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mercredi 10 juin 2020

Des policiers refusent une interpellation pour ne pas être accusés de racisme

A politiciens à genou devant les anti-racistes politiques et président muet, police "arme au pied"

Ils sont les premiers policiers à réagir aux entraves mises par les anti-flics et Macron à l'exercice de leur fonction
 
Vidéos. Racisme et violences policières : Bordeaux, Paris, Lyon… des milliers de manifestants en France

A La Rochelle, l'ultra-gauche et le discours de Castaner fabriquent des "réfractaires".
Dans le contexte actuel de mise en accusation des forces de l'ordre par l'utra-gauche, une patrouille insultée par un cycliste a refusé de l’interpeller pour éviter une éventuelle émeute ou accusation de racisme.
C’est la conséquence directe des manifestations anti-flics qui se multiplient en France depuis la mort de George Floyd aux Etats-Unis. Pour essayer d'apaiser les tensions à gauche, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a pris des dispositions contre ses propres troupes, demandant, lundi 8 juin, "qu’une suspension soit systématiquement envisagée pour chaque soupçon avéré d’acte ou de propos raciste" de la part d’un membre des forces de l’ordre.
Une "présomption de culpabilité" délétère dénoncée par des policiers, qui refusent de procéder aux interpellations prêtant à des soupçons, et pouvant conduire à des accusations de racisme ou de violences. La révolte des policiers de La Rochelle (Charente-Maritime) hier est une grande première illustrant le "monde nouveau" de lâcheté de Macron. 
Le risque d'émeute ou d’accusation de racisme en procès

Alors qu’elle circule à moto dans l’après-midi du mardi 9 juin, une patrouille de police croise la route d’un jeune cycliste, qui crie plusieurs fois 'ACAB' (acronyme pour 'Alls Cops Are Bastard': 'Tous les policiers sont des salauds') à leur hauteur. 
Les fonctionnaires font alors demi-tour pour demander des comptes à cet individu. Ils lui signifient que, compte tenu de la conjoncture actuelle, son comportement outrageant et provocateur est intolérable. Mais "l’homme" - probablement typiquement charentais d'origine - continue à insulter la patrouille en toute impunité. 
Finalement, les policiers le laissent partir en le saluant poliment, alors qu’ils auraient dû l’arrêter pour outrage à agent. Mais une arrestation d'homme de couleur étant source de problèmes injustifiés et susceptibles de déclencher une émeute ou de poursuites pour racisme, ils ont décidé de préserver la tranquillité publique...

L'annonce récente de Christophe Castaner a irrité les policiers
Les syndicats de police et certains responsables politiques ont exprimé leur indignation. Le terme de "soupçon avéré" cristallise d’ailleurs la plupart des critiques. 
"Un soupçon, il ne peut pas être avéré", s’est insurgé le secrétaire général d’Alternative Police CFDT (modéré) Denis Jacob, sur BFMTV.
Tandis que les élus LREM observent un silence complice,  Marine Le Pen et Bruno Retailleau se sont, eux, inquiétés d’une "présomption de culpabilité". <br>Face au désordre créé par l'inertie de Macron et les mesures partisanes de Castener, le ministère de l’Intérieur fait marche-arrière, tentant de tempérer cette annonce en précisant que cette "procédure de suspension automatique" découlerait d’une enquête préalable...

samedi 13 juillet 2019

Agnès Buzyn, ministre exfiltrée des Urgences de La Rochelle

La ministre de Macron se fait expulser d'un hôpital public

Visiteuse indésirable, la ministre de la Santé a été poursuivie dans les couloirs par des manifestants opposés à sa politique de santé

"Buzyn, stop au buzyness  !", "Urgences à l'agonie" ou "pour être soignés, prenez la journée  !"
Résultat de recherche d'images pour "hôpital Saint-Louis de La Rochelle"
"Hôpital en colère", ont aussi scandé les hospitaliers contre Agnès Buzyn de passage à l'hôpital Saint-Louis de La Rochelle, vendredi 12 juillet : elle a été "chahutée", écrit Le Point qui souligne en même temps que des moyens sont en marche, suggérant ainsi que le milieu hospitalier n'a pas lieu de râler. Et de citer la ministre : " un budget de rénovation ou d'agrandissement est prévu".

La ministre de la Santé a même été poursuivie dans les couloirs de l'un des services d'urgence pour lesquels un budget de rénovation ou d'agrandissement est prévu, a-t-elle assuré.
"Je suis venue ici parce qu'il y a beaucoup de personnel en grève, du personnel qui donne de la voix", a commenté la ministre, accueillie devant l'entrée des urgences par un piquet de grève, et diverses banderoles clamant "Buzyn, stop au buzyness !", "Urgences à l'agonie", ou "Pour être soignés, prenez la journée !"

 
Les manifestants, environ 150, des grévistes du groupe hospitalier de La Rochelle-Rochefort, mais aussi du personnel d'aide médicale d'urgence de départements voisins, ont joué au chat et à la souris avec la police, la débordant en partie, pour suivre Agnès Buzyn dans les couloirs des urgences, en lui criant des slogans: "Des moyens pour l'hôpital !", "L'hôpital n'est pas à vendre !".

Exfiltrée par une sortie arrière

La visite a dû être écourtée et la ministre exfiltrée par une porte dérobée, à l'arrière de l'hôpital. Auparavant, elle avait rappelé aux représentants syndicaux, et devant la presse, les "mesures d'urgence" annoncées en juin "pour aider (les services d'urgences) cet été à recruter du personnel", et les "primes de risque" dès juillet, ainsi qu'une "prime de coopération" avec les médecins pour infirmiers et infirmières "faisant gagner du temps d'attente aux urgences".

"Et puis il y a un budget dédié à la réhabilitation d'un certain nombre de services d'urgences. Beaucoup sont trop petits, c'est le cas de La Rochelle, car ils ont été construits il y a 20 ans quand il y avait deux fois moins de passage. Beaucoup sont vétustes et on a besoin de les agrandir, (...) d'organisation permettant de mieux travailler". Ce budget consacré à la rénovation des urgences "est déjà proposé aux établissements," a-t-elle souligné.


Il faudrait "200.000 postes de plus dans les Ehpad, 100.000 de plus dans les établissements de santé," a rétorqué Pascal Gaudin, secrétaire FO du groupe hospitalier rochelais, en écho à la ministre qui évoquait un manque de lits "en aval", "lits de soins de suite et de réadaptation, ou des lits en Ephad", afin de fluidifier les urgences.

Les manifestants, environ 150, des grévistes du groupe hospitalier de La Rochelle-Rochefort, mais aussi du personnel d'aide médicale d'urgence de départements voisins, ont anesthésié la vigilance de la police, la débordant en partie, pour suivre Agnès Buzyn dans les couloirs des urgences, en lui criant des slogans : "des moyens pour l'hôpital  !" ; "l'hôpital n'est pas à vendre  !" ; "hôpital en colère". 
La consultation gouvernementale a dû être écourtée et la ministre réorientée : Buzyn s'est faite exfiltrer par une sortie arrière de l'hôpital.

lundi 14 janvier 2019

La Rochelle : un photographe blessé par un tir de flash-ball en marge d'un rassemblement de Gilets jaunes

Logiquement, la presse devrait se liguer à nouveau contre la police


Parce qu'ils apportent des preuves factuelles, les photo-journalistes  sont particulièrement visés. C'est le cas de l'un d'entre eux, 46 ans, qui travaille pour le journal Sud Ouest et l'AFP. Il affirme avoir été touché par un tir de lanceur de balles de défense - plus connu sous le nom de "flash-ball" - alors qu'il couvrait l'acte IX des "gilets jaunes" à La Rochelle. 
Samedi 12 janvier, Xavier Leoty se trouvait dans les rues de La Rochelle (Charente-Maritime) pour rendre compte de la mobilisation des "gilets jaunes". Dans la soirée, le photographe a été blessé par ce qu'il affirme être un tir de lanceur de balles de défense (LBD), alors que des heurts éclataient sur le Vieux Port entre forces de l'ordre et manifestants. Le photo-reporteur a eu la rotule fracturée et s'est vu prescrire 45 jours d'arrêt de travail.
Les LBD, vendus notamment par la marque 'Flash-Ball', sont principalement utilisés par la police. "J'étais clairement identifiable au milieu de manifestants dispersés par les gaz lacrymogènes. Ils m'ont visé, ça a touché le genou", a raconté Xavier Leoty à l'AFP, on employeur. Tombé à terre, il a été secouru par des "gilets jaunes".

Le préfet de Charente-Maritime, Fabrice Rigoulet-Roze, a dit "regrette(r)" cette situation. "Ce journaliste n'éta(i)t évidemment pas ciblé", a-t-il affirmé, avant les conclusions de l'enquête. "C'est vraisemblablement un tir de LBD mais on n'a pas vu le dossier médical", a en outre nuancé la préfecture, qui fait un amalgame entre les 'casseurs' et les journalistes, même identifiables. "Les forces de l'ordre ont été prises à partie à plusieurs reprises par un groupe d'une cinquantaine d'individus", samedi en fin d'après-midi, se justifie la préfecture, donc le ministère. Les policiers ont essuyé des "jets de bouteilles en verre, pavés et pétards", insiste le représentant du gouvernement, étayant les accusations d'absence de discernement et de tirs dans le tas. Ils ont alors "répliqué en utilisant les moyens de défense en dotation (grenades lacrymogènes, lanceurs de balles de défense) soumis à un cadre d'emploi strict", a finalement insisté la préfecture.

En tout, 13 personnes ont été interpellées samedi à La Rochelle, 75.000 habitants, chef lieu socialiste du département présidé par un proche de Valérie Pécresse, tandis que l'acte IX des "gilets jaunes" a rassemblé environ 2.000 personnes dans la ville. Lors de cette même journée de mobilisation,plusieurs journalistes, dont une équipe de , ont été pris pour cible par des manifestants, ailleurs dans le pays.


Des dizaines de plaintes déposées par des journalistes contre les forces de l'ordre, en décembre

A French riot police officer shoots a tear gas during clashes with protestors during a demonstration of yellow vests (gilets jaunes) against rising costs of living they blame on high taxes in Mondeville near Caen, northwestern France, on December 8, 2018. The "yellow vest" movement in France originally started as a protest about planned fuel hikes but has morphed into a mass protest against President's policies and top-down style of governing.
Depuis le début de la mobilisation des gilets jaunes, 24 plaintes ont été déposées par des journalistes à l'encontre des forces de l'ordre, pour confiscation de matériel ou de casque de protection, mais aussi pour violences volontairesL'avocat Jérémie Assous, qui se charge actuellement de réunir les différentes plaintes de ce type, estimait d'ailleurs avant Noël que d'autres seront bientôt déposées.

Une lettre adressée au ministre de l'Intérieur, au préfet de police de Paris, ainsi qu'au Procureur de la République.
Me Assous justifie ces plaintes en expliquant que le travail des journalistes et photographes "qui participe des fondements de l'Etat de droit" a été "gêné, empêché, entravé par ceux là même qui ont pour seule mission le maintien de l'ordre public".
Dans ces accusations, il évoque entre autres sur de la confiscation de matériel, y compris de matériel de protection comme des casques, mais aussi sur des soupçons de violences volontaires avec arme de la part de personnes dépositaires de l'autorité publique.

L'avocat reproche aux autorités d'avoir donné pour consigne de "ne pas distinguer manifestants et journalistes". Une comportement mettant "gravement en danger la vie des journalistes", considérés comme "des suspects". Implicitement, cet avocat souligne que la vie des manifestants est pareillement mise "gravement en danger".

Il cite en exemple plusieurs faits et journalistes victimes de ces violences ou confiscation de matériel, photos à l'appui. Parmi eux, une femme s'est vue contrainte de remettre son casque et ses masques de protection à des policiers aux abords du Louvre. Un autre, pourtant porteur d'un brassard indiquant sa fonction [profession], a été menacé et frappé à coups de matraque par un CRS, développe-t-il.

Lors des différentes journées de mobilisation des gilets jaunes, plusieurs journalistes ont été blessés, dont certains par des tirs de flash-ball. L'un d'entre eux a été touché à l'oeil et n'a pu en conserver l'usage que parce qu'il portait justement un casque.

Le gouvernement appelle les journalistes concernés à porter plainte.
C'est pourquoi Me Jérémy Assous demande aux destinataires de la lettre "d'user de leur pouvoir", pour faire cesser ces pratiques et "garantir la sécurité des personnes qui oeuvrent pour la liberté de la presse".

Interpellé par des syndicats de journalistes dénonçant des "dérapages inadmissibles" des forces de l'ordre à leur encontre, Christophe Castaner avait appelé mardi les membres de la profession victimes de violences policières à porter plainte.

dimanche 20 novembre 2016

Le convoi de Hollande serait impliqué dans un accident mortel à La Rochelle

Le président Hollande a-t-il été témoin du grave accident de la route qui a fait un mort, le 8 novembre près de La Rochelle ?

Le convoi  présidentiel a-t-il provoqué la mort d'un automobiliste ?


La famille de la victime redoute d'avoir face à lui le président Hollande dans l'enquête sur l'accident mortel sur la rocade de La Rochelle, Charente-Maritime.
L'accident de la circulation à l'origine de la mort de leur père, Marcel Briché, a-t-il été causé par le convoi présidentiel de François Hollande ? Thierry et Martine Briché veulent "connaître la vérité". Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes et les circonstances du drame, qui les prive de leur père depuis le 8 novembre, indique le procureur adjoint de La Rochelle, Julien Wattebled, confirmant une information de Sud Ouest. Les investigations ont été confiées au commissariat de La Rochelle. 

Ce jour-là, vers 10 heures du matin, le retraité de Nieul-sur-Mer (à 7 kms de La Rochelle et 5 de La Pallice), âgé de 83 ans, prend le volant de sa BMW, direction Rochefort. C'est à l'entrée de la rocade rochelaise, à hauteur de Lagord, que son destin bascule. 

Alors qu'il s'apprête à entrer sur la rocade rochelaise au niveau de Lagord, un motard en uniforme vient à sa hauteur et lui ordonne de se ranger sur le côté: le policier ouvre le passage du convoi qui transporte François Hollande.

La victime sommée de s'écarter sur le passage du socialiste

Un policier ouvrant le passage du convoi du président de la République a sommé Marcel Briché de se ranger sur le côté, alors qu'il se rendait aux Assises de l'économie de la mer, rapportent des proches du défunt. Intimidé, l'automobiliste s'est encastré de plein fouet dans une Mercedes qui le devançait et qui, à son tour, a percuté un véhicule utilitaire. La violence du choc est telle, que les pompiers mettront "une heure et demie à le désincarcérer", précise Thierry Briché au quotidien régional. 

La presse nationale omet de préciser que "mon père était conscient. Il a même demandé à l'un d'eux de prendre des photos avec son téléphone", confie Thierry Briché, qui s'est rendu au commissariat de La Rochelle le lendemain de la mort de son père. 
Thierry et Martine Briché montrent une vidéo de leur père, filmé cet été au volant d'une voiture de la Belle Époque, canotier sur la tête et moustache rieuse. Un physique de vieux rugbyman. "C'était un ancien de Rungis [le marché de gros de la région parisienne], une force de la nature, pas du genre à se plaindre pour le moindre bobo. C'était un bon vivant, très actif et membre de plusieurs associations, complètement autonome à 83 ans. C'était aussi un conducteur chevronné", soulignent les enfants de Marcel Briché.
Un extrait du procès-verbal fait bien mention du convoi présidentiel.

Marcel Briché a succombé des suites de l'accident, jeudi 10 novembre, après 48 heures d'hospitalisation au Centre hospitalier de La Rochelle. "Les examens ont révélé une fracture au niveau des vertèbres cervicales [...] Mais il a fait un arrêt cardiaque. Il n'a pas pu être réanimé", précise son fils.
Plainte contre X

Le convoi présidentiel est-il en cause dans ce drame 
Pour l'heure, le parquet refuse de se prononcer sur son implication. "Des personnes doivent encore être entendues, insiste J. Wattebled. Nous ne ferons pas de déclarations à ce stade sur le fond du dossier, pour  que cela n'influence pas  les investigations", marmonne le procureur adjoint, représentant du ministère de la Justice. 
En revanche, le magistrat confirme que le décès du chauffeur est intervenu 48 heures après et que l'enquête ouverte s'attache aussi à en déterminer les causes. 

De son côté, la famille de Marcel Briché a déposé une plainte contre X ce jeudi matin. Le parquet lui oppose qu'elle n'est pas qualifiée: elle ne vise pas une infraction particulière. Thierry et Martine Briché ont d'ores et déjà été entendus ce jeudi par les enquêteurs. 

"On veut connaître la vérité, quelle qu'elle soit. Et peut-être aussi faire la lumière sur les pratiques des convois officiels", explique la famille endeuillée "Là, il s'agit d'un homme de 83 ans. Mais ça aurait pu être un gamin en conduite accompagnée. Que la mort de notre père serve de leçon."
Sud Ouest, Le Parisien, France Soir, L'Express s'interrogent sur la responsabilité du convoi, mais Libération, L'Obs et Le Monde font l'impasse... et, mieux encore, La Charente Libre prend parti: "le fils de la victime accuse le convoi de François Hollande"... "après la mort d'un octogénaire, décédé des suites d'un accident de la route le 8 novembre dernier à La Rochelle au passage du convoi présidentiel emmenant François Hollande aux Assises de l'économie de la mer": tendancieux?
L'Elysée s'est refusé à faire le moindre commentaire.
Poursuivant un tour de France aux allures de pré-campagne électorale, Hollande a échangé une brève, mais remarquée, poignée de main avec Jean-Luc Mélenchon, candidat à la présidentielle, comme si de rien n'était.
L'indifférent a-t-il pris des nouvelles de la victime avant son décès ?

mercredi 2 septembre 2015

Valls ne se contrôle plus: il met une gifle à un militant contestataire de l'université d'été du PS

Valls fonce sur un militant contestataire pour le faire taire 

L'information s'est répandue à la faveur de plusieurs témoignages 

Valls a été chahuté au dîner avec les militants samedi soir à l'université d'été du PS à La Rochelle.Selon le récit de l'envoyé spécial de France Info, un jeune militant s'est notamment levé pour crier48 heures après la sortie controversée d'Emmanuel Macron sur le sujet: "les 35h, on s’est battu pour les avoir, on se battra pour les garder"
Puis très vite, plusieurs tables se sont mises à crier: "Macron démission", "Taubira présidente", provoquant un nouveau coup de sang de Manuel Valls et le brutal premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, ancien trotskiste toujours prêt au coup de poing. "Selon des participants, le premier ministre se serait alors dirigé vers les principaux perturbateurs" pour tenter de les impressionner. La vidéo n'autorise pourtant pas le doute exprimé par le conditionnel employé par la presse.  

La paire Cambadélis-Valls a dû quitter la soirée plus tôt que prévu... La présidente des MJS, Laura Slimani, est embarrassée. Elle craint des sanctions de Matignon, mais reste solidaire: "Peut-être qu'ils sont un peu fougueux. Moi, je suis favorable aux 32h. Ce qui est sûr, c'est que c'est un débat majeur pour le XXIe siècle. Le rôle de la gauche, ce n'est pas de remettre en cause la réduction du temps de travail mais c'est bien de la remettre sur la table".

Diffusée -sans le son- par le magazine Closer, une vidéo amateur  montre le Premier ministre Manuel Valls, visiblement énervé, appliquer deux claques sur la joue d'un "jeune militant socialiste" après un rappel à l'ordre "au ton viril", lourd de menaces et conclu par ce geste de domination. A la vérité, Valls s'est dirigé droit sur le contestataire pour l'intimider

VOIR et ENTENDRE la scène diffusée par Closer, sans bruit d'"ambiance":

http://www.closermag.fr/people/politique/Zapping-peopolitique/exclu-video-manuel-valls-la-verite-sur-sa-petite-baffe-a-un-jeune-militant-553744

Des "Taubira, Premier ministre" auraient aussi contribué à mettre Valls en crise.
Manuel Valls a tenté de sermonner l'un des meneurs de la fronde, confirme Le Point.
Le regard égaré de Valls
Le locataire de Matignon a par la suite donné  à l'hebdomadaire sa version de la confrontation. "Je lui ai dit : Quand j'étais jeune rocardien, on ne sifflait pas comme ça les mitterrandiens !" raconte Manuel Valls. Le jeune lui a répondu que c'était "un jeu". Réaction du Premier ministre : "ça ne se fait pas". 
Et la claque de rappel à l'ordre moral socialiste ? "Je lui ai tapoté la joue amicalement. C'était un contact physique pour qu'il se souvienne." (sic) Une version confirmée ce mercredi par la vidéo de la scène.

VOIR et ENTENDRE Valls à La Rochelle : le débat sur les 35 heures est 'clos', décrète-t-il, mais les militants conspuent Macron...

Accueilli par les huées et sifflets des jeunes socialistes du MJS, Valls est hors de lui

VOIR et ENTENDRE une autre video, plus explicite et honnête. Cette fois, le son n'a pas été coupé (en fait, grossièrement effacé: pour faire vidéo 'amateur' ?)  

vendredi 28 août 2015

35 heures: un pavé de Macron dans la mare socialiste

Travailler moins, une "fausse bonne idée"

A l'université d'été du MEDEF, le ministre de l'Economie plombe l'université d'été du PS de La Rochelle 

Emmanuel et Pierre filent le parfait amour
Macron, indésirable à La Rochelle, espéré au ministère du Travail par le Medef
S'il n'a pas son bristol, c'est officiellement parce qu'il n'adhère plus au PS depuis 2009, assure la rue de Solférino. Une affaire de fichiers, donc. Pourtant, Michel Sapin assurait, gêné ce mercredi matin, "chacun vient à La Rochelle s'il en a envie. J'y serai d'ailleurs".
Si donc la présence de Macron fait monter la chaleur de l'université d'été du PS, c'est d'abord parce qu'il est un ancien banquier chez Rothschild, riche, social-libéral aux airs de curé de paroisse du siècle passé. C'est ensuite parce qu'il n'a jamais recherché l'onction électorale d'un quelconque scrutin. C'est aussi et surtout parce qu'il a fait passer en force sa loi pour la croissance et l'activité, dont certaines mesures ont été combattues aussi bien à gauche qu'à droite. Si, en revanche, il ravit Gattaz, patron du Medef qui lui promet tout son soutien, Macron est donc le poil à gratter de son camp, notamment des bouillonnants jeunes adultes du MJS, ceux qui lèvent le poing en entonnant L'Internationale à tout propos. A La Rochelle, il pourrait essuyer des sifflets et Manuel Valls, dont il est l'âme damnée, ne veut pas de ça.

Issu du MJS, le patron du PS, Jean-Christophe Cambadélis,  lui-même passé  de la mouvance trotskiste à l'entourage de Dominique Strauss-Kahn, ex-patron maudit du FMI, ne cache pas son peu de sympathie à l'égard de l'un des ministres les moins impopulaires du gouvernement. Interrogé sur la rumeur qui attribuerait l'Emploi au locataire de Bercy, en remplacement de François Rebsamen parti pour Dijon, le premier secrétaire du PS a fait preuve d'ironie. "Il fait déjà beaucoup de choses, ne le surchargeons pas", a-t-il lâché du bout des dents sur i-télé. "Il a du talent mais pas au point de porter la totalité de la politique gouvernementale", a-t-il ajouté.  

Boudé au PS, mais chéri du MEDEF

Le ministre de l'Économie a été accueilli à bras ouverts à l'université du Medef
ce jeudi 27 août, à la veille de celle du PS qui le boude. A Jouy-en-Josas, ses détracteurs se font rares car les chefs d'entreprise apprécient son style et ses premières mesures. "Jeune, dynamique, entreprenant et à l'image des ministres dont la France a besoin", a confié l'un d'entre eux au micro de France 3.

VOIR et ENTENDRE 
les amours d'Emmanuel et du Medef:
 

Le chouchou des patrons a bien l'intention de surfer sur cette vague. "Vous avez l'amour, mais vous avez les preuves d'amour", a lancé le ministre de l'Économie du président socialiste devant un auditoire conquis. Mais quand on aime on se dit tout alors la coqueluche des entrepreneurs n'a pas hésité a les houspiller : "Votre responsabilité, c'est de prendre votre part de ce mouvement de transformation de notre économie parce que nous savons que si nous n'anticipons pas le changement dont je parle, nous le subirons demain".

Le ministre attend notamment des entreprises qu'elles ne tardent pas à investir. La transformation de l'économie, "ce n'est pas le gouvernement seul qui peut y répondre", a avoué Emmanuel Macron, "je compte sur vous pour faire avancer le pays dans ses réformes".

"La gauche a cru un temps que la France pourrait aller mieux en travaillant moins. C'était des fausses idées"
, a déclaré le ministre de l'Economie de Hollande au MEDEF à Jouy-en-Josas. Cet aveu n'a pas manqué de provoquer une nouvelle levée de boucliers au sein de l'aile gauche du Parti socialiste, à la veille de l'ouverture vendredi de l'université d'été de La Rochelle...

Gattaz fait l'éloge de Macron

Le président du MEDEF rêve de cette éventuelle nomination de Macron au Travail. Le profil qu'il dessine du successeur idéal de Frère Rebsamen est en effet le portrait-robot en creux et tout en louanges d'Emmanuel Macron. Le patron des patrons, devrait être "un homme qui connaît l'entreprise, qui connaît et assume l'économie de marché, et qui connaît la mondialisation", a-t-il résumé sur Europe 1. Ce n'est "pas un apparatchik, pas un parachuté", a-t-il encore précisé.

Alors que Pierre Gattaz ouvrait l'université d'été du Medef, il affirma que l'enjeu, outre la stabilité du cadre donné aux entreprises, est de réduire la dépenses publiques et de modifier la législation du travail. Celle-ci est, juge-t-il, "trop rigide, trop complexe, anxiogène". "J'espère que Manuel Valls et son gouvernement auront le courage de réforme le code du Travail". 
"Il faut profiter de ce moment d'accalmie pour colmater les brèches et écoper le bateau France. Il ne coule pas, mais il n'est pas en très bon état", a résumé Gattaz.

Macron, Voix de son Maître, Valls

Le chef du gouvernement revient sur les trois principaux objectifs de sa politique et énonce trois chantiers phares pour la rentrée politique :

Premier chantier : le projet de loi de finances pour 2016. Le Premier ministre revient sur le pacte de responsabilité et de solidarité, annonçant que "l'ampleur du soutien aux entreprises ne sera pas remise en cause. Les entreprises ont besoin de cette visibilité pour investir et embaucher en confiance". Mais Manuel Valls prévient : "Je l'ai dit au patronat : chacun doit tenir ses engagements. Nous tenons les nôtres, aux entreprises de tenir les leurs." Qu'a dit d'autre Macron ? 
Deuxième chantier : le projet de loi sur le numérique

Troisième chantier : continuer à bâtir le modèle de "flexisécurité à la française". Pour cela, le Premier ministre souhaite "faire confiance au dialogue social à tous les niveaux, et notamment dans l'entreprise", conclut Manuel Valls. 
Donner des preuves d'amour à Emmanuel, c'est donner de l'amour à Manu.

jeudi 27 août 2015

Main d'oeuvre Rom 'low cost' pour l'université d'été PS de La Rochelle

C'est la faute du sous-traitant de Cambadélis...

Le sous-traitant du PS employait des étrangers "détachés"...
Le pouvoir socialiste s'est lancé dans une chasse à la fraude,
 celle des autres
Le sénateur David Assouline joue l'indignation. Pour tenter d'éteindre la polémique sur l'emploi de travailleurs détachés le Parti socialiste charge un sous-traitant du "prestataire le mieux disant" choisi pour  l'organisation de son université d'été. Le travailleur détaché est une personne qui est "délocalisé" à l’étranger par son employeur. L'affaire ne sera étouffée que si la presse la plonge dans l'oubli.

La révélation de la pratique des vertueux donneurs de leçons fait tache.
L’université d'été du parti socialiste débute en effet vendredi à La Rochelle. Dix salariés roumains sont employés pour la mise en place du mobilier et le nettoyage, a fait savoir France Bleu La Rochelle jeudi matin. Le parti socialiste a confirmé l'information, dégageant sa responsabilité en stigmatisant un sous-traitant de GL Events, le prestataire chargé de l'organisation de l'université d'été du PS.pas  après vérification. 

Le PS se flatte d'avoir aussitôt rompu le contrat...

C'est par communiqué que le parti de l'"audacieux" président de la République exemplaire a assuré avoir "immédiatement demandé des explications" sur l'importation de main d'oeuvre étrangère alors que l'inversion de la courbe du chômage tarde à venir après trois ans de promesses.

Le PS se donne le beau rôle 
"Si, dans un premier temps, il a été indiqué au régisseur que les salariés visés n'étaient pas en situation de détachement, les nouveaux éléments fournis ne laissent plus de doute sur cette réalité", est-il ensuite précisé. "En conséquence, le Parti socialiste a exigé du prestataire qu'il rompe son contrat avec ce sous-traitant, ce qui a été fait dans la matinée de ce jeudi", affirme le parti qui se dit "socialiste", une fois pris la main dans le sac.

Indigné, le Parti de gauche ironise
Peu avant le communiqué du PS annonçant la fin du contrat avec Trepte Events, le sous-traitant ayant eu recours à ces travailleurs détachés, le Parti de gauche a publié une réaction indignée."Plutôt que d'exploiter des salariés roumains et de mettre en œuvre lui-même la directive européenne sur les salariés détachés et la concurrence libre et non faussée entre les travailleurs, nous conseillons (au PS) de compter sur ses forces militantes pour organiser son université d'été", ironisait le PG dans un communiqué.

Le patron de GL Events, Olivier Ginon, a vu sa fortune personnelle (401e en France) grimper de 105 M€ en 2014 à 130 M€ en 2015, soit une embellie de 23.81% sur moins d'un an, sans probablement rien devoir à l'arrivée du PS au pouvoir. GL Events n'est pas Bygmalion, mais ça y ressemble. 
Quant à Trepte Events, c'est une entreprise basée à Brasov (B-Dul Eroilor Nr 3a, +40-546244) à Brasov en... Roumanie ! Les vierges effarouchées du PS ne manquent donc pas d'aplomb.

Qu'est-ce que le travail détaché dans l'UE ?

Un travailleur est considéré comme "détaché" s'il travaille dans un Etat membre de l'UE, parce que son employeur l'envoie provisoirement offrir sa force de travail dans cet Etat membre.
Les cotisations sociales appliquées sont celles du pays d'origine. Ce qui, concrètement, permet à un employeur d'embaucher des travailleurs à moindre coût dans des pays aux cotisations sociales bien plus élevées.

Montages frauduleux et dumping social

"Le contournement de ces règles s'accroît en France", déplorait fin 2014 dans Le Monde le ministre du travail en exercice (?), Michel Sapin, à cause, notamment, "des montages frauduleux de plus en plus sophistiqués", ce qui conduit à une forme de "dumping social".

Le gouvernement de François Hollande en avait fait une des priorités de sa politique européenne, espérant (!) que les Vingt-Huit seraient capables de se mettre d'accord pour renforcer la directive sur le détachement de travailleurs d'un pays à l'autre du continent, qui concernerait 1,5 million de personnes dans l'Union européenne.

jeudi 21 août 2014

Poitou-Charentes n'a plus envie de revoir Ségolène Royal !

La ministre est à Paris; qu'elle y reste !

Ségolène Royal s'est faite rare en Poitou-Charentes ces derniers mois
et les habitants se sentent soulagés. 

À tel point que l'ancienne présidente de région pourrait sécher l'université d'été 2014 du Parti socialiste à La Rochelle. 

"Elle n'est pas sûre d'y avoir un bon accueil"
, explique le député et président  UMP du Conseil général de la Charente-Maritime, Dominique Bussereau. En effet, en s'éloignant, la ministre de l'Écologie a laissé le champs libre à ses nombreux détracteurs, jusque dans son propre camp. Elle avait fait une brève apparition à l'université d'été l'année dernière, mais son impopularité n'a cessé de croître et, cette année, elle pourrait renoncer. 

Les "camarades" qu'elle a maltraités se trouvent à La Rochelle. Il s'agit du maire de La Rochelle, Jean-François Fountaine, à qui elle refusait la parole au Conseil régional, et du député de la Charente-Maritime, Olivier Falorni, le candidat socialiste légitime que Paris avait tenté d'écarter au profit de Ségolène Royal, qui  a été préféré à la parachutée dans les urnes en 2012. Or, l'usage veut que le maire de La Rochelle ouvre l'université d'été du PS: même l'ex-maire PRG Michel Crépeau le faisait en son temps. Solférino a sollicité Fountaine, bien qu'il ait été exclu du parti lors des municipales: il s'était également présenté à la mairie en dissident face à la candidate officielle du parti, Anne-Laure Jaumouillié. Cette désignation parisienne avait provoqué la colère de la fédération socialiste de Charente-Maritime. Olivier Falorni critiqua la réaction des militants locaux : "C'est une volonté de revanche des ségolénistes", estima-t-il, qui chercheraient à isoler le tandem qu'il forme avec Fountaine. Dans son viseur, Mickaël Vallet, à la tête de la fédération PS de Charente-Maritime et soutien de Ségolène Royal. Pour ce dernier, Falorni et Fountaine jouent trop sur "l'effet répulsion" qu'inspire de plus en plus souvent la personnalité de Ségolène Royal.
VOIR et ENTENDRE ce qu'est la "démocratie participative, selon S. Royal:

"Tous lui en veulent terriblement"

Ségolène Royal perd de plus en plus de soutiens. La polémique autour du projet de construction d'un tronçon d'autoroute entre Fontenay-le-Comte et Rochefort, sur lequel elle a tenté d'opposer son veto, l'a grandement isolée. "Elle a mis tout le conseil général en porte à faux", souligne Jean-François Fountaine. "Tous lui en veulent terriblement", ajoute un élu UMP du Conseil général de la Charente-Maritime. Et ils n'ont pas manqué de le lui faire savoir. Des personnalités locales, dont de nombreux socialistes, ont demandé à Manuel Valls de trancher, requête à laquelle le Premier ministre a répondu... à la défaveur de Ségolène Royal.

Dans les Deux-Sèvres aussi, le terrain est miné pour la ministre. Dans la circonscription de son ancienne protégée Delphine Batho, devenue sa rivale, elle s'est trouvé une nouvelle ennemie : la socialiste Geneviève Gaillard, députée et ex-maire de Niort, dont la défaite aux municipales face à un candidat centriste - soutenu par l'UMP - n'a pas spécialement ému Ségolène Royal, qui a salué le soir même "la victoire d'une liste de large rassemblement sur une liste de divisions et de cumul des mandats". Une pique adressée directement à Geneviève Gaillard, qui crie, en retour, à une cabale. 
D'importantes villes de gauche ont basculé aux dernières municipales et la déclaration de l'ex-présidente de Poitou-Charentes a de quoi étonner, elle qui a pourtant besoin de s'attirer des soutiens. Angoulême a été remportée par la droite, alors qu'elle avait été raflée en 2008 par Philippe Lavaud, proche de Royal. Unique petite consolation, le nouveau président du Grand Angoulême, le socialiste Jean-François Dauré - qui a succédé à Philippe Lavaud -, a confié son cabinet à un ancien chargé de mission de Royal, Aurélien Tricot.

Avis de gros temps 

Angoulême : près de 600 personnes ont manifesté
pour le rattachement des Charentes à l'Aquitaine
La ministre de l'Écologie tente de conserver son leadership en Poitou-Charentes. Ainsi, pendant le feuilleton de la réforme territoriale elle a suggéré un rapprochement avec les Pays de la Loire plutôt qu'avec l'Aquitaine, provoquant la colère d'élus locaux, droite et gauche confondues en juin dernier. Peut-être, avec une telle proposition, entend-elle éviter une rivalité avec le président de la région Aquitaine, Alain Rousset, un socialiste localement influent, qui risquerait de lui asséner le coup de grâce en région.  "Rousset pèse lourd au niveau des fédérations", estime Olivier Falorni. 
Jean-François Macaire, successeur de Royal à la tête de la région Poitou-Charentes, prétend en revanche que proposer de se rapprocher des Pays de la Loire est, au contraire, une "prise de risque électorale" pour Royal, un rapprochement avec l'Aquitaine lui paraissant beaucoup plus bénéfique électoralement : "Lorsqu'il a plutôt été question de se rapprocher de l'Aquitaine, on nous a même accusés de faire des arrangements électoraux pour établir une région forteresse pour la gauche !" raconte-t-il à qui veut l'entendre. 

Malgré tout, à l'approche des sénatoriales, les derniers royalistes affichent de la confiance. Ils sont convaincus que la tête de liste en Charente-Maritime Bernard Lalande, étiqueté "ségoléniste", va rafler son siège à la droite sortante. Pour cela, ils comptent beaucoup sur le vote des élus ruraux, qui apprécieraient particulièrement la ministre, surtout quand ils appartiennent à la Confédération paysanne qu'elle a favorisé au détriment de la FNSEA. Bernard Lalande, décrit par un de ses soutiens comme un "ultra-ultra-rural", pense que le label "Royal" est un réel avantage. "Elle respecte les ruraux, lorsqu'elle vient dans les petites communes, il y a toujours beaucoup de monde pour l'accueillir," affirme-t-il.
Pour le maire de La Rochelle, Jean-François Fountaine, à l'inverse, si Lalande espère remporter les sénatoriales, le candidat socialiste devra "ratisser large": "Il faudra qu'il prenne des distances avec son image ségoléniste." 
On l'a compris, tout se jouera autour du rejet -ou non- de Ségolène Royal. Et le malaise est cette fois plus profond que les décolletés que la ministre de l'Écologie a tenté d'imposer en avril dernier par le biais d'un code vestimentaire.