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mardi 9 octobre 2018

Toulouse : une fusillade fait un mort et deux blessés dans un bar PMU

Toulouse n'a rien à envier à Marseille

Un homme de 35 ans a été tué et deux autres ont été blessés par balle dont un grièvement, 40 ans, lundi, dans un petit bar PMU d'un quartier populaire de Toulouse. Les tueurs ont vidé les chargeurs de leur pistolet automatique : les enquêteurs ont ramassé 24 douilles de calibre 9 mm.

L'un des deux individus à moto a ouvert le feu avec une arme de poing vers 17h00 sur la terrasse du bar "Le Papus", où se trouvaient des clients. Les deux complices ont ensuite poursuivi l'une des trois victimes à l'intérieur de l'établissement situé dans le quartier populaire du même nom, a indiqué le Parquet de Toulouse.
Les assassins ont ensuite pris la fuite, a ajouté la même source, selon laquelle un homme a été abattu sur place et deux autres ont été hospitalisés, dont l'un dans un état grave.

Le SRPJ de Toulouse a été saisi pour assassinat et tentative d'assassinat. Toutes les pistes sont explorées, y compris celle liée à un règlement de comptes dans le milieu du trafic de drogue, indique-t-on "de source proche de l'enquête".
Sur place, un périmètre de sécurité a été mis en place par la police autour du bar, un bâtiment d'un étage dont les quelques tables en plastique à l'extérieur étaient restées quasiment intactes une heure après les coups de feu. Plusieurs policiers du SRPJ relevaient les impacts de balles et scrutaient le sol à la recherche de douilles, en présence d'une magistrate du Parquet.

Une habitante a déclaré: "Ca fait 40 ans que j'habite ici et je n'avais jamais vu ça".
"C'est triste, c'était quelqu'un du quartier; on a grandi ensemble", a déclaré un autre habitant en parlant de la victime décédée. "Il habitait La Faourette, c'était quelqu'un de carré; il se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment", a-t-il ajouté. "Il vivait avec sa mère, c'était quelqu'un de bien", a ajouté un autre témoin.

L'héritage de quatre années de socialisme avec Pierre Cohen

"Je connais très bien ses frères", a renchéri un autre habitant d'une trentaine d'années. Ses frères et lui "ne baignent pas dans ce milieu-là [de la drogue]. Ce n'est pas une question de quartier, de territoire. Ici, on n'est pas à Marseille, on est à Toulouse", a-t-il estimé.

Ce bar PMU se situe à côté de la salle de boxe du champion Sofiane Oumiha, récemment inaugurée et à quelques dizaines de mètres d'un jardin d'enfants et d'une école primaire, au milieu de bâtiments de seulement quatre étages du quartier populaire du Papus.

Une mère de famille a qualifié cette fusillade d'"inadmissible", ..."à l'heure où les enfants sortent" de l'école. "Mon fils n'était pas allé (à la salle de boxe) aujourd'hui, mais il ira demain, a-t-elle ajouté.

Il y a deux ans, des habitants du Papus avaient lancé une pétition pour "des réponses concrètes" pour ce quartier construit dans les années 60 "où il fait bon vivre", dénonçant "incivilités", "suspicion de trafics illicites" (un merveilleux euphémisme) et "désert commercial", notamment. Elle avait été signée par une cinquantaine de personnes.
Le quartier en cours de réhabilitation se trouve à proximité de la cité sensible de Bagatelle, en périphérie du Mirail, un grand ensemble mal famé où trente policiers de la PSQ (police de sécurité du quotidien) ont été récemment déployés sur fond de trafic de stupéfiants.

"Face à ce déferlement de violence, délinquance et trafics doivent être combattus sans relâche, avec des moyens adéquats, en particulier la nouvelle #PoliceSécuritéQuotidien", a déclaré sur Twitter le maire LR de Toulouse depuis 2014, Jean-Luc Moudenc, un proche d'Alain Juppé.
Plusieurs quartiers populaires toulousains, dont celui du Mirail, ont été par le passé le théâtre de règlements de comptes mortels sur fond de trafic de drogue. En juillet 2017, un homme avait été tué et sept autres blessés dans une fusillade perpétrée par un individu dissimulé sous une burka et utilisant une poussette pour cacher son arme.

jeudi 25 janvier 2018

Essonne : un pitbull lancé sur deux policiers lors d’une interpellation

Le monde à l'envers : des policiers attaqués dans l'Essonne

Deux policiers ont été agressés lors d'une interpellation
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Tout commence dans la cité des Tarterêts à Corbeil-Essonnes (PCF pendant 36 ans, 1959-1995), des lieux réputés sensibleslorsque la BAC (brigade anti-criminalité) "repère deux jeunes hommes qui se mettent à courir à leur arrivée"mercredi après-midi  aux alentours de 16h00. Les représentants de l'ordre se lancent à la poursuite des suspects, ce qui les amène au premier étage d’un immeuble. 
Depuis 2012, bien que rénové entre 2004 et 2008 (pendant la mandature de Serge Dassault, UMP), ce quartier est classé en ZEP (zone de sécurité prioritaire), avec renforcement des effectifs de la police nationale. En effet, le quartier "souffre plus que d’autres d’une insécurité quotidienne et d’une délinquance enracinée" et "connaît depuis quelques années une dégradation importante de ses conditions de sécurité", selon le Ministère de l'Intérieur du gouvernement Jean-Marc Ayrault, permettant ainsi à ce territoire de bénéficier de policiers supplémentaires.
Un pitbull "vraisemblablement dressé pour attaquer" lâché sur un policier. 
Les fonctionnaires tentent de procéder à l’interpellation des deux jeunes hommes âgés de 27 et un mineur de ...15 ans, deux individus déjà défavorablement connus des services de police, qui ne veulent pas se laisser interpeller et se serait débattus à coups de pied et poings. 
C'est alors qu'un voisin de palier ouvre sa porte, pour visiblement lâcher un pitbull sur l’un des fonctionnaires. L’animal, d’après une source policière, avait "vraisemblablement [été] dressé pour attaquer". 

Tentative de prise d'otage

Dans la confusion et avec l’aide de personnes qui pourraient être ses parents, l’un des deux délinquants tente d’entraîner l’autre policier dans l’appartement familial. En bloquant l’entrée de la porte avec son pied, l'autre policier empêche que la porte se referme sur son collègue et qu'il reste aux mains de la famille. 

L’arrivée de renforts a permis plusieurs interpellations.
Les deux fuyards, mais aussi le propriétaire du chien, par ailleurs connu de la police, et le couple de sexagénaires. 

Ces fonctionnaires se sont vu prescrire plusieurs dizaines de jours d'ITT chacun. 
Le policier le plus gravement atteint a obtenu 30 jours d’ITT (incapacité totale de travail) pour des entorses graves de la cheville et du genou et l'autre, 21 pour un épanchement au genou et de multiples traumatismes aux poignets.

Où en est la mise en oeuvre de la 'police de sécurité du quotidien', selon Macron ?

"Je fais ce que j'ai dit"...
Annoncée le 16 août 2017 par le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb pour satisfaire la promesse électorale du président Macron élu en mai 2017, cette nouvelle doctrine devait être mise en place avant la fin 2017, mais elle fut reportée au début 2018, probablement au cours du premier trimestre.

Le président Macron avait confirmé le 18 octobre 2017 la création de la PSQ consacrée à la sécurité intérieure.

mardi 2 janvier 2018

Agressions de policiers: la faute à une "société de violence," selon le pouvoir

Et les pleins pouvoirs de Macron, ils servent à quoi ?

"Mécanique infernale" ? "Société de violence", "faillite morale"...

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Filmée par des internautes, en l'absence des media, la "violente agression" - par opposition aux "douces violences" - contre deux représentants de l'Etat, deux policiers, durant la nuit du Nouvel An à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne)   continue mardi de soulever l'indignation, s'étonne la presse, alors que les auteurs étaient toujours recherchés, en dépit des promesses du pouvoir.

Un capitaine de police et une gardienne de la paix du commissariat de Chennevières-sur-Marne ont été roués de coups lors d'une intervention pour rétablir l'ordre "en marge" [sic : un classique pour dédouaner les organisateurs] d'une soirée privée - certes carrément interdite - de réveillon organisée dans un hangar d'une zone industrielle de cette commune à l'est de Paris. Et vous savez quoi ? Eh bien, l'opinion continue de dénoncer ces violences: c'est fou, ça ! 

L'officier de police a eu le nez cassé et sa collègue, tabassée au sol par un groupe de "personnes" [c'est le mot !], souffre de contusions au visage. Tout ça, sans haine aucune des fonctionnaires le police, de l'Etat et de la France solidaire des jeunes "priorités" de Hollande et de la presse altermondialiste et généreuse. Ils se sont vus prescrire respectivement dix et sept jours d'Incapacité totale de travail (ITT).

Incrustation révélatrice
Au lendemain de la diffusion embarrassante de vidéos de l'attaque - qui devaient vanter les exploits de la jungle du Val-de-Marne - devenues virales sur internet qui ne pratique pas encore la censure d'Etat (en échange d'aides de l'Etat à la presse libre et indépendante et d'un abattement fiscal de 7.650 euros en faveur de ses journalistes influents), au corps défendant de la presse débordée par les réseaux sociaux -, les enquêteurs cherchaient à identifier les auteurs. Deux "personnes" (ni délinquants, ni voyous, ni dealers, ni révolutionnaires, mais peut être amoureux de la France ou d'extrême droite ?) ont été placées en garde à vue en lien avec des dégradations de véhicules à l'extérieur. Mais aucun responsable des "violentes agressions" "en marge" d'un événement interdit: le tarif; c'est 7 ans, avec sursis (of course), si l'USM n'interprète pas librement la loi, en fonction des circonstances et du parcours individuel des barbares  "personnes". 

"Comme il y a eu des vidéos sur les réseaux sociaux, semble se plaindre le ministère, "on va [devoir] travailler pour retrouver les agresseurs (...) Il faut le temps de l'enquête", a affirmé mardi le ministre septuagénaire de l'Intérieur Gérard Collomb, sur Europe 1.

Dans les zones de non-droit, la police fait l'union
 
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Nantes, mai 2016
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Technique de lâche
Ce soir-là, "un groupe essaie de rentrer dans cette soirée, force les portes et à ce moment-là, les policiers sont appelés. Ils essaient de séparer les deux groupes et le groupe agresseur se retourne contre les policiers. Deux sont séparés du reste de leurs collègues et sont frappés", a détaillé le ministre, sans rien préciser que la France entière ne sache déjà. 

Le pouvoir macronien, responsable (et encore, il faut voir), mais pas coupable
"Cette société de la violence ne saurait continuer à exister", s'est insurgé Gégé Collomb, poings serrés, appelant à briser "une mécanique infernale" dans certains "quartiers populaires".
Et de raconter sa vie : "J'étais à Champigny hier (lundi). Lorsque l'on voit ces grandes barres, on se dit qu'il y a un aspect totalement inhumain qui ne peut générer que de la violence. Ce sont des réformes de fonds qu'il faut mener, de politique de la ville", a découvert le sociologue de son temps.

"Cet acte odieux (...) traduit une certaine forme de faillite morale de notre société", a, lui, déploré le maire MoDem de Chennevières-sur-Marne, Jean-Pierre Barnaud, par communiqué.

La préfecture a interdit, mais laissé faire les organisateurs débordés 

L'attaque, suivie à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) lundi 1er janvier après-midi d'une autre agression contre un policier, frappé parce qu'il voulait contrôler un scooter volé, a déclenché la condamnation unanime de la classe politique, mais aussi de vives critiques de la droite et l'extrême droite. La gauche prend en effet le parti des "quartiers populaires" contre  l'Etat et ses fonctionnaires.

Citer Marine Le Pen d'abord, c'est vouloir donner le ton et faire pencher l'opinion du côté des barbares. C'est néanmoins le petit jeu dont se rend coupable cette presse qui s'émeut par ailleurs des violences faites aux femmes - quand elles ne portent pas l'uniforme - ainsi que des harcèlements qu'elles subissent, et pas seulement le long des trottoirs du quartier Chapelle-Pajol, à Paris (Xe- XVIIIe), notamment, du fait de "personnes" qui pourraient bien être des migrants clandestins, si on veut bien faire parler les videos...  
Lundi, le porte-parole du Front national et député du Nord Sébastien Chenu a estimé que le gouvernement est en "incapacité totale de prendre la mesure du problème". "Oui il y a des phénomènes de guerilla urbaine; oui il y a une délinquance endémique dans notre pays et rien n'est fait en face (...), ni pour protéger nos policiers, ni pour leur donner les moyens d'accomplir leur mission", a-t-il dénoncé sur France Info, réitérant l'appel du parti à une présomption de légitime défense pour policiers et gendarmes. 

Lundi soir, le président des Républicains, Laurent Wauquiez, avait réclamé "des actes fermes" contre ces agressions. "Ce n'est pas d'une police de proximité que nous avons besoin, mais d'une politique de sécurité", a-t-il plaidé. Une "police sur-mesure", la police de sécurité du quotidien (PSQ), doit être expérimentée début février. Cette nouvelle doctrine d'emploi de la police a été annoncée le 16 août 2017 par le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, pour satisfaire la promesse électorale du président Emmanuel Macron élu en mai 2017. Le ministre avait d'abord prévu sa mise en place avant la fin 2017, mais l'avait ensuite repoussée à début 2018. Mais, comme naguère pour la police de proximité, aucune définition, ni doctrine claire n'existe encore.

A Champigny, le hangar portait encore mardi les traces des violences. 
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Un muret de briques devant l'entrée principale a été en partie détruit, le rideau métallique d'une entrée latérale défoncé et des plaques de placo réduites en miettes, a constaté une journaliste. Des enquêteurs inspectaient les lieux dans la matinée. 
"On attendait 200 personnes mais il y a eu beaucoup de monde qui est arrivé", a avoué un proche du propriétaire des lieux, présent lors de la soirée. "On leur a dit qu'il n'y avait pas de place, qu'il fallait partir, mais on ne pouvait pas les contrôler", a-t-il ajouté, précisant que seules quatre personnes étaient chargées de la sécurité. 

Résultat de recherche d'images pour "champigny agressions de policiers"
Huit policiers et trois militaires de l'opération Sentinelle se sont déclarés blessés lors de la Saint-Sylvestre, selon le bilan lundi du ministère de l'Intérieur. Quatre gendarmes ont également été blessés, a indiqué mardi la gendarmerie. 
Mais Collomb estime que quelque 500 criminels interpellés lors de la nuit de la Saint Sylvestre et 1.031 véhicules de travailleurs incendiés marquent une "légère hausse" par rapport à l'an dernier (2016, 935). Pour le ministère de l'Intérieur sur Twitter, les festivités "se sont bien passées" en France et "les gens ont pu jouir de la nuit de la Saint Sylvestre de manière pacifiée"...   Lien PaSiDupes