-mars, pour faire redémarrer un pays à l’arrêt, sans provoquer un rebond de l'épidémie qui, depuis le 1er mars, a causé 22.614 morts en France, avec 369 nouveaux décès en 24 heures. Voici les principales mesures à prendre en compte pour y arriver, selon le Conseil scientifique.

Masques

Le diable est dans les détails » - Paris (75000)
Le port d’un masque dans les lieux publics ―pas seulement dans les transports et les lycées et les collèges― doit être "systématique" pendant les mois suivants la levée du confinement, selon le Conseil scientifique.

Ainsi, pour être faisable, le déconfinement nécessite que des "masques alternatifs de production industrielle ou artisanale anti-projection" soient "disponibles pour l’ensemble de la population et distribués en priorité aux personnes en contact régulier avec le public".

Les lieux recevant du public doivent proposer à leurs clients ou usagers des masques de protection et des solutions hydroalcooliques. "Un manquement à ces règles doit pouvoir aboutir à une fermeture administrative de ces lieux", selon l’avis.

Déplacements

Disposition en rangée et en quinconce des chicanes | Download ...Les déplacements d’une région à l’autre par transports en commun pourraient à nouveau être autorisés dès lors que les mesures barrière et les règles de distanciation sociale sont respectées.

Les transports urbains et périurbains devraient reprendre avec leurs cadences habituelles. Un ”étalement des horaires” des salariés, ajouté au maintien du télétravail, devrait éviter une saturation des transports en commun à certaines heures.

Les transports internationaux sont eux très fortement déconseillés jusqu’à l’été - inclus ou non, on ne sait pas encore - pour "réduire le risque de réintroduction du virus sur le territoire national": en macronie, l'étranger est suspect... Les voyageurs s’exposent à des mesures de quarantaine à l’arrivée à leur destination? comme au retour en France.

Le Conseil recommande également "une multiplication de l’offre" de transports scolaires pour que les élèves soient moins serrés. Sachant que les espacer en ligne n'a pas  de sens s'ils ne le sont pas aussi en colonnes ! 

 Ecoles

Les parents sont invités à prendre la température des enfants chaque jour avant le départ pour l’école [et au retour??]. En cas de symptômes, l’enfant ne devrait pas s’y rendre [ ! ] et les parents devraient prendre avis auprès de leur médecin traitant.

"Le port de masque doit être obligatoire" pour les collégiens et les lycéens, indique le Conseil, considérant en revanche le port du masque "impossible" en maternelle et adaptable en fonction de l’âge en primaire.

Les règles de distanciation sociale en vigueur de façon générale dans la société devraient être adoptées dans tout l’établissement
Lunch box bento - %Manufacturer% : Soins Kiné médicalles tables étant notamment écartées d’un mètre en classe. Les chicanes et le quinconce (ci-dessus) devraient s'imposer aussi, comme dans les écoles.

Les établissements devraient également faire en sorte que les élèves d’une classe ne croisent pas les élèves d’une autre classe ou que les élèves d’un même niveau ne croisent pas les élèves d’un autre niveau, pour repérer les élèves à risque en cas de contamination

Et "si c’est possible", qu’ils déjeunent tous en classe, à leur table [repas fourni par les familles, avec la boisson].

 (Télé)travail

Le Conseil propose que les entreprises maintiennent le télétravail lorsqu’il est possible, “sur la totalité ou plus de la moitié du temps de travail”.

Pour les commerçants et artisans, il est proposé de reprendre une activité en respectant scrupuleusement les règles de distanciation sociale, si ubuesques soient-elles. “L’objectif est de reprendre progressivement une activité présentielle ne concernant si possible que la moitié des travailleurs”

Dans les administrations, il est aussi proposé de maintenir les plans de continuité de l’activité permettant un télétravail pour une part importante des personnels. 

Personnes à risque

Sous les pavés la plage», «Il est interdit d'interdire»... les ...
Retour du boomerang
sur la génération de Mai 68 
Le Conseil scientifique conseille aux personnes âgées de plus de 65 ans et/ou présentant des pathologies chroniques (hypertension, diabète, maladie coronarienne) de respecter “un confinement strict et volontaire, qui les protège de risques de contamination". "Ce choix doit pouvoir être proposé aux personnes à risque qui travaillent", précise les "savants".

Macron avait assuré le 17 avril qu’il ne souhaitait "pas de discrimination" des personnes âgées ou fragiles dans le déconfinement progressif après le 11 mai, en appelant ”à la responsabilité individuelle”.

Pas de festivals

Pendant les deux premiers mois suivant la levée du confinement, il est "nécessaire de maintenir fermés ou interdits tous les lieux et événements" rassemblant "du public en nombre important, qu’il s’agisse de salles fermées ou de lieux en plein air".

Dès le 13 avril, Macron avait souligné que ce type d’événements ne pourrait avoir lieu jusqu’à mi-juillet au moins. Les grands rendez-vous culturels ont déjà tous renoncé, de Cannes à Avignon en passant par les Francofolies ou les Vieilles Charrues. 

mardi 31 décembre 2019

Depuis le Liban, Ghosn annonce s'être "libéré de l'injustice" au Japon

Ghosn, arrivé "légalement" à Beyrouth, selon les autorités libanaises, Libération parle en revanche de "fuite rocambolesque"

L’ex-patron franco-libanais de Renault-Nissan - et sauveteur de l'entreprise Renault - a rejoint le Liban

Résultat de recherche d'images pour "GHOSN Macron"Une opération "digne de James Bond", selon le quotidien français, menée par celui qui était assigné à résidence à Tokyo depuis sa libération sous caution le 24 avril 2019.  C’est ainsi, selon un proche - que Libération ne nomme pas - du dossier, que "Carlos Ghosn a fui le Japon" pour gagner le Liban, où il a atterri, dans la nuit du dimanche 29 au lundi 30 décembre 2019, à bord d’un jet privé qui avait décollé, quelques heures plus tôt, de la Turquie voisine.

L’ancien dirigeant de l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi est avec son épouse, Carole, et loge dans une maison protégée par plusieurs gardes. Un répit après un "voyage rocambolesque depuis Tokyo" où il était assigné à résidence depuis sa libération sous caution, après un total de cent trente jours de garde à vue et de détention provisoire, et dans l’attente de son procès pour diverses malversations financières présumées. Les conditions de sa résidence lui interdisaient de voyager à l’étranger.

Au Japon, Carlos Ghosn habitait dans une maison du quartier chic de Hiroo, dans le centre de Tokyo. Il semble que la surveillance n’était pas des plus strictes, même si elle était assurée par la police, le bureau des procureurs et, à titre privé, par Nissan.

Selon les informations livrées par Libération, l’homme d’affaires a échappé à la surveillance pour gagner un aéroport discret de l’Archipel, où l’attendait un avion privé. Il serait entré au Liban avec une simple pièce d’identité. Ressortissant libanais, il n’a pas besoin de passeport pour franchir l’immigration.

La rumeur circule d’un départ sous une fausse identité

De fait, selon une source citée par la chaîne publique japonaise NHK, une vérification des données des services d’immigration montre qu’il n’y a eu aucune sortie du territoire sous le nom de Carlos Ghosn. Une information qui alimente la rumeur d’un départ sous une fausse identité.

Elle soulève la question de l’existence d’un vrai-faux passeport. Les autorités japonaises auraient interrogé l’ambassade du Liban à ce sujet. Refusant de commenter officiellement, la représentation diplomatique aurait toutefois démenti. Il semble improbable que Beyrouth coure le risque de se mettre Tokyo à dos.  

L’opération aurait été manigancée par Carole Ghosn, toujours selon la presse française, du seul fait qu'elle accompagnait son époux dans l’avion arrivé à Beyrouth. 
C. Ghosn aurait préparé cette "évasion" avec ses demi-frères – issus du remariage de sa mère avec le membre d’une modeste famille sunnite du nord du Liban –, qui ont d’excellentes relations en Turquie. Or, depuis son mariage avec Carlos Ghosn, elle dispose, à titre personnel, d’importants moyens financiers.

La France soutient le Japon contre son ressortissant par nécessité de ne pas fragiliser ITER

Résultat de recherche d'images pour "GHOSN Macron"Mardi 31 décembre, le principal avocat japonais de Carlos Ghosn s'est dit "abasourdi" par l'annonce de son client arrivé au Liban, alors qu'il partageait la responsabilité des conditions de son assignation à résidence au Japon. "C'est une surprise totale, je suis abasourdi", a déclaré aux media Junichiro Hironaka, qui affirme ne pas avoir été contacté par Carlos Ghosn et avoir appris "par la télévision" que son client était au Liban, malgré quatre inculpations au Japon pour malversations financières.

"Je n'ai pas fui la justice, je me suis libéré de l'injustice". 
Dans un communiqué publié mardi matin, le patron d'industrie s'est justifié. 
"Je suis à présent au Liban. Je ne suis plus l'otage d'un système judiciaire japonais partial où prévaut la présomption de culpabilité, a-t-il écrit. Je n'ai pas fui la justice, je me suis libéré de l'injustice et de la persécution politique. Je peux enfin communiquer librement avec les media, ce que je ferai dès la semaine prochaine."
Un départ mystérieux. 
La presse qui parle de "fuite" en est pourtant réduite à des hypothèses sur les conditions dans lesquelles Carlos Ghosn a quitté le Japon. Les conditions de liberté de l'ex-PDG de Renault-Nissan précisaient que ses passeports étaient gardés par ses avocats, garants du respect des règles imposées par la justice à son égard. Ses avocats ont confirmé mardi qu'ils avaient toujours ces documents en leur possession. Son assignation à résidence à Tokyo lui laissait la liberté de voyager à l'intérieur du Japon, mais la durée d'absence de son domicile était réglementée.

Carlos Ghosn "n'est pas au-dessus des lois", lâche une secrétaire d'Etat française

Le sommet de l'Etat étant préoccupé par les grèves des transports et dédié à la réponse du  président aux mécontents, la
 secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie et des Finances, 
Agnès Pannier-Runacher, a déclaré que la France ne cautionne pas la "fuite" de l'ex-PDG de Renault-Nissan au Liban
Mardi sur France Inter, elle confirme dans un communiqué que la France assurera bien toutefois le soutien consulaire qui est dû à tout citoyen français...

lundi 13 juillet 2015

Hollande fuite pour se faire mousser: "il y aura un reprofilage de la dette" grecque

Les têtes de Turcs grecques ont-elles fini les membres de la zone euro à l'ouzo ?

Les têtes de Turcs grecs ont-elles eu les Européens à l'ouzo ?

Les Grecs boivent l'ouzo et
 les peuples européens trinquent
"Il y aura un reprofilage de la dette", lâche Hollande avant les autres.
Les horloges arrêtées pour ne pas dépasser l'heure fatidique de dimanche à minuit, et après une longue nuit de travail des conseillers des responsables européens, les négociations sur un projet de compromis  pour sortir de l'impasse semblait se progresser lundi matin. 

Dans l'exécutif français, c'est à celui qui se donnera le premier le beau rôle

8 h 49. Le Premier ministre belge, grille Hollande et Valls: il écrit un tweet (en anglais), annonçant un simple " agreement", ou accord entre la Grèce et les pays de la zone euro.
8 h 55. Le fonds de garantie des privatisations serait basé "en Grèce", et non au Luxembourg, lâche Manuel Valls. 

8 h 58. La zone euro serait " proche d'un accord", confirme le Premier ministre luxembourgeois: un accord unanime de la zone euro pour négocier un 3e programme d'aide.
9 h 04. La Bourse de Paris ouvre en hausse de 1,67 % à 4 985,14 points. 
9 h 10. L'euro remonte face au dollar après l'annonce d'un accord sur la Grèce.  
9 h 12. La Bourse de Francfort ouvre en hausse 1,53 % après l'accord unanime de la zone euro. 

9 h 15. Dans le quart d'heure, le Premier ministre français, se félicite qu'un accord ait été trouvé.  
9 h 17. Deux minutes plus tard, François Hollande tient une conférence de presse après l'annonce d'un accord. Il tire la couverture à lui: "Ce que j'ai voulu, c'est plus que l'intérêt de la Grèce, c'était l'intérêt de l'Europe, et l'intérêt de la France, a avoué le président de la République français, inquiet d'une sortie de la Grèce qui aurait pu aspirer la France dans sa perte. L'intérêt de la France ne se dissocie pas de l'intérêt de l'Europe.[Et surtout inversement] La France a un rôle particulier à jouer. Elle doit faire en sorte que ce processus, cette construction qui se sont noués au lendemain de la guerre se poursuivent. Il y a la volonté d'incarner une force : la zone euro, une zone monétaire qui doit permettre de donner de la stabilité et aussi de la croissance […], le rôle de la France a été de chercher à rapprocher les positions, à respecter le peuple grec et à respecter aussi les autres nations qui composent la zone euro. Le rôle de la France a été de trouver le bon chemin pour la zone euro et pour l'Europe. L'enjeu était aussi de faire respecter les règles européennes, de faire en sorte que la Grèce puisse accéder aux financements prévus lorsqu'un pays rencontre des difficultés." On respecte tout et tout le monde: et les peuples qui financent le 3e plan?

La presse française fait la part belle aux commentaires de Hollande et Valls

9 h 18. Juste avant la confirmation officielle d'un accord à Bruxelles pour un nouveau plan d'aide à Athènes, Manuel Valls communique à nouveau pour dire sa "fierté" à l'égard de la gestion des négociations sur la Grèce par François Hollande: Grexit Merckel, l'Allemagne, les pays du Nord et les . "C'est le président de la République qui est en train de permettre un accord au niveau de l'Union européenne", prétend le Premier ministre sur France Inter, sans rire.

9 h 20. "Le Grexit a disparu", affirme  le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, jusqu'ici stigmatisé pour son libéralisme.
9 h 25. "Depuis le début, la commission n'a cessé d'insister sur le fait que nous ne saurions accepter une quelconque forme de Grexit", déclare Jean-Claude Juncker, lors d'une conférence de presse. Et d'ajouter : "La commission a toujours pris soin d'insister […] sur un aspect du problème qui consiste à une nécessité de croissance et d'emploi." 
9 h 30. Son de cloche discordant: l'accord entre la Grèce et les autres pays membres de la zone euro aboutit à la "mise en esclavage", voire la "mise à mort"du peuple grec, a estimé lundi le vice-président du Front national, Florian Philippot. 
9 h 32. François Hollande annonce le vote du Parlement français mercredi sur l'accord avec la Grèce. 

Pépère aurait vaincu les dix irréductibles: "Pays du Nord et de l’Est en tête, dix Etats européens sont très hostiles à l’idée d’aider encore Athènes et n’accordent pas de crédit aux nouvelles propositions d’Aléxis Tsípras," avait accusé Libération.

L'optimisme idéologique de la France est refroidi

9 h 43. "Le chemin sera long et difficile", avertit Merkel.  

9 h 45. "Il y aura un reprofilage de la dette par un allongement des échéances, ce qu'on appelle les maturités et probablement des taux d'intérêt", se félicite François Hollande, incertain sur le détail... 
Comme d'habitude, le président de la République se lance alors dans l'expression de ses habituels souhaits que l'Eurogroupe travaille sur les financements dont la Grèce a besoin très vite, y compris pour rouvrir ses banques. 
9 h 50. Dans les minutes qui suivent la diarrhée verbale de Flanby et à propos du plan de réformes réclamé par les créanciers des deux précédents plans, Tsipras admet  qu"il s'agit de mesures qui renforceront sans aucun doute la récession"Le peuple grec qui, à son instigation, avait voté contre tout plan d'austérité est prévenu.
Le Premier ministre grec justifie toutefois sa décision d'y souscrire par les 35 milliards du fonds Juncker,  argent prêté sur 3 ans et financé par les peuples de la zone euro et la restructuration de la dette qui, espère-t-il, écartera le Grexit dans l'esprit des investisseurs et permettra de faire revenir les investisseurs étrangers en Grèce. 
9 h 59. "Nous avons livré un combat juste jusqu'au bout", affirme Alexis Tsipras, premier ministre anti-libéral et ex-président de Syriza, parti d'extrême gauche.. 

10 h 10. "La grande majorité du peuple grec va soutenir cet effort (...) nous continuerons à nous battre" pour "les réformes radicales dont la Grèce a besoin", promet Alexis Tsipras, à l'issue de 17 heures de négociations ayant renoué le dialogue entre Athènes et ses partenaires pour le renflouement du pays. 


Avec ce troisième plan d'aide annoncé par les dix-huit dirigeants de la zone euro, parmi lesquels Hollande, le Grexit est donc écarté.

Après huit plans grecs d’austérité sans effets depuis 2009 et deux plans d'aide internationale - 110 milliards d'euros en mai 2010 et 4,8 milliards d'euros en mars 2010) - les peuples européens sollicités ont du souci à se faire: ce sont en effet 35 nouveaux milliards, alors que les précédents 115 milliards n'ont pas été remboursés. Des "prêts toxiques" au tamara, en quelque sorte.


mardi 16 juin 2015

Le chauffeur de Samia Ghali (PS) soupçonné d'avoir informé les trafiquants de drogue

Mennucci, à qui profite le soupçon

Soupçonné "d'avoir informé les dealers des dispositifs policiers" dans la cité de La Castellane à Marseille

Le chauffeur de la sénatrice PS Samia Ghali était toujours en garde à vue lundi soir, a-t-on appris "de source proche de l'enquête".
Ce militant est l'un des 34 interpellés au cours d'une vaste opération policière visant un réseau de trafic de drogue, lundi matin, dans cette cité de quelque 7.000 habitants des quartiers populaires de Marseille.

"Les opérations ont permis la saisie de 11 kg de cannabis, 51.000 euros, 6 armes de poing et trois armes longues", a détaillé... "une source proche de l'enquête".

Ecoutes téléphoniques

Les fuites dont le chauffeur de la sénateur-maire des 15e et 16e arrondissements de Marseille, dont les dealers auraient bénéficié concernant des dispositifs policiers, datent d'"après la fusillade du 9 février", a expliqué... "une source proche de l'enquête". "Ces soupçons transpirent des écoutes téléphoniques", a-t-elle ajouté.
Le 9 février, des policiers avaient été visés par des tirs de kalachnikov dans la cité de La Castellane, le jour d'une visite de Manuel Valls au cours de laquelle il avait vanté des résultats "encourageants" contre la délinquance [ou le banditisme]...

Les écoutes téléphoniques "ont montré également que depuis le 9 février et le renforcement de la présence policière, les recettes provenant de ce trafic de drogue a été divisé par cinq", aurait garanti, qui ?... "une source proche de l'enquête". On peut faire dire aux chiffres ce qu'on veut.

Moins sujet à caution,
le chauffeur mis en garde à vue pour "vérification" car il serait "une connaissance des trafiquants", aurait été récemment mis à pied pour "comportement inapproprié" mais sans lien avec le trafic de drogue.

lundi 8 juin 2015

Affaire Bettencourt: sous serment, la juge Prévost-Desprez nie toute fuite

Le parjure et le secret des sources consacrent le mensonge légal ?

Sous serment, la magistrate a nié en bloc la 
violation du secret professionnel

Isabelle Prévost-Desprez, juge poursuivie
dans l'affaire Bettencourt,
escortée du juge Christophe Régnard (USM) 
Le tribunal correctionnel de Bordeaux jugeait encore lundi un nouveau volet de la trouble affaire Bettencourt. A l'ouverture de son procès, la magistrate Isabelle Prévost-Desprez a formellement nié avoir violé le secret professionnel dans l'enquête sur l'affaire, dont elle fut un temps chargée, avant d'en être dessaisie.
5.000 euros d'amende ont été requis contre la magistrate. 

Le procureur Gérard Aldigé a requis une peine de 5.000 euros d'amende contre Isabelle Prévost-Desprez. "Les charges sont nombreuses et accablantes. Tout ramène à elle et les preuves reposent sur l'existence de faits matériellement établis", a lancé le procureur Aldigé dans un réquisitoire cinglant contre la juge.

Accusée de  faute professionnelle


Marie-Eve Malouines (présidente 
de 'La Chaîne parlementaire' depuis 
le 6 mai... 2015) entourée 
de Sylvain Courage 
(L'Obs, propriété de Niel, Bergé, Pigasse, 
déjà propriétaires du journal Le Monde
et Jacques Follorou (Le Monde), à droite
La présidente de la 15e chambre correctionnelle de Nanterre est notamment soupçonnée d'avoir divulgué, dans des échanges téléphoniques, les détails d'une perquisition au domicile de Liliane Bettencourt, le 1er septembre 2010, relatée le jour même dans Le Monde - journal officieux du Parti socialiste - par le journaliste (d'investigation!) Jacques Follorou (ci-contre, CFJ), avec qui la magistrate avait cosigné un livre quelques mois plus tôt.

Isabelle Prévost-Desprez "conteste absolument" avoir commis un tel délit, passible d'un an de prison et 15.000 euros d'amende. Quand le procureur, goguenard, s'étonne de ses contacts téléphoniques répétés avec une vingtaine d'organes de presse
elle répond -avec insolence- qu'à sa connaissance, il n'est pas encore interdit de parler à un journaliste en France. Elle affirme par ailleurs n'avoir eu que des "discussions personnelles" avec Jacques Follorou (spécialiste de la justice pour i-télé, groupe Canal+), "un ami" journaliste de longue date. De combien d'autres fuites le journaliste "d'investigation" du Monde avait-il déjà été le bénéficiaire ?
Isabelle Prévost-Desprez était chargée d’un supplément d’information dans l’affaire Bettencourt, alors même que le procureur Courroye enquêtait sur les soupçons d’abus de faiblesse au détriment de la milliardaire. Or, le 1er septembre 2010, l'ancien ministre du président François Mitterrand, délégué auprès du Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Me Georges Kiejman, alors avocat de Liliane Bettencourt, découvrit avec stupeur dans Le Monde que les policiers, sur ordre de la magistrate, étaient en train de perquisitionner chez sa cliente.

Certaines coïncidences accablent la juge. 
Comme ce SMS que la juge a envoyé à un journaliste du Monde, sept minutes seulement après le début de la perquisition chez Liliane Bettencourt. Un peu plus d'une heure plus tard, le quotidien mettait en ligne son premier article sur le sujet. Pour sa défense, Isabelle Prévost-Desprez met en cause toute la hiérarchie policière qui était aussi au courant, selon elle, et susceptible de fuiter, mais aussi le personnel de Liliane Bettencourt. Tous, sauf elle !


Bras de fer avec le procureur Courroye.
Lhomme et Arfi 
Pour expliquer les poursuites dont elle fait l'objet, Isabelle Prévost-Desprez a longuement insinué lundi que l'ambiance qui régnait en 2010 au tribunal de Nanterre était détestable. A son corps défendant. Une lutte d'influence que l'ancien procureur Philippe Courroye, aujourd’hui avocat général à Paris, et certains membres du parquet aurait mené à l'époque contre les magistrats du siège, sur fond d'amitiés politiques avec le pouvoir sarkozyste, assure Isabelle Prévost-Desprez, juge tranquille et sans haine, à lire l'AFP, mais alors présidente de la 15e chambre correctionnelle de Nanterre et son ennemie intime...
Arfi et Plenel
"Glaçant", raconte Fabrice Arfi, journaliste d'investigation (!) du... site trotskiste, Mediapart, qui avec son confrère... Fabrice Lhomme, à l'origine de "révélations" fuitées sur l'affaire Woerth-Bettencourt
Le 29 mai 2015, à la suite de l'acquittement d'Eric Woerth, Benoît Hamon (ex porte-parole du Parti socialiste) exprimera ses "regrets" de l'avoir accusé (certains socialistes ne connaissent pas les "excuses". Claude Bartolone (président actuel de l'Assemblée) lui présentera ses excuses. Mais aucune excuse ni regret des journalistes dits d'investigation.

Ce dossier est parti d'une plainte de Me Georges Kiejman, alors avocat de Liliane Bettencourt, pour "violation du secret professionnel". Une plainte déposée le jour même de cette perquisition chez l'héritière de L'Oréal, dans une procédure dont la magistrate de Nanterre avait la charge. Dès le lendemain, le procureur Courroye diligentait une enquête pour trouver la source des fuites publiées par Le Monde dans l'article signé de Jacques Follorou et de... Gérard Davet (ci-contre), ennemi juré de l'UMP (Les Républicains): on retrouve ce journaliste dans les affaires des carnets Rondot de l'affaire Clearstream (avec Hervé Gattegno), Karachi, Bettencourt ou encore Bygmalion.
Dans l'affaire du "dîner de cons", quand François Fillon aurait demandé au bras droit de F. Hollande l'Elysée, Jean-Pierre Jouyet de "taper vite" sur Sarkozy, on apprend que "tous les mois, Davet et Lhomme viennent voir François Hollande depuis le début du mandat, il y a une confiance qui s'est établie entre eux. Le président leur raconte tout, dit tout, ouvre les vannes parce que le deal qu'ils ont passé, c'est que rien ne sorte avant 2017" où les deux journalistes doivent publier un ouvrage sur le quinquennat, explique un haut membre de l'exécutif. Selon lui, le chef de l'Etat ne peut pas ne pas avoir été au courant (Lien)Le centriste François Bayrou n'a pas non plus mâché ses mots, estimant qu'en gardant ce secrétaire général de l'Elysée à ses côtés, François Hollande "couvrait", voire "inspirait", des manipulations.

L'avocat de la juge, Me François Saint-Pierre, qui compte demander sa relaxe mardi, défend l'idée que que la plainte de Me Kiejman "visait de manière explicite le dessaisissement" d'Isabelle Prevost-Desprez d'une procédure qui s'intéressait alors aux liens entre la milliardaire et le financement de l'UMP, parti du président de l'époque Nicolas Sarkozy. Autrement dit, le but de la plainte aurait été d'écarter la juge Prévost-Desprez du dossier, ce qui ne répond en rien à l'accusation d'organisation de fuites, sous couvert de la protection des sources de la presse. 

Aucune des allégations à répétition -qualifiées de 'révélations' par la presse à charge- sous la signature de Davet, Follorou ou Lhomme n'a été validée par un tribunal. Un temps mis en examen pour abus de faiblesse, Nicolas Sarkozy a obtenu en 2013 un non-lieu dans cette affaire.