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mercredi 10 juin 2020

Des policiers refusent une interpellation pour ne pas être accusés de racisme

A politiciens à genou devant les anti-racistes politiques et président muet, police "arme au pied"

Ils sont les premiers policiers à réagir aux entraves mises par les anti-flics et Macron à l'exercice de leur fonction
 
Vidéos. Racisme et violences policières : Bordeaux, Paris, Lyon… des milliers de manifestants en France

A La Rochelle, l'ultra-gauche et le discours de Castaner fabriquent des "réfractaires".
Dans le contexte actuel de mise en accusation des forces de l'ordre par l'utra-gauche, une patrouille insultée par un cycliste a refusé de l’interpeller pour éviter une éventuelle émeute ou accusation de racisme.
C’est la conséquence directe des manifestations anti-flics qui se multiplient en France depuis la mort de George Floyd aux Etats-Unis. Pour essayer d'apaiser les tensions à gauche, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a pris des dispositions contre ses propres troupes, demandant, lundi 8 juin, "qu’une suspension soit systématiquement envisagée pour chaque soupçon avéré d’acte ou de propos raciste" de la part d’un membre des forces de l’ordre.
Une "présomption de culpabilité" délétère dénoncée par des policiers, qui refusent de procéder aux interpellations prêtant à des soupçons, et pouvant conduire à des accusations de racisme ou de violences. La révolte des policiers de La Rochelle (Charente-Maritime) hier est une grande première illustrant le "monde nouveau" de lâcheté de Macron. 
Le risque d'émeute ou d’accusation de racisme en procès

Alors qu’elle circule à moto dans l’après-midi du mardi 9 juin, une patrouille de police croise la route d’un jeune cycliste, qui crie plusieurs fois 'ACAB' (acronyme pour 'Alls Cops Are Bastard': 'Tous les policiers sont des salauds') à leur hauteur. 
Les fonctionnaires font alors demi-tour pour demander des comptes à cet individu. Ils lui signifient que, compte tenu de la conjoncture actuelle, son comportement outrageant et provocateur est intolérable. Mais "l’homme" - probablement typiquement charentais d'origine - continue à insulter la patrouille en toute impunité. 
Finalement, les policiers le laissent partir en le saluant poliment, alors qu’ils auraient dû l’arrêter pour outrage à agent. Mais une arrestation d'homme de couleur étant source de problèmes injustifiés et susceptibles de déclencher une émeute ou de poursuites pour racisme, ils ont décidé de préserver la tranquillité publique...

L'annonce récente de Christophe Castaner a irrité les policiers
Les syndicats de police et certains responsables politiques ont exprimé leur indignation. Le terme de "soupçon avéré" cristallise d’ailleurs la plupart des critiques. 
"Un soupçon, il ne peut pas être avéré", s’est insurgé le secrétaire général d’Alternative Police CFDT (modéré) Denis Jacob, sur BFMTV.
Tandis que les élus LREM observent un silence complice,  Marine Le Pen et Bruno Retailleau se sont, eux, inquiétés d’une "présomption de culpabilité". <br>Face au désordre créé par l'inertie de Macron et les mesures partisanes de Castener, le ministère de l’Intérieur fait marche-arrière, tentant de tempérer cette annonce en précisant que cette "procédure de suspension automatique" découlerait d’une enquête préalable...

samedi 16 septembre 2017

Surexploitation : des policiers et leurs compagnes manifestent leur colère à Paris

"Citoyens ! désavouée votre police se meurt"

Près d’un an après le déclenchement d’une mobilisation inédite dans la police, pendant l'"état d'urgence"


Ils étaient encore plusieurs centaines à manifester à Paris et dans plusieurs grandes villes
L’image contient peut-être : textesamedi 16 septembre : avec leurs compagnes, ils ont exprimé leur "colère" sur leurs conditions de travail.
Femmes de policiers en tête du cortège, environ 200 personnes défilaient en début d’après-midi dans la capitale, dans le quartier des Invalides, derrière une banderole "Citoyens ! désavouée, votre police se meurt". Un mannequin représentant un policier était dressé sur une voiture, une cible placée dans le dos, et des manifestants scandaient des slogans comme "Assez, assez de policiers brûlés !".

Les policiers ont le sentiment d'être les "éboueurs" de la société 


VOIR et ENTENDRE la vidéo de l'Association MPC - Mobilisation des Policiers en Colère :

Née après l’attaque aux cocktails Molotov de policiers gravement blessés le 8 octobre 2016 à Viry-Châtillon (Essonne), 
L’image contient peut-être : une personne ou plus et textela fronde parmi les policiers avait duré plusieurs semaines, avec des manifestations la nuit à travers la France. Spontanée, grâce aux réseaux sociaux et sans les syndicats, elle était inédite par son ampleur. Il s’agit d’alerter sur "nos conditions de travail avec des véhicules hors d’âge, des lourdeurs procédurales…", a expliqué Tom, vice-président de l’Union nationale des policiers indépendants (UPNI), l’une des trois associations qui ont appelé à manifester (MPC, Mobilisation des Policiers en Colère, l'UPNI, Union des Policiers Nationaux Indépendants, et les FFOC, Femmes des Forces de l'Ordre en Colère).

VOIR et ENTENDRE cette vidéo de mobilisation des policiers et de sensibilisation de la population :

"On ira jusqu’au bout"
L’UPNI compte envoyer la semaine prochaine au ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, un "magazine" compilant 
des photos réunies dans le cadre d’un concours lancé cet été pour dénoncer la vétusté de leurs équipements. "Le commissariat de Coulommiers [Seine-et-Marne] a "gagné" ", a fait savoir le vice-président de l’UPNI. Le maire de la ville fut Franck Riester ((2008-2017).



Les "défavorisés" du ministère de l'Intérieur, dont on ne parle pas :

D’autres mobilisations ont eu lieu en France, comme à Strasbourg et Lyon. 
A Marseille, une soixantaine de personnes, des policiers et leurs femmes, s'est rassemblée vers 13 heures. "Tout le monde ne déteste pas les forces de l’ordre. Nous on les aime, et on ira jusqu’au bout", déclarait Isabelle, femme de policier marseillais et porte-parole régionale de la fédération 'Femmes de forces de l’ordre en colère'.
A Bordeaux :
Face à la mouvement social de l’automne 2016, le gouvernement précédent avait débloqué 250 millions d’euros pour améliorer l’équipement des policiers, et fait voter une loi assouplissant les règles de la légitime défense.



mercredi 26 octobre 2016

Cinq villes de l'Essonne privées de policiers pour... surveiller la résidence de Valls

Une embarrassante information du journal Le Parisien

Nathalie Soulié, l'ex-femme de Valls et leurs quatre enfants au centre d'un scandale républicain

Le Monde, Libération, L'Obs et BFMTV ne savaient pas !


Pour... assurer la protection du domicile privé de l'ex-femme de Manuel Valls à Evry et de leurs enfants (Benjamin, né en 1991, puis Ugo, né deux ans plus tard et des faux jumeaux, Alice et Joachim, cinq ans plus tard. Manuel Valls n'expose jamais ses enfants devant les media, mais ils les fait bénéficier des avantages de la fonction: songez au jet spécial de la République pour aller voir jouer... Barcelone à... Berlin), cinq villes du département de l'Essonne sont placées en sous-effectifs. La faute du précédent quinquennat ?

Une mission que les syndicats dénoncent comme une "tâche indue".
D'après Le Parisien, Manuel Valls se servirait  trop régulièrement des services de police de son département d’origine, l’Essonne, où il a été maire d’Evry. Le Parisien énumère : "deux policiers affectés 24 heures/24 devant l’appartement de l’ex-femme de Manuel Valls à Évry. Trois autres avec le rabbin de Ris-Orangis, Michel Serfaty, dès qu’il quitte son domicile. Deux de plus qui accompagnent le recteur de la mosquée de Courcouronnes, Khalil Merroun. Sans compter les nombreux équipages nécessaires à la protection du premier ministre lors de ses récurrentes visites dans le département."

L'état d'urgence est une fumisterie

Le scandale ne s'arrête pas là: le quotidien rapporte que lundi matin dernier, vers 6 heures, à la demande du centre de commandement d’Évry, "le commissariat de Brunoy a été contraint d’envoyer un équipage sur place… afin de "surveiller la résidence du premier ministre"Et s’est retrouvé sans policier disponible sur sa propre circonscription" ! Le Parisien s’est procuré une note confidentielle révélant que "c’était l’unique patrouille disponible" pour intervenir durant toute la matinée sur ce secteur de 55.000 habitants comprenant les villes de Boussy-Saint-Antoine, Brunoy, Epinay-sous-Sénart, Quincy-sous-Sénart et Varennes-Jarcy".

Le rédacteur de la note explique également qu’il est resté seul dans le poste de police pour pouvoir répondre au téléphone… "Nous n’avons pas les effectifs suffisants pour nous permettre d’assurer des missions de sécurité auprès des personnalités", explique au quotidien national Claude Carillo, du syndicat de police Alliance.
71 policiers de terrain sont affectés au commissariat de Brunoy, lieu d'une résidence du premier ministre, outre celle du XIe arrondissement de Paris. 

Ces effectifs sont répartis entre les équipes du matin, de l’après-midi et celles de la nuit. "Et avec les repos et les blessés, le planning est à flux tendu", indique Claude Carillo, du syndicat de police Alliance, qui réclame le renfort de 300 policiers dans le département.  "Nous n’avons pas les effectifs suffisants pour nous permettre d’assurer des missions de sécurité auprès des personnalités."

Le Parisien précise que l’Essonne "compte aujourd’hui près de 2.050 policiers, soit 150 de moins qu’en 2011, à une époque où la menace d’attentat et le plan Vigipirate n’étaient pas aussi chronophages".


Face à la grogne des fonctionnaires après l’agression de policiers aux cocktails Molotov à la Grande Borne le 8 octobre, le directeur central de la sécurité publique avait pourtant affirmé que certaines de ces missions allaient se finir. La préfecture de l’Essonne — qui a mis fin à la protection de sa porte d’entrée — annonce ainsi "être en phase de concertation avec les policiers sur les tâches indues". Le Parisien, ainsi que l'Express, parlent d'annulation de l'opération.


Le Canard enchaîné est-il paru ce mercredi ?
Ses journalistes d' "investigation" au téléphone n'a pas  reçu l'information : quand il faut, ils prennent du congé !... Toute cette affaire fait désordre en période prolongée d' état d'urgence".

Surtout quand il s'agit de la protection des proches du
premier ministre.
Outre qu'Anne Gravoin, la concubine du ministre français de l'Intérieur, Manuel Valls, aurait usé de sa position pour faire bénéficier une amie d'un passe-droit, un PV de stationnement qui aurait "sauté", Valls s'est fait déjà épingler pour l'"évacuation" des SDF - les "sans dents" de Hollande - aux abords de l'appartement  qu'il habite désormais avec sa compagne, Anne Gravoin, à Paris. 
En 2012, selon Le Canard Enchaîné, la violoniste se serait plainte auprès de son mari Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur, de la présence de mendiants dans une des rues de son quartier pourtant réputé bobo. "Mme Valls a été importunée par un SDF éméché qui voulait lui taper quelques piécettes. Par ailleurs, elle supporte assez mal la présence de femmes roms qui, depuis quelques temps, viennent mendier avec leurs bébés dans son quartier," précise le journal qui ajoute : "Elle s'est donc émue de tous ces désagréments auprès de son ministre de mari. Coup de Kärcher (de gauche) garanti !"

Cinq villes de l'Essonne privées de policiers pour... surveiller la résidence de Valls

Une embarrassante information du journal Le Parisien

Nathalie Soulié, l'ex-femme de Valls et leurs quatre enfants au centre d'un scandale républicain

Le Monde, Libération, L'Obs et BFMTV ne savaient pas !


Pour... assurer la protection du domicile privé de l'ex-femme de Manuel Valls à Evry et de leurs enfants (Benjamin, né en 1991, puis Ugo, né deux ans plus tard et des faux jumeaux, Alice et Joachim, cinq ans plus tard. Manuel Valls n'expose jamais ses enfants devant les media, mais ils les fait bénéficier des avantages de la fonction: songez au jet spécial de la République pour aller voir jouer... Barcelone à... Berlin), cinq villes du département de l'Essonne sont placées en sous-effectifs. La faute du précédent quinquennat ?

Une mission que les syndicats dénoncent comme une "tâche indue".
D'après Le Parisien, Manuel Valls se servirait  trop régulièrement des services de police de son département d’origine, l’Essonne, où il a été maire d’Evry. Le Parisien énumère : "deux policiers affectés 24 heures/24 devant l’appartement de l’ex-femme de Manuel Valls à Évry. Trois autres avec le rabbin de Ris-Orangis, Michel Serfaty, dès qu’il quitte son domicile. Deux de plus qui accompagnent le recteur de la mosquée de Courcouronnes, Khalil Merroun. Sans compter les nombreux équipages nécessaires à la protection du premier ministre lors de ses récurrentes visites dans le département."

L'état d'urgence est une fumisterie

Le scandale ne s'arrête pas là: le quotidien rapporte que lundi matin dernier, vers 6 heures, à la demande du centre de commandement d’Évry, "le commissariat de Brunoy a été contraint d’envoyer un équipage sur place… afin de "surveiller la résidence du premier ministre"Et s’est retrouvé sans policier disponible sur sa propre circonscription" ! Le Parisien s’est procuré une note confidentielle révélant que "c’était l’unique patrouille disponible" pour intervenir durant toute la matinée sur ce secteur de 55.000 habitants comprenant les villes de Boussy-Saint-Antoine, Brunoy, Epinay-sous-Sénart, Quincy-sous-Sénart et Varennes-Jarcy".

Le rédacteur de la note explique également qu’il est resté seul dans le poste de police pour pouvoir répondre au téléphone… "Nous n’avons pas les effectifs suffisants pour nous permettre d’assurer des missions de sécurité auprès des personnalités", explique au quotidien national Claude Carillo, du syndicat de police Alliance.
71 policiers de terrain sont affectés au commissariat de Brunoy, lieu d'une résidence du premier ministre, outre celle du XIe arrondissement de Paris. 

Ces effectifs sont répartis entre les équipes du matin, de l’après-midi et celles de la nuit. "Et avec les repos et les blessés, le planning est à flux tendu", indique Claude Carillo, du syndicat de police Alliance, qui réclame le renfort de 300 policiers dans le département.  "Nous n’avons pas les effectifs suffisants pour nous permettre d’assurer des missions de sécurité auprès des personnalités."

Le Parisien précise que l’Essonne "compte aujourd’hui près de 2.050 policiers, soit 150 de moins qu’en 2011, à une époque où la menace d’attentat et le plan Vigipirate n’étaient pas aussi chronophages".

Face à la grogne des fonctionnaires après l’agression de policiers aux cocktails Molotov à la Grande Borne le 8 octobre, le directeur central de la sécurité publique avait pourtant affirmé que certaines de ces missions allaient se finir. La préfecture de l’Essonne — qui a mis fin à la protection de sa porte d’entrée — annonce ainsi "être en phase de concertation avec les policiers sur les tâches indues". Le Parisien, ainsi que l'Express, parlent d'annulation de l'opération.


Le Canard enchaîné est-il paru ce mercredi ?
Ses journalistes d' "investigation" au téléphone n'a pas  reçu l'information : quand il faut, ils prennent du congé !... Toute cette affaire fait désordre en période prolongée d' état d'urgence".

Surtout quand il s'agit de la protection des proches du
premier ministre.
Outre qu'Anne Gravoin, la concubine du ministre français de l'Intérieur, Manuel Valls, aurait usé de sa position pour faire bénéficier une amie d'un passe-droit, un PV de stationnement qui aurait "sauté", Valls s'est fait déjà épingler pour l'"évacuation" des SDF - les "sans dents" de Hollande - aux abords de l'appartement  qu'il habite désormais avec sa compagne, Anne Gravoin, à Paris. 
En 2012, selon Le Canard Enchaîné, la violoniste se serait plainte auprès de son mari Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur, de la présence de mendiants dans une des rues de son quartier pourtant réputé bobo. "Mme Valls a été importunée par un SDF éméché qui voulait lui taper quelques piécettes. Par ailleurs, elle supporte assez mal la présence de femmes roms qui, depuis quelques temps, viennent mendier avec leurs bébés dans son quartier," précise le journal qui ajoute : "Elle s'est donc émue de tous ces désagréments auprès de son ministre de mari. Coup de Kärcher (de gauche) garanti !"

mardi 25 octobre 2016

La colère des policiers révèle une crise de régime, selon Jacques Sapir

Les victimes du laxisme et des partis-pris de Hollande se rassemblent

Des infirmiers et des pompiers se sont joints aux rassemblements de policiers, qui continuent dans toute la France.
 

Si ce mouvement se confirme dans les jours à venir, François Hollande n'en sera pas la seule victime, explique Jacques Sapir. Economiste, directeur d'études à l'EHESS, Jacques Sapir dirige le Centre d'Études des Modes d'Industrialisation (CEMI) et coorganise avec l'Institut de prévision de l'économie nationale (IPEN-ASR) le séminaire franco-russe sur les problèmes financiers et monétaires du développement de la Russie. Le 3 février 2014, sur le plateau de l'émission télévisée Mots croisés, Pierre Moscovici, alors désastreux ministre de l'Économie (écarté vers l'UE), face à Marine Le Pen, qualifia Jacques Sapir d'économiste "d'extrême droite", une diabolisation aussi classique qu'inapropriée provoquant une vague d'indignation parmi les militants de la gauche radicale et de nombreux soutiens à gauche.

Les manifestations non-autorisées de policiers continuent de se multiplier à Paris et dans de multiples villes de province. 


Strasbourg : les pompiers rejoignent les manifestations des policiers


Dans l'Est
, l
ors de la manifestation de Strasbourg, samedi 22 octobre, on a vu une vingtaine de pompiers se joindre aux policiers
D’après France 3 Alsace, une vingtaine de soldats du feu a rejoint la centaine de manifestants rassemblés place Kléber à Strasbourg, vendredi soir, troisième "nuit debout" en soutien aux forces de l’ordre mobilisées après l’agression de policiers au cocktail Molotov, le 8 octobre à Viry-Châtillon (Essonne).


Les policiers strasbourgeois rejoignent le mouvement de protestation

Dans le Sud, à Nice
des infirmières des services d'urgence, ont fait de même. 

Dans l'Ouest, à Brest, mardi 25 (ci-dessous), une manifestation hors cadre syndical a rassemblé 200 personnes hier soir, devant la mairie de Brest, explique France Bleu Breizh Izel. 
Outre les policiers, des pompiers en uniforme et des infirmiers du CHU de la ville étaient présents. Les manifestants ont entonné La Marseillaise, explique la radio.
"On travaille souvent avec eux, donc on est confrontés aux mêmes types de problèmes, même si nos missions à nous sont plus acceptées de la population, précise un pompier. On voit que leur travail est vraiment difficile dans certains secteurs".

Si limitées que soient ces manifestations de solidarité, l'évidence apparaît d'une potentielle extension du mouvement aux autres catégories sociales qui sont confrontées à la violence. Il faudra attendre naturellement la manifestation, autorisée celle-là, de mercredi 26 octobre pour juger de la dynamique réelle du mouvement. A cet égard, il est dommage qu'elle se tienne en plein milieu des vacances de la Toussaint, car les enseignants sont, à l'évidence, eux aussi concernés et auraient pu se joindre à cette manifestation. Aussi bien, les vacances dégagent du temps libre pour descendre dans la rue, un chemin qu'ils connaissent. Mais, en tout état de cause, ces manifestations et ce mouvement ont, à l'évidence, changé la situation politique. Ils marquent une césure brutale dont les différentes forces politiques seront obligées tenir compte. Une paradigme politique a fait son temps, un autre s'impose, comme ce fut le cas en 1958.


François Hollande, première cible et responsable des manifestations 

La principale victime est François Hollande. Dans le même temps où se développe le mouvement, les appels pour qu'il renonce à présenter sa candidature se multiplient. Ce qui n'est pas pour déplaire aux impétrants en embuscade. Mais, survenant alors que le président est durablement discrédité par ses "confessions" mais surtout par son addiction à la fréquentation des journalistes,  ce mouvement a,, semble-t-il servi de révélateur d'eux-mêmes parmi les "fidèles" du président "normal".

Certes, ces manifestations sont véritablement "extraordinaires". Rappelons d'abord que l'obligation de réserve limite les possibilités des policiers de se faire entendre et que leur droit de manifester est sévèrement réglementé. Rappelons, ensuite, que ces manifestations se déroulent alors que l'état d'urgence est toujours en vigueur ou que 1.250 des leurs sont actuellement engagés dans la dispersion des migrants -abusivement qualifiés de "réfugiés"- de la "jungle" de Calais, ainsi privés de la possibilité de manifester. Cazeneuve aurait dû en convoquer 500 de plus qu'il n'aurait pas retrouvés sous ses fenêtres...
S'il a eu raison de décréter l'état d'urgence à la suite des attentats de novembre 2015, Hollande a donc eu tort de vouloir le prolonger, prenant le risque d'en affaiblir la signification et la portée, car, ces manifestations de policiers traduisent l'impuissance du gouvernement à agir de manière décisive. L'état d'urgence avait pour but de répondre à une situation d'urgence, quitte pour cela à faire évoluer la loi et à modifier, si le besoin s'en faisait sentir, la Constitution. Mais, si François Hollande semble à son aise quand il s'agit de prononcer des discours ou de présider à des cérémonies commémoratives, force est de constater que l'action du gouvernement est restée très en deçà de ce qui était nécessaire.


Les zones de "non-droit", les "territoires perdus" de la République, n'ont fait l'objet d'aucune amorce de reconquête.
La "France périphérique" se sent toujours aussi abandonnée. Le gouvernement n'agit que quand la pression populaire lui devient insupportable, et encore agit-il alors dans l'urgence, sans plan d'ensemble, sans compréhension des interactions et des causes profondes des problèmes qui le font agir. Le règne du court terme, de l'urgence, est aujourd'hui absolu. Nous sommes dans la situation classique de nombreux dessins animés ou un personnage tente de remédier aux voies d'eau de son bateau en y mettant un, puis deux, puis trois doigts. Mais l'on sait bien comment cela se termine.

L'invalidation de la stratégie européiste
François Hollande est une des victimes du nouveau contexte politique, comme on le voit dans les sondages qui le donnent au plus bas (4% de popularité), mais ces manifestations de policiers le désignent
comme principal responsable de l'échec à la fois de son action et de sa méthode, tandis que l'opprobre frappe aussi le ministre de l'Intérieur, B. Cazeneuve, sans épargner Manuel Valls qui fut son prédécesseur (2012-2014). 

Certains de ses opposants socialistes n'échapperont pas au désamour qui aujourd'hui frappe le président. Les mêmes causes entraînant les mêmes effets, l'exaspération qui aujourd'hui saisit des segments entiers du peuple français envers François Hollande se manifeste déjà envers les élus socialistes. Elle se manifestera demain envers l'opposition, singulièrement A. Juppé, dont tout le monde comprend qu'il n'est que la pale copie de Hollande, en plus vieux et plus rigide, quelqu'un dont il ne faut rien attendre, ou envers François Fillon ou Bruno le Maire, à la différence de Nicolas Sarkozy dont a cessé de stigmatiser la différence. Quant à la "bulle" Macron, il en est de celle-ci ce qui en est de toutes les bulles qui se gonflent, qu'elles soient de savon ou financière, elle est en train d'éclater.

Plus largement,
la nouvelle situation politique en gestation depuis l'année 2015 et qui vient de révéler toutes ses implications au travers des manifestations de policiers, invalide radicalement les lignes politiques  dans la continuité de la politique suivie depuis une quinzaine d'années. 
D'où la panique qui semble régner au parti dit 'socialiste'. On dira que l'abandon de Hollande par certains de ses proches amis n'est  que l'illustration de la règle de politique politicienne: les rats quittent le navire en train de sombrer. Mais, les acteurs politiques ont ceci de moins que ces rongeurs qu'ils s'avèrent incapables d'innover. Hollande, sombre? Essayons Valls ou Ségolène Royale ou Hamon ou Montebourg… Tous, on déjà fait la preuve de leur incompétence et ils ne proposent que des variantes de la ligne hollandaise, avec une réserve pour Montebourg, qui doit cependant d'urgence clarifier ses positions sur l'Euro, sur l'Union européenne et sur la laïcité, et pour ce faire, ils doivent tous rompre radicalement et définitivement avec Terra Nova.

Un paradigme politique est donc en train de mourir sous nos yeux. C'est celui de l'Union européenne. Il a nourri une génération de femmes et d'hommes politiques, et cette génération a fait faillite. Il est temps qu'un autre lui succède. Mais, parce qu'ils sont incapables d'aboutir à cette conclusions, et d'en tirer toutes les conséquences, les politiques sont en train de plonger le pays dans une crise aux effets incalculables.

La force du moment souverainiste

La mélenchonisation du paysage politique est le signe que les yeux se décillent. Des sondages convergents le donnant actuellement entre 14% et 15% et régulièrement au-dessus de François Hollande. On peut penser qu'il a un potentiel pouvant monter vers les 18%. 

Seule, la direction du P 'C' F - qualifiée de 'gauche de la gauche' après avoir été 'gauche radicale', de peur d'avoir à assumer qu'elle est l'extrême gauche - ne semble pas l'avoir compris et ne veut pas le comprendre. Elle mène contre lui une guerre d'usure aussi imbécile qu'obstinée. Mais, cela n'étonnera personne quand on se souvient des positions de cette même direction en juillet 2015 sur la Grèce. Cette direction-là - comme celle d'Europe Ecologie-les Verts (EELV) - est prête à toutes les concessions, à toutes les bassesses, pour sauver le principe des désistements avec le P 'S', principe grâce auquel elle doit d'avoir encore des députés… Le P 'C' F est un parti-zombie. Le Parti communiste  prend donc le risque de couler avec Hollande et le P 'S' si elle ne change pas, du tout au tout, son attitude. Mais il y aurait à cela une certaine logique.  Sa seconde vie est appelée à n'être que la caricature de la première et à être des plus limitées…

Les manifestations de policiers signalent que la situation politique a pris désormais un cours nouveau. 
On assiste à l'effondrement, par pans entiers, de la stratégie européiste que défendent, chacun à leur façons, tant le P 'S' que Les Républicains. Le "moment souverainiste" qui est celui de J. Sapir, ce moment, dont il indiquait l'émergence dans un livre paru au début de l'année, est en train de s'imposer à tous avec une force de jour en jour plus redoutable. Les différents candidats souverainistes devraient en profiter.

La colère des policiers révèle une crise de régime, selon Jacques Sapir

Les victimes du laxisme et des partis-pris de Hollande se rassemblent

Des infirmiers et des pompiers se sont joints aux rassemblements de policiers, qui continuent dans toute la France.
 

Si ce mouvement se confirme dans les jours à venir, François Hollande n'en sera pas la seule victime, explique Jacques Sapir. Economiste, directeur d'études à l'EHESS, Jacques Sapir dirige le Centre d'Études des Modes d'Industrialisation (CEMI) et coorganise avec l'Institut de prévision de l'économie nationale (IPEN-ASR) le séminaire franco-russe sur les problèmes financiers et monétaires du développement de la Russie. Le 3 février 2014, sur le plateau de l'émission télévisée Mots croisés, Pierre Moscovici, alors désastreux ministre de l'Économie (écarté vers l'UE), face à Marine Le Pen, qualifia Jacques Sapir d'économiste "d'extrême droite", une diabolisation aussi classique qu'inapropriée provoquant une vague d'indignation parmi les militants de la gauche radicale et de nombreux soutiens à gauche.

Les manifestations non-autorisées de policiers continuent de se multiplier à Paris et dans de multiples villes de province. 

Strasbourg : les pompiers rejoignent les manifestations des policiers

Lors de la manifestation de Strasbourg, samedi 22 octobre, on a vu une vingtaine de pompiers se joindre aux policiers



D’après France 3 Alsace, une vingtaine de soldats du feu ont rejoint la centaine de manifestants rassemblés place Kléber à Strasbourg, vendredi soir, troisième "nuit debout" en soutien aux forces de l’ordre mobilisées après l’agression de policiers au cocktail Molotov, le 8 octobre à Viry-Châtillon (Essonne).


Les policiers strasbourgeois rejoignent le mouvement de protestation


Dans le Sud à Nice
des infirmières des services d'urgence, ont fait de même. 

Dans l'Ouest, à Brest mardi 25 (ci-dessous), une manifestation hors cadre syndical a rassemblé 200 personnes hier soir, devant la mairie de Brest, explique France Bleu Breizh Izel. 
Outre les policiers, des pompiers en uniforme et des infirmiers du CHU de la ville étaient présents. Les manifestants ont entonné La Marseillaise, explique la radio.
"On travaille souvent avec eux, donc on est confrontés aux mêmes types de problèmes, même si nos missions à nous sont plus acceptées de la population, précise un pompier. On voit que leur travail est vraiment difficile dans certains secteurs".

Si limitées que soient ces manifestations de solidarité, l'évidence apparaît d'une
potentielle extension du mouvement aux autres catégories sociales qui sont confrontées à la violence. Il faudra attendre naturellement la manifestation, autorisée celle-là, de mercredi 26 octobre pour juger de la dynamique réelle du mouvement. A cet égard, il est dommage qu'elle se tienne en plein milieu des vacances de la Toussaint, car les enseignants sont, à l'évidence, eux aussi concernés et auraient pu se joindre à cette manifestation. Aussi bien, les vacances dégagent du temps libre pour descendre dans la rue, un chemin qu'ils connaissent. Mais, en tout état de cause, ces manifestations et ce mouvement ont, à l'évidence, changé la situation politique. Ils marquent une césure brutale dont les différentes forces politiques seront obligées tenir compte. Une paradigme politique a fait son temps, un autre s'impose, comme ce fut le cas en 1958.

François Hollande, première cible et responsable des manifestations 

La principale victime est François Hollande. Dans le même temps où se développe le mouvement, les appels pour qu'il renonce à présenter sa candidature se multiplient. Ce qui n'est pas pour déplaire aux impétrants en embuscade. Mais, survenant alors que le président est durablement discrédité par ses "confessions" mais surtout par son addiction à la fréquentation des journalistes,  ce mouvement a,, semble-t-il servi de révélateur d'eux-mêmes parmi les "fidèles" du président "normal".

Certes, ces manifestations sont véritablement "extraordinaires". Rappelons d'abord que l'obligation de réserve limite les possibilités des policiers de se faire entendre et que leur droit de manifester est sévèrement réglementé. Rappelons, ensuite, que ces manifestations se déroulent alors que l'état d'urgence est toujours en vigueur ou que 1.250 des leurs sont actuellement engagés dans la dispersion des migrants -abusivement qualifiés de "réfugiés"- de la "jungle" de Calais, ainsi privés de la possibilité de manifester. Cazeneuve aurait dû en convoquer 500 de plus qu'il n'aurait pas retrouvés sous ses fenêtres...
S'il a eu raison de décréter l'état d'urgence à la suite des attentats de novembre 2015, Hollande a donc eu tort de vouloir le prolonger, prenant le risque d'en affaiblir la signification et la portée, car, ces manifestations de policiers traduisent l'impuissance du gouvernement à agir de manière décisive. L'état d'urgence avait pour but de répondre à une situation d'urgence, quitte pour cela à faire évoluer la loi et à modifier, si le besoin s'en faisait sentir, la Constitution. Mais, si François Hollande semble à son aise quand il s'agit de prononcer des discours ou de présider à des cérémonies commémoratives, force est de constater que l'action du gouvernement est restée très en deçà de ce qui était nécessaire.


Les zones de "non-droit", les "territoires perdus" de la République, n'ont fait l'objet d'aucune amorce de reconquête.
La "France périphérique" se sent toujours aussi abandonnée. Le gouvernement n'agit que quand la pression populaire lui devient insupportable, et encore agit-il alors dans l'urgence, sans plan d'ensemble, sans compréhension des interactions et des causes profondes des problèmes qui le font agir. Le règne du court terme, de l'urgence, est aujourd'hui absolu. Nous sommes dans la situation classique de nombreux dessins animés ou un personnage tente de remédier aux voies d'eau de son bateau en y mettant un, puis deux, puis trois doigts. Mais l'on sait bien comment cela se termine.

L'invalidation de la stratégie européiste
François Hollande est une des victimes du nouveau contexte politique, comme on le voit dans les sondages qui le donnent au plus bas (4% de popularité), mais ces manifestations de policiers le désignent
comme principal responsable de l'échec à la fois de son action et de sa méthode, tandis que l'opprobre frappe aussi le ministre de l'Intérieur, B. Cazeneuve, sans épargner Manuel Valls qui fut son prédécesseur (2012-2014). 

Certains de ses opposants socialistes n'échapperont pas au désamour qui aujourd'hui frappe le président. Les mêmes causes entraînant les mêmes effets, l'exaspération qui aujourd'hui saisit des segments entiers du peuple français envers François Hollande se manifeste déjà envers les élus socialistes. Elle se manifestera demain envers l'opposition, singulièrement A. Juppé, dont tout le monde comprend qu'il n'est que la pale copie de Hollande, en plus vieux et plus rigide, quelqu'un dont il ne faut rien attendre, ou envers François Fillon ou Bruno le Maire, à la différence de Nicolas Sarkozy dont a cessé de stigmatiser la différence. Quant à la "bulle" Macron, il en est de celle-ci ce qui en est de toutes les bulles qui se gonflent, qu'elles soient de savon ou financière, elle est en train d'éclater.

Plus largement,
la nouvelle situation politique en gestation depuis l'année 2015 et qui vient de révéler toutes ses implications au travers des manifestations de policiers, invalide radicalement les lignes politiques  dans la continuité de la politique suivie depuis une quinzaine d'années. 
D'où la panique qui semble régner au parti dit 'socialiste'. On dira que l'abandon de Hollande par certains de ses proches amis n'est  que l'illustration de la règle de politique politicienne: les rats quittent le navire en train de sombrer. Mais, les acteurs politiques ont ceci de moins que ces rongeurs qu'ils s'avèrent incapables d'innover. Hollande, sombre? Essayons Valls ou Ségolène Royale ou Hamon ou Montebourg… Tous, on déjà fait la preuve de leur incompétence et ils ne proposent que des variantes de la ligne hollandaise, avec une réserve pour Montebourg, qui doit cependant d'urgence clarifier ses positions sur l'Euro, sur l'Union européenne et sur la laïcité, et pour ce faire, ils doivent tous rompre radicalement et définitivement avec Terra Nova.

Un paradigme politique est donc en train de mourir sous nos yeux. C'est celui de l'Union européenne. Il a nourri une génération de femmes et d'hommes politiques, et cette génération a fait faillite. Il est temps qu'un autre lui succède. Mais, parce qu'ils sont incapables d'aboutir à cette conclusions, et d'en tirer toutes les conséquences, les politiques sont en train de plonger le pays dans une crise aux effets incalculables.

La force du moment souverainiste

La mélenchonisation du paysage politique est le signe que les yeux se décillent. Des sondages convergents le donnant actuellement entre 14% et 15% et régulièrement au-dessus de François Hollande. On peut penser qu'il a un potentiel pouvant monter vers les 18%. 

Seule, la direction du P 'C' F - qualifiée de 'gauche de la gauche' après avoir été 'gauche radicale', de peur d'avoir à assumer qu'elle est l'extrême gauche - ne semble pas l'avoir compris et ne veut pas le comprendre. Elle mène contre lui une guerre d'usure aussi imbécile qu'obstinée. Mais, cela n'étonnera personne quand on se souvient des positions de cette même direction en juillet 2015 sur la Grèce. Cette direction-là - comme celle d'Europe Ecologie-les Verts (EELV) - est prête à toutes les concessions, à toutes les bassesses, pour sauver le principe des désistements avec le P 'S', principe grâce auquel elle doit d'avoir encore des députés… Le P 'C' F est un parti-zombie. Le Parti communiste  prend donc le risque de couler avec Hollande et le P 'S' si elle ne change pas, du tout au tout, son attitude. Mais il y aurait à cela une certaine logique.  Sa seconde vie est appelée à n'être que la caricature de la première et à être des plus limitées…

Les manifestations de policiers signalent que la situation politique a pris désormais un cours nouveau. 
On assiste à l'effondrement, par pans entiers, de la stratégie européiste que défendent, chacun à leur façons, tant le P 'S' que Les Républicains. Le "moment souverainiste" qui est celui de J. Sapir, ce moment, dont il indiquait l'émergence dans un livre paru au début de l'année, est en train de s'imposer à tous avec une force de jour en jour plus redoutable. Les différents candidats souverainistes devraient en profiter.