POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est justice des mineurs. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est justice des mineurs. Afficher tous les articles

jeudi 14 août 2014

Un ado de 15 ans poignarde une femme de 18 ans à mort

Mineur armé ...à tous hasard

Une jeune femme d'à peine 18 ans a été poignardée au ventre par un adolescent de 15 ans 


Le crime s'est déroulé à la station de tramway "Mare-au-Clerc" au Havre en Seine-Maritime en fin d'après-midi mercredi et la jeune femme est décédée ce jeudi matin à l'hôpital.

Une altercation entre jeunes se règle à l'arme blanche

La victime a reçu un coup de couteau à l'abdomen. 
Pour une raison indéterminée, le drame a opposé trois jeunes filles, mais une quatrième a été rouée de coups et son frère, témoin de la scène depuis le départ, est finalement intervenu pour blesser l'une des belligérantes avec son couteau.
La victime avait perdu beaucoup de sang avant l'arrivée des secours et a été transportée dans un état critique par le SAMU.

Les deux jeunes assaillantes ont été également placées en garde à vue. La jeune fille qui avait reçu des coups de pied a été hospitalisée pour diverses contusions

Toutes les personnes concernées par l'affaire sont originaires du Havre, une précision qui n'a aucun sens, sauf à enfumer l'opinion. La question à nouveau posée est celle de l'abaissement de l'âge pénal à 15 ans

L'enquête a été confiée à la Brigade criminelle de la sûreté départementale.
L'auteur "présumé" du coup de couteau, porteur d'une arme illégale, était toujours en garde à vue jeudi après-midi.

mardi 6 août 2013

Yvelines : trois détenus mineurs passent un surveillant à tabac

Un surveillant de la prison de Porcheville sequestré et ligoté 


Les mineurs ne sont plus des ados tranquilles
Un surveillant de l'établissement pour mineurs de Porcheville, dans les Yvelines, a été retrouvé ligoté et inconscient dans un local à poubelles. Trois jeunes l'auraient passé à tabac pour tenter de s'évader.

Vers 14 heures, au moins trois mineurs détenus, âgés de 16 et 17 ans, l'auraient menacé avec une lame de rasoir puis passé à tabac et attaché, pour tenter ensuite de s'évader, sans succès. Inconsciente, la victime a été conduite en urgence à l'hôpital de Mantes-la-Jolie.

Les trois jeunes interpellés

Ils ont tenté de s'enfuir par les toits en déplaçant des plaques du plafond d'une des salles de l'établissement lors de leur interpellation. Ils sont détenus dans l'unité "longue peine" de la prison pour respectivement viol, tentative de meurtre et vols. "
Le secrétaire local du syndicat FO

"Ils ont frappé un de nos agents, l'ont ligoté et menacé avec une lame de rasoir", a confirmé Samuel Decuignieres, le secrétaire local du syndicat Force Ouvrière. "L'un de ses collègues surpris qu'il ne réponde pas à son téléphone portable a eu la présence d'esprit de déclencher l'alerte et les trois jeunes ont été interpellés".


"On entend beaucoup "Nique ta mère" ou "Sale enculé", raconte Frédéric Velez, représentant CGT. A cause d'un regard ou d'une remarque, insultes et menaces laissent parfois place à la violence physique. Une bousculade, un coup, parfois plus grave. "C'est notre version de la pénibilité du travail", ironise ce délégué .
"Je ne me sens pas du tout en sécurité, que ça soit avec les surveillants ou avec les gosses qui sont de plus en plus déglingo", confie à ses collègues Bénédicte, jeune éducatrice de Porcheville, un établissement récent ouvert en 2008.

Alors que le Parquet de Chartres a libéré des malfaiteurs faute de places (lien PaSiDupes), il est douteux que Christiane Taubira entende le message et réforme le code pénal dans le sens d'un abaissement de l'âge de la responsabilité pénale.

mercredi 23 mai 2012

Taubira dorlote les mineurs délinquants récidivistes

Taubira gère la pénurie et redéploie au détriment des juges pour enfants 

Sans concertation, la Garde des Sceaux a décidé dimanche la suppression des tribunaux correctionnels pour adolescents de 16 à 18 ans.

Christiane Taubira détricote, sans consulter les juges 

Première mesure de laxisme prise d''autorité, les tribunaux correctionnels pour les adolescents de 16-18 ans récidivistes vont disparaître. Cette annonce, faite lors d'une visite au tribunal de Paris en compagnie de Pierre Joxe, 77 ans, ancien ministre socialiste devenu avocat pour enfants en 2010, à 75 ans, marque les débuts de la casse de la réforme de la justice. L'idée que les grands adolescents d'aujourd'hui ne sont plus les mêmes que ceux de l'après-guerre et que leur délinquance a évolué a pourtant fait l'objet d'un débat voulu par la droite au cours des deux derniers quinquennats.

Adapter le système  à cette nouvelle délinquance a été l'un des thèmes chers à Nicolas Sarkozy comme ministre de l'Intérieur, puis comme président. Rachida Dati, alors Garde des Sceaux, avait chargé l'universitaire André Varinard d'organiser la concertation, avec pour objectif de réformer la justice des mineurs, et une partie des propositions du groupe de réflexion avait été progressivement votée. Le tribunal correctionnel pour mineurs fait partie de ces mesures, mais il n'est entré en application qu'en janvier dernier, si bien qu'il n'est pas possible d'établir de bilan.

Pour les 16-18 ans récidivistes et risquant plus de trois ans de prison, le tribunal pour enfants, auparavant composé d'un juge des enfants et de deux assesseurs spécialisés, est désormais présidé par un juge pour enfants assisté de deux magistrats non spécialisés, habitués à juger également des majeurs. Cette nouvelle composition visait à plus de réalisme en rapprochant la justice des "grands" mineurs de celle des majeurs - l'abaissement de l'âge de la majorité pénale de 18 à 16 ans, un temps envisagé, n'étant pas possible à mettre en œuvre.

Du réalisme de  la sanction au mythe de l'éducation rédemptrice

Taubira n'a manifesté aucun respect aux magistrats qui se sont investis.
Les syndicats n'ont encore manifesté aucune irritation d'avoir été traités comme des pions.

Le manque de recul et la suppression idéologique avant toute évaluation ne permettent pas de dire si ces juridictions, auxquelles la ministre radicale de gauche n'a pas laissé le temps de faire ses preuves, ont prononcé des sanctions plus lourdes que ne l'auraient fait les anciens tribunaux pour enfants. 

Un autre changement important, sans consultation des juges

A cette destruction de la législation visant à durcir le message adressé aux  jeunes délinquants récidivistes s'ajoute, toujours pour cette tranche d'âge, le maintien de l'"excuse de minorité" - le principe selon lequel les peines applicables aux mineurs sont plus faibles, pour les mêmes faits, que celles visant les adultes - doit être justifié par le juge dans le cadre de la loi sur les peines planchers applicable aux récidivistes. Mais le programme de François Hollande annonce également la suppression de ce texte qui, lui, bénéficie en revanche de plusieurs années d'ancienneté.

Les principaux changements législatifs visant les mineurs seraient donc abrogés, au nom de la primauté de l'éducation sur la sanction prônée par l'ordonnance de 1945, le texte qui, malgré une soixantaine de modifications, sert de fondement à toute l'organisation de la justice des mineurs. 
Une partie importante des magistrats chargés de la jeunesse, mais aussi des éducateurs, n'avaient pas cessé de protester contre ces récentes mesures jugées trop répressives. Malgré tout, depuis plusieurs années, un vent de renouveau a soufflé sur la protection judiciaire de la jeunesse, dont les effectifs ont rajeuni. Une partie d'entre eux ne sont plus hostiles à un message de fermeté. Les centres éducatifs fermés, par exemple, d'abord montrés du doigt et assimilés à l'emprisonnement, sont quasiment plébiscités. Le PS promet d'augmenter leur nombre.

L'UMP est montée au créneau

"Cela ne me paraît pas un très bon signe", a estimé François Bayrou, interrogé lundi sur la suppression des tribunaux correctionnels pour mineurs, en soulignant que les jeunes de 16-18 ans concernés par ces tribunaux nouveaux sont ceux qui ont commis "des actes graves". 

Les leaders de l'UMP sont montés au créneau pour dénoncer le "laxisme" de la nouvelle Garde des Sceaux. Jean-François Copé a fait part de son inquiétude, estimant qu'il fallait "tirer la sonnette d'alarme". 
Rachida Dati a dit craindre que son successeur de la Place Vendôme "se laisse aller à l'idéologie, plutôt que de prendre le temps de découvrir les enjeux".

Le débat s'engage également sur le terrain des chiffres. Entre 2007 et 2010, selon les dernières statistiques du ministère, le nombre de mineurs condamnés pour des crimes a diminué, passant de 438 à 360, mais les chiffres des vols avec violence commis par des moins de 18 ans, eux, augmentent. Globalement, les mineurs délinquants restent plus longtemps entre les mains de la protection judiciaire de la jeunesse. 

Les statistiques font également état d'une anomalie à laquelle elles n'apportent pas de réponse: alors que le nombre de mineurs mis en cause dans un délit (ou un crime) augmente de 6 %, le nombre de ceux qui passent devant le juge diminue aussi de 6 %… 

La justice va-t-elle à nouveau se laisser aller  à trop de laxisme et les forces de l'ordre à trop de réactivité ? Les deux camps vont puiser leurs arguments dans les mêmes tableaux…