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lundi 6 avril 2020

Tuerie de Romans-sur-Isère: ce n'est pas le réfugié soudanais, mais l'attaque, qui a fait deux morts, nuance...

Rhétorique de l'AFP: cherchez les déséquilibrés ! 

Selon l'AFP, c'est "l'attaque au couteau" qui a fait deux morts: l'agence admet néanmoins que cette attaque était menée par "un réfugié soudanais" armé d'une arme blanche...


couteau-sanglant
Illustration Mediapart
Ce Romanais comme les autres n'est responsable de rien : déjà que le tueur n'est  pas un assassin, mais un "assaillant", nuance, il est désormais une innocente victime du... confinement. Les psy (-chologues et -chiâtres) ont jugé bon de mettre le sujet "sur la table"... Sel sur leurs plaies béantes, les morts égorgés et les blessés éventrés ne sont que des victimes collatérales: la faute à pas de chance? 

Et, à l'AFP, les manipulateurs de la langue sont sans limites: le réfugié soudanais est-il, oui ou non, un terroriste? 
Non, juste une personne "aigrie"! Maintenant le réfugié n'est plus un "déséquilibré", car les "éléments de langage" tombés d'en haut ont fait muter cette excuse et produit cette variante inédite, créant un risque léger : si tous les confinés sont des "aigris" potentiels, chacun d'entre nous peut tuer le premier venu dans la rue... Raison de plus pour rester à la maison! Avec une réserve: interdiction absolue aux Européens d'égorger le mahométan qui passe. Non seulement c'est de l'islamophobie, mais c'est du racisme, puisque, si vous ne le saviez pas, la religion est un fait de racialité. Ca n'existe pas? Mais si! Comme le tueur par "aigreur".

Mieux, si cet ami de la France et des Français crie "allah akbar", couteau au poing, c'est pure aigreur de confiné ! 
La rhétorique d'Etat diffusée par l'AFP va-t-elle prendre encore longtemps les Français pour des billes ? 
Tout est possible en matière de détournement du langage: c'est ainsi qu' "on voit bien" (et "clairement", chez les malades de la rhétorique appliquée au floutage, "en même temps" que les politiciens revendiquent une politique de transparence), la France n'a plus de "problèmes", elle n'a que des "problématiques" et même, pour toujours plus de cette transparence, des "sujets", qu'elle n'"étudie" d'ailleurs pas, puisqu'elle les "regarde" si toutefois ils viennent malencontreusement "sur la table".  
Rien ne donne à penser au lecteur qu'il s'agit d'un attentat islamiste


La presse relaie les témoignages 
d'hurluberlus
 

Imaginez que les réseaux sociaux l'assurent, Abdallah Ahmed-Osman, 33 ans, le fanatique au couteau de Romans-sur-Isère (Drôme) a eu un coup de mou samedi 4 avril, mais aussitôt les 'fact-checkeurs' de la presse (qu'on ne mène pas en bateau) n'en feraient qu'une bouchée : 
Le couteau sanglant n'avait ni la longueur ni la largeur requises pour que le mot soit approprié et admissible, exception faite de celui volé au boucher, encore que, s'il était bien fait d'un métal adéquat, il n'était pas, le second, du moins, répertorié sous la nomenclature n°PP200ZZ123 établie le 12 janvier 2015 par les autorités assermentée compétentes. En conclusion, il n'a pas pu y avoir à proprement parler d'assassinats. Les victimes sont mortes ont perdu la vie. Et (j'oubliais), ces twittos sont des complotistes d'extrême gauche, pardon, droite.
Or, les organes de presse qui les paient lâchent que des témoignages  - rapportés par une source proche de l'enquête ! - certifient que l'"assaillant" était "aigri" par le confinement et tout le monde ferme sa bouche à Libération, au Monde et au Parisien. Et BFMTV, mais ça va de soi : si ce n'est Neumann, c'est donc Barbier... 

"Depuis quelques jours, il ne se sentait pas bien à cause du confinement" mis en place contre l'épidémie de Covid-19, 
Des témoins [flou artistique, mais dignes de foi : son coloc et son cousin du côté de sa maman, une femme qui disait bien toutes ses prières] ont rapporté ce mal-être aux enquêteurs, qui ont aussitôt consigné cet indice, selon cette source [au fait, c'est laquelle? Sans intérêt: le "secret des sources" permet de tout dire et n'importe quoi. Mais attention, seulement si vous avez la carte de presse qui donne aussi droit - outre le droit à l'arrogance du décrypteur et analyste "pour vous aider à  comprendre l'actualité" et  à un abattement fiscal de 7.650 euros, pour bons et loyaux services].
Qui a décrété le confinement? Macron? Alors, ne cherchez plus, l'auteur de la tuerie est à l'Elysée.

"Il était assez aigri de la situation", selon ces témoignages "concordants" [si ça peut donner du crédit aux sottises], rapportés de même source [l'apport des bretelles à la ceinture ne peut pas nuire]
Mais on ne saura encore rien de ces témoins et pas davantage de la source dont on nous rebat les oreilles. Pas de quoi critiquer ces media qui nous baladent et ne supportent pas la critique.

Trois personnes ont été placées en garde à vue dans les heures qui ont suivi l'attaque au coeur de Romans-sur-Isère. Car l' aigri" a parcouru le centre de la ville en distribuant des coups de couteau et a pu pénétrer dans une boulangerie et aussi une boucherie. 
A-t-il entendu la voix d'Allah de Macron exhortant à rester à la maison? A-t-il estimé que les inconscients devaient être châtiés et privés de la vie ? En entendant la sentence du préfet Lallement qui juge que les patients en réanimation n'ont que ce qu'ils méritent après avoir enfreint les consignes gouvernementales de confinement face au coronavirus, le Soudanais a-t-il répondu à son appel à une justice divine? Il n'a fait que son devoir de citoyen, comme d'auxiliaire de la police et sera décoré des mains de Castaner de la l'Ordre du Mérite, place Beauvau...
Deux innocents sont morts dans cette "attaque" [l'enquête est confiée à la Brigade antiterroriste, mais parler d'"attentat" n'est pas politiquement correct], et deux autres blessées, sont en soins intensifs mais dans un état stable. Une troisième personne est en salle de réveil et deux ont quitté l'hôpital, a indiqué dimanche matin une source proche de l'enquête. L'air de rien ont est passé de deux (dans les titres des journaux) à cinq victimes.

Plusieurs gardes-à-vue

Outre l'"assaillant", une de ses connaissances et un autre homme de nationalité soudanaise ont été interpellés. 

L'auteur de l'attaque [ça s'appelle une périphrase pour ne pas choquer les âmes sensibles de la diversité prompte à se mettre en colère et à mettre le feu aux écoles et bibliothèques, hauts-lieux de la culture occidentale honnie] a obtenu le statut de réfugié - politique, économique, sanitaire ou écologique? - le 29 juin 2017 et un titre de séjour de dix ans en juillet de la même année. Il est inconnu des services de police ou de renseignement français ou européens, après trois ans, comme Macron, selon le Parquet national antiterroriste (PNAT) qui a ouvert samedi une enquête notamment pour "assassinats en relation avec une entreprise terroriste" et "association de malfaiteurs terroriste criminelle".

Les premiers éléments de l'enquête sur Abdallah Ahmed-Osman "ont mis en évidence un parcours meurtrier déterminé de nature à troubler gravement l'ordre public par l'intimidation ou la terreur", de même source. 
Une source proche de l'enquête rapporte que l'assaillant [suspect de terrorisme et présumé innocent de cinq agressions devant plusieurs témoins "au sein" de Romans-sur-Isère] a dit "ne pas se souvenir de ce qui s'est passé". Son audition avait été un peu retardée parce qu'il était très agité après son interpellation. Une expertise psychiatrique est prévue dimanche. Et même pas une petite cellule psychologique ouverte à la population?

Lors d'une perquisition à son domicile ont été retrouvés "des documents manuscrits à connotation religieuse dans lesquels l'auteur des lignes - le réfugié demandeur d'asile ? - se plaint notamment de vivre dans un pays de mécréants", selon le PNAT, "a priori" écrits par lui.

Le Parquet antiterroriste a été saisi, ce qui n'est pas commun pour de simples aigreurs...


samedi 4 avril 2020

Drôme: un Soudanais assassine ou blesse plusieurs Blancs

L'assassin exécute deux personnes à coups de couteau à Romans-sur-Isère

Cinq autres ont été grièvement blessées 

Drôme: deux morts dans une attaque au couteau à Romans-sur-Isère


Il a choisi de venir en France parce qu'il l'aime...
L'individu a été arrêté sans opposer aucune résistance, peu après ses crimes, vers 11h, dans le centre de Romans-sur-Isère, ce samedi 4 avril, devant une boulangerie où de nombreux clients patientaient pour se faire servir..

Cinq blessés sont en urgence absolue et un en urgence relative.
L'Africain a tué au moins deux personnes et blessé six autres à coups de couteau sur un boulevard du centre-ville de Romans-sur-Isère dans la Drôme, rapportent des sources concordantes. 

L'assaillant, qui a été légèrement blessé, a été interpellé", indique la maire UMP de la commune, Marie-Hélène Thoraval. L'attaque s'est déroulée dans la matinée devant une boulangerie où les clients faisaient la queue avant d'être servis.

Le terroriste était inconnu des services de police

Il s'agirait d'un Soudanais, réfugié de 33 ans, en situation régulière. D'importants moyens de police et de sapeurs-pompiers ont été mobilisés sur place. Selon les informations de TF1, une perquisition était en cours à son domicile à la mi-journée dans le centre de la ville.

Il aurait crié "Allahu Akbar", selon un témoin que la presse ne s'empresse pas de faire témoigner. On ignore pour l'heure les raisons de son aggression criminelle sur des inconnus qui ont en commun d'être des Blancs.

L'exécutif donne libre cours à sa compassion officielle en langue de bois:

Le Parquet national antiterroriste (PNAT) s'est saisi de l'affaire
La police judiciaire de Lyon mène l'enquête, en lien avec le Parquet de Valence,  qui "est en évaluation actuellement" pour savoir s'il se saisit de l'enquête.


Nous allons voir ce que ça donne quand la DIPJ de Lyon est mobilisée, sous l’autorité de la Justice, pour établir la nature et les circonstances de cet "acte odieux", comme l'écrit le stagiaire de la Place Beauvau.

lundi 14 octobre 2019

Face aux violences scolaires, Blanquer promet des ...statistiques

Le ministre de l’Education Nationale de Macron va publier des chiffres de la violence scolaire "département par département" chaque trimestre

Cette réplique du gouvernement Philippe va faire peur aux délinquants...


 « Depuis deux semaines, s’est produite une succession de faits, pas plus nombreux que d’habitude, mais d’une gravité exceptionnelle », déplore Jean-Michel Blanquer, le 12 octobre au ministère de l’Education nationaleElle intervient après l’assassinat d’un lycéen de 15 ans à l’entrée d’un stade où se tenaient des cours d’EPS aux Lilas, Seine-Saint-Denis...
Depuis, le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer (ci-dessus) a annoncé la parade, dans un entretien au Parisien dimanche : une plus grande transparence sur les violences dans les établissements scolaires
" Il faut que les pouvoirs publics puissent être transparents sur les enjeux de sécurité. J’ai décidé de faire un point national régulier sur ce sujet, chaque trimestre", a déclaré le docte Blanquer, qui a précisé sa volonté de "publier les chiffres de la violence scolaire département par département".

Quel est l'échelle de "gravité" retenue par Blanquer ?
"Il y a chaque jour entre 20 et 30 incidents graves, à mettre en regard des 63.000 implantations scolaires de France ", a relativisé le ministre qui va envoyer dès lundi [sic] des inspecteurs à Sarcelles (Val-d’Oise), où un professeur a été frappé à coups de poing par un élève le 30 septembre parce qu’il lui demandait d’enlever sa casquette. Un incident ?

La mise en place du plan violences décidé fin août commence en octobre, assure Blanquer 

Le placement d’office des élèves violents dans des dispositifs relais va pouvoir débuter, a-t-il annoncé, alors que Kewi Yikilmaz, un adolescent du Pré-Saint-Gervais âgé de 15 ans, a été mortellement poignardé le 4 octobre à l’entrée du stade municipal des Lilas, sous les yeux d’élèves en cours d’EPS.

 Kewi Yikilmaz, 15 ans, un jeune du Prè-Saint-Gervais, a été tué d'un coup de couteau aux Lilas
Kewi s'était déjà "fait agresser deux fois aux Lilas alors qu'il se rendait à l'entraînement de football", révèle son grand frère. Menacé, l'ado avait récemment demandé à son père de quitter son club de football. « On en avait parlé à l'entraîneur et il s'était finalement inscrit ici, au Près-Saint-Gervais. Puis il avait passé des tests et devait rejoindre le centre de formation du Red Star". 
Les trois jeunes assassins du jeune Turc - mineurs de 16 ans (âgés de 14 et 15 ans), parmi lesquels deux lycéens - ont été mis en examen et placés en détention provisoire pour "assassinat en bande organisée".

Il y a un an, presque jour pour jour, le 13 octobre 2018, un collégien de 13 ans, Aboubakar, avait "perdu la vie" (comme dit la presse : il a en fait été assassiné) lors d'une rixe entre jeunes des Lilas (PS), déjà, et de Bagnolet (PCF, puis PS), du Pré-Saint-Gervais (PS) et de Romainville (PCF), quatre communes de Seine-Saint-Denis. Ces mineurs étaient armés de bâtons, de barres de fer et d'un pistolet de paintball.

Le jeune victime est le troisième lycéen poignardé depuis la rentrée devant son établissement et aux abords précise le quotidien. 
Trois jeunes privés de la vie depuis que le plan de lutte contre les violences scolaires a été publié au BO, le 5 septembre 2019.
La transparence statistique fera-t-elle quoi que ce soit contre ces tragédies quand les personnes sensées et responsables s'étonnent, quant à elles, que "des enfants puissent aller à l'école avec des couteaux alors que l'on veut leur interdire le téléphone portable".

mardi 9 octobre 2018

Toulouse : une fusillade fait un mort et deux blessés dans un bar PMU

Toulouse n'a rien à envier à Marseille

Un homme de 35 ans a été tué et deux autres ont été blessés par balle dont un grièvement, 40 ans, lundi, dans un petit bar PMU d'un quartier populaire de Toulouse. Les tueurs ont vidé les chargeurs de leur pistolet automatique : les enquêteurs ont ramassé 24 douilles de calibre 9 mm.

L'un des deux individus à moto a ouvert le feu avec une arme de poing vers 17h00 sur la terrasse du bar "Le Papus", où se trouvaient des clients. Les deux complices ont ensuite poursuivi l'une des trois victimes à l'intérieur de l'établissement situé dans le quartier populaire du même nom, a indiqué le Parquet de Toulouse.
Les assassins ont ensuite pris la fuite, a ajouté la même source, selon laquelle un homme a été abattu sur place et deux autres ont été hospitalisés, dont l'un dans un état grave.

Le SRPJ de Toulouse a été saisi pour assassinat et tentative d'assassinat. Toutes les pistes sont explorées, y compris celle liée à un règlement de comptes dans le milieu du trafic de drogue, indique-t-on "de source proche de l'enquête".
Sur place, un périmètre de sécurité a été mis en place par la police autour du bar, un bâtiment d'un étage dont les quelques tables en plastique à l'extérieur étaient restées quasiment intactes une heure après les coups de feu. Plusieurs policiers du SRPJ relevaient les impacts de balles et scrutaient le sol à la recherche de douilles, en présence d'une magistrate du Parquet.

Une habitante a déclaré: "Ca fait 40 ans que j'habite ici et je n'avais jamais vu ça".
"C'est triste, c'était quelqu'un du quartier; on a grandi ensemble", a déclaré un autre habitant en parlant de la victime décédée. "Il habitait La Faourette, c'était quelqu'un de carré; il se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment", a-t-il ajouté. "Il vivait avec sa mère, c'était quelqu'un de bien", a ajouté un autre témoin.

L'héritage de quatre années de socialisme avec Pierre Cohen

"Je connais très bien ses frères", a renchéri un autre habitant d'une trentaine d'années. Ses frères et lui "ne baignent pas dans ce milieu-là [de la drogue]. Ce n'est pas une question de quartier, de territoire. Ici, on n'est pas à Marseille, on est à Toulouse", a-t-il estimé.

Ce bar PMU se situe à côté de la salle de boxe du champion Sofiane Oumiha, récemment inaugurée et à quelques dizaines de mètres d'un jardin d'enfants et d'une école primaire, au milieu de bâtiments de seulement quatre étages du quartier populaire du Papus.

Une mère de famille a qualifié cette fusillade d'"inadmissible", ..."à l'heure où les enfants sortent" de l'école. "Mon fils n'était pas allé (à la salle de boxe) aujourd'hui, mais il ira demain, a-t-elle ajouté.

Il y a deux ans, des habitants du Papus avaient lancé une pétition pour "des réponses concrètes" pour ce quartier construit dans les années 60 "où il fait bon vivre", dénonçant "incivilités", "suspicion de trafics illicites" (un merveilleux euphémisme) et "désert commercial", notamment. Elle avait été signée par une cinquantaine de personnes.
Le quartier en cours de réhabilitation se trouve à proximité de la cité sensible de Bagatelle, en périphérie du Mirail, un grand ensemble mal famé où trente policiers de la PSQ (police de sécurité du quotidien) ont été récemment déployés sur fond de trafic de stupéfiants.

"Face à ce déferlement de violence, délinquance et trafics doivent être combattus sans relâche, avec des moyens adéquats, en particulier la nouvelle #PoliceSécuritéQuotidien", a déclaré sur Twitter le maire LR de Toulouse depuis 2014, Jean-Luc Moudenc, un proche d'Alain Juppé.
Plusieurs quartiers populaires toulousains, dont celui du Mirail, ont été par le passé le théâtre de règlements de comptes mortels sur fond de trafic de drogue. En juillet 2017, un homme avait été tué et sept autres blessés dans une fusillade perpétrée par un individu dissimulé sous une burka et utilisant une poussette pour cacher son arme.

lundi 26 mars 2018

Octogénaire assassinée à Paris: le Parquet retient son caractère antisémite

L'AFP et Orange actu n'en font pas des tonnes : c'est réglé en 22 lignes...

Après la "mort" vendredi d'une octogénaire juive à Paris :
de sa belle mort ? 

Le Parquet de Paris a ouvert lundi une enquête pour "assassinat"  retenant le caractère antisémite pour ces faits, précise pourtant une source judiciaire.

Deux suspects vont être présentés dans la journée à un juge d'instruction en vue de leur éventuelle mise en examen (inculpation) notamment pour "assassinat en raison de l'appartenance vraie ou supposée de la victime à une religion et sur personne vulnérable", a-t-on appris de même source. 

Le Parquet a également retenu les chefs de "vol aggravé" et de "dégradation du bien d'autrui par un moyen dangereux pour les personnes" - chef d'accusation prosaïque navrant - et  il a requis leur placement en détention provisoire.

Mentionnons (un peu) Murielle Knoll, 85 ans...

Détail de l'histoire, son corps avait été retrouvé en partie carbonisé vendredi peu avant 19h00 dans son appartement du 11e arrondissement, où elle vivait seule, à deux pas du domicile du couple Valls, vous savez ce premier ministre PS qui a lâché son parti pour marcher dans le sens de l'Histoire...

Les policiers se sont rapidement orientés vers la piste criminelle, des pros !, après la découverte de plusieurs départs de feu dans l'appartement et de traces de coups de couteau sur le corps de la vieille dame, selon une "source proche du dossier". 

Mireille Knoll, une Française née en 1932 à Paris, avait échappé de justesse à la plus grande rafle de juifs en France durant la Seconde guerre mondiale, la rafle du Vel d'Hiv' (Vélodrome d'hiver) de juillet 1942, en s'enfuyant de Paris avec sa mère, a raconté son fils.


Samedi, un premier suspect avait déjà été placé en garde à vue.
Un homme de 29 ans qui, selon une source proche de l’enquête, était bien connu de la victime.
Un deuxième homme a été placé en garde à vue cette nuit à Paris. Il est soupçonné d’être impliqué dans le meurtre de l'octogénaire.

Cette affaire suscite une vive émotion dans la communauté juive française, écrit l'AFP. Mais, espérons-le, au-delà...
Cette "communauté" a déjà été frappée dans sa chair ces derniers mois avec le meurtre de Sarah Halimi, une juive de 65 ans tuée à Paris par son voisin en avril 2017. 
Il aura fallu des mois d'un bras de fer judiciaire pour que le caractère antisémite de ce meurtre soit finalement retenu début mars par la juge d'instruction.
Le président de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), Sacha Ghozlan, a annoncé lundi que le Parquet de Paris a retenu le caractère antisémite dans l’horrible assassinat vendredi à Paris de cette rescapée de la Shoah.

L’horrible assassinat de Mireille Knoll interpelle Arno Klarsfeld :
"On peut légitimement se demander si d’ici une vingtaine d’années les Juifs auront encore leur place en France."

La secrétaire d'Etat à l'égalité femmes-hommes aura-t-elle noté que les deux dernières victimes en date sont des femmes ?
Qu'elles soient juives (lui) est-il indifférent ? 

mardi 13 février 2018

L’ex-leader du FNLC en garde à vue pour injures à la veuve du préfet assassiné

Le terroriste libéré injurie la veuve du préfet Erignac

L’ex-leader du FLNC Charles Pieri a été placé en garde à vue mardi dans l’enquête sur un odieux message Facebook

Le nationaliste corse Charles Pieri, lors d'une manifestation à Ajaccio,
le 3 février 2018
Il injurie  la veuve du préfet Erignac, au moment même où se tenait à Paris une réunion sur l’avenir de l’île en présence de ses dirigeants, sous l’égide de la 'Mme Corse' du gouvernement, Jacqueline Gourault, 67 ans, et en présence des dirigeants nationalistes de l’île, Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni, et sur l’inscription de la spécificité Corse dans la Constitution, mesure contestée annoncée par Emmanuel Macron lors de sa visite.
L’inscription de la Corse dans la Constitution est la seule des revendications à laquelle Emmanuel Macron n’a pas opposé une fin de non-recevoir : MM. Simeoni et Talamoni doivent l'évoquer avec Mme Gourault. "C’est le début d’une discussion concrète", "nous allons demander aux représentants de la collectivité de Corse ce qu’ils souhaitent précisément à travers la modification constitutionnelle", a-t-elle expliqué. Macron a donc donné son accord de principe à une modification du contenu de la Constitution dont il ne connaît pas la teneur.
L’enquête, visant des faits d’ "injure par voie de communication", a été ouverte par le procureur de la République à Ajaccio, Eric Bouillard. Convoqué à 10h00 à la gendarmerie de Ghisonaccia (Haute-Corse), Charles Pieri, 67 ans, est arrivé avec ses deux enfants, soutenu par une dizaine de sympathisants réunis à l’appel de Sulidarita, une association de défense des prisonniers dits "politiques". Il devait être interrogé sur un message publié sur Facebook dans la nuit du mardi 6 au mercredi 7 février, après la cérémonie d’hommage au préfet Erignac organisée en présence d’Emmanuel Macron. 

Diffusé sur le compte 'Di l’altu pianu' attribué à Charles Pieri, ce court texte comparait notamment la veuve du préfet aux femmes françaises ayant eu des relations sexuelles avec des soldats allemands pendant la Seconde guerre mondiale. 

Une "déclaration immonde, abjecte" dénoncée par la ministre auprès du ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur

J. Gourault a salué la réaction "rapide, claire et nette" de Gilles Simeoni, président du conseil exécutif corse, qui a dénoncé fermement, dès dimanche midi, le message publié sur Facebook. Cette MoDem avait soutenu Alain Juppé, puis avait parrainé Macron.

La ministre a en revanche jugé "inquiétant" que Pieri reprenne un rôle de premier ordre "dans le parti de Jean-Guy Talamoni", Corsica Libera, mouvement nationaliste. "Le contenu de ce texte est inacceptable et contraire à ce que je suis et ce que je pense, au plan philosophique, éthique et politique", avait déclaré Gilles Simeoni. 

Jean-Guy Talamoni a attendu lundi pour réagir en son nom, après une réaction de son parti: "Quel qu’en soit l’auteur, je n’en partage évidemment pour ma part ni la forme ni la teneur"

Dans un entretien accordé à Corse-matin, avant la visite d’Emmanuel Macron en Corse, Charles Pieri avait annoncé "reprendre une place de responsable dans l’exécutif" de Corsica Libera. Il avait ensuite participé à la manifestation organisée à l’appel de MM. Talamoni et Simeoni, le 3 février, juste avant la visite du chef de l’Etat. A propos du retour au premier plan de Ch. Pieri dans les instances dirigeantes de Corsica Libera, J.-G. Talamoni avait jugé que sa présence était "dans l’ordre des choses". "Charles Pieri a toujours fait partie de Corsica Libera. Aujourd’hui, il est à nouveau responsable", avait-il confirmé, jugeant que c’était "le fonctionnement normal d’une organisation politique". 

La réapparition sur la scène publique de Charles Pieri pourrait toutefois constituer une épine dans le pied des dirigeants nationalistes, au moment où les nationalistes semblaient accepter de reprendre des discussions avec le gouvernement. 

L’ex-dirigeant du FLNC sera "utilisé par Paris pour mettre à distance un certain nombre des revendications nationalistes," 
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prévient le politologue Xavier Crettiez (professeur de sciences politiques à l'université de Versailles Saint-Quentin, auteur de nombreux ouvrages et articles sur les thèmes de la violence, du nationalisme et de l'analyse des mouvements sociaux, des islamistes à l'extrême gauche et à l'extrême droite, en passant par l'IRA, l'ETA ou les clandestins corses, pêle-mêle) qui voit en lui une "ombre tutélaire" au-dessus des têtes de MM. Talamoni et Simeoni.
Egalement connu pour ses liens supposés avec le grand banditisme corse, Charles Pieri est un ex-syndicaliste CFDT.
Candidat nationaliste aux élections municipales de Bastia, il est alors soupçonné d'avoir participé à l'assassinat d'un légionnaire, tué à Sorbo-Ocagnano, le 11 février 1982. Incarcéré, évadé, repris et de nouveau écroué, il est finalement acquitté par la cour d'Assises de Bordeaux en 1988. Entre-temps, Pieri s'est forgé une réputation : il figure sur l'affiche des six militants les plus recherchés par la police.
A la fin des années 1990, il est le principal leader du Front de libération nationale de la Corse (FLNC) en Haute-Corse. Il échappera à un attentat à la voiture piégée le 1er juillet 1996 à Bastia. Il est aujourd'hui considéré comme un des ex-chefs du FLNC Union des combattants (FLNC UC), l'une des deux actuelles organisations clandestines nationalistes corses.
Il a été condamné en 2005 à dix ans de prison pour malversations financières en relation avec une entreprise terroriste, peine réduite à huit ans en appel.
Son fils, Christophe Pieri, a été acquitté dans l'affaire de l'assassinat de Christophe Garelli, un militant d'une organisation nationaliste rivale abattu lors d'une fête du village de Lucciana en août 1998. Il ne s'était pas rendu à l'audience.
Le 27 mai 2006, Christophe Pieri a été interpellé sur une route de Haute-Corse par le service régional de police judiciaire de Corse et des policiers du RAID sur commission rogatoire du juge anti-terroriste. Il est soupçonné d'avoir été mêlé à des rackets d'entreprises du BTP, des opérations qui ont pu servir à financer la cause nationaliste.
En 2013, il est condamné à deux ans de prison ferme pour acquisition et détention illicite d'arme de poing.
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Autre indépendantiste célèbre de Haute-Corse, le nationaliste Yvan Colonna, ci-contre à droite, surnommé le berger de Cargèse par la presse française, militant indépendantiste corse condamné pour l'assassinat en relation avec une entreprise terroriste, du préfet Claude Érignac, commis le 6 février 1998 à Ajaccio. C'est pour lui que son épouse adressa à Macron une supplique qui apparut suspecte à l'ensemble de la presse et des réseaux sociaux.  

samedi 3 février 2018

Des milliers de manifestants nationalistes à Ajaccio

Entre 5.600 à 6.000, selon la préfecture et 22.000 à 25.000, selon les organisateurs 

Les Corses ont défilé à l'appel des dirigeants nationalistes, samedi après-midi dans les rues d'Ajaccio

"C'est une mobilisation sans précédent ces dernières années", s'est félicité le leader nationaliste Gilles Simeoni. "C'est un message très fort qui est envoyé par les Corses. Maintenant, au président de la République de dire, de parler et, je l'espère, de montrer qu'il a entendu ce que nous avons dit aujourd'hui", a ajouté Simeoni à la fin de cette manifestation, qui s'est achevée dans le calme, 

Trois jours avant une visite du président de la République Emmanuel Macron sur l'île

Résultat de recherche d'images pour "ajaccio manifestation 2018"Les Corses étaient appelés à manifester afin de "convaincre" le président français Emmanuel Macron, d'"ouvrir un dialogue" sur leurs revendications, selon le président autonomiste du conseil exécutif. 

Le 11 février 1998, cinq jours après l'assassinat du préfet Claude Erignac, quelque 15.000 personnes avaient manifesté à Ajaccio, selon la police et environ 13.000 à Bastia, selon la police, pour exprimer leur refus de la violence. (Avec AFP)

lundi 16 octobre 2017

Pyrénées-Atlantiques : une septuagénaire poignardée par un réfugié

Humanisme, goût du risque et mise en danger

Les violences subies sont particulièrement cruelles
Résultat de recherche d'images pour "afghan jungle de Calais"La procureure de la République, Cécile Gensac, a déclaré ce samedi qu’"une dame, âgée de 78 ans, a reçu plusieurs coups de couteau à son domicile d’Oloron-Sainte-Marie vendredi soir. L'auteur des coups de poignard pourrait être un jeune homme réfugié à qui elle avait ouvert sa porte" vendredi soir dans la commune d’Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques).
Résultat de recherche d'images pour "Gael Brulin"
Il était aux environs de 18h30 lorsque la septuagénaire a laissé entrer le jeune homme chez elle, "vraisemblablement sans se douter de la suite de évènements" [sic, Gael Brulin, ci-contre, "rédacteur tout-terrain" du site généraliste peu exigeant d'information (ADN Contents), basé à Mulhouse]. 

Dans des propos rapportés par Le Parisien, la représentante du gouvernement poursuit en indiquant que le suspect "a été interpellé dans la soirée par les gendarmes sur la voie publique, il était très agité et a été placé en garde-à-vue dans la soirée". 

La victime connaissait son agresseur

Béarn : 25 migrants seront accueillis dès lundi à Oloron-Sainte-Marie
Centre d'hébergement du Bialé, rue Révol, à Oloron-Sainte-Marie
Le réfugié et la victime se voyaient régulièrement, précise la radio France Bleu Béarn. Ils partageaient la même maison.

 
Le réfugié, d’origine afghane et âgé de 19 ans, avait un toit, un appartement prêté par l’OGFA (Organisme de gestion des foyers de l’amitié), un service social classifié "Centre d'accueil de demandeurs d'asile"  situé près du domicile de la dame.

En 2011, l'association fêta ses 60 ans dans l'hébergement de personnes en difficulté dans les quelques 200 logements qu'elle possède sur le périmètre de l'agglo de Pau, à Jurançon, et l'aide à la réinsertiondes mères célibataires et de leurs enfants, à l'origine.
Une centaine d'employés veillait alors sur les 400 personnes suivies et hébergées dans les 200 logements dont disposait l'association Foyer Amitié. "Ceux-ci vont du T1/T2 à 7 grands appartements, car notre public est composé de personnes isolées, de couples marginaux ou de grandes familles". A l'OGFA revenait la gestion de l'hébergement de réinsertion des 7 centres de l'agglomération paloise. 

Et puis les 24 premiers migrants de Calais sont arrivés en Béarn.
Bernard Cazeneuve à son arrivée à Gelos : "Je vous invite à apprendre le français le plus vite possible"Ils ont été accueillis dans un centre d’accueil et d’orientation (CAO ou centre de répit) "éclaté" dans l'agglomération paloise, dans six appartements du parc social, mis à leur disposition par l’ensemble des organismes HLM, hors des zones en tension, à compter du 29 février 2016. Tous des hommes seuls, de nationalité afghane, soudanaise, syrienne, iranienne ou irakienne arriveront en Béarn, ils devaient y rester au plus tard jusqu’au 30 juin, date prévue de la fermeture de ce centre.
Leur séjour était entièrement pris en charge par une dotation spécifique de l’État, le coût global de cet accueil étant évalué à 25 € par personne et par jour.

Accompagné d'un interprète et de nombreux élus locaux, le ministre a souligné le succès de l'opération humanitaire menée à Calais
"La République est plus forte quand elle engendre la fraternité, pas la suspicion," avait déclaré Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur de passage au Centre d’accueil et d’orientation (CAO) de Gelos qui hébergeait 40 migrants, pour la plupart Soudanais, parmi lesquels trois Afghans, un Erythréen et un Irakien, à la suite du démantèlement de la jungle de Calais.
Résultat de recherche d'images pour "Oloron ste marie centre asile orientation"Lors de la cérémonie des voeux 2017, le maire de Gelos avait déclaré: "ma plus belle expérience a été l’accueil des migrants."
En recevant le ministre dans sa commune, Pascal Mora, le maire de Gelos (CAO, ci-contre), a tenu à rendre hommage à cet élan de solidarité. Ce qui l’a notamment amené à citer Jean Jaurès : "Il n’y a qu’une race, l’Humanité".
Lors de la visite ministérielle en présence de nombreux élus locaux, François Bayrou, président de la communauté d'agglomération, était absent.

La victime a été hospitalisée dans un état "très critique"

Agée de 79 ans,
la vieille dame a reçu plusieurs coups de couteau à la gorge et au thorax. "L’état de santé de la victime s’est amélioré dimanche", a indiqué Mme Gensac. 
Cette dame vivait dans le même immeuble qu’un groupe de migrants dont le présumé auteur des faits. Ils étaient pris en charge par une association de bénévoles d’Oloron-Sainte-Marie.


La gendarmerie a été alertée par trois autres réfugiés alors présents sur les lieux. Le suspect, souffrant apparemment - et a priori - de troubles psychiatriques, a été placé en garde à vue et devait être présenté dimanche à un juge d’instruction en vue d’une mise en examen. 

Hasard du calendrier,
une manifestation était organisée dans la commune à l'initative de l'association "Sans armes, combattons la violence" créée par trois Oloronains dont Marie Essimi, dont le fils a été roué de coups lors d'une soirée, en janvier dernier. 

Le migrant a été mis en examen ce dimanche, pour "tentative de meurtre sur une personne vulnérable".
Mais aussi pour "violences aggravées sur les forces de l’ordre", lors de son interpellation vendredi à Oloron-Sainte-Marie. 

La procureure de la République a précisé que, contrairement aux premières affirmations de la presse, l'individu "ne présente pas de troubles psychiatriques susceptibles d’entacher sa responsabilité pénale".

L’hypothèse terroriste n'est pas retenue.