POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Charente-Maritime. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Charente-Maritime. Afficher tous les articles

lundi 14 janvier 2019

La Rochelle : un photographe blessé par un tir de flash-ball en marge d'un rassemblement de Gilets jaunes

Logiquement, la presse devrait se liguer à nouveau contre la police


Parce qu'ils apportent des preuves factuelles, les photo-journalistes  sont particulièrement visés. C'est le cas de l'un d'entre eux, 46 ans, qui travaille pour le journal Sud Ouest et l'AFP. Il affirme avoir été touché par un tir de lanceur de balles de défense - plus connu sous le nom de "flash-ball" - alors qu'il couvrait l'acte IX des "gilets jaunes" à La Rochelle. 
Samedi 12 janvier, Xavier Leoty se trouvait dans les rues de La Rochelle (Charente-Maritime) pour rendre compte de la mobilisation des "gilets jaunes". Dans la soirée, le photographe a été blessé par ce qu'il affirme être un tir de lanceur de balles de défense (LBD), alors que des heurts éclataient sur le Vieux Port entre forces de l'ordre et manifestants. Le photo-reporteur a eu la rotule fracturée et s'est vu prescrire 45 jours d'arrêt de travail.
Les LBD, vendus notamment par la marque 'Flash-Ball', sont principalement utilisés par la police. "J'étais clairement identifiable au milieu de manifestants dispersés par les gaz lacrymogènes. Ils m'ont visé, ça a touché le genou", a raconté Xavier Leoty à l'AFP, on employeur. Tombé à terre, il a été secouru par des "gilets jaunes".

Le préfet de Charente-Maritime, Fabrice Rigoulet-Roze, a dit "regrette(r)" cette situation. "Ce journaliste n'éta(i)t évidemment pas ciblé", a-t-il affirmé, avant les conclusions de l'enquête. "C'est vraisemblablement un tir de LBD mais on n'a pas vu le dossier médical", a en outre nuancé la préfecture, qui fait un amalgame entre les 'casseurs' et les journalistes, même identifiables. "Les forces de l'ordre ont été prises à partie à plusieurs reprises par un groupe d'une cinquantaine d'individus", samedi en fin d'après-midi, se justifie la préfecture, donc le ministère. Les policiers ont essuyé des "jets de bouteilles en verre, pavés et pétards", insiste le représentant du gouvernement, étayant les accusations d'absence de discernement et de tirs dans le tas. Ils ont alors "répliqué en utilisant les moyens de défense en dotation (grenades lacrymogènes, lanceurs de balles de défense) soumis à un cadre d'emploi strict", a finalement insisté la préfecture.

En tout, 13 personnes ont été interpellées samedi à La Rochelle, 75.000 habitants, chef lieu socialiste du département présidé par un proche de Valérie Pécresse, tandis que l'acte IX des "gilets jaunes" a rassemblé environ 2.000 personnes dans la ville. Lors de cette même journée de mobilisation,plusieurs journalistes, dont une équipe de , ont été pris pour cible par des manifestants, ailleurs dans le pays.


Des dizaines de plaintes déposées par des journalistes contre les forces de l'ordre, en décembre

A French riot police officer shoots a tear gas during clashes with protestors during a demonstration of yellow vests (gilets jaunes) against rising costs of living they blame on high taxes in Mondeville near Caen, northwestern France, on December 8, 2018. The "yellow vest" movement in France originally started as a protest about planned fuel hikes but has morphed into a mass protest against President's policies and top-down style of governing.
Depuis le début de la mobilisation des gilets jaunes, 24 plaintes ont été déposées par des journalistes à l'encontre des forces de l'ordre, pour confiscation de matériel ou de casque de protection, mais aussi pour violences volontairesL'avocat Jérémie Assous, qui se charge actuellement de réunir les différentes plaintes de ce type, estimait d'ailleurs avant Noël que d'autres seront bientôt déposées.

Une lettre adressée au ministre de l'Intérieur, au préfet de police de Paris, ainsi qu'au Procureur de la République.
Me Assous justifie ces plaintes en expliquant que le travail des journalistes et photographes "qui participe des fondements de l'Etat de droit" a été "gêné, empêché, entravé par ceux là même qui ont pour seule mission le maintien de l'ordre public".
Dans ces accusations, il évoque entre autres sur de la confiscation de matériel, y compris de matériel de protection comme des casques, mais aussi sur des soupçons de violences volontaires avec arme de la part de personnes dépositaires de l'autorité publique.

L'avocat reproche aux autorités d'avoir donné pour consigne de "ne pas distinguer manifestants et journalistes". Une comportement mettant "gravement en danger la vie des journalistes", considérés comme "des suspects". Implicitement, cet avocat souligne que la vie des manifestants est pareillement mise "gravement en danger".

Il cite en exemple plusieurs faits et journalistes victimes de ces violences ou confiscation de matériel, photos à l'appui. Parmi eux, une femme s'est vue contrainte de remettre son casque et ses masques de protection à des policiers aux abords du Louvre. Un autre, pourtant porteur d'un brassard indiquant sa fonction [profession], a été menacé et frappé à coups de matraque par un CRS, développe-t-il.

Lors des différentes journées de mobilisation des gilets jaunes, plusieurs journalistes ont été blessés, dont certains par des tirs de flash-ball. L'un d'entre eux a été touché à l'oeil et n'a pu en conserver l'usage que parce qu'il portait justement un casque.

Le gouvernement appelle les journalistes concernés à porter plainte.
C'est pourquoi Me Jérémy Assous demande aux destinataires de la lettre "d'user de leur pouvoir", pour faire cesser ces pratiques et "garantir la sécurité des personnes qui oeuvrent pour la liberté de la presse".

Interpellé par des syndicats de journalistes dénonçant des "dérapages inadmissibles" des forces de l'ordre à leur encontre, Christophe Castaner avait appelé mardi les membres de la profession victimes de violences policières à porter plainte.

dimanche 20 novembre 2016

Le convoi de Hollande serait impliqué dans un accident mortel à La Rochelle

Le président Hollande a-t-il été témoin du grave accident de la route qui a fait un mort, le 8 novembre près de La Rochelle ?

Le convoi  présidentiel a-t-il provoqué la mort d'un automobiliste ?


La famille de la victime redoute d'avoir face à lui le président Hollande dans l'enquête sur l'accident mortel sur la rocade de La Rochelle, Charente-Maritime.
L'accident de la circulation à l'origine de la mort de leur père, Marcel Briché, a-t-il été causé par le convoi présidentiel de François Hollande ? Thierry et Martine Briché veulent "connaître la vérité". Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes et les circonstances du drame, qui les prive de leur père depuis le 8 novembre, indique le procureur adjoint de La Rochelle, Julien Wattebled, confirmant une information de Sud Ouest. Les investigations ont été confiées au commissariat de La Rochelle. 

Ce jour-là, vers 10 heures du matin, le retraité de Nieul-sur-Mer (à 7 kms de La Rochelle et 5 de La Pallice), âgé de 83 ans, prend le volant de sa BMW, direction Rochefort. C'est à l'entrée de la rocade rochelaise, à hauteur de Lagord, que son destin bascule. 

Alors qu'il s'apprête à entrer sur la rocade rochelaise au niveau de Lagord, un motard en uniforme vient à sa hauteur et lui ordonne de se ranger sur le côté: le policier ouvre le passage du convoi qui transporte François Hollande.

La victime sommée de s'écarter sur le passage du socialiste

Un policier ouvrant le passage du convoi du président de la République a sommé Marcel Briché de se ranger sur le côté, alors qu'il se rendait aux Assises de l'économie de la mer, rapportent des proches du défunt. Intimidé, l'automobiliste s'est encastré de plein fouet dans une Mercedes qui le devançait et qui, à son tour, a percuté un véhicule utilitaire. La violence du choc est telle, que les pompiers mettront "une heure et demie à le désincarcérer", précise Thierry Briché au quotidien régional. 

La presse nationale omet de préciser que "mon père était conscient. Il a même demandé à l'un d'eux de prendre des photos avec son téléphone", confie Thierry Briché, qui s'est rendu au commissariat de La Rochelle le lendemain de la mort de son père. 
Thierry et Martine Briché montrent une vidéo de leur père, filmé cet été au volant d'une voiture de la Belle Époque, canotier sur la tête et moustache rieuse. Un physique de vieux rugbyman. "C'était un ancien de Rungis [le marché de gros de la région parisienne], une force de la nature, pas du genre à se plaindre pour le moindre bobo. C'était un bon vivant, très actif et membre de plusieurs associations, complètement autonome à 83 ans. C'était aussi un conducteur chevronné", soulignent les enfants de Marcel Briché.
Un extrait du procès-verbal fait bien mention du convoi présidentiel.

Marcel Briché a succombé des suites de l'accident, jeudi 10 novembre, après 48 heures d'hospitalisation au Centre hospitalier de La Rochelle. "Les examens ont révélé une fracture au niveau des vertèbres cervicales [...] Mais il a fait un arrêt cardiaque. Il n'a pas pu être réanimé", précise son fils.
Plainte contre X

Le convoi présidentiel est-il en cause dans ce drame 
Pour l'heure, le parquet refuse de se prononcer sur son implication. "Des personnes doivent encore être entendues, insiste J. Wattebled. Nous ne ferons pas de déclarations à ce stade sur le fond du dossier, pour  que cela n'influence pas  les investigations", marmonne le procureur adjoint, représentant du ministère de la Justice. 
En revanche, le magistrat confirme que le décès du chauffeur est intervenu 48 heures après et que l'enquête ouverte s'attache aussi à en déterminer les causes. 

De son côté, la famille de Marcel Briché a déposé une plainte contre X ce jeudi matin. Le parquet lui oppose qu'elle n'est pas qualifiée: elle ne vise pas une infraction particulière. Thierry et Martine Briché ont d'ores et déjà été entendus ce jeudi par les enquêteurs. 

"On veut connaître la vérité, quelle qu'elle soit. Et peut-être aussi faire la lumière sur les pratiques des convois officiels", explique la famille endeuillée "Là, il s'agit d'un homme de 83 ans. Mais ça aurait pu être un gamin en conduite accompagnée. Que la mort de notre père serve de leçon."
Sud Ouest, Le Parisien, France Soir, L'Express s'interrogent sur la responsabilité du convoi, mais Libération, L'Obs et Le Monde font l'impasse... et, mieux encore, La Charente Libre prend parti: "le fils de la victime accuse le convoi de François Hollande"... "après la mort d'un octogénaire, décédé des suites d'un accident de la route le 8 novembre dernier à La Rochelle au passage du convoi présidentiel emmenant François Hollande aux Assises de l'économie de la mer": tendancieux?
L'Elysée s'est refusé à faire le moindre commentaire.
Poursuivant un tour de France aux allures de pré-campagne électorale, Hollande a échangé une brève, mais remarquée, poignée de main avec Jean-Luc Mélenchon, candidat à la présidentielle, comme si de rien n'était.
L'indifférent a-t-il pris des nouvelles de la victime avant son décès ?

mardi 28 octobre 2014

Drame du barrage de Sivens: après coup, l'extrême gauche manifeste dans une dizaine de villes de France

EELV et anarchistes ensemble dans la rue, 
après la mort violente d'un camarade écolo

Les manifestants ont mis le drame à profit dans u
ne dizaine de villes de France
Ni oubli, ni pardon rappelle étrangement
"ni dieu, ni maître"...
Anti-républicains, ces révolutionnaires prétextaient la mort tragique d'un des leurs pour se déployer sur la voie publique.
Près d'une dizaine de manifestations a eu lieu dans toute la France ce lundi 27 octobre pour protester contre la mort de Rémi Fraisse dimanche 26.
A Nantes, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées en fin de journée aux abords de la préfecture -symbole du pouvoir central- pour "exprimer leur colère face à la violence d'État".

Les bisounours ont commencé par allumer quelques bougies devant la presse, 
Révolutionnaires encagoulés 
dans les rues de France, le 27 octobre 2014
puis les anars ont déployé des banderoles, proclamant notamment: "Vos armes non létales tuent. On oubliera pas. Résistance" ou "Nantes-Toulouse-Montreuil. Solidarité contre les violences policières". "On se recueille, on imagine le drame que ça peut représenter pour la famille et les amis. On a la rage contre les forces de police qui sont de plus en plus brutales", a clamé Yvon, 66 ans, membre du comité de soutien contre l'aéroport NDDL
Les activistes haineux ont ensuite entamé un défilé dans les rues de la ville derrière la banderole: "Barrage Testet. Mort de Rémi. Ni oubli ni pardon ACAB" (All cops are bastards), avec la volonté dans découdre.


Manifestations à Rennes, Nantes, Brest, Chambéry, Strasbourg et Marseille

A Rennes, ils étaient plus de 200 autour d'une banderole sur laquelle était écrit: "La police tue, appel à la révolte", puis ces républicains sont partis manifester dans les rues, jetant des pétards et scandant: "Flics, porcs, assassins !"
Place de l'Hôtel de ville à Paris, une centaine de militants se sont réunies et ont allumé des bougies. Un pancarte proclamait : "Pour Rémi, ni oubli ni pardon ".
Oseront-ils construire un barrage sur un cadavre ?
interpellait une banderole de manifestants à Marseille
A Brest, toujours en Bretagne, que les "Bonnets rouges" ont enflammée, une centaine de manifestants se sont atroupés place de la liberté, dans le calme. 
Scène marseillaise...
Ils étaient également une centaine rassemblés en fin d'après-midi sur le Vieux Port à Marseille - et donc dans le voisinage de la mairie - à l'appel notamment d'Europe Écologie-Les Verts. Parmi les banderoles on pouvait lire : "Oseront-ils construire un barrage sur un cadavre ?" ou encore "aucun barrage ne vaut la mort d'un homme - Hommage à Rémi" et "Contre le barrage du Tarn, faisons de la résistance".
Mais la presse s'auto-censure et ne montre pas tout, comme ci-dessus à Marseille, à l'appel d'EELV, faut-il le rappeler.

A Strasbourg, une trentaine de militants écologistes se sont rassemblés dans le silence devant la préfecture du Bas-Rhin en brandissant une pancarte : "Hommage à Rémi Fraisse".

A Chambéry
, ils étaient une cinquantaine dans le calme vers 18h00
devant la préfecture de Savoie pour "protester contre les mesures répressives disproportionnées à l'encontre des citoyens [pour la démagogie] qui dénoncent des projets inutiles, des conflits d'intérêt et des collusions [pour l'idéologie]". Nombre d'entre eux brandissaient des pancartes pour protester contre le projet de ligne ferroviaire à grande vitesse Lyon-Turin.
Poitou-Charentes ne connaît plus la résistance
 des guérilleros  altermondialistes
Tout aussi étrange, on ne rapporte pas que la Confédération paysanne de José Bové (EELV), alliée de Ségolène Royal en Poitou-Charentes, faisait la même récupération à propos de la portion d'autoroute Fontenay-le-Comte (Vendée)-Rochefort (Charente-Maritime), en zone humide du marais poitecin...

jeudi 21 août 2014

Poitou-Charentes n'a plus envie de revoir Ségolène Royal !

La ministre est à Paris; qu'elle y reste !

Ségolène Royal s'est faite rare en Poitou-Charentes ces derniers mois
et les habitants se sentent soulagés. 

À tel point que l'ancienne présidente de région pourrait sécher l'université d'été 2014 du Parti socialiste à La Rochelle. 

"Elle n'est pas sûre d'y avoir un bon accueil"
, explique le député et président  UMP du Conseil général de la Charente-Maritime, Dominique Bussereau. En effet, en s'éloignant, la ministre de l'Écologie a laissé le champs libre à ses nombreux détracteurs, jusque dans son propre camp. Elle avait fait une brève apparition à l'université d'été l'année dernière, mais son impopularité n'a cessé de croître et, cette année, elle pourrait renoncer. 

Les "camarades" qu'elle a maltraités se trouvent à La Rochelle. Il s'agit du maire de La Rochelle, Jean-François Fountaine, à qui elle refusait la parole au Conseil régional, et du député de la Charente-Maritime, Olivier Falorni, le candidat socialiste légitime que Paris avait tenté d'écarter au profit de Ségolène Royal, qui  a été préféré à la parachutée dans les urnes en 2012. Or, l'usage veut que le maire de La Rochelle ouvre l'université d'été du PS: même l'ex-maire PRG Michel Crépeau le faisait en son temps. Solférino a sollicité Fountaine, bien qu'il ait été exclu du parti lors des municipales: il s'était également présenté à la mairie en dissident face à la candidate officielle du parti, Anne-Laure Jaumouillié. Cette désignation parisienne avait provoqué la colère de la fédération socialiste de Charente-Maritime. Olivier Falorni critiqua la réaction des militants locaux : "C'est une volonté de revanche des ségolénistes", estima-t-il, qui chercheraient à isoler le tandem qu'il forme avec Fountaine. Dans son viseur, Mickaël Vallet, à la tête de la fédération PS de Charente-Maritime et soutien de Ségolène Royal. Pour ce dernier, Falorni et Fountaine jouent trop sur "l'effet répulsion" qu'inspire de plus en plus souvent la personnalité de Ségolène Royal.
VOIR et ENTENDRE ce qu'est la "démocratie participative, selon S. Royal:

"Tous lui en veulent terriblement"

Ségolène Royal perd de plus en plus de soutiens. La polémique autour du projet de construction d'un tronçon d'autoroute entre Fontenay-le-Comte et Rochefort, sur lequel elle a tenté d'opposer son veto, l'a grandement isolée. "Elle a mis tout le conseil général en porte à faux", souligne Jean-François Fountaine. "Tous lui en veulent terriblement", ajoute un élu UMP du Conseil général de la Charente-Maritime. Et ils n'ont pas manqué de le lui faire savoir. Des personnalités locales, dont de nombreux socialistes, ont demandé à Manuel Valls de trancher, requête à laquelle le Premier ministre a répondu... à la défaveur de Ségolène Royal.

Dans les Deux-Sèvres aussi, le terrain est miné pour la ministre. Dans la circonscription de son ancienne protégée Delphine Batho, devenue sa rivale, elle s'est trouvé une nouvelle ennemie : la socialiste Geneviève Gaillard, députée et ex-maire de Niort, dont la défaite aux municipales face à un candidat centriste - soutenu par l'UMP - n'a pas spécialement ému Ségolène Royal, qui a salué le soir même "la victoire d'une liste de large rassemblement sur une liste de divisions et de cumul des mandats". Une pique adressée directement à Geneviève Gaillard, qui crie, en retour, à une cabale. 
D'importantes villes de gauche ont basculé aux dernières municipales et la déclaration de l'ex-présidente de Poitou-Charentes a de quoi étonner, elle qui a pourtant besoin de s'attirer des soutiens. Angoulême a été remportée par la droite, alors qu'elle avait été raflée en 2008 par Philippe Lavaud, proche de Royal. Unique petite consolation, le nouveau président du Grand Angoulême, le socialiste Jean-François Dauré - qui a succédé à Philippe Lavaud -, a confié son cabinet à un ancien chargé de mission de Royal, Aurélien Tricot.

Avis de gros temps 

Angoulême : près de 600 personnes ont manifesté
pour le rattachement des Charentes à l'Aquitaine
La ministre de l'Écologie tente de conserver son leadership en Poitou-Charentes. Ainsi, pendant le feuilleton de la réforme territoriale elle a suggéré un rapprochement avec les Pays de la Loire plutôt qu'avec l'Aquitaine, provoquant la colère d'élus locaux, droite et gauche confondues en juin dernier. Peut-être, avec une telle proposition, entend-elle éviter une rivalité avec le président de la région Aquitaine, Alain Rousset, un socialiste localement influent, qui risquerait de lui asséner le coup de grâce en région.  "Rousset pèse lourd au niveau des fédérations", estime Olivier Falorni. 
Jean-François Macaire, successeur de Royal à la tête de la région Poitou-Charentes, prétend en revanche que proposer de se rapprocher des Pays de la Loire est, au contraire, une "prise de risque électorale" pour Royal, un rapprochement avec l'Aquitaine lui paraissant beaucoup plus bénéfique électoralement : "Lorsqu'il a plutôt été question de se rapprocher de l'Aquitaine, on nous a même accusés de faire des arrangements électoraux pour établir une région forteresse pour la gauche !" raconte-t-il à qui veut l'entendre. 

Malgré tout, à l'approche des sénatoriales, les derniers royalistes affichent de la confiance. Ils sont convaincus que la tête de liste en Charente-Maritime Bernard Lalande, étiqueté "ségoléniste", va rafler son siège à la droite sortante. Pour cela, ils comptent beaucoup sur le vote des élus ruraux, qui apprécieraient particulièrement la ministre, surtout quand ils appartiennent à la Confédération paysanne qu'elle a favorisé au détriment de la FNSEA. Bernard Lalande, décrit par un de ses soutiens comme un "ultra-ultra-rural", pense que le label "Royal" est un réel avantage. "Elle respecte les ruraux, lorsqu'elle vient dans les petites communes, il y a toujours beaucoup de monde pour l'accueillir," affirme-t-il.
Pour le maire de La Rochelle, Jean-François Fountaine, à l'inverse, si Lalande espère remporter les sénatoriales, le candidat socialiste devra "ratisser large": "Il faudra qu'il prenne des distances avec son image ségoléniste." 
On l'a compris, tout se jouera autour du rejet -ou non- de Ségolène Royal. Et le malaise est cette fois plus profond que les décolletés que la ministre de l'Écologie a tenté d'imposer en avril dernier par le biais d'un code vestimentaire.

vendredi 1 août 2014

Autoroute de l'Ouest : non, non, Valls n'a pas désavoué Royal !

A la différence de S. Royal, le Premier ministre n'a pas "d'objection" 

Valls est favorable au lancement de la procédure de consultation que sa ministre veut bloquer 


Blocage: bras croisés
sur la réalisation de l'autoroute A831.

"Pas d'objection": Manuel Valls n'est pas à une contre-vérité près...
Le Premier ministre a autorisé jeudi le lancement de la procédure de consultation sur la réalisation de l'autoroute A831, à laquelle s'oppose Ségolène Royal. Sous certaines "réserves" qu'il énumère, Manuel Valls déclare que "le gouvernement n'a pas d'objection à ce que la procédure de consultation soit lancée afin de connaître le coût de cet ouvrage"Le premier ministre aura le dernier mot et le fait savoir.

Pas de désaveu non plus, assure aussi Valls  

Manuel Valls estime qu'il n'a nullement désavoué Ségolène Royal. 
"Pas le moins du monde", a répondu le Premier ministre. "Pour prendre une décision, il faut avoir tous les éléments" de l'accord, comme de l'interdiction: l'amère Royal appréciera (...) "Je suis comme la ministre, à l'écoute des élus de cette région. Il y a un projet qui pose beaucoup de problème en termes d'intégration environnementale, mais pour faire le bon choix, étudier les choix alternatifs et de contournement, il faut avoir tous les éléments en main", a insisté Manuel Valls.
Tous, sans elle:
Bruno Retailleau (UMP, au micro) et Olivier Falorni (PS, derrière) dénoncent "le fait de la princesse". Les élus ont manifesté pour l’A 831
Invité d’Europe 1 Soir vendredi, Ségolène Royal a cherché à gommer toute marque de discordance, précisant avoir été associée à l'écriture de cette lettre. "Il était aberrant de se lancer dans un projet comme celui-là sans étudier de piste alternative", a toutefois fait valoir la ministre de l’Ecologie pour sa défense. "Et dans le courrier qu'il [Manuel Valls] a adressé aux élus, il a déclaré qu'il fallait également étudier la piste alternative, ce que les élus de Vendée refusaient de faire", a-t-elle accusé.

Le contenu de la lettre

Tracé de l'autoroute de la discorde 
La position de Valls fait l'objet d'une lettre rendue publique par des élus qui l'avaient saisi après que la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, a exprimé son hostilité au projet. Le Premier ministre souligne que, en raison de "l'insertion environnementale délicate" du projet, "des modifications substantielles" au projet initial ont déjà été apportées et il demande qu'elles soient "portées à la connaissance du public". 
Il demande aussi d'"inscrire encore davantage le projet dans une démarche de développement durable". 
Enfin, "il conviendra de chiffrer parallèlement la solution alternative" de contournement de la zone écologiquement la plus sensible (le Marais poitevin) évoquée par Ségolène Royal. "C'est en conclusion de ce processus que sera prise la décision de réaliser ou non l'A831", destiné à relier Fontenay-le-Comte, en Vendée, à Rochefort, en Charente-Maritime, conclut Manuel Valls.

Bras de fer  

Plusieurs grands élus de l'Ouest de la France, issus des rangs de la droite et de la gauche, avaient écrit à Manuel Valls le 28 juillet pour réclamer que l'Etat autorise les élus locaux promoteurs du projet à "aller jusqu'au bout de la procédure de consultation". La coquecigrue du Marais - oiseau mythique né du croisement d’un coq, d’une grue et de la ciguë - avait défendu mardi sa décision de saborder ce projet d'autoroute entre Rochefort, en Vendée, et Fontenay-le-Comte, en Charente-Maritime, pour protéger le Marais poitevin, un parc naturel qui se situe sur son fief électoral. "On ne va pas refaire Notre-Dame-des-Landes dans le Marais poitevin !", s'était-elle écriée, courroucée, au micro d'Europe1, faisant référence au conflit entourant le projet de construction de ce nouvel aéroport en Loire-Atlantique.

Valls donne satisfaction aux élus 
La décision de Manuel Valls est "une excellente nouvelle dont nous nous réjouissons", soulignent dans un communiqué commun le député PS Hugues Fourage avec le député UMP et président du conseil général de la Charente-Maritime, Dominique Bussereau, le président PS de la région Pays-de-la-Loire, Jacques Auxiette, et celui du Conseil général de la Vendée, le sénateur UMP Bruno Retailleau.


samedi 26 juillet 2014

Ségolène Royal crée un bouchon sur l'autoroute de l'Ouest

La ministre de l'Ecologie met son veto au projet d'autoroute dans l'Ouest 
La ministre de l'Ecologie Ségolène Royal s'oppose au projet d'autoroute 
d'une soixantaine de kilomètres reliant Fontenay-le-Comte en Vendée à Rochefort, en Charente-Maritime, a-t-elle indiqué, en précisant qu'elle ne lancera pas la procédure d'appel d'offres.
"Je ne transmettrai pas le dossier de consultation technique aux entreprises", en vue d'un appel d'offres, a-t-elle déclaré en confirmant des propos tenus au quotidien Sud Ouest, et en rappelant que pour que ce projet soit mené à bien le feu vert de son ministère est nécessaire. 

Le projet avait reçu en 2011 le feu vert de l'ancien Premier ministre François Fillon.
Ce veto est lié, selon elle, à la fois à la protection de l'environnement et aux difficultés de financement de l'autoroute, au coût estimé à 900 millions d'euros, dont initialement l'Etat devait prendre en charge 137,5 millions d'euros.
L'autoroute A831, a-t-elle rappelé, doit traverser le Marais poitevin, qui a retrouvé en 2014 le label de Parc naturel régional, perdu en 1996.

"L'enquête d'utilité publique date de dix ans. Il faudrait refaire l'ensemble des études", a-t-elle déclaré. "Par ailleurs, elle a été classée dans les équipements non prioritaires. L'Etat ne cofinancera pas ces infrastructures".

"J'appelle au sens des responsabilités", a-t-elle lancé visant les élus locaux progressistes et favorables au projet et pas seulement Dominique Bussereau, président UMP du Conseil général de Charente-Maritime, en évoquant l'impact d'un tel projet sur les finances locales. 

Le département a d'abord besoin d'électrifier deux voies de train, selon la ministre PS.

Ses arbitrages sont en corrélation directe avec sa lutte de pouvoir, d'un côté contre Bussereau et de l'autre contre Fountaine. Dans la hiérarchie des projets, elle veut donc améliorer la desserte du port de la Rochelle, une préférence motivée par son désir de reprendre la ville à son rival, Jean François Fountaine, nouveau capitaine PS de La Rochelle...
Une solution est en outre possible en améliorant la route nationale qui passe par Marans, au nord du département.

Jacques Auxiette, président PS de la Région des Pays-de-la-Loire, s'est d'ailleurs étonné de cette décision.
"La déclaration de Madame Royal intervient de façon totalement improvisée tandis que les services de l'Etat, mais aussi ceux des collectivités locales, travaillent en étroite collaboration depuis des semaines à la finalisation du projet", a-t-il déploré.
"J'ai rencontré Michel Sapin pour examiner les conditions de financement des travaux de l'autoroute dont la construction créera de l'emploi, et dont la mise en service apportera de l'activité dans le Sud de la Vendée", insiste-t-il.

le coût réel du projet reste à évaluer et le contournement du Marais poitevin était déjà pris en compte, objecte-t-il comme D. Bussereau, qui s'est exprimé dans Sud Ouest.

De son côté, le sénateur (UMP) et président du Conseil général de Vendée, a accusé "Ségolène Royal de mentir et de mépriser le peuple dont elle tire pourtant, en tant qu'élue, sa seule légitimité". 

Dénonçant en la ministre de l'Ecologie, "l'archétype d'une caste politicienne (...) que les Français rejettent", B. Retailleau (ci-contre) en appelle à Manuel Valls qui "ne peut pas tolérer de voir son autorité ainsi bafouée". Le président du Conseil général de Vendée considère que "cette affaire est un couac de plus pour le gouvernement, mais surtout un véritable boulet qu'il va traîner pendant des mois".

"Ce qui est en jeu, c'est l'intérêt général", assure l'élu qui promet: "si le gouvernement ne lance pas avant la rentrée l'appel d'offres (pour cet autoroute), il peut s'attendre à une véritable guerre de tranchées".

samedi 24 août 2013

Démocratie: le PS exclut le député Falorni préféré par le peuple au profit de la battue Royal

Falorni, le député PS banni de l'Université d'été socialiste

La presse française n'a pas appris la démocratie


Le prestigieux entourage... 
Tout pour l'amère Royal


Beaucoup de bruit pour pas grand chose:
la photo ne montre pas la "foule" assemblée !

20 Minutes titre "
Flinguée par Olivier Falorni, Ségolène Royal a fait son retour à l’université d’été du PS" après avoir séché le rassemblement précédent, meurtrie par sa défaite à la législative 2012. 

La parachutée de La Rochelle accapare la presse présidentielle. 
Le  peuple souverain a choisi le "flingueur", mais la presse lui reproche son rejet de la coquecigrue du marais poitevin.
Les media ont besoin de "bons clients" et les crevures ostracisent le député titulaire de Charente-Maritime banni par l'appareil socialiste mené par un premier secrétaire, non pas élu, mais désigné par l'ex-concubin arrivé par défaut à l'Elysée.
Le journal a trouvé le moyen d'écrire que "Royal est comme à la maison à la Rochelle" !
VOIR et ENTENDRE l'élu du peuple de Charente-Maritime:

Plus indulgente envers l’exécutif qu’au Congrès de Toulouse et cantonnée en région où elle sera à nouveau candidate en 2015, l'aigrie y est néanmoins allée de ses remontrances insidieuses.

20 Minutes a évidemment entendu des militants acclamer la battue
de la présidentielle qui vendait son cher Poitou-Charentes où Sa Cynique Majesté Royal est assignée à résidence par les électeurs. 

L
'ex-"tête de gondole" du PS (lien) a polémiqué en mode binaire sur son camp "élu pour mettre fin aux scandales financiers" et la droite qui "baisse le rideau pour cause d’inventaire".

Soubresaut pathétique d'une marginale
Au rencart à la BPI, la sexagénaire a de moins en moins de poids au PS. Son courant s’est dissous. Ses anciens protégés (Najat Vallaud-Belkacem, Dominique Bertinotti ou Guillaume Garot) ont tracé leur route, alors qu'elle est restée sur le bas-côté. Delphine Batho a même rompu avec elle et les deux femmes n'échangent plus que des invectives. 
Lien PaSiDupes (février 2009): "Hamon suggère que Royal pourrait adhérer au FN " 

Sa réinjection dans le circuit n'est plus d'actualité par le biais d'un remaniement. "C’est une question qui vous obsède. Elle ne réclame rien, elle n’est pas dans l’obtention de quelque chose", certifie une proche, anonyme.

jeudi 14 juin 2012

Martine Aubry envisage la victoire d'O. Falorni sur S. Royal

Mais la Ch'tite de Lille menace l'élu du "goulag" socialiste
Les méthodes totalitaires de Stalina Aubry

Le premier secrétaire du PS, Martine Aubry, a décidé jeudi qu'Olivier Falorni, le candidat désigné par les militants de Charente-Maritime, mais exclu par la direction parisienne au profit de S. Royal, la protégée de la "nomenklatura" aux législatives à La Rochelle, ne siégera  pas au sein du groupe socialiste à l'Assemblée nationale s'il gagne dimanche.


L'échec de la parachutée, annoncé par les sondages, est acté au PS

"En cas de victoire, il ne sera jamais dans le groupe de gauche à l'Assemblée nationale", a juré l'amère Aubry, lors d'un déplacement à Chartres.
"S'il est élu à La Rochelle dimanche soir, il le sera grâce aux voix de la droite et à celles du Front national", a-t-elle imaginé, méprisant ainsi le vote des électeurs socialistes de la circonscription.

Hargneuse, Martine Aubry a aussi accusé "les candidats soutenus par le Front national de se moquer totalement des électeurs du Front national: ils ne veulent que leurs voix", a-t-elle commenté.

La dirigeante socialiste effectuait une visite de soutien au candidat PS David Lebon, dans un quartier populaire de Chartres.
Dans cette 1ère circonscription d'Eure-et-Loir, le Front national a lancé un message de soutien implicite au député UMP sortant Jean-Pierre Gorges face à David Lebon qualifié de "socialo-communiste".
Dimanche dernier, au premier tour, J.-P. Gorges a obtenu 118 voix de plus que son opposant.