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mercredi 13 février 2019

Alain Juppé, ex-LR, proposé pour le Conseil constitutionnel par Ferrand, ex-PS

Le maire de Bordeaux va-t-il accepter la proposition du président de l'Assemblée ?

Ce choix politique partisan  est une provocation ciblant l'opposition de droite

Résultat de recherche d'images pour "Juppé Macron"

Le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, a proposé l'accession de l'ancien premier ministre au Conseil constitutionnel. Selon Sud-Ouest, il communiquera sa décision et annoncera son abandon de la mairie de Bordeaux jeudi. 
Actuel président de l'Assemblée nationale, l'ancien président du groupe des députés La République en marche (LREM), Richard Ferrand,  a proposé mercredi 13 février le maire de Bordeaux Alain Juppé (ex-Les Républicains) pour siéger au Conseil constitutionnel, a-t-il annoncé dans un communiqué. 

Alain Juppé devrait ainsi succéder au socialiste Lionel Jospin, 82 ans.
Ce choix est celui d'un déserteur du Parti socialiste, après 37 ans de militantisme (1980-2017)

L'élu de ce socialiste rallié à Macron est un ancien président de l'UMP (LR).
Ce septuagénaire aura 83 ans à la fin de ses fonctions parmi les "Sages". Le "nouveau monde" de Macron prend ainsi un sacré coup de vieux.
C'est "un homme d'Etat, fort d'une expérience de la décision publique, qui saura avec une véritable exigence républicaine garantir le respect des principes et des règles fondamentales de la Constitution de la République", s'est justifié R. Ferrand.

Selon Sud-Ouest, l'ancien premier ministre annoncera sa démission de la mairie de Bordeaux, dont il était à la tête depuis 2006, lors d'une conférence de presse jeudi à 11h.

Le choix discutable d'un "loser"

Résultat de recherche d'images pour "Juppé Macron"Longtemps donné favori de la droite à l'élection présidentielle de 2017, il en a été éliminé par les siens lors de la primaire présidentielle de la droite et du centre de 2016. Par la suite, aigri et vindicatif, il s'est rapproché d'Emmanuel Macron et a quitté son parti Les Républicains.
Avec 28,6% des voix, contre les 44,1 % de François Fillon, il est éliminé, et les sondages qui le donnaient gagnant sont désormais entachés pour longtemps de suspicion.

En novembre 2017, alors que Laurent Wauquiez est favori pour prendre la tête du parti Les Républicains, ex-UMP, Alain Juppé évoque la possibilité de constituer un "mouvement central avec Emmanuel Macron en vue des Européennes de 2019". Le 5 décembre, quelques jours avant le congrès des Républicains, il indique qu'il votera pour Maël de Calan, un de ses porte-paroles de campagne lors de sa glorieuse primaire et un parfait inconnu qui sera laminé par Laurent Wauquiez lors du congrès.

Au plan des idées, Juppé part en vrille.
En 2011, il se dit favorable "à quelque chose qu'on pourrait appeler un mariage homosexuel, mais avec un nom différent", puis déclare en 2014 qu'il ne souhaite pas revenir sur la loi autorisant le mariage entre personnes de même sexe votée en 2013.
Au lendemain du référendum grec de 2015 faisant suite à l'échec des négociations de la Grèce avec la troïka sur le sujet de la crise de sa dette publique, Juppé prône d'abord la sortie de la Grèce de la zone euro (Grexit), se démarque  de son parti politique, mais revient ensuite sur sa position.
En 2016, il se déclare opposé à l'interdiction du voile à l'université et du burkini sur les plages. 

Un condamné en justice qui pourrait entrer au Conseil constitutionnel.
En 1999, Alain Juppé est mis en examen pour "abus de confiance, recel d'abus de biens sociaux, et prise illégale d'intérêt" pour des faits commis en tant que secrétaire général du Rassemblement pour la République (RPR) et maire adjoint de Paris aux finances, de 1983 à 1995. Il sera condamné par le tribunal correctionnel de Nanterre à 18 mois de prison avec sursis et à une peine de dix ans d'inéligibilité.
Ses démêlés judiciaires le conduisent à démissionner de ses fonctions parlementaires, municipales et dans son parti : il quitte la présidence de l'UMP le 16 juillet 2004 et son siège de député le 23 septembre suivant.

Il pourrait côtoyer Mézard au Conseil constitutionnel.
Jacques Mézard était membre du Parti radical de gauche (PRG), devenu le Mouvement radical, social et libéral (MRSL). En 2017, il rejoint le premier gouvernement Edouard Philippe en tant que ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation. Un mois plus tard, il devient ministre de la Cohésion des territoires. Il quitte le gouvernement l’année suivante et se voit nommé membre du Conseil constitutionnel par Emmanuel Macron en 2019.

Il ne manquerait plus que Gérard Larcher propose François Bayrou...

lundi 13 juillet 2015

Hollande fuite pour se faire mousser: "il y aura un reprofilage de la dette" grecque

Les têtes de Turcs grecques ont-elles fini les membres de la zone euro à l'ouzo ?

Les têtes de Turcs grecs ont-elles eu les Européens à l'ouzo ?

Les Grecs boivent l'ouzo et
 les peuples européens trinquent
"Il y aura un reprofilage de la dette", lâche Hollande avant les autres.
Les horloges arrêtées pour ne pas dépasser l'heure fatidique de dimanche à minuit, et après une longue nuit de travail des conseillers des responsables européens, les négociations sur un projet de compromis  pour sortir de l'impasse semblait se progresser lundi matin. 

Dans l'exécutif français, c'est à celui qui se donnera le premier le beau rôle

8 h 49. Le Premier ministre belge, grille Hollande et Valls: il écrit un tweet (en anglais), annonçant un simple " agreement", ou accord entre la Grèce et les pays de la zone euro.
8 h 55. Le fonds de garantie des privatisations serait basé "en Grèce", et non au Luxembourg, lâche Manuel Valls. 

8 h 58. La zone euro serait " proche d'un accord", confirme le Premier ministre luxembourgeois: un accord unanime de la zone euro pour négocier un 3e programme d'aide.
9 h 04. La Bourse de Paris ouvre en hausse de 1,67 % à 4 985,14 points. 
9 h 10. L'euro remonte face au dollar après l'annonce d'un accord sur la Grèce.  
9 h 12. La Bourse de Francfort ouvre en hausse 1,53 % après l'accord unanime de la zone euro. 

9 h 15. Dans le quart d'heure, le Premier ministre français, se félicite qu'un accord ait été trouvé.  
9 h 17. Deux minutes plus tard, François Hollande tient une conférence de presse après l'annonce d'un accord. Il tire la couverture à lui: "Ce que j'ai voulu, c'est plus que l'intérêt de la Grèce, c'était l'intérêt de l'Europe, et l'intérêt de la France, a avoué le président de la République français, inquiet d'une sortie de la Grèce qui aurait pu aspirer la France dans sa perte. L'intérêt de la France ne se dissocie pas de l'intérêt de l'Europe.[Et surtout inversement] La France a un rôle particulier à jouer. Elle doit faire en sorte que ce processus, cette construction qui se sont noués au lendemain de la guerre se poursuivent. Il y a la volonté d'incarner une force : la zone euro, une zone monétaire qui doit permettre de donner de la stabilité et aussi de la croissance […], le rôle de la France a été de chercher à rapprocher les positions, à respecter le peuple grec et à respecter aussi les autres nations qui composent la zone euro. Le rôle de la France a été de trouver le bon chemin pour la zone euro et pour l'Europe. L'enjeu était aussi de faire respecter les règles européennes, de faire en sorte que la Grèce puisse accéder aux financements prévus lorsqu'un pays rencontre des difficultés." On respecte tout et tout le monde: et les peuples qui financent le 3e plan?

La presse française fait la part belle aux commentaires de Hollande et Valls

9 h 18. Juste avant la confirmation officielle d'un accord à Bruxelles pour un nouveau plan d'aide à Athènes, Manuel Valls communique à nouveau pour dire sa "fierté" à l'égard de la gestion des négociations sur la Grèce par François Hollande: Grexit Merckel, l'Allemagne, les pays du Nord et les . "C'est le président de la République qui est en train de permettre un accord au niveau de l'Union européenne", prétend le Premier ministre sur France Inter, sans rire.

9 h 20. "Le Grexit a disparu", affirme  le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, jusqu'ici stigmatisé pour son libéralisme.
9 h 25. "Depuis le début, la commission n'a cessé d'insister sur le fait que nous ne saurions accepter une quelconque forme de Grexit", déclare Jean-Claude Juncker, lors d'une conférence de presse. Et d'ajouter : "La commission a toujours pris soin d'insister […] sur un aspect du problème qui consiste à une nécessité de croissance et d'emploi." 
9 h 30. Son de cloche discordant: l'accord entre la Grèce et les autres pays membres de la zone euro aboutit à la "mise en esclavage", voire la "mise à mort"du peuple grec, a estimé lundi le vice-président du Front national, Florian Philippot. 
9 h 32. François Hollande annonce le vote du Parlement français mercredi sur l'accord avec la Grèce. 

Pépère aurait vaincu les dix irréductibles: "Pays du Nord et de l’Est en tête, dix Etats européens sont très hostiles à l’idée d’aider encore Athènes et n’accordent pas de crédit aux nouvelles propositions d’Aléxis Tsípras," avait accusé Libération.

L'optimisme idéologique de la France est refroidi

9 h 43. "Le chemin sera long et difficile", avertit Merkel.  

9 h 45. "Il y aura un reprofilage de la dette par un allongement des échéances, ce qu'on appelle les maturités et probablement des taux d'intérêt", se félicite François Hollande, incertain sur le détail... 
Comme d'habitude, le président de la République se lance alors dans l'expression de ses habituels souhaits que l'Eurogroupe travaille sur les financements dont la Grèce a besoin très vite, y compris pour rouvrir ses banques. 
9 h 50. Dans les minutes qui suivent la diarrhée verbale de Flanby et à propos du plan de réformes réclamé par les créanciers des deux précédents plans, Tsipras admet  qu"il s'agit de mesures qui renforceront sans aucun doute la récession"Le peuple grec qui, à son instigation, avait voté contre tout plan d'austérité est prévenu.
Le Premier ministre grec justifie toutefois sa décision d'y souscrire par les 35 milliards du fonds Juncker,  argent prêté sur 3 ans et financé par les peuples de la zone euro et la restructuration de la dette qui, espère-t-il, écartera le Grexit dans l'esprit des investisseurs et permettra de faire revenir les investisseurs étrangers en Grèce. 
9 h 59. "Nous avons livré un combat juste jusqu'au bout", affirme Alexis Tsipras, premier ministre anti-libéral et ex-président de Syriza, parti d'extrême gauche.. 

10 h 10. "La grande majorité du peuple grec va soutenir cet effort (...) nous continuerons à nous battre" pour "les réformes radicales dont la Grèce a besoin", promet Alexis Tsipras, à l'issue de 17 heures de négociations ayant renoué le dialogue entre Athènes et ses partenaires pour le renflouement du pays. 


Avec ce troisième plan d'aide annoncé par les dix-huit dirigeants de la zone euro, parmi lesquels Hollande, le Grexit est donc écarté.

Après huit plans grecs d’austérité sans effets depuis 2009 et deux plans d'aide internationale - 110 milliards d'euros en mai 2010 et 4,8 milliards d'euros en mars 2010) - les peuples européens sollicités ont du souci à se faire: ce sont en effet 35 nouveaux milliards, alors que les précédents 115 milliards n'ont pas été remboursés. Des "prêts toxiques" au tamara, en quelque sorte.


dimanche 12 juillet 2015

Hollande isole la France en Europe au côté de la Grèce

L'optimisme idéologique de Hollande cache une communauté d'intérêts politiques avec la Grèce

Le PG demande à Hollande d'agir en faveur des propositions de la Grèce

Le gouvernement présente Hollande comme un "trait d'union": il va devoir le démontrer dans les faits ! Proche de Syriza, le Parti de Gauche (PG, allié au PCF) a demandé samedi à François Hollande "d'apporter son plein soutien aux propositions de la Grèce", après la "surenchère" des partisans d'une sortie de la Grèce de la zone euro, selon Mélenchon, à la veille d'un sommet extraordinaire des chefs d'Etat et de gouvernement. 


Le Premier ministre grec n'est pas en position de consentir des concessions, mais le PG considère néanmoins qu' "Alexis Tsipras a présenté un plan comportant des concessions en contrepartie d'un financement et d'une restructuration de la dette." Malgré deux plans d'aide européenne, l'extrême gauche française ne demande d'ailleurs aucune garantie à Tsipras.



"Malgré cette proposition, non contents du blocus financier qu'ils ont organisé, Berlin et ses affidés, dont le patron de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem, abordent les réunions du week-end en faisant de la surenchère, continue le PG. Manifestement l'Allemagne ne veut pas d'un accord mais la capitulation totale de la Grèce même au prix d'un Grexit", dénonce le PG dans un communiqué signé de son coordinateur politique, Eric Coquerel.


"Maintenant ça suffit ! L'avenir de la Grèce et des autres peuples européens ne peut dépendre du bon vouloir des conservateurs allemands", accuse le PG, frontal. "Plus que jamais, nous affirmons notre solidarité avec la Grèce. Le plan du gouvernement Tsipras et la restructuration de la dette doivent être validés en l'état, maintient le PG.

"Beaucoup de choses vont dépendre de la France", prétend le porte-parole de Mélenchon, déterminé à mettre Hollande face à son impuissance. "Nous demandons à François Hollande de passer des paroles aux actes et d'apporter son plein soutien aux propositions de la Grèce", demande le parti de Jean-Luc Mélenchon.


François Hollande avait jugé les propositions d'Athènes "sérieuses" et "crédibles"

"Les Grecs viennent de montrer une détermination à vouloir rester dans la zone euro", a prétendu François Hollande ce vendredi, contre toute évidence, réagissant aux propositions d’Athènes remises jeudi soir à ses créanciers, tandis que Macron se déclarait "raisonnablement optimiste". 
"Le programme qu’ils présentent est sérieux et crédible", a estimé le président de la République. Mais il est quasiment seul de son avis...

Athènes venait de s'engager à reprendre la majeure partie des propositions des créanciers, comme la hausse de la TVA à 23%, la réforme des retraites ou encore la réduction des dépenses militaires, pour les convaincre de reprendre leur aide et éviter une sortie du pays de la zone euro.
François Hollande a jugé que 
ces propositions verbales montrent la détermination des Grecs à vouloir rester dans la zone euro, comme celle des gouvernements successifs de Hollande de redresser la courbe de l'emploi... "Ils vont (les) soumettre au Parlement, ce qui montrera de la force, de l'engagement et je le dis aussi, du courage," s'est félicité le président français, prévenant toutefois "que rien n'est encore fait', mais tout doit être fait" et que les "heures qui viennent seront importantes" en vue d'un accord. Parler pour ne rien dire !

En rupture avec la réalité, le socialiste continue de tenir un discours moralisateur: "les discussions doivent reprendre avec la volonté de conclure. Il faut tout faire pour un accord respectueux", a conclu le "trait d'union", selon les termes de Michel Sapin, l'ineffable thuriféraire de Hollande.

Vendredi, le président socialiste admettait toutefois que "rien n'est encore fait"...


La réunion des ministres des Finances de la zone euro se déroulait en fait dans
un climat de défiance vis-à-vis d'Athènes
samedi à Bruxelles, veille du sommet extraordinaire des chefs d'Etat et de gouvernement.


Selon une source européenne, la grande majorité des membres de la zone euro réclame de la fermeté à l'UE et des garanties à la Grèce de Tsipras. Avec Berlin, elle envisage une sortie temporaire de la Grèce de la zone euro, d'une durée de cinq ans, si le pays n'améliore pas ses propositions de réformes.

Seuls la France, l'Italie et Malte restent encore au côté de la Grèce.

Varoufakis explique les raisons de la solidarité française


Hollande s'évertue à rassurer: "L'économie française n'a rien à craindre"

Mais le ministre grec des Finances démis de ses fonctions dit tout haut ce que la presse française aux ordres dissimule aux Français.
 La France est embarquée dans la même galère et se sent menacée du même sort
L'Allemagne veut un Grexit "pour susciter la peur chez les Français," analyse Varoufakis. Wolfgang Schäuble serait convaincu qu'une sortie de la Grèce de la zone euro lui permettrait d'y imposer son modèle économiqueestime l'ancien ministre doctrinaire de Syriza. Depuis lundi, il n'est plus le ministre des Finances de la Grèce, mais il reste le trublion de la Grèce et de la zone euro. 

Dans une tribune publiée par le journal britannique de centre gauche The Guardian vendredi 10 juilletYanis Varoufakis, encore une fois, propose une lecture antilibérale de la crise grecque. Selon lui, en effet, le refus opposé jusqu'à présent par les créanciers de la Grèce à toute demande de restructuration de la dette trouve surtout une explication politique.
"Ma conviction, fondée sur des mois de négociations, est que le ministre allemand des Finances veut que la Grèce soit évincée de la monnaie unique pour susciter la crainte chez les Français et leur faire accepter son modèle d'une zone euro disciplinaire", écrit l'ancien ministre.
Victimaire, Yanis Varoufakis charge Schäuble:
"Après la crise de 2008/2009 (qui en fait dure toujours), l'Europe ne savait pas comment réagir. Devait-elle préparer le terrain pour au moins une expulsion (le Grexit) afin de renforcer la discipline [de la zone euro]? Devait-elle évoluer vers une fédération?"
Si "pour l'instant elle n'a fait ni une chose ni l'autre", "soudainement, l'insoutenable dette publique grecque, sans laquelle le risque de Grexit se serait estompé, a acquis une nouvelle utilité pour Schäuble", raconte le machiavélique économiste. Evacuant la responsabilité des gouvernements grecs successifs qui ont pérénisé la non application du droit existant et repoussé les réformes qui auraient permis la collecte de l'impôt et réduit la fraude fiscale,  Varoufakis exonère le système grec de corruption et accuse "Schäuble est convaincu qu'en l'état actuel des choses, il lui faut un 'Grexit' pour faire de la clarté, d'une façon ou d'une autre".

C'est pourquoi, depuis que Syriza est arrivé au pouvoir, "une large majorité au sein de l'Eurogroupe - sous l'influence de Schäuble - a adopté le Grexit comme solution privilégiée ou comme arme de choix contre notre gouvernement", conclut Y. Varoufakis (ci-contre)  à l'heure où les membres de l'Eurogroupe cherchent des raisons de faire confiance à la volonté grecque de se réformer.

Plus d'un an pour créer une nouvelle monnaie
A ce raisonnement s'ajoutent néanmoins deux autres éléments, précise Yanis Varoufakis: d'une part, l'inertie institutionnelle; de l'autre, le pouvoir sur les débiteurs attribué aux créanciers par cette dette insoutenable.
"Le pouvoir, on le sait, corrompt même les meilleurs", lance cet idéologue.
Yanis Varoufakis dramatise une situation qu'il a contribué à empirer: si la Grèce finissait par quitter la zone euro, créer une nouvelle monnaie prendrait plus d'un an. Le scénario serait alors très inquiétant.
"Le Grexit serait l'équivalent de l'annonce d'une forte dévaluation plus de 18 mois à l'avance: une recette pour liquider tout le stock de capital grec et le transférer à l'étranger par tous les moyens possibles", écrit-il.
Le candidat Hollande a besoin du soutien de l'extrême gauche et s'aligne sur le FG

VOIR et ENTENDRE Hollande faire écho à Mélenchon en affirmant: "Il n'y a pas de Grexit provisoire", la Grèce reste dans la zone euro ou pas.


Pour des raisons domestiques, la presse française érige Hollande en "facilitateur"...
VOIR et ENTENDRE ce débat de France 24 entreParis Match (Bruno Jeudy) et Le Monde pour qui David Revault d'Allonnes développe les éléments de langage gouvernementaux (les caricatures binaires de l'Elysée entre les "rigoristes" et les autres ou Hollande "trait d'union", selon Michou Sapin, et "facilitateur"):

Varoufakis et Tsipras ont voulu un référendum qui aura inutilement creusé la dette grecque de 100 millions d'euros. Ils ont lancé un appel au "non" et l'ont obtenu, mais la Grèce n'avait d'autre alternative que de reprendre en pire le programme d'austérité qu'elle avait refusé un mois plus tôt.


Alain Juppé accepte de rendre sa liberté à la Grèce, "si elle le souhaite":

L'ancien Premier ministre Alain Juppé (Les Républicains) appelle l'Union européenne à
"organiser" la sortie de la Grèce de la zone euro "sans drame", au lendemain du rejet par référendum du plan des créanciers.


Juppé: «organiser» la sortie de la Grèce si «c... par 20Minutes

Les états membres de l'UE accepteront-ils d'accorder un 3e plan d'aide à l'extrême gauche grecque?
Au-delà de Wolfgang Schäuble, les peuples de la zone euro -singulièrement français- accepteront-ils de cracher au bassinet à fonds perdus ?

jeudi 9 juillet 2015

Crise grecque: Sarkozy recherche homme d'Etat à l'Elysée

Le chef d'Etat a montré qu'il est capable d'apporter "des solutions face aux menaces"

Selon Hollande, l'économie française serait "robuste" et n'aurait "rien à craindre" de la crise grecque !

L'extrême gauche 
anti-libérale grecque

réactive le tonneau des Danaïdes

La Grèce n'a cessé de régresser depuis qu'elle est assistée par l'U.E.
Au-delà du spectre du "Grexit", l'économie grecque toute entière est exsangue et doit se réformer. A une centaine de kilomètres d'Athènes comme dans la capitale, les entreprises doivent réduire leurs effectifs pour survivre. Quant aux consommateurs, ils se font de plus en plus rares dans les magasins.

L'extrême gauche anti-libérale au pouvoir en Grèce bloque l'UE
Après déjà deux plans d'aide, les chefs d'Etat de l'Eurogroupe attendent toujours que la Grèce -introduite en Europe par Giscard d'Estaing- fasse de nouvelles propositions de réformes. Ce préalable est nécessaire et indispensable à toute négociation concernant l'éventuel faveur d'un troisième plan d'aide à la Grèce. 48h après la victoire du "niet" au référendum-surprise (et bidon) de Tsipras, quelles sont les précautions des institutions créancières ? De quels moyens les Grecs disposent-ils pour sortir de la crise ? Qu'est-ce qui les empêche de retrousser les manches comme l'ont fait l'Irlande, l'Espagne ou le Portugal ? L'idéologie  -radicale et populiste- anti-austérité est-elle en train d'achever la Grèce?
           
               

                   

                   

                   

                   

               

                    Crise financière : quel bras de fer entre la Grèce et ses créanciers ? sur Wat

La Grèce doit-elle se méfier des mauvais conseilleurs français?
Mercredi 8 juillet, lors de la discussion à perte de vue des députés de la majorité sur les réticences grecques à rendre l'argent de ses créanciers (comme disait M. Thatcher: " I want my money back !") et d’une éventuelle sortie du pays de la zone euro, pendant plus de deux heures, l’idée européenne n'est pas sortie grandie des interventions assez plates des élus présents, les discoureurs professionnels du PS, en présence de rares élus de l'opposition qui déploraient, avec les élus EELV, la privation que leur impose le pouvoir d'un vote final.

L'exécutif socialiste redoute que la Grèce crée un précédent dont la France également endettée pourrait pâtir à son tour: 
VOIR et ENTENDRE Valls refuser que la Grèce sorte de la zone euro, non par esprit de solidarité, mais par crainte d'être entraîné sur la même pente:

Hollande plane et joue l'optimiste et la démagogie
Après avoir longtemps gardé le silence et longuement cherché sa voie politique, Pépère multiplie désormais les déclarations consensuelles.
VOIR et ENTENDRE Hollande nier les risques ("majeurs"!) encourus par la France et "moi je" assurer que "la France se bat" non pas pour elle-même, mais "pour garder la Grèce dans la zone euro":

"L'économie française est
robuste, bien plus robuste qu'il y a quatre ans et elle n'a rien à craindre de ce qui pourrait se produire", a insisté 
Flanby lundi, dans la cour de l’Élysée, à l'issue d'un conseil des ministres restreint consacré à cette crise qui,  pourtant, ne l'inquiète pas outre mesure. 
Si la France "agit ce n'est pas parce qu'elle aurait peur ou serait inquiète mais parce que c'est sa responsabilité de le faire", a prétendu le chef de l'Etat. 
ECOUTEZ-le encore...
La crise financière de la Grèce a commencé au printemps 2010 et déclenché une tempête dans toute la zone euro, entraînant plusieurs pays dits "périphériques" (Irlande, Portugal, Espagne...). Le calme relatif qui régnait depuis 2012, grâce en grande partie aux actions de la BCE, a été rompu à l'automne dernier, et la tension a repris de plus belle avec l'arrivée au pouvoir du nouveau gouvernement grec dominé par l'extrême gauche  Syriza, fin janvier 2015.

"
Hollande fait de la synthèse molle dans le dossier grec",
 dénonce Luc Chatel.

VOIR et ENTENDRE quelle est en effet l'ampleur des réformes grecques nécessaires:

               

                   

                   

                   

                   

               

                               Crise financière : quel bras de fer entre la Grèce et ses créanciers ? sur Wat
             
 Nicolas Sarkozy ne crédite la Grèce d'aucune excuse

L'ancien président de la République ne s’est pas montré tendre avec les margoulins que les Grecs ont porté au pouvoir et conforté dans leur refus d'assumer la responsabilité d'une économie ravagée par la fraude institutionnalisée par l'absence de cadastre et la démagogie. Depuis le "niet" au référendum de dimanche sur les conditions imposées par les pays créanciers, ils se sont exposés à une sortie de la zone euro. Voire de l'Union européenne, si l'extrême gauche s'entête dans le populisme et le jusqu'au-boutisme.

Invité du 20 heures de TF1, le chef de file des Républicains a listé les défaillances du peuple grec, à commencer par l'erreur d'avoir porté à sa tête un gouvernement extrémiste anti-libéral. "Si la Grèce est aujourd’hui au bord de la faillite, c’est malheureusement parce qu’elle n’a pas d’administration digne de ce nom pour percevoir les impôts et parce qu’elle a fait un certain nombre de choix fiscaux, économiques et étatiques qui ne correspondent en rien aux exigences qui sont celles d’un grand pays de 10 millions d’habitants, membre de l’Union européenne", analyse-t-il. 

Un peu plus tôt dans son intervention, l’ancien président de la République estimait aussi que "la Grèce n’a pas fait les réformes que les autres pays européens ont faites. Les fonctionnaires grecs partent à la retraite à 57 ans, à 56 ans pour certains d’entre eux. On ne paie pas d’impôts sur les îles grecques… "

"Aujourd’hui, les Grecs doivent 45 milliards d’euros à la France"
Nicolas Sarkozy a aussi sorti des chiffres : "Aujourd’hui, les Grecs doivent 45 milliards d’euros à la France. C’est 2.300 euros par famille.

Le gouvernement Tsipras réclame un rééchelonnement du paiement de sa dette? Un effacement, digne de pays africains ? "D’ores et déjà, la dette grecque est étalée jusqu’à 2055," a-t-il porté à la connaissance des Hollande, Valls ou Mélenchon. 
Au regard des sommes en jeu et comme l'ensemble de la classe politique, " tout doit être fait pour trouver un compromis", il a estimé en préambule. "Mais il y a une ligne rouge à ne pas dépasser : le compromis qui doit être trouvé ne doit pas détruire la crédibilité des 17 autres pays membres de la zone euro […]. La plus mauvaise des solutions serait de demander aux pays de la zone euro de prêter de nouveau à la Grèce sans condition."

Pessimiste, François Bayrou tacle Hollande qui s'est tu face à l'opinion inquiète

VOIR et ENTENDRE le maire de Pau dénoncer les "voeux pieux" de la gauche, de Hamon à Valls, contredire Hollande et annoncer "une onde de choc":


mercredi 8 juillet 2015

Hollande craint d'entraîner la France dans l'impasse grecque

Le mythe de la France "robuste" selon Flanby n'est pas crédible

Hollande a pris conscience de failles dans l’économie française
 
L’exécutif est transparent: il refuse un Grexit de crainte d'un précédent qui s'appliquerait à lui. Ce refus unanime des socialistes français d’envisager un Grexit n'est pas un grand élan du cœur. Depuis le 'niet' au référendum grec, l’exécutif français a changé de ton. Il y a une semaine, François Hollande intervenait sur le perron de l’Elysée pour affirmer que la France "qui est robuste, bien plus qu’il y a quatre ans, n’a rien à craindre de ce qui pourrait se produire". Pépère ne fanfaronne plus et se sent très isolé parmi les dix-sept. Tout le monde a désormais compris que l'exclusion de la Grèce ne serait pas une tragédie: l'extrême gauche hellène quitterait simplement l'Eurogroupe.

La zone euro, on l'aime ou on la quitte
La Grèce pourrait rejoindre le groupe des pays de l'Union européenne non membres de la zone euro:
Bulgarie, Croatie, République tchèque, Hongrie, Roumanie, Pologne, Suède, Danemark et Royaume-Uni.

Depuis lundi, tous les propos lâchés par Manuel Valls et ses proches nient cette réalité. La peur de l'inconnu est certes politique pour l’ensemble de l’Europe, mais le risque est surtout économique pour la France. "La France ne veut pas prendre le moindre risque d’une sortie de la Grèce pour des raisons économiques, même si elles n’auraient rien à voir avec ce que nous avons pu connaître lors de la première crise grecque, mais surtout politiques ", a commencé par raconter Manuel Valls sur RTL. 
Un porte parole du PS, Carlos Da Silva, un proche du premier ministre, a poursuivi en jugeant "irresponsables " les propos d’Alain Juppé en faveur d’une sortie de la Grèce, "irresponsables sur le plan économique et irresponsables sur le plan politique" (Ouest-France). 
Valls redoute par ailleurs de laisser dans l'histoire le nom du premier ministre socialiste qui a lâché la Grèce.

Hollande dans la même galère que Tsipras

Alors que l’opinion commence à basculer en faveur d’un Grexit, les menaces pesant sur l’économie française sont devenues le meilleur argument de l’exécutif en faveur du soutien à la Grèce, après déjà deux plans en pure perte.
 
Pour sauver la France, il faut sauver la Grèce. Les incertitudes pesant sur l’économie française sont soudain devenues pour l’exécutif la meilleure des raisons pour aider la Grèce.

A deux ans de l’élection présidentielle, François Hollande commençait à écrire le scénario d’une nouvelle candidature. Une croissance, même fragile, voire fantasmée, qui se confirmerait, une soudaine embellie de l’emploi dans les mois à venir, la reprise de déplacements sur le terrain pour tenter de renouer avec les Français, des signaux à Syriza pour rallier  l'extrême gauche hexagonale. 

A condition que l'extrême gauche grecque n'écrive pas une autre histoire. La décision surprise du référendum a donné des boutons aux états-membres solidaires et pourtant méprisés. Une sortie de l’euro qui fasse monter les taux, une dette française qui s’alourdisse, un contexte qui mine ce qui reste de confiance... et François Hollande apparaîtrait pour ce qu'il est: un bonimenteur qui s’est avancé en déclarant la France assez " robuste" pour encaisser le choc. Or, sa crédibilité est aussi basse que sa popularité et sa description d'une économie robuste ne sont pas des atouts pour empêcher une sortie de la Grèce.

mardi 7 juillet 2015

La Grèce met la France à l'arrêt: Hollande et Valls monopolisés

Qu'ils mettent leur énergie à éviter à la France le sort de la Grèce

Submergés par leur dette publique, Hollande et Valls se consacrent pourtant à temps plein à la Grèce

Mr Spock à RTL, en soutien
à l'extrême gauche grecque,
pour ménager le Front de gauche
 
François Hollande a appelé les Français surfiscalisés à la solidarité lundi soir, comme si était roses leurs vies de chômeurs ou de contributeurs au Revenu de solidarité active (RSA) ou à la CMU, couverture maladie universelle qui ouvre l'assurance maladie à tous les résidents en France, y compris clandestins. L'air important, mais platement et inutilement, Pépère a commenté la situation, observant qu’il y a "urgence pour l’Europe, urgence pour la Grèce". Bien vu ! On sent que la zone euro attend après lui, lui et ses fulgurances...

La France s'oppose à une sortie de la Grèce de la zone euro, a expliqué Manuel Valls, le 3 juillet sur "RTL". Ainsi, c’est maintenant au tour du Premier ministre de réaffirmer que "la France fera tout pour que la Grèce reste dans la zone euro". Valls, comme Hollande, reste dans les "il faut", "on doit": et le "comment"?
Gravement, le Premier ministre prononce des évidences: "Tsipras doit prendre ses responsabilités aujourd’hui à l’Eurogroupe et engager la Grèce sur la voie des réformes"
Mais, Catalan ou Normand, on ne sait plus, Manuel Valls déclare aussi bien qu'  " il n’y pas de sujet tabou sur la dette et le rééchelonnement, sur le fait qu’on reprofile, qu’on retravaille sur la dette (...) Les bases d’un accord existent (...)", a-t-il encore assuré, perspicace, sur RTLSourcils froncés, Valls fait notablement avancer le schmilblick...

Un Grexit fait trembler le pouvoir socialiste


Valls grimace
en prenant connaissance de ses fiches
Le coup passerait si près qu'il ferait tomber Hollande. L'exclusion de la Grèce serait un redoutable précédent: la France est le prochain pays sur la liste. Lire Ivan Rioufol.
"La zone euro doit rester cohérente et fiable (...)", affirme Valls. "La France est convaincue que nous ne pouvons pas prendre le risque d’une sortie de la Grèce de la zone euro (...) C’est un risque pour la croissance et l’économie mondiales et un risque politique", a insisté Valls, avant d’ajouter qu’un débat aura lieu à l’Assemblée nationale mercredi. Un débat sans vote: de la parlotte. 
Après consultation du président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, et mépris de celui du Sénat (UMP), "nous proposons qu'il puisse y avoir - c'est à l'Assemblée nationale de l'organiser - un débat, si possible dès demain, avec l'ensemble des parlementaires, après le Conseil européen (de mardi soir), pour faire un point sur la situation." 
Après deux recours à l'article 49.3, qui ont montré en quelle estime il tient les élus de la nation, Manuel Valls - lequel, comme Ayrault, a toujours refusé de recourir au référendum - assure cyniquement que "le gouvernement est prêt pour un débat avec les députés".

Grèce : "Les bases d'un accord existent... par rtl-fr

L'Assemblée nationale est devenue une chambre d'enregistrement des desiderata de l'exécutif. 
"Aujourd’hui, il n’y a pas besoin d’avoir un vote. Un vote sur quoi ? Non", a tranché le démocrate Manuel Valls, républicain modèle en Socialie et fin connaisseur de la dictature des généraux grecs.

On sait pourquoi Valls cache sa main gauche
Ce débat portera " sur la situation du moment, sur la position bien sûr de la France. Parce que je crois que, dans ce moment-là, il faut informer les parlementaires et à travers eux (...) les Français. Il faut faire preuve de responsabilité et aussi d’unité et de rassemblement", a-t-il encore indiqué. Bla, bla, bla...