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mardi 6 août 2013

Yvelines : trois détenus mineurs passent un surveillant à tabac

Un surveillant de la prison de Porcheville sequestré et ligoté 


Les mineurs ne sont plus des ados tranquilles
Un surveillant de l'établissement pour mineurs de Porcheville, dans les Yvelines, a été retrouvé ligoté et inconscient dans un local à poubelles. Trois jeunes l'auraient passé à tabac pour tenter de s'évader.

Vers 14 heures, au moins trois mineurs détenus, âgés de 16 et 17 ans, l'auraient menacé avec une lame de rasoir puis passé à tabac et attaché, pour tenter ensuite de s'évader, sans succès. Inconsciente, la victime a été conduite en urgence à l'hôpital de Mantes-la-Jolie.

Les trois jeunes interpellés

Ils ont tenté de s'enfuir par les toits en déplaçant des plaques du plafond d'une des salles de l'établissement lors de leur interpellation. Ils sont détenus dans l'unité "longue peine" de la prison pour respectivement viol, tentative de meurtre et vols. "
Le secrétaire local du syndicat FO

"Ils ont frappé un de nos agents, l'ont ligoté et menacé avec une lame de rasoir", a confirmé Samuel Decuignieres, le secrétaire local du syndicat Force Ouvrière. "L'un de ses collègues surpris qu'il ne réponde pas à son téléphone portable a eu la présence d'esprit de déclencher l'alerte et les trois jeunes ont été interpellés".


"On entend beaucoup "Nique ta mère" ou "Sale enculé", raconte Frédéric Velez, représentant CGT. A cause d'un regard ou d'une remarque, insultes et menaces laissent parfois place à la violence physique. Une bousculade, un coup, parfois plus grave. "C'est notre version de la pénibilité du travail", ironise ce délégué .
"Je ne me sens pas du tout en sécurité, que ça soit avec les surveillants ou avec les gosses qui sont de plus en plus déglingo", confie à ses collègues Bénédicte, jeune éducatrice de Porcheville, un établissement récent ouvert en 2008.

Alors que le Parquet de Chartres a libéré des malfaiteurs faute de places (lien PaSiDupes), il est douteux que Christiane Taubira entende le message et réforme le code pénal dans le sens d'un abaissement de l'âge de la responsabilité pénale.

mardi 14 décembre 2010

Les parents se mobilisent contre les drogues

« Contre les drogues, chacun peut agir »
Une campagne qui s’adresse aux parents

L'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes), la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT) et le ministère de la Santé ont lancé, le 13 décembre 2010, une campagne nationale de sensibilisation et d'information sur l'importance du rôle des parents, en mal de parentalité, dans la prévention de la consommation de drogues chez les adolescents. Baptisée "Contre les drogues, chacun peut agir", cette campagne vise notamment à inciter les parents à intervenir auprès de leurs enfants pour prévenir un éventuel usage des drogues.

La campagne, un tryptique sur la durée
Nous en sommes donc au troisième volet dans le cadre du plan de lutte contre les drogues 2008-2011. Après la dangerosité (« Drogues : ne fermons pas les yeux »- septembre 2009, puis la répression (« La drogue si c’est illégal, ce n’est pas par hasard»- novembre 2009), voilà le temps de la discussion parents-enfants et de la responsabilisation des familles -décembre 2010.
Les parents seraient-ils un peu coupables quand leurs enfants consomment ?
3 spots télé et des publicités dans la presse
Ils visent à inciter l'entourage des adolescents à discuter avec eux du problème des drogues constituent l’essentiel de cette 3ème vague.


  • Le premier spot met en scène Brigitte, la mère de Marion qui consomme régulièrement du cannabis, s’exclut du monde et rate ses examens. Sa mère va réagir en appelant drogues info service: lien.
    VOIR et ENTENDRE Brigitte


    Contre les drogues, chacun peut agir - Cannabis envoyé par Inpes.

    Sans parler de culpabilité, les experts réunis lors des Assises de la parentalité et de la prévention, organisées par la MILDT en mai 2010, ont identifié des facteurs, qui relèvernt de la sphère familiale (interaction parents - enfants, communication intrafamiliale, etc...) et confirmé la nécessité de conforter les parents et l’entourage dans leur rôle en matière de prévention des conduites à risque des adolescents. Aujourd’hui, 21% des parents n'évoqueraient jamais avec leurs enfants les dangers liés à la consommation de drogue. Pourtant, une étude anglaise, citée par l’Inpes, montre que 50 % des jeunes en école secondaire aimeraient que leurs parents soient leur principale source d’information sur les drogues.


  • Le deuxième spot présente Michael, un adolescent qui consomme de la cocaïne, ses parents s’en doutent, son frère le sait, sa copine le trouve rock’n'roll comme ça, personne ne réagit alors que tout le monde sait.
    VOIR et ENTENDRE Michael

    Contre les drogues, chacun peut agir - Cocaïne envoyé par Inpes.

    Prévention de la drogue et parentalité, même combat ?

    Cette nouvelle campagne repose sur le constat de parents parfois démunis sur l’éducation et la parentalité. Si 78 % des jeunes se sentent compris par leurs parents, les parents sont 90 % à affirmer comprendre leurs enfants. Quand 80% des parents accordent un rôle éducatif important à des tiers comme les enseignants et éducateurs, n’est-ce pas l’aveu d’une difficulté dans l’éducation ? Si la très grande majorité des parents ont globalement une perception positive de leurs compétences éducatives, un sur cinq a déjà utilisé ou souhaiterait utiliser une aide à la parentalité et un sur cinq n’a jamais fixé de règle concernant la consommation d’alcool ou de cannabis.

  • Le dernier clip montre Nelson, qui a dit non. Il a refusé de prendre de l’ecstasy en se rappelant que son entraîneur lui avait conseillé de ne jamais commencer.
    VOIR et ENTENDRE Nelson

    Contre les drogues, chacun peut agir - Ectasy envoyé par Inpes. - L'info video en direct.

    Ne pas banaliser l’usage du cannabis, auprès des parents : Une brochure « Cannabis, les risques expliqués aux parents » actualisée, sera diffusée à plus de 100 000 exemplaires dans des structures dédiées aux jeunes ou aux professionnels amenés à être en contact avec eux.

    En France il y aurait 1,2 millions de consommateurs réguliers de cannabis.

    Source : Ministère de la Santé, mise en ligne Maurice Chevrier, Santé log, réactualisé le 11 décembre 2010
    Accès aux dernières actualités sur les Addictions: lien
  • samedi 20 novembre 2010

    Drogue: guetteur à 11 ans et cible de tueurs à la kalachnikov

    Un ado de 16 ans meurt sous les balles à Marseille

    Le salaire de l'économie souterraine

    Dans le quartier de Sylvie Andrieux (PS)
    Fin janvier 2010 déjà, l'hypothèse d'un règlement de comptes était aussitôt retenue au Clos la Rose dans le 13e arrondissement de Marseille où un homme de 23 ans a été grièvement blessé par balles dans un parking. La victime est connue des services de police pour divers braquages et trafics de stupéfiants.

    Fin novembre 2010, une fusillade s'est encore produite, peu après 22 heures dans la cité populaire Le Clos de la Rose, dans les quartiers du nord de la ville. Un garçon de 11 ans est dans un état grave. Il a été touché par trois balles, au cou, dans une main et dans le dos. "L'enfant était bel et bien visé par les tueurs", a déclaré le procureur de la République Jacques Dallest, cité par La Provence.
    "Même si l'enfant de 11 ans faisait le guetteur pour le compte d'un vendeur, c'est incroyable à cet âge-là d'être la cible d'un règlement de comptes", a-t-il déploré.

    Dans cette fusillade liée au trafic de drogue, un adolescent de 16 ans a été tué. Il était connu des services de police.

    Les assos n'auraient pas dû être sans ressources

    Mais la députée socialiste Sylvie Andrieux, conseillère municipale de Marseille et vice-présidente du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur, déléguée à la politique de la ville, a été mise en examen (juillet 2010) pour complicité de tentative d'escroquerie et complicité de détournement de fonds publics (lien Le Monde)
    Elle est impliquée dans le scandale du détournement des subventions du Conseil Régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur présidé par Michel Vauzelle (PS) (lien PaSiDupes): 700 000 euros présumés détournés devaient être affectées aux associations des quartiers nord de Marseille où la vertueuse était justement conseillère municipale et où on meurt sous les balles de trafiquants, à 11 ans.
    Lien PaSiDupes: suspension de l'élue socialiste

    Les victimes de l'argent facile

    Les policiers pensent ce nouveau règlement de compte est lié au trafic de stupéfiants dans les cités marseillaises.

    Un climat
    Le jeune adolescent tué vendredi soir est la 18e victime de règlements de comptes depuis le début de l'année dans les Bouches-du-Rhône, et le rythme s'accélère.
    Samedi dernier, un homme de 30 ans a été blessé par balles sur la commune des Pennes-Mirabeau, à l'ouest de Marseille. Quarante-huit heures plus tôt, un homme de 22 ans avait été abattu au fusil kalachnikov tout près du lieu de la fusillade de la nuit dernière. Il faudrait aussi citer Martigues ou Port-de-Bouc.

    Que du lourd
    L'utilisation de plus en plus fréquente d'armes inquiète les policiers. Les armes de guerre circulent en nombre. A bord de deux véhicules, plusieurs individus munis d'armes lourdes ont ouvert le feu sur les jeunes de la cité.
    "Le fort taux de pénétration de ces armes dans les cités fait qu'on s'y promène avec une kalachnikov", dit le représentant syndical, selon qui les armes arrivent de pays d'Europe de l'Est par voies maritime et terrestre et sont disponibles à un prix très bas.

    Et du (très) jeune
    "Les victimes de règlement de comptes sont de plus en plus jeunes. On peut présumer que les tueurs sont aussi de plus en plus jeunes", a commenté le délégué à Marseille du syndicat Alliance police nationale, David-Olivier Reverdy.

    La législation

    La loi d’orientation et de programmation pour la justice du 9 septembre 2002
    Elle marqua un durcissement sensible de la réponse pénale à la délinquance des mineurs.
    Outre la réaffirmation du principe de la responsabilité pénale des mineurs, dès lors qu’ils sont dotés de discernement, la loi prévoit la création de "centres éducatifs fermés" pour les mineurs âgés de 13 à 18 ans faisant l’objet d’un contrôle judiciaire ou d’un sursis avec mise à l’épreuve.
    En revanche, la loi assouplit les conditions de la retenue judiciaire des 10-13 ans et instaure à leur endroit des "sanctions éducatives". Elle rend possible le placement sous contrôle judiciaire et en détention provisoire des mineurs de 13-16 ans ainsi que "le jugement à délai rapproché" pour les multirécidivistes.

    Avec le renforcement de la réponse pénale à la délinquance des mineurs, et pour désengorger les tribunaux, la justice doit cependant trouver de nouveaux modes de gestion pour les contentieux dits "de masse".
    La diversification des modes de réponses s’est notamment traduite par la relance des mesures alternatives aux poursuites et à l’emprisonnement contenues dans la loi du 9 mars 2004 sur l’adaptation de la justice aux nouvelles formes de criminalité. A l’initiative du Sénat en 2003, le loi prévoit que le juge des enfants exerce désormais l’ensemble des attributions dévolues au juge de l’application des peines (JAP) afin de renforcer la continuité du suivi des mineurs délinquants.

    La politique de "lutte contre les discriminations" occupe la galerie d'où les vertueux assistent à la mort de jeunes délinquants.

  • En 2009, le mot «contrôle» (ou 'audit ') est encore tabou dans l'opposition.
    Et pourtant, une centaine de cadres de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), ex-éducateurs ou directeurs, furent reconvertis en «auditeurs» pour sillonner les foyers et centres éducatifs de France: 1 200 établissements accueillant des mineurs gérés par des associations accréditées par l'État. Ils symbolisent la révolution culturelle engagée à la PJJ.
    Or, la Protection judiciaire de la jeunesse s'est recentrée sur les mineurs délinquants passés devant le juge, alors qu'auparavant les services accueillaient aussi des «mineurs en danger». «Mais faut-il attendre qu'ils mettent un pied dans la délinquance pour s'occuper d'eux ?», s'insurge un éducateur de Seine-Saint-Denis.
  • Le 18 février 2010
    60 propositions et 20 bonnes pratiques de terrain étaient proposées par un rapport sur la délinquance des jeunes remis par Jean-Yves Ruetsch, responsable du service Prévention Citoyenneté de la ville de Mulhouse) à Jean-Marie Bockel, alors secrétaire d'Etat à la Justice et maire de cette ville.

    => Voici quelques-unes des 60 propositions du rapport de 146 pages:

    - Etendre, comme alternative aux poursuites, les stages pour les parents lorsqu'ils "se soustraient à leurs obligations au point de compromettre la santé, la moralité ou l'éducation de leurs(s) enfants(s)". Lien PaSiDupes: les parents pénalement responsables ?
    La gauche a dénoncé une stigmatisation des familles défavorisées.

    - Pérenniser l'action de formation des policiers à la connaissance des quartiers sensibles en l'enrichissant d'une découverte du terrain avec les acteurs locaux.

    - Réfléchir à la création d'un nouveau métier d'"éducateur de la délinquance" dans les quartiers prioritaires et à la mise en place de groupes interprofessionnels d'échanges et d'analyse des pratiques des éducateurs de rue.
    La gauche a dénoncé une stigmatisation des familles défavorisées.

    - Mieux former les enseignants et directeurs d'écoles primaires à la transmission d'informations préoccupantes sur des enfants manifestement en danger.
    Mais la FSU, syndicat dominant, a refusé cette tâche supplémentaire au prétexte d'effectifs insuffisants.

    - Amplifier les actions de prévention des violences sexistes et sexuelles entre mineurs dans les collèges, lycées et structures jeunesse. Lien PaSiDupes
    La gauche a préféré ironiser sur « un retour » à la prévention plutôt que de la soutenir.

    - Instaurer des stages sur la "prévention du risque alcool" pour les mineurs en état d'ivresse sur la voie publique.
    La gauche a dénoncé une stigmatisation des jeunes des quartiers.

    - Encourager les mesures de réparation à l'encontre des élèves du secondaire commettant une faute.
    La gauche a dénoncé une discrimination des jeunes défavorisés.

    - Augmenter pour les mineurs délinquants, comme alternative rapide aux poursuites, les travaux d'intérêt général (TIG), les stages de citoyenneté et de formation civique.
    La gauche a dénoncé un acharnement sur les jeunes défavorisés.

    -Instituer un "projet de sortie d'établissement" pour chaque mineur incarcéré ou placé, dès le départ ou, au plus tard, six mois avant sa sortie programmée.
    La gauche a dénoncé une insuffisance comptable de moyens.

    Mineurs et sanctions pénales
    Le principe actuel est que le juge des enfants doit maintenir le mineur dans son milieu actuel chaque fois que cela est possible.
    Les mineurs qui commettent une infraction (vol, dégradations, tags...) pour la première fois, peuvent faire l'objet de la procédure dite de "rappel à la loi", qui concerne, en principe, les jeunes qui commettent une infraction pour la première fois, et non les récidivistes.
    Les cas où des mineurs âgés de 13 ans révolus et de moins de 16 ans peuvent être placés en détention provisoire sont stritement encadrés.
    Seuls le tribunal pour enfants et la cour d'Assises des mineurs peuvent prononcer des sanctions pénales à l’encontre des mineurs délinquants, sous réserve qu’ils soient âgés d’au moins 13 ans à l’époque des faits.
    => Avant 13 ans, seules des mesures ou des sanctions éducatives peuvent être prononcées contre un mineur. La prison n'est pas encourue par un mineur de 13 ans, âge minimum à partir duquel un mi­neur peut aujourd'hui être incarcéré.

    Le couvre feu sauverait-il de jeunes vies ?

    A Nice, cinquième ville de France, comme à Orléans où il a déjà été mis en oeuvre partiellement, tous les mineurs de moins de 13 ans non accompagnés sont tenus d'observer un couvre-feu entre 23h et 5h du matin, du mardi au vendredi, a annoncé la municipalité, début décembre 2009.
    Ce couvre-feu, devenu exécutoire après contrôle de légalité par le préfet des Alpes-Maritimes, stipule que les mineurs de moins de 13 ans seront reconduits à leur domicile.
    => Xavier Garcia, porte-parole départemental du PS, a estimé alors qu’un tel couvre-feu sera totalement inefficace, compte tenu de l’insuffisance des effectifs de la police municipale à Nice, particulièrement la nuit : «Il y a une quinzaine de policiers municipaux en faction la nuit pour 360.000 habitants. Cette mesure est inapplicable», a-t-il assuré.

    Les parents de la victime de 11 ans auraient-ils souhaité un couvre-feu à Marseille ?
  • dimanche 21 septembre 2008

    Encore un prof accusé de violence et mis en garde à vue : il se suicide

    Le SNES-FSU politise l'affaire
    Suite à une plainte pour violence d'un de ses élèves âgé de 15 ans, un enseignant d'un collège de Saint-Michel (Aisne) a été retrouvé mort à son domicile vendredi 19 septembre. Il se serait suicidé, selon La Voix du Nord.

    Placé en garde à vue parce qu’un adolescent a affirmé avoir reçu un coup de poing à l'issue d'un cours
    , ce professeur, qui niait les faits qui lui étaient reprochés, a été entendu durant plusieurs heures, la veille, jeudi 18, après une plainte déposée par le père de cet élève, puis remis en liberté. Le lendemain, vendredi après-midi, l'enseignant a été retrouvé mort à son domicile: il a donc pu se donner la mort dès le jeudi soir, à son retour du commissariat.
    Le professeur aurait donc eu un différend mardi avec l’élève de 15 ans, arrivé en retard en classe. C'est lors d'une explication sans témoin, à la fin du cours et dans la salle de cours, que l'enseignant aurait donné un coup de poing à l'élève, selon le plaignant. Le professeur avait été placé en garde à vue jeudi matin pour violences ayant entraîné une ...incapacité totale de travail (ITT) inférieure à huit jours par une personne chargée d'une mission de service public. Sa garde à vue avait été levée jeudi en fin d'après-midi.

    La gendarmerie a ouvert une enquête pour déterminer les circonstances de ce décès et pour permettre à la justice de décider des suites à donner à cette affaire. Elle s'interrogera de savoir s’il existe un lien entre l'audition de l'enseignant jeudi et son suicide le lendemain vendredi

    Le syndicat d’enseignants de gauche n’attend pas les conclusions de l’enquête pour polémiquer.
    Le représentant dans l'Aisne de la SNES-FSU, dirigée par Achiéri, a dénoncé la "disproportion des moyens policiers" après ce suicide d'un enseignant ! "Une fois de plus, on peut s'interroger sur la disproportion des moyens policiers mis en oeuvre avec la nature des faits reprochés à ce professeur" d'un collège près d'Hirson (Aisne), affirme-t-il, plus qu’il ne s’interroge.

    Considérant le nombre de conseillers psychologues de l'Education Nationale, COP (Conseillers d'Orientation Psychologues) et CPE (Conseillers principaux d'éducation -ils sont tous 'principaux'...- , qui ont succédé aux 'surveillants généraux'), lesquels font de la psycho à trois balles sans le diplôme, plutôt que de représenter la moindre autorité dans les établissements, nous est-il donc permis de nous interroger sur la réalité concrète de

  • l’aide psychologique de ces psychologues éclairés qui excluent leurs collègues professeurs de leur champ d’action, lorsque la police les tracasse;
  • du rôle réel de ces équipes pompeusement qualifiées de ‘pédagogiques mais qui ne prennent pas en compte les difficultés rencontrées par leurs collègues sur leur lieu de travail ;
  • et de l’utilité des syndicats qui s’intéressent à leurs collègues s’ils adhèrent, cotisent et militent, mais les négligent dans ce type de circonstances et préfèrent instrumentaliser leur douleur à des fins politiques.

    La communauté éducative, globalement, se révèle une nouvelle fois en dessous de tout
    Le professeur âgé de 38 ans, qui avait certes des problèmes personnels, familiaux et financiers, s’est manifestement trouvé tout seul à la sortie du commissariat de police et le SNES-FSU n’a donc pas porté assistance à personne en danger.
    Le supérieur hiérarchique direct de la victime a quant à lui fait appel à une cellule rectorale d’aide psychologique qui, le temps de se déplacer, a trouvé le fonctionnaire pendu à son domicile vendredi.

    L’indécence du SNES-FSU est indigne d’éducateurs
    Absent dans les premières heures, le syndicat n’a pas mis en œuvre les imposants moyens financiers et humains à sa disposition. Peut-être a-t-il même choisi de négliger son collègue mais d’exprimer sa compréhension aux parents de l'élève, qui se sont sentis encouragés, comme cela arrive, en fonction de l’engagement politique, syndical ou associatif des parents.

    La FSU récupère une situation douloureuse sans aucune pudeur
    Dès samedi, le syndicat voit dans ce drame "l'illustration de la dégradation de la situation de tous les enseignants, qui doivent faire face dans leur quotidien à des jeunes qui sont de moins en moins encadrés par des personnels qualifiés en nombre suffisants".

    Cette odieuse accusation ne pouvait donc attendre que leur collègue ait été porté en terre.