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mercredi 8 avril 2020

L'agresseur soudanais de sept personnes à Romans a été mis en examen

L'"assaillant" est un islamiste "aigri" présumé innocent d'"assassinats en relation avec une entreprise terroriste"

Le mis en examen, un réfugié soudanais de 33 ans a égorgé deux passants au couteau, blessant cinq autres

La tuerie a eu lieu dans la rue, au coeur de la ville drômoise, ainsi que dans un bureau de tabac, une boucherie et une boulangerie. Il a tué deux personnes et en a blessé cinq autres. Le parquet national antiterroriste a ouvert une enquête samedi, notamment pour "assassinats en relation avec une entreprise terroriste" et "association de malfaiteurs terroriste criminelle".
Les investigations ont été confiées à la Sous-Direction antiterroriste de la Direction centrale de la police judiciaire, qui coordonne l'enquête, ainsi qu'à la Direction centrale de la police judiciaire et à la Direction générale de la sécurité intérieure. Selon une source proche de l'enquête, Abdallah Ahmed-Osman a affirmé en garde à vue "ne pas se souvenir de ce qui s'est passé". 

Abdallah Ahmed-Osman, né le 1er janvier 1987 à Tendelti, au Soudan, est inconnu des services de police et de renseignement français ou européen et n'avait "a priori pas d'antécédents médicaux", précise le Parquet national antiterroriste.
Entré en France en août 2016, il a obtenu de Nicole Belloubet  le statut de réfugié fin juin 2017 et, dès le mois suivant, un titre de séjour de dix ans par la préfecture de la Drôme. 
Il a d'abord vécu à Moras-en-Valloire, dans le nord du département, "accompagné par les services de l'Etat et le Secours catholique", selon le maire de la commune, Aurélien Ferlay. "Rien, absolument rien, ne laissait présager (son) acte immonde," a-t-il déclaré comme souvent en ces circonstances. Installé récemment dans le centre de Romans-sur-Isère, dans un logement à quelques mètres des lieux de l'attaque, il a obtenu début 2020 un certificat professionnel de maroquinerie, et travaillait dans une entreprise spécialisée dans le secteur. 
Le terroriste africain aurait expliqué aux enquêteurs se sentir "mal dans sa peau", "épié", et qu' il "supportait mal le confinement et son chômage technique". 
"C'était un jeune homme très discret, apprécié de tous, travailleur, raconte le quotidien régional. On n'a rien vu venir, c'est terrible !", a commenté un membre de la direction au Dauphiné Libéré.

Des manuscrits à connotation religieuse
Lors d'une perquisition à son domicile, ont été trouvés "des documents manuscrits à connotation religieuse dans lesquels l'auteur des lignes se plaint notamment de vivre dans un pays de mécréants", selon le PNAT, "a priori" écrits de sa main.
Six téléphones, dont cinq anciens appareils non exploitables, ont également été saisis. Une première expertise du sixième, qu'il utilisait dernièrement, n'a pas permis de retrouver d'élément saillant pour l'enquête, a indiqué une "source proche du dossier". 

Une deuxième garde à vue, celle d'un réfugié soudanais de 28 ans, avait été levée dans la journée. 
Cet homme, dont le domicile à Valence a fait l'objet d'une perquisition, avait été transféré lundi dans les locaux de l'antiterrorisme à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), en compagnie de l'assaillant, Abdallah Ahmed-Osman, pour poursuivre leur garde à vue entamée samedi. Ce proche ne fait pas l'objet de poursuites.

La garde à vue d'un troisième Soudanais, qui résidait dans le même foyer que l'assaillant et avait été arrêté samedi soir, avait été pour sa part levée lundi, sans qu'il fasse l'objet de poursuites. 

Cette attaque attentat a été perpétré alors que la France vit sous une constante menace terroriste depuis la vague d'attentats djihadistes sans précédent amorcée en 2015, qui a fait 258 morts au total après l'attaque de samedi.

lundi 6 avril 2020

Tuerie de Romans-sur-Isère: ce n'est pas le réfugié soudanais, mais l'attaque, qui a fait deux morts, nuance...

Rhétorique de l'AFP: cherchez les déséquilibrés ! 

Selon l'AFP, c'est "l'attaque au couteau" qui a fait deux morts: l'agence admet néanmoins que cette attaque était menée par "un réfugié soudanais" armé d'une arme blanche...


couteau-sanglant
Illustration Mediapart
Ce Romanais comme les autres n'est responsable de rien : déjà que le tueur n'est  pas un assassin, mais un "assaillant", nuance, il est désormais une innocente victime du... confinement. Les psy (-chologues et -chiâtres) ont jugé bon de mettre le sujet "sur la table"... Sel sur leurs plaies béantes, les morts égorgés et les blessés éventrés ne sont que des victimes collatérales: la faute à pas de chance? 

Et, à l'AFP, les manipulateurs de la langue sont sans limites: le réfugié soudanais est-il, oui ou non, un terroriste? 
Non, juste une personne "aigrie"! Maintenant le réfugié n'est plus un "déséquilibré", car les "éléments de langage" tombés d'en haut ont fait muter cette excuse et produit cette variante inédite, créant un risque léger : si tous les confinés sont des "aigris" potentiels, chacun d'entre nous peut tuer le premier venu dans la rue... Raison de plus pour rester à la maison! Avec une réserve: interdiction absolue aux Européens d'égorger le mahométan qui passe. Non seulement c'est de l'islamophobie, mais c'est du racisme, puisque, si vous ne le saviez pas, la religion est un fait de racialité. Ca n'existe pas? Mais si! Comme le tueur par "aigreur".

Mieux, si cet ami de la France et des Français crie "allah akbar", couteau au poing, c'est pure aigreur de confiné ! 
La rhétorique d'Etat diffusée par l'AFP va-t-elle prendre encore longtemps les Français pour des billes ? 
Tout est possible en matière de détournement du langage: c'est ainsi qu' "on voit bien" (et "clairement", chez les malades de la rhétorique appliquée au floutage, "en même temps" que les politiciens revendiquent une politique de transparence), la France n'a plus de "problèmes", elle n'a que des "problématiques" et même, pour toujours plus de cette transparence, des "sujets", qu'elle n'"étudie" d'ailleurs pas, puisqu'elle les "regarde" si toutefois ils viennent malencontreusement "sur la table".  
Rien ne donne à penser au lecteur qu'il s'agit d'un attentat islamiste


La presse relaie les témoignages 
d'hurluberlus
 

Imaginez que les réseaux sociaux l'assurent, Abdallah Ahmed-Osman, 33 ans, le fanatique au couteau de Romans-sur-Isère (Drôme) a eu un coup de mou samedi 4 avril, mais aussitôt les 'fact-checkeurs' de la presse (qu'on ne mène pas en bateau) n'en feraient qu'une bouchée : 
Le couteau sanglant n'avait ni la longueur ni la largeur requises pour que le mot soit approprié et admissible, exception faite de celui volé au boucher, encore que, s'il était bien fait d'un métal adéquat, il n'était pas, le second, du moins, répertorié sous la nomenclature n°PP200ZZ123 établie le 12 janvier 2015 par les autorités assermentée compétentes. En conclusion, il n'a pas pu y avoir à proprement parler d'assassinats. Les victimes sont mortes ont perdu la vie. Et (j'oubliais), ces twittos sont des complotistes d'extrême gauche, pardon, droite.
Or, les organes de presse qui les paient lâchent que des témoignages  - rapportés par une source proche de l'enquête ! - certifient que l'"assaillant" était "aigri" par le confinement et tout le monde ferme sa bouche à Libération, au Monde et au Parisien. Et BFMTV, mais ça va de soi : si ce n'est Neumann, c'est donc Barbier... 

"Depuis quelques jours, il ne se sentait pas bien à cause du confinement" mis en place contre l'épidémie de Covid-19, 
Des témoins [flou artistique, mais dignes de foi : son coloc et son cousin du côté de sa maman, une femme qui disait bien toutes ses prières] ont rapporté ce mal-être aux enquêteurs, qui ont aussitôt consigné cet indice, selon cette source [au fait, c'est laquelle? Sans intérêt: le "secret des sources" permet de tout dire et n'importe quoi. Mais attention, seulement si vous avez la carte de presse qui donne aussi droit - outre le droit à l'arrogance du décrypteur et analyste "pour vous aider à  comprendre l'actualité" et  à un abattement fiscal de 7.650 euros, pour bons et loyaux services].
Qui a décrété le confinement? Macron? Alors, ne cherchez plus, l'auteur de la tuerie est à l'Elysée.

"Il était assez aigri de la situation", selon ces témoignages "concordants" [si ça peut donner du crédit aux sottises], rapportés de même source [l'apport des bretelles à la ceinture ne peut pas nuire]
Mais on ne saura encore rien de ces témoins et pas davantage de la source dont on nous rebat les oreilles. Pas de quoi critiquer ces media qui nous baladent et ne supportent pas la critique.

Trois personnes ont été placées en garde à vue dans les heures qui ont suivi l'attaque au coeur de Romans-sur-Isère. Car l' aigri" a parcouru le centre de la ville en distribuant des coups de couteau et a pu pénétrer dans une boulangerie et aussi une boucherie. 
A-t-il entendu la voix d'Allah de Macron exhortant à rester à la maison? A-t-il estimé que les inconscients devaient être châtiés et privés de la vie ? En entendant la sentence du préfet Lallement qui juge que les patients en réanimation n'ont que ce qu'ils méritent après avoir enfreint les consignes gouvernementales de confinement face au coronavirus, le Soudanais a-t-il répondu à son appel à une justice divine? Il n'a fait que son devoir de citoyen, comme d'auxiliaire de la police et sera décoré des mains de Castaner de la l'Ordre du Mérite, place Beauvau...
Deux innocents sont morts dans cette "attaque" [l'enquête est confiée à la Brigade antiterroriste, mais parler d'"attentat" n'est pas politiquement correct], et deux autres blessées, sont en soins intensifs mais dans un état stable. Une troisième personne est en salle de réveil et deux ont quitté l'hôpital, a indiqué dimanche matin une source proche de l'enquête. L'air de rien ont est passé de deux (dans les titres des journaux) à cinq victimes.

Plusieurs gardes-à-vue

Outre l'"assaillant", une de ses connaissances et un autre homme de nationalité soudanaise ont été interpellés. 

L'auteur de l'attaque [ça s'appelle une périphrase pour ne pas choquer les âmes sensibles de la diversité prompte à se mettre en colère et à mettre le feu aux écoles et bibliothèques, hauts-lieux de la culture occidentale honnie] a obtenu le statut de réfugié - politique, économique, sanitaire ou écologique? - le 29 juin 2017 et un titre de séjour de dix ans en juillet de la même année. Il est inconnu des services de police ou de renseignement français ou européens, après trois ans, comme Macron, selon le Parquet national antiterroriste (PNAT) qui a ouvert samedi une enquête notamment pour "assassinats en relation avec une entreprise terroriste" et "association de malfaiteurs terroriste criminelle".

Les premiers éléments de l'enquête sur Abdallah Ahmed-Osman "ont mis en évidence un parcours meurtrier déterminé de nature à troubler gravement l'ordre public par l'intimidation ou la terreur", de même source. 
Une source proche de l'enquête rapporte que l'assaillant [suspect de terrorisme et présumé innocent de cinq agressions devant plusieurs témoins "au sein" de Romans-sur-Isère] a dit "ne pas se souvenir de ce qui s'est passé". Son audition avait été un peu retardée parce qu'il était très agité après son interpellation. Une expertise psychiatrique est prévue dimanche. Et même pas une petite cellule psychologique ouverte à la population?

Lors d'une perquisition à son domicile ont été retrouvés "des documents manuscrits à connotation religieuse dans lesquels l'auteur des lignes - le réfugié demandeur d'asile ? - se plaint notamment de vivre dans un pays de mécréants", selon le PNAT, "a priori" écrits par lui.

Le Parquet antiterroriste a été saisi, ce qui n'est pas commun pour de simples aigreurs...


samedi 1 février 2020

Djihadiste syrien arrêté à Marseille soupçonné de tortures et crimes de guerre

Cet islamiste est soupçonné de tortures et crimes de guerre

L’homme, présent en France comme "étudiant", est détenteur d’un visa Erasmus

Résultat de recherche d'images pour "Islam Alloush"
Islam Alloush, djihadiste syrien
et étudiant islamiste Erasmus en France
Ancien porte-parole du groupe islamiste syrien Jaysh Al-Islam ("armée de l’islam"), cet étudiant  - bien sous tous rapports - est néanmoins soupçonné d’"actes de torture et complicité", "crimes de guerre" et "complicité de disparitions forcées"

Cet étudiant Erasmus de 32 ans a été arrêté à Marseille par l’OCLCHGCG (Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité, les génocides et les crimes de guerre), la section de recherches de Marseille et le GIGN, le 29 janvier 2020. A l’issue de quarante-huit heures de garde à vue, il a été présenté à un juge d’instruction parisien qui l’a mis en examen. 

Un juge des libertés et de la détention doit désormais statuer sur son éventuel [sic] placement en détention provisoire, requis par le Parquet national antiterroriste (PNAT). 

Il appartenait au groupe qui aurait enlevé une militante des droits humains, Razan Zaitouneh,  en 2013

Résultat de recherche d'images pour "Razan Zaitouneh"
Cet étudiant Erasmus  - qui devait faire rayonner la culture française dans le monde - est en fait membre du groupe Jaysh Al-Islam, notamment soupçonné de l’enlèvement de l’avocate et journaliste syrienne Razan Zeitouneh, de son mari, Waël Hamada, et de deux de ses collaborateurs, qui n’ont jamais été revus depuis le 9 décembre 2013.
Plainte déposée en juin 2019

Me Zeitouneh avait été l’une des activistes vedettes du soulèvement populaire lancé en mars 2011 contre le régime de Bachar al-Assad et, à ce titre, avait reçu cette année-là le prix Sakharov des droits de l’homme en compagnie d’autres militants du "printemps arabe". Elle avait ensuite critiqué les violations des droits de l’homme commises par toutes les parties au conflit.

Une plainte visant des membres de ce groupe islamiste avait été déposée, auprès du pôle crimes contre l’humanité du PNAT en juin dernier, pour "actes de torture", "disparitions forcées", "crimes contre l’humanité et crimes de guerre", commis dans la Ghouta entre 2012 et avril 2018. 

L’homme interpellé sous le nom d’Islam Alloush s’appelle, en réalité, Majdi Mustafa Nameh

Cette plainte avait été portée par la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH)
, la Ligue des droits de l’homme (LDH) et le Centre syrien des médias (SCM), ainsi que par sept membres de la famille de Me Zeitouneh. Cette mise en examen ouvre "la voie à la première enquête judiciaire portant sur les crimes commis par le groupe armé", s’est félicitée vendredi la FIDH.

Il "figure parmi les hauts responsables de Jaysh Al-Islam" - une coalition de groupes salafistes qui prône la charia - qui "compta jusqu’à plus de 20.000 combattants et fit régner la terreur dans les zones rebelles qu’elle contrôlait, principalement dans la Ghouta orientale, dont elle perdit le contrôle en avril 2018," a encore expliqué Clémence Bectarte, avocate au Barreau de Paris depuis 2005, spécialisée en droit pénal, droit international des droits de l’Homme et droit international humanitaire. coordinatrice du groupe d'action judiciaire de la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme, avocate de la FIDH, un réseau de magistrats, juristes, avocats et professeurs de droit issus des organisations membres de la FIDH à travers le monde, organisation internationale illégitime.

dimanche 1 septembre 2019

Migrant afghan de Villeurbanne : la France peut-elle accueillir toute la misère psychiatrique du monde

Le tueur afghan de Villeurbanne - un demandeur d'asile - est déjà déclaré "déséquilibré"...

Avant de délivrer des cartes de séjour, la France va bien devoir soumettre d'urgence les migrants à des tests de santé mentale

Résultat de recherche d'images pour "villeurbanne afghan"Un Afghan présumé, âgé d’une trentaine d’années, à semer la terreur à l’arme blanche samedi 31 août, près d’une station de métro dans l’agglomération lyonnaise, selon les enquêteurs qui ont tenté ce dimanche 1er septembre de faire la lumière sur les raisons de son attaque qui a fait un mort et huit blessés, dont trois dans un état grave.

Plusieurs passants ont été attaqués à l’arme blanche devant une station de métro à Villeurbanne, près de Lyon, samedi 31 août vers 16 h 30. Le "bilan " (sic, Ouest France) provisoire est d’un mort, un jeune homme de 19 ans, originaire de Savoie, et huit blessés. « Deux des trois victimes [grièvement blessées] sont toujours hospitalisées, mais leur pronostic vital n’est plus engagé, a indiqué le procureur de la République de Lyon, Nicolas Jacquet. Les six autres victimes ont pu regagner leur domicile. Elles présentent de fortes manifestations de stress post-traumatiques."

Une quarantaine de personnes avait été prise en charge par la cellule d’urgence médico-psychologique mise en place dès samedi, indique le procureur. Onze d’entre elles ont d’ores et déjà porté plainte pour le préjudice psychologique subi...
Détenteur d'un permis de séjour, il a pourtant plusieurs identités



L’âge de ce migrant Afghan est incertain (33 ans, 31 ou 27 ans.), mais il est pourtant détenteur d'un permis de séjour.
Le procureur a tenu au conditionnel dans son intervention lors de la conférence de presse de ce dimanche 1er septembre. Au lendemain de l’attaque, des questions demeurent en effet sur son identité.

Le suspect, placé en garde à vue dès samedi, pour "assassinat et tentative d’assassinats", dispose ainsi de deux cartes d’identité et de trois dates de naissance différentes, ce qui ne permet de déterminer ni son âge, ni son origine exacte. Il n'est pas précisé qui a émis ces cartes et il faut craindre qu'elles soient fausses et que les autorités préfectorales françaises ont été mystifiées...

L’homme a également été localisé dans différents pays européens : Allemagne, Italie et France. Il disposait en France d’une carte de séjour valable jusqu’au 31 janvier 2020. 
A-t-il transité par l'Aquarius,
ce qui mettrait également en cause l'association "humanitaire" SOS Méditerranée (et MSF), ainsi que la presse qui exercent des pressions médiatiques sur las autorités politiques. Ce navire utilisé par des passeurs vertueux a été remplacé en juillet 2019 par un nouveau, l'Ocean Viking, dont Macron a autorisé l'accueil de 150 inconnus sans papiers, il y a une semaine...
Le criminel n’était pas connu des services de police, ni "au titre de sa radicalisation", a indiqué le procureur. Le gouvernement doit nécessairement le connaître, qu'il le veuille ou non, puisqu'il lui a délivré un permis de séjour...


Des motivations difficiles à cerner



Il est resté mutique en garde à vue. 
La police judiciaire, chargée de l’enquête, fait face à un individu qui "n’est pas très prolixe". Les témoins d'origine arabe le sont, en revanche, décrivant un assaillant perturbé  : " Il était en mode fou," assure l'un d'entre eux, sur France 2.

En revanche, sur une vidéo diffusée sur Twitter, on voit le fanatique religieux épargner un passant qui accepte de dire "Inch’Allah" sous la menace.

L’audition des témoins ce dimanche avait pour objet d’en découvrir un peu plus sur les circonstances de cette attaque. Ce que le suspect a pu dire aux témoins au moment de l’attaque pouvant apporter quelques précisions sur ses motivations aux enquêteurs.

Nicolas Jacquet a salué l’action des témoins : "Ils ont permis l’interpellation du mis en cause. Leur intervention courageuse et maîtrisée ayant été décisive pour mettre un terme à son processus criminel."

Une "personnalité psychotique" (comme tout le monde !)

Une 'psychose' est un terme assez large qui désigne un trouble ou une condition anormale de l'esprit, évoquant le plus souvent une ou des obsessions avec pour résultat une "perte de contact avec la réalité". Les individus souffrant de psychose sont dits "psychotiques". 
Un usager de telle ou telle drogue peut-être "psychotique" et nos lycées et universités en regorgent... Simplement, ils ne manient pas tous le couteau, ni les armes à feu, comme aux Etats-Unis


"Il a tenu des propos religieux," a confirmé Nicolas Jacquet, procureur de la République. Pour autant, il n'admet ni le fanatisme religieux, ni la thèse de l'attentat islamiste, bien que plusieurs éléments de l'enquête convergent dans ce sens, et, avec de nombreux témoins qui partagent la même religion, il parle de "propos incohérents."

Les enquêteurs estiment qu’ils ne disposent pas, pour l’instant, d’éléments probants concernant une entreprise terroriste, mais indiquent qu’à tout moment cela peut évoluer : "Bien que sans antécédents psychiatriques, il a fait l’objet d’une première évaluation psychiatrique ce matin, dans le temps de la garde à vue. L’expert psychiatre évoque un état psychotique envahissant avec délires paranoïdes à thématiques multiples dont celles du mysticisme et de la religion."

L’homme a indiqué ne pas avoir de souvenirs précis des événements en dehors des premières minutes, a expliqué le procureur. Il dit avoir entendu des voix qui insultaient Dieu et lui intimait l’ordre de tuer. Son avocat lui a-t-il inspiré cette stratégie de défense ?

Le Parquet national antiterroriste (Pnat) n’est donc pas saisi pour l’heure mais se poursuit sous l’autorité du procureur de Lyon. Une information judiciaire sera ouverte par le Parquet de Lyon ce lundi 2 septembre pour déterminer le profil, le parcours et la personnalité du mis en cause.

Bénéficiaire trentenaire d'une domiciliation dans un centre d’hébergement

Lors de son interpellation, deux armes ont été récupérées : un couteau avec une lame de 9 cm et une broche à barbecue. "Un autre couteau avec une lame de 20 cm a été découvert sous un véhicule et saisi comme ayant probablement été utilisée par l’auteur des faits." Son téléphone a également été retrouvé sur place et est en cours d’analyse.

Une perquisition a eu lieu dès le samedi 31 août au soir là où il était domicilié : un centre d’hébergement pour réfugiés à Vaulx-en-Velin, dont la maire PS est originaire de Guadeloupe (et que Hollande nomma secrétaire d’Etat auprès du ministère de la ville, de la jeunesse et des sports, chargée de la ville, en 2016), près de Villeurbanne. 
Aucun élément concernant une "quelconque radicalisation" de l’intéressé n’a été découvert sur place.

vendredi 13 juillet 2018

Un nouveau plan anti-terroriste : un de plus ?

Une DGSI musclée et un Parquet national antiterroriste feront-ils la différence ?
Siège du renseignement à Levallois-Perret, où la DGSI va se voir confier tout le pilotage opérationnel de la lutte antiterroriste
Cinq mois après l'annonce d'un vaste plan national de prévention de la radicalisation, le Premier ministre, Edouard Philippe, présente ce matin un nouveau plan d'action en 32 mesures contre le terrorisme, pour renforcer le précédent, dans un contexte de menace devenue essentiellement endogène avec des attaques de plus en plus imprévisibles, comme celle qui a eu lieu à Trèbes au printemps dernier, le terroriste ayant attaqué des policiers, puis un supermarché, juste après avoir déposé sa petite soeur à l'école.

La première mesure-phare concerne la DGSI, au siège duquel ce plan doit être annoncé. Le gouvernement souhaite aujourd'hui donner plus de pouvoirs à cette Direction générale de la sécurité intérieure, dont les policiers spécialistes du renseignement doivent suivre quelque 4.000 cibles parmi les plus inquiétantesCe service du ministère de l'Intérieur va se voir confier tout le pilotage opérationnel de la lutte antiterroriste. Ces policiers assureront désormais des investigations judiciaires et la coordination du renseignementsous l'autorité de magistrats. 
Le but est avant tout de mieux partager l'information, entre services antiterroristes souvent co-saisis dans des enquêtes. La section antiterroriste de la PJ parisienne, ou la Sdat (la sous-direction antiterroriste) travailleront ainsi autrement avec la DGSI.

Un Parquet national antiterroriste

Résultat de recherche d'images pour "profilage antiterroriste"
La création d'un Parquet national anti-terroriste est l'autre annonce majeure attendue ce matin. Le fameux PNAT n'est donc pas abandonné. Il devrait bel et bien être officiel aujourd'hui, avec des contours identiques à ceux qu'on pressentait. Ce nouveau Parquet national, à compétence nationale pour toutes les affaires terroristes (comme le Parquet national financier pour les affaires financières), devrait être un Parquet uniquement dédié aux affaires de terrorismeet ne pas s'ouvrir au crime organisé, comme il en avait un temps été question.

Parmi les autres mesures qu'Edouard Philippe devrait annoncer : la création d'une cellule de profilage des auteurs d'actes terroristes et d'identification des facteurs de passage à l'acte. L'idée serait de conduire un travail sur les caractéristiques communes à tous les auteurs d'attentats ou de tentatives d'attentats, pour dégager notamment des critères objectifs de dangerosité.

Le gouvernement devrait aussi annoncer la création d'une unité permanente dédiée au suivi des détenus terroristes ou des détenus de droit commun radicalisés en fin de peine. Des détenus qui inquiètent particulièrement les autorités, qui réfléchissent au meilleur suivi possible après la sortie de prison. Les prochains sortants  - on en attend 400 dans l'année qui vient - pourraient ainsi être désormais suivis par cette cellule spéciale, avec des policiers antiterroristes et des agents du renseignement pénitentiaires

Enfin, ce plan prévoit de mieux prendre en charge les victimes d'actes de terrorisme, et de créer pour elles un juge dédié.