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lundi 4 mars 2019

Grenoble : nuits d'émeutes, suite à la mort accidentelle de deux délinquants à scooter

Deuxième nuit de "tensions" à Grenoble après la mort de deux voyous à scooter

D
eux fuyards à scooter trouvent la mort dans un accident qui déclenche deux nuits d’émeutes urbaines depuis samedi soir 




Des nouvelles scènes d'émeutes ont eu lieu ce dimanche soir au quartier Mistral. Photo Le DL/Marc GREINER
De nouveaux incidents ont eu lieu dans la nuit du dimanche 3 au lundi 4 mars dans le quartier Mistral, à Grenoble (Isère). Des véhicules et des locaux de la ville servant de garage et d’entrepôt ont été incendiés, de même que du mobilier urbain a été dégradé, a rapporté France Bleu lundi
Pour être précis, à 23h30, on dénombrait treize voitures de travailleurs peu fortunés, dont deux engins de chantier (un élévateur et une pelleteuse) du service de la voirie municipale, des locaux de la ville [EELV] servant de garage et d'entrepôt, ainsi que des poubelles, incendiés le soir du dimanche 3 mars, pour la deuxième soirée de "tensions" dans ce quartier, notamment.
Dimanche soir, les pompiers (SDIS) avaient activé une cellule de crise, alors que les violences reprenaient comme la veille. Les secours sont également intervenus, dans une moindre mesure, dans les quartiers grenoblois Teisseire et Léon Jouhaux pour des départs de feu. Après un retour au calme au milieu de la nuit, la cellule de crise a finalement été désactivée vers 2 heures du matin. Une information judiciaire a été ouverte pour éclaircir les circonstances de l'accident.
Deux voitures ont été incendiées sur le parking de cette résidence située avenue Rhin-et-Danube. Plusieurs autres véhicules ont été dégradés sur le même parking. Les vitres d’un local commercial inoccupé ont également été brisées.





A 20h45, le maire de Grenoble avait pourtant lancé un appel au calme. Un communiqué disait qu'Eric Piolle "invite chacun à respecter le deuil des familles et des proches des deux adolescents, décédés hier soir. Monsieur le Procureur de la République s’est immédiatement saisi des faits et l’enquête a commencé pour établir les circonstances de l’accident. J’appelle au calme et à ne pas rajouter des violences urbaines à ce drame." En vain.

Deux jeunes de 17 et 19 ans ont trouvé la mort 
dans un accident de scooter alors qu’ils tentaient d'échapper à un contrôle de police, samedi soir 2 mars à Grenoble après avoir percuté, peu avant 22h30, le car d’un club de football amateur qui sortait de l’autoroute A480 et circulait dans le même sens sur le pont de Catane, ont indiqué les pompiers. Un accident qui a déclenché deux nuits d’émeutes dans leur quartier où les forces de l’ordre restaient mobilisées.

Un feu a été allumé dans le hall de l’Institut de formation sanitaire et sociale dont les portes vitrées avaient été préalablement cassées.
Un feu a été allumé dans le hall de l’Institut de formation sanitaire et sociale dont les portes vitrées avaient été préalablement cassées.
Une caserne de CRS a été prise pour cible dans la nuit de samedi à dimanche. Des policiers et gendarmes, arrivés en renfort, ont répliqué à des jets de cocktails Molotov par des tirs de grenades lacrymogènes et de balles de défense (LBD 40). Des voitures et des poubelles ont été incendiées, ainsi que le hall d’une école d’infirmières, un local associatif et du mobilier urbain. Aucune interpellation n’a eu lieu.

Le sentiment d’une bavure policière, entretenu par les gauchistes
Les pompiers interviennent sur un véhicule en feu dans le quartier Mistral à Grenoble, le 3 mars.
Intervention des pompiers sur un véhicule en feu
dans le quartier Mistral à Grenoble, le 3 mars
"Des jeunes du quartier ont vu ce qui s’est passé et ont le sentiment d’une bavure policière, c’est de là que vient toute cette tension", estime Hassen Bouzeghoub, directeur du centre socioculturel du quartier, juge et partie. Par son témoignage, cet éducateur participe ainsi à la psychose alimentée par les "on-dit" propagés par "l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours" : ses sources et lui ont-ils participé à la course poursuite jusqu'au lieu de l'accident, sur le pont de Catane?
Les deux hommes qui ont perdu la vie dans l’accident étaient connus des services de police pour des faits de petite délinquance. Une information judiciaire a été ouverte pour éclaircir les circonstances dans lesquelles les deux victimes – qui circulaient sans casque sur un engin de grosse cylindrée, dépourvu de plaques – ont trouvé la mort en percutant un autocar, tandis qu’un véhicule de la brigade anti-criminalité les suivait.

Le Parquet évoque pour l’heure "un accident", alors que l’idée d’une "bavure" prévaut dans le quartier où vivaient les deux délinquants en infractions au Code de la route. Aucune indication n'est fournie sur l'identité du propriétaire de l'"engin de grosse cylindrée, dépourvu de plaques"... 
Plusieurs feux ont été allumés dans le quartier Mistral suite à l'accident mortel survenu dans la nuit du 2 au 3 mars pont de Catane.Dimanche, le procureur Eric Vaillant a reçu leurs proches durant plus d’une heure au palais de justice de Grenoble. Lors d’une conférence de presse et en l’état d’une enquête "qui ne fait que débuter", le magistrat a écarté tout choc entre le véhicule de la police qui suivait les victimes et le scooter. "J’ouvre une information pour recherche des causes du décès. Je ne vise aucune infraction commise par les uns ou les autres", a-t-il insisté.

Les premières investigations s’appuient notamment sur les images d’une caméra de vidéosurveillance

Elles montrent la scène nocturne "de façon assez vague" et le témoignage du chauffeur de l’autocar qui transportait une équipe de football de l’agglomération. Le drame est survenu loin d’un pont et d’une bretelle d’autoroute. Le conducteur du bus – dont les tests d’alcoolémie et aux stupéfiants se sont avérés négatifs –affirme avoir serré à droite pour laisser passer le scooter dès qu'il l'a aperçu dans son rétroviseur, suivi d’un véhicule de police.

A ce moment-là, les deux fuyards tentaient, eux, de doubler le car sur sa droite et ils se sont retrouvés coincés contre le parapet, selon le procureur. Plus tôt dans la soirée, un scooter similaire avait été signalé pour des infractions routières, avant la course-poursuite fatale. 
Pour les enquêteurs, il s’agit du même engin, "mais le lien n’est pas encore totalement avéré". Pour autant, l’intervention des policiers était "totalement justifiée", insiste le Parquet : ils n’auraient pas suivi les deux individus "s’ils n’avaient pas mis les autres usagers de la route en danger, en brûlant des feux rouges, en roulant sur le trottoir, en roulant à vive allure".

Le quartier de la ville écologiste avait déjà connu une flambée de violences après l’arrestation, il y a une semaine, d’un homme détenteur de cannabis par une brigade spécialisée. Des renforts de police y ont été maintenus dimanche soir.

lundi 3 août 2015

Melun : des enfants de 5 à 13 ans saccagent l’école maternelle

Les vandales relancent la question de la responsabilité pénale à 14 ans

Melun, ce dimanche. Une vingtaine d’enfants, dont le plus jeune était âgé de 5 ans, ont vandalisé l’école des Mézereaux, ce samedi.




Crétinisme précoce

Meubles renversés, vitre brisée, peinture jetée au sol et sur les murs, étagères dépouillées, accessoires déchirés… L’école maternelle des Mézereaux a été littéralement saccagée samedi soir dans ce quartier de Melun réputé sensible, vers 19 heures. La mairie parle d’un paysage "apocalyptique", de "dégâts impressionnants"

Mais, surtout, les vandales présumés sont une vingtaine d’enfants, âgés de 13 ans en moyenne et dont le plus jeune a 5 ans ! Un "bambin", selon le journaliste de BFMTV... L’un d’eux a brisé une vitre de l’école avec un extincteur, a ouvert la porte à ses petits camarades et la bande s’est alors engouffrée dans les locaux, "s’en donnant à cœur joie" (sic) pour tout saccager.

Les délinquants "en culottes courtes" (sic) ont vandalisé notamment la salle dédiée aux activités ludiques et motrices. Le voisinage, alerté par les bruits suspects, a prévenu la police qui s’est rendue immédiatement sur place. "J’ai vu deux policiers courir vers un groupe d’enfants qui s’étaient réfugiés dans la cour de mon immeuble, confie un riverain. Certains étaient vraiment très jeunes."

L’âge du benjamin des enfants présents surprend aussi la commune et l'opinion, hormis Cazeneuve et Taubira: "Nous sommes stupéfaits par l’âge très bas de certains : 5 ans seulement, vous vous rendez compte ?", confie-t-on à la mairie de Melun. 

Pour l’instant, le montant du préjudice n’a pas été estimé.
La mairie a annoncé ce dimanche qu’elle porterait plainte dans la foulée. " Nous souhaitons que ces dégradations ne soient pas à la charge seule de la ville et voulons que les casseurs payent pour ce qu’ils ont commis.
"Je ne suis pas surpris de ce qu’il s’est passé, malheureusement", confie cet ancien professeur des écoles qui a enseigné près de vingt ans au groupe scolaire des Mézereaux, constatant la population difficile qui réside dans ce quartier. Une chance pour la France et les Français ?


Vint-deux mineurs - désoeuvrés, livrés à eux-mêmes- ont été interpellés

Pour entrer par effraction,
ils ont cassé un carreau
avec un extincteur 
"Ils seront entendus la semaine prochaine avec leurs parents", confie une source judiciaire. Ces jeunes n’étaient pas connus de la police... 
Parions qu'ils sont mêmes gentils et que la bande ne s'est constituée que pour la circonstance...

Coïncidence ou non, une tentative d'effraction avait déjà été observée par cette même porte la semaine précédente. "Ils avaient essayé de casser un carreau, en vain, précise la mairie. La vitre avait donc été sécurisée. Cette fois, elle n’a pas résisté à l’extincteur lancé contre elle."

En attendant la suite de l’enquête, les services techniques ont un mois pour remettre en état les classes avant la rentrée scolaire de septembre. Pas de vacances pour les agents municipaux, tandis que la ministre Najat Vallaud-Belkacem reste introuvable. 
Les dégâts ne justifient pas un retour du Maroc ?...

Melun: une école maternelle saccagée par des... par BFMTV

mardi 28 octobre 2014

De vrais-faux clowns alarment population et pouvoirs publics

Les agressions se multiplient à travers la France
Trouble à l'ordre public: la blague potache vire à la violence

Depuis deux semaines des clowns terrifiants apparus dans le nord affolent la population  dans le reste de la France 
Ces individus masqués seraient plutôt jeunes et s'inspireraient de vidéo ou encore de films, tel le personnage du joker grimé en clown dans Batman (ci contre) mais, si son succès n'est pas récent, en janvier 2009, un belge déguisé en Joker avait toutefois été inculpé pour assassinats et tentative d'assassinat.
Dans la région de Nantes, un lycéen inspiré du film Scream  a en outre commis un homicide en 2002 (masque ci-contre à droite).  
Et, dans cet engouement pour l'anonymat et la terreur, comment ne pas mentionner le masque des "Anonymous", inspiré du personnage de V dans la bande dessinée V (comme Vendetta), mais qui dissimule des anarchistes sous le masque d'autant plus inquiétant qu'il souriant, mais énigmatique.
  
Jusque récemment, les media progressistes et "ouverts" ont présenté la recrudescence du phénomène comme un canular anodin et drôle, malgré l'apparition d'armes, même factices, qui ont en revanche inquiété les citoyens responsables. La presse et les autorités ont d'ailleurs dû rapidement se rendre à l'évidence que, derrière ces masques de clowns, de vrais délinquants agressaient des personnes, comme à Montpellier par exemple. Les organes de la presse inconsciente en sont maintenant, avant même le retour d'Halloween, à mettre en cause les réseaux sociaux comme facteur d'accélération... 
Alors que les violences contre les personnes ont progressé de 3,8% entre mai 2013 et juin 2014, l'entrée en scène de déséquilibrés pose désormais le problème de sécurité publique, car les cas avérés d'agressions se sont multipliés, selon plusieurs modes opératoires et des psychologies différentes.
Une page de Facebook dénonce le 
"phénomène des clowns maléfiques"

En minimisant le sentiment d'insécurité éprouvé par la population, les "responsables" politiques ont alimenté la psychose grandissante. Ce ressenti n'est pourtant pas infondé, puisqu'il s'appuie sur une réalité et que la police diffuse désormais des messages incitant les citoyens à signaler la présence de clowns.

"Si je croise un clown, je fais le 17",

recommande la police

Montpellier : un "clown" agresse un piéton à coups de barre de fer


Les "clowns" continuent de faire de nouvelles victimes
A Montpellier (Hérault), un piéton de 35 ans a lui reçu 30 coups de barre de fer, dans la nuit de samedi à dimanche, par un homme grimé en clown et deux complices qui voulaient le dépouiller. L'agresseur a été interpellé, a précisé une source policière.

A Palavas-les-Flots, Thézan-lès-Béziers et Cessenon-sur-Orb, (Hérault) trois automobilistes victimes de "clowns effrayeurs" dans la nuit de samedi à dimanche ont par ailleurs déposé plainte, a indiqué le groupement de gendarmerie de l'Hérault.

Du laxisme à la répression
Le département de l'Hérault a été le théâtre de plusieurs interpellations ce week-end.
Quatorze adolescents habillés en clown et porteurs de pistolets, de couteaux et de battes de base-ball sur le parking d'un lycée d'Agde (Hérault) ont ainsi été placés en garde à vue samedi soir.

A Montpellier (Hérault), un piéton de 35 ans a reçu 30 coups de barre de fer, dans la nuit de samedi à dimanche, par un homme grimé en clown et deux complices qui voulaient le dépouiller, a-t-on aussi appris de source policière.

Pour avoir  endommagé vendredi soir la voiture d'un automobiliste à Marseillan (Hérault), un jeune homme grimé en "clown agressif" s'est fait interpeller samedi. Il avait confié lors de son audition avoir succombé à la mode des "clowns qui attaquent" lancée sur les réseaux sociaux depuis les Etats-Unis. Le jeune homme a été remis en liberté et sera convoqué par la justice à une date qui n'a pas été précisée.

Encore dans l'Hérault
,
six plaintes ont été déposées pour des agressions de "clowns qui sèment la terreur", un phénomène qui se propage sur Facebook mais qui n'avait pas touché l'Hérault. 

Un énergumène condamné dans le Pas-de-Calais

D'autres affaires de clowns agressifs ont éclaté dans le Nord de la France ou la région parisienne, notamment à Coulommiers (Seine-et-Marne). 

Lundi dernier, un jeune adulte de 19 ans au nez rouge, habitant Douvrin (Pas-de-Calais), a été arrêté à l’issue d’une course-poursuite rocambolesque, mais condamné à six mois de prison avec sursis assortis de 105 heures de travail d'intérêt général (TIG) pour avoir semé la panique, errant en ville grimé en clown menaçant et armé d'un faux couteau. 

Deux clowns qui semaient la panique dans les écoles de Haute-Somme ont été arrêtés jeudi à Péronne (Somme). 

A Béthune, vers 22 heures vendredi, un clown pas drôle serait sorti de chez lui pour d'abord effrayer un enfant de 6 ans, avant de se diriger vers un parc de la commune pour semer la terreur parmi des ados en train de discuter qui ont dû se réfugier derrière la baraque à frites du village. Le gérant de la friterie s'est lancé à la poursuite du clown qui s'est réfugié chez lui pour  ressortir démaquillé et armé d’un pistolet automatique à gaz, selon le quotidien local. Face à la menace et en état de légitime défense, le gérant de la friterie a sorti un pistolet à billes. La police a mis fin au duel et a arrêté l'individu qui a déclaré avoir voulu faire une blague. Il sera jugé lundi en comparution immédiate et le courageux gérant devrait quant à lui être poursuivi pour port d'arme prohibé.

A Mulhouse, de jeunes "chasseurs de clowns" interpellés par la police

Des justiciers façon "Anonymous"
Ils voulaient se faire justice, mais ils devront en répondre: ces imitateurs des "Anonymous" n'ont les droits que la gauche reconnaît aux e-anarchistes, bien qu'ils fonctionnement en réseaux, sans chef, ni hiérarchie. Mais il est vrai qu'il est en fait impossible par définition de décapiter une entité... qui n'a pas de tête... C'est ainsi le cas de l'ultra-gauche en général et des Black bocks en particulier.

Cinq jeunes, dont quatre mineurs, qui affirmaient être partis avec des armes à la recherche de faux clowns agressifs
dans le centre-ville de Mulhouse (Haut-Rhin), ont été interpellés mercredi soir et placés en garde à vue. Le journal L'Alsace précise que, selon ces jeunes, la soeur de l'un d'entre eux aurait été agressée par un clown dans l'après-midi. Âgés entre 16 et 19 ans, ces cinq malins prétendent qu'ils ont cherché à se faire justice en "chassant" d'hypothétiques faux clowns agressifs, une excuse que ce qui s'est passé à Béthune (Pas-de-Calais) le vendredi 17 octobre leur a inspirée.
Ils ont été interpellés dans le centre-ville et à proximité du centre en possession d'une batte de base-ball, d'une matraque télescopique, d'un poing américain, d'un marteau et d'une bombe lacrymogène. Placés en garde à vue, ils n'ont pas été placés en comparution immédiate, mais sont ressortis libres et seront convoqués ultérieurement devant un juge. Le journal précise qu'aucune plainte n'a été déposée au commissariat et qu'aucune agression de clown n'a été signalée à la police.

La multiplication de faux clowns qui provoque
un début de psychose en France s'est étendu lundi à la banlieue de Parisla police a arrêté un adolescent de 14 ans qui venait d'agresser une femme avec un complice déguisé comme lui, a-t-on appris de source policière.

lundi 21 juillet 2014

"Des prisons vides de délinquants et pleines d'opposants"

Un décryptage de l'AFP, Libération et Le Monde ?
Jean-François Chemain, auteur de ces lignes, est professeur d'histoire en ZEP.
A quarante ans, il quitte ses fonctions de consultant international et passe l'agrégation d'histoire. Il a publié Kiffe la France (éditions Via Romana) et Une autre histoire de la laïcité chez le même éditeur.  

Le spectacle des innombrables « affaires » mettant en cause l’UMP ou tel de ses dirigeants, comme la condamnation à 9 mois de prison ferme d’une candidate FN, laissent l’impression d’un véritable déchaînement judiciaire du pouvoir contre ses opposants réduits à l’état de délinquants. Ceci ne saurait, hélas, pas nous étonner : c’est la nature de la gauche de pénaliser l’opposition.

En démocratie l’opposition politique est, en principe, un droit, et même un devoir puisque le fonctionnement du régime suppose qu’il y ait une opposition. Dans une République, la loi, issue de la volonté du peuple, est censée protéger celui-ci contre les agissements délictueux portant atteinte à ses biens ou à sa sécurité.

Or la gauche, depuis l’origine, tend à inverser ces deux principes. Toute à la conception morale et quasi-religieuse qu’elle a de sa mission, elle tend à faire de l’opposition politique un délit. « Il est des opinions qui constituent des délits » : cette sentence est de gauche, elle caractérise la gauche. Le syllogisme est imparable : la gauche est bonne, elle veut et fait le bien ; celui qui s’oppose à la gauche est donc un être mauvais qui fait obstacle à l’avènement du bien ; il doit, c’est logique, en être puni.

Aujourd’hui où la gauche détient tous les pouvoirs (exécutif, législatif, judiciaire, et même le soi-disant « contre-pouvoir » médiatique, sans oublier toutes les régions sauf une), elle s’acharne pourtant judiciairement contre l’opposition, s’ingéniant à démontrer qu’il ne s’agit que d’un ramassis de délinquants. Des juges politisés lancent, telles des orgues de Staline, action sur action contre les dirigeants de l’UMP ou du FN, actions relayées en boucle par une presse complaisante.

Le pli a été pris dès notre belle Révolution, qui a mené à la guillotine des dizaines de milliers d’opposants, ou supposés tels, pour des motifs souvent réduits au droit commun, comme la « corruption ». Staline n’a pas fait différemment, ni Mao, ni Pol Pot. L’opposant est, pour la gauche, une « crapule ». Son élimination, y compris physique, une purification de la société. Les charniers de l’Histoire sont pleins d’opposants à la gauche que la gauche, qui écrit l’Histoire passe par pertes et profits. Comme disait Staline, « un mort est un drame, des millions de morts sont de la statistique ». Dans les camps de la gauche, les « droit commun » ont toujours été mieux traités que les « politiques ».

Car, parce qu’elle est bonne, la gauche a tendance à trouver des excuses aux délinquants, qui seraient des victimes de la société prenant une légitime revanche contre leurs oppresseurs. La gauche aime les euphémismes pour désigner les délits ou leurs auteurs : « incivilités » commises par des « jeunes »… Elle n’aime pas, et dénonce, ceux que son laxisme exaspère, allant jusqu’à épingler sur ses « murs des cons » les pères de jeunes filles sauvagement violées et assassinées. Ils font « le jeu de l’extrême droite », c’est-à-dire de l’opposition telle que la caricature la gauche, pour qui toute opposition à ses délires est disqualifiée comme « extrême ».

Des prisons vides de délinquants et pleines de ses opposants, tel est donc l’idéal de la gauche…depuis deux siècles.

Las ! Cette analyse est due à Valeurs actuelles


dimanche 13 juillet 2014

Réforme pénale: Taubira veut faire d'électeurs des mineurs

Les adultes entre 18 et 21 ans seront-ils des mineurs au regard de la justice ?

Christiane Taubira médite de confier à la justice des mineurs le suivi des délinquants majeurs de 18 à 21 ans
révélait le journal Le Figaro,samedi matin.
La suppression des tribunaux correctionnels pour mineurs est confirmée par  le texte sur la justice des mineurs que le gouvernement entend présenter au premier semestre 2015, conformément à ce qu'a annoncé la garde des Sceaux Christiane Taubira. Créé sous la présidence de Nicolas Sarkozy, le tribunal correctionnel pour mineurs d'aujourd'hui (1,80m, 80 kg et moralité débridée, caricaturés en "jeunes enfants" de douze ans juste un peu "turbulents"), juge les mineurs de plus de 16 ans, poursuivis pour des délits commis en récidive et punis d'au moins 3 ans d'emprisonnement. Lorsque la délinquance en bande organisée en vient à faire la loi sous votre propre toit, l'État doit pouvoir reprendre tous ses droits et "les juges pour mineurs doivent pouvoir disposer d'une palette de réponses adaptées qui vont jusqu'à l'incarcération," pensait le pouvoir, jusqu'en 2012. 
 
L'actuel ministre de la Justice veut également "pousser au maximum le principe de l'excuse de minorité", qui prévoit une justice spécifique et des peines allégées pour les mineurs. Le projet propose "d'étendre les prérogatives du juge des enfants dans le suivi des jeunes majeurs de 18 à 21 ans", selon le document préparatoire cité par le quotidien.
Cela signifie que les juges des enfants seraient compétents pour suivre les jeunes délinquants de 18-21 ans alors que ceux-ci relèvent, aujourd'hui, du juge de l'application des peines, compétent pour les adultes.

La Chancellerie nie...

Le porte-parole de la Chancellerie a formellement démenti les informations du quotidien. Le porte-parole, Pierre Rancé, a déclaré: "La Chancellerie n'a aucune réaction à donner ni aucun commentaire à faire sur un texte qui n'existe pas, qui n'est pas prévu avant 2015"

"Ce qui est publié par Le Figaro n'est qu'un assemblage de morceaux de consultations et de bribes de débats, présentés comme des éléments tangibles alors qu'aucune décision n'a été prise et qu'aucun texte n'a été arrêté", s'est-il défendu. "Il évoque même des pistes dont certaines ont déjà été abandonnées".

Le document de travail existe donc bel et bien... Et s'il assure que certaines pistes sont abandonnées, le porte-parole de Taubira confirme que la majorité pénale à 21 ans reste effectivement à l'étude.

mardi 6 août 2013

Yvelines : trois détenus mineurs passent un surveillant à tabac

Un surveillant de la prison de Porcheville sequestré et ligoté 


Les mineurs ne sont plus des ados tranquilles
Un surveillant de l'établissement pour mineurs de Porcheville, dans les Yvelines, a été retrouvé ligoté et inconscient dans un local à poubelles. Trois jeunes l'auraient passé à tabac pour tenter de s'évader.

Vers 14 heures, au moins trois mineurs détenus, âgés de 16 et 17 ans, l'auraient menacé avec une lame de rasoir puis passé à tabac et attaché, pour tenter ensuite de s'évader, sans succès. Inconsciente, la victime a été conduite en urgence à l'hôpital de Mantes-la-Jolie.

Les trois jeunes interpellés

Ils ont tenté de s'enfuir par les toits en déplaçant des plaques du plafond d'une des salles de l'établissement lors de leur interpellation. Ils sont détenus dans l'unité "longue peine" de la prison pour respectivement viol, tentative de meurtre et vols. "
Le secrétaire local du syndicat FO

"Ils ont frappé un de nos agents, l'ont ligoté et menacé avec une lame de rasoir", a confirmé Samuel Decuignieres, le secrétaire local du syndicat Force Ouvrière. "L'un de ses collègues surpris qu'il ne réponde pas à son téléphone portable a eu la présence d'esprit de déclencher l'alerte et les trois jeunes ont été interpellés".


"On entend beaucoup "Nique ta mère" ou "Sale enculé", raconte Frédéric Velez, représentant CGT. A cause d'un regard ou d'une remarque, insultes et menaces laissent parfois place à la violence physique. Une bousculade, un coup, parfois plus grave. "C'est notre version de la pénibilité du travail", ironise ce délégué .
"Je ne me sens pas du tout en sécurité, que ça soit avec les surveillants ou avec les gosses qui sont de plus en plus déglingo", confie à ses collègues Bénédicte, jeune éducatrice de Porcheville, un établissement récent ouvert en 2008.

Alors que le Parquet de Chartres a libéré des malfaiteurs faute de places (lien PaSiDupes), il est douteux que Christiane Taubira entende le message et réforme le code pénal dans le sens d'un abaissement de l'âge de la responsabilité pénale.

jeudi 4 avril 2013

Hollande disait avoir "tout à craindre" du travail d'investigation de Mediapart

Mediapart ne trouve pas de délinquance là où il la cherche
VOIR et ENTENDRE Hollande demander à Edwy Plenel si ses investigations sur Sarkozy progressaient:

lundi 6 décembre 2010

A 13 ans, ils braquent un magasin à Tours

La 'très grande précarité' n'est pas le mobile !...

Trois adolescents de 13 et 14 ans ont été arrêtés et placés en garde à vue dimanche à Blois pour avoir braqué, avec arme et cagoules, une boulangerie de la ville.
Un quatrième jeune, d'origine tchetchène et âgé de 16 ans, a également été interpellé, soupçonné de s'être fait remettre sous la menace le butin du braquage, 300 euros.

On apprend plus vite et mieux à la télé qu'à l'école

Les faits se sont déroulés dimanche matin dans une boulangerie située dans la ZUP de Blois, dont sont originaires deux des braqueurs. Alors qu'un des jeunes faisait le guet dans la rue, les deux autres sont entrés dans le commerce à un moment où il n'y avait pas de client. L'un d'eux, âgé de 13 ans, a menacé la boulangère de 22 ans avec une arme de poing, qui s'est avérée factice, pour se faire remettre le contenu de la caisse.

Un sens élevé du respect de la vie
Le deuxième, qui faisait le guet à l'entrée de la boulangerie, avait apporté un pied de biche qui devait servir à "finir la caissière si elle résistait", a-t-il froidement expliqué lors de sa garde à vue.

Les quatre adolescents ont été interpellés et placés en garde à vue au commissariat central de Blois dans la journée de dimanche, après que le père d'un des braqueurs eut livré son fils à la police. Les trois plus jeunes ont reconnu leur participation au braquage, le Tchétchène, plus âgé, clamant son innocence.

Les quatre délinquants devaient être déférés devant la justice dans la soirée de lundi. Les trois plus jeunes pourraient être placés dans un centre éducatif fermé, selon la même source policière.

Réforme du Code pénal: pas de sanction pénale avant 13 ans...

En mars 2009,le ministre de la Justice, Rachida Dati, a dessiné les grandes lignes du futur Code pénal des mineurs. Elle abandonne l'idée d'incarcérer les délinquants dès 12 ans, mais ils sont soumis à un «régime civil spécial».

La «prise en charge» ne peut être qu’«éducative»
avec un panel de sanctions simplifié, passant de 18 à quatre: l’avertissement judiciaire, la remise aux parents, le suivi éducatif en milieu ouvert et le placement dans une structure spécialisée. Avant 13 ans, un jeune soupçonné d’avoir commis une infraction peut être entendu par les enquêteurs et «placé en retenue le temps de son audition».

Les trois mousquetaires tourangeaux l'ont échappé belle, mais le problème reste entier.
La réforme n'a-t-elle pas été trop timorée: elle est déjà dépassée !

  • Pour s'en convaincre, si besoin, il suffit d'avoir en mémoire l'exemple du guetteur de 11 ans qui fut la cible de tueurs à la kalachnikov à Marseille (lien PaSiDupes)
  • En février 2009, deux mineurs de 11 et 12 ans, étaient soupçonnés d'agression sexuelle sur une mineure de 13 ans dans un collège d'Arras. (lien PaSiDupes)
    Pas de quoi en faire tout un plat ?

    Bien qu'incomplet, ce listing confirme que nos jeunes ados d'aujourd'hui ne sont plus exactement ce qu'imaginent les soixante-huitards aux responsabilités.
  • mardi 2 novembre 2010

    La videosurveillance au secours de Besancenot, un détracteur

    Elle lui permet de retrouver le voleur de son téléphone portable

    Le porte-parole du NPA est un opposant raisonné à la vidéosurveillance

    Or, ironie du sort, c'est grâce à des caméras de videosurveillance que le voleur de son téléphone portable le 25 octobre a pu être identifié et appréhendé par la police. Alors qu'il sortait du métro Barbès, dans le très cosmopolite XVIIIe arrondissement de Paris, le trotskiste s'était fait dérober son téléphone et son carnet d'adresse par un défavorisé.

    Le nanti a le sens de la propriété
    Le trotskiste avait fait confiance en l'Etat oppresseur et avait aussitôt porté plainte contre la victime du système.

    Ne dit-on pas qu'il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis?
    Il y a un an, dans le XVIIIe arrondissement justement, le comité du Nouveau parti anticapitaliste lançait une campagne demandant un débat et le gel du projet d'installer 1.250 caméras de vidéosurveillance à Paris, jugeant absurde l'investissement de « 300 millions d'euros dans un système réputé aussi peu efficace ». C'était déjà ."Je n'ai pas changé d'avis contre la vidéosurveillance, en raison de son coût et de ce que cela représente en terme de choix de société" a déclaré M. Besancenot.
    Le troskiste s'opposait ainsi aux projets du maire PS d'arrondissement, Daniel Vaillant, ex-ministre de l'Intérieur de Lionel Jospin, lui-même ancien trotskiste.

    Daniel Vaillant, Besancenot sait-il dire merci ?
    Ce lundi, la police a révélé que le voleur avait été identifié grâce aux caméras de surveillance. L'homme a été interpellé par la police de l'arrondissement, le samedi 30 octobre.
    Bizarrement, l'identité du délinquant n'a pas été révélée.

    Insondable bêtise
    "Je n'ai pas changé d'avis contre la vidéosurveillance, en raison de son coût et de ce que cela représente en terme de choix de société", s'est flatté le Che-Besancenot.

    Ingratitude idéologique profonde
    Par idéologie farouchement opposé aux caméras de surveillance, le maître-chien du NPA ne risque pas de réviser ses positions et de dire merci à la police.
    "Si la police est si sûre de son efficacité, je pense qu'elle va bientôt retrouver mon téléphone portable et les ordinateurs volés à des journalistes qui travaillaient sur le dossier de Mme Bettencourt", a lancé le haineux Besancenot.
    Non mais, ECOUTEZ-LE ! Fielleux ?

    Encore nous a-t-il épargné -de (très) peu - l'accusation à trois balles du flic déguisé en voleur.

    Morale de l'histoire

    Besancenot ne récupèrera pas son bien: le voleur l'avait déjà revendu ...au marché noir ! Il faut bien vivre.
    Envolés les contacts...
    => Mais que serre-t-il donc dans la main ?
    Que des petites coupures de prolétaire démuni ?
    Lien PaSiDupes

    jeudi 5 août 2010

    Les Français plébiscitent les mesures gouvernementales de protection des citoyens

    Les Français ne se reconnaissent pas dans les critiques de la gauche

    Le gouvernement a décidé de s'adapter à la situation créer par la délinquance et les tirs sur les forces de l'ordre républicain. Refusant le laxisme auquel la pègre s'est accoutumée, il a proposé de nouvelles mesures nécessitées par le regain de violence contre les représentants de la République.
    Et les Français se sont déclarés largement favorables à l'annonce de l'action gouvernementale pour lutter contre les menaces, soutenues par une part de l'opposition à la dérive, mais que l'Etat et les démocrates subissent. Un sondage IFOP pour Le Figaro publié ce jeudi met en relief un consensus qui dépasse même largement aussi bien que les tranches d'âge, les appartenances sociales ou les préférences politiques affichées.

    Déchéance de nationalité
    Quelque 80% des sondés se sont dits favorables au retrait de la nationalité française aux personnes d'origine étrangère coupables de polygamie ou d'excision.
    Et 70% y sont favorables pour les délinquants d'origine étrangère «en cas d'atteinte à la vie d'un policier ou d'un gendarme».

    Démantèlement des camps illégaux de Roms et de gens du voyage
    La mesure est plébiscité par 79% des personnes interrogées.
    Les personnes consultées désapprouvent donc la LDH qui choisit de soutenir une minorité contre le peuple.

    Bracelet électronique
    Parmi les différentes mesures soumises aux personnes interrogées, celle qui remporte la plus forte adhésion (89%) est le port du bracelet électronique, pour les délinquants multi-récidivistes, pendant plusieurs années après la fin de leur peine.

    Vidéosurveillance
    Enfin, 67% des Français sont favorables à la mise en place de 60.000 caméras d'ici à 2012.

    Prison
    L'instauration d'une peine incompressible de 30 ans de prison pour les assassins de policiers et de gendarmes par 80% des sondés.
    A l'inverse, c'est la proposition d'une condamnation à 2 ans de prison des parents de mineurs délinquants qui recueille le moins d'opinions favorables, même si tout de même 55% des Français l'approuvent.

    Tous ces Français sont-ils des « anti-républicains »

    Les Français condamnent donc sévèrement ce raccourci grossier, dans tous les sens du terme, dû à Martine Aubry.
    Jusqu'au 8 août 2010, date anniversaire de ses 60 ans et âge de la retraite préconisé par son parti, la maire de Lille fait encore fonction de Premier secrétaire du PS.
    D'égarements verbaux en égarements politiques, ce parti populiste va à la dérive, entraînant le pays.

    Participer au sondage PaSiDupes en colonne de droite
    Le premier secrétaire du PS est désavoué par les Français:
    elle doit démissionner !

    jeudi 13 août 2009

    Vive les vacances: des jeunes défavorisés de l'Essonne mettent le désordre à Royan

    Des défavorisés en vacances à la satisfaction de tous ?

    Dès avant le 14 juillet, la propagande des media engagés voulait que la saison estival soit un fiasco: la saison devait être minable, puisqu'il fallait démontrer que les Français n'ont pas les moyens de se payer des vacances, qu'ils en réduisent la durée ou qu'ils cachent leur misère dans des mobil-homes. L'opposition a aussi tenté d'apitoyer les braves gens sur le sort peu enviable des « jeunes » des quartiers qui ne prennent pas de vacances. Mais les faits jettent parfois une lumière inattendue sur la démagogie élémentaire.
    Le fait divers qui suit est symptomatique de la propagande à laquelle nous sommes soumis, mais il n'a pourtant aucune chance de servir de leçon aux violonistes de l'information socialo-sociale.

    De « jeunes » victimes de la vie prennent possession de Royan

    Une dizaine de jeunes de l'Essonne (le fameux 9,3 qui ne mérite décidemment pas sa réputation) a semé la panique pendant plusieurs semaines dans un quartier du centre de Royan (coquette station balnéaire de Charente-Maritime, en région Poitou-Charentes). Il aura fallu une expédition "punitive" de commerçants et l'intervention des forces de l'ordre pour que la petite station balnéaire retrouve la paix en début de semaine.
    Cette bande de Franciliens avait élu domicile, depuis la deuxième quinzaine du mois de juillet, dans un garage transformé en studio. "Ils avaient pris possession d'une rue, située dans le centre-ville et, plus le temps passait, plus ils étendaient leur pouvoir", a expliqué un commerçant qui a tenu à conserver l'anonymat par crainte de représailles. Cette bande, selon lui, faisait du trafic de drogue, puis a commencé à agresser des habitants et à faire des tentatives de racket auprès des commerçants.
    Un témoignage confirmé -si nécessaire- par Didier Quentin, député-maire UMP de Royan, qui a écrit mercredi dans une lettre adressée à Brice Hortefeux qu'ils avaient fait le "siège" de la ville, à une douzaine, "comme l'attestent leurs cris, maintes fois répétés : 'Royan est à nous' ". "Ces jeunes gens (...) ont semé une véritable terreur parmi les habitants et les commerçants", affirme le maire.

    Eux aussi se disent chez eux...
    la différence saute-t-elle aux yeux ?

    "Depuis qu'ils étaient là, certaines personnes âgées avaient peur d'être agressées, les touristes contournaient la rue, et le soir, ils agressaient des jeunes filles", a expliqué Georges Pierdon, un commerçant du quartier.
    "Le comble de la violence a été atteint, dimanche 9 août, dans la soirée où cette bande a effectué un véritable raid sur les commerces situés le long de la grande plage, en se livrant à de multiples exactions", poursuit le maire dans sa lettre.

    "Royan, ce n'est pas Chicago-sur-Gironde"

    Cet épisode a provoqué lundi 11 après-midi une "expédition punitive" à l'encontre de ces jeunes, menée "par une trentaine de forains", a précisé un commerçant témoin de la scène.

    Les commerçants et riverains, victimes des agissements de cette bande, réclament plus de police. Ils affirment avoir averti les autorités de la ville, mais que "personne ne bougeait". "Si les forains n'étaient pas intervenus, nous serions toujours dans la même situation", a soutenu un commerçant.
    Coupant court à la polémique, le ministre a apporté son soutien et encouragé la police de Royan, observant qu'elle a été "efficace". Pour apaiser la population, il a cependant annoncé "l'arrivée, dès jeudi, de 45 CRS supplémentaires" qui viendront s'ajouter aux 260 fonctionnaires de police déjà présents, en période estivale, dans la station balnéaire.

    Les policiers se sont rapidement interposés entre les deux groupes avant de raccompagner à la gare les jeunes n'ayant pas fait l'objet de poursuites. Le contribuable leur a-t-il payé le billet de retour ? Trois membres de la bande ont été en revanche condamnés mardi à des peines allant jusqu'à quatre mois de prison ferme pour tentative d'extorsion de fonds, menaces et violences.

    De son côté, Didier Besson, adjoint au maire, a rappelé que, faute de plainte de la part des victimes, "on ne pouvait rien faire" contre cette bande qui proférait des "menaces verbales". "Il y a eu des événements sérieux, graves, mais l'ordre règne à Royan, a conclu Didier Quentin, rappelant que les personnes concernées ont été neutralisées. Royan, ce n'est pas Chicago-sur-Gironde".
    Et alors l'Essonne, c'est quoi, Monsieur Michel Berson, président socialiste du Conseil Général ? Ca donne quoi, votre politique de prévention ? Ses effets sont-ils tellement probants que vous délocalisez vos meilleurs éléments ?

    Les « jeunes » condamnés sont en fait des adultes


    Trois de ces « jeunes » défavorisés ont été condamnés. Pour tentative d'extorsion de fonds, menaces et violence, le tribunal a infligé seulement 4 mois de prison ferme, et encore est-ce à un seul de ces estivants, victime de la justice de classe.

  • Un homme âgé de 21 ans, présentant pourtant plusieurs condamnations à son casier judiciaire, a été condamné en comparution immédiate par le tribunal de grande instance de Saintes à 4 mois de prison ferme pour une tentative d'extorsion de fonds commise au préjudice d'un videur de boîte de nuit, le 6 août, a indiqué le vice-procureur de Saintes.
  • Tout aussi « jeunes », deux autres caïds précaires, âgés de 18 ans et impliqués dans l'agression ce week-end d'un commerçant, ont été durement frappés: respectivement 40 heures de travail d'intérêt général (TIG), assorties d'une amende de 200 euros et de deux mois de prison ferme, sans placement en détention !
    Pourvu que ces "jeune" défavorisés" soient solvables, car les malheureux dealers sont des travailleurs à temps très partieL.

    Les syndicats de police auront-ils des commentaires objectifs sur les défaillances de la politique de prévention de la commune UMP de Royan, qui n'a eu ni la psychologie permissive nécessaire ni la pédagogie progressiste adéquate pour gérer le débarquement estival des hordes franciliennes de caïds défavorisés, ou leurs 'permanents' sont-ils en vacances à plus de deux heures d'avion ?