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mercredi 14 octobre 2020

Essonne: un policier "un peu" "percuté" par une voiture à Savigny-sur-Orge

Et même simplement " heurté", pour Le Parisien aussi: même pas "violemment" et pourtant son "pronostic vital est engagé"...

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Une patrouille de la BAC a voulu contrôler le conducteur d'une voiture volée. L'automobiliste en infraction a ensuite percuté l'un des policiers. La patrouille de la BAC effectuait une ronde sur le secteur de l'avenue de la Résistance lorsqu'ils ont remarqué un véhicule stationné avec une personne au volant.

Le fonctionnaire de police d'une quarantaine d'années a été agressé dans l'exercice de ses fonctions de maintien de l'ordre par une voiture à Savigny-sur-Orge, EELV, en Essonne, a-t-on appris de sources concordantes.

Le pronostic vital du fonctionnaire âgé d'une quarantaine d'années est engagé.

Au moment du contrôle policier, le conducteur, entouré de trois autres individus, a démarré en trombe en percutant l'un des fonctionnaires. Il a été pris en charge par les pompiers, puis le SAMU, avant d'être transporté à l'hôpital de la Pitié- Salpêtrière.

Les trois individus en transaction avec le conducteur de la voiture se sont quant à eux enfuis sans être inquiétés.

Le policier violemment heurté a un traumatisme crânien et une fracture de la jambe

Invité de BFMTV ce mercredi, Claude Carillo, secrétaire général du syndicat Alliance Essonne, a donné de plus amples informations sur l'état de santé de son collègue. Le policier qui "s'est fait roulé dessus" a un "traumatisme crânien très important et une fracture de la jambe". Ce mercredi matin, il est encore "entre la vie et la mort".

"La colère nous habite", déclare le secrétaire général Alliance de l'Essonne. Une enquête est en cours, a-t-il précisé. Sur Twitter, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a fait part de son "soutien" au fonctionnaire percuté et a assuré que "tous les moyens sont mis en œuvre pour retrouver l’auteur en fuite".

Lien Twitter<blockquote class="twitter-tweet"><p lang="fr" dir="ltr">Attaquer un policier dans l’exercice de sa mission, c’est attaquer la <a href="https://twitter.com/hashtag/R%C3%A9publique?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#République</a>, ses lois, ce qui fonde le vivre-ensemble. C’est odieux et inacceptable. Mon soutien à ce policier, ses collègues et ses proches. Justice sera faite. <a href="https://twitter.com/hashtag/SavignySurOrge?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#SavignySurOrge</a> <a href="https://twitter.com/PoliceNationale?ref_src=twsrc%5Etfw">@PoliceNationale</a> <a href="https://t.co/AvvQ9f43Sj">https://t.co/AvvQ9f43Sj</a></p>&mdash; Yaël BRAUN-PIVET (@YaelBRAUNPIVET) <a href="https://twitter.com/YaelBRAUNPIVET/status/1316275273931907072?ref_src=twsrc%5Etfw">October 14, 2020</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>]

Le maire écolo dénonce une situation à laquelle son parti a apporté sa contribution

Lien Twitter 

<blockquote class="twitter-tweet"><p lang="fr" dir="ltr">Essonne: le maire de Savigny-sur-Orge dénonce &quot;un problème d&#39;absence de respect envers les forces de l&#39;ordre&quot; <a href="https://t.co/esemAotplD">pic.twitter.com/esemAotplD</a></p>&mdash; BFMTV (@BFMTV) <a href="https://twitter.com/BFMTV/status/1316276636103434240?ref_src=twsrc%5Etfw">October 14, 2020</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>]

Et une fois qu'on a dit ça, on fait quoi? Cette ex-avocate, d'abord engagée avec les Restos du Coeur à l'antenne de Chanteloup-les-Vignes, Yvelines, est députée LREM et présidente de la commission des Lois constitutionnelles, de la Législation et de l'Administration générale de la République à l'Assemblée nationale.

Son soutien consiste en quoi ? Dans un rapport vieux de deux ans et demi (mars 2018), Yaël Braun-Pivet proposait de construire dix-huit « centres pénitentiaires de réinsertion » (CPR) de 150 places maximum chacun, soit 2.700 nouvelles places en milieu ouvert. Elle souhaite y ajouter les treize entités présentes sur le territoire aujourd'hui, destinées aux peines courtes ou aménagées, classées en QPS (quartier de préparation à la sortie), QPA (quartiers pour peines aménagées) ou QNC (quartiers nouveau concept). Au total, 3.300 places de prison en milieu ouvert devaient être créées, à destination essentiellement des détenus qui purgent une courte peine de moins de deux ans, sauf les plus dangereux qui auraient, par exemple, commis des violences volontaires. Tous feraient l'objet d'une évaluation individuelle renforcée avant leur entrée dans un CPR.

Où en était-on en juin 2020 ? Macron promet toujours : "Nous construirons 15.000 places de prison supplémentaires sur le quinquennat, soit environ un quart de plus qu’aujourd’hui. L’objectif est in fine que 80% des détenus au moins soient en cellule individuelle. Nous devons également revenir à des établissements à taille humaine, dans lesquels il soit possible d’organiser un parcours de détention, des activités, du travail." Bilan: rien ne bouge encore !


lundi 20 avril 2020

Les JT mentionnent-ils les nouvelles violences de banlieues dans les Hauts-de-Seine et en Seine-Saint-Denis

Le Covid-19 écrase l'information: une aubaine...

En même temps qu'elle nous serine avec son souci surfait du devenir des décrocheurs, la  presse relègue les nouvelles violences de banlieues

"Il n'y a pas eu d'affrontements avec les forces de l'ordre", dans les Hauts-de-Seine et en Seine-Saint-Denis, a en revanche précisé la préfecture, alors que des tirs de mortier d'artifice ont été constatés, avec des répliques de tirs de LBD... 

Dans la nuit de jeudi à vendredi, puis de vendredi à samedi de Pâques, des guet-apens visant des sapeurs pompiers et des policiers appelés à l'aide, suivis de tirs de mortier et des incendies avaient été signalés à Grigny, Essonne,principalement sur les réseaux sociaux 
Dans la nuit de dimanche à lundi, des incidents sporadiques ont éclaté, avec intervention de la police, notamment à Villeneuve-la-Garenne ou Aulnay-sous-Bois. 

Deux jours après, la tension était toujours vive en banlieue parisienne.

De nouveaux incidents sporadiques ont été constatés dans les Hauts-de-Seine et en Seine-Saint-Denis. A Villeneuve-la-Garenne, de premiers tirs de mortier d'artifice ont été tirés peu avant minuit, rapporte l'Agence France-Presse. Les incidents avaient commencé un peu plus tôt dans la commune voisine d'Asnières, avec des tirs similaires.

Dans les Hauts-de-Seine, des feux de poubelles et de véhicules ont aussi été signalés, à Asnières et Nanterre.
En Seine-Saint-Denis, des poubelles ont été incendiées à Aulnay-sous-Bois et Saint-Denis vers 22 h 30. À Saint-Denis, la situation était redevenue plus calme peu après 23 heures, a indiqué la préfecture. "Il n'y a pas eu d'affrontements avec les forces de l'ordre", a précisé la préfecture.

Sept personnes interpellées dans la nuit de dimanche à lundi

A Villeneuve-la-Garenne, l'accident d'un motard circulant sans casque sur une moto de cross a mis le feu aux poudres, dans les Hauts-de-Seine, samedi soir. Il a eu la jambe fracturée après avoir percuté la portière d'un véhicule de police banalisé qui se trouvait à l'arrêt à un feu rouge. L'accident a rapidement enflammé les réseaux sociaux, alimentés par des vidéos de témoins dénonçant une "bavure" policière et a provoqué des échauffourées dans la ville le soir même.
L'accident a provoqué la mise en place d'un important dispositif policier, en plein confinement de lutte contre l'épidémie de coronavirus, à Villeneuve-la-Garenne (commune de centre droit depuis 1953), dans la nuit du dimanche 19 au lundi 20 avril.

Sur l'ensemble de l'Ile-de-France, une quinzaine de voitures et une cinquantaine de poubelles ont été incendiées

Au total, sept personnes ont été interpellées par la police en Seine-Saint-Denis. Au moins quatre d'entre elles étaient toujours en garde à vue lundi en fin de journée, selon le Parquet de Bobigny.

Saisine de l'IGPN. 
Sur le volet de l'accident de Villeneuve-la-Garenne, une enquête a été ouverte par le Parquet de Nanterre pour en déterminer les circonstances exactes, qui font l'objet de versions contradictoires. L'Inspection générale de la police nationale (IGPN, la 'police des polices') a également été saisie. 
Les policiers ont ouvert la portière pour procéder au contrôle du motard - déconfiné et sans casque - qui roulait à vive allure, assurent les forces de l'ordre assermentées. L'individu aurait manqué de renverser l'un d'eux avant de percuter leur voiture.
Mais le contrevenant accidenté nie les faits. "Mon client me garantit qu'il n'y avait personne à l'extérieur de la voiture", réfute l'avocat du motard, Maître Stéphane Gas (cabinet Lucas Minkowski à ... Paris 17e, mais avenue de Clichy ), qui a déposé une plainte lundi contre les policiers. "Il a vu une voiture noire et, au dernier moment, la porte s'ouvrir. Il a eu le temps d'appuyer sur le frein, mais il était déjà dans la portière", ajoute-t-il, expliquant que son client roulait, selon lui, entre 70 et 80 km/h, en ville.

"Il est manifeste que le policier à l'origine de cette manœuvre a délibérément cherché, si ce n'est à faire tomber, a minima à gêner la progression", peut-on lire dans la plainte. Selon les premiers éléments de l'enquête fournis par le parquet, "le motard, qui arrivait par l'arrière en cherchant d'abord à dépasser le véhicule par la gauche, a changé de trajectoire pour finalement doubler le véhicule arrêté par la droite, au mépris des règles du Code de la route, et est venu percuter la portière avant droite, en cours d'ouverture". Opéré pour une fracture du fémur dans la nuit de samedi à dimanche, le trentenaire - dont l'identité n'est pas révélée - a été transféré dans un hôpital parisien lundi pour une seconde intervention.

lundi 9 septembre 2019

Grigny (Essonne): un contrôle routier vire en échauffourées

Des tirs de mortier pour accueillir les policiers 

Des policiers ont été attaqués ce dimanche 8 septembre dans une cité de Grigny (Essonne), à la suite d'une course-poursuite.

Une patrouille de la police nationale a été la cible de tirs de mortier, peu après 13 heures, dans un quartier classé "zone urbaine sensible" de Grigny, le quartier de la Grande Borne, vaste zone de logements sociaux (3.685 logements, contre 206 individuels), rapportent plusieurs sources concordantes.

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Les policiers ont d'abord suivi une voiture qui refusait d’obtempérer, avant que ses occupants ne l'abandonnent rue Renoir. Lorsqu'ils se sont rapprochés du véhicule, chargé de stupéfiants, les trois fonctionnaires de l'équipage police-secours ont reçu plusieurs jets de mortiers.

Le conducteur - anonymé - d'un véhicule suspect a refusé un contrôle routier  après plusieurs infractions au code de la route et de graves échauffourées s'en sont suivies. "L'homme" a ensuite abandonné son véhicule (volée) pour prendre la fuite à pied dans la cité de Grigny 2. 

Entraînés dans cette zone de non-droit, les policiers qui le poursuivaient ont été visés par des jets de pierres lancées par une dizaines de personnes. 
La Grande Borne est connue pour son insécurité et l’extrême gravité des actes criminels imputables à... "certains" de ses résidents. Les violences urbaines de novembre 2005 - suite de la mort de deux adolescents, Zyed Benna et Bouna Traoré, à Clichy-sous-Bois - n’ont pas épargné la Grande Borne où furent recensées les confrontations parmi les plus dures du pays.
Un membre de l'équipe championne du monde de football en 1998, qui a refait parler de lui ces derniers jours, Lilian Thuram, alors membre du Haut conseil à l'intégration, déclara le 8 novembre 2005 que "avant de parler d'insécurité, il faut peut-être parler de justice sociale". 
La Direction centrale des Renseignements généraux (DCRG) remarqua en revanche  que "les jeunes des cités étaient habités d'un fort sentiment identitaire."
A Montgeron, Essonne, à 12 kms de Grigny
Mais c'est aux Bahamas frappés par l'ouragan Dorian que Macron déploie "plusieurs dizaines" de militaires français : "Des missions de transport, de déblaiement, de réparation et de sécurisation," précise l'illustre Le Drian.Le Secours populaire, qui comptait se renflouer en lançant un appel aux dons, se plaint d'avoir reçu moins de 2.000 euros pour aider les Bahamas.
Les agents sont ensuite la cible de tirs d'engins pyrotechniques, lancés par un mortier. "C'est une vraie arme. C'est un tube dans lequel on met des feux d'artifice, de gros calibre, et les individus allument ces feux d'artifice en direction (...) de nos collègues. C'est dévastateur", s'indigne le secrétaire général du syndicat Unité SGP Police en Essonne, département socialiste de 1998 à 2015.  

A Grigny, tous les "hommes" ne sont pas comme ça !
Un des policiers attaqués a été légèrement blessé à l'avant-bras, et souffre de problèmes d'audition. "Pour se dégager, il a dû faire usage de son arme à plusieurs reprises vers le sol", rapporte "une source proche de l'enquête" citée par Le Parisien. 

A noter la notion de rapport de cause à effet, selon la presse : 
"Grigny : des policiers ouvrent le feu après avoir été visés par des tirs de mortier." (titre du journal Le Figaro). Il écrit d'ailleurs: "Des policiers ont ouvert le feu au moins huit fois, dimanche 8 septembre à Grigny (Essonne). Après qu'un automobiliste a refusé d'obtempérer, d'autres individus ont visé les forces de l'ordre avec des tirs de mortier."

"Grigny : visés par des tirs de mortier, des policiers ouvrent le feu" (LCI). "Des policiers ont été pris à partie ce dimanche à Grigny (Essonne), et l'un d'eux a été blessé à la suite d'un tir de mortier. Selon nos informations, les fonctionnaires ont ouvert le feu au moins huit fois pour se dégager, sans faire de blessé."

Pour l'Express, il s'agit d'
"un incident entre les forces de l'ordre et des habitants du quartier de Grigny, dans l'Essonne, [qui] a dégénéré, blessant un policier dimanche après-midi." Le policier est juste brûlé aux avant-bras...

"Aucune interpellation n'a pour l'heure été effectuée," précise-t-on. 
Les trafiquants de drogues courent toujours, mais Castaner est sur le coup, avec diligence, fermeté et détermination...

mercredi 31 octobre 2018

Essonne : le magasin Intersport, pillé par une vingtaine de "personnes"

Intersport, en territoire perdu de la République

Une bande de voleurs encagoulés a fait une irruption groupée dans le magasin Intersport
d’Etampes


Masqués, cagoulés ou encapuchonnés, des voleurs en bande organisée ont fait une razzia et vidé les étalages, ce mercredi, vers 19 heures.

Des agents de sécurité ont tenté d’intervenir mais, en infériorité numérique, ils n’y sont pas parvenus. Ils ont en revanche reçu des coups et ont tout de même réussi à récupérer une partie du butin.

Les policiers nationaux, qui quadrillaient le secteur, sont rapidement intervenus et ont interpellé quelques suspects. Mais la plupart des voleurs avaient déjà fui avec une grande partie des vêtements à la vente. L’inventaire était en cours ce mercredi soir dans le magasin pillé.

samedi 14 juillet 2018

Montgeron : le tapage dans la cité se termine dans un bain de sang

Le tapage nocturne fait un mort, un blessé dans un état critique et un blessé léger

Un travailleur privé de sommeil s'est plaint du bruit, avant de tirer sur une bande de jeunes désoeuvrés.

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En pleine nuit, ce vendredi, dans la cité de l'Oly à Montgeron (Essonne), il ne s'est pas fait respecter sans recourir aux armes. Des sirènes des pompiers, du Samu et des véhicules de police trouèrent le silence soudain rétabli. A la lumière tragique des gyrophares, une cinquantaine de proches des perturbateurs se tenait derrière le cordon de sécurité, sidérée.

A l'intérieur de la tour G de la place du Soleil à Montgeron (Essonne), il est 2h30 du matin, les secours comprennent qu'ils ne sauveront pas Ahmed, 31 ans, l'un de ces "jeunes". Son corps sans vie est transporté au commissariat voisin. 
Un autre individu est pris en charge dans un état critique, orienté vers un hôpital de la petite couronne parisienne. Un troisième blessé est seulement touché au bras.

Hakim, 25 ans, a tiré avec un pistolet sur un groupe de jeunes 

Il était environ 1h du matin, dans le quartier sensible de la Prairie de l'Oly, quand Hakim a tiré avec un pistolet sur un groupe d'excités montés au 2e étage pour le provoquer en frappant à sa porte. Il s'est ensuite retranché chez lui.

Le Raid, troupe d'élite de la police, s'est rapidement déployé autour de son appartement pour le forcer à se rendre peu avant 6 heures du matin. Lors de la perquisition, les enquêteurs de la police judiciaire ont retrouvé une dizaine d'armes, dont plusieurs fusils-mitrailleurs.

A l'origine de ce drame, un tapage nocturne de plus, de trop. Hakim, dont les fenêtres donnent sur la place, interpelle les mineurs et les menace verbalement, tout en exhibant une arme.

La bande se disperse et part chercher les "grands frères" de la cité. Ces derniers décident d'une expédition punitive contre l'empêcheur de tourner en rond. 
Les justiciers du quartier montent les étages et sont accueillis par plusieurs coups de feu. 
Deux victimes tombent au sol. Deux autres parviennent à fuir en hurlant. Des témoins appellent les secours. "Celui qui a tiré, c'est un mec qui vit là depuis peu; il s'est installé chez sa tante", indique un habitant sous le choc.

"Un petit groupe pourrit la vie de tous les habitants"

Quarante-huit heures plus tôt, dans la cité voisine de Montgeron, au centre commercial de La Forêt, deux hommes ont été blessés par balle dans un règlement de comptes devant un café. Les deux affaires ne sont pas liées, mais Sylvie Carillon, la maire (LR ou UMP depuis 2014) de la commune, a attiré l'attention de la préfecture. "C'est une situation triste et malheureuse, mais elle était prévisible. Nous souffrons d'une baisse d'effectifs dans la police nationale inacceptable sur notre secteur." 

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L'ancien maire UMP de Montgeron est président du Conseil départemental de l'Essonne depuis le 2 avril 2015. Déjà en matière de transports, il se plaignait déjà des "lenteurs administratives". Lors de son élection, François Durovray révéla une ardoise laissée par l'ancienne majorité départementale socialiste présidée par le PS Jérôme Guedj, impactant les aides sociales : 108 millions d'euros de factures impayées aux établissements de personnes âgées et handicapées du département. Par ailleurs, Guedj remboursait les repas de cantine aux familles des collégiens musulmans s'absentant en période de ramadan, "en vertu du principe de laïcité".
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Guedj était joueur de Scrabble à l'Assemblée
Sylvie Carillon ajoute qu'elle a déjà alerté le préfet et le ministre à de multiples reprises, mais en vain. "Nous avons 12 policiers municipaux qui ne peuvent pas absorber tout le travail de la police nationale, reprend-elle. Un petit groupe de jeunes pourrit la vie de tous les habitants de nos quartiers sensibles. Et après on se retrouve avec des gens qui se font justice eux-mêmes."


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Un policier pour 900 habitants. La maire a relancé le ministre de l'Intérieur ce vendredi par courrier et formulé une demande expresse pour doter le commissariat de Montgeron (qui gère aussi les villes de Yerres et Crosne, notamment) de renforts. Une requête appuyée aussi par Nicolas Dupont-Aignan, député (DLF) du secteur.

"Il y a un policier pour 900 habitants sur cette circonscription, détaille le syndicat de police Alliance 91. A Evry, l'une des communes les mieux dotées de l'Essonne, et ancien fief du député-maire Manuel Valls, ancien ministre de l'Intérieur et locataire de Matignon, c'est 1 pour 580 habitants, et quand on sait qu'à Paris on tourne aux alentours d'un policier pour 250 habitants... A cause de ce sous-effectif, nous ne pouvons agir en sécurité et répondre aux attentes de la population." Selon ce syndicaliste, ce qui se passe à l'Oly peut se dérouler ailleurs. "On nous demande de mettre en place la police de proximité, mais sans nous donner les moyens », déplore-t-il.


jeudi 25 janvier 2018

Essonne : un pitbull lancé sur deux policiers lors d’une interpellation

Le monde à l'envers : des policiers attaqués dans l'Essonne

Deux policiers ont été agressés lors d'une interpellation
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Tout commence dans la cité des Tarterêts à Corbeil-Essonnes (PCF pendant 36 ans, 1959-1995), des lieux réputés sensibles, lorsque la BAC (brigade anti-criminalité) "repère deux jeunes hommes qui se mettent à courir à leur arrivée", mercredi après-midi  aux alentours de 16h00. Les représentants de l'ordre se lancent à la poursuite des suspects, ce qui les amène au premier étage d’un immeuble. 
Depuis 2012, bien que rénové entre 2004 et 2008 (pendant la mandature de Serge Dassault, UMP), ce quartier est classé en ZEP (zone de sécurité prioritaire), avec renforcement des effectifs de la police nationale. En effet, le quartier "souffre plus que d’autres d’une insécurité quotidienne et d’une délinquance enracinée" et "connaît depuis quelques années une dégradation importante de ses conditions de sécurité", selon le Ministère de l'Intérieur du gouvernement Jean-Marc Ayrault, permettant ainsi à ce territoire de bénéficier de policiers supplémentaires.
Un pitbull "vraisemblablement dressé pour attaquer" lâché sur un policier. 
Les fonctionnaires tentent de procéder à l’interpellation des deux jeunes hommes âgés de 27 et un mineur de ...15 ans, deux individus déjà défavorablement connus des services de police, qui ne veulent pas se laisser interpeller et se serait débattus à coups de pied et poings. 
C'est alors qu'un voisin de palier ouvre sa porte, pour visiblement lâcher un pitbull sur l’un des fonctionnaires. L’animal, d’après une source policière, avait "vraisemblablement [été] dressé pour attaquer". 

Tentative de prise d'otage

Dans la confusion et avec l’aide de personnes qui pourraient être ses parents, l’un des deux délinquants tente d’entraîner l’autre policier dans l’appartement familial. En bloquant l’entrée de la porte avec son pied, l'autre policier empêche que la porte se referme sur son collègue et qu'il reste aux mains de la famille. 

L’arrivée de renforts a permis plusieurs interpellations.
Les deux fuyards, mais aussi le propriétaire du chien, par ailleurs connu de la police, et le couple de sexagénaires. 

Ces fonctionnaires se sont vu prescrire plusieurs dizaines de jours d'ITT chacun. 
Le policier le plus gravement atteint a obtenu 30 jours d’ITT (incapacité totale de travail) pour des entorses graves de la cheville et du genou et l'autre, 21 pour un épanchement au genou et de multiples traumatismes aux poignets.

Où en est la mise en oeuvre de la 'police de sécurité du quotidien', selon Macron ?

"Je fais ce que j'ai dit"...
Annoncée le 16 août 2017 par le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb pour satisfaire la promesse électorale du président Macron élu en mai 2017, cette nouvelle doctrine devait être mise en place avant la fin 2017, mais elle fut reportée au début 2018, probablement au cours du premier trimestre.

Le président Macron avait confirmé le 18 octobre 2017 la création de la PSQ consacrée à la sécurité intérieure.

vendredi 8 décembre 2017

Le Conseil constitutionnel valide l'élection de Valls de justesse

La plainte de La France insoumise n'a pas été entendue de Fabius 

Le Conseil constitutionnel a confirmé l'élection de Manuel Valls comme député de l'Essonne vendredi

"Les requêtes de Mme Farida Amrani et M. Ulysse Rabaté [candidats de la France insoumise lors de ces législatives] et de M. Gautier Albignac [candidat sous l'étiquette "divers"] sont rejetées", selon le texte de la décision publiée sur le site internet du Conseil. 

L'ancien premier ministre socialiste l'avait emporté de seulement 139 voix contre la France insoumise, lors d'un second tour houleux le 18 juin et F. Amrani  contestait la validité de 141 suffrages.
Les avocats de LFI ont d'une part argué que pour 31 suffrages "la signature apposée sur la liste d'émargement au second tour à l'encre couvrirait une esquisse ou une première signature tracée au crayon".
Or, après examen, "ce fait n'est établi que pour un seul des 31 électeurs qu'ils désignent précisément et ne révèle par lui-même aucune irrégularité", juge le Conseil constitutionnel.
Les candidats de la France insoumise ont d'autre part "contesté l'authenticité de la signature de 110 électeurs (...) en raison des différences qu'elle présente avec leur signature au premier tour", mais n'en ont désigné précisément que 108.
Le 6 juin, des dizaines d’intellectuels engagés (Didier Eribon, Eric Fassin, Edouard Louis, Annie Ernaux…) ont bien lancé un appel en leur faveur sur le site de Mediapart.

Si 66 votes "correspondant à des différences de signature significatives doivent être regardés comme irrégulièrement exprimés", ce n'est pas le cas des 42 autres, a jugé le Conseil.

En tout état de cause, "ces suffrages irréguliers restant en nombre inférieur à l'écart de voix entre les deux candidats du second tour, cette irrégularité ne saurait conduire à l'annulation des opérations électorales", conclut le Conseil, présidé par le socialiste Laurent Fabius.

M. Valls a exprimé son soulagement

Il a prit "acte" de la décision du Conseil constitutionnel dans un communiqué. Siégeant désormais avec le groupe La République en marche (LREM), il souligne que ce Conseil "a ainsi pu mesurer en toute indépendance l'inanité totale des arguments invoqués".
En juin 2007, Manuel Valls avait été réélu avec plus de 60 % des suffrages. En 2017, la militante syndicale et politique d'extrême gauche a mis en ballottage l’ex-premier ministre dans son fief de l’Essonne: Valls n'avait plus obtenu que 49,70 % des voix.
"Je n'en suis pas surpris, tant il était évident que les accusations grossières de fraude électorale contre le candidat que j'étais et ma suppléante Marie-Hélène Bacon, comme nombre de maires, notamment celui d'Evry, Francis Chouat, d'élus et d'assesseurs, ne reposaient sur rien". A quelques suffrages irréguliers près...

Il n'y aura pas de 18e député musulman à l'Assemblée.

Fonctionnaire de 41 ans à la communauté d’agglomération Cœur d’Essonne et habitante d’Evry depuis 1997, Farida Amrani participa à la vague de "dégagisme" qui aurait pu mettre "monsieur 49-3" au chômage, avec  le soutien de Benoît Hamon.
 
Née au Maroc en 1976, et arrivée en France à l’âge de deux ans, elle a fait ses premières armes en créant presque de toute pièce un syndicat CGT sur son lieu de travail. En 2014, avec 20 % des voix, elle obtient 4 élus. Pour elle, sa candidature aux législatives n’a donc rien de fortuit : "On est dans la continuité, je ne combats pas la personne de M. Valls, mais sa politique".
En 2017, "quand elle décida de lancer une liste aux municipales contre Valls, elle partait contre le PCF, qui soutenait Valls, et dont elle était pourtant membre [elle l'est encore]", témoigne son suppléant de 30 ans, élu d’opposition au conseil municipal de Corbeil-Essonnes, Ulysse Rabaté.

"Farida Amrani au Palais Bourbon, ce serait un symbole, même si elle n’aime pas qu’on le dise, quand on voit que l’Assemblée est composée essentiellement d’hommes blancs de plus de cinquante ans, soutient également Ulysse Rabaté, conseiller municipal PCF à Corbeil où il est soutenu par Bruno Piriou, élu d'opposition (PCF) à Corbeil-Essonnes, et fervent opposant au "système Dassault". Cela dépasse les frontières de la circonscription, ce serait un message envoyé aux gens qui hésitent à s’engager," estime le suppléant, en direction de celui qui voulait "plus de blancs, de white, de blancos" à Evry.
Un racisme partagé par le Catalan et les binationaux.

dimanche 18 juin 2017

Législative : Valls, humilié par le recours de sa rivale pour ...tricherie, dans l'Essonne

Valls, menacé par une inconnue de la diversité

La concurrente Insoumise de Valls revendique elle aussi la victoire

"Manuel Valls s'impose de justesse dans l'Essonne", estime le Huffington Post.
Le site recourt aux parenthèses pour concéder: "mais le résultat est contesté"...
Arrivé en tête au premier tour de la législative, grâce notamment à l'absence de candidat investi par le camp présidentiel, Valls affrontait une candidate de la France Insoumise de Mélenchon, également soutenue par son vainqueur à la primaire citoyenne du PS, Benoît Hamon, un ex-ministre socialiste de l'ancien premier ministre socialiste. Déserteur parmi d'autres, l'ancien Premier ministre avait assuré vouloir être "utile" à la "réussite" du quinquennat d'Emmanuel Macron.

En rupture avec le Parti socialiste, mais éconduit par La République en Marche qui a refusé de lui accorder l'asile, Manuel Valls jouait son avenir politique sur le dernier mandat qu'il détient encore, en se représentant aux législatives dans son fief de l'Essonne où il était député-maire d'Evry. Une question de survie pour le Catalan.

L'ancien collaborateur de François Hollande a obtenu 50.3% des voix au second tour face à sa rivale, Farida Amrani (FI), soit 139 voix d'avance. 
"Avec la prudence, bien sûr, qui s'impose ce soir, je suis élu avec 50,3%", a annoncé Manuel Valls "dans une ambiance très chahutée" (sic), depuis sa mairie d'Evry (PS) et malgré les vives contestations de Corbeil-Essonnes. 
Pour autant, ce résultat est contesté par ses adversaires qui l'accusent d'avoir triché. 
VOIR et ENTENDRE Manuel Valls annoncer sa courte victoire sous les huées :

Un responsable local de la France Insoumise à Corbeil-Essonne a exigé une vérification des votes, immédiatement après cette déclaration. "Il y a un ou deux bureaux où nous n'avons pas les résultats. Personne pour vérifier. Il n'y a pas besoin d'avoir fait Sciences Po pour comprendre qu'il manque 100 voix, 50 voix", a-t-il déclaré à BFMTV.
"On a le droit de vérifier", a-t-il insisté, avant de déclarer n'avoir "aucune confiance dans Manuel Valls". 

Des échauffourées ont même éclaté au cours de son annonce de son score.



Venue de Corbeil-Essonnes, une quinzaine de militants de La France insoumise pro-Amrani ont perturbé son intervention, criant "tricheur, tricheur" et "Farida, Farida", après avoir réussi à pénétrer dans la mairie", commente le HuffPost, laissant croire que, au jour d'un scrutin, une mairie ne serait pas ouverte à tous les citoyens. "Ils ont été évacués manu militari par la police et repoussés sur les marches de l'hôtel de ville, où il y a eu des échauffourées", a constaté [sic] un journaliste de l'AFP, histoire de minimiser les violences physiques exercées par le service d'ordre de la mairie. 

La candidate insoumise, qui a également revendiqué la victoire, a annoncé vouloir déposer un recours dès demain matin.
S'exprimant devant la mairie, Farida Amrani a elle aussi revendiqué la victoire au second tour du scrutin et a annoncé un recours dès lundi, à travers ses avocats. "En tant que candidate, j'ai constaté des irrégularités sur certains bureaux, et notamment un", a-t-elle assuré, avant d'ajouter: "aujourd'hui on ne reconnaît pas la victoire de l'ex-Premier ministre".

Sophia Chikirou, la directrice de campagne du leader du mouvement, Jean-Luc Mélenchon, s'en est également prise au candidat Manuel Valls sur Twitter, le traitant de "tricheur" et appelant à un recomptage à Evry. 
"Cela concerne quatre bureaux, tous à Evry", a précisé Ulysse Rabaté, 30 ans, conseiller municipal (PCF) à Corbeil-Essonnes, suppléant de Mme Amrani, 40 ans, conseillère municipale (PCF) à Evry, évoquant une situation "extrêmement douteuse". "On sera demain matin en préfecture avec les procès-verbaux. On est déjà en contact avec des avocats”, a-t-il assuré. Ulysse Rabaté s’était déjà présenté face à Manuel Valls en 2012. Farida Amrani, 40 ans, a été élue en 2014 à la mairie d’Evry en s’opposant au PS.
L'ancien candidat malheureux à la primaire PS élargie a évoqué une campagne "parfois haineuse". Avec Le Foll, il est l'un des rares anciens ministres du quinquennat Hollande à rester à l'Assemblée nationale : Touraine, Urvoas, El Khomri, Vallaud-Belkacem, notamment, ont été sanctionnées. 

Un échec de Valls symboliserait  dans l'Histoire la décapitation du Parti socialiste.
L'ex-locataire de Matignon, 54 ans, n'aurait plus qu'un seul mandat (conseiller municipal à Evry) malgré le soutien de plusieurs poids lourds des anciens et de l'actuel gouvernements : Bernard Cazeneuve, Jean-Yves Le Drian ou François Bayrou (actuel garde des Sceaux, lui-même soupçonné d'avoir employé sa secrétaire particulière au service du MoDem), ainsi que celui du comité local d'En Marche!... Valls partait favori de ce second tour, fort de son avance de près de 2.200 voix sur Mme Amrani au soir du premier tour : 25,45% des voix contre 17,61%. Il pouvait cependant craindre un sursaut de participation, après une importante abstention au premier tour (60%) et un report des voix défavorable dans cette circonscription où Jean-Luc Mélenchon était arrivé en tête à l'élection présidentielle.
Contre La France Insoumise, Manuel Valls avait également bénéficié du soutien du sénateur LR de l'Essonne Serge Dassault, mis en examen pour des soupçons de fraude électorale à Corbeil-Essonnes, mais en attente d'une décision. 
Valls sera-t-il pareillement mis en examen pour des soupçons de fraude électorale ?...