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jeudi 18 août 2016

Jacqueline Sauvage se dit épuisée mais la condamnée veut rester en prison

Jacqueline Sauvage renonce à faire appel de son maintien en prison  

Condamnée manipulée à des fins politiques

"Épuisée de l’acharnement judiciaire à son encontre", Jacqueline Sauvage, condamnée à dix ans de prison pour l'assassinat de son mari violent, a renoncé à faire appel du rejet de sa demande de libération conditionnelle. "Notre cliente a décidé de se désister de l’appel qu’elle allait interjeter contre ce jugement", ont indiqué jeudi les avocates femmes de Jacqueline Sauvage. 

La gauche radicale tente d'empoisonner le Flanby

Elle "pourra déposer une nouvelle demande de libération conditionnelle si elle le souhaite", a précisé la procureure de Melun, Béatrice Angelelli. Mais, "à ce jour, notre cliente n’est pas dans cet état d’esprit", ont opposé les avocates. 

Le tribunal d’application des peines (TAP) de Melun (Seine-et-Marne) avait refusé le 12 août d’accorder une libération conditionnelle à cette femme devenue un symbole des violences conjugales et partiellement graciée par un François Hollande incapable de prendre une décision nette et franche

Sa mère ne "croit plus en la justice," a lancé Carole Marot, une des filles de Jacqueline Sauvage, au micro de BFTMV. "Elle n’en peut plus de se justifier sans arrêt. Elle ne fera plus de demande de libération conditionnelle et attendra la fin de sa peine", a-t-elle ajouté.
Le Parquet, représentant le ministère de la Justice, qui soutenait une libération conditionnelle, ne fera pas non plus appel : une telle démarche était en effet, sur le plan de la procédure, conditionnée à un appel de la défense qui joue le jusqu'au-boutisme politique. Du fait des réductions de peine automatiques, Jacqueline Sauvage pourrait sortir en 2018, a expliqué la procureure de Melun. Jacqueline Sauvage, 68 ans, a été condamnée en appel en décembre à dix ans de prison par la cour d’assises du Loir-et-Cher pour le meurtre de son mari, qui la battait depuis des années et avait violé ses enfants. 

Médiatisation féministe

Un cabinet qui ne pratique pas la parité hommes-femmes
Lacondamnation de la sexagénaire avait suscité une vague de mobilisation, singulièrement féministe, et la demande de grâce présidentielle formulée par ses filles avait été appuyée par de nombreux parlementaires et personnalités. 
Le chef de l’État lui avait accordé le 31 janvier une grâce "partielle", notamment de la période de sûreté, ce qui lui avait permis de présenter immédiatement une demande de libération conditionnelle.

Depuis trois ans, Janine Bonaggiunta 
et son associée Nathalie Tomasini 
consacrent leur temps à défendre
les femmes battues
Dans sa décision et malgré la manipulation que subit la condamnée instrumentalisée pour la défense d'une cause qui la dépasse, le TAP de Melun a notamment reproché à Jacqueline Sauvage "de ne pas assez s’interroger sur son acte". Il a estimé qu’elle ne peut "prétendre vivre à proximité des lieux des faits, dans un environnement qui, compte tenu des soutiens dont elle bénéficie, et de la médiatisation [ou politisation] des faits, risquerait de la maintenir dans une position victimaire". Une condamnation à peine voilée de l'activisme de son entourage.

Ses avocates avaient dénoncé un "véritable acharnement judiciaire". Me Nathalie Tomasini et Me Janine Bonaggiunta, avocates de la défense (ci-dessus), mettent en cause les magistrats "qui probablement règlent leurs comptes, car la grâce présidentielle a été extrêmement mal perçue par l’ensemble de la profession".
Or, la presse rapporte que si, en 2010, les deux avocates Me Bonaggiunta et Nathalie Tomasini se sont trouvées, c'est qu'elles partageaient des rancoeurs similaires qui les portèrent à décider de rattraper vingt ans de retard. "On était mal en point". La dernière sortait d’une longue procédure visant à obliger son ex à reconnaître la paternité de leur fils et la première, Janine Bonaggiunta, traversait une période difficile avec son mari.

"Je vais tenir. On va continuer à se battre", fait-on dire à la condamnée

Après cette décision,
les "soutiens" (ou manipulateurs) de Jacqueline Sauvage ont lancé une nouvelle pétition en ligne pour réclamer sa "libération immédiate". Dans le respect de la Justice, bien évidement ! Elle a recueilli à ce jour près de 215.000 signatures. 
L’une des marraines de l’association 'Ni putes ni soumises', la comédienne féministe Eva Darlan (ci-contre, à gauche), a très vite réagi, dénonçant "une justice incroyable," sur France Info
La comédienne a ainsi laissé éclater son indignation: "C'est absolument monstrueux (...) C'est une marque forte de dire qu'on ne touche pas au mec qui cogne". De tout cœur avec Jacqueline Sauvage qu'elle soutient depuis le début de l'affaire, cette habituée de l'émission radiophonique 'Le Tribunal des flagrants délires' décide : "Elle a payé, ça va. Ça fait quatre ans qu'elle est en taule, elle peut sortir," justifiant l'auto-justice. Voulant continuer le combat, elle prévient : "On va recommencer à aller dans la rue, recommencer à faire des pétitions, recommencer à faire du barouf."

Des responsables politiques, dont la maire PS de Paris Anne Hidalgo et François Bayrou (Modem), se sont laissés aller à critiquer une décision de justice "incompréhensible", selon eux.

Abus de faiblesse sur personne vulnérable

Les "shérifs" de ces dames
Jacqueline Sauvage avait été reconnue coupable, en première instance comme en appel, d’avoir tué son mari de trois coups de fusil dans le dos en 2012, après 47 ans d’enfer conjugal. Lors de son procès, ses trois filles avaient témoigné à charge contre leur père, entrepreneur d’une société de transport, tué à l’âge de 65 ans. Toutes trois auraient été violées, battues comme l’était leur mère. Leur frère, également victime des violences de son père, s’était suicidé la veille du jour où Jacqueline Sauvage a tiré sur son mari. 

L’avocat général avait estimé que la légitime défense n’est "absolument pas soutenable". Le silence prolongé de cette mère est d'autant moins compréhensible quand l'insoutenable horreur a frappé ses propres enfants sur la durée.


jeudi 18 septembre 2014

Voitures incendiées : un maire du Nord écrit à François Hollande

Valls, ancien ministre de l'Intérieur, trop agité pour agir ?

Dans la banlieue de Lille, pas moins de 21 voitures ont été incendiées en deux semaines.
 
Quartier de la Rouge-Porte
à Halluin (août 2014)
Le préfet et son ministre sont-ils dépassés, que Gustave Dassonville, le maire UMP d'Halluin, a envoyé lundi à François Hollande une lettre de demande de renforts policiers?
La rue des Frères-Baert porte encore les traces noires des incidents du week-end dernier. Sept véhicules sont partis en flammes dans la nuit de samedi à dimanche. Ce qui porte à 21 le nombre de voitures incendiées depuis deux semaines dans cette commune frontalière de la Belgique dans le département du Nord. Depuis, le quartier de la Rouge Porte est en effervescence. "C'était l'apocalypse, assure Sandrine, 38 ans. Depuis, nos jumelles de 11 ans ont peur et dorment dans le même lit." Il ne reste plus rien d'une des deux voitures de cette famille.

"Aujourd'hui, quand on rentre la nuit, on a peur," dans la métropole lilloise
Sabine, 51 ans, a également perdu ses deux véhicules. "Mon quartier, je ne le vois plus de la même façon; je me sens moins en sécurité. Il y a quelques années, on voulait déménager, on ne l'a pas fait, je regrette bien. Pour vendre une maison quand il se passe ça, c'est compliqué… Il y a de la place pour se garer, c'est l'avantage !" L'Halluinoise a beau ironiser, la situation inquiète dans cette ville de 20.000 habitants. "Avant, Halluin, c'était la ville où on rêvait de vivre, témoigne Sandrine, 44 ans.
 
Plus de policiers et plus de caméras

Halluin, septembre 2014
Dans cette ville surnommée "Halluin la Rouge", l'inquiétude est d'autant plus vives que cette série d'incendies reste inexpliquée. La police s'oriente vers la piste évidente du vandalisme ou d'une poussée de violence liée à un trafic de stupéfiants facilité par la proximité de la frontière belge. Depuis quelques temps déjà, les habitants de ce quartier sont sur le qui-vive.  

Dans la nuit de samedi à dimanche, le double vitrage de la fenêtre de Caroline, 33 ans, s'est fendu sous la chaleur des flammes. Son voisin admet qu'il est "sur ses gardes", et qu'il en a "ras-le-bol". "Jusqu'au jour où quelqu'un flinguera un autre parce qu'il touchera à sa voiture", s'inquiète-t-il. "Les gens ont le sentiment d'être abandonnés, souligne le maire UMP, Gustave Dassonville, qui a pris la ville au PS. Le risque, c'est que les habitants se radicalisent: ils me disent qu'ils ne vont plus payer leurs impôts, qu'ils vont se faire justice eux-mêmes…

Dans son courrier adressé à François Hollande, le maire va jusqu'à évoquer "un début de guérilla urbaine". 
"Pendant que vous faites la police en Irak ou en Syrie, ça brûle chez nous, sans que ça ait l'air d'émouvoir votre gouvernement", écrit-il, avant de dépeindre la scène de la nuit du 13 au 14 septembre: "On se serait cru à Beyrouth." 
"C'est le devoir d'un maire de faire remonter les choses avant qu'il ne soit trop tard", estime Gustave Dassonville, et si les images sont fortes, c'est pour avoir, peut-être, la chance d'obtenir une réponse: "Je suis lucide; je sais qu'il n'y a pas qu'Halluin." 

Pour l'élu, il faudrait plus de policiers, mais aussi plus de caméras de vidéosurveillance. Il veut en doubler le nombre dans sa commune durant son mandat. Il y a quelques années, la commune mi-urbaine mi-rurale, avait l'image d'un "havre de paix". Pour son maire, elle est "en train de devenir Roubaix".

jeudi 14 août 2014

Un ado de 15 ans poignarde une femme de 18 ans à mort

Mineur armé ...à tous hasard

Une jeune femme d'à peine 18 ans a été poignardée au ventre par un adolescent de 15 ans 


Le crime s'est déroulé à la station de tramway "Mare-au-Clerc" au Havre en Seine-Maritime en fin d'après-midi mercredi et la jeune femme est décédée ce jeudi matin à l'hôpital.

Une altercation entre jeunes se règle à l'arme blanche

La victime a reçu un coup de couteau à l'abdomen. 
Pour une raison indéterminée, le drame a opposé trois jeunes filles, mais une quatrième a été rouée de coups et son frère, témoin de la scène depuis le départ, est finalement intervenu pour blesser l'une des belligérantes avec son couteau.
La victime avait perdu beaucoup de sang avant l'arrivée des secours et a été transportée dans un état critique par le SAMU.

Les deux jeunes assaillantes ont été également placées en garde à vue. La jeune fille qui avait reçu des coups de pied a été hospitalisée pour diverses contusions

Toutes les personnes concernées par l'affaire sont originaires du Havre, une précision qui n'a aucun sens, sauf à enfumer l'opinion. La question à nouveau posée est celle de l'abaissement de l'âge pénal à 15 ans

L'enquête a été confiée à la Brigade criminelle de la sûreté départementale.
L'auteur "présumé" du coup de couteau, porteur d'une arme illégale, était toujours en garde à vue jeudi après-midi.