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dimanche 26 janvier 2020

Macron choque les magistrats avec sa sortie sur l’affaire Halimi

Macron conteste la décision du tribunal déclarant un assassin antisémite musulman "pénalement irresponsable"

Le président de la République a évoqué  un "besoin de procès" 

Sarah Halimi avait été battue, puis défenestrée au cri d’ 'Allahou Akbar'
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Dans l’avion présidentiel le ramenant à Paris, jeudi 23 janvier au soir, après deux jours passés en Israël pour le 75e anniversaire de la libération d’Auschwitz, le président de la République est revenu sur la décision de la cour d’Appel de Paris du 19 décembre 2019, à propos du meurtre de la retraitée sexagénaire de confession juive, battue, puis défenestrée au cri d’ 'Allahou Akbar' par son voisin alors âgé de 27 ans, Kobili Traoré, à son domicile parisien, en avril 2017. 
Une nouvelle fois, des commentaires de Macron provoquent une vive émotion dans le monde de la justice, cette fois à propos du dossier de l’affaire Sarah Halimi, assassinée au nom de l'islam. 

Le discernement du meurtrier  antisémite était aboli au moment des faits. 
Ainsi en ont décidé les trois magistrats de la chambre de l’instruction de la cour d’Appel. En conséquence, le mis en examen pour l’homicide volontaire à caractère antisémite a été déclaré pénalement irresponsable. Les parties civiles se sont pourvues en cassation. "Même si, à la fin, le juge devait décider que la responsabilité pénale n'est pas là, le besoin de procès, lui, est là", avait baragouiné le chef de l'Etat, à la manière de Hollande.

Macron a chargé le journal Le Monde de Xavier Niel et Matthieu Pigasse de diffuser sa pensée : "Le procès, en ce qu’il met les parties autour d’une table et qu’il est un exercice reconnaissant la douleur, permet de dire l’acte. Dans sa part sacramentelle, il est indispensable pour faire son deuil, pour parachever l’exercice de vérité. (…) Il faut un procès sur des sujets aussi forts, quand bien même à la fin, pour des raisons d’expertise, on déciderait qu’il n’y aurait pas de responsabilité pénale, parce qu’on aura établi les autres responsabilités, qu’on aura permis de faire émerger la vérité et de faire le travail de deuil."

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a Cour de cassation recadre Macron, lui rappelant "l’indépendance de la justice" 

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L’indépendance de la justice est une condition essentielle du fonctionnement de la démocratie," ont asséné la première présidente de la Cour de cassation, Chantal Arens, et le procureur général de cette cour, François Molins (ci-dessus), dans un communiqué de la Cour de Cassation diffusée ce lundi 27 janvier. "Les magistrats de la Cour de cassation doivent pouvoir examiner en toute sérénité et en toute indépendance les pourvois dont ils sont saisis", écrivent l'ancienne première présidente de la cour d'Appel de Paris, nommée par Hollande le 30 juillet 2014, et l'ancien procureur de la République de Paris, nommé à la Cour de Cassation par Macron, et connu pour sa gestion des attaques et attentats terroristes islamistes majeurs survenus en France et omniprésent dans les media.

Ce communiqué laconique de la cour de Cassation vient en réaction aux propos de Macron, le 23 janvier, lors de son discours devant la communauté française d'Israël à Jérusalem. "Je ne peux vous parler avec le coeur, car je suis le garant de l'indépendance de la justice, des principes cardinaux de notre Code pénal" avait commencé l'orateur des petits comités confinés, évoquant aussi "un pourvoi en Cassation [qui] a été formé et constitue une voie possible par le droit". Sous le coup de l'émotion collective, le président de la République a tenu à expliquer cette sortie ainsi : "J'ai reçu tant de lettres, entendu tant d'émoi, vu tant de rage, de colère à l'idée que la justice ne soit jamais faite".

Un message adressé aux autorités politiques, supposé passer au-dessus de la tête des juges.
Le 19 décembre, la cour d'Appel de Paris a déclaré l'assassin antisémite Kobili Traoré pénalement irresponsable du seul fait que ce consommateur de cannabis était alors en proie à une "bouffée délirante", selon le rapport psychiatrique, la psychiatrie étant considérée comme une science exacte... Une incitation à se défoncer avant de tuer ses père et mère !
Il ne pourra donc pas être jugé par un jury populaire d'Assises, ce qui a provoqué l'indignation des parties civiles et de représentants de la communauté juive.

Les magistrats de la plus haute juridiction française doivent sans cesse adresser des messages publics aux autorités politiques. Lors de l'audience solennelle de rentrée de janvier 2016, le premier président de la Cour de Cassation, Bertrand Louvel, et le procureur général, Jean-Claude Marin, avaient adressé la demande d'un "débat de société sur la justice", face aux mesures sécuritaires post-attentats. "Gouvernement, Parlement, Conseil constitutionnel ont convergé pour ne pas désigner le juge judiciaire dans ces lois récentes (…) Pourquoi l'autorité judiciaire est-elle ainsi évitée ?" avait interpellé Bertrand Louvel dans son discours.

Emmanuel Macron et Serge Klarsfeld au Mémorial de la Déportation des Juifs de France à Roglit, Israël, le 23 janvier 2020
Gardons à l'esprit que le port d'une kippa par un non juif, même dans une synagogue, n'est absolument pas obligatoire. 
Macron a fait un choix personnel et, parallèlement, celui de refuser de bénir le cercueil de Johnny Hallyday dans l'église de la Madeleine et a rompu avec la tradition consistant pour un nouvel élu à l'Elysée de réserver sa première visite à l'archevêque de Rome. Bien qu'il ait été scolarisé dans des écoles chrétiennes par des Jésuites, il n'a d'ailleurs pas non plus souhaité de Joyeuses Pâques aux Chrétiens de France.

samedi 13 juillet 2019

Meurtre antisémite de Sarah Halimi : le suspect bientôt déclaré ..."déséquilibré"

Le meurtrier pourrait être reconnu irresponsable

La faute à pas de chance : 
la sexagénaire juive Sarah Halimi assassinée en 2017 est tombée sur un gentil antisémite dérangé...
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Les juges ont le sentiment que la thèse de l'abolition du discernement du meurtrier de Sarah Halimi est plausible au moment des faitsLe criminel pourrait être déclaré irresponsable des faits qui lui sont reprochésUne telle appréciation est synonyme d'irresponsabilité pénale et d'abandon des poursuites. Donc Kobili Traoré, après un service de réhabilitation dans un département de psychiatrie. Et il serait rendu à sa famille ? 

Le suspect du meurtre de la sexagénaire juive Sarah Halimi va t-il échapper à un procès ? L'hypothèse des juges, signifiée vendredi dans une ordonnance, a relancé la crainte des parties civiles que le suspect musulman Kobili Traoré, 29 ans, ne soit jamais jugé, alors que le parquet de Paris avait réclamé le 17 juin son renvoi devant une cour d'Assises pour "homicide volontaire" à caractère antisémiteCette perspective a provoqué vendredi 12 juillet la colère des parties civiles.

Comme le prévoit la loi, les magistrats vont saisir la chambre de l'instruction "pour apprécier les suites médicales et juridiques" à donner à cette affaire, qui a déclenché il y a deux ans un vif débat médiatique.
Des avocats de parties civiles ont annoncé qu'ils feront appel de l'ordonnance des juges, devant cette même chambre de l'instruction.
De son côté, "le Parquet analyse cette ordonnance afin de déterminer s'il fait ou non appel", a-t-il indiqué.

"Bouffée délirante" après une forte consommation de cannabis


Le cannabis "récréatif" va-t-il être dépénalisé et légalisé ?

Dans la nuit du 3 au 4 avril 2017 à Paris, Kobili Traoré, pris d'une "bouffée délirante", selon les experts, s'était introduit chez sa voisine Lucie Attal - aussi appelée Sarah Halimi -, âgée de 65 ans, au troisième étage d'un immeuble HLM du quartier populaire de Belleville, après avoir traversé l'appartement d'une famille d'amis qui s'étaient barricadés dans une chambre.

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Aux cris d'"Allah Akbar", entrecoupés d'insultes et de versets du coran, ce  musulman adulte l'avait rouée de coups sur son balcon, avant de la précipiter dans la cour. "Nous attendons cette audience qui devrait conclure à ce que l'irresponsabilité pénale de Kobili Traoré soit définitivement reconnue", a réagi son avocat, Me Thomas Bidnic.
Cet avocat pourrait par ailleurs obtenir la libération de 13 braqueurs pour une erreur de ...syntaxe du juge. Soupçonnés de vols de fret en série, notamment de sacs de luxe, ils avaient, selon les enquêteurs, dérobé le contenu d'un poids-lourd plein d'accessoires Louis Vuitton. Un beau coup, selon la presse, pour un montant du butin de 1 million d'euros. Non seulement ils pourraient échapper à toute sanction mais les objets volés et leurs armes pourraient leur être ...restituées. C'est incroyable, mais c'est le droit français. 
Et pourtant, la Chambre de l'instruction près la cour d'Appel de Paris vient de décider (avril 2015) d'annuler toute la procédure. Un des suspects, incarcéré, a été remis en liberté. Un autre, en cavale, n'est désormais plus considéré comme en fuite. Leurs complices présumés, mis en examen, voient leur contrôle judiciaire interrompu. 
Tant qu'ils ne s'en prennent pas à des femmes ou des homosexuels, rien n'a d'importance... 
Au final,
les suspects se sont vu restituer les objets saisis chez eux lors des perquisitions : sacs Vuitton et Hermès, d'importantes sommes d'argent en liquide, ainsi que tout l'attirail classique des équipes de braqueurs : des dizaines de téléphones portables, des plaques d'immatriculation, des brouilleurs et des détecteurs d'ondes... Seules les armes à feu saisies restent entre les mains de la justice. N'est-ce pas trop sévère ?...Et de l'identité des 13 malfrats, ni les "sources bien informées", ni la presse n'en disent rien, pour ne pas nuire à leur réputation et leur faire du tort... 
Au terme de l'enquête pour crime anti-sémite, trois expertises psychiatriques concordent pour dire que le "jeune homme", sans antécédent psychiatrique, ne souffre pas de maladie mentale mais qu'il a agi lors d'une "bouffée délirante" provoquée par une forte consommation de cannabis. Elles divergent cependant sur la question de l'abolition ou de l'altération du discernement du "jeune homme", toujours hospitalisé. 

Abolition ou altération du discernement

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"Nous haïssons les Juifs
plus que nous n'aimons nos enfants"
L'assassin présumé n'a pas coupé en quatre les cheveux de sa victime, mais les juges, si ! Sur ce point, les juges estiment finalement qu'il y a des "raisons plausibles" de conclure à l'abolition du discernement de Kobili Traoré, selon les termes de leur ordonnance  confirmée par une source judiciaire anonyme.
Le premier expert avait d'abord conclu que le discernement du suspect devait être considéré comme "altéré", mais pas "aboli", "du fait de la consommation volontaire et régulière de cannabis" dont il ne pouvait ignorer les effets, engageant ainsi sa propre responsabilité.
La contre-expertise, menée par trois médecins, concluait au contraire à l'abolition de son discernement, synonyme d'abandon des poursuites.
La juge avait alors sollicité un nouveau collège d'experts dont l'avis, moins tranché, penche "plutôt classiquement vers une abolition du discernement" de Kobili Traoré, ci-contre, car "au moment des faits, son libre arbitre était nul". 

"Cette dernière thèse sur laquelle se sont basés les juges dans leur ordonnance m'apparaît pour le moins contestable", a estimé Me Francis Szpiner, avocat, avec Me Caroline Toby, des enfants de Sarah Halimi, qui réclame un "débat contradictoire" aux Assises.

Selon une source proche du dossier (!), les juges sont également allés à l'encontre du Parquet à propos d'un autre aspect sensible du dossier en écartant comme circonstance aggravante le "caractère antisémite" du meurtre. "Je suis nullement étonné par la décision des juges", a déploré l'avocat du beau-frère de la victime, Me Gilles-William Goldnadel, dénonçant une instruction "erratique"

Les quartiers métissés rendent la justice en France

Ce dossier avait relancé un débat sur l'antisémitisme dans certains quartiers populaires sous l'effet d'un islam que l'on dit "identitaire", pour réduire  à la marge la haine raciale des musulmans, mais omniprésent dans les faits. 
Controverse d'ailleurs ravivée un an plus tard par le meurtre d'une octogénaire juive à Paris, Mireille Knoll, sans faire bouger les lignes de la "pensée unique" internationaliste pro-palestinienne. La qualification antisémite de ce crime avait donné lieu à un bras-de-fer entre la juge, qui s'était refusée à la retenir au départ, et le Parquet de Paris qui la réclamait, soutenu par les représentants de la communauté juive.

L'affaire avait pris une tournure politique quand le président Macron avait réclamé à la justice "toute la clarté" sur les faits, mais c'était pour se faire valoir en présence du premier ministre israélien en visite à Paris en juillet 2017.

lundi 26 mars 2018

Octogénaire assassinée à Paris: le Parquet retient son caractère antisémite

L'AFP et Orange actu n'en font pas des tonnes : c'est réglé en 22 lignes...

Après la "mort" vendredi d'une octogénaire juive à Paris :
de sa belle mort ? 

Le Parquet de Paris a ouvert lundi une enquête pour "assassinat"  retenant le caractère antisémite pour ces faits, précise pourtant une source judiciaire.

Deux suspects vont être présentés dans la journée à un juge d'instruction en vue de leur éventuelle mise en examen (inculpation) notamment pour "assassinat en raison de l'appartenance vraie ou supposée de la victime à une religion et sur personne vulnérable", a-t-on appris de même source. 

Le Parquet a également retenu les chefs de "vol aggravé" et de "dégradation du bien d'autrui par un moyen dangereux pour les personnes" - chef d'accusation prosaïque navrant - et  il a requis leur placement en détention provisoire.

Mentionnons (un peu) Murielle Knoll, 85 ans...

Détail de l'histoire, son corps avait été retrouvé en partie carbonisé vendredi peu avant 19h00 dans son appartement du 11e arrondissement, où elle vivait seule, à deux pas du domicile du couple Valls, vous savez ce premier ministre PS qui a lâché son parti pour marcher dans le sens de l'Histoire...

Les policiers se sont rapidement orientés vers la piste criminelle, des pros !, après la découverte de plusieurs départs de feu dans l'appartement et de traces de coups de couteau sur le corps de la vieille dame, selon une "source proche du dossier". 

Mireille Knoll, une Française née en 1932 à Paris, avait échappé de justesse à la plus grande rafle de juifs en France durant la Seconde guerre mondiale, la rafle du Vel d'Hiv' (Vélodrome d'hiver) de juillet 1942, en s'enfuyant de Paris avec sa mère, a raconté son fils.


Samedi, un premier suspect avait déjà été placé en garde à vue.
Un homme de 29 ans qui, selon une source proche de l’enquête, était bien connu de la victime.
Un deuxième homme a été placé en garde à vue cette nuit à Paris. Il est soupçonné d’être impliqué dans le meurtre de l'octogénaire.

Cette affaire suscite une vive émotion dans la communauté juive française, écrit l'AFP. Mais, espérons-le, au-delà...
Cette "communauté" a déjà été frappée dans sa chair ces derniers mois avec le meurtre de Sarah Halimi, une juive de 65 ans tuée à Paris par son voisin en avril 2017. 
Il aura fallu des mois d'un bras de fer judiciaire pour que le caractère antisémite de ce meurtre soit finalement retenu début mars par la juge d'instruction.
Le président de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), Sacha Ghozlan, a annoncé lundi que le Parquet de Paris a retenu le caractère antisémite dans l’horrible assassinat vendredi à Paris de cette rescapée de la Shoah.

L’horrible assassinat de Mireille Knoll interpelle Arno Klarsfeld :
"On peut légitimement se demander si d’ici une vingtaine d’années les Juifs auront encore leur place en France."

La secrétaire d'Etat à l'égalité femmes-hommes aura-t-elle noté que les deux dernières victimes en date sont des femmes ?
Qu'elles soient juives (lui) est-il indifférent ?