POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est rafle. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est rafle. Afficher tous les articles

lundi 26 mars 2018

Octogénaire assassinée à Paris: le Parquet retient son caractère antisémite

L'AFP et Orange actu n'en font pas des tonnes : c'est réglé en 22 lignes...

Après la "mort" vendredi d'une octogénaire juive à Paris :
de sa belle mort ? 

Le Parquet de Paris a ouvert lundi une enquête pour "assassinat"  retenant le caractère antisémite pour ces faits, précise pourtant une source judiciaire.

Deux suspects vont être présentés dans la journée à un juge d'instruction en vue de leur éventuelle mise en examen (inculpation) notamment pour "assassinat en raison de l'appartenance vraie ou supposée de la victime à une religion et sur personne vulnérable", a-t-on appris de même source. 

Le Parquet a également retenu les chefs de "vol aggravé" et de "dégradation du bien d'autrui par un moyen dangereux pour les personnes" - chef d'accusation prosaïque navrant - et  il a requis leur placement en détention provisoire.

Mentionnons (un peu) Murielle Knoll, 85 ans...

Détail de l'histoire, son corps avait été retrouvé en partie carbonisé vendredi peu avant 19h00 dans son appartement du 11e arrondissement, où elle vivait seule, à deux pas du domicile du couple Valls, vous savez ce premier ministre PS qui a lâché son parti pour marcher dans le sens de l'Histoire...

Les policiers se sont rapidement orientés vers la piste criminelle, des pros !, après la découverte de plusieurs départs de feu dans l'appartement et de traces de coups de couteau sur le corps de la vieille dame, selon une "source proche du dossier". 

Mireille Knoll, une Française née en 1932 à Paris, avait échappé de justesse à la plus grande rafle de juifs en France durant la Seconde guerre mondiale, la rafle du Vel d'Hiv' (Vélodrome d'hiver) de juillet 1942, en s'enfuyant de Paris avec sa mère, a raconté son fils.


Samedi, un premier suspect avait déjà été placé en garde à vue.
Un homme de 29 ans qui, selon une source proche de l’enquête, était bien connu de la victime.
Un deuxième homme a été placé en garde à vue cette nuit à Paris. Il est soupçonné d’être impliqué dans le meurtre de l'octogénaire.

Cette affaire suscite une vive émotion dans la communauté juive française, écrit l'AFP. Mais, espérons-le, au-delà...
Cette "communauté" a déjà été frappée dans sa chair ces derniers mois avec le meurtre de Sarah Halimi, une juive de 65 ans tuée à Paris par son voisin en avril 2017. 
Il aura fallu des mois d'un bras de fer judiciaire pour que le caractère antisémite de ce meurtre soit finalement retenu début mars par la juge d'instruction.
Le président de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), Sacha Ghozlan, a annoncé lundi que le Parquet de Paris a retenu le caractère antisémite dans l’horrible assassinat vendredi à Paris de cette rescapée de la Shoah.

L’horrible assassinat de Mireille Knoll interpelle Arno Klarsfeld :
"On peut légitimement se demander si d’ici une vingtaine d’années les Juifs auront encore leur place en France."

La secrétaire d'Etat à l'égalité femmes-hommes aura-t-elle noté que les deux dernières victimes en date sont des femmes ?
Qu'elles soient juives (lui) est-il indifférent ? 

vendredi 4 novembre 2016

600 policiers mobilisés à déplacer les 3.000 clandestins de Paris-Est

82 autobus participent à l'évacuation du campement du Nord-Est de Paris

Hollande a lancé la "bataille" de Stalingrad contre les milliers de clandestins récidivistes 


Les trottoirs entre les stations Jaurès et Stalingrad du métro aérien sont actuellement dégagés par le gouvernement Valls. 
L'opération d'éradication du plus grand bidonville de France (depuis la dispersion des immigrés clandestins de Calais) a commencé dans le calme vendredi matin, avec le concours d'associations, assure la presse. C'est environ la 30e évacuation menée à Paris depuis un peu plus d'un an par les pouvoirs publics.
Évacué à plusieurs reprises, avec notamment deux évacuations record ces derniers mois, le 26 juillet (près de 2.500 mises à l'abri) et le 16 septembre (près de 2.100), le campement de Soudanais, Afghans et Érythréens s'était reconstitué rapidement - sans cesse alimenté par des arrivées depuis la Méditerranée et des aller-retours entre la capitale et Calais - au cours des dernières semaines, disséminé sur plusieurs centaines de mètres,  près du canal Saint-Martin et surtout sur le terre plein de l'avenue de Flandres. Il y a quelques jours, "une cinquantaine de cas suspects de varicelle" avaient été signalés selon la préfecture.
Avec la collaboration d'Emmaüs

Plusieurs centaines d'Afghans ont été triés et regroupés peu avant 06h00, leur paquetage à la main, derrière un cordon de gendarmes, quai de Jemmapes, dans leur partie du campement. 
Des bus scolaires doivent ensuite les emmener dans la matinée vers des centres d'hébergement (CAO) en Ile-de-France. 



La ministre du Logement s'arrange avec la réalité


"On emmène les gens où ? A Paris ou en province ?" s'inquiète Abderrahmane, 19 ans, Guinéen.
"
Je n'ai aucune idée de où on va. A Paris, à côté, ça me va. L'important pour moi, c'est d'avoir des papiers. Ca fait un mois que j'étais ici dans une tente, c'est bien de partir", explique Khalid, 28 ans. C'est dire aussi que les voeux des "réfugiés" ne sont nullement pris en compte, malgré les déclarations gouvernementales devant les media.
Les policiers portent des masques sanitaires...
Sur place, la ministre du Logement a dû avouer que la presse diffuse des chiffres a minima. En réalité, l'évacuation concerne "entre 3.000 et 3.500 migrants", a-t-elle déclaré. 

Emmanuelle Cosse n'a pas hésité à affirmer "On a les places pour héberger tout le monde (...) Ca se passe bien; il y a peu de familles", a-t-elle précisé.

Or, en vérité, les 74 CAO de la région ne sont pourtant pas tous en capacité d'accueillir les migrants en situation irrégulière. Dans l'attente que les centres spécifiques annoncés soient opérationnels, des gymnases sont réquisitionnés et "privatisés" pour les "mettre à l'abri".


Le ministère de l'Intérieur est visiblement mieux informé que Cosse
"On estime à peu près 3.800 personnes présentes sur l'ensemble du campement (...) Si tout se passe bien, on espère avoir terminé en début d'après midi", a  précisé le directeur de cabinet du préfet d'Ile-de-France, Patrick Vieillescazes
Aux alentours de 08h00, environ un millier de "personnes" avaient déjà 
 été évacuées, selon lui.

Une dizaine de gymnases a été mobilisée sur l'ensemble de l'Ile-de-France
, soit environ 2.000 places (gymnases et hébergements temporaires) sur les 3.800 déplacés, dont 270 places en gymnases à Paris. "Les premiers gymnases vont être libérés dès lundi", a assuré P. Vieillescazes. Rentrée scolaire, mercredi, oblige.
"On avait 2.855 places disponibles; on en cherche à l'heure qu'il est". Le problème sera résolu par la fuite de migrants...

Le pouvoir socialiste compte pouvoir déplacer 2.500 personnes dans la journée.
Ce soir, à Stalingrad, ils seront encore 1.300.




jeudi 3 novembre 2016

Campement de migrants à Paris: l'extrême gauche instrumentalise les clandestins

Les agitateurs font manifester des centaines de militants en soutien aux migrants du nord-est de Paris

Mercredi 2, plusieurs centaines de personnes ont manifesté leur soutien aux clandestins



Ils squattent les trottoirs du nord-est de la capitale d'où ils doivent être chassés cette semaine, dans la foulée du démantèlement de la "Jungle" de Calais.
Scandant "So-, so-, solidarité", "Police, no!", illégaux, manifestants et représentants d'associations internationalistes ont réclamé le respect des "droits" des migrants. Ils ont défilé le long de l'avenue de Flandres en brandissant un tract signé "des demandeurs d'asile de Paris, quartier de Stalingrad"
Exploitant l'amalgame migrants en situation irrégulière et demandeurs d'asile éligibles au statut, ils exigeaient notamment "un logement pérenne", "la continuité de la procédure" de demande d'asile, ou encore "la non-expulsion des migrants".

"Nous vivons là; c'est très difficile; il fait très froid", dit Mahmoud, Afghan de 24 ans, répétant un texte appris qui laisse croire qu'il parle français couramment: "Nous demandons au gouvernement de donner des logements et de faire avancer les demandes d'asile" .
Le cortège, composé notamment d'Afghans, de Somaliens et de Soudanais,  communautés à couteaux tiréscomptait essentiellement des hommes.

"Il n'y a pas grand monde qui vient nous aider. La police enlève les tentes. Avant, j'étais deux ans à Calais; j'ai eu beaucoup d'incidents avec la police. Je pensais que la police en France était bien", récite Hussein, Somalien, depuis trois mois dans la capitale, et clairement manipulé par l'extrême gauche hostile aux forces de l'ordre.

Peu avant 21h00, les manifestants se dispersaient au signal, "dans le calme", selon la préfecture de police. 

Lundi, une nouvelle opération policière pour contrôler les migrants et nettoyer le site a eu lieu 

L'opération de police visait ce campement du quartier de Jaurès-Stalingrad, où quelque 2.000 personnes occupent l'espace public, selon les autorités.
"C'est un éternel recommencement: la police enlève tout, les migrants reviennent et se remettent au même endroit", dit Yasmine, une parisienne venue mercredi soir distribuer de la nourriture aux squatteurs. 

Déjà évacué à deux reprises en juillet et septembre, ce campement situé dans un quartier populaire s'est à chaque reformé et a grossi. Entretenant le flou dans un communiqué, la préfecture d'Ile-de-France et l'Agence régionale de santé (ARS) ont évoqué mercredi "plusieurs milliers de personnes" sur le campement, où "une cinquantaine de cas suspects de varicelle ont été signalés".
De tuberculose, il n'est pas officiellement question.

Selon plusieurs associations, le campement a notamment pris de l'ampleur en raison de flux venant de Calais où la "Jungle" a été démantelée la semaine dernière, mais que les clandestins ont fui à l'annonce des rafles et de déportation par cars en régions.

Samedi, le premier ministre Manuel Valls a promis la "mise à l'abri" des occupants du campement

Julien Bayou, à "Nuit debout",
téléphone rouge au poing
"Ces personnes vont bénéficier d'une mise à l'abri dans les jours qui viennent, organisée par les services de l'Etat" a confirmé mercredi la préfecture d'Ile-de-France.

"Il faut organiser l'accueil et répartir l'effort au niveau européen. Ce n'est pas en démantelant qu'on règle le problème, les rafles ne font qu'accentuer la misère", a estimé Julien Bayou, porte-parole d'Europe Écologie Les Verts, qui a participé à la manifestation mercredi.

Pour empêcher la reconstitution à répétition des campements, la maire de Paris a décidé d'ouvrir prochainement un "centre d'accueil humanitaire" doté de 400 lits au départ. Il s'agit de prendre en charge les migrants avant de les répartir dans des Centres d'accueil et d'orientation (CAO) en régions, similaires à ceux qui ont accueilli les migrants de Calais.

lundi 6 juin 2016

Rafle de migrants au nord de Paris

La préfecture a fait évacuer un camp de migrants au nord de Paris

Les  migrants faisaient tache à l'approche de l'Euro de foot
   
L'évacuation des migrants du campement du jardin d\\\'Eole dans le XVIIIe arrondissement de Paris s\\\'est déroulée lundi matin.
Les abris de fortune, vides, en fin d'évacuation des migrants 
 du jardin d'Eole dans le XVIIIe arrondissement de Paris

Environ 2.000 migrants originaires de Syrie et d'Irak, mais aussi des pays de la corne de l'Afrique et d'Afghanistan ont donc été chassés lundi matin de Paris.
Peu après 11h lundi matin, l'expulsion des 2.000 migrants installés dans les Jardins d'Eole situés dans les 18e et 19e arrondissement de Paris était en cours d'exécution, non loin du Stade de France.  

La préfecture de police de Paris, la préfecture d'Ile-de-France et la mairie de Paris chargent les clandestins qui le souhaitent dans une quarantaine de cars. Ils sont transférés dans une soixantaine de centres d'accueil d'Ile-de-France pour être mis à l’abri. Il s'agit en majorité d'hommes, semble-t-il, originaires de la corne de l'Afrique (Érythrée et Soudan) et d'Afghanistan. Les bénévoles des associations d'aide aux migrants se chargent du démontage du camp de fortune qui occupe ces jardins depuis plusieurs semaines. Ils s'inquiètent d'ailleurs de la suite car ils souhaitaient des solutions d'hébergement pérennes, mais s'exécutent, sans ameuter la presse, ni hurler à la discrimination.


Évacuation terminée au jardin d'Eole
1850 migrants st montés ds ls cars selon la préf, le camp tjs là@franceinfo



View image on TwitterView image on TwitterView image on Twitter

L'évacuation se poursuit ds le calme dvt les jardins d'Eole. Le camp très insalubre comptait 2000 pers @franceinfo

Le maire du 18e réclame la création rapide de centres de "transition"


C'et maintenant que le maire socialiste du 18e  demande la création rapide "d'un lieu de transition

L'accès de cet espèce public était soustrait
aux enfants et aux retraités
où les personnes puissent venir pour obtenir une solution de droit commun," afin d'éviter ces campements illégaux. 

Eric Lejoindre soutient en même temps l'idée de la maire de Paris, Anne Hidalgo, qui a annoncé mardi dernier la construction prochaine d'un camp humanitaire pour réfugiés dans la capitale. "Il faut que ce soit suffisamment dimensionné pour permettre l'accueil des personnes et pas trop important pour permettre l'insertion de ce lieu dans l'espace urbain," a-t-il conseillé.

Le maire du 18e, qui découvre les servitudes d'un afflux de migrants dans les Jardins d'Eole depuis plusieurs semaines, a des exigences, estimant que ce camp humanitaire doit être fait à la fois "le plus rapidement possible tout en prenant le temps pour trouver les lieux et les modes d'accueil". Le XVIe arrondissement paraît tout indiqué...

A noter que la mairie est dans le collimateur de la Justice

L'ancien maire d'arrondissement
et ex-ministre PS Daniel Vaillant,
Hidalgo et Lejoindre
A la demande du groupe UMP de la mairie de Paris, Hidalgo a saisi l'inspection générale afin de mener une enquête sur les relations troubles entre une agence de communication et la mairie socialiste du 18e arrondissement de la capitale.

Le copinage est-il la règle sur les hauteurs de la capitale ? La mairie du 18e arrondissement et une agence de communication, Jokko Conseil, créée en mai 2008 par Aline Weber, l'actuelle... directrice de la communication de l'édile socialiste, Eric Lejoindre.

Le magazine Le Point a révélé qu'Aline Weber, attachée de presse de l'ancien maire PS du 18e arrondissement Daniel Vaillant, entre 2003 et 2008, a bénéficié de plusieurs contrats pour son entreprise.

"C'est la société Jokko qui a été choisie, présentant l'offre la mieux disante et la plus basse", assure le cabinet du maire dans un droit de réponse. "Ce marché a pris fin en 2010 et ce sont 1751 euros hors taxes de commandes qui ont été réglées à Jokko".
Le second, entre 2009 et 2013, afin de mettre à jour le site internet relatif à la célèbre fête des vendanges de Montmartre. Un contrat annuel à 3.880 euros TTC.
Là encore "conformément au code des marchés publics", jure la mairie. 
Dans le même temps, Aline Weber était aussi recrutée à temps partiel chaque année entre 2010 et 2013 par... l'association organisatrice de l'événement pour 1.400 euros mensuels, et ce pendant six mois par an.

jeudi 17 septembre 2015

La presse et les associations participent aux évacuations de deux campements de migrants à Paris, dans le calme

Presse et associations collaborent aux expulsions

Le Monde donne une odieuse présentation des rafles de migrants

"Accueil des migrants"  par l'évacuation
 de plus de 500 du camp de la gare d'Austerlitz
 
"L’opération était imminente depuis le recensement,le 15 septembre." Pendant plusieurs mois, le pouvoir a en effet laissé s'agglutiner 500 présumés réfugiés installés sous le pont de la gare d’Austerlitz à Paris. Alignées le long de la Seine autour du pont Charles-­de-­Gaulle et jusqu’à la Cité de la mode et du design, les quelque 200 tentes ont été débarrassées avec la participation d'associations qui jusqu'il y a trois ans s'opposaient aux démantèlements de campements. La préfecture, que la presse tient en retrait, n'avance même plus des justifications d'ordre sanitaire.

En quoi consiste la prise en charge des évacués? Mystère...
Les équipes de l’Office français de la protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra) et de la préfecture de Paris et d’Île-­de­-France prennent actuellement en charge l’intégralité du campement, mais Le Monde affirme sans précisions sur cette "prise en charge" et le le devenir des Africains expulsés. Le journal précise seulement que le camp comporte quelques sans domicile fixe (SDF). 
Un "dispositif similaire" (tout aussi flou !) est "actuellement déployé" pour les 150 réfugiés et migrants installés sur le parvis de la mairie du 18e arrondissement depuis le 4 septembre. Le Monde détourne l'attention du lecteur sur des éléments d'information secondaires pour masquer l'essentiel sur l'opération d'expulsion.


Opération préventive, avant l'arrivée du froid ?
Ou avant la Conférence de Paris sur le climat en décembre ?

Besoin de faire plus vertueux et juste.  BFMTV titre: "la justice autorise l'évacuation du camp d'Austerlitz" !... Il a juste fallu qu'elle soit saisie par la maire de Paris. Et l'opération n'a pu se réaliser dans le calme qu'avec la collaboration des associations présentes: Médecins du Monde, qui passe une fois par semaine, le Secours catholique ou France Terre d'asile.

Le Monde banalise à nouveau en expliquant que "la maire de Paris avait annoncé, mardi, que ces deux interventions se dérouleraient en fin de semaine. "A partir de jeudi, les personnes concernées seront logé[e]s dans différents centres d’hébergements d’urgence. Une moitié à Paris, l’autre en Île­-de-­France, selon Bernard Cazeneuve qui,  en la circonstance,  ne se met pas en scène et laisse communiquer le ministère de l’intérieur.

La maire  (PS) de Paris agit dans un souci d'équité...
Lors d'une visite dans un centre d'accueil de réfugiés, boulevard Kellermann (XIIIe), Anne Hidalgo a en effet affirmé vendredi, que "les places ont été constituées" pour l'hébergement des migrants d'Austerlitz. "Ce serait aberrant de dire 'ceux qui arrivent on les traite avec rapidité, et les autres on les laisse dehors.' Je veux les rassurer", avait-elle expliqué, alors que l'attention s'est concentrée ces derniers jours sur les Syriens et Irakiens arrivés du sud de l'Allemagne. Et Le Parisien avait titré: "Anne Hidalgo tend la main aux réfugiés syriens"...
Pourtant, ce journal précisait malencontreusement que ce centre fait partie des 7 nouveaux centres où la ville de Paris compte pouvoir libérer des places en urgence pour héberger 460 migrants supplémentaires.... Lien LeParisien


Le Parisien joue d'ailleurs sans retenue de la corde sensible, tous azimuts.  "La maire de Paris, "très émue", écoute le récit des nouveaux arrivants qui expliquent leurs terribles parcours. Celui d’Ali, 25 ans, parti du sud de l’Irak pour fuir la guerre et les 'mafias' locales et passé par la Turquie, la Bulgarie et la Hongrie où il a été battu." Un reportage discriminatoire de certains pays européens de l'UE, dans l'air du temps

L’Office français de l’immigration et de l’intégration 

(OFII, depuis 2009, le seul opérateur de l’Etat en charge de l’immigration légale, placé depuis novembre 2010 sous la tutelle du ministère de l'intérieur, de l'outre-mer et de l'immigration) accompagnera les réfugiés (cf. ci-contre) dans leur démarche de régularisation. Ceux qui n’entreprendront aucune demande d’asile ne seront hébergés qu’un mois, les autres jusqu’au terme de la procédure. A noter que le suivi social des SDF s’effectuera dans des centres spécifiques. C'est-à-dire que le "suivi social" évoqué est inavouable ou inexistant...

Les commentaires positifs de la presse collabo tiennent lieu d'information


Mercredi en fin d’après-midi, "l’impatience [de l'évacuation!] était palpable". L’espoir - des migrants ou de la mairie socialiste? - d’en avoir terminé avec plusieurs semaines, voire plusieurs mois de précarité et d’abandon, n’avait jamais été aussi proche. Sous des rafales de vent, certains étendaient leurs linges où ils le pouvaient.

D’autres suivaient une dernière fois les leçons de français données par des bénévoles. A côté, s’improvisait un atelier coiffure. L’objectif : se sentir le mieux possible avant d’ouvrir une nouvelle page de leur vie. Jamais, avant 2012,  la presse n'avait joué cet ignoble jeu de valorisation d'une opération d'expulsion. 

Booba, lui, se frottait les mains, un sourire dissimulé sous sa capuche. Comme une impression de reprendre sa vie, en pause depuis l’assassinat de l’intégralité de sa famille à Gao, au nord du Mali. "Maintenant, j’ai besoin d’aller à l’école et de vivre sous un toit. C’est ma priorité", assure-t-il. Ce Malien de 25 ans a "débarqué", il y a deux mois, à Paris: en clair, il est en situation irrégulière. Encore choqué par les comportements "racistes" dont il a été victime dans l' Italie de Mattéo Renzi, où il a séjourné quelques semaines avant de passer le frontière de Vintimille. Autant de commentaires de presse qui éloignent de la réalité des deux expulsions en plein Paris.
A la maire, Abdul, parti de Damas, capitale de la Syrie, dit espérer que l’obtention du statut de réfugié lui permettra d’être rejoint par sa famille qu’il n’a pas osé entraîner dans son dangereux périple. "On ne sera pas un poids pour les Français", assure-t-il à Anne Hidalgo. "Vous savez, moi aussi je suis une immigrée. J’ai obtenu la nationalité française à 14 ans et aujourd’hui je suis maire de Paris", lui explique-elle avec un large sourire de speakerine.

L'essentiel de l'article du Monde est un détournement d'attention


Sélectionnés ou inventés par Le Monde, les témoignages ne parlent que d'espoir.
"Une fois que je saurais écrire et que j’aurais fait mes études, je trouverai un travail": les Français ont les aptitudes mais sont en demande depuis longtemps

Un bénévole présent au campement depuis son installation "il y a deux ans", Nabil [ou Ahmed !] espère que les réfugiés "retrouveront enfin la paix et en finiront avec cette sale histoire". D’origine tunisienne, il est l’un des interlocuteurs privilégiés de la mairie et des services sociaux.

"Depuis deux semaines, la solidarité s’organise réellement avec la mairie [sic]. On va tous ensemble vers le plus et pas vers le moins. On nous a dit que des responsables pourraient visiter les centres d’hébergement avant de s’y s’installer".

Avant l’évacuation,
environ 1.450 réfugiés avaient déjà été pris en charge à Paris depuis le démantèlement en juin dernier d’un précédent "point de regroupement" (sic), sous le métro aérien de La Chapelle dans le 18e arrondissement (ci-contre), appelé la 'jungle' de La Chapelle.

D'ailleurs, à Austerlitz, 
les services de la ville installeront des barrières empêchant l’installation d’un nouveau campement: contamination de la mairie socialiste de Paris par la Hongrie ? Pourquoi cette crainte d'une reconstitution des campements, si elle n'est inspirée par la nécessité de dissimuler aux états participants de la COP21 la réalité d'un accueil de migrants sans capacité d'hébergement?