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dimanche 26 juin 2011

Sanctions scolaires: ça va changer à la rentrée


Harmonisation des sanctions scolaires


L'amère Royal s’était déclarée
« favorable à l’encadrement militaire des [jeunes] délinquants »,
une mesure inscrite dans son programme présidentiel de 2007
et à nouveau proposé à l'expérimentation à La Rochelle.
(
lien LDH)

Un nouveau code des punitions pratiquées dans le secondaire est publié aujourd’hui au « Journal officiel ».

Depuis le temps qu’on en parle, les travaux d’intérêt général vont vraiment faire leur entrée au collège et au lycée à partir de la rentrée prochaine. En-deça des mesures à l'étude qui envisageaient il y a deux ans le tout-sécuritaire, portiques et caméras partout comme solution radicale aux violences scolaires d'un nouveau type, ils figurent parmi les nouveautés dans le décret qui paraît au « Journal officiel » aujourd’hui.
Un texte qui remet à plat tout l’arsenal des sanctions disciplinaires dans le secondaire applicable sur l'ensemble du territoire.

Harmonisation

Un grand ménage qui n’avait pas été fait depuis 1985.
Prédécesseur de Luc Chatel à l’Education nationale, Xavier Darcos en avait déjà esquissé la nécessité, évoquant même la rédaction d’un « code de la paix scolaire », qui devait harmoniser des punitions et sanctions à géométrie variable, selon les établissements et les régions. « Un même fait de violence n’entraîne évidemment pas la même réaction au fin fond du Limousin qu’en Seine-Saint-Denis », justifie-t-on au ministère. Tout dépend évidemment du climat de l’établissement et partant, du seuil de tolérance. En clair, là où un gros mot de travers emportera illico la convocation d’un conseil de discipline, voire l’exclusion du collège en Corrèze, il en faudra nettement plus dans un environnement régulièrement baigné d’irrespect et de petites violences quotidiennes…
Le rapport remis par le juriste Alain Bauer au ministre, lors des états généraux de la violence scolaire à l’école l’an dernier souligne que la pagaille est précisément contre-productive : quand on ne sait plus le sens d’une punition, qu’elle n’est accessoirement jamais expliquée, elle contribue au contraire à faire le lit de la violence.
La refonte des sanctions publiée aujourd’hui, qui prendra effet dès la rentrée prochaine, s’est largement inspirée de ses préconisations.

L'arsenal ancien est inadapté aux violences actuelles

Le 16 juin 2006, sur le parvis de la gare de ...La Rochelle, Ségol'haine Royal s'était faite proprement entartée par un jeune, Jonathan Joly.
La Présidente de la région n'ose plus se rendre à La Rochelle...
lien PaSiDupes

Les cent lignes à copier, qui se situent souvent au niveau de la sottise du potache, continueront d’avoir cours, tout comme les mots du professeur dans le carnet de liaison qui provoquent des réactions ulcérées, voire grossières des parents en flagrant délit d'incompétence. Parce que les enfants-rois continuent de régner sur l’école primaire, où en matière de discipline les règlements intérieurs font la loi et les enseignants y sont souverains, alors le ministre Luc Chatel explique, impuissant: « et parce que le problème n’y est pas le même ». En effet, le nerf de la guerre est entre les mains du maire: son moyen de pression n'est donc pas le nerf de boeuf.

La refonte des sanctions ne vise que les procédures disciplinaires, qui sont inscrites au Code de l’éducation et ne peuvent pour cette raison qu’être modifiées par décret. Au seul choix, aujourd’hui limité, entre heures de colle, avertissement en conseil de classe et exclusion, s’ajoutent désormais une série d’outils « hiérarchisés, pour rendre les sanctions de demain à la fois plus solennelles et plus justes ».

Les punitions au collège sont un maquis dénoncé par le criminologue Alain Bauer en mars 2010 au ministre de l’Education nationale, avant la tenue d’états généraux de la violence à l’école.
Les chiffres d’abord ne sont pas très rassurants, d’autant que les données s’arrêtent en 2003 et que la situation ne s’est pas améliorée depuis.
Sur plus de 11300 collégiens interrogés entre 1999 et 2003 par l’Observatoire international de la violence à l’école, un tiers avouait ne pas connaître le règlement intérieur de l’établissement (pourtant à signer en début d’année), 66% déclaraient avoir été punis (le plus souvent des garçons) pour bavardage intempestif, devoirs pas faits, ou carrément insultes et injures envers un petit camarade… C’est en classe que l’on punit le plus. En tête de gondole, l’incontournable heure de colle (39% des punitions), distribuée principalement par les profs (56%) ou le CPE (11,5%), suivie de près par les lignes à copier (29%), pourtant interdites depuis longtemps par les circulaires officielles, puis la note baissée ou le zéro et le « devoir collectif » — autrement dit la bonne vieille interro surprise décrétée par colère. Et 30% des collégiens trouvent la punition injuste. Alain Bauer relève surtout, pour sa part, que « l’application des punitions et sanctions est souvent maladroite ». Si elle est motivée, la sanction est plus que rarement précédée d’un temps « contradictoire où l’on écoute la défense du puni » et rarement expliquée. Elle perd du coup sa valeur éducative « soit une chance de servir à quelque chose », et renforce le sentiment d’injustice. Se faire virer de cours? Une pratique massive, selon le rapport, au point qu’elle est devenue banale. « On trouve parfois l’équivalent d’une classe d’exclus par heure au collège », observe Alain Bauer. Une sanction distribuée en vrac, pour des irrespects aussi divers que le port d’une casquette, un oubli de matériel ou des transgressions beaucoup plus graves. Problème, elle participe au climat de violence dans l’établissement : l’élève qui traîne dans le couloir a vite fait de se venger en dégradant les locaux, ou de glisser vers un « absentéisme perlé ».

L’exclusion définitive: sanction ultime
Prononcée par le conseil de discipline, elle doit redevenir ce qu’elle… devrait être, la sanction ultime et exceptionnelle: quand l’équipe enseignante n’en peut plus et qu’il faut protéger les autres élèves. Elle tend à être prononcée trop souvent aujourd’hui : 15000 élèves (de collège, essentiellement, et en lycée professionnel) se voient exclure de leur bahut chaque année! « Si j’accédais à la demande de tous mes profs, je ferais un conseil de discipline tous les jours », soupire le principal d’un collège du nord de la capitale. Or l’exclusion définitive « ne fait que déplacer le problème », constate le ministère. L’Education nationale ayant le devoir de scolariser tout le monde jusqu’à 16 ans, le turbulent atterrit au collège voisin. Finalement, « on ne fait que se refiler le bébé » turbulent.

L’exclusion temporaire : limitée à huit jours
On pourra continuer de renvoyer huit jours un élève insupportable. Mais plus longtemps, entre une semaine et un mois, est une sanction jugée inefficace, voire contre-productive. Le collégien se retrouve en effet la plupart du temps lâché dans la nature. Ce qui ne l’empêche pas de rôder autour de son établissement : « C’est fou comme ils aiment subitement leur collège dans ces cas-là! » ironise une principale. Or nombre de violences constatées devant certains collèges ont pour origine l’aigreur d’un exclu, qui traîne dehors et fomente sa vengeance.

L’exclusion de classe ne dispense pas de devoirs.
Aucun prof excédé n’a attendu un décret pour prier un élève lassant de quitter son cours et de n’y revenir qu’à la séance suivante, quand il sera calmé. Le Code de l’éducation modifié prévoit désormais la possibilité d’exclure un perturbateur de sa classe pendant quelques jours : huit au maximum. Il doit en revanche rester dans l’établissement, et y travailler. A charge pour les collèges d’imaginer sous quelle surveillance, et pour le prof principal du puni, de veiller à ce qu’il fasse ses devoirs.

Le TIG, nouvel outil
C'était dégradant, humiliant !...
Aujourd'hui, quelques très rares établissements, guère plus de deux ou trois dans la capitale, ont déjà imaginé de mettre une telle pratique en place. A partir de la rentrée, tous les établissements secondaires sont invités à en imaginer et à y recourir. Le conseil de discipline pourra prononcer un TIG comme « peine principale », ou en alternative à une autre sanction. Pendant vingt heures maximum, mais en dehors du temps scolaire, et avec accord des parents, l’élève sera invité à réparer et/ou réfléchir. Dans son collège ou à l’extérieur, au sein d’une association par exemple. Le ministère commence à signer des conventions, qui pourront être déclinées localement par chaque collège avec des organismes, comme la Licra. Un élève sanctionné pour propos racistes pourrait ainsi se voir envoyer dans une délégation locale, se faire une idée concrète de ce que le racisme implique.

La commission éducative
Chaque établissement va devoir se doter de cette instance supplémentaire. Présidée par le chef d’établissement, qui la constitue librement avec accord du conseil d’administration, mais autant que possible ouverte aux assistantes sociales, médecin scolaire, infirmière. L’idée : outre mettre les professeurs concernés en minorité, avoir un autre lieu que le conseil de discipline, ou le conseil de classe, pour évoquer le cas des élèves et de situations (harcèlement, notamment) qui posent problème, et tenter d’y remédier par un travail d'équipe.



Septembre 2010: Fidèle de Désirdavenir Royal, Maxime Bono soutenait l'idée de voir les militaires encadrer des délinquants, et elle proposait de tester cette initiative au 519e régiment à ...La Rochelle, dont il est le maire.

samedi 20 novembre 2010

Drogue: guetteur à 11 ans et cible de tueurs à la kalachnikov

Un ado de 16 ans meurt sous les balles à Marseille

Le salaire de l'économie souterraine

Dans le quartier de Sylvie Andrieux (PS)
Fin janvier 2010 déjà, l'hypothèse d'un règlement de comptes était aussitôt retenue au Clos la Rose dans le 13e arrondissement de Marseille où un homme de 23 ans a été grièvement blessé par balles dans un parking. La victime est connue des services de police pour divers braquages et trafics de stupéfiants.

Fin novembre 2010, une fusillade s'est encore produite, peu après 22 heures dans la cité populaire Le Clos de la Rose, dans les quartiers du nord de la ville. Un garçon de 11 ans est dans un état grave. Il a été touché par trois balles, au cou, dans une main et dans le dos. "L'enfant était bel et bien visé par les tueurs", a déclaré le procureur de la République Jacques Dallest, cité par La Provence.
"Même si l'enfant de 11 ans faisait le guetteur pour le compte d'un vendeur, c'est incroyable à cet âge-là d'être la cible d'un règlement de comptes", a-t-il déploré.

Dans cette fusillade liée au trafic de drogue, un adolescent de 16 ans a été tué. Il était connu des services de police.

Les assos n'auraient pas dû être sans ressources

Mais la députée socialiste Sylvie Andrieux, conseillère municipale de Marseille et vice-présidente du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur, déléguée à la politique de la ville, a été mise en examen (juillet 2010) pour complicité de tentative d'escroquerie et complicité de détournement de fonds publics (lien Le Monde)
Elle est impliquée dans le scandale du détournement des subventions du Conseil Régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur présidé par Michel Vauzelle (PS) (lien PaSiDupes): 700 000 euros présumés détournés devaient être affectées aux associations des quartiers nord de Marseille où la vertueuse était justement conseillère municipale et où on meurt sous les balles de trafiquants, à 11 ans.
Lien PaSiDupes: suspension de l'élue socialiste

Les victimes de l'argent facile

Les policiers pensent ce nouveau règlement de compte est lié au trafic de stupéfiants dans les cités marseillaises.

Un climat
Le jeune adolescent tué vendredi soir est la 18e victime de règlements de comptes depuis le début de l'année dans les Bouches-du-Rhône, et le rythme s'accélère.
Samedi dernier, un homme de 30 ans a été blessé par balles sur la commune des Pennes-Mirabeau, à l'ouest de Marseille. Quarante-huit heures plus tôt, un homme de 22 ans avait été abattu au fusil kalachnikov tout près du lieu de la fusillade de la nuit dernière. Il faudrait aussi citer Martigues ou Port-de-Bouc.

Que du lourd
L'utilisation de plus en plus fréquente d'armes inquiète les policiers. Les armes de guerre circulent en nombre. A bord de deux véhicules, plusieurs individus munis d'armes lourdes ont ouvert le feu sur les jeunes de la cité.
"Le fort taux de pénétration de ces armes dans les cités fait qu'on s'y promène avec une kalachnikov", dit le représentant syndical, selon qui les armes arrivent de pays d'Europe de l'Est par voies maritime et terrestre et sont disponibles à un prix très bas.

Et du (très) jeune
"Les victimes de règlement de comptes sont de plus en plus jeunes. On peut présumer que les tueurs sont aussi de plus en plus jeunes", a commenté le délégué à Marseille du syndicat Alliance police nationale, David-Olivier Reverdy.

La législation

La loi d’orientation et de programmation pour la justice du 9 septembre 2002
Elle marqua un durcissement sensible de la réponse pénale à la délinquance des mineurs.
Outre la réaffirmation du principe de la responsabilité pénale des mineurs, dès lors qu’ils sont dotés de discernement, la loi prévoit la création de "centres éducatifs fermés" pour les mineurs âgés de 13 à 18 ans faisant l’objet d’un contrôle judiciaire ou d’un sursis avec mise à l’épreuve.
En revanche, la loi assouplit les conditions de la retenue judiciaire des 10-13 ans et instaure à leur endroit des "sanctions éducatives". Elle rend possible le placement sous contrôle judiciaire et en détention provisoire des mineurs de 13-16 ans ainsi que "le jugement à délai rapproché" pour les multirécidivistes.

Avec le renforcement de la réponse pénale à la délinquance des mineurs, et pour désengorger les tribunaux, la justice doit cependant trouver de nouveaux modes de gestion pour les contentieux dits "de masse".
La diversification des modes de réponses s’est notamment traduite par la relance des mesures alternatives aux poursuites et à l’emprisonnement contenues dans la loi du 9 mars 2004 sur l’adaptation de la justice aux nouvelles formes de criminalité. A l’initiative du Sénat en 2003, le loi prévoit que le juge des enfants exerce désormais l’ensemble des attributions dévolues au juge de l’application des peines (JAP) afin de renforcer la continuité du suivi des mineurs délinquants.

La politique de "lutte contre les discriminations" occupe la galerie d'où les vertueux assistent à la mort de jeunes délinquants.

  • En 2009, le mot «contrôle» (ou 'audit ') est encore tabou dans l'opposition.
    Et pourtant, une centaine de cadres de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), ex-éducateurs ou directeurs, furent reconvertis en «auditeurs» pour sillonner les foyers et centres éducatifs de France: 1 200 établissements accueillant des mineurs gérés par des associations accréditées par l'État. Ils symbolisent la révolution culturelle engagée à la PJJ.
    Or, la Protection judiciaire de la jeunesse s'est recentrée sur les mineurs délinquants passés devant le juge, alors qu'auparavant les services accueillaient aussi des «mineurs en danger». «Mais faut-il attendre qu'ils mettent un pied dans la délinquance pour s'occuper d'eux ?», s'insurge un éducateur de Seine-Saint-Denis.
  • Le 18 février 2010
    60 propositions et 20 bonnes pratiques de terrain étaient proposées par un rapport sur la délinquance des jeunes remis par Jean-Yves Ruetsch, responsable du service Prévention Citoyenneté de la ville de Mulhouse) à Jean-Marie Bockel, alors secrétaire d'Etat à la Justice et maire de cette ville.

    => Voici quelques-unes des 60 propositions du rapport de 146 pages:

    - Etendre, comme alternative aux poursuites, les stages pour les parents lorsqu'ils "se soustraient à leurs obligations au point de compromettre la santé, la moralité ou l'éducation de leurs(s) enfants(s)". Lien PaSiDupes: les parents pénalement responsables ?
    La gauche a dénoncé une stigmatisation des familles défavorisées.

    - Pérenniser l'action de formation des policiers à la connaissance des quartiers sensibles en l'enrichissant d'une découverte du terrain avec les acteurs locaux.

    - Réfléchir à la création d'un nouveau métier d'"éducateur de la délinquance" dans les quartiers prioritaires et à la mise en place de groupes interprofessionnels d'échanges et d'analyse des pratiques des éducateurs de rue.
    La gauche a dénoncé une stigmatisation des familles défavorisées.

    - Mieux former les enseignants et directeurs d'écoles primaires à la transmission d'informations préoccupantes sur des enfants manifestement en danger.
    Mais la FSU, syndicat dominant, a refusé cette tâche supplémentaire au prétexte d'effectifs insuffisants.

    - Amplifier les actions de prévention des violences sexistes et sexuelles entre mineurs dans les collèges, lycées et structures jeunesse. Lien PaSiDupes
    La gauche a préféré ironiser sur « un retour » à la prévention plutôt que de la soutenir.

    - Instaurer des stages sur la "prévention du risque alcool" pour les mineurs en état d'ivresse sur la voie publique.
    La gauche a dénoncé une stigmatisation des jeunes des quartiers.

    - Encourager les mesures de réparation à l'encontre des élèves du secondaire commettant une faute.
    La gauche a dénoncé une discrimination des jeunes défavorisés.

    - Augmenter pour les mineurs délinquants, comme alternative rapide aux poursuites, les travaux d'intérêt général (TIG), les stages de citoyenneté et de formation civique.
    La gauche a dénoncé un acharnement sur les jeunes défavorisés.

    -Instituer un "projet de sortie d'établissement" pour chaque mineur incarcéré ou placé, dès le départ ou, au plus tard, six mois avant sa sortie programmée.
    La gauche a dénoncé une insuffisance comptable de moyens.

    Mineurs et sanctions pénales
    Le principe actuel est que le juge des enfants doit maintenir le mineur dans son milieu actuel chaque fois que cela est possible.
    Les mineurs qui commettent une infraction (vol, dégradations, tags...) pour la première fois, peuvent faire l'objet de la procédure dite de "rappel à la loi", qui concerne, en principe, les jeunes qui commettent une infraction pour la première fois, et non les récidivistes.
    Les cas où des mineurs âgés de 13 ans révolus et de moins de 16 ans peuvent être placés en détention provisoire sont stritement encadrés.
    Seuls le tribunal pour enfants et la cour d'Assises des mineurs peuvent prononcer des sanctions pénales à l’encontre des mineurs délinquants, sous réserve qu’ils soient âgés d’au moins 13 ans à l’époque des faits.
    => Avant 13 ans, seules des mesures ou des sanctions éducatives peuvent être prononcées contre un mineur. La prison n'est pas encourue par un mineur de 13 ans, âge minimum à partir duquel un mi­neur peut aujourd'hui être incarcéré.

    Le couvre feu sauverait-il de jeunes vies ?

    A Nice, cinquième ville de France, comme à Orléans où il a déjà été mis en oeuvre partiellement, tous les mineurs de moins de 13 ans non accompagnés sont tenus d'observer un couvre-feu entre 23h et 5h du matin, du mardi au vendredi, a annoncé la municipalité, début décembre 2009.
    Ce couvre-feu, devenu exécutoire après contrôle de légalité par le préfet des Alpes-Maritimes, stipule que les mineurs de moins de 13 ans seront reconduits à leur domicile.
    => Xavier Garcia, porte-parole départemental du PS, a estimé alors qu’un tel couvre-feu sera totalement inefficace, compte tenu de l’insuffisance des effectifs de la police municipale à Nice, particulièrement la nuit : «Il y a une quinzaine de policiers municipaux en faction la nuit pour 360.000 habitants. Cette mesure est inapplicable», a-t-il assuré.

    Les parents de la victime de 11 ans auraient-ils souhaité un couvre-feu à Marseille ?
  • samedi 26 juin 2010

    Insulte à Sarkozy: 35 heures de travaux d'intérêt général

    La justice est-elle un jeu politique ?

    Les circonstances

    Le président de la République, Nicolas Sarkozy, rendait mercredi soir la visite qu'il avait promise à la Seine-Saint-Denis. L'opposition démocratique lui en avait lancé le défi, acceptant – avec certains de ses élus – que le 9.3 soit une zone de non-droit. Ce département souffre particulièrement de la délinquance à laquelle le Conseil régional oppose une politique de prévention aux effets que chacun peut apprécier dans l'insécurité au quotidien.

    Pendant près de trois heures, le président a néanmoins sillonné le département
    à partir de 21 heures.
    Il s'est notamment rendu à la Cité des 4.000 à La Courneuve, qu'il avait promis de "nettoyer au kärcher" en juin 2005, alors qu'il était ministre de l'Intérieur, après la mort d'un enfant, Sidi Ahmed, tué par une balle perdue.
    Il était accompagné dans ces quartiers sensibles du ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, du préfet de police Michel Gaudin, du directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard, et du préfet de Seine-Saint-Denis, Christian Lambert.

    La vulgarité qui n'interpelle pas Titine Aubry

    Le procureur avait réclamé une peine de 210 heures de TIG et sa privation des droits civils et civiques. En s'adressant au Président de la République, seul responsable politique démocratiquement élu au suffrage universel, Mohamed Bridji avait lancé, selon les propos rapportés à l'audience et que le jeune adulte de 21 ans a reconnus:
    "Va te faire enculer, connard, ici t'es chez moi", du Didier Porte dans le texte. Tels sont les mots injurieux du jeune Dionysien poursuivi pour outrage envers le chef de l'Etat et rébellion. Le président qui n'a d'abord pas bien entendu lui a demandé de répéter. Ce qu'il a fait.
    Avant l'audience, son avocate avait déclaré que, son client, n'avait fait que "donner son opinion sur la vie politique à Nicolas Sarkozy.

    Le premier secrétaire du PS, Mme Aubry-Brochen n'est encore pas au courant et ne condamne donc pas la vulgarité du Mohamed Bridji, son porte-parole a la tête ailleurs et Désirdavenir Royal ne demande pas pardon pour le malotru. Les insultes peuvent continuer de plus belle dans la « république du respect » et désormais du "bien-être" voulue par Titine Aubry !

    La juge rend la justice socialiste ?

    Martine Aubry nous a condamnés à la semaine de 35h et le juge de Bobigny aussi.
    Vendredi, la juge de la 17e chambre du tribunal le tribunal de grande instance de Bobigny a fixé le tarif de l'insulte à la fonction suprême à 35 heures de travaux d'intérêt général (TIG).
    L'humour de la juge prend-il sa source à France Inter chez les Porte-Guillon ou Rue de Solférino ?

    L'interpellation

    Mohamed Brigji peut opposer de la résistance, mais la police doit faire dans la dentelle.

    Version des accusés

    S'en était suivi une interpellation qualifiée de "musclée" par la présidente du tribunal Sophie Parmantier.
    Mohamed Brigji avait été interpellé à la gare de Saint-Denis où il y avait eu une interpellation musclée". "Il n'y avait pas lieu à menottage, à plaquer au sol la personne", a estimé l'avocate, ajoutant que son client "a la tête défigurée, un oedème au niveau du visage, le nez amoché, des pansements" et "ne va pas du tout bien".
    Elle a confirmé que son casier judiciaire était « vierge », comme un casier peut l'être en 2010. Comme Désirdavenir Royal "Il est droit dans ses bottes par rapport à ses déclarations", dans lesquelles " il a exprimé son opinion vis-à-vis du président", a ajouté, admirative, l'avocate, qui a des citations édifiantes, et qui préciseque la plainte émanait des policiers.

    Version des plaignants
    Les trois fonctionnaires de police présents à l'audience, qui s'étaient constitués partie civile, affirment ne pas s'être écartés de la procédure qui prévoit, dans ces circonstances, de mettre l'individu à l'écart "en moins de 30 secondes".
    Mohamed Bridji réfute la version policière. " Il ment. C'est un mytho(mane)", hurle-t-il au récit d'une des parties civiles. "Pour avoir ça, c'est qu'il y a eu un truc", dit-il, en montrant ses ecchymoses. Asthmatique, il affirme que la suffocation a brouillé sa mémoire.
    La procureure, Anaïs Leborgne, retient la provocation de l'insulte et en souligne "la vulgarité inadmissible". Elle requiert notamment 210 heures de TIG et la suspension du droit de vote.

    « Société du care »: la vulgarité pour plus de bien-être à la socialiste

    Dans la société socialiste la recherche du bien-être passe par l'extériorisation des tensions: il convient de se soulager sur l'autre et l'insulte serait un exutoire privilégié.

    Peut-on s'adresser au juge en ces termes ?

    Le condamné est victime de l'exemple d'humour véhiculé par le service public. A France Inter, Stéphane Guillon et Didier Porte ont été des mois durant les formateurs de la Seine-Saint-Denis. Il ont appris le respect sur France Inter. Mais à la différence de leurs modèles, les « d'jeuns » un peu justes du 9.3 doivent répondre devant le tribunal de leurs grossièretés.

    Un casier judiciaire vierge n'a pas de sens

    La presse fait valoir que le jeune homme n'a pas de casier judiciaire.
    Son avocate confirme, mais précise néanmoins qu' "il y a eu quelques signalements"... Voilà donc à quoi mène le laxisme de la justice et de Radio France

    jeudi 13 août 2009

    Vive les vacances: des jeunes défavorisés de l'Essonne mettent le désordre à Royan

    Des défavorisés en vacances à la satisfaction de tous ?

    Dès avant le 14 juillet, la propagande des media engagés voulait que la saison estival soit un fiasco: la saison devait être minable, puisqu'il fallait démontrer que les Français n'ont pas les moyens de se payer des vacances, qu'ils en réduisent la durée ou qu'ils cachent leur misère dans des mobil-homes. L'opposition a aussi tenté d'apitoyer les braves gens sur le sort peu enviable des « jeunes » des quartiers qui ne prennent pas de vacances. Mais les faits jettent parfois une lumière inattendue sur la démagogie élémentaire.
    Le fait divers qui suit est symptomatique de la propagande à laquelle nous sommes soumis, mais il n'a pourtant aucune chance de servir de leçon aux violonistes de l'information socialo-sociale.

    De « jeunes » victimes de la vie prennent possession de Royan

    Une dizaine de jeunes de l'Essonne (le fameux 9,3 qui ne mérite décidemment pas sa réputation) a semé la panique pendant plusieurs semaines dans un quartier du centre de Royan (coquette station balnéaire de Charente-Maritime, en région Poitou-Charentes). Il aura fallu une expédition "punitive" de commerçants et l'intervention des forces de l'ordre pour que la petite station balnéaire retrouve la paix en début de semaine.
    Cette bande de Franciliens avait élu domicile, depuis la deuxième quinzaine du mois de juillet, dans un garage transformé en studio. "Ils avaient pris possession d'une rue, située dans le centre-ville et, plus le temps passait, plus ils étendaient leur pouvoir", a expliqué un commerçant qui a tenu à conserver l'anonymat par crainte de représailles. Cette bande, selon lui, faisait du trafic de drogue, puis a commencé à agresser des habitants et à faire des tentatives de racket auprès des commerçants.
    Un témoignage confirmé -si nécessaire- par Didier Quentin, député-maire UMP de Royan, qui a écrit mercredi dans une lettre adressée à Brice Hortefeux qu'ils avaient fait le "siège" de la ville, à une douzaine, "comme l'attestent leurs cris, maintes fois répétés : 'Royan est à nous' ". "Ces jeunes gens (...) ont semé une véritable terreur parmi les habitants et les commerçants", affirme le maire.

    Eux aussi se disent chez eux...
    la différence saute-t-elle aux yeux ?

    "Depuis qu'ils étaient là, certaines personnes âgées avaient peur d'être agressées, les touristes contournaient la rue, et le soir, ils agressaient des jeunes filles", a expliqué Georges Pierdon, un commerçant du quartier.
    "Le comble de la violence a été atteint, dimanche 9 août, dans la soirée où cette bande a effectué un véritable raid sur les commerces situés le long de la grande plage, en se livrant à de multiples exactions", poursuit le maire dans sa lettre.

    "Royan, ce n'est pas Chicago-sur-Gironde"

    Cet épisode a provoqué lundi 11 après-midi une "expédition punitive" à l'encontre de ces jeunes, menée "par une trentaine de forains", a précisé un commerçant témoin de la scène.

    Les commerçants et riverains, victimes des agissements de cette bande, réclament plus de police. Ils affirment avoir averti les autorités de la ville, mais que "personne ne bougeait". "Si les forains n'étaient pas intervenus, nous serions toujours dans la même situation", a soutenu un commerçant.
    Coupant court à la polémique, le ministre a apporté son soutien et encouragé la police de Royan, observant qu'elle a été "efficace". Pour apaiser la population, il a cependant annoncé "l'arrivée, dès jeudi, de 45 CRS supplémentaires" qui viendront s'ajouter aux 260 fonctionnaires de police déjà présents, en période estivale, dans la station balnéaire.

    Les policiers se sont rapidement interposés entre les deux groupes avant de raccompagner à la gare les jeunes n'ayant pas fait l'objet de poursuites. Le contribuable leur a-t-il payé le billet de retour ? Trois membres de la bande ont été en revanche condamnés mardi à des peines allant jusqu'à quatre mois de prison ferme pour tentative d'extorsion de fonds, menaces et violences.

    De son côté, Didier Besson, adjoint au maire, a rappelé que, faute de plainte de la part des victimes, "on ne pouvait rien faire" contre cette bande qui proférait des "menaces verbales". "Il y a eu des événements sérieux, graves, mais l'ordre règne à Royan, a conclu Didier Quentin, rappelant que les personnes concernées ont été neutralisées. Royan, ce n'est pas Chicago-sur-Gironde".
    Et alors l'Essonne, c'est quoi, Monsieur Michel Berson, président socialiste du Conseil Général ? Ca donne quoi, votre politique de prévention ? Ses effets sont-ils tellement probants que vous délocalisez vos meilleurs éléments ?

    Les « jeunes » condamnés sont en fait des adultes


    Trois de ces « jeunes » défavorisés ont été condamnés. Pour tentative d'extorsion de fonds, menaces et violence, le tribunal a infligé seulement 4 mois de prison ferme, et encore est-ce à un seul de ces estivants, victime de la justice de classe.

  • Un homme âgé de 21 ans, présentant pourtant plusieurs condamnations à son casier judiciaire, a été condamné en comparution immédiate par le tribunal de grande instance de Saintes à 4 mois de prison ferme pour une tentative d'extorsion de fonds commise au préjudice d'un videur de boîte de nuit, le 6 août, a indiqué le vice-procureur de Saintes.
  • Tout aussi « jeunes », deux autres caïds précaires, âgés de 18 ans et impliqués dans l'agression ce week-end d'un commerçant, ont été durement frappés: respectivement 40 heures de travail d'intérêt général (TIG), assorties d'une amende de 200 euros et de deux mois de prison ferme, sans placement en détention !
    Pourvu que ces "jeune" défavorisés" soient solvables, car les malheureux dealers sont des travailleurs à temps très partieL.

    Les syndicats de police auront-ils des commentaires objectifs sur les défaillances de la politique de prévention de la commune UMP de Royan, qui n'a eu ni la psychologie permissive nécessaire ni la pédagogie progressiste adéquate pour gérer le débarquement estival des hordes franciliennes de caïds défavorisés, ou leurs 'permanents' sont-ils en vacances à plus de deux heures d'avion ?
  • samedi 25 octobre 2008

    Sursis pour agression filmée: 2 lycéens condamnés à la prison, le 3e à des TIG…

    A Beaumont, nul besoin de les remettre dans le circuit « par erreur »
    La violence issue des quartiers et relayée par les media fait des émules dans les établissements scolaires.
    Les trois lycéens soupçonnés d'avoir frappé un élève du lycée Evariste-Galois de Beaumont-sur-Oise (maire socialiste DVG en Val-d'Oise) et filmé la bagarre, ont comparu devant le tribunal correctionnel de Pontoise vendredi en comparution immédiate.
    La jeune victime a été agressée le vendredi 17 octobre dans l'enceinte même de son établissement scolaire dans ce qu’on nous présente comme un prétendu jeu anodin , le "guet" (pour guet-apens), qui consiste à frapper à plusieurs un jeune esseulé : donc, des violences « en réunion ».

    Laxisme Clémence du tribunal
    Les agresseurs n’ont été condamnés qu’à quatre et trois mois de prison avec sursis ainsi que de peines de travail d'intérêt général (TIG), bien que ces deux prévenus, qualifiés de ‘jeunes’ par la presse, soient majeurs.

    Le tribunal vient en aide à un jeune talent
    Le tribunal n’a condamné le troisième ‘jeune’ agresseur, pourtant également majeur, qu’à une peine de quatre-vingts heures de travail d'intérêt général : la clémence du tribunal s’expliquerait par la protection des artistes. Cet intermittent du spectacle et animateur de vie scolaire n’aurait fait que filmer la scène. Le tribunal ne pouvait cadrer le cadreur : comment un réalisateur pourrait-il s’interposer entre la victime et ses bourreaux sans sacrifier son œuvre artistique ?

    Matière à polémique ?
    Rachida Dati bientôt accusée de ne pas favoriser le mécénat judiciaire : pourquoi en effet ne pas allouer une aide à ce jeune talent ? A la suite de « Entre les murs », son film pourra-t-il être sélectionné pour le Festival de Cannes 2009?
    C’est Mozart qu’on assassine’, en quelque sorte dans la version Gilbert Cesbron, mais ‘Rachida m’a tuer’ dans celle du Syndicat de la Magistrature (SM) ou de Omar Haddad (sans rapport avec Janine, la vice-présidente Verts du Conseil Régional d’Ile-de-France). Faut-il condamner Rachida Dati ? TIG ou sursis ? Ni l’un ni l’autre, selon l’USM et le SM…

    "Engagement solennel" : sur l’honneur ?
    On nous la fait "bibliothèque rose"...
    "Ils ont pris l'engagement solennel d'aider la victime à rattraper son retard dans les cours pendant les vacances de la Toussaint", a déclaré Me Marion Ménage, l'angélique avocate des deux agresseurs. Pourvu que le tribunal n’ait pas assorti cette peine d’une obligation de résultats. Il faudrait alors que ça rentre, à coups de poings ?

    Un tribunal humain, attentif à la douleur de la victime mineure
    L'audience s'est déroulée à huis clos à la demande de la famille du lycéen blessé.
    Le mineur agressé, qui bien qu’âgé de 17 ans n’est jamais qualifié de ‘jeune’ dans la presse, a eu ‘plus de’ huit jours d'interruption totale de travail (ITT), selon cette presse-là ; Est-ce que «‘plus de’ huit jours » ça en fait 9 ou 15 ?
    La jeune victime souffre en effet de fractures aux côtes et d'un traumatisme crânien.
    On n’est pas ‘jeune’, si on est victime, mais seulement à deux conditions : agresseur et majeur. Ce jeune eût-il été un forcéné que des policiers auraient peiné à maîtriser, que n’eût-on écrit ?

    vendredi 29 février 2008

    Menaces de mort contre Louis Sarkozy: 3 mois de prison avec sursis

    Les 35 heures, c'est encore de l'argent trop difficilement gagné
    Un fils à papa envié de tous les djeun's des quartiers?
    On n'aide pas les jeunes à s'en sortir; la gauche le dit et le répète. Elle n'aime pas les riches quand ils sont de droite. A gauche, les riches sont -ils menacés? Et leurs enfants?
    A droite, en revanche, c'est simple, ils sont tous riches par définition. Si par malheur la presse et la gauche vertueuses s'unissent pour le mal et développent un climat de peur et de haine à chaque élection, les enfants ne vont plus pouvoir aller à l'école.
    En effet, un jeune de 22 ans, entreprenant, plein d'avenir et d'idées de fortune facile, rapide et morale a menacé de mort par téléphone le fils âgé de 10 ans du président français Nicolas Sarkozy et de son ex-épouse Cécilia. Le 'jeune' en question, est tout de même pompier, majeur et a le droit de vote. Il a été condamné lundi 25 février à …3 mois de prison …avec sursis. Pourquoi se priver?
    Son complice présumé, âgé de 21 ans, un 'jeune' majeur et électeur de surcroît, a été condamné à une amende de 700 euros pour lui avoir donné le numéro de portable de Louis, le fils du président, qu'il avait obtenu auprès d'un ami salarié d'un opérateur de téléphonie. Un réseau de "djeuns" sympas veille sur nos communications, notre intimité et notre sécurité.
    Les deux hommes, qui ont affirmé qu'ils avaient agi par jeu et se sont excusés auprès de leurs victimes, devront également verser 1 euro de dommages et intérêts à chacun des parents de l'enfant. Des excuses et le tour est joué: ils voulaient jouer... A ce pompier, on pourrait donner des allumettes pour jouer un peu !
    Le procureur était probablement un "fasciste"
    : n'avait-il pas requis …6 mois de prison …avec sursis pour le premier et …4 mois de prison …avec sursis pour le second, et avait demandé pour les deux hommes, originaires de la banlieue nord de Paris, une peine de "travail d'intérêt général"...
    Au cours d'une soirée de l'été 2007, un salarié de l'opérateur de téléphonie Orange s'était vanté auprès de son ami d'avoir accès à la liste des numéros des abonnés VIP, dont celui de Cécilia Sarkozy. Et Orange l'a gardé? Peut-être l'ont-il promu...
    L'ami, sapeur-pompier-voleur, avait alors décidé d'appeler le numéro de Louis Sarkozy, d'abord plusieurs fois sans laisser de message. Mais lors d'un appel le 5 janvier, il avait proféré des menaces de mort envers le garçonnet, à l'aide d'un téléphone portable volé à un jeune voisin. Bonne année !
    "On a le sentiment que ce jeune homme n'a pas mesuré les conséquences", mais "il y a plus de peur que de mal et les excuses ont été entendues", a déclaré Me Thierry Herzog, avocat de Nicolas Sarkozy. Quel terreur ce président-dictateur !
    L'avocat du jeune sapeur-pompier, Me Stéphane Maugendre, a affirmé que son client était "quelqu'un d'immature, qui ne s'extériorise pas, qui ne parle pas de son métier difficile. C'est une sorte de violence qui sort de lui, avec l'alcool qui le désinhibe", a-t-il ajouté. Et il va voter? Et il est toujours pompier?
    En d'autres temps, les écoutes téléphoniques étaient plus lourdement sanctionnées.
    Les paparazzi monnayent-ils les mêmes renseignements. La presse, on le sait, n'a pas besoin de ces filières. Des syndicats de policiers organisent les fuites et les journalistes sont à pied d'oeuvre avant les protagonistes ! Le journalisme d'investigation consiste-t-il donc à attendre dans son lit les coups de fils de "sources sûres", "anonymes", "proches de l'enquêtes", de "contacts" protégés par la loi, au nom de la liberté de la presse.

    La liberté des citoyens s'arrête-t-elle où commence cette liberté de la presse-là?