POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est syndicat Alliance. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est syndicat Alliance. Afficher tous les articles

mercredi 14 octobre 2020

Essonne: un policier "un peu" "percuté" par une voiture à Savigny-sur-Orge

Et même simplement " heurté", pour Le Parisien aussi: même pas "violemment" et pourtant son "pronostic vital est engagé"...

Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est blog-savigny-sur-orge-essonne-policier-percute-lors-controle-vehicule-oct2020.jpg

Une patrouille de la BAC a voulu contrôler le conducteur d'une voiture volée. L'automobiliste en infraction a ensuite percuté l'un des policiers. La patrouille de la BAC effectuait une ronde sur le secteur de l'avenue de la Résistance lorsqu'ils ont remarqué un véhicule stationné avec une personne au volant.

Le fonctionnaire de police d'une quarantaine d'années a été agressé dans l'exercice de ses fonctions de maintien de l'ordre par une voiture à Savigny-sur-Orge, EELV, en Essonne, a-t-on appris de sources concordantes.

Le pronostic vital du fonctionnaire âgé d'une quarantaine d'années est engagé.

Au moment du contrôle policier, le conducteur, entouré de trois autres individus, a démarré en trombe en percutant l'un des fonctionnaires. Il a été pris en charge par les pompiers, puis le SAMU, avant d'être transporté à l'hôpital de la Pitié- Salpêtrière.

Les trois individus en transaction avec le conducteur de la voiture se sont quant à eux enfuis sans être inquiétés.

Le policier violemment heurté a un traumatisme crânien et une fracture de la jambe

Invité de BFMTV ce mercredi, Claude Carillo, secrétaire général du syndicat Alliance Essonne, a donné de plus amples informations sur l'état de santé de son collègue. Le policier qui "s'est fait roulé dessus" a un "traumatisme crânien très important et une fracture de la jambe". Ce mercredi matin, il est encore "entre la vie et la mort".

"La colère nous habite", déclare le secrétaire général Alliance de l'Essonne. Une enquête est en cours, a-t-il précisé. Sur Twitter, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a fait part de son "soutien" au fonctionnaire percuté et a assuré que "tous les moyens sont mis en œuvre pour retrouver l’auteur en fuite".

Lien Twitter<blockquote class="twitter-tweet"><p lang="fr" dir="ltr">Attaquer un policier dans l’exercice de sa mission, c’est attaquer la <a href="https://twitter.com/hashtag/R%C3%A9publique?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#République</a>, ses lois, ce qui fonde le vivre-ensemble. C’est odieux et inacceptable. Mon soutien à ce policier, ses collègues et ses proches. Justice sera faite. <a href="https://twitter.com/hashtag/SavignySurOrge?src=hash&amp;ref_src=twsrc%5Etfw">#SavignySurOrge</a> <a href="https://twitter.com/PoliceNationale?ref_src=twsrc%5Etfw">@PoliceNationale</a> <a href="https://t.co/AvvQ9f43Sj">https://t.co/AvvQ9f43Sj</a></p>&mdash; Yaël BRAUN-PIVET (@YaelBRAUNPIVET) <a href="https://twitter.com/YaelBRAUNPIVET/status/1316275273931907072?ref_src=twsrc%5Etfw">October 14, 2020</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>]

Le maire écolo dénonce une situation à laquelle son parti a apporté sa contribution

Lien Twitter 

<blockquote class="twitter-tweet"><p lang="fr" dir="ltr">Essonne: le maire de Savigny-sur-Orge dénonce &quot;un problème d&#39;absence de respect envers les forces de l&#39;ordre&quot; <a href="https://t.co/esemAotplD">pic.twitter.com/esemAotplD</a></p>&mdash; BFMTV (@BFMTV) <a href="https://twitter.com/BFMTV/status/1316276636103434240?ref_src=twsrc%5Etfw">October 14, 2020</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>]

Et une fois qu'on a dit ça, on fait quoi? Cette ex-avocate, d'abord engagée avec les Restos du Coeur à l'antenne de Chanteloup-les-Vignes, Yvelines, est députée LREM et présidente de la commission des Lois constitutionnelles, de la Législation et de l'Administration générale de la République à l'Assemblée nationale.

Son soutien consiste en quoi ? Dans un rapport vieux de deux ans et demi (mars 2018), Yaël Braun-Pivet proposait de construire dix-huit « centres pénitentiaires de réinsertion » (CPR) de 150 places maximum chacun, soit 2.700 nouvelles places en milieu ouvert. Elle souhaite y ajouter les treize entités présentes sur le territoire aujourd'hui, destinées aux peines courtes ou aménagées, classées en QPS (quartier de préparation à la sortie), QPA (quartiers pour peines aménagées) ou QNC (quartiers nouveau concept). Au total, 3.300 places de prison en milieu ouvert devaient être créées, à destination essentiellement des détenus qui purgent une courte peine de moins de deux ans, sauf les plus dangereux qui auraient, par exemple, commis des violences volontaires. Tous feraient l'objet d'une évaluation individuelle renforcée avant leur entrée dans un CPR.

Où en était-on en juin 2020 ? Macron promet toujours : "Nous construirons 15.000 places de prison supplémentaires sur le quinquennat, soit environ un quart de plus qu’aujourd’hui. L’objectif est in fine que 80% des détenus au moins soient en cellule individuelle. Nous devons également revenir à des établissements à taille humaine, dans lesquels il soit possible d’organiser un parcours de détention, des activités, du travail." Bilan: rien ne bouge encore !


lundi 22 juin 2020

Des policiers dénoncent une fresque qui les “stigmatise”

Cette fresque porte atteinte à l'image de la République, associant forces de l'ordre et racisme systémique 

Une fresque d'hommage amalgamant Adama Traoré et George Floyd a été inaugurée un 18 juin (2020), à Stains, en Seine-Saint-Denis.
 

Le syndicat de police Alliance 93 appelle à effacer la phrase “contre le racisme et les violences policières”.

Il dénonce une mention "calomnieuse" et appelle à un rassemblement. 
Selon Le Parisien, le syndicat Alliance 93, majoritaire au sein de la police en Seine-Saint-Denis, a appelé samedi 20 juin sur les réseaux sociaux à effacer une phrase associant les termes "racisme" et "violences policières", inscrite sur une fresque peinte à Stains en hommage à Adama Traoré et George Floyd.
Alliance 93 a appelé les policiers "à se rassembler lundi 22 juin à 16h devant la fresque située place du colonel Fabien à Stains", ajoutant notamment les hashtags "Haine anti-flics" et "Ultime provocation".
Sur son compte Facebook, le syndicat "dénonce la fresque nouvellement inaugurée à Stains par le maire en personne, en présence du collectif "Justice pour Adama". Nous demandons que cette phrase soit repeinte ou supprimée car elle stigmatise la police républicaine." 

Alliance Police Nationale 93 - PAF Roissy CDG/ Le Bourget
samedi

Alliance 93 dénonce la fresque nouvellement inaugurée à Stains par le Maire en personne en présence du collectif "Justice pour Adama".

⚠️Nous demandons que cette phrase soit repeinte ou supprimée car elle stigmatise la Police Républicaine.

➡️En conséquence, nous appelons les Policiers à se rassembler Lundi 22 Juin à 16h00 devant la fresque située place du colonel Fabien à Stains.

Afficher la suite
L’image contient peut-être : 2 personnes, texte
L’image contient peut-être : 2 personnes, texte

 
Assa Traoré a répliqué dans la foulée 

La sœur d'Adama Traoré, Assa Traoré, à la tête du collectif "La Vérité pour Adama", a répliqué dans la foulée samedi 21 juin sur son compte Twitter : "L’action du syndicat policier Alliance 93, qui appelle à repeindre le mur où est représenté mon frère Adama est un geste infamant et injurieux," déclare-t-elle, retournant simplement l'argument.
 
Assa Traoré lance, elle aussi, un appel au rassemblement devant la fresque de Stains - dont le maire est Azzédine Taïbi, élu PCF d'une commune communiste depuis 1935 - le même jour, même heure "pour contrer le syndicat Alliance 93" et aller à l'affrontement.
"Cette fresque est une expression artistique et pacifiste, en soutien et hommage à toutes les victimes de l’injustice." (Azzedine Taibi,  communiqué)
Effacer seulement la phrase calomnieuse
 
Quand la presse complice ne coupe pas le sommet litigieux
au sommet de ce graffiti mural diffamatoire controversé


Sur son compte Facebook, le syndicat Alliance 93 lui a répondu en précisant le sens de son action : "A aucun moment, nous n’avons suggéré de repeindre ou effacer la fresque de Stains dans son ensemble mais uniquement, et comme nous l’avons écrit, la phrase calomnieuse qui stigmatise l’ensemble des policiers que nous représentons, notamment en Seine-Saint-Denis. Non, il n’y a ni racisme institutionnalisé, ni violences systémiques au sein des forces de l’ordre !" déclarent les policiers.


🚨🚨🚨 ALERTE 🚨🚨🚨
L’action du syndicat policier alliance 93 qui appelle à repeindre le mur où est représenté mon frère Adama est un geste infamant et injurieux. 1/6


Vidéo intégrée

samedi 14 mars 2020

Acte 70 des Gilets jaunes : nouvelles tensions à Paris

Ils n'étaient qu'une centaine, mais ont trouvé des forces de l'ordre sur leur chemin

Le coronavirus n'a pas entamé l'agressivité du préfet Lallement, ni de ses forces de l'ordre



La préfecture n'en a dénombré qu'une centaine, pour la 70e fois, ce samedi à Paris: s'ils étaient donc 99, dans sa logique, ils n'ont pas bravé les recommandations du gouvernement qui a interdit les rassemblements de plus de 100 personnes. Leur manifestation étant déclarée, les gilets jaunes  - plusieurs centaines - se sont rassemblés, tranquillement, jusqu'à l'arrivée des forces de police qui a déclenché quelques violences.
Les manifestations sportives étant autorisées, les manifestants ne sont donc pas concernés par l'appel gouvernemental à reporter les événements confinés pour freiner la propagation du coronavirus.

Double-jeu du gouvernement qui avait décidé de ne pas interdire les manifestations...

Alors que  - escorté de sa nounou d'un âge avancé et vulnérable -  le soir du 6 mars, le président se rendaient encore au théâtre Antoine de son ami Jean-Marc Dumontet (qui réclame le maintien de l'activité de tous ses théâtres), pour dire aux Français "même pas peur !", des voix tout aussi désintéressées s'élèvent et diffusent leurs amalgames. "Ceux qui ne respectent pas les policiers ne montrent pas davantage de respect pour les règles et les consignes de bon sens face à l'épidémie du coronavirus", a ainsi condamné Frédéric Lagache, délégué général du syndicat Alliance. "On savait qu'ils n'avaient aucun respect de la loi, ils démontrent par là-même qu'ils n'ont aucun civisme, ni sens des responsabilités en pouvant mettre en danger la collectivité", a-t-il asséné (la bombe lacrymo n'est pas loin..., disant aussi son "profond écoeurement". 
Macron a-t-il eu droit à la même sentence à l'annonce de sa soirée de soutien à Dumontet, un militant irritable et méprisant qui, à la première contradiction, exige le calme des autres en montant dans les tours de sa voix de fausset. 


Les manifestants sont partis de la Gare Montparnasse en direction de Bercy.
« Louis XVI on l’a decapité, Macron on peut recommencer ! »
Départ de l’ des : malgré l’appel national , seulement une centaine de personne part de la Gare Montparnasse direction Bercy.
PARIS - : Tensions en cours entre et forces de l’ordre.
12:14 - 14 mars 2020
Des tensions ont éclaté entre les forces de l’ordre et les manifestants.

Des "incendies ont été déclenchés" sur le parcours de la manifestation, note la préfecture. Elle ne précise pas - ni la presse subventionnée -  que ce sont de banals feux de poubelles.
Dramatisant la situation, le préfet de police a demandé aux organisateurs d'
appeler à la dispersion de la manifestation avant que le cortège n'aille à son terme pour des raisons de "violences et dégradations commises depuis (le) matin le long du parcours".

Après la dispersion, les forces de l'ordre et les pompiers sont encore intervenus
dans le 13e arrondissement, l'un des quartiers asiatiques de Paris (où la gauche, dont Buzyn, encourage le communautarisme et le multiculturalisme avec Chang Hua Peng, candidat MoDem dissimulant Macron) pour éteindre des feux de poubelles et disperser les "groupes récalcitrants", selon la préfecture.

En fin de journée, les forces de l'ordre avaient procédé à 79 interpellations après des heurts dans le sud de la capitale, ainsi que sur des "cortèges sauvages", a tweeté la préfecture de police de Paris.

Le premier ministre en campagne à Nantes a annoncé vendredi que le gouvernement
limite à 100 personnes les groupes autorisés à des rassemblements en France, au lieu de 1.000 précédemment (il y a une semaine, contre 5.000 encore, le 3 mars), pour "freiner" la progression du coronavirus. Ce samedi soir, des mesures plus sévères ont été annoncées, comme la fermeture des commerces non essentiels.

jeudi 3 octobre 2019

Les policiers descendent dans la rue pour une "marche de la colère" inédite

Des milliers de policiers ont participé à une "marche de la colère" contre l'institution, la hausse des suicides et la réforme des retraites.

A l'appel d'une large intersyndicale inédite en vingt ans


La démonstration de force des syndicats a réuni 27.000 policiers, selon les organisateurs, soit près de 18% des quelque 150.000 fonctionnaires que compte la Police nationale. Un taux équivalent à celui des grévistes habituels du SNU-ipp dans les écoles. Parti de Bastille aux alentours de 13h30, le cortège a rejoint la place de République aux sons des pétards et des sirènes entrecoupés de chants de la "Marseillaise".  

"La manifestation est un succès et un signal fort de la profession. C'est un avertissement sévère au gouvernement et à la présidence. On attend maintenant des réponses et des actes concrets", a déclaré le secrétaire général d'Alliance, Fabien Vanhemelryck, qui marchait en tête du cortège aux côtés de ses homologues des autres organisations, une image d'unité rare dans un univers syndical marqué par les rivalités, mais aussi bridé par le devoir de réserve. 

"Il faut redonner du sens au métier de policier." Les instituteurs de l'école maternelle Méhul de Pantin ne disent pas autre chose, après le suicide de leur directrice, sur son lieu de travail, samedi 28. "52 suicides [de policiers] depuis le début de l'année; c'est dramatique et ça montre tout le malaise dans la profession. Il y en marre de la stigmatisation des policiers", a dit Philippe Capon, secrétaire général d'UNSA police.

De mémoire de syndicalistes policiers, on n'avait pas vu un tel appel unitaire, gardiens de la paix, officiers et commissaires, depuis 2001. 
A l'époque, la mobilisation avait été provoquée par le meurtre de deux policiers au Plessis-Trévise (Val-de-Marne) par un braqueur récidiviste.
Cette fois, pas d'élément déclencheur spécifique circonstanciel, mais une usure opérationnelle liée aux ordres de répliques systématiquement disproportionnées au mouvement social des Gilets jaunes, où des violences policières ont été dénoncées, et un bond des suicides dans la police nationale.
"Nous sommes venus ici pour nous battre pour nos conditions de travail, et surtout pour rendre hommage à nos collègues qui ont mis fin à leurs jours", déclare Damien, 24 ans, policier à la Brigade des réseaux transiliens, à Paris.
"Nous sommes là car c'est un ras-le bol", explique Yves, 54 ans, policier à Montpellier. "On remet en cause la réforme des retraites, les politiques, les media, le traitement des affaires. Pour nous il n'y a jamais de présomption d'innocence".

Quelques Gilets jaunes, dont Eric Drouet, étaient venus faire "acte de présence" non loin de la place de la Bastille, très encadrés par des gendarmes mobiles pour éviter tout incident avec les manifestants. "On est venu rappeler qu'il y a aussi eu des violences policières depuis dix mois", a déclaré cette figure du mouvement social né en novembre 2018. 

Cinq revendications principales mettent en cause plusieurs ministères

Ce sont la qualité de vie au travail (ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner), une véritable politique sociale pour les agents du ministère de l'Intérieur, une réponse pénale "réelle, efficace et dissuasive" (ministre de la Justice, Nicole Belloubet), la future loi d'orientation et de programmation (LOPSI, 2002) et la réforme des retraites (portée par le haut-commissaire aux retraites, Jean-Paul Delevoye, auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn).

Les syndicats policiers craignent ainsi une remise en cause de leur avantageux système de bonifications. 
"On va construire cela tous ensemble. Il faut partager les contraintes, qu’il y ait une solidarité. Il y aura une grande négociation, un grand débat. Rien n’est décidé", a martelé le chef de l’Etat. Ce qui n'est pas de nature à rassurer les policiers. Seront-ils conviés aux débats voulus par le chef de l’Etat lors d'une série de déplacements pour recueillir les doléances et les questions des citoyens sur le futur projet de loi ?
Actuellement les policiers bénéficient d'une bonification spéciale dite "du cinquième" ou "quinquennale", qui leur offre une annuité (quatre trimestres) de cotisation tous les cinq ans. Elle est plafonnée à cinq annuités et, pour y être éligible, le fonctionnaire doit avoir exercé 27 ans.

Les propos du ministre de l'Intérieur n'ont pas dissipé non plus les inquiétudes.


"Il y aura une modification de leur régime comme pour tous les Français, mais il y aura la prise en compte de la dangerosité de leur métier de policier", a affirmé Christophe Castaner mercredi sur France 2."Il faut faire la différence entre ceux qui sont dans un métier dangereux et l'ensemble des fonctionnaires du ministère de l'Intérieur qui ne sont pas confrontés aux mêmes réalités", a aussi déclaré le ministre. "Ca ne nous rassure pas", a réagi Yves Lefèbvre, secrétaire général d'Unité-Force Ouvrière, premier syndicat de la Police nationale en France avec 40,38 % des voix. "Il faut qu'il joue cartes sur table. Il doit vouloir ce que nous voulons : la défense du régime particulier des policiers".
Or, face à cette nouvelle fronde, le ministère de l'Intérieur oppose les efforts budgétaires depuis l'arrivée du duo Castaner/Nuñez en octobre 2018.

"La police souffre d'un abandon budgétaire depuis de très longues années", a raconté le ministre fêtard, mercredi devant le Sénat, n'hésitant pas à relancer la polémique sur les 13.500 suppressions de postes sous le quinquennat Sarkozy, il y a plus de sept années, et bien que Macron soit au pouvoir depuis bientôt deux ans et demi. 

Ces accusations de suppressions remontent à Bernard Cazeneuve qui, en tant que ministre socialiste de l’Intérieur, assurait fin juin 2016, puis fin septembre et de nouveau le 12 octobre que l’ancien chef de l’Etat était responsable d’une baisse de 13.000 postes dans les effectifs de police et de gendarmerie pendant son mandat. Sur Europe 1, interrogé sur un bilan de 10.000 postes supprimés (et non pas 13.000, détail de taille), le candidat à la primaire de la droite avait assuré qu’il s’agissait d’un "mensonge", considérant la période 2002-2012 et englobant son passage au ministère de l’Intérieur (quand les effectifs avaient bien augmenté de 7.000) et son mandat présidentiel, sans compter les 2.700 adjoints de sécurité créés dans la police.
Désolée pour la pub : Dailymotion, c'est Vivendi à 100%...
Mettant en avant la promesse des 10.000 créations chez les forces de l'ordre d'ici 2022, il a aussi souligné l'augmentation du budget de la Police depuis le début du quinquennat, d'un milliard d'euros, pour répondre à la crise sociale portée par les Gilets Jaunes.

Des discussions autour d'un Livre blanc sur la sécurité intérieure doivent être lancées mi-octobre, prélude à une loi d'orientation et de programmation prévue en 2020.