POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est craintes. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est craintes. Afficher tous les articles

mercredi 8 juillet 2015

Hollande craint d'entraîner la France dans l'impasse grecque

Le mythe de la France "robuste" selon Flanby n'est pas crédible

Hollande a pris conscience de failles dans l’économie française
 
L’exécutif est transparent: il refuse un Grexit de crainte d'un précédent qui s'appliquerait à lui. Ce refus unanime des socialistes français d’envisager un Grexit n'est pas un grand élan du cœur. Depuis le 'niet' au référendum grec, l’exécutif français a changé de ton. Il y a une semaine, François Hollande intervenait sur le perron de l’Elysée pour affirmer que la France "qui est robuste, bien plus qu’il y a quatre ans, n’a rien à craindre de ce qui pourrait se produire". Pépère ne fanfaronne plus et se sent très isolé parmi les dix-sept. Tout le monde a désormais compris que l'exclusion de la Grèce ne serait pas une tragédie: l'extrême gauche hellène quitterait simplement l'Eurogroupe.

La zone euro, on l'aime ou on la quitte
La Grèce pourrait rejoindre le groupe des pays de l'Union européenne non membres de la zone euro:
Bulgarie, Croatie, République tchèque, Hongrie, Roumanie, Pologne, Suède, Danemark et Royaume-Uni.

Depuis lundi, tous les propos lâchés par Manuel Valls et ses proches nient cette réalité. La peur de l'inconnu est certes politique pour l’ensemble de l’Europe, mais le risque est surtout économique pour la France. "La France ne veut pas prendre le moindre risque d’une sortie de la Grèce pour des raisons économiques, même si elles n’auraient rien à voir avec ce que nous avons pu connaître lors de la première crise grecque, mais surtout politiques ", a commencé par raconter Manuel Valls sur RTL. 
Un porte parole du PS, Carlos Da Silva, un proche du premier ministre, a poursuivi en jugeant "irresponsables " les propos d’Alain Juppé en faveur d’une sortie de la Grèce, "irresponsables sur le plan économique et irresponsables sur le plan politique" (Ouest-France). 
Valls redoute par ailleurs de laisser dans l'histoire le nom du premier ministre socialiste qui a lâché la Grèce.

Hollande dans la même galère que Tsipras

Alors que l’opinion commence à basculer en faveur d’un Grexit, les menaces pesant sur l’économie française sont devenues le meilleur argument de l’exécutif en faveur du soutien à la Grèce, après déjà deux plans en pure perte.
 
Pour sauver la France, il faut sauver la Grèce. Les incertitudes pesant sur l’économie française sont soudain devenues pour l’exécutif la meilleure des raisons pour aider la Grèce.

A deux ans de l’élection présidentielle, François Hollande commençait à écrire le scénario d’une nouvelle candidature. Une croissance, même fragile, voire fantasmée, qui se confirmerait, une soudaine embellie de l’emploi dans les mois à venir, la reprise de déplacements sur le terrain pour tenter de renouer avec les Français, des signaux à Syriza pour rallier  l'extrême gauche hexagonale. 

A condition que l'extrême gauche grecque n'écrive pas une autre histoire. La décision surprise du référendum a donné des boutons aux états-membres solidaires et pourtant méprisés. Une sortie de l’euro qui fasse monter les taux, une dette française qui s’alourdisse, un contexte qui mine ce qui reste de confiance... et François Hollande apparaîtrait pour ce qu'il est: un bonimenteur qui s’est avancé en déclarant la France assez " robuste" pour encaisser le choc. Or, sa crédibilité est aussi basse que sa popularité et sa description d'une économie robuste ne sont pas des atouts pour empêcher une sortie de la Grèce.

jeudi 4 avril 2013

Hollande disait avoir "tout à craindre" du travail d'investigation de Mediapart

Mediapart ne trouve pas de délinquance là où il la cherche
VOIR et ENTENDRE Hollande demander à Edwy Plenel si ses investigations sur Sarkozy progressaient:

jeudi 7 février 2013

Le gouvernement Ayrault craint des violences sociales

Les difficultés des entreprises font craindre des dérapages 

Pétroplus, Goodyear, Renault, PSA, Sanofi, Florange et tous les autres... 

Va-t-on vers un durcissement des conflits sociaux, au point d'en arriver à des violences sociales incontrôlées ?

En clair, les syndicats risquent-ils d'être débordés sur leur gauche ?



ECOUTER Emmanuel Cugny sur France Info, le 6 février 2013:


La question inquiète le gouvernement qui vient de demander aux services de renseignements de la police (ex-R.G.) de suivre au plus près les entreprises en difficulté. Ces craintes sont-elles fondées ?
La crainte du gouvernement se traduit par les mots du ministre de l'Intérieur. Manuel Valls estime que l' ''on assiste aujourd'hui moins à des mouvements sociaux qu'à des implosions ou explosions sociales''. Dans l'Humanité hier, une militante CGT l'exprimait avec ses propres mots : ''ce qu'on veut, c'est que notre rage passe''. La situation actuelle est encore loin des grands mouvements que l'on a connus dans la sidérurgie au cours des années 70 ou dans l'automobile dans les années 80 mais, plus que palpables, les tensions sont bien réelles.

Cela dit, ces tensions et déclarations ont toujours existé (!)

Il y a une trentaine d'années, chez Citroën à Aulnay, certains n'hésitaient pas à glisser des boulons dans les ailes des voitures haut de gamme (genre CX) pour se faire entendre. Ensuite, dans les années 2000, on a vu des employés de Metaleurop, ou Continental disposer des bouteilles de gaz dans leur usine menaçant de faire sauter leur outil de travail... 
Aujourd'hui, ce sont les syndiqués modérés qui sont pris à partie et physiquement intimidés dans l'enceinte même des entreprises. Certains leaders syndicaux ne le cachent pas : ils craignent particulièrement le dérapage des jeunes très présents notamment dans la filière logistique. Des jeunes, exaspérés, pour qui l'incertitude en l'avenir est encore plus grande que pour leurs aînés.

Et quel est le regard des experts sociaux sur ces mouvements ?

Pour reprendre les propos de l'un d'entre eux, le climat social aujourd'hui est à l'épuisement, à la fatigue, au découragement mais pas à l'explosion. Aussi paradoxal que cela puisse paraître au regard de l'image que nous-mêmes, médias, en renvoyons chaque jour, les conflits du travail sont moins nombreux aujourd'hui qu'ils ne l'ont été [la hausse continue des chiffres du chômage dément cette volonté de banalisation]. 
Dans leur ensemble, ces experts constatent un affaiblissement revendicatif mais un renforcement de la radicalisation, corolaire selon eux de la baisse constante du taux de syndicalisation dans les entreprises (moins de 30% aujourd'hui en France). Quel est le rôle originel d'un syndicat si ce n'est de mobiliser, certes, mais aussi et surtout de canaliser le mécontentement, d'encadrer le mouvement et de calmer l'ardeur des plus fougueux.[La CFDT y parviendra-t-elle encore, maintenant qu'elle est associée au pouvoir socialiste dans l'esprit des salariés ?] 
Ségolène Royal à Chatellerault
Ce schéma est en train d'évoluer et c'est ce qui inquiète nos dirigeants. Casser l'outil de travail n'a jamais été une démarche syndicale, c'est une démarche politique révolutionnaire. [Un distingo que les faits ne corroborent pas. 
Mélenchon à Florange
Mieux, quand les salariés de l'équipementier automobile en liquidation judiciaire New Fabris à Chatellerault (Vienne) avaient menacé de faire sauter leur usine avec des bonbonnes de gaz, les manifestants (CGT majoritaire) avaient reçu le renfort de délégations de Continental notamment, et de quelques personnalités politiques de gauche (PS, PCF, Verts entre autres), aux cris de "Conti-Fabris, même combat".] Les gouvernements, quels qu'ils soient, n'ont aucun intérêt à voir passer de petits groupes sous contrôles de politiques extrémistes. Les anciens RG sont donc sur le qui-vive et considèrent la grande manifestation parisienne du 12 février prochain comme un thermomètre.

Nous avons reçu le message: si des violences sociales éclataient, elles ne seraient pas syndicales... 
Et les responsables ne seraient pas politiques ?